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	<title>arts &#8211; Questions et Concepts d’Avenir</title>
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	<title>arts &#8211; Questions et Concepts d’Avenir</title>
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		<title>Chronique : Poésie et société aujourd’hui. Par Mansour M’henni</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 25 May 2024 16:05:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Associations]]></category>
		<category><![CDATA[Histoires]]></category>
		<category><![CDATA[arts]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
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					<description><![CDATA[Un périple académique et culturel m’a conduit à Paris et au Maroc (Fès et Mohammedia), à partir de ma Tunisie et vers elle, et m’a permis de plonger profondément dans des interrogations liées à cette articulation persistante entre le scientifique, le culturel et l’associatif. En effet, j’ai la ferme conviction que ces derniers constituent les [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Un périple académique et culturel m’a conduit à Paris et au Maroc (Fès et Mohammedia), à partir de ma Tunisie et vers elle, et m’a permis de plonger profondément dans des interrogations liées à cette articulation persistante entre le scientifique, le culturel et l’associatif. En effet, j’ai la ferme conviction que ces derniers constituent les trois sommets cuisants du triangle de l’action citoyenne et je ne cesserai d’œuvrer à servir au mieux cette forme d’engagement désormais la mienne plus que toute autre.</p>
<p>Aujourd’hui je m’attarde un peu au problème de la poésie en société, à partir de deux rencontres qui m’ont semblé valoir la peine qu’on y pense et qu’on en converse. La première est une rencontre régulière autour de la poésie dans une petite salle aménagée dans un café nommé « Café de Paris », au 11° arrondissement. Réunissant des poètes et des poétesses volontaires, de tous âges et de tous genres, dans une convivialité et une sympathie naturelles, cette activité pilotée par la poétesse Geneviève Guevara, a donné l’occasion de discuter de son œuvre avec le public et de lire des extraits de sa poésie, à la Tunisienne Faouzia Dhifallah ; elle a ajouté aussi un argument, s’il en faut, à la célèbre assertion d’Isidore Ducasse, alias comte de Lautréamont : « La poésie doit être faite par tous ». Ainsi, cette association d’un café public à une activité régulière de poésie est de nature à nous interpeller sur le besoin de revoir notre action culturelle pour lui ouvrir de nouvelles voies vers l’appréciation et de nouvelles voix de l’expression.</p>
<p style="text-align: center;"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-5917" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/05/faouzia-paris-800x360.jpg" alt="" width="800" height="360" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/05/faouzia-paris-800x360.jpg 800w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/05/faouzia-paris-750x338.jpg 750w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/05/faouzia-paris.jpg 1000w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></p>
<p>La seconde consiste en une dynamique culturelle de la société civile et l’espace universitaire, concrétisée par la coopération et le partenariat au profit d’interrogations variées autour de la poésie, à la fois dans son rapport à l’écriture et à la création artistique en général, ainsi qu’à son interaction à la société et à son mouvement d’évolution. C’est ainsi que la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l’EUROMED-Fès (Maroc) s’est penchée sur la question des interculturalités méditerranéennes dans un colloque du 24 mai 2024 auquel elle choisi un Tunisien comme invité d’honneur et auteur de la conférence d’ouverture. Mais au-delà de la profondeur des analyses menées en trois langues (français, espagnol et anglais), on n’est pas insensible à la quantité d’expositions d’œuvres plastiques couvrant presque tous les murs intérieurs de l’établissement, tous produits par les étudiants, en activités parallèles à leurs formations dans les différentes filières de l’Université. C’est ainsi aussi que la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de Saïs-Fès a rendu hommage à un de ses importants poètes, Mohamed Al-Ach’ari, et a invité des chercheurs spécialistes à interroger la dialectique de poétique et du narratif dans son œuvre de création, le temps d’une demi-journée. Trois autres demi-journées ont été conscrée à l’examen du rapport entre la poésie et le récit. Là aussi une exposition de deux peintres a meublé l’espace, ainsi qu’une conférence, deux jours plus tard, donnée par le même invité tunisien de l’UROMED, sur le rapport entre « Méditerranéité et Nouvelle Brachylogie », deux concepts dont il est le principal promoteur, sinon l’initiateur.</p>
<p><img decoding="async" class="wp-image-5919 alignleft" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/05/poesie-pour-tous-Paris-800x1063.jpg" alt="" width="288" height="382" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/05/poesie-pour-tous-Paris-800x1063.jpg 800w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/05/poesie-pour-tous-Paris-1160x1541.jpg 1160w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/05/poesie-pour-tous-Paris-1157x1536.jpg 1157w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/05/poesie-pour-tous-Paris-750x996.jpg 750w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/05/poesie-pour-tous-Paris-1140x1514.jpg 1140w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/05/poesie-pour-tous-Paris.jpg 1536w" sizes="(max-width: 288px) 100vw, 288px" /></p>
<p><img decoding="async" class="alignnone  wp-image-5921" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/05/med-euromed-800x1063.jpg" alt="" width="287" height="382" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/05/med-euromed-800x1063.jpg 800w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/05/med-euromed-1160x1541.jpg 1160w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/05/med-euromed-1157x1536.jpg 1157w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/05/med-euromed-750x996.jpg 750w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/05/med-euromed-1140x1514.jpg 1140w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/05/med-euromed.jpg 1536w" sizes="(max-width: 287px) 100vw, 287px" /></p>
<p>Le besoin d’évoquer ces activités académiques et culturelles est mû par le sentiment qu’une lourde responsabilité incombe aux intellectuels et à tous les citoyens, la main dans la main, pour aider à sauver l’avenir des dérapages possibles en cours de la course pour le progrès. En Tunisie aussi, comme en France ou au Maroc, ici cités, mais aussi d’autres pays, ces types d’activités académiques et culturelles continuent au prix de plusieurs sacrifices consentis par des personnes et par des composantes de la société civile, surtout les associations académiques et culturelles. Pais, rappelons-le pour insister, les associations peinent à réussir leurs programmes et à réaliser leurs objectifs en raison de contraintes dont les intentions sont peut-être bonnes, mais dont l’impact peut être néfaste si on ne rationalise pas leur mise en application.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone  wp-image-5920" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/05/poesie-FLSHFes-800x1063.jpg" alt="" width="459" height="610" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/05/poesie-FLSHFes-800x1063.jpg 800w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/05/poesie-FLSHFes-1160x1541.jpg 1160w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/05/poesie-FLSHFes-1157x1536.jpg 1157w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/05/poesie-FLSHFes-750x996.jpg 750w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/05/poesie-FLSHFes-1140x1514.jpg 1140w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/05/poesie-FLSHFes.jpg 1536w" sizes="auto, (max-width: 459px) 100vw, 459px" /></p>
<p>Continuons au moins d’en parler, jusqu’à nous entendre sur la stratégie idoine pour sauver l’éthique et la pratique de l’action culturelle et scientifique des associations.</p>
<p>(<em>Publié aussi sur jawharafm.net</em>)</p>
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		<item>
		<title>Événement : La deuxième édition de « UTM Phare des Cultures »</title>
		<link>https://voixdavenir.com/evenement-la-deuxieme-edition-de-utm-phare-des-cultures/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 18 Feb 2024 21:04:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[diversité]]></category>
		<category><![CDATA[étudiants]]></category>
		<category><![CDATA[événement]]></category>
		<category><![CDATA[UTM]]></category>
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					<description><![CDATA[L’Université de Tunis El Manar organise, le mercredi 21 février 2024 à partir de 9h, la deuxième édition de « UTM Phare des Cultures », qui se tiendra au Campus Universitaire Farhat Hached de l&#8217;Université de Tunis El Manar. C’est une belle occasion pour découvrir des expositions et des performances artistiques et culturelles captivantes. Les [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L’Université de Tunis El Manar organise, le mercredi 21 février 2024 à partir de 9h, la deuxième édition de « <strong>UTM Phare des Cultures</strong> », qui se tiendra au Campus Universitaire Farhat Hached<br />
de l&#8217;Université de Tunis El Manar.</p>
<p>C’est une belle occasion pour découvrir des expositions et des performances artistiques et culturelles captivantes. Les étudiants internationaux auront des stands où ils partageront la beauté de leur patrimoine, mettant en lumière leurs traditions, leur art, leur musique, leur danse, et bien plus encore.</p>
<p>Cette célébration permettra à chacun de partager sa vision des traditions et des valeurs culturelles qui le motivent, favorisant ainsi la compréhension mutuelle entre les communautés internationales de l&#8217;Université de Tunis El Manar.</p>
<p>(Source : UTM)</p>
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		<title>10ème Forum international Kateb Yacine à Guelma: &#8220;La Rencontre&#8221;</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Oct 2023 07:14:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Associations]]></category>
		<category><![CDATA[Pensées]]></category>
		<category><![CDATA[forum]]></category>
		<category><![CDATA[Guelma]]></category>
		<category><![CDATA[Kateb]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
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					<description><![CDATA[La 10ème édition du Forum international sur l’œuvre de Kateb Yacine se tiendra du 27 au 30 octobre au  Centre culturel islamique Boulouh-Moubarek de Guelma. Organisé en partenariat avec la Coordination internationale des recherches et études brachylogiques (CIREB-Paris), cet évènement coïncide avec  34ème anniversaire de la mort du célèbre auteur. Ayant pour thème « La rencontre », [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La 10ème édition du Forum international sur l’œuvre de Kateb Yacine se tiendra du 27 au 30 octobre au  Centre culturel islamique Boulouh-Moubarek de Guelma. Organisé en partenariat avec la Coordination internationale des recherches et études brachylogiques (CIREB-Paris), cet évènement coïncide avec  34ème anniversaire de la mort du célèbre auteur.</p>
<p>Ayant pour thème « La rencontre », le forum verra la participation de spécialistes venus d’universités d’Algérie, d’Italie, de France, de Tunisie et du Sénégal.</p>
<p>Au programme de l’évènement : conférences, représentations théâtrales, séances de dédicace de plusieurs ouvrages spécialisés et tournoi sportif.</p>
<p>Ci-joint le programme:</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-5476" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/10/FIKY-10-Guelma-800x1660.jpg" alt="" width="800" height="1660" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/10/FIKY-10-Guelma-800x1660.jpg 800w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/10/FIKY-10-Guelma-740x1536.jpg 740w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/10/FIKY-10-Guelma-750x1556.jpg 750w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/10/FIKY-10-Guelma.jpg 987w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /></p>
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		<item>
		<title>Au Palais Kheireddine : Hommage à l’artiste Alia Kateb</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Mar 2023 11:06:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Alia Kateb]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[plastiques]]></category>
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					<description><![CDATA[Au cours d’une sympathique cérémonie en présence d’un nombre d’artistes plasticiens, un vif hommage a été rendu ce jour de vendredi 10 mars à l’artiste Alia Kateb. L&#8217;émotion et la joie étaient fortement visibles chez les nombreux présents à cette cérémonie organisée au Palais Kheireddine par l’UAPT. Un hommage à la virtuosité de cette artiste [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Au cours d’une sympathique cérémonie en présence d’un nombre d’artistes plasticiens, un vif hommage a été rendu ce jour de vendredi 10 mars à l’artiste Alia Kateb. L&#8217;émotion et la joie étaient fortement visibles chez les nombreux présents à cette cérémonie organisée au Palais Kheireddine par l’UAPT. Un hommage à la virtuosité de cette artiste qui a passé plus de 30 ans à la peinture mais surtout à l’ensemble de ses œuvres qui reflètent une fine sensibilité et une imagination débordante dont elle a le secret. Bon nombre de passionnés des arts plastiques ont fait le déplacement pour ne pas manquer cet événement important.</p>
<p>Artistes, représentants d&#8217;institutions culturelles, passionnés des arts étaient tous présents pour honorer cette artiste talentueuse qui a marqué d&#8217;une empreinte indélébile l&#8217;art pictural tunisien. Si les différentes expositions de notre artiste ont connu un franc succès d’habitude auprès du public et dans la sphère artistique, ce jour-là, c’était un événement tout particulier qui constitue un témoignage de reconnaissance aussi bien de la qualité personnelle de l’artiste, de sa bonté et de sa générosité de cœur et d’esprit que de la valeur de ses différentes créations artistiques.</p>
<p>Lors de la cérémonie, le Président de l’UAPT a pris la parole pour dire quelques mots autour de cette femme-artiste, autour de son parcours et de son œuvre. Mais si quelqu’un peut parler de Alia Kateb, c’est bien elle et c’est avec une infinie tendresse qu’elle nous a exprimé sa joie d’être choisie par l’Union des Artistes Plasticiens Tunisiens pour être honorée en cette ouverture de l’exposition annuelle qui se tient à l’occasion du « Mois National des Arts Plastiques ». Elle nous a décrit sa démarche artistique en ces termes : « je peins avec mon cœur tout est spontané, jamais programmé. Le thème des tableaux est commandé par l’instinct, le pinceau prend la place de mon humeur du moment, il peut être très gai ou sombre selon la situation. Ce que je voudrais dire en écrivant je le peins au pinceau, et chaque fois, c&#8217;est une nouvelle histoire de ma vie… »</p>
<p>Cet hommage amplement mérité par notre artiste vient après une longue carrière de plus de quarante ans parsemée de succès et de rayonnement dans la sphère artistique. Durant son parcours Alia Kateb a essaimé ses œuvres un peu partout aussi bien en Tunisie qu’à l’étranger (France, Etats-Unis, Canada…), dans des galeries régionales ou de la capitale et lors des expositions personnelles ou collectives. L’artiste, étant prise de la fièvre de l’art dès sa prime jeunesse, elle éprouve encore et toujours le plaisir de jouer avec le pinceau, les couleurs, les formes, les ombres et les lumières. Alya Kateb est une artiste de grand talent et ses œuvres traduisent sa grande passion pour l’art. Ne cessant de se renouveler, elle nous offre toujours le meilleur d’elle-même.</p>
<p>Hechmi KHALLADI</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<item>
		<title>Le premier « Dictionnaire de la terminologie des arts visuels » dans le monde arabe</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 18 Jul 2021 15:21:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Pensées]]></category>
		<category><![CDATA[Ben Ameur]]></category>
		<category><![CDATA[Dictionnaire]]></category>
		<category><![CDATA[inédit]]></category>
		<category><![CDATA[monde arabe]]></category>
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					<description><![CDATA[Pour la première fois dans le monde arabe :  Sami Ben Ameur publie son « Dictionnaire de la terminologie des arts visuels »      Le savoir artistique par ordre alphabétique La bibliothèque artistique tunisienne vient de s’enrichir d’un nouvel ouvrage pléthorique : « Dictionnaire des termes d’arts visuels » signé Sami Ben Ameur et édité par « Dar El Mokaddima » pour [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv7754717620ydp3670fd68MsoNormal" style="text-align: center;"><strong>Pour la première fois dans le monde arabe :</strong></p>
<p class="yiv7754717620ydp3670fd68MsoNormal" style="text-align: center;"><strong><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-4033 alignleft" src="https://www.voixdavenir.com/ibylensu/2021/07/sami-ben-ameur.jpg" alt="" width="332" height="332" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/07/sami-ben-ameur.jpg 500w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/07/sami-ben-ameur-75x75.jpg 75w" sizes="auto, (max-width: 332px) 100vw, 332px" /> Sami Ben Ameur publie son </strong></p>
<p class="yiv7754717620ydp3670fd68MsoNormal" style="text-align: center;"><strong>« Dictionnaire de la terminologie des arts visuels »</strong></p>
<p class="yiv7754717620ydp3670fd68MsoNormal" style="text-align: center;"><strong>     Le savoir artistique par ordre alphabétique</strong></p>
<p class="yiv7754717620ydp3670fd68MsoNormal">La bibliothèque artistique tunisienne vient de s’enrichir d’un nouvel ouvrage pléthorique : « Dictionnaire des termes d’arts visuels » signé Sami Ben Ameur et édité par « Dar El Mokaddima » pour l’Edition et la Distribution. C&#8217;est un gros volume de 760 pages, qui constitue l’aboutissement des expériences artistiques et des recherches académiques effectuées durant plusieurs décennies par l’auteur. C’est aussi le couronnement d’une vie consacrée au monde des arts. C&#8217;est une réalisation scientifique pionnière dans la culture plastique et visuelle arabe. Ce livre a été mis en vente pour la première fois lors de la 3è session de la Foire du Livre Tunisien organisée récemment à la Cité de la Culture où il a fait l’objet d’une séance de dédicace.</p>
<p class="yiv7754717620ydp3670fd68MsoNormal">Sami Ben Ameur est professeur d’enseignement supérieur à l’Institut Supérieur des Beaux-Arts de Tunis. Il est artiste-peintre et chercheur à la fois, ayant à son actif un grand nombre d’expositions personnelles et collectives en Tunisie et à l’étranger. Il a occupé plusieurs postes éminents en matière d’art à l’échelle nationale et internationale. Il a publié plusieurs articles dans différentes revues artistiques et journaux nationaux, organisé plusieurs colloques scientifiques dans le cadre de l&#8217;Union Tunisienne des Artistes Plasticiens et au sein de la Fédération Tunisienne des Arts Plastiques où il a donné de nombreuses conférences sur des questions relevant des arts plastiques, en sa qualité de grand connaisseur de l’histoire de l’art, des problèmes actuels des arts et des artistes en Tunisie et dans le monde arabe.</p>
<p class="yiv7754717620ydp3670fd68MsoNormal">Ce nouvel ouvrage contribuera à l&#8217;enrichissement de la recherche académique sur la scène des arts visuels aussi bien en Tunisie que dans le monde arabe. Aussi peut-on le considérer comme une référence essentielle pour les étudiants des écoles de beaux-arts dans la mesure où il pourra les aider dans leurs recherches artistiques. Le livre, introduit par deux universitaires éminents, Habib Bida et Habib Sidhom, aborde 125 termes divers en rapport avec les arts visuels, toutes tendances confondues. Dans ce dictionnaire, l’auteur propose « une nouvelle lecture qui aborde les pratiques artistiques en région arabe, spécifiquement en Tunisie, sur la base de témoignages des artistes évoqués aussi bien qu&#8217;une lecture dans l&#8217;œuvre artistique de chacun d&#8217;eux. »</p>
<p class="yiv7754717620ydp3670fd68MsoNormal">Un outil durable et serviable auquel les passionnés des arts, qu’ils soient avérés ou néophytes, pourront revenir à tout moment pour vérifier la signification d’un terme artistique ou les caractéristiques d’un courant pictural déterminé, chercher une référence historique sur l’origine d’un concept ou encore s&#8217;éclairer sur un point quelconque concernant les arts classiques, modernes ou contemporains.</p>
<p class="yiv7754717620ydp3670fd68MsoNormal" style="text-align: right;"><em>Hechmi KHALLADI</em></p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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		<item>
		<title>Colloque de la FTAP: L&#8217;art contemporain entre contenus et techniques</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Jun 2021 21:14:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[colloque]]></category>
		<category><![CDATA[contenu]]></category>
		<category><![CDATA[FTAP]]></category>
		<category><![CDATA[Sousse]]></category>
		<category><![CDATA[technique]]></category>
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					<description><![CDATA[Colloque de la Fédération Tunisienne des Arts Plastiques (Sousse, les 19 et 20 juin) La FTAP a tenu le samedi 19 et le dimanche 20 juin, au Complexe Culturel Ali Douagi. à Sousse, un colloque intitulé « L&#8217;art contemporain entre contenus et techniques » sous l’égide du Ministère de la Culture et avec la collaboration du [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv0786182744ydpf721756MsoNormal">Colloque de la Fédération Tunisienne des Arts Plastiques (Sousse, les 19 et 20 juin)</p>
<p class="yiv0786182744ydpf721756MsoNormal">La FTAP a tenu le samedi 19 et le dimanche 20 juin, au Complexe Culturel Ali Douagi. à Sousse, un colloque intitulé « L&#8217;art contemporain entre contenus et techniques » sous l’égide du Ministère de la Culture et avec la collaboration du Commissariat Culturel Régional.</p>
<p class="yiv0786182744ydpf721756MsoNormal">Ce colloque est caractérisé par un programme bien fourni et plusieurs interventions assurées par des professeurs et des spécialistes des arts plastiques. Nous remarquons que dans ce colloque les participants sont venus de plusieurs universités du pays, de Tunis, de Sousse, de Jendouba, de Monastir, de Sfax, de Kairouan et de Gabès et que 80% des intervenants sont jeunes. Un public averti, formé d’artistes, d’étudiants et de journalistes, a assisté à ce colloque et a pris part aux discussions.</p>
<p class="yiv0786182744ydpf721756MsoNormal">Pendant deux journées, les travaux se sont déroulés sans relâche et les conférenciers se sont relayés pour présenter le fruit de leurs recherches concernant les nouvelles techniques employées dans la création artistique contemporaine, avec des projections en vidéo à l’appui.</p>
<p class="yiv0786182744ydpf721756MsoNormal">Les thèmes abordés sont multiples : les uns ont parlé du contenu des arts contemporains en Tunisie et à l’étranger ; d’autres ont présenté les nouvelles techniques adoptées par les artistes contemporains dans leurs travaux.</p>
<p class="yiv0786182744ydpf721756MsoNormal">On peut citer, à titre d’exemples, la communication de Ali Habib Frioui, de l’Université de Sfax intitulée : « l&#8217;inflexion dans l&#8217;art numérique et la crise de l&#8217;œuvre d&#8217;art : la décadence de l&#8217;image et la folie de la vision », suivie de celle de Meriem Ben Ammar de l’Université de Sousse, sur « Le sublime dans l&#8217;esthétique et la pratique de l&#8217;art contemporain : l&#8217;art numérique comme modèle ».</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-3901" src="https://www.voixdavenir.com/ibylensu/2021/06/COLLOQUE-01.jpg" alt="" width="640" height="360" /></p>
<p class="yiv0786182744ydpf721756MsoNormal">D’autres communications ont eu lieu, comme celle de Farid Arfaoui, de l’Université de Tunis, sur « la situation difficile de l’art plastique contemporain : une proposition terne et gélatineuse dans le discours esthétique ». Une autre, signée Oumeima Ben Hamza, de l’Université de Sousse, sur les « Technologies numériques et créations plastiques contemporaines en céramique ». Une autre étude a été présentée par Imène Aloui, de l’Université de Monastir, sur les « Plasticiennes féminines contemporaines en Tunisie et l&#8217;émergence technique de l&#8217;œuvre artistique »</p>
<p class="yiv0786182744ydpf721756MsoNormal">On peut citer également la communication de l’artiste-plasticienne, Wissal Ben Slimane, présidente de la FTAP où il s’agit de « discours de la contemporanéité dans la plasticité tunisienne entre la pensée et l’outil : l&#8217;expérience de l&#8217;artiste tunisienne Nadia Jlassi comme exemple ». De même, Kmar Rokki, de l’Université de Tunis, a présenté son exposé sur « La polémique de l’art contemporain à l’essor des technologies interactives : penser l’incorporel », suivi d’un autre exposé donné par Narjess Challouf, de l’Université de Sousse autour de « la vidéo selfie comme une matière plastique » accompagnée d’une séquence vidéo réalisée par elle-même à Paris. Egalement, Abdelkarim Kraiem a présenté son exposé intitulé «Acculturation numérique dans la sculpture contemporaine en Tunisie : une lecture des œuvres de Mona Hafeez Abbas ».</p>
<p class="yiv0786182744ydpf721756MsoNormal">Toutes les communications ont été suivies par des discussions aussi bien intéressantes que passionnantes. Nous remercions la FTAP qui accorde un grand intérêt aux arts plastiques et qui tient beaucoup à l’information dans ce domaine à travers les colloques et les rencontres qu’elle organise périodiquement à l’attention de ses adhérents dans le but de promouvoir les arts plastiques en Tunisie.</p>
<p class="yiv0786182744ydpf721756MsoNormal" style="text-align: right;"><em>Hechmi KHALLADI</em></p>
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		<title>Chronique : Hichem Ben Ammar, l’être à l’art et l’être à la vie. Par Mansour M’henni</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 May 2021 09:46:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoires]]></category>
		<category><![CDATA[Amour]]></category>
		<category><![CDATA[Ben Ammar]]></category>
		<category><![CDATA[mort]]></category>
		<category><![CDATA[Parution]]></category>
		<category><![CDATA[poésie]]></category>
		<category><![CDATA[vie]]></category>
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					<description><![CDATA[Ignorance de ma part, je ne savais pas que Hichem Ben Ammar était poète ! Je connaissais de loin le réalisateur spécialiste convaincu et engagé des documentaires. Nous l’avions invité à Sayada dans le cadre de la première édition (demeurée orpheline jusqu’à aujourd’hui) des Journées Audiovisuelles Tahar Chériaa à Sayada, manifestation initiée, du 5 au 9 [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Ignorance de ma part, je ne savais pas que Hichem Ben Ammar était poète ! Je connaissais de loin le réalisateur spécialiste convaincu et engagé des documentaires. Nous l’avions invité à Sayada dans le cadre de la première édition (demeurée orpheline jusqu’à aujourd’hui) des Journées Audiovisuelles Tahar Chériaa à Sayada, manifestation initiée, du 5 au 9 janvier 2011, pour la commémoration du 40<sup>ème</sup> jour du décès de l’éminente figure du cinéma tunisien, arabe et africain, dans sa ville natale.</p>
<p>Invité à ces journées pour recevoir l’Astrolabe d’Or du film de la mer, pour son film <em>Raïes labhar</em> (Ô ! Capitaine des mers…), Hichem Ben Ammar s’est excusé. Je l’ai rencontré de près, bien plus tard, en 2018 à l’occasion de l’édition inaugurale de la Foire Nationale du Livre Tunisien que je dirigeais et j’ai trouvé auprès de lui, en tant que directeur artistique de la Cinémathèque tunisienne, la disponibilité et la serviabilité souhaitées. Depuis, nous sommes des amis. Il m’a écrit (ou téléphoné) un jour de 2020 pour me dire qu’il souhaitait me donner à lire son recueil de poèmes avant sa publication. Un concours de circonstances a fait que je n’ai lu le recueil que publié. <em>L’Idéal atteint</em> « textes et fragments », un vrai régal pour moi ! Je l’ai d’ailleurs écrit dans un article mis en ligne sur le site du média associatif voixdavenir.com (<a href="https://www.voixdavenir.com/lecture-delectation-libre-dans-grabuge-de-hichem-ben-ammar/">https://www.voixdavenir.com/lecture-delectation-libre-dans-grabuge-de-hichem-ben-ammar/</a> ) : « <em>Grabuge</em> est libération d’un être profond dans la poésie comme espace de perdition pour mieux se reconnaître, pour enfin se connaître. »</p>
<p>Voilà comment j’ai découvert le poète, timidement mais solidement campé dans un coin de l’univers cinématographique de H. Ben Ammar. J’ai promis alors de rattraper mon retard et de lire les deux précédents recueils du poète : <em>l’Idéal atteint</em> (1988) et <em>La Négociation</em> (1990). Je viens de le faire et je tiens à rendre compte de ma réception de cette expérience poétique particulière.</p>
<p>Mon premier constat est que H. Ben Ammar s’est inscrit, dès le début de son expérience scripturaire, dans la logique des genres brefs, fragmentés, formulaires, à croire qu’il s’agissait pour lui d’une expérience de la poésie en carnet de notes. Au fait, n’est-elle pas cela aussi ? En plus, dans une quelconque parenté avec l’esprit des chroniques, cette poésie se veut couverture d’un espace-temps et d’une portion de vie, de la façon dont ces derniers sont ressentis, puis ex-pirés, au sens étymologique de « souffles expulsés ». En effet, le premier recueil, <em>L’Idéal atteint</em>, couvre la période de 1977 à 1988, l’âge de 19 à trente ans, celui de la brûlante jeunesse et de son effervescence. Il est construit en cinq temps : un centre, « le vif du sujet », et une périphérie en cercles concentriques de dévoilement du gisement profond, cercles de flottaison et de mise à nu. A croire que la poésie est ici jeu de mots, manipulation peut-être, au moins en apparence, mais avec un enjeu majeur, celui de l’amour et de l’affirmation de soi : « Parle-moi d’amour. Je n’en peux plus de me taire » (p. 35) ; « Passer à l’acte / Commettre des rimes / Sans atteindre les cimes / Exécuter des projets / Comme on admet le crime » (p. 69). Et c’est déjà ce jeu sur la lettre, très sensible dans le troisième recueil, <em>Grabuges</em>, qui bourgeonne : « J’espère qu’en vieillissant je deviendrai <em>serin</em> » (p. 8), la lettre e ôtée au mot serein, logiquement attendu, amène l’image poétique de ce canari dans lequel le jeune poète espère se reconnaître même à l’autre bout de la vie, la vieillesse : « L’enterrement vécu comme un jeu d’enfant et la mort épousée depuis la naissance. » (p. 16).</p>
<p>Pour finir ce bref commentaire sur un recueil que je n’aurais fait qu’effleurer, je dirai que l’artiste pluridisciplinaire qu’est H. Ben Ammar me paraît concentrer sa vie dans une couleur unique et plurielle, une couleur de mort et de vision profonde, une couleur de création puisque toutes les autres en émanent, la couleur blanche : « C’est à ce blanc que je veux parler dans toutes les langues. » (p 17). Sans doute y a-t-il à entendre aussi cette éternelle gestation devant la page blanche, l’essence de toute la vie d’un poète : « Comme d’un torchon que l’on essore / les mots perlent de mes pores / Avec un goût d’eau de rose » (p. 75).</p>
<p>Je voudrais revenir également à cette répartition des trois recueils sur une portion de vie allant de 1977 à l’an 2020, car le dernier recueil en date, <em>Grabuge</em>, couvre les années 1990 à 2020. Les trente ans de l’âge adulte ? Pourquoi pas ! Et que reste-t-il alors au deuxième recueil, <em>La Négociation</em> ou « Le chantage effectif » ? Deux ans à peine ? Deux vers seulement ! Oui deux vers me semblent résumer l’objet du recueil et de l’expérience qui s’y exprime, qui s’y ex-pire : « La vertu et l’audace cohabitent dans le mot virtuose / c’est comme si la sonorité trahissait leur concubinage » (p. 17).</p>
<p>Ce second recueil me paraît représenter le temps frontière entre la jeunesse et l’âge adulte, le temps de la libération de soi de tout ce qui pèserait comme une force de retenue. « Le poète est semblable au prince des nuées », disait Baudelaire. Aussi ne doit-il troquer ses ailes contre aucune tentation non contrôlée, même celle de l’amour. Et d’abord l’amour de soi-même, le narcissisme.</p>
<p>S’agit-il, dans ce recueil, de négocier une traversée de la rivière de conjonction et de disjonction entre deux âges ? Chantage et/ou négociation ? La poésie serait-elle donc une arme de commerce ? Une question à creuser, dans la poésie ammarienne et peut-être dans toute sa façon d’articuler son être à l’art et son être à la vie…</p>
<p style="text-align: right;"><em>(Publié aussi par jawharafm.net)</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Lecture : Délectation libre dans Grabuge de Hichem Ben Ammar</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 03 Jan 2021 12:39:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[existence]]></category>
		<category><![CDATA[expression]]></category>
		<category><![CDATA[modernité]]></category>
		<category><![CDATA[recueil]]></category>
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					<description><![CDATA[Par Mansour M’henni Quand on a le vice – l’heureux vice – de la poésie, on ne peut s’interdire l’expression d’une délectation due à la lecture d’un recueil qui s’apparenterait au genre ou qui flirterait avec ses moyens. C’est ce qui m’est arrivé à la lecture du recueil Grabuge de Hichem Ben Ammar, sous-titré « textes et [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Par Mansour M’henni</em></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-2738 alignleft" src="https://www.voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/edito-800x450.jpg" alt="" width="120" height="67" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/edito-800x450.jpg 800w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/edito-750x422.jpg 750w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/edito.jpg 1000w" sizes="auto, (max-width: 120px) 100vw, 120px" /></p>
<p>Quand on a le vice – l’heureux vice – de la poésie, on ne peut s’interdire l’expression d’une délectation due à la lecture d’un recueil qui s’apparenterait au genre ou qui flirterait avec ses moyens. C’est ce qui m’est arrivé à la lecture du recueil <em>Grabuge</em> de Hichem Ben Ammar, sous-titré « textes et fragments. 1990/2020 » et paru aux éditions « Contraste » en 2020.</p>
<p>J’avoue n’avoir pas lu les deux premiers recueils de l’auteur, en l’occurrence <em>L&#8217;Idéal atteint</em> (1988) et <em>La Négociation</em> (1990), un retard que je me dois de rattraper et un manquement que je dois réparer aussi tôt que possible. Surtout que ce troisième recueil m’interpelle à plusieurs titres et je me promets de revenir aux trois livres dans un article plus approfondi – si le temps m’en donne la possibilité.</p>
<p><em>Grabuge</em> est structuré en six sections qui riment avec le titre (Déluge, subterfuge, vermifuge, centrifuge, refuge, transfuge), au son et au sens, et qui construisent un cheminement de l’âme et du poème vers un refuge pour le texte et l’auteur finissant dans un statut de transfuges. Mais nul désespoir à l’issue car : « C’est la fin du poème/ Le début de l’action » (p. 87).</p>
<p>Ce qui est typique de cette poésie, c’est qu’elle joue à l’équilibriste, sur une corde tendue entre l’ancien et le nouveau, l’être et le dire, le clos et l’ouvert, etc. Le tout se joue dans la tentation du bref et du fragment, entre le rythme et sa cassure qui s’avère aussi rythmée mais autrement. Ainsi, tout le recueil fait l’effet d’une série de tableaux sur la scène de la vie où cohabitent et interagissent les êtres et les mots, les gestes et les lettres ; il fait aussi l’effet d’une suite de séquences dans le film de l’existence où l’image est parole aussi sonore et les mots des dessins aussi colorés. Et l’auteur d’être on ne peut plus explicite à ce propos, en s’identifiant à l’acrobate :</p>
<p>« Acrobate ne sait mentir / La danse est ma profession de foi / Le rythme est ma prière / Le mouvement mon ascèse / Et la scène mon espace de recueillement » (p. 84).</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-3168 aligncenter" src="https://www.voixdavenir.com/ibylensu/2021/01/grabuge.jpg" alt="" width="277" height="373" /></p>
<p>Je sens que cette écriture de H. Ben Ammar est à prendre en charge par les études brachylogiques, au vu de plusieurs de ses aspects pratiques et de ses fondements ontologiques. Elle est d’abord foncièrement conversationnelle, et c’est l’essentiel. Conversation entre les différents langages (l’iconographique accompagne le textuel dans ce recueil), les différents modes d’expression, les différentes catégories sociales, les différents êtres de l’univers, entre l’univers physique et concret et l’intuition d’une métaphysique qui est désignée mais d’essence insaisissable. On se souvient alors que Hichem Ben Ammar est à la fois un homme des arts, de la presse, du cinéma et de l’écriture. Cet « être-dire » et « dire-être » multi-dimensionnel nous renvoie interrogativement à la célèbre citation de Rimbaud : « Je est un autre ». De son côté, Ben Ammar dit : « Je me déguise en moi-même » (82), apparemment en contraste, mais profondément dans la cohérence de cet inaliénable détermination de soi par le reflet, en soi, de l’autre qui est toujours un alter ego. Narcisse n’est pas moins présent : « Nous rîmes tant de fois de nous-mêmes / Que nous en fûmes transformés en poème / Rejoignant Narcisse au carnaval du vice » (p. 57). Et la leçon de la vie de se trouver concrétisée dans l’éternelle et mythique image d’Eros et Thanatos inséparablement liés dans la statue ineffable de Janus aux deux visages. « Le synonyme d’aimer est apprendre à mourir » (72). Complicité du Noir et du Blanc qui fait que, à force de parler de sa noirceur, « Le Noir parle de sa blancheur » (60), philosophiquement, optiquement et peut-être aussi mathématiquement. En effet, dans la continuité d’une poésie du milieu du XX° siècle (pensons à Queneau par exemple), celle de Ben Ammar puise ses intuitions dans la logique scientifique autant que dans les interrogations philosophiques. Sans perdre de vue que « L’intuition ignore le plus-que-parfait / Car l’indulgence est la forme la plus sûre / de la tendresse » (p. 58), comme dit dans ce fragment qui, avec l’ensemble des 20 fragments, ainsi nommés et numérotés, il y a à réinterroger la poétique fragmentaire et fragmentale entre la complétude et l’incomplétude, encore une fois dans la perspective néo-brachylogique.</p>
<p>En conclusion provisoire, je dirais que <em>Grabuge</em> est libération d’un être profond dans la poésie comme espace de perdition pour mieux se reconnaître, pour enfin se connaître. C’est pourquoi on y retrouve les échos retentissants de poètes de la rupture et de l’innovation, de la modernité ininterrompue, Baudelaire, Rimbaud, Char, Queneau, etc. On y retrouve surtout la poésie comme ultime destin, « Je suis définitivement poète » (p. 13), cette poésie qui ne dure que dans et par l’instant fugitif qui la fait être. « L’instant me dure », écrivit R. Char. Et Ben Ammar de répondre : « seul l’instant de l’extase est éternel » (p. 5).</p>
<p><strong><em>Post-scriptum</em></strong><em> : J’ai lu le recueil du début à la fin, je l’ai commenté de la fin au début, c’est peut-être une autre façon d’être dans l’esprit du poète ou de celui de sa poésie.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
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