<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>
<channel>
	<title>Badreddine Ben Henda &#8211; Questions et Concepts d’Avenir</title>
	<atom:link href="https://voixdavenir.com/author/badreddine-ben-henda/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://voixdavenir.com</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Wed, 01 Jan 2025 10:27:10 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	
<image>
	<url>https://voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/cropped-voixdavenir-favicon-32x32.png</url>
	<title>Badreddine Ben Henda &#8211; Questions et Concepts d’Avenir</title>
	<link>https://voixdavenir.com</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Jendouba et l’avenir !</title>
		<link>https://voixdavenir.com/jendouba-et-lavenir/</link>
					<comments>https://voixdavenir.com/jendouba-et-lavenir/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Badreddine Ben Henda]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Nov 2020 17:51:30 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.voixdavenir.com/?p=2618</guid>
					<description><![CDATA[Les questions que soulève la présente réflexion se posent allègrement à propos de toutes les villes tunisiennes, en réalité. Mais leur acuité devient double lorsqu’il s’agit de l’arrière pays, de ces zones oubliées et marginalisées de la Tunisie. Dieu sait pourtant combien est belle la région de Jendouba, et combien est beau tout le nord-ouest [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les questions que soulève la présente réflexion se posent allègrement à propos de toutes les villes tunisiennes, en réalité. Mais leur acuité devient double lorsqu’il s’agit de l’arrière pays, de ces zones oubliées et marginalisées de la Tunisie. Dieu sait pourtant combien est belle la région de Jendouba, et combien est beau tout le nord-ouest tunisien !</p>
<p>Aujourd’hui, la ville de Jendouba ressemble à tout sauf à une cité moderne de l’an 2000. Cela fait trois ans que le centre-ville est mis sens dessus dessous. On raconte que cela s’inscrit dans un projet colossal de remise à neuf ! Soit ! Nous voulons bien le croire. Il n’en reste pas moins que l’actuel et unique paysage que Jendouba offre à ses visiteurs, désole, chagrine, désespère !</p>
<p>Presque toutes ses rues et avenues sont éventrées ; aucune chaussée ni aucun trottoir ne sont dignes de ce chef-lieu qui n’en a que rarement l’apparence. De la boue partout ; de la poussière partout ; des crevasses partout ; des chantiers ouverts et jamais achevés partout. A Jendouba, piétons et automobilistes ne reconnaissent plus leur chemin au milieu de ces nombreux et interminables « travaux publics » qui défigurent jusqu’aux sites les plus attrayants de la ville et de ses environs.</p>
<p>L’été 2020 commence et n’annonce presque pas de nouveauté pour la ville, à part les nouvelles promesses de destruction et d’enlaidissement urbains. Quel dommage ! Quelle détresse ! On en arrive à désespérer de voir un jour Jendouba faire réellement peau neuve. Pendant ce temps, les Jendoubiens vaquent péniblement à leurs activités journalières au milieu d’un épais brouillard d’incertitudes et d’inquiétudes.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://voixdavenir.com/jendouba-et-lavenir/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Chronique : justice « indépendante » et saut en lenteur</title>
		<link>https://voixdavenir.com/chronique-justice-independante-et-saut-en-lenteur/</link>
					<comments>https://voixdavenir.com/chronique-justice-independante-et-saut-en-lenteur/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Badreddine Ben Henda]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 Jul 2020 16:06:07 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.voixdavenir.com/?p=2620</guid>
					<description><![CDATA[Encore  un report dans l’affaire de Chokri Belaïd. Cette fois, notre justice « indépendante » a effectué un saut semestriel puisque le procès est renvoyé à la fin novembre 2020. Un tel saut en lenteur entame sans doute une série de records dans la marche de notre justice « indépendante ». Celle-ci semble, à propos de certaines affaires délicates comme [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Encore  un report dans l’affaire de Chokri Belaïd. Cette fois, notre justice « indépendante » a effectué un saut semestriel puisque le procès est renvoyé à la fin novembre 2020. Un tel saut en lenteur entame sans doute une série de records dans la marche de notre justice « indépendante ». Celle-ci semble, à propos de certaines affaires délicates comme les assassinats politiques de Belaïd et Brahmi, choisir l’option « futuriste ». Cela fait sept ans que les reports se succèdent dans ces procès. Et le renvoi est justifié à chaque fois différemment.</p>
<p>Notre justice « indépendante » est de ce point de vue une justice d’avenir : elle conjugue au futur dès qu’il s’agit d’un passé pour le moins troublant. C’est que des procès comme ceux de Belaïd, Brahmi ou Nagdh engagent l’avenir de cette justice « indépendante » et conséquemment celui des droits de l’homme en Tunisie. N’ayons pas peur des mots et disons que l’avenir de la Tunisie « révolutionnaire » est lui aussi en jeu.</p>
<p>On ne peut pas prétendre être « révolutionnaire » et laisser traîner presque délibérément des dossiers d’une telle gravité. Mais à dire la vérité, dans ces affaires, les renvois à répétition valent finalement mieux que des verdicts iniques et définitifs. Le « futurisme » de notre justice « indépendante » laisse ouvertes quelques portes par lesquelles une lueur de « justice juste » pourrait entrer dans nos « Palais » de justice.</p>
<p>On dirait, en essayant de comprendre les atermoiements de nos tribunaux dans ce genre d’affaires, que les juges obstinément « reporteurs » se déclarent provisoirement incompétents pour prononcer leurs jugements dans des délais raisonnables, mais savent que dans d’autres contextes, c’est-à-dire si les rapports de force actuels changeaient en faveur d’une réelle indépendance de la justice, ils cesseraient leur manie procrastinatrice et, la conscience tranquille et dégagée de toute pression politique, prononceraient le verdict final et équitable.</p>
<p>Il y a seulement quelques heures, Anas el Hammadi, Président de l’Association des Magistrats Tunisiens, laissait entendre dans sa déclaration à une radio tunisienne que sous nos cieux la justice subit des pressions politiques. Il a également parlé des meilleures conditions pour réussir la réforme du système judiciaire en Tunisie. Sans dire ouvertement que notre justice n’est pas indépendante, Anas el Hammadi l’a en quelque sorte insinué.</p>
<p>Mais alors, quel avenir envisager dans un pays où la justice est dépendante du bon vouloir, des humeurs, des caprices de tel ou tel dirigeant ou de telle ou telle personnalité influente ? Depuis longtemps, les hommes politiques ont compris que mettre la main sur le pouvoir judiciaire c’est détenir une bonne moitié (sinon plus) des rênes de l’Etat. En ce moment, ces rênes sont entre les mains de ceux qui n’ont pas intérêt à mettre au clair une fois pour toutes les affaires des assassinats politiques.</p>
<p>En ce moment ! Pour le moment seulement ! Quant à l’avenir, il peut réserver de bonnes nouvelles et de bonnes surprises dans ces affaires, comme il peut, hélas, les condamner aux atermoiements à perpétuité, et condamner avec elles la justice tunisienne à la dépendance à perpétuité. Aux Tunisiens de bonne volonté de choisir !</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://voixdavenir.com/chronique-justice-independante-et-saut-en-lenteur/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Trou-blanc : les miserables, de victor ego</title>
		<link>https://voixdavenir.com/trou-blanc-les-miserables-de-victor-ego/</link>
					<comments>https://voixdavenir.com/trou-blanc-les-miserables-de-victor-ego/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Badreddine Ben Henda]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Jun 2020 16:12:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Pensées]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.voixdavenir.com/?p=2630</guid>
					<description><![CDATA[Ces derniers jours, et en vous promenant dans les rues du centre de Tunis, vous pouvez lire sur les murs une affichette pour le recrutement, à Siliana, d’ouvrières agricoles. On propose aux candidates un salaire mensuel de 700 dinars et le logement gratuit, sans aucune autre précision ni sur le lieu exact ni sur les [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Ces derniers jours, et en vous promenant dans les rues du centre de Tunis, vous pouvez lire sur les murs une affichette pour le recrutement, à Siliana, d’ouvrières agricoles. On propose aux candidates un salaire mensuel de 700 dinars et le logement gratuit, sans aucune autre précision ni sur le lieu exact ni sur les conditions de travail et de couverture sociale. Or, tout le monde sait que ce n’est pas à Siliana ville que les recrutées iront travailler mais dans les champs environnants, à plusieurs kilomètres de leur lieu d’habitation. Tout le monde peut par ailleurs imaginer par quel moyen de transport ces ouvrières rejoindront les champs et en reviendront : ce sera bien évidemment debout et collant les unes aux autres à l’arrière d’une camionnette peu fiable et guère protégée contre le  froid, la chaleur et les accidents.</p>
<p>Quant au travail sur le champ, les ouvrières savent toutes ou presque en quoi il consistera : pendant plusieurs heures sous une pluie battante ou un soleil brûlant, elles passeront plusieurs heures debout, courbées ou inconfortablement accroupies, à récolter, à cueillir, à couper, à nettoyer, à trier, et même à transporter dans les sacs ou les cageots une importante production agricole saisonnière. Elles savent qu’on leur accorde des moments de repos pour reprendre haleine et se sustenter ; mais que mangeront-elles pendant les pauses : à coup sûr, pas des rougets de roche, pas des brochettes d’agneau, pas des rôtis de bœuf, pas du poulet de ferme au four ! A peine un maigre sandwich rapporté du « logement gratuit » offert par l’employeur.</p>
<p>Parlons-en, de ce logement : elles y  seront  à plusieurs et y dormiront dans des lits de fortune sous des toits très souvent humides et au milieu de tous les courants d’air imaginables. Dans l’annonce affichée sur les murs de Tunis, il n’est dit aucun mot du « confort »  dans ce « logement gratuit » : sanitaires, douche, eau potable, lumière, télévision, cuisinière, tables, chaises, couvertures, pharmacie domestique élémentaire, ustensiles divers, etc. Manifestement, l’expression « avec logement » ajoutée sur l’affichette, désigne un endroit entouré de quatre murs (de trois seulement, parfois). Il ressemblerait à un enclos, à une étable, à une porcherie, à n’importe quel autre espace insalubre, mais c’est quand même un « toit », un logement, un habitat, qui plus est gratuit  – le grand luxe, quoi !</p>
<p>Dans ce genre d’emploi, vous ne garantissez donc que ça, le logement et les 700 dinars de la fin du mois. Et encore ! Parce que nul ne sait à quelle volte-face les humeurs du matin, de midi ou du soir peuvent exposer le maître employeur ou les petits chefs qui le remplacent sur le champ et aussi hors champ. Les ouvrières ne garantissent finalement rien : ni l’argent, ni la santé, ni la vie, ni la dignité, ni l’honneur ! S’il en meurt quelques unes dans un accident, on en parlera un jour ou deux dans les médias et sur face book ! Puis, ce sera comme avant l’accident. On ne pensera plus à elles ; on ne se demandera pas de quoi vivent ou survivent leurs enfants et les familles à leur  charge ; on ne dira rien sur les risques permanents qui les guettent au travail et à l’intérieur du « logement gratuit ». On ne s’interrogera pas sur ce que valent 700 dinars en vies et en dignités bafouées ! On lira seulement l’affichette et l’on fermera les yeux et la bouche, par la suite, sur ce que l’auteur de l’affichette cache comme malheurs et comme misères entre ses lignes !</p>
<p>BADREDDINE BEN HENDA</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://voixdavenir.com/trou-blanc-les-miserables-de-victor-ego/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Trou-blanc : ces « leaders » de misère et ces misères de « leaders »</title>
		<link>https://voixdavenir.com/trou-blanc-ces-leaders-de-misere-et-ces-miseres-de-leaders/</link>
					<comments>https://voixdavenir.com/trou-blanc-ces-leaders-de-misere-et-ces-miseres-de-leaders/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Badreddine Ben Henda]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Jun 2020 15:43:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Pensées]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.voixdavenir.com/?p=2598</guid>
					<description><![CDATA[Devant la grande gare ferroviaire de Tunis, on peut lire le slogan suivant à l’entrée d’une tente dressée par un marchand de livres forain : « Le lecteur d’aujourd’hui est le dirigeant de demain » ! C’est bien beau ! Mais dans certains pays comme le nôtre actuellement, les dirigeants sont parfois issus de la masse inculte qui n’a presque rien [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Devant la grande gare ferroviaire de Tunis, on peut lire le slogan suivant à l’entrée d’une tente dressée par un marchand de livres forain : « Le lecteur d’aujourd’hui est le dirigeant de demain » ! C’est bien beau ! Mais dans certains pays comme le nôtre actuellement, les dirigeants sont parfois issus de la masse inculte qui n’a presque rien lu et qui ne lit toujours presque rien.</p>
<p>Depuis quelques années déjà, en Tunisie, le substantif anglais « leader » est allègrement galvaudé et collé aux noms des premiers venus parmi les membres de nos trop nombreux partis et mouvements politiques. Les médias, et à leur tête la télévision, qualifient n’importe qui de  « leader » dès qu’il se réclame de telle ou telle formation. Parmi ces « leaders » intronisés  par les journaleux et les prétendus chroniqueurs des soi-disant plateaux télévisés, on compte bon nombre d’esprits imperméables à la lecture et à la réflexion. Les « leaders » qu’on nous impose comme tels ressassent les clichés, les lieux communs, les lapalissades et les bêtises qu’ils ont appris de leurs maîtres gourous plus « leaders » qu’eux.</p>
<p>Demandez à n’importe lequel d’entre ces baudruches quel dernier livre il a lu, s’il lit déjà des livres, s’il achète et lit les revues et les magazines sérieux, s’il a une vraie bibliothèque chez lui, s’il connaît les œuvres des grands classiques, ou celles des penseurs immortels qui ont étudié la chose publique, l’histoire des souverains, des Etats et des peuples, s’ils peuvent citer correctement et pertinemment Platon, Socrate, Aristote, Avicenne, Averroès, Marx, Lénine, Gramsci, Machiavel, Gandhi, Churchill, De Gaulle, Tito ou n’importe quelle autre vraie célébrité universelle.</p>
<p>Nos « leaders » citent à peine quelques versets du Coran (les mêmes), quelques vers d’Abulqaçem Chebbi (les mêmes), quelques adages et proverbes populaires (les mêmes) quand ils ne régurgitent pas (en grande quantité et en les diversifiant, cette fois) les expressions et les propos les plus bas de gamme. C’est que nos « leaders » eux-mêmes sont bas de gamme, très bas de gamme. Que peut-on retenir de leurs discours, de leurs déclarations, de leurs interventions radiophoniques ou télévisées, de leurs publications : pas le moindre mot d’esprit fin et élégamment formulé, pas la moindre vérité profonde et originale, pas la moindre phrase « historique ».</p>
<p>Leaders des temps de misère, leaders aussi décadents que les temps et les sociétés qui les ont propulsés sur le devant de la scène, leaders de pacotille qu’on n’oserait même pas placer dans la liste des personnages « catastrophiques » de l’Histoire. Ce sont pourtant ces pantins qu’on honore, qu’on adule, et à qui sont livrées les rênes de leurs pauvres pays respectifs ! Après cela, si vous y tenez, continuez à croire et à faire croire, comme notre marchand de livres forain (qui ne propose en fait que des titres forains), que « le lecteur d’aujourd’hui est le leader de demain » !</p>
<p>BADREDDINE BEN HENDA</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://voixdavenir.com/trou-blanc-ces-leaders-de-misere-et-ces-miseres-de-leaders/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Trou-blanc : le sourire jaune de l’avenir arabe</title>
		<link>https://voixdavenir.com/trou-blanc-le-sourire-jaune-de-lavenir-arabe/</link>
					<comments>https://voixdavenir.com/trou-blanc-le-sourire-jaune-de-lavenir-arabe/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Badreddine Ben Henda]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Jun 2020 16:08:35 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.voixdavenir.com/?p=2624</guid>
					<description><![CDATA[En 2011, le « Printemps arabe » valait Révolutions prometteuses et avenir meilleur dans les pays où il s’était déclenché. Aujourd’hui, une décennie plus tard et à peu de nuances près, les populations qui ont tant espéré de ce renouveau déchantent amèrement. En tout cas, la carte du monde arabe affiche, par rapport à celle de la planète [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>En 2011, le « Printemps arabe » valait Révolutions prometteuses et avenir meilleur dans les pays où il s’était déclenché. Aujourd’hui, une décennie plus tard et à peu de nuances près, les populations qui ont tant espéré de ce renouveau déchantent amèrement. En tout cas, la carte du monde arabe affiche, par rapport à celle de la planète entière, le plus grand nombre de foyers de guerre et de brasiers interminables.</p>
<p>En Irak, en Syrie, au Yémen, en Palestine, en Libye, les conflits se multiplient et prennent à chaque fois une couleur et une tournure différentes. La paix, la stabilité, l’essor économique, paraissent maintenant aussi éloignés de ces pays que la planète ‘’Farout’’ du Soleil. Quant aux autres pays où la guerre ne sévit pas encore, ils ne renvoient que des signes inquiétants quant à leur proche ou lointain avenir. Ainsi en est-il de notre Tunisie, du Liban, de l’Egypte, de l’Algérie et à un degré moindre de la Jordanie et du Maroc.</p>
<p>De quel avenir parler dans tous ces pays, alors qu’ils n’ont pas leur destin en main, et que, désormais, les puissances classiques comme les puissances émergentes décident à leur place de ce sort. En fait, et depuis la décolonisation commencée au milieu du siècle dernier, rares sont les pays arabes et musulmans qui ont véritablement et totalement pris en main leurs destinées. Les quelques velléités d’autonomie manifestées par certains gouvernements ont été très vite et diversement matées. Il fallait, dans ces temps-là, se résigner à choisir son bord entre l’un des deux blocs dominants à l’Est ou à l’Ouest.</p>
<p>Aujourd’hui, la situation n’a guère changé en profondeur. Certes, les superpuissances ne sont plus tout à fait les mêmes ; mais les Arabes n’ont toujours pas leur destin en main. Et l’on voit mal comment, dans dix, vingt, trente ou cinquante ans, il pourrait en être autrement. C’est décourageant, tout cela. En effet. Mais c’est hélas la vérité. Pire encore, le spectre est là d’un retour imminent à la situation d’avant la colonisation. Dans la région, les multiples conflits d’intérêts menacent actuellement d’installer sur place les anciens-nouveaux colons : en plus de la Russie et des U.S.A. qui ont déjà fait leur nid notamment au Moyen-Orient, en plus de la France qui tente de sauvegarder une mince partie de son ancien et vaste empire colonial, voici la Turquie qui met son pied et un peu plus que son pied en Syrie, en Libye et plus insidieusement en Tunisie. Israël n’est bien évidemment pas en reste. L’Etat sioniste n’a d’ailleurs jamais cessé d’implanter ses colonies en Palestine, ni de s’infiltrer partout et de toutes les manières possibles (permises ou pas) en terre arabe et musulmane.</p>
<p>De quel avenir parler dans les pays du Printemps arabe mensonger, illusoire, miné ? Les crises se suivent et se ressemblent ; les trésoreries se vident ; les richesses naturelles s’épuisent inexorablement parfois ; les dettes  s’accumulent, s’accumulent, s’accumulent, sans garantie de pouvoir s’en acquitter à court, à moyen ou à long termes ; les populations n’ont plus que le temps de courir après leur survie ; tandis que, contre d’humiliantes bagatelles, leurs dirigeants courent au service des maîtres américains, soviétiques, français, britanniques, turcs, israéliens, allemands ou italiens.</p>
<p>Avenir ! Avenir ! Avenir ! C’est aussi agréable à l’oreille que Printemps ! Printemps ! Printemps ! Mais ce qui se profile sous nos yeux, ce que nous vivons au jour le jour en terre arabe, n’a rien d’agréable, ni de prometteur, ni de rassurant. Tous les indices sont au « noir foncé », quand ils ne virent pas au « rouge sang » ! Comment éviter cet « avenir » terrifiant ? Comment modifier la couleur de nos voyants divers ? Comment faire pour que l’avenir nous sourie rose? Car, depuis longtemps maintenant, il ne fait que nous « sourire jaune » !</p>
<p><strong>BADREDDINE BEN HENDA    </strong></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://voixdavenir.com/trou-blanc-le-sourire-jaune-de-lavenir-arabe/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Indignons-nous, mais…</title>
		<link>https://voixdavenir.com/indignons-nous-mais/</link>
					<comments>https://voixdavenir.com/indignons-nous-mais/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Badreddine Ben Henda]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Jun 2020 16:01:59 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.voixdavenir.com/?p=2615</guid>
					<description><![CDATA[S’indigner, c’est le propre de l’homme ! C’est le propre de l’homme qui ne se laisse pas aseptiser, qui ne s’habitue pas au silence de l’indifférence, ni à celui de la peur ou de l’impuissance et de la lâcheté. L’indigné refuse de « fermer les yeux et les oreilles », il réagit au quart de tour dès que [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>S’indigner, c’est le propre de l’homme ! C’est le propre de l’homme qui ne se laisse pas aseptiser, qui ne s’habitue pas au silence de l’indifférence, ni à celui de la peur ou de l’impuissance et de la lâcheté. L’indigné refuse de « fermer les yeux et les oreilles », il réagit au quart de tour dès que la dignité humaine est bafouée, dès qu’une force, quelle qu’elle soit, et sous quelque prétexte que ce soit, piétine une vertu parmi celles qui font notre humanité et donnent un sens à notre existence sur terre.</p>
<p>Les récents soulèvements antiracistes aux Etats unis et en France devraient raviver l’instinct d’indignation un peu partout dans le monde. Les criminels racistes et leurs influents protecteurs doivent se sentir sérieusement menacés. Il faut mettre fin à l’impunité des individus, des collectivités, des institutions, des Etats qui s’autorisent au nom de préjugés indéfendables et en s’appuyant sur l’argument de la puissance physique, politique, financière, militaire ou autre, toutes sortes de sévices et d’humiliations sur des êtres humains dont l’unique « erreur » est leur différence de couleur, de sexe, de région, d’opinion, de choix de vie, ou de façon d’être à soi et au monde.</p>
<p>Tout cela est beau comme discours et comme leçons, me dirait-on ! Je répondrais que c’est toujours mieux que des propos haineux, que c’est toujours mieux que de rester sans voix, sans réaction, sans réflexe rebelle. Je répondrais aussi, hélas, que s’il existe des commerçants du racisme dans le monde, il existe également des commerçants de l’antiracisme. Je veux dire que certains « militants » antiracistes ne sont pas aussi sincères qu’ils veulent le faire croire. Au milieu de la foule protestataire, on rencontre souvent des « calculateurs » qui sautent sur toutes les occasions susceptibles de les propulser d’une quelconque manière. On croise en fait des profiteurs en tous genres, ceux des partis politiques comme ceux de la (désormais) sacro-sainte société civile.</p>
<p>Je ne peux plus croire, je n’ose plus croire au bénévolat des organisations de cette société civile, auxquelles il faut demander (bien) des comptes sur les véritables intentions qu’elles cachent sous les slogans les plus désintéressés. Je ne crois plus à la bonne foi des « journalistes d’investigation », ni à celle des « chroniqueurs » et « chroniqueuses » si nombreux sur les plateaux de nos radios et de nos télévisions,  encore moins à la loyauté des « reporters sans frontières » ! Tout ce beau monde a enfin compris que le commerce des bonnes causes est tout aussi juteux que celui des mauvaises causes.</p>
<p>Que faire alors ? Il ne faut tout de même pas trouver dans ces tristes constats une raison pour baisser pavillon et abandonner le combat. Non ! Il faut au contraire savoir être soi-même profiteur, disons plutôt, opportuniste. En d’autres termes, il faut faire fructifier à son avantage l’action des militants sincères et celles des frimeurs et des calculateurs en même temps. Le but étant de faire réussir le mouvement de protestation, il importe donc de tirer profit du nombre des manifestants, de leurs statuts, de leur poids dans la balance politique, sociale, financière, ou autre. Il en est toujours ainsi, presque à propos de tout : chacun tire la couverture à soi, de son bord, de son côté. A la fin, la victoire revient toujours à celui qui tire cette couverture le plus à soi, le plus de son côté, le plus de son bord !</p>
<p><strong>BADREDDINE BEN HENDA  </strong></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://voixdavenir.com/indignons-nous-mais/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>DU NOUVEAU DANS NOS DECHETS QUOTIDIENS !</title>
		<link>https://voixdavenir.com/du-nouveau-dans-nos-dechets-quotidiens/</link>
					<comments>https://voixdavenir.com/du-nouveau-dans-nos-dechets-quotidiens/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Badreddine Ben Henda]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 May 2020 16:01:10 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.voixdavenir.com/?p=2613</guid>
					<description><![CDATA[Outre qu’il constitue lui-même une nouveauté dans le champ épidémiologique, Coronavirus impose de nouveaux réflexes parmi les humains. En effet, partout dans le monde, on revient aux fondamentaux de l’hygiène individuelle et collective. Chez nous, néanmoins, la leçon de propreté ne semble pas avoir été bien apprise. Si, à la faveur de la pandémie, la [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Outre qu’il constitue lui-même une nouveauté dans le champ épidémiologique, Coronavirus impose de nouveaux réflexes parmi les humains. En effet, partout dans le monde, on revient aux fondamentaux de l’hygiène individuelle et collective. Chez nous, néanmoins, la leçon de propreté ne semble pas avoir été bien apprise. Si, à la faveur de la pandémie, la plupart de nos compatriotes ont plus ou moins réappris à se laver les mains, ils n’ont, paraît-il, pas encore assimilé la nécessité de nettoyer également leurs villes, leurs rues, leurs trottoirs, leurs espaces publics d’une manière générale, lesquels hélas renvoient de nous les images les moins valorisantes à cause de la saleté et de l’incurie qui continuent d’y régner. Coronavirus n’a finalement presque rien changé dans les comportements de nombreux Tunisiens chez qui l’incivisme est devenu une seconde nature. Sous nos latitudes, Halima retrouve toujours ses mauvaises habitudes avec la cité, l’environnement et le vivre ensemble !</p>
<p>Nouveauté quand même : après la crise sanitaire liée au Covid 19, quelque chose a changé dans les déchets qui jonchent toutes les artères de nos villes. Désormais, on n’y trouve pas que les ordures habituelles, restes de nourritures, sacs en plastique, prospectus et dépliants, mégots, tickets de bus, de train et de métro, torchons de journaux, déjections humaines de toutes sortes. Non, tout cela est aujourd’hui d’un banal décourageant, désespérant ! Grâce à Corona, ça commence à bouger dans nos immondices ! Notre Poubelle nationale fait peau neuve ! Y figurent maintenant, et en bonne place, les bavettes à usage unique, les gants stériles inutilisables, les couvre-chaussures jetables, les petits bouts de savon, les mouchoirs en papier, les serviettes nettoyantes, les flacons vides de gel hydroalcoolique, les emballages des détergents domestiques. Bref, une nouvelle génération de détritus vient de voir le jour avec l’épidémie du Coronavirus qui, comme on le voit, n’a pas que des inconvénients sur les êtres et les choses. Bienvenue donc au nouveau « rejeton » et meilleurs vœux de santé à tous nos concitoyens !</p>
<p><strong>BADREDDINE BEN HENDA   </strong></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://voixdavenir.com/du-nouveau-dans-nos-dechets-quotidiens/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
