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	<title>Mansour Mhenni &#8211; Questions et Concepts d’Avenir</title>
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	<title>Mansour Mhenni &#8211; Questions et Concepts d’Avenir</title>
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		<title>Avant-propos à la lecture du roman  Guérir d’ici de Marc Gontard : Le bilan d’une vie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Aug 2026 07:47:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[critique]]></category>
		<category><![CDATA[Gontard]]></category>
		<category><![CDATA[mathématique]]></category>
		<category><![CDATA[oeuvre]]></category>
		<category><![CDATA[poétique]]></category>
		<category><![CDATA[roman]]></category>
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					<description><![CDATA[Avant-propos à la lecture du roman Guérir d’ici de Marc Gontard : Le bilan d’une vie   Prof. ém. Mansour MHENNI Université Tunis El Manar (ISSHT) &#8211; Tunisie Chercheur, écrivain, penseur, traducteur et chroniqueur &#160; &#160; Le roman de Marc Gontard, Guérir d’ici[1], commence pour moi à la dédicace qu’il m’y a faite : « Pour Mansour / [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><strong>Avant-propos à la lecture du roman </strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong><em>Guérir d’ici</em></strong><strong> de Marc Gontard :</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Le bilan d’une vie</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: center;">Prof. ém. Mansour MHENNI</p>
<p style="text-align: center;">Université Tunis El Manar (ISSHT) &#8211; Tunisie</p>
<p style="text-align: center;">Chercheur, écrivain, penseur, traducteur et chroniqueur</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le roman de Marc Gontard, <em>Guérir d’ici<a href="#_edn1" name="_ednref1"><strong>[1]</strong></a></em>, commence pour moi à la dédicace qu’il m’y a faite : « Pour Mansour / Un dernier roman (?) / Très amicalement / Marc) ». On l’a sans doute compris : c’est la question sur la nature du livre qui m’arrête, surtout que mon ami sortait alors d’une épreuve sanitaire qui ne lui a pas été de tout repos, même s’il a su s’en accommoder, en bon marin des rudes mers et de leurs amers.</p>
<p>D’emblée, j’ai songé au livre d’un autre ami, aujourd’hui disparu, feu Salah Stétié, <em>Hermès défenestré<a href="#_edn2" name="_ednref2"><strong>[2]</strong></a></em>, qui finit sur un postscriptum donnant le sentiment d’une valeur testamentaire. Ma lecture du roman de M. Gontard m’a confirmé dans ce premier rapprochement semi-intuitif entre le Breton et le Libanais, tous deux se reconnaissant dans leur francophonie. S. Stétié est essayiste et essentiellement poète ; M. Gontard est critique et essayiste, devenu finalement romancier caractérisé ne manquant cependant pas de se faufiler parfois dans le champ de la poésie. Sont-ils différents de par le genre choisi pour la création littéraire, eux qui, tous deux, baignent plus dans l’intelligence de la langue-parole que sur les traits fugaces de ses littéraux ?</p>
<p>Dans son « Post-scriptum » qui finit sur une citation de Joubert, en l’occurrence « La fin de la vie apporte avec elle sa lampe<a href="#_edn3" name="_ednref3">[3]</a> », S. Stétié écrit :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Il s’agit, à travers l’ensemble des offrandes que nous fait la vie, certaines heureuses, d’autres chagrines ou malheureuses, d’aller là où la parole allume une lampe et, autour de cette lampe qui nous retire à la confusion universelle, de voir s’ordonner pour le peu de temps que nous l’habitons la violente chambre cosmique<a href="#_edn4" name="_ednref4">[4]</a>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Voilà bien l’aventure d’une quête, existentielle dirait-on, celle d’une ultime lumière qui, d’une condensation du temps vécu dans un instant ultime, jaillit pour une durée autre, celle de la création littéraire peut-être, comme pour rappeler le célèbre vers de René Char : « L’éclair me dure ». Marc Gontard n’interdit pas au récit cette profondeur de l’interrogation existentielle qui l’inscrit au même registre de la parole que le poème. L’un et l’autre se réclament alors comme un dire-vrai de l’être à l’heure du bilan. Aussi lit-on dans <em>Guérir d’ici</em> :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Tout est fini. Derrière moi le pays où le soleil se couche… L’amour. La mort. J’abaisse ma tablette pour feuilleter à nouveau ce livre dont je n’ai pu me résoudre à me séparer. C’est un roman intitulé <em>De sable et de sang</em>. Tout s’y trouvait déjà. Mais d’une manière si elliptique que le sens s’y abstrait dans un jeu de miroirs. Comme si ce premier livre portait surtout une écriture en devenir… Pourtant la forme en est parfaite. À partir d’un point originel, le récit se déroule en plusieurs spires concentriques. Puis la dynamique ralentit. Cesse. S’inverse. Et le récit s’enroule sur lui-même, symétriquement, jusqu’au point final qui fait face à l’origine<a href="#_edn5" name="_ednref5">[5]</a>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ainsi, <em>Guérir d’ici</em> m’a paru marqué d’un cachet testamentaire confirmé par la dédicace de l’auteur, mais explicitement écrit à l’incipit du roman : « Donc… Le récit commencerait ainsi. Par un mot testamentaire. Sans autre signification que lui-même. Sans une histoire tracée d’avance. Un sillon dans lequel il suffirait de se laisser porter<a href="#_edn6" name="_ednref6">[6]</a>. » Et ce vide originel ou ce néant événementiel fondateur du récit renvoie droit à l’incipit du premier « roman » de l’auteur, un roman ne portant pas cette mention générique sur sa couverture, en l’occurrence <em>De sable et de sang</em> : « Non. Il n’est rien arrivé / Rien ne peut avoir lieu<a href="#_edn7" name="_ednref7">[7]</a> ». Cela n’est évidemment pas gratuit puisque le lien du neuvième roman au premier est ressenti dans des renvois implicites à ce premier roman, jusqu’à la citation ci-dessus où est explicité le lien fondateur entre les deux romans<a href="#_edn8" name="_ednref8">[8]</a>. Si l’on ajoute d’autres points comme la référence à une conversation avec Alain Robbe-Grillet, ainsi que la prédominance de la mer et finalement l’expérience du Maroc, on ne saurait éviter la dimension autobiographique de ce roman en tant que synthèse narrativisée de l’expérience de l’auteur, attribuée à un auteur qui en est le double, sans en porter le nom.</p>
<p>Comment comprendre alors cette insistance sur le rien, le vide, la disparition, le silence, etc. Peut-on rattacher cela au souvenir persistant de la tentation du Nouveau Roman, comme pour contester la conclusion de Robbe-Grillet : « Et puis le Nouveau Roman c’est terminé<a href="#_edn9" name="_ednref9">[9]</a> ! » En effet, l’enquête sur la disparition de Ronan, le protagoniste, dirait-on, à la fin du roman nous renvoie à cette affirmation de Robbe-Grillet au début du livre. Quand l’enquêteur lui demande si son ami Ronan écrivait des romans, il répond :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Un seul. Quand il était plus jeune. Et dont l’échec continuait de le tourmenter… Il avait bien connu Robbe-Grillet. Il disait que l’expérience du Nouveau Roman était incontournable pour tout romancier digne de ce nom, car elle avait mis au jour les conventions de l’art narratif dans leur visée idéologiques. Mais que c’était une expérience limite. Destructrice. Qu’on ne pouvait pas aller plus loin… L’acte de raconter reste l’une des formes essentielles du langage dont on peut transgresser les codes traditionnels sans pour autant compromettre la lisibilité de la fiction. C’était sa conviction<a href="#_edn10" name="_ednref10">[10]</a>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Cette citation est considérée comme une digression par l’enquêteur : « Revenons à notre propos ». Cependant, tel pourrait ne pas être le cas pour le romancier qui ne cesse d’inverser les rôles et de faire de la focalisation un jeu de tours et de détours, une sorte de cache-cache dont l’enjeu est le duel entre l’intérêt de l’auteur et celui du lecteur. Et ce jeu, n’est-il pas la figuration du <em>duellum</em> incontournable dans toute œuvre littéraire, voire dans tout acte langagier ? On comprend alors pourquoi, dans ce roman comme dans son premier, <em>De Sable et de sang</em>, sans doute dans ses autres écrits de créations aussi mais de manière moins soulignée, M. Gontard met en tension les stratégies du Nouveau Roman et celle du récit classique pour obtenir un écrit original, personnel, adapté à la pensée qu’il conduit et aux interrogations qui l’occupent, celles sociolinguistiques de la diversité et de l’altérité, ainsi que celles ontologiques et philosophiques, sur la voie de l’« être ou ne pas être », en passant par « Ouvrir ou ne pas ouvrir<a href="#_edn11" name="_ednref11">[11]</a> ».</p>
<p>Dans <em>Fractales</em>, publié en 2017, le narrateur-auteur avoue :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Autrefois, je n’appréciais vraiment que les écritures d’avant-garde. Robbe-Grillet, Butor, Simon, Sarraute… Aussi, la petite musique de Duras. Maintenant je lis plutôt les « minimalistes » … J’essaie d’éviter ce terme parce qu’il renvoie trop à une forme d’art conceptuel qui implique la modernité avec ses fausses certitudes. Par contre, j’aime leur manière de raconter<a href="#_edn12" name="_ednref12">[12]</a> […].</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ce qu’il importe sûrement d’ajouter, c’est que le titre de ce dernier roman de la série y apparaît dans une question clausulaire d’un paragraphe central du quatrième morceau, intitulé « 4 – Lena dit », dans le septième et dernier chapitre du roman de 2017 : « Y a-t-il un ailleurs pour guérir d’ici<a href="#_edn13" name="_ednref13">[13]</a> ? » Or, nous savons que cet aphorisme est composé de deux vers d’Eugène Guillevic dans <em>Du domaine<a href="#_edn14" name="_ednref14"><strong>[14]</strong></a></em>, mis en exergue au roman <em>Guérir d’ici</em> (p. 7). Sans doute convient-il également de retenir, en tant qu’indicateurs de lecture de toute la série romanesque de M. Gontard, que l’exergue du premier roman de la série est de Chrétien de Troyes<a href="#_edn15" name="_ednref15">[15]</a> et celle du dernier est de E. Guillevic.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Peut-on vraiment conclure cet avant-propos de lecture du roman <em>Guérir d’ici </em>? Non si conclure dénote une idée de clôture ! Cependant, l’avant-propos étant l’actualisation d’un besoin de conversation autour de ce roman, donc nécessairement d’une ouverture à même de laisser sa profondeur et son intelligente ampleur, à partir de son récit de base, ou récit premier, qui, superficiellement perçu, passerait juste pour un fait divers ou un épisode autobiographique. Encore que là aussi il faille se souvenir de l’appel de Claude Roy à bien considérer « l’effet divers des faits divers » !<br />
Aussi conviendrait-il de ne pas négliger tout ce qui est appelé à converser dans le cycle romanesque proposé par M. Gontard : « Ce récit marque la fin d’un cycle composé d’un ensemble de 9 romans<a href="#_edn16" name="_ednref16">[16]</a> ».</p>
<p>Oui, « un cycle », a-t-il bien écrit ! Or un cycle, c’est la figure de la clôture apparente qui s’avère une continuité.</p>
<p>L’<em>Universalis</em> souligne un emploi recherché du terme et étroitement rattaché à la littérature : « (en langage recherché) série de romans autour du même sujet ou avec les mêmes personnages<a href="#_edn17" name="_ednref17">[17]</a> ». Mais le <em>Dictionnaire de l’Académie française</em> remonte à son origine étymologique du grec <em>kuklos</em> qui veut dire « cercle », un sens qu’il garde dans le bas latin <em>cyclus</em> et qui débouche sur des sens spécifiques dont nous retenons au moins celui de « Série d’opérations, d’actions ou de faits, constituant une succession ordonnée de phases à l’intérieur d’une évolution », et celui de <em>Cycle romanesque</em> qui, par analogie, désigne une « série de romans où peuvent apparaître les mêmes personnages<a href="#_edn18" name="_ednref18">[18]</a> ». Cela nous permet d’articuler cette vision structurante à celle relevée par M. Gontard dans le premier travail d’inspiration structuraliste publié sur <em>Nedjma</em> de Kateb Yacine<a href="#_edn19" name="_ednref19">[19]</a> : un travail qui ouvert la voie à des lectures variées mais complémentaires sur la structure hélicoïdale dans le roman de Kateb qui a donné son nom à un cycle, lui aussi, « Le Cycle de Nedjma<a href="#_edn20" name="_ednref20">[20]</a> ».</p>
<p>Ce qui justifie ce rappel, c’est l’intérêt évident de Marc Gontard, dans son premier roman surtout, pour la mathématique structurante qui a présidé à la forme finale de <em>Nedjma</em> de Kateb Yacine. Ce dernier est construit en six parties dont 3 comprennent douze chapitres chacune et les trois autres comprennent chacune deux fois 12 chapitres (ainsi numérotés). Au-delà de la symbolique et de la signifiance que Kateb à donne à cette structure géométrique et mathématique, on ne saurait négliger la structure du premier roman de Marc Gontard, <em>De sable et de sang</em>, qui se présente ainsi :</p>
<p>Quatre parties avec, pour chacune, des sous-parties et des chapitres respectivement distribués en :</p>
<p><strong><em>Première partie</em></strong> – 4 sous-parties – 3 chapitres dans chaque sous-partie ;</p>
<p><strong><em>Deuxième partie</em></strong> – 3 sous-parties – 4 chapitres dans chaque sous-partie ;</p>
<p><strong><em>Troisième partie</em></strong> – 4 sous-parties – 3 chapitres dans chaque sous-partie.</p>
<p>On ne saurait manquer l’actualisation de cette mathématique à la fois dans l’idée d’une interaction des écrits critiques de M. Gontard et de ses textes de création, mais aussi dans l’interaction interne de son cycle de 9 romans où le dernier est venue dans une structure quasi-classique en : Prologue, 4 parties, épilogue. Pourquoi pas dans une focalisation particulière sur les chiffres 3 et 4, y ramenant le chiffre 12 dans <em>Nedjma</em> ?</p>
<p>Nous sommes convaincus que cette poétique Gontardienne est à creuser et que les jeunes chercheurs surtout gagneraient à y plonger car notre présent article se veut d’abord un texte de suggestions et d’interrogations. J’y crois retrouver toute une pensée structurante sur des bases mathématiques, non sans rapport aux symboliques mythiques qui pourraient s’y apparenter. Cela est peut-être moins explicite dans <em>Graville falls</em>, <em>L’Île des pluies</em>, <em>Naufrages</em> et <em>L&#8217;Héritière de Keroulaz</em> ; mais cela est incontournable dans les autres romans du cycle.</p>
<p>Il nous semble important de ne pas négliger ce détail dans l’approche de toutes les questions et de toutes les problématiques soulevées par l’écriture de Marc Gontard. On commence à s’y intéresser, mais l’essentiel reste encore, et toujours, à chercher car dans cet œuvre, on ne se lassera jamais d’aller « au fond de l’inconnu pour trouver du nouveau ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Notes </strong></p>
<p><a href="#_ednref1" name="_edn1">[1]</a> M. Gontard, <em>Guérir d’ici</em>, Roman, Rennes, Editions Goater, 2025.</p>
<p><a href="#_ednref2" name="_edn2">[2]</a> S. Stétié, <em>Hermès défenestré</em> « en lisant en écrivant », Paris, José Corti, 1997.</p>
<p><a href="#_ednref3" name="_edn3">[3]</a> Ibid. p. 282.</p>
<p><a href="#_ednref4" name="_edn4">[4]</a> Ibid. p. 281.</p>
<p><a href="#_ednref5" name="_edn5">[5]</a> M. Gontard, <em>Guérir d’ici</em>, Op. cit., p. 136.</p>
<p><a href="#_ednref6" name="_edn6">[6]</a> Ibid. p. 11.</p>
<p><a href="#_ednref7" name="_edn7">[7]</a> M. Gontard, <em>De sable et de sang</em>, Paris, L’Harmattan,1982, p. 9. Il est à noter que ce livre prend, dans la liste bibliographique de l’auteur à la fin de <em>Guérir d’ici</em>, sa catégorisation générique : (roman). Il est la première publication en matière de création littéraire, en 1981 (enregistré en 1982), correspondant dans cette liste à la première publication critique de l’auteur, <em>La Violence du texte</em>, en 1981 aussi. Cependant, cette indication est sans doute à nuancer (à corriger même) puisque <em>Nedjma de Kateb Yacine. Essai sur la structure formelle du roman</em> a été publié en 1975, dans une première édition (M. Gontard, <em>Nedjma de Kateb Yacine. Essai sur la structure formelle du roman</em>, Rabat (Maroc), Agdal, 1975), avant celle de 1985 comme l’indique la date inscrite sur la liste de <em>Guérir d’ici</em>. Cela nous paraît important à souligner, particulièrement quand on veut s’attaquer à une étude contrastive des essais criques et de la pensée de Marc Gontard d’une part, et de son œuvre de création d’autre part.</p>
<p><a href="#_ednref8" name="_edn8">[8]</a> Cf. note 5 (citation P. 136 du roman).</p>
<p><a href="#_ednref9" name="_edn9">[9]</a> M. Gontard, <em>Guérir d’ici</em>, Op. cit., p.37.</p>
<p><a href="#_ednref10" name="_edn10">[10]</a> Ibid., p. 180.</p>
<p><a href="#_ednref11" name="_edn11">[11]</a> M. Gontard, <em>De Sable et de sang</em>, Op. cit., p. 51 : « Au fond, tout n’est qu’une question de porte. Ouvrir ou ne pas ouvrir… ».</p>
<p><a href="#_ednref12" name="_edn12">[12]</a> M. Gontard, <em>Fractales</em>, roman, Paris, L’Harmattan, 2017, p. 113.</p>
<p><a href="#_ednref13" name="_edn13">[13]</a> Ibid., p. 150.</p>
<p><a href="#_ednref14" name="_edn14">[14]</a> (Eugène Guillevic, <em>Du domaine</em>, Paris, <em>Poésie</em>/Gallimard, 1977, p.41 : « Il n&#8217;y a pas d&#8217;ailleurs / Où guérir d&#8217;ici. »</p>
<p><a href="#_ednref15" name="_edn15">[15]</a> Citation tirée de <em>Perceval ou Le Conte du Graal</em> :</p>
<p>« <em>… / Cist est aussi com une beste. / Fos est qui delez lui s’areste, / s’a la muse ne vialt muser / et le tans en folie user.</em> » (Celui-ci aussi est comme une bête. / Fou est celui qui s’arrête auprès de lui, / si à la muse il ne veut musarder / et user le temps en folie.)</p>
<p><a href="#_ednref16" name="_edn16">[16]</a> M. Gontard, <em>Guérir d’ici</em>, Op. cit., p.9.</p>
<p><a href="#_ednref17" name="_edn17">[17]</a> <a href="https://www.universalis.fr/dictionnaire/cycle/">https://www.universalis.fr/dictionnaire/cycle/</a></p>
<p><a href="#_ednref18" name="_edn18">[18]</a> <a href="https://www.dictionnaire-academie.fr/article/A9C5399">https://www.dictionnaire-academie.fr/article/A9C5399</a></p>
<p><a href="#_ednref19" name="_edn19">[19]</a> M. Gontard, <em>Nedjma de Kateb Yacine. Essai sur la structure formelle du roman</em>, (Première édition), Op. cit.</p>
<p><a href="#_ednref20" name="_edn20">[20]</a> C’est aussi un travail qui a suscité certaines polémiques interprétatives dont celle entre nous deux autour de l’épisode du Nadhor. Cf. Mansour M’henni, <em>La Quête du récit dans l’œuvre de Kateb Yacine</em>, Tunis, L’Or du Temps, 2002 (Thèse de doctorat soutenue en 1986 à l’Université Paris 13 sous la direction de Jacqueline Arnaud). Ce débat entre nous a pris une ampleur relative à partir d’un colloque à Alger en 1989, et s’est arrêté ou presque à partir d’un colloque à Grenoble en 1993 (colloque international intitulé « Kateb Yacine : Le Théâtre et le Roman », organisé à l&#8217;Université de Grenoble du 26 au 28 octobre 1993).</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>Congrès &#8211; CMB 6: La Tension brachy-pédagogique de Socrate à Gusdorf : Pourquoi des professeurs ? CMB 6: La Tension brachy-pédagogique de Socrate à Gusdorf : Pourquoi des professeurs ?</title>
		<link>https://voixdavenir.com/congres-cmb-6-la-tension-brachy-pedagogique-de-socrate-a-gusdorf-pourquoi-des-professeurs-cmb-6-la-tension-brachy-pedagogique-de-socrate-a-gusdorf-pourquoi-des-professeurs/</link>
					<comments>https://voixdavenir.com/congres-cmb-6-la-tension-brachy-pedagogique-de-socrate-a-gusdorf-pourquoi-des-professeurs-cmb-6-la-tension-brachy-pedagogique-de-socrate-a-gusdorf-pourquoi-des-professeurs/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Jul 2026 16:24:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Associations]]></category>
		<category><![CDATA[Nous]]></category>
		<category><![CDATA[Brachypédagogie]]></category>
		<category><![CDATA[Congrès]]></category>
		<category><![CDATA[Gusdorph]]></category>
		<category><![CDATA[Profs]]></category>
		<category><![CDATA[Socrate]]></category>
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					<description><![CDATA[Parrainage de l’Université de Sousse (Tunisie) FLSH-Sousse ¤¤ LR “Ecole et Littératures” ¤¤ CERES ¤¤ CIREB en association avec le collectif CURA (ACAM &#38; Brachylogia &#38; QCA) organisent sous le label “ÉCOLE ET SOCIÉTÉ » le : Sixième Congrès Mondial de Brachylogie (CMB 6) La Tension brachy-pédagogique de Socrate à Gusdorf : Pourquoi des professeurs ? Vers une anthropologie « [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><strong>Parrainage de l’Université de Sousse (Tunisie)</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>FLSH-Sousse ¤¤ LR “Ecole et Littératures” ¤¤ CERES ¤¤ CIREB</strong></p>
<p style="text-align: center;">en association avec le collectif CURA (ACAM &amp; Brachylogia &amp; QCA)</p>
<p style="text-align: center;">organisent sous le label “<strong>ÉCOLE ET SOCIÉTÉ » </strong>le<strong> </strong>:</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Sixième Congrès Mondial de Brachylogie (CMB 6)</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>La Tension brachy-pédagogique de Socrate à Gusdorf :</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Pourquoi des professeurs ?</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong><em>Vers une anthropologie « dialogique » et conversationnelle de la relation pédagogique ?</em></strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Sousse (Tunisie), </strong><strong>15-16-17 avril 2027</strong></p>
<p style="text-align: center;"><em>(Participation en présentiel et en distanciel)</em></p>
<p style="text-align: center;"><strong>¤¤¤¤¤</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Argumentaire</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>À l’heure où les technologies numériques, l’intelligence artificielle et la circulation instantanée des connaissances semblent remettre en question la figure traditionnelle du professeur, une interrogation demeure plus actuelle que jamais : pourquoi des professeurs ? Si l’accès au savoir devient toujours plus immédiat, la relation pédagogique, elle, demeure-t-elle irremplaçable ? La multiplication des moyens de transmission du savoir suffit-elle à rendre compte de ce qui se joue véritablement dans l’acte d’enseigner ? Ou bien faut-il reconnaître que l’éducation relève d’abord d’une rencontre entre des êtres humains, avant même d’être une transmission de connaissances ?</p>
<p>Cette interrogation accompagne l’histoire de la pensée depuis ses origines. Socrate en constitue sans doute l’une des premières figures fondatrices. À travers le dialogue, la maïeutique et le questionnement, il ne cherche pas seulement à conduire son interlocuteur vers un savoir, mais à l’amener, grâce à « l’esprit de conversation », à se découvrir lui-même dans l’exercice même de la pensée. Depuis lors, la question du maître, du disciple, de la parole, de l’autorité, de la liberté et de la vérité n’a cessé de traverser les traditions philosophiques, pédagogiques, spirituelles et culturelles, tant en Occident que dans d’autres aires de civilisation. Si les réponses divergent, toutes témoignent d’une même conviction : l’éducation ne saurait se réduire à un simple transfert d’informations.</p>
<p>La question n’est donc pas seulement de savoir comment transmettre des connaissances, mais comment un être humain contribue à la formation d’un autre être humain. Plus encore que le savoir lui-même, c’est la qualité de la relation pédagogique qui paraît ici décisive. Enseigner serait ainsi moins communiquer un contenu que rendre possible une rencontre où chacun se découvre capable de devenir davantage lui-même.</p>
<p>C’est dans cette perspective que s’inscrit aujourd’hui la réflexion développée sous le nom de Brachy-pédagogie, dans le prolongement des travaux de la Nouvelle Brachylogie, dont la formulation contemporaine a été proposée en 2012 à partir d’une relecture de la pensée socratique. La brachy-pédagogie ne désigne pas une méthode d’enseignement supplémentaire ni une doctrine pédagogique fermée. Elle constitue plutôt une invitation à repenser la relation éducative à partir de ses dimensions dialogiques, conversationnelles, éthiques et anthropologiques. Elle interroge les conditions dans lesquelles le savoir devient véritablement expérience, comment la parole ouvre un espace de reconnaissance réciproque, comment le dialogue contribue à la formation de la personne, et comment la relation pédagogique participe de la construction de l’humain.</p>
<p>Le terme de tension, retenu pour ce congrès, doit être entendu dans toute la richesse de ses significations. Il désigne d’abord une orientation, une tension vers le savoir, vers l’autre, vers soi-même, vers une humanité toujours en devenir. Mais il renvoie également aux tensions constitutives de toute relation éducative : entre transmission et autonomie, autorité et liberté, parole et silence, maîtrise et émancipation, héritage et création, savoir constitué et recherche personnelle. Ces tensions ne sont pas des obstacles à dépasser ; elles constituent le lieu même où se déploie l’expérience pédagogique. Cette double lecture du mot n’est pas fortuite : la notion même de brachylogie a longtemps été réduite, de l’Antiquité à la Renaissance, à un simple procédé rhétorique, perdant presque toute sa portée philosophique — ce qui invite d’autant plus à entendre la tension brachy-pédagogique à la fois comme tendance vers et comme conflit.</p>
<p>Entre Socrate et notre XXIᵉ siècle, cette tension n’a cessé de se manifester, de façon parfois implicite ou fragmentaire, à travers l’histoire de la pensée. La Renaissance, avec Montaigne en particulier, en constitue sans doute l’un des moments les plus marquants, avant que les Lumières puis la modernité n’en multiplient les traces, sans toutefois les rassembler en un concept fédérateur — tâche à laquelle s’attache aujourd’hui la Brachy-pédagogie, en examinant ces jalons épars pour en retracer le cheminement intellectuel.</p>
<p>Sans se limiter aux héritages européens, cette réflexion demeure ouverte aux grandes traditions éducatives, philosophiques et spirituelles d’Afrique, d’Asie, des mondes arabes, des Amériques et de toute autre aire culturelle susceptible d’enrichir cette conversation internationale sur la relation pédagogique.</p>
<p>Relire aujourd’hui l’histoire de la pédagogie à la lumière de cette tension conduit naturellement à rencontrer <strong>Georges Gusdorf</strong>. Parmi les grandes œuvres du XXᵉ siècle consacrées à l’éducation, <em>Pourquoi des professeurs ? Pour une pédagogie de la pédagogie</em> (1963) occupe une place singulière. Prenant appui sur Socrate tout en dialoguant avec les grandes traditions philosophiques, Gusdorf ne propose ni une méthode scolaire ni une théorie institutionnelle de l’enseignement. Il entreprend une méditation sur la rencontre du maître et du disciple (chap. 3, p. 76), sur la vérité en dialogue (chap. 8, p. 159), sur la découverte de soi, sur la maîtrise et sur les fondements anthropologiques de l’acte d’enseigner. Le professeur n’y apparaît pas comme le simple détenteur d’un savoir à transmettre, mais comme le médiateur d’une expérience humaine où chacun est appelé à devenir lui-même. Lorsque Gusdorf écrit que « le maître n’est pas le répétiteur d’une vérité toute faite » (p. 75), il rappelle que l’enseignement authentique ouvre moins un contenu qu’un chemin vers la vérité.</p>
<p>Comme le souligne son éditeur, l’ouvrage se veut délibérément à contre-courant : loin d’un traité de philosophie technique, il s’agit d’un essai qui cherche, par-delà les abstractions, la signification permanente de l’entreprise éducative : qu’est-ce qu’un maître, qu’est-ce qu’un disciple, comment le devient-on, comment cesse-t-on de l’être. Gusdorf y convoque Socrate presque aussi souvent que l’ensemble de l’œuvre d’Aristote, mais toujours plus solidement ancré dans son contexte ; il fait aussi place à la sagesse de Confucius et au rapport complexe de Platon à son propre maître, ainsi qu’à Kierkegaard, Kant, Alain, et à bien d’autres encore (Rabelais, Pascal, Bergson, Nietzsche, Scheler, Piaget, Schopenhauer), au point que la seule table des matières de l’ouvrage pourrait presque servir de programme à ce congrès. Gusdorf y invite enfin à relativiser toute prétention à l’autorité : le savoir demeure une œuvre humaine, faillible par nature, qui se trahirait elle-même en s’érigeant en autorité absolue.</p>
<p>En ce sens, Gusdorf apparaît moins comme le défenseur d’un modèle pédagogique particulier que comme l’un des grands penseurs contemporains de la relation éducative, dont l’œuvre demeure un interlocuteur privilégié pour la réflexion brachy-pédagogique d’aujourd’hui.</p>
<p>Cette proximité intellectuelle entre la pensée socratique, la réflexion de Gusdorf et les perspectives ouvertes par la Nouvelle Brachylogie ne signifie nullement une identité de doctrine. Elle invite plutôt à reconnaître une même exigence : penser la pédagogie à partir de la relation humaine elle-même, dans ce qu’elle comporte de dialogue, d’écoute, de reconnaissance, de responsabilité et de construction réciproque du sens : le tout dans l’esprit de conversation. En ce sens, la brachy-pédagogie ne prétend pas se substituer aux théories existantes de l’éducation ; elle propose un espace de conversation entre elles, en interrogeant ce qui demeure irréductible dans toute expérience pédagogique.</p>
<p>Le Sixième Congrès Mondial de Brachylogie souhaite ainsi réunir des chercheurs issus des sciences du langage, de la philosophie, des sciences de l’éducation, de la littérature, de la traductologie, de l’histoire, de la sociologie, de l’anthropologie, de la psychologie, des sciences de l’information et de la communication, ainsi que de toute autre discipline susceptible d’éclairer cette problématique. Les traditions intellectuelles, culturelles et éducatives du monde entier sont appelées à « converser » autour d’une interrogation commune. Au-delà des différences de contextes et d’approches, il s’agira d’explorer ce qui fonde universellement la relation pédagogique, dans ses permanences comme dans ses transformations contemporaines.</p>
<p>Les communications pourront notamment porter sur les figures historiques de la relation maître-disciple, les fondements philosophiques de la pédagogie, les pratiques éducatives contemporaines, les médiations interculturelles, les transformations induites par les technologies numériques et l’intelligence artificielle, les formes dialogiques de l’enseignement, les enjeux éthiques de la transmission ou encore les perspectives ouvertes par la brachy-pédagogie dans les différents champs disciplinaires.</p>
<p>Au moment où les sociétés contemporaines réinventent leurs manières d’apprendre, d’enseigner et de transmettre, ce congrès entend reprendre une question qui traverse les siècles sans jamais perdre son actualité :</p>
<p><strong>Pourquoi des professeurs ?</strong></p>
<p>Cette question n’appelle pas une réponse unique. Elle invite au contraire à une conversation scientifique internationale où chaque tradition de pensée, chaque culture éducative et chaque discipline pourra contribuer à renouveler notre compréhension de la relation pédagogique comme expérience fondatrice de l’humanité.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>*****</strong></p>
<h1><strong>Axes de recherche (liste ouverte)</strong></h1>
<h2><strong>Axe 1 — Généalogies de la relation (brachy-)pédagogique : de Socrate à Gusdorf et au-delà</strong></h2>
<p>Cet axe invite à revisiter les grandes figures, les œuvres et les traditions qui ont contribué à penser la relation pédagogique avant même l’émergence de la notion de brachy-pédagogie. Il accueillera notamment des contributions portant sur :</p>
<ul>
<li>Socrate, Platon, Aristote, Confucius</li>
<li>Montaigne, Comenius, Rousseau</li>
<li>Kant, Kierkegaard, Alain, Gusdorf, Paulo Freire</li>
<li>d’autres traditions philosophiques, éducatives ou spirituelles d’Europe, d’Afrique, d’Asie, des Amériques ou d’ailleurs</li>
</ul>
<h2><strong>Axe 2 — Fondements philosophiques, dialogiques et anthropologiques de la relation pédagogique</strong></h2>
<p>Cet axe concerne les recherches théoriques portant sur la relation pédagogique comme expérience dialogique. Les propositions pourront notamment interroger :</p>
<ul>
<li>la tension brachy-pédagogique ; la relation maître-disciple ; la conversation ; le dialogue</li>
<li>la reconnaissance ; l’altérité ; la transmission ; l’autorité ; la liberté ; la maîtrise</li>
<li>la construction du sujet ; la formation de la personne</li>
<li>les dimensions éthiques, herméneutiques ou anthropologiques de l’acte éducatif</li>
</ul>
<h2><strong>Axe 3 — Pratiques éducatives, médiations et expériences interculturelles</strong></h2>
<p>Cet axe est consacré aux applications et aux expérimentations. Il accueillera des recherches portant notamment sur :</p>
<ul>
<li>les pratiques pédagogiques ; les sciences du langage ; la didactique des langues</li>
<li>la traduction et la médiation interculturelle</li>
<li>les approches comparées des systèmes éducatifs ; les pédagogies dialogiques</li>
<li>la littérature et l’éducation ; la formation des enseignants</li>
<li>les approches artistiques, culturelles ou sociales de la transmission</li>
</ul>
<h2><strong>Axe 4 — La relation pédagogique à l’épreuve des (trans-) mutations contemporaines</strong></h2>
<p>La mondialisation, les technologies numériques, l’intelligence artificielle, les nouveaux environnements d’apprentissage et les transformations des sociétés invitent aujourd’hui à repenser la figure du professeur. Les contributions pourront porter notamment sur :</p>
<ul>
<li>l’intelligence artificielle et l’enseignement ; les humanités numériques</li>
<li>les plateformes d’apprentissage ; les nouvelles formes de médiation pédagogique</li>
<li>les transformations de la fonction enseignante</li>
<li>les enjeux éthiques des technologies éducatives</li>
<li>l’avenir du professeur dans les sociétés contemporaines</li>
</ul>
<h1><strong>Les modalités de soumission des propositions</strong></h1>
<p>Un texte de 500 mots sous format Word ;</p>
<p>Identité de l’auteur ou des auteurs (le prénom, le nom, le statut et l’institution de rattachement, adresse, E-mail, téléphone) ;</p>
<p>Durée de la communication : 20 minutes</p>
<p>Email d’envoi : <strong>cireb.brachylogie@gmail.com</strong></p>
<h1><strong>Dates à retenir</strong></h1>
<p><strong>Réception des propositions : </strong>avant le 15 novembre 2026</p>
<p><strong>Notifications de l’acceptation des propositions : </strong>15 décembre 2026</p>
<p><strong>Envoi d’un premier état du texte de la communication : </strong>31 mars 2027</p>
<p><strong>Déroulement du congrès : </strong>15-16-17 avril 2027</p>
<p><strong>Envoi de la version définitive du texte de la communication : </strong>31 mai 2027</p>
<p><strong>Publication des actes du congrès (vers la mi-novembre 2027) : </strong>Les articles sélectionnés par le comité scientifique feront l’objet d’une publication conforme aux normes académiques internationales.</p>
<h1><strong>Responsable</strong></h1>
<p>¤ Université de Sousse (Tunisie), Faculté des Lettres et Sciences Humaines &amp; Laboratoire de Recherche « Écoles et Littératures »</p>
<p>¤ Coordination Internationale des Recherches et Etudes Brachylogiques (CIREB)</p>
<p>URL de référence : https://brachycireb.com/</p>
<p>Adresse : 5 rue Tardieu, 75018 Paris (France)</p>
<p><strong>Président d’honneur du Congrès : </strong>Pr. Lotfi Belkacem (Président de l’Université de Sousse)</p>
<p><strong>Président du Conseil scientifique : </strong>Pr. ém. Mansour M’henni (Président de la CIREB)</p>
<p><strong>Directeur du comité d’organisation : </strong>Pr. Nizar Ben Saad (Directeur du LR « Écoles et Littératures » et membre du Conseil d’administration de la CIREB) &amp; Pr. Danh-Thành DO-HURINVILLE (Université Marie et Louis Pasteur, ELLIADD EA4661, Vice-président de la CIREB)</p>
<p>&nbsp;</p>
<h1><strong>Comité d’organisation (ordre alphabétique)</strong></h1>
<p><strong>Coordinateur du comité d’organisation : HACEN</strong> Aymen</p>
<p><strong>Membres :</strong></p>
<p>Abdaoui Lobna</p>
<p>BORGHOL Mohamed Saad</p>
<p>Bouhani Aida</p>
<p>DHIFALLAH Faouzia</p>
<p>HOCHLAF Sami</p>
<p>RADDAOUI Saber</p>
<p>Sioud Walid</p>
<p>&nbsp;</p>
<h1><strong>Membres du comité scientifique (ordre alphabétique, liste ouverte)</strong></h1>
<p>ALTMANOVA Jana (Université de Naples « L’Orientale », Italie)</p>
<p>BABOUCAR Diouf (Université Assane Seck-Ziguinchor, Sénégal)</p>
<p>BAHLOUL Noureddine (Université de Guelma, Algérie)</p>
<p>BEN DOUKHA Hichem (Université d’Oran, Algérie)</p>
<p>BEN OTHMAN Toussef (Pr à l’UTM &amp; PD fu CERES)</p>
<p>BEN SAAD Nizar (Université de Sousse, Tunisie)</p>
<p>BONHOMME Marc (Professeur émérite, Université de Berne, Suisse)</p>
<p>BORGHOL Mohamed Saad (Université de Monastir, Tunisie)</p>
<p>BOUZOUITA Samir (Université Sais-Fès, Maroc)</p>
<p>COULIBALY Moussa (Université F.H.B. d’Abidjan, Côte d’Ivoire)</p>
<p>DAO Huy-Linh (INALCO, France)</p>
<p>DHIFALLAH Faouzia (Université Tunis El Manar, Tunisie)</p>
<p>DO-HURINVILLE Danh Thành (Université Marie et Louis Pasteur, France)</p>
<p>DO Thi-Thu-Trang (Université Paris Cité, France)</p>
<p>EL AZOUZI Abdelmounïm (Université Sais-Fès, Maroc)</p>
<p>FADDA Denis (Président international de la RF, France)</p>
<p>GONTARD Marc (Professeur émérite, Université Rennes 2, France)</p>
<p>HANNACHI Radia (UMLP, France)</p>
<p>LEVY Daniel (Sociologue, La RF, France)</p>
<p>LIN-ZUCKER Miao (Université de Lyon 3, France)</p>
<p>MARZOUKI Samir (Professeur émérite, Université de la Manouba, Tunisie)</p>
<p>MASSOUD Iman (INALCO, France)</p>
<p>MEDHAT-LECOCQ Héba (Université Sorbonne Nouvelle Paris 3, France)</p>
<p>M’HENNI Mansour (Professeur émérite, Université de Tunis El Manar, Tunisie)</p>
<p>RENOUPREZ Catherine (Université de Cadiz, Espagne)</p>
<p>PETRILLO Maria Giovanna (Université de Naples « Parthenope », Italie)</p>
<p>RAYNAL-ASTIER Corinne (Université de Lille, France)</p>
<p>SERHANI Mounir (Université Hassen 2 – Casa, Maroc)</p>
<p>TENKOUL Abderrahmen (Université Euromed – Fès, Maroc)</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<item>
		<title>Chronique : Pour une Coordination des associations culturelles et intellectuelles tunisiennes (CACIT). Par Mansour M’henni</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Jul 2026 20:33:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Nous]]></category>
		<category><![CDATA[Pensées]]></category>
		<category><![CDATA[associations]]></category>
		<category><![CDATA[coordination]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
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					<description><![CDATA[Mansour M&#8217;henni J’ai été invité, ce mercredi 29 juillet 2026, à participer à une réunion conversationnelle des associations culturelles, à l’initiative de l’Union des Ecrivains Tunisiens (UET), dans son siège central à l’avenue de Paris, à Tunis. L’ordre du jour annoncé était l’examen de la situation difficile où on avait mené les associations culturelles par [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img decoding="async" class="alignnone wp-image-6149" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/10/Mansour_Mhenni.jpg" alt="" width="144" height="178" /></p>
<p>Mansour M&#8217;henni</p>
<p>J’ai été invité, ce mercredi 29 juillet 2026, à participer à une réunion conversationnelle des associations culturelles, à l’initiative de l’Union des Ecrivains Tunisiens (UET), dans son siège central à l’avenue de Paris, à Tunis. L’ordre du jour annoncé était l’examen de la situation difficile où on avait mené les associations culturelles par de nombreuses procédures jugées inadéquates dans une société où la vie associative doit être considérée comme un pilier principal de sa conscience citoyenne et de sa politique de développement.</p>
<p>Je ne pouvais pas manquer ce rendez-vous de par mon passé et présent de plus d’un demi-siècle de vie associative, de par mon appartenance de plus d’un tiers de siècle à l’UET où j’ai pu assumer la responsabilité de la vice-présidence régionale, à Monastir, pendant deux mandats, et où j’ai assumé, pendant un mandat, la responsabilité de membre du bureau national responsable des relations extérieures, ce qui m’a permis de présider, il y a vingt ans, la délégation tunisienne dans la 23<sup>e</sup> conférence générale des écrivains et hommes de lettres arabes (novembre 2006).</p>
<p>L’initiative de cette rencontre était une conséquence logique des rapports tendus et des difficultés procédurales pesant lourdement sur les épaules de nos associations culturelles, assoiffées devant les robinets fermés de toute forme de financement privé et devant celles égouttant timidement et difficilement de petites subventions dont la moitié ou presque est sucée par des procédures administratives et fiscales tendant à dissuader les plus portés à la passion associative et le plaisir de la servir, par acquis de conscience citoyenne.</p>
<p>Je ne vais pas m’attarder à détailler les idées évoquées, les propositions avancées et les colères exprimées ; elles touchaient à tout, preuve qu’il y a une sincère frustration qui a trouvé l’occasion de s’exprimer. L’UET a déjà diffusé, le jour même, l’essentiel de cette rencontre. Pour ma part, je tiens à donner certaines précisions sur une proposition que j’ai faite et que je remercie les présents de l’avoir unanimement adoptée, celle d’une « <strong>Coordination des associations culturelles et intellectuelles tunisiennes (CACIT) </strong>». Celle-ci peut prendre le temps qu’il faut pour se concrétiser légalement, mais elle peut déjà se constituer de façon informelle (et annoncée en tant que telle) jusqu’à la maturité du projet. Elle permettra à ces rencontres, appelées à perdurer, une meilleure organisation, une rationalisation des idées et des suggestions, une sérénité conversationnelle dans les analyses développées, mais surtout un rapport non conflictuel, même dans son opposition, avec les structures de l’Etat.</p>
<p>De son côté, l’Etat et les structures le représentant, à tous les niveaux, sont appelés à une meilleure écoute des doléances des associations et de leurs conditions. Tenez, la plateforme récemment ouverte par le ministère des Affaires Culturelles a été un vrai obstacle à la communication coopérative avec les associations, retardant largement leurs projets programmés jusqu’à leur annulation. Une démarche pédagogique communicative aurait permis d’avancer vers l’idéal recherché, celui de la numérisation parfaite, facilitatrice des procédures et porteuse d’efficacité. On peut aller plus loin dans l’examen des situations semblables, notamment concernant les lourdes charges fiscales imposées aux associations. Là me vient la situation, combien enviée, des associations dans des pays développés : non seulement elles n’ont pas de taxe mensuelle (ni annuelle) à payer, mais la banque elle-même, appliquant son droit à se faire payer pour la tenue du compte d’une association, applique la procédure et en même temps reverse cette somme déduite dans le même compte dont elle l’avait déduite. Il en est ainsi tous les mois !</p>
<p>Alors, à bon entendeur salut ! et bienvenue à la <strong>Coordination des associations culturelles et intellectuelles tunisiennes (CACIT) </strong>!</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>FIKY 13 à Guelma :  Kateb Yacine, la poétique de la rupture. Fragmentation du texte et préfigurations de l’esthétique numérique</title>
		<link>https://voixdavenir.com/fiky-13-a-guelma-kateb-yacine-la-poetique-de-la-rupture-fragmentation-du-texte-et-prefigurations-de-lesthetique-numerique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 May 2026 16:26:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Forum13]]></category>
		<category><![CDATA[Guelma]]></category>
		<category><![CDATA[Kateb]]></category>
		<category><![CDATA[octobre 2026]]></category>
		<category><![CDATA[Yacine]]></category>
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					<description><![CDATA[Sous le haut patronage du Ministère de la Culture Association Promotion Touristique et Action culturelle à Guelma (APTAC) organise en association avec la Coordination Internationale des Recherches et Etudes Brachylogiques (CIREB-Paris)   13ème Forum International Kateb Yacine à Guelma (FIKY 13) : 28-29-30 octobre 2026 à Guelma     Kateb Yacine : la poétique de la [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><strong>Sous le haut patronage du Ministère de la Culture</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Association Promotion Touristique et Action culturelle à Guelma (APTAC)</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>organise en association avec la</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Coordination Internationale des Recherches et Etudes Brachylogiques </strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>(CIREB-Paris) </strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>13<sup>ème</sup> Forum International Kateb Yacine à Guelma (FIKY 13) :</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>28-29-30 octobre 2026 à Guelma</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong><em>Kateb Yacine : la poétique de la rupture</em></strong></p>
<p><strong><em>Fragmentation du texte et préfigurations de l’esthétique numérique</em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le cinquantenaire de plusieurs œuvres majeures de Kateb Yacine, ainsi que le renouvellement constant des approches critiques qui lui sont consacrées, invitent aujourd’hui à proposer une lecture renouvelée de son œuvre. Si les recherches ont largement mis en lumière ses dimensions mythiques, politiques, historiques et identitaires, un aspect demeure encore relativement peu exploré : la modernité profonde de son écriture et sa proximité remarquable avec certaines formes contemporaines de création numérique et de pensée en réseau.</p>
<p>L’écriture de Kateb Yacine se caractérise par une remise en question des structures narratives classiques. Le texte progresse par fragments, retours, reprises, déplacements et superpositions de voix. Rien n’y apparaît définitivement clos ni totalement stabilisé. Le sens naît de la circulation entre les différentes strates du récit, des correspondances internes et des tensions qui traversent l’ensemble de l’œuvre. Une telle dynamique n’est pas sans rappeler les formes contemporaines de textualité fondées sur l’hypertexte, la mobilité des parcours de lecture et l’organisation réticulaire des savoirs.</p>
<p>Relire Kateb Yacine à l’ère des réseaux numériques permet ainsi de dépasser l’idée d’une simple modernité littéraire propre au XXe siècle. Son œuvre apparaît plutôt comme une véritable anticipation esthétique : celle d’un texte ouvert, mobile et continuellement reconfigurable. Le livre n’y fonctionne plus comme un objet clos, mais comme un espace de circulation où les fragments se répondent, se déplacent et se recomposent sans cesse.</p>
<p>Dans cette perspective, nous proposons d’aborder son écriture à partir de la notion de « grammaire de la rupture », entendue comme un principe poétique fondé sur la fragmentation, la circularité, la polyphonie et l’ouverture permanente du sens. Une telle approche permet notamment de relire <em>Nedjma</em> et <em>Le Polygone étoilé</em> comme des structures mouvantes, proches d’une architecture en réseau davantage que d’une construction narrative ordonnée selon une progression continue.</p>
<p>Ce colloque international a pour ambition de créer un espace de dialogue entre spécialistes de littérature maghrébine, chercheurs en sciences de l’information et de la communication, théoriciens des médias et spécialistes des humanités numériques. Il s’agit de penser l’œuvre de Kateb Yacine au croisement des savoirs littéraires et des formes contemporaines de communication, afin de renouveler les outils critiques traditionnellement mobilisés dans les études katébiennes.</p>
<p>L’un des enjeux majeurs de cette réflexion consiste également à repenser l’expérience de lecture dans l’œuvre katébienne. Chez Kateb Yacine, le lecteur n’est jamais passif : il devient acteur de la construction du sens, amené à circuler entre des fragments dispersés afin d’élaborer son propre cheminement interprétatif. Cette participation active du lecteur rejoint certaines logiques des environnements numériques contemporains, où la compréhension procède moins d’un parcours imposé que d’une navigation fondée sur l’exploration, l’association et la recomposition.</p>
<p>Le projet entend également renforcer le rayonnement international des études consacrées à Kateb Yacine en intégrant des perspectives issues des <em>Media Studies</em>, des recherches sur les textualités hybrides et des théories contemporaines de la communication numérique. Il s’agit ainsi de replacer Kateb Yacine dans une modernité élargie, à la fois littéraire, technologique et mondiale.</p>
<p>Plusieurs axes de réflexion pourront structurer ce colloque :</p>
<ul>
<li>l’hypertexte avant sa formalisation théorique, à travers une écriture fragmentaire, ouverte et continuellement reconfigurable ;</li>
<li>la lecture comme pratique interprétative fondée sur l’association, le parcours et la recomposition du sens ;</li>
<li>l’oralité et la performance, où le texte devient parole vivante, proche de la scène et de l’espace public ;</li>
<li>la dimension plurilingue de l’œuvre, envisagée comme lieu de médiation entre langues, cultures et imaginaires ;</li>
<li>le fragment comme forme politique, opposée aux récits unificateurs et aux discours centralisateurs ;</li>
<li>les relations entre mémoire, histoire et discontinuité, où le passé surgit par éclats, réminiscences et reconstructions ;</li>
<li>enfin, la spatialisation du récit, où l’univers textuel se déploie selon une logique de connexions et de ramifications plutôt que dans un cadre fixe et homogène.</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p>Relire Kateb Yacine dans cette perspective revient ainsi à reconnaître que son œuvre déborde largement les cadres de son époque. Elle ne se limite ni au témoignage historique ni à l’affirmation identitaire ; elle propose une manière singulière de concevoir le texte comme un espace vivant, ouvert et en perpétuelle mutation, en résonance avec les formes contemporaines de lecture, de circulation et de création.</p>
<p>¤¤¤¤¤¤¤</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le colloque se tiendra dans la ville de Guelma (Algérie), du 29 au 31 octobre 2025.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Propositions de communication </strong></p>
<p>Les propositions de communication accompagnées d’une notice biobibliographique (en français ou en anglais ou encore en arabe) devront comporter des indications sur :</p>
<p>&#8211; l’auteur [nom et prénom(s), rattachement institutionnel, email] ;</p>
<p>&#8211; l’axe thématique choisi ;</p>
<p>&#8211; le titre de l’article ;</p>
<p>&#8211; un résumé de 200 à 250 mots ;</p>
<p>&#8211; les mots clés (4 ou 5 mots au maximum).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Elles devront être envoyées à l’adresse suivante : <a href="mailto:katebguelma2014@gmail.com">katebguelma2014@gmail.com</a></p>
<p>En veillant à mettre en CC le Président de l’APTAC : <a href="mailto:aliabbassi139@yahoo.fr">aliabbassi139@yahoo.fr</a></p>
<p>Et le Président du Conseil scientifique : <a href="mailto:bensaadnizou@yahoo.fr">bensaadnizou@yahoo.fr</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Calendrier </strong></p>
<p>Date de lancement de l’appel : 14 mai 2026</p>
<p>Date limite de soumission des propositions de communications : 10 septembre 2026</p>
<p>Réponse du comité scientifique : 30 septembre 2026</p>
<p>Programme provisoire : 15 octobre 2026</p>
<p>Programme définitif : 25 octobre 2026</p>
<p>Date d’envoi du texte de la communication à présenter (dans son premier état avant une rapide révision après le colloque) : 27 octobre 2026</p>
<p>Dates du colloque : 28, 29 et 30 octobre 2026</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Inscription au colloque </strong></p>
<p>Doctorant : 20 euros</p>
<p>Enseignant-chercheur, chercheur et professionnel : 40 euros</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>NB : </strong></p>
<p>Þ Les frais d’inscription couvrent le trousseau du participant (sac, stylo, bloc-notes, etc.) &amp; les repas et pause-café pendant le colloque.</p>
<p>Þ Les frais de déplacement jusqu’à Guelma et l’hébergement sont à la charge du participant.</p>
<p>Þ  Des réductions sont consenties pour les associations, organismes et établissements associés.</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>QCA &#8211; Une seconde date sera choisie pour l&#8217;AG extraordinaire de QCA pour changement d’adresse</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 May 2026 21:07:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[AG]]></category>
		<category><![CDATA[changement]]></category>
		<category><![CDATA[Extra]]></category>
		<category><![CDATA[local]]></category>
		<category><![CDATA[QCA]]></category>
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					<description><![CDATA[QCA &#8211; Une seconde date sera choisie pour l&#8217;AG extraordinaire de QCA pour changement d’adresse &#160; Le Président de l’association “Questions et Concepts d’Avenir” (QCA) rappelle aux adhérents de l’association que, suite à l&#8217;appel à une assemblée générale extraordinaire dont l’ordre du jour est limité au changement d’adresse de l’association, de Tunis à Sousse pour [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>QCA &#8211; Une seconde date sera choisie pour l&#8217;AG extraordinaire de QCA pour changement d’adresse</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le Président de l’association “Questions et Concepts d’Avenir” (QCA) rappelle aux adhérents de l’association que, suite à l&#8217;appel à une assemblée générale extraordinaire dont l’ordre du jour est limité au changement d’adresse de l’association, de Tunis à Sousse pour des raisons de commodités fonctionnelles et de bonne geste, l&#8217;AG n&#8217;a pu avoir lieu faute de quorum. Il informe qu&#8217;une nouvelle date sera choisie en concertation avec les adhérents et qu&#8217;à cette date, l&#8217;AG extra se tiendra impérativement.. Ceux qui ne pourront pas y assister, participeront à distance, car elle sera en mode hybride (en présentiel et à distance).</p>
<p>Cette assemblée générale extraordinaire sera probablement fixée à la date du 03 juin 2026, à la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de Sousse, le nouveau siège de l’association (Bureau du Laboratoire de Recherche Ecole et Littératures), à l&#8217;occasion de la 2ème Journée d&#8217;étude de la Méditerranéité (JEM 2).</p>
<p>Fait le mardi 05 mai 2026</p>
<p>Pour le comité directeur</p>
<p>Le Président de QCA</p>
<p>Nizar Ben Saad</p>
]]></content:encoded>
					
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		<title>QCA &#8211; Rappel: AG extraordinaire pour changement d’adresse (25-4-2026 &#8211; FLSHSousse)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 Apr 2026 06:47:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Histoires]]></category>
		<category><![CDATA[adresse]]></category>
		<category><![CDATA[AG extra]]></category>
		<category><![CDATA[QCA]]></category>
		<category><![CDATA[Rappel]]></category>
		<category><![CDATA[Sousse]]></category>
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					<description><![CDATA[QCA &#8211; Rappel: AG extraordinaire pour changement d’adresse &#160; Le Président de l’association “Questions et Concepts d’Avenir” (QCA) rappelle aux adhérents de l’association l&#8217;appel à une assemblée générale extraordinaire dont l’ordre du jour est limité au changement d’adresse de l’association, de Tunis à Sousse pour des raisons de commodités fonctionnelles et de bonne geste. Ce [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>QCA &#8211; Rappel: AG extraordinaire pour changement d’adresse</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le Président de l’association “Questions et Concepts d’Avenir” (QCA) rappelle aux adhérents de l’association l&#8217;appel à une assemblée générale extraordinaire dont l’ordre du jour est limité au changement d’adresse de l’association, de Tunis à Sousse pour des raisons de commodités fonctionnelles et de bonne geste. Ce changement est dû au fait que la plupart des adhérents et surtout des dirigents du comité directeur, notamment ceux ayant trait direct à la gestion administrative et financière sont dans la région de Sousse.</p>
<p>Cette assemblée générale extraordinaire est fixée à la date du samedi 25 avril 2026 à 11h00, à la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de Sousse, le nouveau siège de l’association (Bureau du Laboratoire de Recherche Ecole et Littératures).</p>
<p>Fait le vendredi 3 avril 2026 (rappelé le 12-4-2026)</p>
<p>Pour le comité directeur</p>
<p>Le Président de QCA</p>
<p>Nizar Ben Saad</p>
]]></content:encoded>
					
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		<title>QCA: appel à AG extraordinaire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Apr 2026 09:01:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoires]]></category>
		<category><![CDATA[adresse]]></category>
		<category><![CDATA[changement]]></category>
		<category><![CDATA[Extra]]></category>
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					<description><![CDATA[QCA: appel à AG extraordinaire pour changement d&#8217;adresse &#160; Le Président de l&#8217;association &#8220;Questions et Concepts d&#8217;Avenir&#8221; (QCA) appelle les adhérents de l&#8217;association à une assemblée générale extraordinaire dont l&#8217;ordre du jour est limité au changement d&#8217;adresse de l&#8217;association, de Tunis à Sousse pour des raisons de commodités fonctionnelles et de bonne geste. Ce changement [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>QCA: appel à AG extraordinaire pour changement d&#8217;adresse</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le Président de l&#8217;association &#8220;Questions et Concepts d&#8217;Avenir&#8221; (QCA) appelle les adhérents de l&#8217;association à une assemblée générale extraordinaire dont l&#8217;ordre du jour est limité au changement d&#8217;adresse de l&#8217;association, de Tunis à Sousse pour des raisons de commodités fonctionnelles et de bonne geste. Ce changement est dû au fait que la plupart des adhérents et surtout des dirigents du comité directeur, notamment ceux ayant trait direct à la gestion administrative et financière sont dans la région de Sousse.</p>
<p>Cette assemblée générale extraordinaire est fixée à la date du samedi 25 avril 2026 à 11h00, à la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de Sousse, le nouveau siège de l&#8217;association (Bureau du Laboratoire de Recherche Ecole et Littératures).</p>
<p>Fait le vendredi 3 avril 2026</p>
<p>Pour le comité directeur</p>
<p>Le Président de QCA</p>
<p>Nizar Ben Saad</p>
]]></content:encoded>
					
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		<item>
		<title>Assemblée générale élective de Brachylogia-Tn</title>
		<link>https://voixdavenir.com/assemblee-generale-elective-de-brachylogia-tn/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Mar 2026 15:38:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Associations]]></category>
		<category><![CDATA[28 mars]]></category>
		<category><![CDATA[AG]]></category>
		<category><![CDATA[Brachylogia]]></category>
		<category><![CDATA[élective]]></category>
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					<description><![CDATA[Assemblée générale élective de Brachylogia-Tn &#160; La Présidente du comité sortant de l’association Brachylogia-Tn informe que l’assemblée générale ordinaire élective de l’association, après son report deux fois pour des contraintes majeures, a été fixée pour la date du 28 mars 2026 à 15 heures (de 15h à 16h), à Tunis (Avenue de Paris), après la [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Assemblée générale élective de Brachylogia-Tn</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La Présidente du comité sortant de l’association Brachylogia-Tn informe que l’assemblée générale ordinaire élective de l’association, après son report deux fois pour des contraintes majeures, a été fixée pour la date du 28 mars 2026 à 15 heures (de 15h à 16h), à Tunis (Avenue de Paris), après la rencontre organisée autour des trois romans de l’écrivain Nizar Ben Saad, en partenariat avec l’Union des Ecrivains Tunisiens, dans son siège à l’avenue de Paris (Tunis). Les membres ayant régularisé leurs frais d’adhésion et ayant droit de vote à l’AG, mais ne pouvant pas être présents, recevront à leur adresse mail, un jour avant l’AG, le lien GoogleMeet pour participer à distance. Ils recevront également le PV moral et le PV financier pour en prendre connaissance de façon préalable.</p>
<p>La Présidente de Brachylogia</p>
<p>Faouzia Dhifallah</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>Chronique : Un temps de méditation avant le congrès des écrivains tunisiens</title>
		<link>https://voixdavenir.com/chronique-un-temps-de-meditation-avant-le-congres-des-ecrivains-tunisiens/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 20 Dec 2025 10:09:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Pensées]]></category>
		<category><![CDATA[Congrès]]></category>
		<category><![CDATA[construction]]></category>
		<category><![CDATA[écrivains]]></category>
		<category><![CDATA[évaluation]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>
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					<description><![CDATA[Par Mansour M’henni Demain dimanche 21 décembre 2025 se tiendra le Congrès électif de l’Union des Ecrivains Tunisiens (UET), à Kairouan, au centre du pays un lieu raisonnablement choisi pour réduire des difficultés de déplacement des adhérents dans les quatre coins du pays. Comme de coutume, des opinions divergentes s’animent à l’occasion et vont parfois [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Par Mansour M’henni</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone  wp-image-6149" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/10/Mansour_Mhenni.jpg" alt="" width="216" height="268" /></p>
<p>Demain dimanche 21 décembre 2025 se tiendra le Congrès électif de l’Union des Ecrivains Tunisiens (UET), à Kairouan, au centre du pays un lieu raisonnablement choisi pour réduire des difficultés de déplacement des adhérents dans les quatre coins du pays. Comme de coutume, des opinions divergentes s’animent à l’occasion et vont parfois jusqu’à des propos ou des actes passibles de procès pouvant être intentés en justice. Notre espoir est de ne pas voir perdurer cet état des choses et d’observer des comportements moins tendus afin d’envisager un rôle plus constructif dans l’édification de notre avenir commun.</p>
<p>Il est sans doute vrai que le comité directeur sortant a eu des maladresses de gestion, comme tout le monde en fait, l’essentiel est d’évaluer aussi objectivement que possible dans un esprit de conversation permettant aux uns et aux autres d’écouter sereinement les arguments de tous et de les raisonner dans le respect de la dignité de chacun et dans la respectabilité collective. Cependant, tout cela doit se faire dans le cadre du congrès, en toute civilité. N’oublions pas que l’UET est une association, donc une composante de la société civile ne devant obéir ni aux calculs politicards ni à l’intérêt personnel contre le collectif, encore moins aux manies provocatrices usant de la nuisance pour la nuisance.</p>
<p>Est-ce cet état d’esprit des écrivains de l’Union qui rend difficile la vie et la gestion de cette organisation historique, et qui fait que les autorités officielles traitent rigoureusement avec elle, tant sur le plan de la gestion administrative que sur celui des subventions financières ? Fort probable. Toutefois, ce n’est pas la bonne solution non plus pour cultiver les raisons de la coopération et de la solidarité entre les deux parties, dans l’intérêt collectif.</p>
<p>En effet, en ce moment de l’évolution technologique, il devient presque absurde de harceler les associations en général, surtout celles à objets culturel et académique, par l’exigence de dossiers en plusieurs exemplaires, avec des pièces dites « justificatives » souvent répétitives, avec des chicaneries de toutes sortes généralement mises sur le dos des contrôleurs des dépenses, etc. Sans parler de l’abus presque criminel de l’usage du papier à un moment ou certains pays y renoncent totalement au profit de l’usage électronique, dans l’esprit de la protection de l’environnement et de l’intelligence écologique !</p>
<p>Cela dit, il importe de rappeler ce que tout le monde sait : l’action associative est une action bénévole, l’engagement responsable y est fondamental. Force est de saluer, à l’occasion, ces responsables associatifs qui avancent des sommes importantes pour faire fonctionner l’action associative, remédiant ainsi à « l’avarice » officielle et entrepreneuriale en matière de soutien financier, et à une avarice plus étonnante et plus inquiétante de certains adhérents qui manquent, sans acquis de conscience, à s’acquitter de leurs frais d’adhésion et qui reprochent aux responsables associatifs de ne pas leur payer certains frais d’actions qu’ils jugent monnayables.</p>
<p>Un juste moment d’évaluation est un congrès d’association ; tel le congrès de l’UET du 21-12-2025 ; Encore faut-il que cette évaluation se caractérise par l’objectivité, l’altruisme, la sérénité et l’esprit de construction. Ne dit-on pas que les écrivains et les intellectuels sont la conscience de la société et un important moteur de son développement ? Montrons-le cette fois, et toutes les fois où des occasions pareilles se présentent.</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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		<item>
		<title>« Diya » (Tchad) : le cinéma comme écriture de la marge et questionnement de l’existence</title>
		<link>https://voixdavenir.com/diya-tchad-le-cinema-comme-ecriture-de-la-marge-et-questionnement-de-lexistence/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Dec 2025 18:22:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Diya/Tchad/carthage]]></category>
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					<description><![CDATA[« Diya » (Tchad) : le cinéma comme écriture de la marge et questionnement de l’existence &#160; Résumé Le cinéma tchadien demeure largement marginalisé dans le paysage des cinématographies africaines contemporaines, en raison de contraintes structurelles, économiques et institutionnelles. Pourtant, certaines œuvres récentes, à l’instar du film Diya, témoignent d’une réelle maturité esthétique et d’une [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>« Diya » (Tchad) : le cinéma comme écriture de la marge et questionnement de l’existence</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-7462" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2025/12/images-6.jpg" alt="" width="201" height="251" /></p>
<p>Résumé</p>
<p>Le cinéma tchadien demeure largement marginalisé dans le paysage des cinématographies africaines contemporaines, en raison de contraintes structurelles, économiques et institutionnelles. Pourtant, certaines œuvres récentes, à l’instar du film Diya, témoignent d’une réelle maturité esthétique et d’une profonde ambition réflexive. Cet article propose une analyse de Diya comme forme de cinéma minimaliste, fondée sur une narration ouverte, une temporalité étirée et une écriture du corps et de l’espace. Il s’agit de montrer comment le film inscrit l’expérience d’une existence située dans une portée universelle, tout en affirmant une esthétique de la marge comme geste critique discret.<br />
Mots-clés : cinéma tchadien, cinéma africain, minimalisme, narration ouverte, image-temps, marginalité, existence.</p>
<p><strong> La problématique</strong></p>
<p>Comment le film <em>Diya</em> parvient-il, à travers une esthétique minimaliste et une narration non conventionnelle, à transformer la marginalité de son contexte de production en un véritable espace de réflexion existentielle et cinématographique ?</p>
<p><strong>Introduction </strong></p>
<p>Le cinéma tchadien demeure l’un des moins visibles au sein des cinématographies africaines contemporaines. Cette marginalité ne relève pas d’un déficit esthétique, mais s’explique principalement par la fragilité des structures de production, la rareté des soutiens institutionnels et l’absence de circuits de diffusion pérennes. Pourtant, certaines œuvres récentes, dont le film Diya, imposent une réflexion critique approfondie tant elles interrogent le langage cinématographique dans son rapport à l’humain, au temps et à l’espace.<br />
Diya s’inscrit dans une démarche relevant de ce que l’on peut qualifier de cinéma minimaliste, où l’économie narrative, la lenteur rythmique et la primauté accordée à l’image sur le dialogue constituent des choix esthétiques assumés. Le film ne cherche pas à raconter une histoire au sens classique, mais à donner à voir une condition humaine située, tout en ouvrant cette expérience à une portée universelle.</p>
<p><strong>I. Une narration ouverte : au-delà de la dramaturgie classique</strong></p>
<p>Le film se distingue par son refus des structures narratives conventionnelles fondées sur la progression dramatique et la résolution des conflits. Diya adopte une narration ouverte, fragmentaire, où l’événement cède la place à l’état, et où l’action se dissout dans la durée.<br />
Ce choix confère au temps une fonction centrale. Le temps filmique épouse le temps vécu des personnages, marqué par la répétition, l’attente et l’absence de rupture spectaculaire. Cette temporalité étirée ne relève pas d’un simple effet de style, mais participe pleinement de la signification du film : elle rend sensible une expérience de vie où l’avenir reste suspendu et où le présent s’impose comme horizon unique.<br />
Ainsi, la lenteur devient un dispositif critique, en opposition à la logique d’accélération propre au cinéma dominant et à l’économie contemporaine de l’attention.</p>
<p><strong>II. L’espace comme structure signifiante</strong></p>
<p>Dans Diya, l’espace n’est jamais un simple décor. Il constitue une véritable matrice de sens. Les paysages ouverts, les étendues désertiques ou semi-rurales, ainsi que les lieux de vie dépouillés, traduisent visuellement une condition d’existence marquée par la précarité et l’isolement.<br />
Cependant, cet espace ne se réduit pas à une représentation misérabiliste. Il est également porteur d’une dimension contemplative. La caméra laisse le champ respirer, ménage des silences visuels et permet au spectateur d’entrer dans une relation sensible avec le monde filmé. L’espace devient alors un lieu de projection existentielle, où se jouent simultanément l’enfermement et la possibilité d’une ouverture.</p>
<p><strong>III. Le corps comme langage silencieux</strong></p>
<p>L’un des apports majeurs du film réside dans son traitement du corps. Les personnages parlent peu, mais leurs corps expriment fatigue, persévérance, tension et résignation. Le corps devient ainsi un support narratif et un vecteur de sens à part entière, se substituant souvent à une parole absente ou empêchée.<br />
La mise en scène privilégie des gestes simples et répétitifs, traduisant une existence soumise à la nécessité. Les regards et les postures révèlent une intériorité sans jamais la verbaliser. Ce choix esthétique inscrit Diya dans une approche phénoménologique du personnage : il ne s’agit pas d’expliquer, mais de montrer une présence au monde.</p>
<p><strong>IV. La marginalité comme geste esthétique et politique discrete</strong></p>
<p>Si Diya ne revendique pas explicitement un discours politique, son inscription dans la marge constitue en elle-même un geste critique. En donnant à voir des existences rarement représentées, le film interroge les hiérarchies de visibilité qui structurent le champ cinématographique mondial.<br />
Le refus du spectaculaire, la centralité accordée aux temps faibles de l’existence et l’économie expressive de la mise en scène s’opposent aux normes dominantes du cinéma globalisé. Cette posture relève moins de la dénonciation que de la résistance symbolique, faisant de la persistance même du regard une forme d’engagement.</p>
<p><strong>Conclusion</strong></p>
<p>Diya s’impose comme une œuvre de la discrétion et de la durée, qui privilégie la lenteur, le silence et la contemplation comme modes d’accès au réel. En inscrivant une expérience locale dans une écriture cinématographique universaliste, le film renouvelle les formes du cinéma africain contemporain.<br />
Loin des récits démonstratifs ou des dramaturgies explicatives, Diya propose une esthétique de la présence et de l’attente, où la marge devient un espace de pensée. En ce sens, le film ne se contente pas d’exister en périphérie du cinéma mondial : il transforme cette périphérie en lieu critique, sensible et profondément humain.</p>
<p>Faouzia Dhifallah</p>
]]></content:encoded>
					
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