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	<title>ARP &#8211; Questions et Concepts d’Avenir</title>
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		<title>Chronique : Le Président de la République met l’ARP dans le Musée de l’histoire.  Par Mansour M’henni</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Oct 2021 10:18:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[Le lundi 11 octobre 2021 restera certainement comme une journée mémorable de l’histoire de la Tunisie contemporaine, comme le 25 juillet 2021, non seulement par l’investiture (le mot peut paraître impropre, cependant il est utilisé ici à bon escient) du nouveau gouvernement, mais aussi par un acte d’une haute signification et d’une symbolique particulière dans [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img decoding="async" class="size-full wp-image-2770 alignleft" src="https://www.voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/mansour-mhenni.jpg" alt="" width="136" height="185" />Le lundi 11 octobre 2021 restera certainement comme une journée mémorable de l’histoire de la Tunisie contemporaine, comme le 25 juillet 2021, non seulement par l’investiture (le mot peut paraître impropre, cependant il est utilisé ici à bon escient) du nouveau gouvernement, mais aussi par un acte d’une haute signification et d’une symbolique particulière dans la stratégie politique envisagée par le Président de la République, Kaïs Saïed. C’est le commentaire, photos à l’appui, dans l’allocution présidentielle portant sur l’ARP et ses déboires.</p>
<p>Concernant le nouveau gouvernement, on se contenterait de lui accorder un préjugé favorable sur la base surtout de plusieurs éléments tenant à l’indépendance et à la propreté apparentes de ses membres et soulignées par plusieurs témoins, sur la base aussi d’un courage et d’un engagement manifestes se traduisant au moins par l’acceptation de responsabilités très lourdes dans des conditions très peu favorables. En tout cas, l’allocution de la présidente du Gouvernement (qu’il paraît possible de doter de ce titre, malgré la nature franchement présidentielle de la gouvernance de l’exception transitionnelle) s’inscrit explicitement dans les principales attentes populaires et, le soutien citoyen aidant, il est possible d’espère un redressement de la situation par ce nouveau gouvernement, sous la tutelle du premier responsable, le Président de la République.</p>
<p>D’aucuns contesteraient le terme ici employé d’investiture, au moins pour non intervention du parlement dans la validation du gouvernement. Or la réponse nous paraît inhérente à l’allocution présidentielle où il est explicitement précisé (ou presque) qu’il y aura un parlement, mais non celui qu’on avait jusqu’au 25 juillet 2021.</p>
<p>Ce message nous a semblé lisible dans le commentaire du Président faisant état de comportements « honteux » du parlement gelé, détourné de tout ce qui concerne les citoyens qu’il est censé représenter, pour des intérêts personnels ou des manigances conflictuelles. Le grand désastre étant perceptible au sang qui a coulé dans le parlement sans qu’aucune décision idoine soit prise en conséquence. Mais le plus intéressant à relever, c’est sans doute le défilement, dans les mains du président et suivi par la caméra, de photos illustrant les propos du locuteur et donnant une idée de « l’horreur » des scènes de violence rappelées ayant eu lieu en pleines réunions de l’ARP. Certes, ce défilement d’images aurait une portée argumentative qui pourrait même rejoindre les propos d’après sur le comportement scandaleux d’un ex-président, tenant à la présidence par un fil quasi-fictif, qui avait appelé les amis de la Tunisie à intervenir dans son pays pour lui arranger un pouvoir à sa convenance.</p>
<p>Mais ce défilement iconique nous semble signifier, dans l’esprit du Président, que l’ARP relèvera désormais du passé révolu, trouvant certes sa place dans un musée en tant qu’objet d’archives, mais nullement en tant qu’institution vivante et active dans le temps présent. Ce serait donc comme une exposition préalable à la fixation de ces images dans le musée, pour l’enseignement des citoyens ; elle leur dirait qu’il faut bien se garder d’élire n’importe qui dans une institution représentative, au nom de la démocratie, sans quoi celle-ci serait plus grave et plus préjudiciable pour ses intérêts qu’une dictature, effective ou considérée comme telle.</p>
<p>Message reçu, Monsieur le Président ; mais nous attendons l’issue de l’état d’exception, avec une vraie démocratie qui n’aurait rien à voir avec la dictature ni avec une démocratie déformée soit par mauvaise représentativité, soit par trop de populisme conduisant à l’anarchie.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Chronique : Deux points marqués par la présidence de la République</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Feb 2021 10:14:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Pensées]]></category>
		<category><![CDATA[concurrence]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernement]]></category>
		<category><![CDATA[Présidence]]></category>
		<category><![CDATA[Qatar]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Par Mansour M’henni</p>
<p><img decoding="async" class="alignnone  wp-image-2738" src="https://www.voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/edito-800x450.jpg" alt="" width="155" height="87" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/edito-800x450.jpg 800w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/edito-750x422.jpg 750w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/edito.jpg 1000w" sizes="(max-width: 155px) 100vw, 155px" /></p>
<p>Tout semble se dérouler aujourd’hui sur un arrière-fond de bras de fer politique au sein de notre trinité présidentielle, apparemment allergique à toute idée d’unité, au moins depuis un remaniement ministériel bloqué au nom d’une fort discutable (anti-)constitutionalité. De fait, les Tunisiens ont finalement compris que la constitution est le dernier souci des gouvernants et qu’elle ne leur sert que d’instrument pour asseoir leur pouvoir, à la façon dont ils le voient et non à la façon dont ils devraient le concevoir en étroite relation aux intérêts de leur peuple et de ses aspirations.</p>
<p>Bref, on continuera de suivre ce feuilleton de notre gouvernement comme nous suivons celui de Harim Sultan (un modèle de la gouvernance meurtrière) et autres feuilletons qui, après une offre financièrement alléchante camouflant à peine d’autres rentes aux fournisseurs, risquent de donner à bail nos entreprises médiatiques et même nos établissements d’intérêt public. Nos politiciens attitrés ou faisant fonction y joueraient les héros et nous, notre éternel et immuable statut de comparses et de spectateurs, « insensibles à toute mélodie et à toute lamentation ».</p>
<p>Mais sur cet arrière-fond de « coquetage » et de caquetage pseudo-politiques, deux informations retiennent l’attention : l’une liée à l’intention de mise en application de la peine capitale sur un jeune citoyen tunisien au Qatar, l’autre ayant trait au généreux geste chinois consenti pour la Tunisie consistant en un don gratuit de cent mille vaccins contre la covid 19 et n’attendant que la disponibilité et l’exécution du fret pour nous parvenir.</p>
<p>Il est à préciser que le premier cas relève de la perception relative de la justice d’une société à l’autre, et particulièrement de l’idée, des convictions et des lois ayant trait à la notion de « peine capitale », entre la condamnation à mort vue comme une pure justice, étroitement liée à la loi du talion sans doute, et celle la considérant comme un acte inhumain car consacrant un sentiment de désespoir fatal quant à l’humanité de l’être humain. Entre les deux, il y a certes des baux d’histoire, mais il y a aussi une grande distance entre les intelligences culturelles et civilisationnelles. Au final, la question est gérée au nom de la spécificité et du droit à la différence, non sans mettre la pensée humaniste dans un malaise de sa rationalité.</p>
<p>Mais pour notre propos, ici et maintenant, force est de souligner que l’intervention du Président de la République auprès de son homologue qatari, pour lui demander de reporter l’exécution du condamné, s’inscrit bien dans une tentative de remédier à l’urgence, mais qu’elle n’est pas étrangère à notre inoubliable bras de fer politique. En effet, depuis un certain temps déjà, depuis une circonstance funèbre, le Président s’est mis à creuser sous les fondements de l’alliance historique entre Ennahdha et le Qatar, d’autant plus que, dans ce cas précis, c’est apparemment le parti du président de l’ARP, ou au moins un de ses représentants, qui conduisait la défense de l’inculpé. Voilà donc un point de marqué par le Président de la République, sur son propre terrain, celui de la diplomatie.</p>
<p>Cependant, cela nous rappelle aussi les deux visites en France, davantage de concurrence que de consonance : celle du président de la République et celle du président du Gouvernement. Beaucoup d’encre à coulé en commentaires de ces visites, mais on les rappellerait aujourd’hui pour souligner encore l’esprit d’entreprise de Kaïs Saïed cherchant à prendre le pas, en son terrain propre, sur les interventions répétées de ses concurrents politiques cherchant à l’y devancer. L’annonce, par la présidence de la République, d’un important don chinois de vaccins contre la covid, promis pour très tôt, marque un nouveau point au profit du « Chef de l’exécutif » de notre pays. Elle chercherait à mettre à nu un manquement gouvernemental pallié, dans son esprit, par la « vraie », « l’unique » et la « légitime » présidence de l’exécutif.</p>
<p>En définitive, force est de reconnaître que la présidence de la République est en train de marquer des points dans le camp de ses « adversaires » politiques. Le résultat est aussi relativement favorable à la Tunisie. Mais l’important, ne serait-ce pas, d’un côté comme de l’autre, de transformer la concurrence égocentrique en une émulation pour l’intérêt commun et de réinitier la programmation et l’action de gouvernance sur la rationalité et la sérénité de la conversation et sur la fédération des énergies pour le développement et le bien-être partagés ?</p>
<p>Pour ce faire, il faudrait de nombreuses qualités intellectuelles et morales, autrement dit une commune plateforme éthique ; mais il faudra surtout beaucoup d’humilité.</p>
<p><em>(Publié aussi dans jawharafm.net)</em></p>
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