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	<title>civilisation &#8211; Questions et Concepts d’Avenir</title>
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	<title>civilisation &#8211; Questions et Concepts d’Avenir</title>
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		<title>Colloque à Kairouan : La licence de français, état des lieux et perspectives</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Aug 2022 20:09:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Pensées]]></category>
		<category><![CDATA[civilisation]]></category>
		<category><![CDATA[Enseignement]]></category>
		<category><![CDATA[français]]></category>
		<category><![CDATA[langue]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
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					<description><![CDATA[Université de Kairouan Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de Kairouan Département de français Colloque national interdisciplinaire « La licence de français, état des lieux et perspectives » Kairouan les 26,27 et 28 octobre2022 Argumentaire Le Département de français de la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de Kairouan envisage d’organiser, en partenariat avec la [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><strong>Université de Kairouan</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de Kairouan</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Département de français</strong><br />
<strong>Colloque national interdisciplinaire</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>« La licence de français, état des lieux et perspectives »</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Kairouan les 26,27 et 28 octobre2022</strong></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Argumentaire</strong></p>
<p style="text-align: left;">
Le Département de français de la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de<br />
Kairouan envisage d’organiser, en partenariat avec la Commission Nationale Sectorielle de<br />
français, un colloque national interdisciplinaire où seront convoqués tous les départements de<br />
français de la Tunisie. Il sera question du statut à la fois institutionnel et épistémologique des<br />
enseignements de la licence en langue, littérature et civilisation françaises dans le contexte<br />
tunisien ainsi que des difficultés énormes que connait l’enseignement du français au niveau<br />
des formations ainsi qu’au niveau des débouchés, -ce qui menace l’existence même desdits<br />
départements. A cela s’ajoute l’absentéisme des étudiants et leur démotivation en partie liés à<br />
la fragilité des prérequis langagiers et à la difficulté de maitriser les compétences linguistiques<br />
et culturelles nécessaires,- à l’écrit comme à l’oral.<br />
Selon l’actuelle maquette de la licence de français en Tunisie, il est question d’une<br />
formation organisée en unités d’enseignement fondamentales centrées sur la langue, la<br />
littérature et la civilisation françaises, en unités transversales et en unités optionnelles.<br />
<em><strong>Enseignement de la littérature</strong></em><br />
Concernant la littérature, les licences en cours présentent un programme et des approches<br />
variés de l’enseignement de ce module fondamental. Au niveau des contenus : le choix des<br />
siècles, des courants littéraires, des auteurs et des œuvres est très hétérogène vu que chaque<br />
département choisit ce qui l’intéresse de manière très autonome. Sur le plan méthodologique<br />
et didactique, les approches semblent proches, mais l’hiatus entre les performances ciblées et<br />
les compétences réelles est grand.<br />
La réflexion sur l’enseignement de la littérature à l’université est d’autant plus<br />
importante surtout qu’on assiste aujourd’hui à la baisse des effectifs dans les départements de<br />
français, à la baisse du niveau (les notes de français au bac en témoignent) et la<br />
professionnalisation des formations universitaires. Pour mieux repenser l’enseignement de la<br />
littérature et les nombreuses difficultés qu’il implique, nous proposons une reconsidération<br />
commune des fondamentaux de l’enseignement littéraire du français à partir d’une<br />
interrogation incontournable sur le statut problématique du français en Tunisie (langue<br />
étrangère privilégiée au secondaire, langue seconde au supérieur ?), ses finalités et sa mise en<br />
pratique. Entre le désir de revenir aux littératures médiévales et classiques et à l’école</p>
<p style="text-align: left;">humaniste ou la nécessité de propulser l’homme dans le Savoir et la technologie au nom de ce<br />
qu’on appelle la cyberculture en privilégiant l’anglais aux dépens du français et sa culture,<br />
y’a-t-il d’autres issues possibles ?<br />
Quels moyens, méthodes, dispositifs et jargons techniques à mettre en place pour redonner du<br />
sens à la littérature et à son enseignement ?<br />
Quelles littératures pour quels apprenants ? Qu’est-ce qu’on attend de la littérature française<br />
ou francophone ?<br />
A quoi peut servir l’enseignement de la littérature française dans le contexte actuel tunisien<br />
(la question des valeurs et de la citoyenneté à méditer) ?<br />
Quel est le profil de l’étudiant qu’on cherche à former ? de simples enseignants ou chercheurs<br />
ou inventer de nouvelles « formations professionnalisantes » (spécialistes de la<br />
communication orale et/ou écrite, experts dans le domaine du livre… ?)<br />
<em><strong>Enseignement de la civilisation</strong></em></p>
<p style="text-align: left;">Quant au module de civilisation, les descriptions des enseignements consultées soulignent<br />
l’intérêt de l’enseignement de la civilisation et son aspect déterminant dans la formation en<br />
licence, sans pour autant dire comment faire pour donner à cet enseignement tout à la fois un<br />
contenu didactisable , une épaisseur intellectuelle et, par extrapolation, un statut institutionnel<br />
et épistémologique clair. L’enseignement de la civilisation tel qu’il se présente à travers les<br />
programmes en cours dans les différents départements de français est marqué par un<br />
métissage disciplinaire où l’on trouve à la fois la littérature, les arts, l’Histoire politique,<br />
l’Histoire sociale, l’Histoire des mentalités, l’Histoire des idées, les questions de société (mai<br />
1968, féminisme, société de consommation, minorités sexuelles, diversité, temps de travail,<br />
etc.). Il est souhaitable que le caractère pluridisciplinaire de cet enseignement soit interrogé et<br />
discuté sur des bases scientifiques et fondées. D’une manière générale la définition de l’objet<br />
de l’enseignement de la civilisation et de ses méthodes reste à inventer. L’expression «<br />
question de civilisation » n’est-elle pas trop vague ? Le volume horaire amputé ne porte-t-il<br />
pas préjudice à l’enseignement de la civilisation ? Quels sont les présupposés idéologiques<br />
explicites ou implicites de l’enseignement de la civilisation française ? L’enseignement de la<br />
civilisation ne serait-il pas qu’un ampliatif de l’enseignement de l’Histoire littéraire?<br />
L’enseignement de la civilisation tel qu’il est conçu ne favorise-t-il pas le bachotage?<br />
<em><strong>Enseignement de la langue</strong></em><br />
Pour partir sur de bonnes bases dans notre réflexion sur l’enseignement de «langue » en<br />
licence fondamentale de français, il est utile de rappeler que son objectif général est de «<br />
pratiquer la langue dans des situations variées et de savoir décrire son fonctionnement ».<br />
L’étudiant est amené à développer et à réinvestir des capacités : &#8211; de compréhension et de<br />
production aussi bien à l’oral qu’à l’écrit, &#8211; d’interaction et de communication dans des</p>
<p style="text-align: left;">contextes variés pour se préparer aux activités professionnelles relatives à sa formation. Pour<br />
chacun des modules de langue (syntaxe, compréhension et production orales/ écrites,<br />
initiation à la linguistique, sémantique, analyse du discours et stylistique), l’enseignant se fixe<br />
des objectifs spécifiques à chaque activité envisagée.<br />
Parmi les résultats attendus de cette formation diplômante, le titulaire d’une licence<br />
fondamentale de français doit être en mesure de : « connaître le fonctionnement de la langue<br />
française aux niveaux morphosyntaxique et lexico-sémantique, faire l’analyse des différents<br />
types de discours, apprécier l’art de la rhétorique et de l’argumentation ». L’étudiant devra<br />
être capable de : « produire des études critiques écrites dans différentes perspectives<br />
(synthèse, commentaire, dissertation et étude stylistique), avoir une connaissance raisonnée du<br />
système de la langue française et savoir la mettre en application, avoir une perception des<br />
niveaux de langue et savoir les utiliser de manière appropriée, utiliser le vocabulaire<br />
spécifique à un champ professionnel, produire des textes à visées professionnelles, planifier<br />
son parcours professionnel, participer au développement de son domaine de spécialité,<br />
identifier et saisir les opportunités qui s’offrent à lui sur le plan professionnel, s’ouvrir sur son<br />
environnement social ». Au niveau du « savoir être », l’apprenant en licence de français est<br />
censé « avoir un esprit critique, être ouvert sur d’autres domaines de la connaissance ». Il<br />
devrait être capable de s’adapter aux diverses situations de communication et de s’engager<br />
dans le renouvellement des méthodes d’apprentissage dans son domaine de spécialité. Il sera<br />
capable d’assumer des responsabilités dans son milieu professionnel, de développer le travail<br />
en équipe et de faire preuve d’esprit citoyen dans tous les domaines en respectant l’éthique du<br />
métier. Or, le constat général partagé par tous les enseignants est que ces objectifs généraux et<br />
spécifiques ne sont pas atteints, et ce pour tous les niveaux confondus. Les raisons sont<br />
multiples et ce colloque devrait permettre de faire un véritable état des lieux, de mieux<br />
comprendre les causes et les conséquences de cet « échec » et, surtout, de réfléchir sur les<br />
solutions possibles. Quelles sont les principales causes de « l’échec » de l’apprenant en<br />
licence de français ? Comment faire pour que la théorie et la pratique de la langue soient au<br />
service des objectifs et des résultats attendus de cette formation diplômante ? Dans quelle<br />
mesure les enseignements d’une année à l’autre répondent-ils à une véritable continuité<br />
pédagogique et scientifique ? Les divers intitulés des U.E. et des modules, parfois très<br />
généraux et vagues (par exemple : « activités pratiques »), seraient-ils à revoir ? L’évaluation<br />
« positive » dans l’enseignement de la langue en licence de français : difficultés et solutions ?<br />
Quelles sont les insuffisances au niveau de l’enseignement de l’oral et de l’écrit :<br />
compréhension et production (diagnostic et remèdes) ? Quels sont les outils adéquats et<br />
quelles sont les méthodes innovatrices pour ces enseignements ? Quels sont les enjeux et les<br />
défis pour que l’enseignement de la langue réponde aux exigences du marché de l’emploi ? Et<br />
quelles sont les solutions préconisées pour que le futur diplômé réussisse à s’insérer<br />
professionnellement ? Réflexion sur le statut de la langue en Tunisie : quels sont les enjeux de<br />
la politique linguistique en Tunisie ?<br />
Le colloque, qui a pour Titre : « La Licence de français, état des lieux et perspectives » et<br />
qui se tiendra les 26, 27 et 28 octobre 2022 à la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines<br />
de Kairouan sera l’occasion pour écouter les hommes de spécialité, les enseignants du<br />
français, les experts en didactique du français, les directeurs des départements. Les résultats<br />
et les constats de ce colloque serviront à installer une nouvelle licence nationale de français<br />
avec un esprit nouveau qui tient compte des attentes de l’étudiant et de l’enseignant.</p>
<p style="text-align: left;">Bibliograhie :<br />
-ABBASSI, DRISS. 2009. Quand la Tunisie s&amp;#39;invente: entre Orient et Occident, des<br />
imaginaires politiques. Paris. 157 pages.<br />
-ALBERTINI, EUGENE (dir.). 1955. L&amp;#39;Afrique du Nord française dans l&amp;#39;histoire. Lyon :<br />
Archat. 375 pages.<br />
-BACCOUCHE, TAIEB &amp;amp; MEJRI, SALAH. 2004. L&amp;#39;Atlas linguistique de Tunisie : les<br />
questionnaires. Tunis, Paris : Ambassade de France en Tunisie, Maisonneuve et Larose. 103<br />
pages.<br />
-BARTHES (R.) « Littérature/enseignement ».  Œuvres complètes, t. 4, p. 879-886. Paris : Éd.<br />
du Seuil, 2002.<br />
-BOUKHARI A., 2006/3, « La réforme de l’enseignement du Français en Tunisie : enjeux et<br />
difficultés », Le Français aujourd’hui : former au français dans le Maghreb, n o  154, Paris, Armand<br />
Colin, p. 35-41.<br />
-BOURDIEU (P.), « Le marché des biens symboliques », L’Année sociologique, n°22, p.49-<br />
126 , 1971.<br />
-DUBOIS (J.), L’Institution de la littérature, Paris/Bruxelles, Fernand Nathan/Éditions Labor,<br />
1978.<br />
-FONCIN, PIERRE. 1900. La langue française dans le monde. Paris : Alliance Française.<br />
299 pages<br />
-GARMADI-LE CLOIREC, JULIETTE. 1970. « L&amp;#39;interférence grammaticale ». Revue<br />
tunisienne des sciences sociales, 22. 203-218.<br />
-GARMADI-LE CLOIREC, JULIETTE. 1977. « Remarques sur la syntaxe du français de<br />
Tunisie ». Langue française 35. 86-91.<br />
-GRANDGUILLAUME G., 1995, Arabisation et politique linguistique au Maghreb, Paris,<br />
Maisonneuve et Larose.<br />
-HAMMAMI M. et DUTREY J.-F., 2006/3, « L’enseignement du Français en Tunisie : un<br />
programme ambitieux de rénovation et de soutien », Le Français aujourd’hui : former au<br />
français dans le Maghreb, n o  154, Paris, Armand Colin, p. 67-74.<br />
-NAFFATI H., 2000, Le français en Tunisie : étude sociolinguistique et lexicale, thèse de<br />
doctorat, université de Provence.<br />
-VELTCHEFF C, 2006/3, « Le français en Tunisie : une langue vivante ou une langue<br />
morte ? », Le Français aujourd’hui : former au français dans le Maghreb, n o  154, Paris,<br />
Armand Colin, p. 83-92.</p>
<p style="text-align: left;">Les modalités de soumission des propositions :<br />
&#8211; Un texte de 500 mots sous format Word ; – l’identité de l’auteur ou des auteurs (le<br />
prénom, le nom, le statut et l’institution de rattachement, adresse, E-mail, téléphone).<br />
&#8211; Durée de la communication : 15 minutes<br />
&#8211; Email d’envoi : aydicolloque@gmail.com</p>
<p style="text-align: left;">Dates à retenir :<br />
Réception des propositions : du 1 er au 15 septembre 2022 (dernier délai)</p>
<p style="text-align: left;">Notifications de l’acceptation des propositions : 30 septembre2022<br />
Déroulement du colloque : 26, 27 et 28 Octobre 2022<br />
Publication des actes du colloque : Les articles sélectionnés par le comité<br />
scientifique feront l’objet d’une publication conforme aux normes académiques<br />
internationales.</p>
<p style="text-align: left;">Responsables :<br />
&#8211; Lazhar Aydi : directeur du département de français de la FLSHK.<br />
&#8211; Abderazak Sayadi : coordinateur de la Commission Sectorielle Nationale du français.<br />
Coordinateur du colloque :<br />
Lazhar Aydi<br />
Comité scientifique :<br />
-Hédia Abdelkefi<br />
-Radhouane Briki<br />
-Abderazak Sayadi<br />
-Mohamed Chagraoui<br />
-Naima Meftah-Tlili<br />
-Mustapha Trabelsi<br />
-Saloua Béji<br />
-Mokhtar Farhat<br />
-Houda Ben Hammadi<br />
-Zouhour Ben Aziza<br />
-Anis Nouairia<br />
-Lazhar Aydi<br />
-Anissa Zrigue<br />
-Lasaad Oueslati<br />
-Lasaad Heni<br />
Comité d’organisation :<br />
-Anissa Zrigue (chef)<br />
-Dorra Barhoumi<br />
-Mustapha Chihani</p>
<p style="text-align: left;">-Malak Khbou<br />
-Asma Gueddah<br />
-Mondher Chafra<br />
-Mohamed Fkih<br />
-Kais Benslama<br />
-Roua Fejji</p>
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