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	<title>Amour &#8211; Questions et Concepts d’Avenir</title>
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	<title>Amour &#8211; Questions et Concepts d’Avenir</title>
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		<title>Chronique: Le patriotisme pour les nuls. Par Badreddine Ben Henda</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 07 Oct 2023 09:26:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[dire]]></category>
		<category><![CDATA[Patrie]]></category>
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					<description><![CDATA[Au début des années 1970, un de mes grands oncles fut hospitalisé à Tunis pour une maladie grave. Après plusieurs jours de soins intensifs, et voyant que son état de santé ne cessait de se dégrader, annonçant ainsi une mort inévitable, les médecins recommandèrent à son fils aîné de l’emmener mourir chez lui, parmi les [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="x11i5rnm xat24cr x1mh8g0r x1vvkbs xtlvy1s x126k92a">
<div dir="auto"><img decoding="async" class=" wp-image-2942 alignleft" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2020/11/badr-benhenda.jpg" alt="" width="218" height="145" />Au début des années 1970, un de mes grands oncles fut hospitalisé à Tunis pour une maladie grave. Après plusieurs jours de soins intensifs, et voyant que son état de santé ne cessait de se dégrader, annonçant ainsi une mort inévitable, les médecins recommandèrent à son fils aîné de l’emmener mourir chez lui, parmi les siens. Le malade habitait dans l’une des grandes fermes qui environnaient la ville de Jendouba. Pendant tout le trajet, couché sur une civière à l’arrière de la voiture, presque inconscient, il ne pouvait rien voir des paysages qui défilaient. Cependant, quand le véhicule entra sur le sol de la ferme, il ouvrit grand les yeux et huma longuement l’air poussiéreux qui pénétrait par la vitre entrouverte.</div>
</div>
<div class="x11i5rnm xat24cr x1mh8g0r x1vvkbs xtlvy1s x126k92a">
<div dir="auto">« Nous voilà arrivés sur nos terres, dit-il à son fils ! Je reconnais l’odeur de notre campagne, je sens le parfum de nos champs de blé fraîchement moissonnés. N’est-ce pas là le doux murmure de la Medjerda coulant paisiblement sous le pont métallique qui l’enjambe ? Les enfants du douar sont certainement en train de nager et de jouer dans ses eaux fraîches en cet après-midi d’été. Je crois entendre leurs cris joyeux et le son des bulles d&#8217;air qui éclatent entre leurs doigts. Oui ! C’est bien notre douar ! Nous passons maintenant devant la maison de Majid ; là c’est celle de Sidi Othmène ! J’entends les bergers rentrer les vaches dans notre étable. Tiens ! Abdelkadèr s’approche ! Nous sommes devant chez moi ! » La voiture s’arrêtait en effet devant la maison du grand oncle.</div>
</div>
<div class="x11i5rnm xat24cr x1mh8g0r x1vvkbs xtlvy1s x126k92a">
<div dir="auto">Un pays, une terre, une patrie, ça s’apprend par cœur comme le fait feu mon oncle avec le sol et les alentours de sa ferme. Un pays, une terre, une patrie, on les sent de loin, on reconnaît un à un leurs échos, leurs odeurs, leurs plus sourds bruissements. Un pays, une terre, une patrie, on les porte en soi comme des gènes de race ou de lignée. Cela se transmet presque naturellement ! L’amour du pays ne se dit pas ; il se vit de l’intérieur, par l’instinct, par chaque goutte de sang dans les veines, par toutes les émotions qui secouent le corps.</div>
</div>
<div class="x11i5rnm xat24cr x1mh8g0r x1vvkbs xtlvy1s x126k92a">
<div dir="auto">Hélas ! Rares, très rares, sont aujourd’hui les Tunisiens qui aiment leur pays, leur terre, leur patrie, de cette noble façon ; qui portent au fond d’eux la Tunisie, comme mon grand oncle portait au fond de lui ses champs, son oued et sa ferme chéris. Que s’est-il passé ? Que faut-il faire pour que le patriotisme soit autre chose qu’un mot creux dans des discours non moins oiseux et mensongers ? Tout le problème est là ! Et ce ne sont malheureusement pas les prochains élus qui pourront répondre à mes deux angoissantes questions !!!</div>
<div dir="auto"></div>
</div>
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		<title>Lecture: Kateb Yacine « le paladin solitaire 1*». Par Sliman Chahdi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Jun 2022 20:36:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Kateb]]></category>
		<category><![CDATA[l'homme]]></category>
		<category><![CDATA[l'oeuvre]]></category>
		<category><![CDATA[poète]]></category>
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					<description><![CDATA[Parler de l’œuvre de Kateb Yacine se présente comme une entreprise séduisante mais pas forcément aisée. L’écrivain journaliste, romancier, poète et dramaturge a laissé une œuvre prolifique où s’assemblent, s’agrègent et s’enchevêtrent l’histoire, la mémoire, la mythologie, les mythes des ancêtres mais aussi et surtout l’amour, l’engagement révolutionnaire. C’est dire que tenter d’aborder l’œuvre de [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Parler de l’œuvre de Kateb Yacine se présente comme une entreprise séduisante mais pas forcément aisée. L’écrivain journaliste, romancier, poète et dramaturge a laissé une œuvre prolifique où s’assemblent, s’agrègent et s’enchevêtrent l’histoire, la mémoire, la mythologie, les mythes des ancêtres mais aussi et surtout l’amour, l’engagement révolutionnaire. C’est dire que tenter d’aborder l’œuvre de Kateb Yacine s’avère d’emblée très délicat.</p>
<p>Beaucoup de penseurs, d’académiciens, de chercheurs ont mené et mènent encore de nombreux travaux sur l’œuvre du poète qui continue jusqu’à nos jours de susciter de l’intérêt et de la curiosité tellement ses écrits se donnent à lire comme des champs d’investigation et des terrains peut être encore en friche propices à de nouvelles recherches et selon des approches inédites.</p>
<p>Aussi, mon propos se concentrera-t-il sur trois axes principaux relatifs à l&#8217;homme et à son œuvre, il s&#8217;agit de :</p>
<ul>
<li>Kateb Yacine, l’écrivain errant</li>
<li>Le mythe des ancêtres et la quête de l’identité</li>
<li>Kateb Yacine, l’amoureux et le militant permanent.</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<ul>
<li><strong>L’errance et l’éclatement</strong></li>
</ul>
<p>J’ai découvert les écrits de Kateb Yacine lors d’un déplacement professionnel. J’ai commencé la lecture de <em>Nedjma</em> qui me parut d&#8217;abord comme un roman difficile à lire en raison, notamment, du brouillage, de l&#8217;enchevêtrement et de l&#8217;éclatement qui caractérisent la structure du récit et l&#8217;organisation des faits relatés dans la fiction. En fait j’avais l’impression de suivre une histoire sans queue ni tête où le narrateur lui-même est comme perdu et englouti dans sa propre histoire. C’est un puzzle disparate dont les principales pièces ne correspondent pas forcément aux cases supposées. Les personnages sont dans une perpétuelle errance, perdus dans des sortes de dédales et de labyrinthes. Les mouvements sont fragmentés et les itinéraires éclatés. « L’absence d’itinéraire abolit la notion de temps*2 », écrit Kateb lorsque ses trois héros masculins fuient le village.</p>
<p>C’est dans ce sens qu’apparaît l’écrivain errant ; errance illustrée et incarnée par ses personnages, fugitifs, perdus à la recherche d&#8217;un sens qui s’éloigne au fur et à mesure qu’ils s’en approchent. Errance du pays colonisé. Errance de la mémoire des ancêtres. Confusion de l’histoire. Ce qui nous amène en tant que lecteur à errer et à tanguer avec et dans le roman, avec et dans la matière fluctuante qui le compose. Cet éclatement et ce brouillage dans le temps et dans l’espace structurent le roman <em>Nedjma</em>, en définitive.</p>
<p>Un écrivain errant, un poète, un artiste qui manie superbement le verbe et qui varie constamment les rythmes pour nous plonger dans une espèce de gouffre vertigineux mais tellement beau  et magique. A chaque fois que je relis <em>Nedjma</em>, j’éprouve ce même sentiment de perte, de déchirement et d’errance mais également d’éblouissement dû à la magie poétique qui se dégage de l&#8217;œuvre.</p>
<ul>
<li><strong>Le mythe des ancêtres et la quête d’identité</strong></li>
</ul>
<p>L’entreprise littéraire et poétique de Kateb Yacine est grandiose à une époque où l’Algérie était colonisée et où tout sentiment ou velléité identitaires étaient proscrits. Pour la France, l’Algérie est française ; les Algériens autochtones n&#8217;étaient évidemment pas considérés comme des citoyens français à part entière. Notre écrivain va puiser dans l’histoire familiale et tribale pour ressusciter ses mythes et ses récits et imprimer ainsi une identité algérienne que les colons d’alors essayaient d’effacer et de supprimer par tous les moyens.</p>
<p>Ils n’y arriveront pas. Kateb Yacine réhabilitera Jughurta qui s’est battu contre l’empire romain, El Kahéna combattant l’invasion arabe et aussi l’Emir Abd el Kader dans sa lutte contre les colonisateurs ainsi que Keblout, l’ancêtre de Kateb, fondateur de la tribu dont les membres étaient réputés pour leur culture étendue, pour leur piété et pour la résistance farouche qu&#8217;ils opposaient aux dominateurs et aux spoliateurs de leurs terres et de leurs droits. Aussi Kateb a-t-il forgé et sculpté l’identité algérienne en ressuscitant la mémoire des grands moments de l’histoire et celle surtout de la tribu de Keblout et de ses descendants.</p>
<p>Il va sans dire que Keblout est la référence mémorielle qui fédère tous les membres de la tribu. L&#8217;Ancêtre emblématique se manifeste souvent dans les rêves pour solliciter une cérémonie (zerda) ou pour prodiguer des conseils à quelques membres en désarroi de sa tribu. Les descendants qui le fêtent sont éparpillés à travers la planète : Algérie, Tunisie, France, Canada, Espagne… Les récits où le mythe, le rêve et la réalité se recoupent, s&#8217;entremêlent et se confondent, raniment et immortalisent tant de moments d’empathie et de rencontre vécus pendant leurs veillées par les différents descendants de Keblout.</p>
<ul>
<li><strong>Kateb Yacine l’amoureux et le militant infatigable</strong></li>
</ul>
<p>Kateb Yacine a toujours été un grand amoureux. Tout d’abord, il était très attaché à son institutrice, voire épris d&#8217;elle, si bien qu’il apprenait mieux et plus rapidement que ses camarades les livres de géométrie et les mots du dictionnaire uniquement pour lui plaire, attirer son attention et susciter son admiration. Il avait alors 7 ans. Il y a ensuite le coup de foudre pour sa cousine à Bône (Annaba actuellement) mais celle-ci était mariée. Cet amour inabouti et obsessionnel influencera la conception et l’écriture du premier roman <em>Nedjma</em>.</p>
<p>La séduisante Nedjma, héroïne de ce roman éponyme, apparaît comme la femme fatale, inaccessible, convoitée mais jamais apprivoisée. Elle est l’incarnation d’un chant de liberté universel dédié à toutes les femmes.</p>
<p>Par ailleurs et tout naturellement, Kateb était amoureux fou de son pays. Il a passé une grande partie de sa vie à sillonner la planète pour plaider la cause de l’Algérie. En 1947, il avait donné une conférence sur l’Emir Abdelkader à Paris et ainsi initié la résistance à l’occupant français. Il a dénoncé toutes les oppressions dont étaient victimes les peuples en Afrique, au Sud-est asiatique ou ailleurs. C’était un infatigable porte-voix de tous les opprimés du monde</p>
<p>« Quoi qu’en dise la vieille espérance</p>
<p>Forçons les portes du doute 3* ».</p>
<p>Cela se confirme plus particulièrement dans ses pièces de théâtre, comme dans <em>L’homme aux sandales de caoutchouc</em> ou bien dans <em>Mohamed, prends ta valise</em>.</p>
<p>C’était un grand humaniste au sens noble du terme mais aussi un homme intellectuellement honnête qui a toujours refusé les compromissions dans quelque pays que ce soit. Kateb Yacine a toujours été en accord avec ses idées, qualité et position qui lui ont causé bien des inimitiés. Mais il ne pouvait déroger à ses principes. « Ne pas déranger me dérange alors j’aime déranger ». Ainsi parlait notre « paladin solitaire », Kateb Yacine.</p>
<p>1* « <strong>Paladin</strong> <strong>solitaire », extrait de <em>Bonjour</em> in <em>Soliloque</em></strong> <strong>1946</strong></p>
<p>2* <strong><em>  Nedjma,</em></strong> <strong>1956, page 33</strong></p>
<p>3* <strong><em>Soliloque</em></strong>,<strong><em>1946</em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Etats Généraux de la Nouvelle Brachylogie &#8211; colloque: La Brachylogie du manque (oct2022)</title>
		<link>https://voixdavenir.com/etats-generaux-de-la-nouvelle-brachylogie-colloque-la-brachylogie-du-manque-oct2022/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Jan 2022 09:37:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Associations]]></category>
		<category><![CDATA[Pensées]]></category>
		<category><![CDATA[Brachylogie]]></category>
		<category><![CDATA[désir]]></category>
		<category><![CDATA[distance]]></category>
		<category><![CDATA[éthique]]></category>
		<category><![CDATA[manque]]></category>
		<category><![CDATA[pensée]]></category>
		<category><![CDATA[poétique]]></category>
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					<description><![CDATA[Université Tunis El Manar (UTM) Institut supérieur des sciences humaines de Tunis   Unité de Recherche en études brachylogiques (UREB)   L’association Brachylogia-Tn   La Coordination internationale des recherches et études brachylogiques (Cireb-Paris) &#160; organisent, à l’occasion du dixième anniversaire de l’initiation du concept de « Nouvelle Brachylogie », les « États Généraux 2022 de la Nouvelle Brachylogie : [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Université Tunis El Manar (UTM)</strong></p>
<p><strong>Institut supérieur des sciences humaines de Tunis</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Unité de Recherche en études brachylogiques (UREB)</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>L’association Brachylogia-Tn</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>La Coordination internationale des recherches et études brachylogiques (Cireb-Paris)</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>organisent, à l’occasion du dixième anniversaire de l’initiation du concept de « Nouvelle Brachylogie », les « <strong>États Généraux 2022 de la Nouvelle Brachylogie : situation et perspectives </strong>». Dans ce cadre, un colloque international est programmé autour du thème :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>La Brachylogie du manque et ses implications poétiques, éthiques et pédagogiques</em></strong></p>
<p><strong><em>(Tunis du 12 au 14 octobre 2022 : 2 jours pour le colloque et un jour pour les États généraux)</em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Peut-être est-ce un défi que de s’attaquer à une problématique aussi complexe que celle de la relation entre la Nouvelle Brachylogie et le sentiment de manque dans l’étendue large et variée de sa manifestation. Mais après mûre réflexion et riche conversation, la problématique a été retenue au vu des questions importantes et des analyses profondes qu’elle susciterait.</p>
<p>Cette orientation est née des discussions des communications présentées pendant le 4<sup>ème</sup> Congrès Mondial de Brachylogie à Abidjan (Côte d’Ivoire, Octobre 2021) autour de « La Nouvelle Brachylogie face au désastre ». On avait alors évoqué l’intérêt d’une approche brachylogique de la frustration, de la privation, de l’absence, de la pénurie, de la carence, de la répression, de la maladie, de la folie, de l’aliénation, de la mort, de la censure, de la précarité, de la solitude, de l’incommunicabilité, du handicap, du besoin, du hiatus, du néant, etc. Finalement, l’idée de manque a semblé pouvoir constituer un paradigme englobant toutes ces variantes. Le rapprochement synonymique n’est donc pas à éluder, mais la pensée des différences et des nuances, aussi minimes soient-elles, actualiserait d’autres pistes de recherche et des idées innovantes.</p>
<p>Cela a été d’autant plus encourageant que l’expression du manque est polymorphe dans la littérature et les arts, de quoi inspirer des approches brachypoétiques intéressantes et enrichissantes, allant de la thématique amoureuse aux conditions troubles de la socialité, avec tous les excès qu’on y constate et les interrogations profondes, existentielles même, qu’elle pose à l’humanité. En effet, l’amour n’est-il pas le foyer privilégié du désir et de son présupposé, le manque, avec ses différentes implications psychiques ?</p>
<p>De ce point de vue, la frontière imaginaire est vite franchie de la brachypoétique à la brachylogie générale et on se retrouve alors dans les champs de la psychanalyse (Freud, Lacan, avec un détour par « l’acte manqué ») et de la psychologie (On évoquerait, à titre indicatif, les travaux conduits au Canada autour de « la psychologie du manque »). Le domaine de la sociologie permettrait de revenir aux effets de la pandémie du coronavirus sur les rapports sociaux et aux nombreuses études y afférentes ; il permettrait aussi d’interroger les travaux sur la sociologie de la pauvreté, depuis Georg Simmel au moins, car l’approche brachylogique est envisageable quant à sa vision de la réciprocité et du relativisme, dans l’esprit de son appel à « déceler dans chaque détail de la vie le sens global de celle-ci. » (Simmel, Georg, <em>La philosophie de l&#8217;argent</em>, Paris, PUF, coll. &#8220;Sociologies&#8221;, 1988 / réédité dans la collection « Quadrige » en 1999). La philosophie également est on ne peut plus habilitée à(re)penser le lien établi par Platon entre le désir et le manque, et à l’articuler à tous les travaux qui ont suivi depuis deux millénaires et demi. De son côté, la pédagogie, à l’école ou en société plus large, ne saurait se passer de la notion de manque dans sa quête d’une éthique adaptée et d’une thérapeutique efficace aux malformations sociétales. Pensons par exemple au précieux collectif dirigé par <strong>Emmanuel Hirsch, intitulé <em>Traité de bioéthique </em>(</strong>Toulouse, Érès, 2010 / réédité dans la collection Érès poche en 2014)<strong>, surtout à son troisième volume « </strong>Handicaps, vulnérabilités, situations extrêmes » introduit par un article de Jean-Claude AMEISEN, « &#8220;Penser le manque&#8221; : la mort dans la condition humaine », écrit en référence à « la citation de Maurice Blanchot dans <em>Le Livre à venir</em> » : <em>« Penser</em>, c&#8217;<em>est toujours</em> apprendre à <em>penser</em> le <em>manque qu</em>&#8216;<em>est</em> aussi la pensée, et, partant, à préserver ce <em>manque</em> en l&#8217;amenant à la parole ».</p>
<p>N’oublions pas que la brachylogie a subi l’empire de la rhétorique qui l’avait réduite à une variante subsidiaire et méjugée de l’ellipse, celle-ci se définissant essentiellement par le manque. L’interrogation et la réflexion dans le cadre du présent colloque réussiront-elles à mettre en évidence la différence entre l’exploitation de la brachylogie comme une figure de rhétorique et la vraie nature que Socrate aurait souhaité lui donner, en l’occurrence celle d’une philosophie du monde et des relations qui devraient y présider pour le vivre-ensemble démocratique ?</p>
<p>On imaginerait donc quatre volets marquant les principales orientations des réflexions attendues :</p>
<p>Brachypoétique du manque</p>
<p>Brachylogie et psychologie du manque</p>
<p>Brachylogie et sociologie du manque</p>
<p>Éthique et pédagogie brachylogiques face au manque</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Les travaux du colloque (12-13 octobre 2022) et la journée d’évaluation des dix premières années du concept de Nouvelle Brachylogie (14 octobre 2022) se tiendront dans les locaux de l’Université Tunis El Manar (Institut Supérieur des Sciences Humaines de Tunis). Un programme culturel est prévu dans des espaces du secteur, en collaboration avec le ministère tunisien des Affaires culturelles, et une excursion de tourisme culturel est envisageable (15 octobre 2022) sur inscription préalable.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Les modalités de soumission des propositions :</strong></p>
<p>&#8211; Un texte de 500 mots sous format Word ; – l’identité de l’auteur ou des auteurs (le prénom, le nom, le statut et l’institution de rattachement, adresse, E-mail, téléphone) ;</p>
<p>&#8211; Durée de la communication : 20 minutes</p>
<p>Les propositions de communication, avec mention de l’axe de référence, sont à envoyer à l’adresse électronique suivante :</p>
<p><a href="mailto:cireb.brachylogie@gmail.com"><strong>cireb.brachylogie@gmail.com</strong></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Dates à retenir :</strong></p>
<p><strong>Réception des propositions</strong> : du 15 février 2022, au 1<sup>er</sup> mai 2022</p>
<p><strong>Notifications de l’acceptation des propositions</strong> : 16 mai 2022</p>
<p><strong>Envoi d’un premier état du texte de la communication :</strong> 30 septembre 2022</p>
<p><strong>Déroulement du colloque</strong> : 12-13-14 octobre 2022</p>
<p><strong>Envoi de la version définitive du texte de la communication</strong> : 31 décembre 2022</p>
<p><strong>Publication des actes du colloque (Second semestre 2023) : </strong>Les articles sélectionnés par le comité scientifique feront l’objet d’une publication conforme aux normes académiques internationales.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><u>NB :</u></strong> Les participants se prendront en charge pour le voyage et le séjour. Le montant des frais d’inscription, couvrant la plaquette d’information, les déjeuners et les pauses-café, sera annoncé par les courriers personnalisés et sur le site officiel de la Cireb, avec la précision de la réduction attribuée à ses adhérents et à ceux des associations partenaires.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>Co-directeurs de la manifestation </em></strong>(ordre alphabétique)<strong><em> :</em></strong></p>
<p>Zouhour Ben Aziza (Directrice de l’Ureb)</p>
<p>Badreddine Ben Henda (Président de Brachylogia-Tunisie)</p>
<p>Mansour M’henni (Président de la Cireb)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>Les comités scientifiques et d’organisation seront annoncés ultérieurement avec le programme.</em></strong></p>
<p style="text-align: center;"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-4557" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/01/affiche-coll-manque-800x1035.jpg" alt="" width="800" height="1035" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/01/affiche-coll-manque-800x1035.jpg 800w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/01/affiche-coll-manque-1160x1501.jpg 1160w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/01/affiche-coll-manque-1187x1536.jpg 1187w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/01/affiche-coll-manque-1583x2048.jpg 1583w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/01/affiche-coll-manque-750x971.jpg 750w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/01/affiche-coll-manque-1140x1475.jpg 1140w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/01/affiche-coll-manque-scaled.jpg 1978w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></p>
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		<item>
		<title>Poésie : « Enfant, Lune et Poussière » de Salah Trabelsi.</title>
		<link>https://voixdavenir.com/poesie-enfant-lune-et-poussiere-de-salah-trabelsi/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Aug 2021 17:15:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Pensées]]></category>
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		<category><![CDATA[Trabelsi]]></category>
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					<description><![CDATA[Poésie : « Enfant, Lune et Poussière » de Salah Trabelsi                                             En attendant des jours meilleurs &#8220;Enfant, lune et poussière&#8221;, c&#8217;est le nouveau-né du poète tunisien Salah Trabelsi.  Encore un recueil qui vient galonner la création poétique en Tunisie. Un recueil de poèmes pleins de cris plaintifs et déchirants. C&#8217;est l&#8217;épanchement du cœur et aussi [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv3566606188ydp63c83f76MsoNormal" style="text-align: center;"><em><strong>Poésie : « Enfant, Lune et Poussière » de Salah Trabelsi</strong></em></p>
<p class="yiv3566606188ydp63c83f76MsoNormal" style="text-align: center;"><em><strong>                                            En attendant des jours meilleurs</strong></em></p>
<p class="yiv3566606188ydp63c83f76MsoNormal">&#8220;Enfant, lune et poussière&#8221;, c&#8217;est le nouveau-né du poète tunisien Salah Trabelsi.  Encore un recueil qui vient galonner la création poétique en Tunisie. Un recueil de poèmes pleins de cris plaintifs et déchirants. C&#8217;est l&#8217;épanchement du cœur et aussi la révolte de tous les sens qui se brisent avec impétuosité sur les pages vierges devenues aussitôt noircies de plaintes, de cris et de souffrance, surtout qu’on a vécu une décennie pleine de douleurs, de souffrances, de privations et de déceptions. Dans cette présentation, je vais essayer de traduire quelques passages du recueil, tout en espérant que ma traduction sera plausible !</p>
<p class="yiv3566606188ydp63c83f76MsoNormal">Ce nouveau recueil, paru aux Editions Thakafa, comporte 23 poèmes répartis sur 102 pages. Les textes ont été écrits entre 2011 et 2020, ce qui correspond à la décennie noire sous le pouvoir d’Ennahdha et de ses adeptes.</p>
<p class="yiv3566606188ydp63c83f76MsoNormal">Le livre s’ouvre sur un texte plus proche de la prose que de la poésie où l’auteur revient sur les origines de la poésie depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours. Le début, c’était un mot, une parole, qui fait écho à l’âme d’un poète s’exprimant avec sensibilité et délicatesse pour évoquer des réalités, des états d’âme, des sentiments, des sensations, des rêves, moyennant des images évocatrices, des métaphores, des symboles, des tournures élégantes.</p>
<p class="yiv3566606188ydp63c83f76MsoNormal">C’est ainsi que le poète définit la poésie en page 6 : « C’est l’expression des sentiments et des obsessions de soi à travers la composition d’un langage soutenu doté d’images, de métaphores, de rythmes et de musicalité pour faire découvrir aux gens des mots éloquents et pleins de symboles qui font rayonner des visions et des valeurs élevées. C’est un idéal débordant de beauté ! » Il ajoute en page 8 que « la poésie, en plus d&#8217;être un art sublime, elle doit procurer plaisir et jouissance. Avec son contenu de valeurs et d&#8217;idéaux, elle adopte un langage qui traduit le chagrin de l&#8217;homme, ses douleurs et ses blessures, ses joies et ses peines, ses échecs et ses victoires… »</p>
<p class="yiv3566606188ydp63c83f76MsoNormal">Le titre du recueil annonce déjà les différents thèmes abordés. En effet, « Enfant » donne l&#8217;occasion au poète de réfléchir à la condition de l’enfance et de la jeunesse sous nos cieux, aux rapports de cette tranche d’âge avec son milieu, avec sa situation sociale. Alors que « Lune » le fait penser aux motivations des jeunes, à leurs ambitions. Quant au mot « Poussière », il évoque leurs espoirs anéantis, leurs rêves évaporés et leurs déceptions subies.</p>
<p class="yiv3566606188ydp63c83f76MsoNormal">Toujours est-il que le thème prépondérant reste l’amour de la patrie, ce sentiment très violent exprimé par notre poète face à une patrie épuisée, intimidée, blessée et souffrante, étant victime de la mauvaise gouvernance d’une poignée de dirigeants sans scrupule qui ont usurpé le pays pour en dilapider les richesses et partager le butin. La patrie est donc une chose si grande, si chère, si sacrée qu’il est fier de son passé glorieux : « Tatouée d&#8217;histoire et d’époques depuis la nuit des temps, tes joues sont gravées des traces ​​des civilisations qui ont imprimé notre identité&#8230;Berbères&#8230; Phéniciens&#8230; Romains et Byzantins. Arabes et Turcs&#8230; L&#8217;Islam est notre religion&#8230; Ô Tunisie des civilisations, comme ton souvenir est agréable » P : 30</p>
<p class="yiv3566606188ydp63c83f76MsoNormal">Il va jusqu’à l’assimiler à la bien-aimée, tant il l’adore : « Tes yeux, tels des violons, révèlent de la musique. A travers ses rythmes, la vie se reproduit en nous. Nous prendrons une goutte de son élixir avec laquelle nous guérissons notre douleur, et le mal disparaitra, ô charmant gitan !&#8230; Du bleu de tes yeux, nous ferons une vague que nous chevaucherons sans craindre ni flux ni reflux … » P : 31</p>
<p class="yiv3566606188ydp63c83f76MsoNormal">Presque dans tous les poèmes du recueil, le poète, tout en exprimant son amour pour la patrie, la pleure et la plaint avec beaucoup d’émotions. Rien que dans le premier poème intitulé « Des feuilles qui tremblent sous la fureur de l’hiver », on relève des mots comme « hiver », « tempête », « vent », « blessures », « douleurs », « chaos », « boue », « tristesse », labyrinthe », « mirage », « nuit », « enfer », tout un champ lexical qui renvoie à cette situation lamentable que nous avons vécue durant ces dernières années.</p>
<p class="yiv3566606188ydp63c83f76MsoNormal">C’est dans le poème qui porte le même titre que le recueil « Enfant, Lune et Poussière » que le poète s’exprime avec plus de force pour décrire la situation du pays, des rêves de l’Enfant et de ses espoirs qui se sont effondrés et se sont réduits en « Poussière ». C’est ainsi qu’on peut lire en page 37 ce qui suit : « Le cher enfant a continué à bavarder avec sa lune, jusqu&#8217;au matin. Mais il ne savait pas quel secret avait ce matin ! Une poussière est apparue à l&#8217;horizon&#8230; Entre nous et la lumière, s&#8217;est élevé un mur&#8230; et une obscurité épaisse s&#8217;est étendue au loin sur les buttes et les collines ! C&#8217;est la poussière qui s&#8217;est répandue dans le blanc des yeux et a obscurci les visions, des visions qui se sont évanouies dans la brume&#8230; »</p>
<p class="yiv3566606188ydp63c83f76MsoNormal">Toujours dans le même poème, l’auteur exprime son indignation quant à la situation dans le pays. Il dit avec beaucoup de douleur : « La patrie est un pion dans les mains des joueurs impitoyables. Pas de pain pour les affamés. L’épi du cultivateur nait sans graines. La cité est devenue une jungle… De mauvaises graines germèrent, tels des pseudo-hommes, créés à partir d’un métal rouillé et de roseaux. Avec de l’argent sale, ils se sont imposés. Comme tu es innocent cher enfant ! Ils ont volé tous tes rêves, ils les ont étouffés par leurs illusions… »</p>
<p class="yiv3566606188ydp63c83f76MsoNormal">Il est à rappeler que Salah Trabelsi est un poète tunisien très connu sur la scène littéraire. Il commença à écrire et publier depuis 1994, date de son premier livre. Depuis, il multiplie ses créations littéraires jusqu’ à ce jour, ayant à son actif douze livres.</p>
<p class="yiv3566606188ydp63c83f76MsoNormal" style="text-align: right;"><em>Hechmi KHALLADI</em></p>
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		<title>Chronique : Hichem Ben Ammar, l’être à l’art et l’être à la vie. Par Mansour M’henni</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 May 2021 09:46:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoires]]></category>
		<category><![CDATA[arts]]></category>
		<category><![CDATA[Ben Ammar]]></category>
		<category><![CDATA[mort]]></category>
		<category><![CDATA[Parution]]></category>
		<category><![CDATA[poésie]]></category>
		<category><![CDATA[vie]]></category>
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					<description><![CDATA[Ignorance de ma part, je ne savais pas que Hichem Ben Ammar était poète ! Je connaissais de loin le réalisateur spécialiste convaincu et engagé des documentaires. Nous l’avions invité à Sayada dans le cadre de la première édition (demeurée orpheline jusqu’à aujourd’hui) des Journées Audiovisuelles Tahar Chériaa à Sayada, manifestation initiée, du 5 au 9 [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Ignorance de ma part, je ne savais pas que Hichem Ben Ammar était poète ! Je connaissais de loin le réalisateur spécialiste convaincu et engagé des documentaires. Nous l’avions invité à Sayada dans le cadre de la première édition (demeurée orpheline jusqu’à aujourd’hui) des Journées Audiovisuelles Tahar Chériaa à Sayada, manifestation initiée, du 5 au 9 janvier 2011, pour la commémoration du 40<sup>ème</sup> jour du décès de l’éminente figure du cinéma tunisien, arabe et africain, dans sa ville natale.</p>
<p>Invité à ces journées pour recevoir l’Astrolabe d’Or du film de la mer, pour son film <em>Raïes labhar</em> (Ô ! Capitaine des mers…), Hichem Ben Ammar s’est excusé. Je l’ai rencontré de près, bien plus tard, en 2018 à l’occasion de l’édition inaugurale de la Foire Nationale du Livre Tunisien que je dirigeais et j’ai trouvé auprès de lui, en tant que directeur artistique de la Cinémathèque tunisienne, la disponibilité et la serviabilité souhaitées. Depuis, nous sommes des amis. Il m’a écrit (ou téléphoné) un jour de 2020 pour me dire qu’il souhaitait me donner à lire son recueil de poèmes avant sa publication. Un concours de circonstances a fait que je n’ai lu le recueil que publié. <em>L’Idéal atteint</em> « textes et fragments », un vrai régal pour moi ! Je l’ai d’ailleurs écrit dans un article mis en ligne sur le site du média associatif voixdavenir.com (<a href="https://www.voixdavenir.com/lecture-delectation-libre-dans-grabuge-de-hichem-ben-ammar/">https://www.voixdavenir.com/lecture-delectation-libre-dans-grabuge-de-hichem-ben-ammar/</a> ) : « <em>Grabuge</em> est libération d’un être profond dans la poésie comme espace de perdition pour mieux se reconnaître, pour enfin se connaître. »</p>
<p>Voilà comment j’ai découvert le poète, timidement mais solidement campé dans un coin de l’univers cinématographique de H. Ben Ammar. J’ai promis alors de rattraper mon retard et de lire les deux précédents recueils du poète : <em>l’Idéal atteint</em> (1988) et <em>La Négociation</em> (1990). Je viens de le faire et je tiens à rendre compte de ma réception de cette expérience poétique particulière.</p>
<p>Mon premier constat est que H. Ben Ammar s’est inscrit, dès le début de son expérience scripturaire, dans la logique des genres brefs, fragmentés, formulaires, à croire qu’il s’agissait pour lui d’une expérience de la poésie en carnet de notes. Au fait, n’est-elle pas cela aussi ? En plus, dans une quelconque parenté avec l’esprit des chroniques, cette poésie se veut couverture d’un espace-temps et d’une portion de vie, de la façon dont ces derniers sont ressentis, puis ex-pirés, au sens étymologique de « souffles expulsés ». En effet, le premier recueil, <em>L’Idéal atteint</em>, couvre la période de 1977 à 1988, l’âge de 19 à trente ans, celui de la brûlante jeunesse et de son effervescence. Il est construit en cinq temps : un centre, « le vif du sujet », et une périphérie en cercles concentriques de dévoilement du gisement profond, cercles de flottaison et de mise à nu. A croire que la poésie est ici jeu de mots, manipulation peut-être, au moins en apparence, mais avec un enjeu majeur, celui de l’amour et de l’affirmation de soi : « Parle-moi d’amour. Je n’en peux plus de me taire » (p. 35) ; « Passer à l’acte / Commettre des rimes / Sans atteindre les cimes / Exécuter des projets / Comme on admet le crime » (p. 69). Et c’est déjà ce jeu sur la lettre, très sensible dans le troisième recueil, <em>Grabuges</em>, qui bourgeonne : « J’espère qu’en vieillissant je deviendrai <em>serin</em> » (p. 8), la lettre e ôtée au mot serein, logiquement attendu, amène l’image poétique de ce canari dans lequel le jeune poète espère se reconnaître même à l’autre bout de la vie, la vieillesse : « L’enterrement vécu comme un jeu d’enfant et la mort épousée depuis la naissance. » (p. 16).</p>
<p>Pour finir ce bref commentaire sur un recueil que je n’aurais fait qu’effleurer, je dirai que l’artiste pluridisciplinaire qu’est H. Ben Ammar me paraît concentrer sa vie dans une couleur unique et plurielle, une couleur de mort et de vision profonde, une couleur de création puisque toutes les autres en émanent, la couleur blanche : « C’est à ce blanc que je veux parler dans toutes les langues. » (p 17). Sans doute y a-t-il à entendre aussi cette éternelle gestation devant la page blanche, l’essence de toute la vie d’un poète : « Comme d’un torchon que l’on essore / les mots perlent de mes pores / Avec un goût d’eau de rose » (p. 75).</p>
<p>Je voudrais revenir également à cette répartition des trois recueils sur une portion de vie allant de 1977 à l’an 2020, car le dernier recueil en date, <em>Grabuge</em>, couvre les années 1990 à 2020. Les trente ans de l’âge adulte ? Pourquoi pas ! Et que reste-t-il alors au deuxième recueil, <em>La Négociation</em> ou « Le chantage effectif » ? Deux ans à peine ? Deux vers seulement ! Oui deux vers me semblent résumer l’objet du recueil et de l’expérience qui s’y exprime, qui s’y ex-pire : « La vertu et l’audace cohabitent dans le mot virtuose / c’est comme si la sonorité trahissait leur concubinage » (p. 17).</p>
<p>Ce second recueil me paraît représenter le temps frontière entre la jeunesse et l’âge adulte, le temps de la libération de soi de tout ce qui pèserait comme une force de retenue. « Le poète est semblable au prince des nuées », disait Baudelaire. Aussi ne doit-il troquer ses ailes contre aucune tentation non contrôlée, même celle de l’amour. Et d’abord l’amour de soi-même, le narcissisme.</p>
<p>S’agit-il, dans ce recueil, de négocier une traversée de la rivière de conjonction et de disjonction entre deux âges ? Chantage et/ou négociation ? La poésie serait-elle donc une arme de commerce ? Une question à creuser, dans la poésie ammarienne et peut-être dans toute sa façon d’articuler son être à l’art et son être à la vie…</p>
<p style="text-align: right;"><em>(Publié aussi par jawharafm.net)</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Parution : La Morsure de Marc Gontard, un portrait croisé de nos doutes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 May 2021 09:12:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[altérité]]></category>
		<category><![CDATA[doutes]]></category>
		<category><![CDATA[Gontard]]></category>
		<category><![CDATA[jihadisme]]></category>
		<category><![CDATA[morsure]]></category>
		<category><![CDATA[roman]]></category>
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					<description><![CDATA[La Morsure. Tel est le nouveau roman de Marc Gontard publié à Rennes, aux éditions Goater (collection La Société des Gens), en 2021. Il fait suite, chez le même éditeur, à deux autres titres L’Île des pluies (2018), « Fable politique à travers l&#8217;histoire de notre temps », et Naufrages (2019), un roman qui, « au récit historique [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>La Morsure</em>. Tel est le nouveau roman de Marc Gontard publié à Rennes, aux éditions Goater (collection La Société des Gens), en 2021. Il fait suite, chez le même éditeur, à deux autres titres <em>L’Île des pluies</em> (2018), « Fable politique à travers l&#8217;histoire de notre temps », et <em>Naufrages</em> (2019), un roman qui, « au récit historique d’un naufrage [ayant défrayé] la chronique au XIXe, […] ajoute d’autres naufrages au propre comme au figuré. ». En fait, directeur littéraire aux éditions L&#8217;Harmattan de 1981 à 1991, où il a créé la collection « Écritures arabes », M. Gontard avait publié auparavant chez cet éditeur trois autres romans : <em>De Sable et de sang</em> (2000), <em>Fractales</em> (2017) et <em>Grandville Falls</em> (2017).</p>
<p><img decoding="async" class="size-full wp-image-3708 alignleft" src="https://www.voixdavenir.com/ibylensu/2021/05/Marc-Gontard.jpg" alt="" width="193" height="261" /></p>
<p>Marc Gontard n’est pas un inconnu au Maghreb où il a exercé en tant que professeur de lettres modernes et où il exploré de près les littératures francophones, en tant que critique et enseignant-chercheur. C’est l’un des plus brillants spécialiste de Segalen auquel il a consacré sa thèse de Doctorat. Pêcheur et voyageur, Marc Gontard a toujours le cœur en Bretagne, Rennes surtout dont il a présidé l’Université (Rennes II) de 2005 à 2010, mais aussi, peut-être surtout, Quiberon où sa sympathique villa veille aux flux et aux reflux de la baie douce, sur un écho du grondement de la baie sauvage. C’est pourquoi, à la retraite et avec son statut de Professeur émérite, il a décidé un plein retour (résidentiel et éditorial) au pays natal, sa Bretagne chérie, se contentant de répondre, difficilement, à des invitations académiques adressées par ses amis.</p>
<p><em>La Morsure</em>, dont la sortie en librairie est annoncée pour la mi-mai, retient l’intérêt par bon nombre de traits le caractérisant. Voici, en avant-goût de lecture, le témoignage de son éditeur :</p>
<p>« Y&#8217;a des fois où, un éditeur n&#8217;ose pas assez mettre en avant un livre qu&#8217;il vient de publier. Et pourtant, <em>La Morsure</em>, est un roman impressionnant. Délicat, il aborde au fil de ses diverses énonciations des sujets aussi variés que l&#8217;altérité, les cultures, l&#8217;amour, la haine, Dieu ou les Dieux.</p>
<p>Marc Gontard nous propose ici une littérature apaisée, passionnée. <em>La Morsure</em> nous parle du manque, de l&#8217;incompréhension, de l&#8217;animisme, du djihadisme et finalement de l&#8217;amour.</p>
<p>A travers l&#8217;histoire d&#8217;un enlèvement par des djihadistes, et d&#8217;une guérison, au Sahel, d&#8217;un absolutisme, face, finalement, à une forme de raison, c&#8217;est le portrait croisé de nos doutes. Bref, un roman et un auteur qu&#8217;il faut lire. »</p>
<p>Personnellement, je souscris, en attendant d’y revenir après la lecture.</p>
<p style="text-align: right;"><em><strong>Mansour M’henni</strong></em></p>
<p style="text-align: right;"><em><strong>Prof. ém. A l’Université Tunis El Manar, écrivain, traducteur et homme des médias)</strong></em></p>
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		<title>Au Club de la Francophonie : « Derrière la Ligne Bleue » de Amel Chérif</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Apr 2021 15:43:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoires]]></category>
		<category><![CDATA[A-Chérif]]></category>
		<category><![CDATA[Falfoul]]></category>
		<category><![CDATA[francophonie]]></category>
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					<description><![CDATA[Cette rencontre a eu lieu le mercredi 07 avril, à 15h au siège de l’Union des Ecrivains Tunisiens. D’abord, c’est M. Habib Falfoul qui présenta sa communication : « Le roman, dit-il, relate l’histoire d’une jeune fille appelée Lina, artiste-peintre, en quête d’amour, de bonheur et de plaisir, à la recherche de l’homme de sa [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv7397021824ydp355c98ccMsoNormal">Cette rencontre a eu lieu le mercredi 07 avril, à 15h au siège de l’Union des Ecrivains Tunisiens. D’abord, c’est M. Habib Falfoul qui présenta sa communication : « Le roman, dit-il, relate l’histoire d’une jeune fille appelée Lina, artiste-peintre, en quête d’amour, de bonheur et de plaisir, à la recherche de l’homme de sa vie, l’homme dont elle rêve. Celui-ci, elle ne l’a pas retrouvé chez Khalil, un jeune homme qu’elle a connu à l’université parce qu’il ne cadre pas avec ses perspectives. Lui, il est opportuniste, matérialiste, pragmatiste, où tout pour lui est subordonné à l’argent. Elle, en revanche, est idéaliste, attachée aux principes du bien, de l’honnêteté et de la droiture et prête à défendre les valeurs humaines et les causes sociales justes. Elle met fin donc à sa relation avec Khalil. Après avoir souffert d’une période de désarroi et de solitude, elle fit connaissance avec Hakim, dont le père était un grand ami du père de Lina : il est venu de France pour passer une semaine en Tunisie. C’est alors que se crée une sorte d’affinité et de conformité dans les idées, les sentiments, les aspirations et les rêves, tant ils se sont échangés des souvenirs du passé concernant leurs deux pères respectifs, qui partageaient à l’époque les mêmes idées politiques. Le père de Lina, médecin de son état, a aidé celui de Hakim persécuté alors par le pouvoir. Ce qui les rapproche chaque jour davantage. Ce roman est une histoire d’amour, plutôt l’histoire d’un amour naissant, à travers un débat entre l’amour propre et la sensualité, entre le corps et l’esprit, entre le concret et l’idéal, entre le rêve et la réalité, ce qui constitue pour Lina cette « ligne bleue », cette ligne de démarcation entre ce qui est apparent et la vérité cachée dans le cœur. L’auteure a relaté habilement le cheminement harmonieux de l’intrusion de Hakim dans le cœur de Lina dans une progression inassouvissable allant crescendo jusqu’à la conquête de son cœur. »</p>
<p class="yiv7397021824ydp355c98ccMsoNormal">Ensuite, ce fut le tour de M. Moncef Chebbi, éditeur d’Arabesques et écrivain, qui prit la parole : « Amel Chérif, la romancière, fait partie de cette élite littéraire et intellectuelle tunisienne qui permet à notre pays malgré les vicissitudes, de s’accrocher à un espoir de lendemains meilleurs ; cette élite méconnue qui alimente quotidiennement notre substrat culturel.  Une écriture riche et légère, une maitrise de la langue française, cette langue qui est notre fenêtre sur l’autre rive, sur l’Occident.  Un magnifique travail de la narratrice qui consiste à peindre des personnages attachants… »</p>
<p class="yiv7397021824ydp355c98ccMsoNormal">J’ai eu l’honneur de participer à cette rencontre par un court exposé que voici : «</p>
<p class="yiv7397021824ydp355c98ccMsoNormal"> Amel Chérif vient de publier son premier roman aux Editions Arabesques intitulé «Derrière La Ligne Bleue », un de ces livres qui peuvent émouvoir positivement ou avoir un impact bénéfique sur notre vision de la vie, des choses et des sentiments. Amel Chérif, on l’a toujours connue en tant que poétesse à la sensibilité fine et au grand talent, notamment avec ses deux recueils de poésies publiées auparavant, à savoir « Le Chemin de Corail » en 2017 et « Fragments de mémoire » en 2019 qui lui ont valu un bon succès auprès des lecteurs passionnés de poésie d’expression française.</p>
<p class="yiv7397021824ydp355c98ccMsoNormal">Si, aujourd’hui, Amel change de cap pour virer vers un autre genre littéraire, qu’est le roman, et plus précisément le roman d’amour ou sentimental, il n’en demeure pas moins que la romancière ne manque pas à sa vocation poétique, si bien que le lecteur de ce roman remarque très vite le style poétique, riche en images suggestives et en expressions métaphoriques tout au long du récit, à telle enseigne qu’on reconnaît plus la poétesse que la romancière dans ce nouvel ouvrage.</p>
<p class="yiv7397021824ydp355c98ccMsoNormal"> Disons de prime abord qu’il ne s’agit pas là d’une histoire d’amour comme celles qu’on connaît à travers les livres ou les films, pleines de tourments, de jalousies, de  larmes et de souffrances, mais plutôt d’une quête du vrai amour, d’un amour parfait, fidèle et partagé où le couple se sent surtout lié par la compatibilité des idées et des sentiments, des humeurs et des caractères. C’est en fait le parcours effectué par Lina, jeune fille de 28 ans et personnage principal du roman, artiste-peintre, d’abord avec son ami Khalil, qui ne semble pas répondre tout à fait à l’image qu’elle se fait d’une véritable relation amoureuse, et qu’elle quitte enfin puisque les deux sont de caractères incompatibles. Ensuite avec Hakim, ami de sa sœur Yasmine et son ami Malik qui résident à Paris. Hakim est donc venu en Tunisie, pour une visite de quelques jours, ce pays où son père, ami du père de Lina, a vécu en homme militant et engagé pour les droits de l’homme et qui a été persécuté à l’époque par le pouvoir en place. Peu à peu, nait entre les deux, Léna et Hakim, une certaine intimité quand chacun révèle à l’autre des vérités sur la relation ancienne de leurs parents respectifs, parlant des souvenirs avec beaucoup de nostalgie. Les histoires qu’il lui raconte lui font revivre le passé, la vie de son père, médecin de son état et au sein de sa famille. Cette rencontre semble lui redonner de l’espoir vers l’avenir, surtout que depuis sa rupture avec Khalil elle vit dans la solitude. Une sorte d’admiration pour ce visiteur commence à se manifester, aussi bien dans les sentiments que dans le comportement de Lina, d’autant plus que les gestes et les paroles de Hakim témoignent d’un attachement affectif pour la jeune fille.</p>
<p class="yiv7397021824ydp355c98ccMsoNormal">Tout semble plus clair dans les dernières pages du roman. C’est là que s’écrit toute la force du roman.  Désormais, c’est Hakim qui incarne l’amour tant recherché, tant rêvé, c’est la personne qui saura regarder avec elle dans la même direction, qui saura défendre avec elle les mêmes causes et qui affrontera avec elle toutes les épreuves. Et c’est pour cette raison que « la ligne bleue » qui jusque-là demeure inaccessible, peut dorénavant être atteinte : « Et elle sent, écrit l’auteure, se rapprocher cette ligne bleue si pleine d’amour, illusoire peut-être, mais si belle qu’elle rêve de traverser un jour avec Hakim… » Un beau roman, tout en finesse et en poésie.</p>
<p class="yiv7397021824ydp355c98ccMsoNormal" style="text-align: right;"><em>Hechmi KHALLADI</em></p>
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		<title>Poème-édito: Un 8 mars. Par Mansour M&#8217;henni</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Mar 2021 10:58:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Editos]]></category>
		<category><![CDATA[bonheur]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[fête]]></category>
		<category><![CDATA[homme]]></category>
		<category><![CDATA[valeurs]]></category>
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					<description><![CDATA[Pour ce huit mars 2021, cette Journée de la Femme, voici un poème en guise d&#8217;édito, offert à toutes les femmes pour qu&#8217;elles soient entièrement femmes, toujours grosses des vraies valeurs de l&#8217;humanité! &#160; Un huit mars Je me sens beau je me sens fier D’être un écho des voix des mères Je me sens [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-2738 alignleft" src="https://www.voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/edito-800x450.jpg" alt="" width="119" height="67" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/edito-800x450.jpg 800w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/edito-750x422.jpg 750w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/edito.jpg 1000w" sizes="auto, (max-width: 119px) 100vw, 119px" />Pour ce huit mars 2021, cette Journée de la Femme, voici un poème en guise d&#8217;édito, offert à toutes les femmes pour qu&#8217;elles soient entièrement femmes, toujours grosses des vraies valeurs de l&#8217;humanité!</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Un huit mars</strong></p>
<p>Je me sens beau je me sens fier</p>
<p>D’être un écho des voix des mères</p>
<p>Je me sens chaud de la douceur</p>
<p>Je me sens haut de la grandeur</p>
<p>Qui font danser le cœur des femmes</p>
<p>Et saliver mon fin calame</p>
<p>De la musique et de l’arôme</p>
<p>Du fol amour qui me fait homme</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>MM, Sayada, 8 mars 2021, 11h45</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>TROU-BLANC: LE FIEL DE MON TEXTE DANS LE MIEL DE SA VOIX</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Feb 2021 09:07:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Amour]]></category>
		<category><![CDATA[Henda]]></category>
		<category><![CDATA[roman]]></category>
		<category><![CDATA[texte]]></category>
		<category><![CDATA[voix]]></category>
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					<description><![CDATA[Par BADREDDINE BEN HENDA L&#8217;autre jour, l&#8217;un de mes amis m&#8217;a fait écouter des extraits de mon dernier roman, lus par une femme, et ce grâce à une réalisation technologique destinée, prioritairement je pense, aux non ou mal-voyants et à certains handicapés moteurs incapables d&#8217;accéder à la lecture autrement. Je n&#8217;en croyais pas mes oreilles [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="kvgmc6g5 cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<div dir="auto"><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-2942 alignleft" src="https://www.voixdavenir.com/ibylensu/2020/11/badr-benhenda.jpg" alt="" width="177" height="118" />Par BADREDDINE BEN HENDA</div>
</div>
<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<div dir="auto">L&#8217;autre jour, l&#8217;un de mes amis m&#8217;a fait écouter des extraits de mon dernier roman, lus par une femme, et ce grâce à une réalisation technologique destinée, prioritairement je pense, aux non ou mal-voyants et à certains handicapés moteurs incapables d&#8217;accéder à la lecture autrement. Je n&#8217;en croyais pas mes oreilles et ne reconnaissais pas mon propre texte tellement la voix qui le lisait était expressive, féminine, suave et sensuelle. Sur l&#8217;instant, elle m&#8217;a rappelé celle de Sophie Marceau accompagnant les documentaires sur la nature sauvage et le monde des animaux.</div>
</div>
<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<div dir="auto">Mon texte était cruel et décrivait l&#8217;incurie et la désolation ambiante dans une ville de l&#8217;arrière-pays tunisien. Cependant tel que lu par la femme inconnue, il se transformait en une succession de mots mélodieux, harmonieux, comme tirés de la plus belle déclaration amoureuse du monde. La voix transmuait le fiel suggéré par mes descriptions en un miel savoureux qu&#8217;on passerait la vie entière à lécher sans jamais s&#8217;en lasser.</div>
</div>
<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<div dir="auto">J&#8217;ai personnellement des amies dont les voix envoûtent n&#8217;importe lequel de leurs auditeurs. Il m&#8217;arrive de les appeler au téléphone, pas vraiment pour avoir de leurs nouvelles, mais surtout (quel vicieux je fais dans ces moments-là !) pour ouïr et jouir en les écoutant parler en musique, rire en musique, soupirer en musique, pleurer même en musique. Ah ! Si toutes ces voix lisaient ma prose et ma poésie à la manière de la femme inconnue du livre-audio !</div>
</div>
<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<div dir="auto">La lecture à haute voix est un art, je le sais. Ma voix n&#8217;est hélas pas radiophonique; je me suis plusieurs fois écouté, et c&#8217;était toujours aussi catastrophique. Dieu sait pourtant que je chante bien. Ce n&#8217;est pas la même chose, apparemment, quand on lit un texte littéraire à la radio, à la télévision, au cinéma, devant un public d&#8217;initiés. Comme dans le rapport entre un parolier et le chanteur qui interprète ses textes, l&#8217;écrivain et le poète doivent confier la lecture de leur littérature à des artistes confirmés qui savent moduler leurs voix respectives selon les inflexions du texte et sa musique interne.</div>
</div>
<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<div dir="auto">Lorsqu&#8217;elle est réussie, la lecture à haute voix embellit le texte romanesque, poétique ou même journalistique. La voix du lecteur ou de la lectrice professionnels sait procurer à l&#8217;auditeur passionné (mélomane lui-même d&#8217;une certaine façon) un orgasme tout particulier que le livre seul, que les pages et les lignes seules ne permettraient pas d&#8217;atteindre. C&#8217;est finalement un acte d&#8217;amour mutuel que la lecture à haute voix ! Un coït délicieux entre celui (ou celle) qui lit et celui (ou celle) qui écoute!</div>
</div>
<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<div dir="auto">L&#8217;autre jour, en écoutant l&#8217;enregistrement des extraits de mon roman, j&#8217;ai fait l&#8217;amour avec la voix qui les lisait et avec mon propre texte qui, sur les lèvres de la lectrice inconnue, s&#8217;offrait à moi, à mes oreilles je veux dire, comme dans une autre virginité, comme dans une affriolante nudité ! Merci à l&#8217;ami et merci mille fois à la voix que ce dernier m&#8217;a permis de percevoir et d&#8217;étreindre le temps de quelques extraits littéraires choisis !</div>
</div>
<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<div dir="auto"></div>
</div>
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		<title>Chronique : Année qui vient, que nous apporteras-tu ? Par Mansour M’henni</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Dec 2020 20:41:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[An]]></category>
		<category><![CDATA[conversation]]></category>
		<category><![CDATA[fin]]></category>
		<category><![CDATA[nouveau]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
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					<description><![CDATA[Je ne sais pas pourquoi, à la fin de chaque année qui part et dans l’attente d’une année qui vient, me reviennent avec insistance deux citations poétiques, l’une d’Al-Moutanabbi et l’autre de Lamartine, l’une sous forme de constat et l’autre d’interrogation ! « Aïd, dans quel état nous reviens-tu Aïd ? / Dans ton état passé ou du [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-2770 alignleft" src="https://www.voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/mansour-mhenni.jpg" alt="" width="88" height="120" />Je ne sais pas pourquoi, à la fin de chaque année qui part et dans l’attente d’une année qui vient, me reviennent avec insistance deux citations poétiques, l’une d’Al-Moutanabbi et l’autre de Lamartine, l’une sous forme de constat et l’autre d’interrogation !</p>
<p>« Aïd, dans quel état nous reviens-tu Aïd ? / Dans ton état passé ou du nouveau te guide ? » (&#8220;عيد بأية حال عدت يا عيد / بما مضى أم بأمر فيك تجديد&#8221;), se demandait celui que d’aucuns considèrent comme « le plus grand poète arabe de tous les temps ». Quant au premier romantique reconnu, il a écrit : « Ô lac ! l&#8217;année à peine a fini sa carrière, / Et près des flots chéris qu&#8217;elle devait revoir, / Regarde ! je viens seul m&#8217;asseoir sur cette pierre / Où tu la vis s&#8217;asseoir ! ». Je voudrais ici transposer la strophe des <em>Méditations poétiques</em> dans le contexte actuel et en rapport à la Tunisie qui prendrait ici la place de la femme aimée. Si celle-ci est morte dans le poème, ma patrie me fait signe d’encourir le même risque si ses enfants continuent d’être cyniquement inattentifs à sa santé. Moi aussi, comme un bon petit nombre d’amoureux en détresse, je m’inquiète pour l’avenir incertain de notre pays et cela me réduit à une insoutenable solitude.</p>
<p>Pourquoi et comment en sommes-nous arrivés à cet état de délabrement général, déchiquetant nous-mêmes le corps et l’âme de notre terre-mère dans les tiraillement fanatiques et égoïstes qui animent nos acteurs politiques et la plupart de nos responsables ? Pourquoi chacun veut-il passer pour le prophète de la vérité et le philosophe de la sagesse, quand ce n’est pas pour Dieu lui-même, et reste-t-il sourd et insensible aux souffrances, aux doléances, aux idées et aux propositions d’autrui. Messieurs-Dames du pouvoir, quelles que soient l’intelligence et les compétences que vous croyez avoir, elles ne peuvent être que relatives, et une idée du plus simple des citoyens peut avoir plus de pertinence que toutes vos idéologies empruntées et que toutes vos rhétoriques pernicieuses. De la modestie, de l’humilité, de la mesure ! Cela ne ferait que du bien à tout le monde. Apprenez à converser plutôt qu’à dialoguer dans une farce de sourd ! Pensez à collaborer avant de vous opposer ! Je crois que vous avez une conception maladive et destructive de l’opposition, de la gouvernance aussi. De ce point de vue où je me place, je ne peux que me reconnaître dans l’inquiétude interrogative d’Al-Moutanabbi, exaspéré par l’état présent et sceptique quant à un changement à venir.</p>
<p>Il y a certes une voie suggérée dans « Le Lac », le nôtre et celui des autres, par la voix « des accents inconnus à la terre », la voie de l’amour : « Aimons donc, aimons donc ! de l&#8217;heure fugitive, / Hâtons-nous, jouissons ! / L&#8217;homme n&#8217;a point de port, le temps n&#8217;a point de rive ; / Il coule, et nous passons ! » Mais qui entend encore l’amour de cette façon, celui de l’altérité, de la solidarité et de la quête du bonheur pour tous ? Il semble qu’on n’en retienne aujourd’hui que la part de soi, exclusivement sienne, plus égoïste et plus égocentrique que jamais, avec la pensée convaincue que « tout le reste est littérature » !</p>
<p>Chers concitoyens où que vous soyez et qui que vous soyez, aimes-vous les uns les autres d’abord pour pouvoir vous aimer vous-mêmes sereinement, dans la conscience satisfaite de s’être acquittée de son devoir de citoyenneté dans les valeurs nobles de l’humanité ! Et que cet amour ait un symbole pour vous et un repère, cet ensemble unitaire qui vous rassemble, sans effacer vos différences mais en en faisant une richesse, cette belle entité qu’on appelle une Patrie, fière d’être ce qu’elle est et ne se refusant guère à son rôle dans une pensée et une éthique du progrès et de l’universalité !</p>
<p><em>(Publié aussi sur jawharafm.net)</em></p>
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