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	<title>citoyens &#8211; Questions et Concepts d’Avenir</title>
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		<title>Chronique : Les politiques et les citoyens  Par Mansour M’henni</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 18 Feb 2023 15:02:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[politiques]]></category>
		<category><![CDATA[Président]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans le tumulte des réactions diverses répondant aux dernières arrestations dans le cadre d’une campagne d’imputations, ciblées pour les uns suspectes pour les autres, en vue de « rétablir l’autorité de la Loi et de l’Etat », rares sont ceux qui songent vraiment, sincèrement et en dehors de la propagande et de la manipulation, à la peine [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;"><img decoding="async" class="wp-image-4982 alignleft" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-800x600.jpg" alt="" width="205" height="154" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-800x600.jpg 800w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-1160x870.jpg 1160w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-320x240.jpg 320w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-1536x1152.jpg 1536w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-2048x1536.jpg 2048w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-750x563.jpg 750w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-1140x855.jpg 1140w" sizes="(max-width: 205px) 100vw, 205px" />Dans le tumulte des réactions diverses répondant aux dernières arrestations dans le cadre d’une campagne d’imputations, ciblées pour les uns suspectes pour les autres, en vue de « rétablir l’autorité de la Loi et de l’Etat », rares sont ceux qui songent vraiment, sincèrement et en dehors de la propagande et de la manipulation, à la peine de ces citoyens qui vivent dans le besoin et la précarité et de l’impact que cela a dans l’éthique de la socialité.</p>
<p>En fait, un grand fossé sépare nos politiques de cette catégorie sociale pour laquelle on prétend faire de la politique, et c’est ce fossé qui a bloqué la machine du développement et qui est en passe de réduire le pays à une mort clinique généralisée. L’expérience de ces deux derniers jours où j’étais sans voiture, m’a permis de saisir plus douloureusement et plus tristement la dégradation de la situation. En effet, le premier jour j’ai dû prendre deux métros du Grand Tunis pour l’aller, les 5 et 4, et un métro pour le retour, le 4. A l’entrée de l’arrêt de Bab Saâdoun, le 5 a dû attendre 45 minutes environ pour pouvoir redémarrer dans le sens de La République. Quatre métros, semble-t-il, devaient passer dans le sens inverse pour lui libérer la voie. Puis, à l’arrêt de La République pour prendre le métro du retour, c’est encore une attente infernale, non seulement 30 minutes pour voir pointer la tête du métro 5 dans l’avenue Habib Thameur, mais aussi pour l’attendre 30 minutes encore pendant qu’il est à l’arrêt à l’entrée de la gare, toutes portes ouvertes, avec un ou deux autres trains en queue derrière lui. Il y en aurait peut-être un N° 4 qui attendrait le passage du premier pour venir soulager une foule immense ne sachant à quel saint se vouer. Finalement, après une heure d’attente, c’est un autre 4, venu de La Manouba, qui a dû déposer tous ses passagers à l’entrée de La République et rebrousser chemin après s’être rechargé, à l’excès, de passagers impatients d’attendre et incapables d’écouter les supplications du chauffeur qui les priait de patienter encore un peu et d’attendre les trains d’après. Je ne rapporte pas d’autres détails aussi attristants, mais force est de se demander s’il est vraiment impossible de régler convenablement et avec précision les horaires de notre trafic ferroviaire pour faire gagner du temps à nos concitoyens et leur épargner des peines insupportables.</p>
<p>Le lendemain, j’ai opté pour le taxi, malgré tout ce qui a été du corps de métier ces derniers temps. Comme de coutume, le chauffeur du taxi est un animateur, un informateur et un explicateur. Il ne se soucie ni de ton état d’esprit ni de ton humeur, il t’impose son propos et n’hésite pas, de temps en temps, à t’interroger : « Tu m’écoutes ? ». Tu dis oui pour couper court et cela l’encourage à devenir plus prolixe.</p>
<p>Le premier a commencé par la visite du Président de la République au marché Bab El Falla pour dire : « Tu sais, s’il rééquilibre vraiment les prix et qu’il arrête les manigances des lobbyistes, il aura tout le peuple derrière lui. Sa popularité atteindra les 100% ou presque. Mais le pourra-t-il vraiment ? Ils sont partout où les décisions sont prises ; ils sont très forts ; je doute qu’il réussisse ce projet. Que Dieu soit avec lui ! ». Puis il se met à dénigrer le comportement des citoyens qui ne respectent ni la propreté ni l’environnement. J’avais alors envie de lui demander s’il lui était correct de fumer en ma présence et sans m’en demander l’autorisation en tant que client pouvant être allergique aux cigarettes, et s’il était dans le respect de l’environnement en jetant son mégot par la fenêtre. Mais je me suis retenu parce qu’il en était déjà à vanter la discipline et la correction de sa génération qui ne bronchait pas devant les ainés et qui savait ce qu’est le respect. C’est son autobiographie qui commençait… « Je n’étais pas gentil, j’étais méchant même, mais j’étais respectueux ! ». Heureusement, moi j’étais arrivé.</p>
<p>A mon retour, le chauffeur était, lui aussi, scandalisé par cette jeunesse un peu trop libertaire, par les citoyens qui n’avaient même pas le cœur assez tolérant pour faire de petites concessions, comme laisser passer un piéton ou un autre chauffeur pressé. Il n’avait pas fini son discours qu’il était déjà à traiter de bourricot un conducteur qui attendait sans le doubler un particulier arrêté pour faire descendre une vieille femme devant un hôpital des environs de la Rabta. Ensuite il s’est mis à gronder son collègue d’un autre taxi qui voulait démarrer et qui comptait sur sa tolérance à lui pour le laisser faire. Mais par entêtement, son collègue, « mon chauffeur », s’est entêté et ils se sont mis à se disputer par la fenêtre et à se traiter réciproquement de qualificatifs avilissants…</p>
<p>Par moments, j’ai cru que les deux voitures allaient se rentrer dedans par les côtés, comme dans les courses-poursuites de certains films. Mais j’ai arrêté d’y faire attention, pour me mettre à repenser les discours de nos politiques en rapport à la réalité citoyenne de notre société et j’ai fini par me chuchoter intérieurement : « L’Art est long et le temps est court ».</p>
<p style="text-align: right;"><em>(Publié dans jawharafm.net)</em></p>
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		<title>Chronique : Tunisie, le sens de l’impasse ! Par Mansour M’henni</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 25 Dec 2022 16:55:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoires]]></category>
		<category><![CDATA[Pensées]]></category>
		<category><![CDATA[citoyens]]></category>
		<category><![CDATA[impasse]]></category>
		<category><![CDATA[partis]]></category>
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					<description><![CDATA[Je prie ceux qui voudront bien me lire d&#8217;être indulgents pour ces lettres, si mal coordonnées. Elles ont été écrites fiévreusement, dans l’indignation et la souffrance, et publiées en hâte, pour démasquer, si possible, tant d&#8217;hypocrites ignominies, pour essayer de faire entendre un peu de vérité et pour demander un peu de justice. (P. Loti, [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: right;"><em>Je prie ceux qui voudront bien me lire d&#8217;être indulgents pour ces lettres, si mal coordonnées. Elles ont été écrites fiévreusement, dans l’indignation et la souffrance, et publiées en hâte, pour démasquer, si possible, tant d&#8217;hypocrites ignominies, pour essayer de faire entendre un peu de vérité et pour demander un peu de justice.</em></p>
<p style="text-align: right;"><em>(P. Loti, Turquie agonisante)</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img decoding="async" class="size-full wp-image-2770 alignleft" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/mansour-mhenni.jpg" alt="" width="136" height="185" />Dans la langue française, le mot « sens » a plusieurs sens et c’est pour cela qu’il est retenu dans le titre de la présente chronique portant sur la situation actuelle de la Tunisie.</p>
<p>En effet, « Sens » peut signifier « la sensation », ainsi définie par le dictionnaire <em>Larousse</em> : « Chacune des fonctions psychophysiologiques par lesquelles un organisme reçoit des informations sur certains éléments du milieu extérieur, de nature physique (vue, audition, sensibilité à la pesanteur, toucher) ou chimique (goût, odorat) ».</p>
<p>Il signifie également « le sentiment », défini comme une « aptitude à connaître, à apprécier quelque chose de façon immédiate et intuitive ».</p>
<p>Il peut signifier aussi « la signification » ou « l’acception », autrement dit « ce que quelque chose signifie, ensemble d&#8217;idées que représente un signe, un symbole ».</p>
<p>Il signifie enfin quelque chose de l’ordre de l’argument, qui se définirait comme la « raison d&#8217;être, [la] valeur, [la] finalité de quelque chose, ce qui le justifie et l&#8217;explique ». Tel est le cas dans l’expression à portée existentielle : « Donner un sens à son existence ».</p>
<p>Aujourd’hui que tout le monde, à l’intérieur comme à l’extérieur, qualifie d’impasse la situation de la Tunisie, tous ces sens sont actualisés pour la signifiance de l’impasse dans ce cas de figure. De fait, il est difficile de nier, sauf par entêtement, que les Tunisiens ont la sensation actuelle d’une certaine asphyxie, leur ôtant le vrai goût de vivre paisiblement dans un pays où il fait bon vivre. Toutefois, pour chercher un responsable de cet état des choses, il ne faudrait pas tomber sur le premier bouc émissaire trouvé en concordance avec le présupposé idéologique présidant à cette recherche. Tout le monde est responsable, et personne n’est prêt à interagir avec autrui pour envisager une issue possible, une issue convenablement partageable. C’est qu’à ce niveau de la considération des choses, le premier sens de « sens » et le second se croisent jusqu’à se confondre et la sensation physique devient l’autre face d’un sentiment affectif traduisant l’état psychique déplorable du citoyen, « lassé de tout même de lassitude ». Ces deux « sens » conjoints ont pour principal une léthargie caractérisée, généralisée aussi, pouvant amener, ou amenant déjà, un blocage de la machine du développement, voire même du rythme d’une vie aussi « normale » que possible.</p>
<p>Ce volet ainsi présenté, on se tournerait vers les deux autres « sens » qui s’associeraient autour de la part intellectuelle du citoyen et de sa responsabilité déterminante dans la conception idoine de la façon d’être et de faire pour le bien-être de tous et le bienfondé du vivre-ensemble. Là, on pointe plus particulièrement les responsables politiques, toutes tendances confondues, et ceux qu’on désigne comme « l’élite cultivée », toutes disciplines associées.</p>
<p>Le constat on ne peut plus objectif est de rejet absolu, concernant « les politiques », souvent trop politiciens pour l’essence même « du politique », jusqu’à la politicaille et « la plus naïve politicaillerie » (Pierre Loti), qui ne peuvent conduire qu’à l’agonie. Quant aux intellectuels, ils sont jugés bien en-deçà de toute attente quant à leur responsabilité dans la démocratisation d’une conscience culturelle de la démocratie, délestée des considérations égotistes, calculatrices ou opportunistes.</p>
<p>Que faire alors devant l’impasse ?</p>
<p>Il est évident que si la responsabilité est partagée, la solution doit être communément conçue et élaborée. Le cadre a toujours été difficile à déterminer, n’empêche que, comme nous l’avions précédemment suggéré et depuis un certain temps déjà, doivent encore être mis à l’épreuve la responsabilité et l’engagement de l’UGTT, pour tout le monde et non pour les syndiqués uniquement. Celle-ci aurait pour rôle essentiel d’initier le cadre idoine d’une vraie conversation plurielle, sereine et détachée de présupposés politicards, y compris pour la centrale syndicale elle-même. Diverses sensibilités sont à associer à cette réflexion et cette discussion en vue d’une issue vraiment démocratique – démocratique et non populiste.</p>
<p>Aucune autre issue n’est à même d’épargner les risques majeurs d’un avenir compromis et d’une instabilité néfaste d’un pays qui a tout pour être bien portant et pour garantir à ses citoyens un bien-être enviable.</p>
<p>Espérons donc dans l’éveil des consciences et dans l’humilité citoyenne pour la convergence des intentions et la conjugaison des efforts !</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Chronique : Tunisie, comment penser le pari ? Par Mansour M’henni</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Oct 2022 21:59:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Histoires]]></category>
		<category><![CDATA[Pensées]]></category>
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		<category><![CDATA[opposition]]></category>
		<category><![CDATA[Président]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[Il est évident que la Tunisie d’aujourd’hui hésite à avancer tellement toutes les voix lui paraissent dissonantes et toutes les voies sans issues. C’est la faute aux politiques sans doute et c’est la faute aux citoyens aussi. Qui est le plus à blâmer ? Qui est le plus à plaindre ? Qu’importe ! Surtout qu’il est difficile à [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img decoding="async" class="size-full wp-image-2770 alignleft" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/mansour-mhenni.jpg" alt="" width="136" height="185" />Il est évident que la Tunisie d’aujourd’hui hésite à avancer tellement toutes les voix lui paraissent dissonantes et toutes les voies sans issues. C’est la faute aux politiques sans doute et c’est la faute aux citoyens aussi. Qui est le plus à blâmer ? Qui est le plus à plaindre ? Qu’importe ! Surtout qu’il est difficile à trancher tellement chacun de son côté cherche à passer pour le sauveur et le justicier, ou pour une victime en quête d’équité.</p>
<p>Il y a certes un repère dans le paysage actuel, on ne peut plus clair, dirait-on, avec le Président de la République en tête et derrière lui, bien derrière lui, la mouvance du 25 juillet 2021 telle que revue, corrigée et en structuration. D’aucuns disent : « C’est juste ce qui reste de cette mouvance car depuis, elle a perdu en masse et en teneur ». Il faut reconnaître que ce repère, plus il est clair plus il pousse certains aux scepticisme et à l’hésitation. N’empêche qu’il a aussi des fans qui s’en reconnaissent en tout enthousiasme et entière adhésion.</p>
<p>En face, il y a « les partis de la dernière décennie », comme on les appelle. Ils sont trop engloutis dans la rhétorique politicienne, politicarde même, pour oser présenter un plan de sauvetage et de relance, crédible et rationnel, crédible parce que rationnel, à même de laisser entrevoir un quelconque signe lumineux du développement souhaité.</p>
<p>En dehors ou en marge de ce duel, il y a le reste donc, qui serait « la masse citoyenne » considérée par les politiques comme une « masse silencieuse ». Si son silence est visible, et nullement audible ; sa citoyenneté est peu perceptible, ni dans les grandes décisions ni dans les grandes contestations. Il s’agirait, disent certains commentateurs, d’une masse prétexte, évoquée par chaque tribun pour justifier n’importe quoi et elle serait, semble-t-il, efficacement exploitée par les forces étrangères sans paraître le faire, à de rares exceptions près. A la fin, on serait de croire que cette masse est dans l’expectative, prête à tirer au sort son destin et celui des siens, en allant dans l’une des voies des deux grands clans antagonistes !</p>
<p>Pourtant, c’est peut-être cette masse citoyenne qui peut se hisser en paramètre déterminant et actif dans la réorganisation sociétale et dans l’engagement de son destin. Il lui suffirait d’adopter une position active consistant d’abord à raisonner des effets et des causes de toutes choses qui se proposent, pour concevoir un nouvel esprit et construire dessus un grand récit ou un grand écrit pouvant conduire à la tâche et au grand pari ! Ce qui donnerait lieu à un certain optimisme malgré tout ! De ce point de vue, c’est la dynamique de l’action civile qui est la plus à même de changer les choses en profondeur, encore faut-il qu’elle ne se laisse pas prendre dans les pièges, partout aux aguets, de la société politique telle que vécue depuis plus de dix ans ! Il semble aussi y avoir, dans le sillage de la société civile et à ses parages, de nouvelles compositions politiques aux formes incertaines mais aux objectifs raisonnés. Tant mieux si cela peut relancer l’implication politique sans les déformations constatées par le passé.</p>
<p>Peut-être alors, la question première à raisonner d’abord serait-elle : « Entre une Tunisie qui prie et une Tunisie qui crie, comment penser le pari ? »</p>
<p>&nbsp;</p>
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