<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>
<channel>
	<title>commémoration &#8211; Questions et Concepts d’Avenir</title>
	<atom:link href="https://voixdavenir.com/tag/commemoration/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://voixdavenir.com</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Wed, 01 Jan 2025 10:26:39 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	
<image>
	<url>https://voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/cropped-voixdavenir-favicon-32x32.png</url>
	<title>commémoration &#8211; Questions et Concepts d’Avenir</title>
	<link>https://voixdavenir.com</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Chronique : De la commémoration des dates bourguibiennes. Par Mansour M’henni</title>
		<link>https://voixdavenir.com/chronique-de-la-commemoration-des-dates-bourguibiennes-par-mansour-mhenni/</link>
					<comments>https://voixdavenir.com/chronique-de-la-commemoration-des-dates-bourguibiennes-par-mansour-mhenni/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Apr 2024 06:39:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Histoires]]></category>
		<category><![CDATA[Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[décès]]></category>
		<category><![CDATA[durée]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://voixdavenir.com/?p=5844</guid>
					<description><![CDATA[La commémoration de la date du décès de Habib Bourguiba lui rend dignement hommage en tant que leader du mouvement national et fondateur de la Tunisie moderne. Elle rappelle certes les valeurs dont est chargée la mémoire de cette personnalité exceptionnelle, autant par ses succès que par ses erreurs, mais invite également à en tirer [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img decoding="async" class="size-full wp-image-2770 alignleft" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/mansour-mhenni.jpg" alt="" width="136" height="185" />La commémoration de la date du décès de Habib Bourguiba lui rend dignement hommage en tant que leader du mouvement national et fondateur de la Tunisie moderne. Elle rappelle certes les valeurs dont est chargée la mémoire de cette personnalité exceptionnelle, autant par ses succès que par ses erreurs, mais invite également à en tirer les enseignements idoines pour ne pas mettre en péril le sort de notre pays et ne pas compromettre l’avenir de ses citoyens.</p>
<p>Il faut dire aussi que cette commémoration nous change de ces attitudes politiquement frivoles, ingrates même du point ve vue moral, parce qu’elles cherchaient à enterrer la mémoire d’un Phare de notre histoire soit par dépit personnel, soit par aliénation idéologique. Cependant, loin de toute mythification fanatique, de toute appropriation exclusive et de toute manipulation opportuniste du souvenir de Bourguiba, il nous paraît important de penser et de repenser la vision et le parcours politiques de cet homme, pour en raisonner les implications variées et les prolongements envisageables dans notre conscience du présent et dans notre prospection de l’avenir.</p>
<p>Il ne nous revient pas ici d’énumérer ses mérites et ses réalisations avant-gardistes, cela a été suffisamment souligné à plusieurs reprises et nul ne saurait remettre cela en question sans s’entraîner le discrédit des esprits lucides et des intentions constructives. C’est pour cela que le travail sur le patrimoine bourguibien gagnerait aujourd’hui à prendre ses distances à l’égard des différents tiraillements politiques et à s’inscrire dans une dynamique intellectuelle de la pensée et de la recherche scientifique, avec une conception rationalisée de ses interactions culturelles. Mais rien n’empêche de se reconnaître de la pensée bourguibienne, ni les personnes ni les groupements politiques ou autres, car Bourguiba appartient à la Tunisie et la représente honorablement au-delà même de sa mort. Que les hauts responsables de l’État prennent la peine de commémorer sa mémoire, cela relève de leur responsabilité et ils ne sont ni à remercier ni à blâmer pour cela. Mais que les sociétés scientifiques et les associations culturelles s’activent à réactualiser le débat sur la vision bourguibienne de la société, c’est une tâche méritoire et toutes les parties honnêtes ne sauraient qu’encourager leurs efforts et leur apporter le soutien nécessaire à l’épanouissement de leurs actions.</p>
<p>Force est alors, à l’occasion, d’insister sur l’effort colossal d’un noyau constitué, en partenariat durable avec l’Université de Sousse, sans exclusion des partenariats occasionnels, pour l’étude des questions fondamentales de la Cité dont un volet privilégié est consacré à l’étude et à la promotion adaptée du patrimoine bourguibien, en vue d’une meilleure intelligence de la gestion de la Cité de demain. Rappelons, à ce propos, le succès du colloque international « Habib Bourguiba, mémoire d’avenir », des 8 et 9 novembre 2023. Une partie des Actes de cette rencontre importante a été publiée dans le numéro 30 de la revue <em>Thétis</em>, après moins d’un mois, et l’ensemble des Actes sont en état de finalisation éditoriale, pour une parution attendue avant la seconde édition du colloque international qui se tiendra, les 9 et 10 novembre 2024, sous le même intitulé général, « Habib Bourguiba : mémoire d’avenir », mais avec à chaque édition un sous-titre y attenant qui, pour l’édition 2024, sera «  Bourguiba, l’éducation et la culture ».</p>
<p>Espérons le meilleur succès et l’inébranlable perduration des actions de cette équipe et de toutes celles qui, comme elle, agiraient pour les mêmes objectifs et avec la même hospitalité intellectuelle autour des questions essentielles.</p>
<p><em>(Publié aussi par jawharafm.net)</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://voixdavenir.com/chronique-de-la-commemoration-des-dates-bourguibiennes-par-mansour-mhenni/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Chronique : La commémoration de l’Indépendance à l’heure des élections. Par Mansour M’henni</title>
		<link>https://voixdavenir.com/chronique-la-commemoration-de-lindependance-a-lheure-des-elections-par-mansour-mhenni/</link>
					<comments>https://voixdavenir.com/chronique-la-commemoration-de-lindependance-a-lheure-des-elections-par-mansour-mhenni/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Mar 2024 06:35:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoires]]></category>
		<category><![CDATA[Pensées]]></category>
		<category><![CDATA[Elections]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernement]]></category>
		<category><![CDATA[indépendance]]></category>
		<category><![CDATA[opposition]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://voixdavenir.com/?p=5830</guid>
					<description><![CDATA[Mansour M’henni Le propre de la commémoration des dates nationales symboliques s’inscrit pleinement dans cette logique, soulignée ou non, de ce qu’on pourrait appeler « une mémoire d’avenir », définie, comme il m’a été souvent donné de le rappeler, en écho à la maxime qui disait qu’il faut « regarder le passé pour éclairer l’avenir ». Cependant, ce qui [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img decoding="async" class="wp-image-3249 alignleft" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/01/jpc1-800x530.jpg" alt="" width="173" height="115" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/01/jpc1-800x530.jpg 800w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/01/jpc1-1160x768.jpg 1160w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/01/jpc1-1536x1017.jpg 1536w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/01/jpc1-750x497.jpg 750w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/01/jpc1-1140x755.jpg 1140w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/01/jpc1.jpg 1848w" sizes="(max-width: 173px) 100vw, 173px" />Mansour M’henni</p>
<p>Le propre de la commémoration des dates nationales symboliques s’inscrit pleinement dans cette logique, soulignée ou non, de ce qu’on pourrait appeler « une mémoire d’avenir », définie, comme il m’a été souvent donné de le rappeler, en écho à la maxime qui disait qu’il faut « regarder le passé pour éclairer l’avenir ». Cependant, ce qui est inévitable dans la stratégie commémorative, c’est l’arrière-fond politique qui ressort de l’ombre de toutes ses frustrations pour revendiquer une sorte de légitimité à mille intentions sous couvert d’un visage commun pour l’intérêt partagé.</p>
<p>On se souvient ainsi de la place et des dimensions que prenait la commémoration de l’Indépendance nationale sous le règne de Bourguiba et sous celui de Ben Ali. Un spectacle dans la juste conformité à l’esprit d’unité nationale, acquise après de longs et pénibles sacrifices, et à la nécessité de la protéger de toute dissidence et de toute tendance complotiste. Puis, à partir de 2011, cette date a été trainée dans toutes les alcôves et a été tantôt maltraitée comme une diabolique trainée, tantôt monnayée comme une belle kidnappée.</p>
<p>Cette année, la commémoration du 20 mars 1956 (68 ans déjà ! 68 ans seulement ?) me semble se parer déjà à l’heure des élections annoncées pour le dernier trimestre de l’année en cours. Oui, élections présidentielles comprises ! Alors là, tous les intéressés se manifestent au nom de la responsabilité dont ils se sentent redevables, mais aussi dans les termes voilés de l’insinuation, pour ne pas paraître exploiter l’événement national pour un intérêt personnel. Entendons-nous bien d’emblée, il n’y a ici aucun reproche signifié à l’égard de nulle attitude car le pays et son Histoire sont la propriété de tous les Tunisiens et chacun a le droit de se positionner à sa façon par rapport à ce qui s’y rapporte. N’empêche qu’il est permis de tirer de ce phénomène des impressions et de les partager pour une quelconque utilité ou pour la simple distraction.</p>
<p>Pour ma part, je veux simplement dire mon étonnement de ne pas voir se manifester, à cette occasion, des organisations, des groupes ou des personnes (Dois-je dire épersonnaliés » ?) politiques généralement pressées de ne rater aucune occasion pour le faire. Même la manifestation de la veille (le 19 mars) devant le Palmarium, en soutien aux Palestiniens de Gaza, n’a pas senti le besoin d’articuler les deux moments historiques des deux pays frères, malgré tous les rapprochements possibles et tous les souvenirs communs !</p>
<p>Du côté des partis politiques, j’ai relevé un pointage de présence de l’un d’entre eux, s’inscrivant dans la reconnaissance respectueuse du passé et dans l’adhésion au processus en cours vers l’avenir. Du côté du gouvernement, il y aurait eu des cérémonies disséminées dans certains gouvernorats et celle plus représentative du ministère de l’Intérieur. Tout cela est lisible, non sans les tiraillements qui président aux heurts et aux bonheurs de notre vie politique actuelle.</p>
<p>Cependant, la vidéo de Nizar Chaari (candidat déclaré aux présidentielles de 2024), diffusée sur sa page dans les réseaux sociaux, et la lettre ouverte de Mondher Znaïdi, adressée au Président de la République par le même biais, sont toutes deux bien ficelées et bien communiquées, dénotant leur élaboration dans le cadre d’un travail d’équipe et d’un conseil d’expérience. Ces deux messages nous paraissent mériter qu’on s’y attarde et qu’on prenne à leur égard l’attitude de Pangloss dans <em>Candide</em> de Voltaire, celle de « prendre le parti d&#8217;aller <em>raisonner</em> ailleurs de leurs <em>effets</em> et de leurs <em>causes »</em>.</p>
<p>Il est bien dit « ailleurs », donc pas ici. En attendant que se décante l’ambiance pour un serein débat sur les prochaines élections.</p>
<p>(<em>Publié aussi sur jawharafm.net)</em></p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://voixdavenir.com/chronique-la-commemoration-de-lindependance-a-lheure-des-elections-par-mansour-mhenni/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Chronique : Les Mémoires d’avenir pour éclairer le développement humain. Par Mansour M’henni</title>
		<link>https://voixdavenir.com/chronique-les-memoires-davenir-pour-eclairer-le-developpement-humain-par-mansour-mhenni/</link>
					<comments>https://voixdavenir.com/chronique-les-memoires-davenir-pour-eclairer-le-developpement-humain-par-mansour-mhenni/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 30 Apr 2023 13:58:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Pensées]]></category>
		<category><![CDATA[avenir]]></category>
		<category><![CDATA[enseignements]]></category>
		<category><![CDATA[mémoire]]></category>
		<category><![CDATA[personnalité]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://voixdavenir.com/?p=5288</guid>
					<description><![CDATA[Il m’a été donné, ces derniers mois, de participer à des manifestations, ou d’y travailler, sur des personnalités du passé ayant des valeurs symboliques à même d’enrichir la réflexion collective sur l’importance d’une articulation de la pensée prospective à la richesse patrimoniale et à la façon d’en tirer des enseignements inspirateurs. Les dernières en date [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img decoding="async" class="wp-image-4982 alignleft" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-800x600.jpg" alt="" width="240" height="180" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-800x600.jpg 800w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-1160x870.jpg 1160w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-320x240.jpg 320w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-1536x1152.jpg 1536w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-2048x1536.jpg 2048w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-750x563.jpg 750w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-1140x855.jpg 1140w" sizes="(max-width: 240px) 100vw, 240px" />Il m’a été donné, ces derniers mois, de participer à des manifestations, ou d’y travailler, sur des personnalités du passé ayant des valeurs symboliques à même d’enrichir la réflexion collective sur l’importance d’une articulation de la pensée prospective à la richesse patrimoniale et à la façon d’en tirer des enseignements inspirateurs. Les dernières en date sont celles se rapportant à deux personnalités fondatrices, à des degrés divers et à des niveaux variés, de l’édifice de l’État tunisien, libre et indépendant, moderne et définitivement inscrit dans la logique du progrès. Je parle ici, en raison de ma proximité ou de mon implication dans les événements y afférents, du Président Habib Bourguiba et de l’homme de culture Tahar Chériaa, dont l’œuvre et le souvenir demeureront indélébiles, contre vents et marées, à côté d’autres patriotes d’importance équivalente, partout dans notre pays et à différentes étapes de notre histoire, surtout que l’évocation ou la commémoration de chaque personnalité du genre réactive inéluctablement le souvenir des nombreuses autres personnalités ayant un rapport ou un autre à celle prise comme objet de réflexion.</p>
<p>J’ai évoqué le Leader Habib Bourguiba en raison de tentatives rétrogrades et rancunières d’en réduire la dimension, voire même d’en effacer l’image et de se retourner contre ses réalisations historiques, pendant une brève et folle étape de ces années dites « noires », survenues en 2011. Redisons-le, encore : il n’y a nulle intention, dans ce qui se fait pour réactiver la mémoire à ce propos, de cultiver le culte personnel d’une figure ou d’une autre ; il s’agit plutôt de toujours oeuvrer dans la logique du développement de notre pensée citoyenne en rapport à l’intérêt de notre pays et de notre société, sans rupture ni rejet du reste de l’humanité.</p>
<p>Nous aurons à revenir au sujet du « Père de la Tunisie moderne » à l’occasion du colloque international, qui se prépare à son propos sous le titre « Habib Bourguiba, mémoire d’avenir », pour les 8, 9 et 10 novembre 2023 entre Sousse et Monastir, à l’initiative de l’Université de Sousse et de l’Université de Rouen. Je commenterais donc, ici, la dernière manifestation, initiée par l’Association pour la Culture et les Arts Méditerranéens (ACAM), sous le titre générique « Journées Tahar Chériaa pour l’Image et le Livre » (JIL-T@C) et ayant pour sous-titre de sa seconde édition « Les JCC, un projet plus grand que le Cinéma », du 26 au 30 avril 2023 entre trois villes : Sayada, Moknine et Monastir (ordre chronologique des activités programmées). Je ne le fais pas dans l’esprit d’un reportage ou d’une quelconque propagande, mais pour souligner ce qui m’a paru intéressant à relever en ce moment précis de notre histoire où plusieurs questions semblent être davantage des sources de conflit et de divergence que des arguments pour le couvrement de notre cohésion nationale et de notre inscription dans la juste et raisonnable logique de l’Histoire. Sans nous priver évidemment de notre liberté de pensée dans l’esprit des différences constructives.</p>
<p>Importante me paraît l’intention sincère de revaloriser les acquis du passé dans le projet d’une réforme de la gestion de notre pays, tous secteurs confondus. Cette intention est de plus en plus soulignée au plus haut niveau de la hiérarchie de l’État, mais aussi à d’autres niveaux partiels. C’est ce qui a été concrétisé, concernant Tahar Chériaa, par la décision de numériser, de sauvegarder, d’enrichir et d’exploiter une bonne partie de son patrimoine, restée plus de douze ans dans un état déplorable mettant en danger une entreprise sincère de sa conservation et de sa mise en valeur. Cela est d’autant plus réconfortant que cette décision s’est accompagnée d’une promesse ferme d’exécuter une décision municipale symbolique, restée en latence pendant plus d’une décennie, celle de donner le nom de Tahar Chériaa à la bibliothèque publique de sa ville natale, celle où il repose aussi, la ville de Sayada.</p>
<p>L’autre volet, tout aussi important, concerne le projet même de travail sur ce patrimoine pour en étudier les tenants, les aboutissants et les horizons d’attente dans une Tunisie qui retrouverait, de façon engagée, la dynamique de son auto-construction sur la base de ses fondements inaliénables, mais aussi en rapport d’indépendance et d’intelligence conversationnelle avec son environnement régional ou international. De ce point de vue, de l’avis de tous les intervenants dans le colloque de la manifestation en question, l’expérience de Tahar Chériaa est édifiante et riche de repères lumineux à même d’éclairer ce qu’il a été convenu d’appeler une « mémoire d’avenir ».</p>
<p>Le mot de la fin consisterait donc en ceci qu’il est toujours bénéfique de se pencher sur notre patrimoine, sur ses figures et sur ses richesses représentatives, car cela consolide notre ancrage national avec une intelligente inscription de notre parcours dans une meilleure éthique du vivre-ensemble international.</p>
<p style="text-align: right;"><em>Publié aussi par jawharafm.net </em></p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://voixdavenir.com/chronique-les-memoires-davenir-pour-eclairer-le-developpement-humain-par-mansour-mhenni/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Chronique : Kaïs Saïed un bourguibien dribleur!  Par Mansour M’henni</title>
		<link>https://voixdavenir.com/chronique-kais-saied-un-bourguibien-dribleur-par-mansour-mhenni/</link>
					<comments>https://voixdavenir.com/chronique-kais-saied-un-bourguibien-dribleur-par-mansour-mhenni/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Apr 2023 20:14:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[école]]></category>
		<category><![CDATA[mort]]></category>
		<category><![CDATA[république]]></category>
		<category><![CDATA[Saïed]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://voixdavenir.com/?p=5242</guid>
					<description><![CDATA[J’avoue m’être réjoui à l’écoute, ce 6 avril 2023, du discours du Président de la République prononcé en commémoration du 23ème anniversaire de la mort du Leader Habib Bourguiba, Allah yarhmou ! Heureuse coïncidence, la veille, nous étions en réunion à distance du comité d’organisation d’un colloque international, intitulé « Habib Bourguiba, une mémoire d’avenir », dont la [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-2770 alignleft" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/mansour-mhenni.jpg" alt="" width="136" height="185" />J’avoue m’être réjoui à l’écoute, ce 6 avril 2023, du discours du Président de la République prononcé en commémoration du 23<sup>ème</sup> anniversaire de la mort du Leader Habib Bourguiba, <em>Allah yarhmou</em> ! Heureuse coïncidence, la veille, nous étions en réunion à distance du comité d’organisation d’un colloque international, intitulé « Habib Bourguiba, une mémoire d’avenir », dont la médiatisation élargie démarrera bientôt.</p>
<p>Le discours présidentiel de jeudi m’a rappelé ma chronique du 02 août 2021, ici même, où j’avais situé la démarche de Kaïs Saïed dans l’analogie symbolique de celle de Bourguiba, même si cela n’a jamais été explicité clairement. Voilà déjà bientôt deux ans pendant lesquels certaines déclarations de l’auteur du coup du 25 juillet 2021 (à chacun de lui donner le qualificatif qui lui convient) ont donné l’impression d’un déni du rôle et de la stature du Zaïm, provoquant des critiques plus ou moins chargées de termes de dénigrement, non seulement chez les opposants, mais parfois chez de simples citoyens. En effet, personne ou presque n’acceptait de prendre ces omissions pour des oublis ou pour des maladresses ; on y voyait une écriture fonctionnelle qu’on interprétait chacun à sa façon. Or voilà que, au-delà de la justice rendue et de la reconnaissance soulignée à Bourguiba, le dernier discours du Président dévoile les principes de base et les choix fondateurs qui ont marqué le génie politique à la fondation de la Tunisie moderne. L’axe central de ce génie réside évidemment dans « l’éducation et l’enseignement », dont tout le reste découle : politique sociale surtout, au profit de la population aux conditions précaires (Emancipation de la femme, santé, hygiène, compensation, gratuité des services vitaux publics, etc..).</p>
<p>Kaïs Saïed semble avoir compris qu’on ne peut pas, comme Bourguiba, fonder une république en ignorant le président-fondateur ou en essayant de nier son mérite comme l’avaient fait Ghannouchi et Marzouki qui finissent en marge de l’Histoire tunisienne édifiante. Mais on ne peut pas le faire non plus en imitant Bourguiba, aveuglément, comme des moutons de Panurge, dans l’ignorance absolue des nouvelles conditions imposées par les temps présents et par la pensée futuriste. « Regarder le passé pour éclairer l’avenir », voilà un dicton à jamais valable et voilà pourquoi Bourguiba est à prendre aujourd’hui pour « une mémoire d’avenir dont il importe de s’inspirer, tout en sachant assez s’en détacher pour pouvoir innover ». Peut-être n’est-il ni des perspectives d’avenir ni de l’intérêt de la mémoire de Bourguiba de songer à l’enfermer dans une idéologie (le « Bourguibisme ») ou un parti qui en dresseraient des limites préjudiciables à son esprit et à son projet civilisationnel. Sans doute gagnerait-on à le maintenir dans son statut de référence de base, au service d’une intelligence dynamique qui pourrait faire de la majorité des Tunisiens des Bourguibiens libres et indépendants.</p>
<p>Quant au président Kaïs Saïed, je me demande s’il est vraiment aussi autiste que le prétendent ses adversaires. Il me paraît même s’inspirer de ces joueurs de football dont la technique se fonde sur l’art du drible : son mouvement premier oriente ses adversaires dans un sens et les induit dans l’illusion de le contrer, pour qu’ils se retrouvent hors du jeu parce que le dribleur est parti ailleurs, dans un autre sens, la balle au pied ! La situation la plus éloquente à ce propos est celle du dernier tapage sur la maladie du président et sur la vacance du pouvoir. D’un coup, le Président a dévoilé chez ses adversaires politiques des réflexes de précipitation qui dénotent leurs limites et dévoilent ce qui passe facilement pour une convoitise du pouvoir au détriment de tout, parfois même aux dépens de l’intérêt du peuple et de son pays.</p>
<p>Il y a encore beaucoup à faire en Tunisie pour qu’elle soit au centre du dévouement et de l’intelligence de ses enfants, tous ses enfants, qui doivent d’abord se débarrasser de plusieurs complexes et de nombreuses manies afin de pouvoir voyager ensemble, dans la même barque, pour le meilleur et pour le pire.</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://voixdavenir.com/chronique-kais-saied-un-bourguibien-dribleur-par-mansour-mhenni/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Chronique : Du sens, de l’essence et des aléas des commémorations. Par Mansour M’henni</title>
		<link>https://voixdavenir.com/chronique-du-sens-et-de-lessence-et-des-aleas-des-commemorations-par-mansour-mhenni/</link>
					<comments>https://voixdavenir.com/chronique-du-sens-et-de-lessence-et-des-aleas-des-commemorations-par-mansour-mhenni/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Aug 2022 10:16:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[CSP]]></category>
		<category><![CDATA[esprit nouveau]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://voixdavenir.com/?p=4797</guid>
					<description><![CDATA[Par Mansour M&#8217;HENNI &#160; Ma chronique précédente a pour titre : « Et si l’on fêtait la naissance du Zaïm plutôt que sa mort » ? C’était à l’occasion de l’anniversaire (119e) de Bourguiba. Je savais que le 13 août allait ramener l’attention et le débat autour de cette personnalité fondatrice et sainement militante (sans [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-3249 alignleft" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/01/jpc1-800x530.jpg" alt="" width="143" height="95" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/01/jpc1-800x530.jpg 800w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/01/jpc1-1160x768.jpg 1160w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/01/jpc1-1536x1017.jpg 1536w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/01/jpc1-750x497.jpg 750w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/01/jpc1-1140x755.jpg 1140w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/01/jpc1.jpg 1848w" sizes="auto, (max-width: 143px) 100vw, 143px" /><em>Par Mansour M&#8217;HENNI</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ma chronique précédente a pour titre : « Et si l’on fêtait la naissance du Zaïm plutôt que sa mort » ? C’était à l’occasion de l’anniversaire (119<sup>e</sup>) de Bourguiba. Je savais que le 13 août allait ramener l’attention et le débat autour de cette personnalité fondatrice et sainement militante (sans aucune sainteté, car pour être assez sain il n’était pas moins homme), une figure représentative de l’histoire moderne de la Tunisie, une icône de synthèse de toutes les autres personnalités ayant brillé dans les secteurs variés de la vie, intellectuel, politique, social, etc. Figure de leur synthèse et non de leur effacement.</p>
<p>En effet, le 13 août 1956 a été une date inaugurale de la pratique réformiste dans la société tunisienne. Elle souligne, comme confirmé par l’Histoire, que dans la vie et l’évolution d’un peuple, pour la réalisation d’un acte crucial, un rendez-vous raté est difficilement rattrapable. Sa réalisation est alors tributaire soit de la ferme détermination d’une personne détenant le pouvoir légitime décisionnel et décisif, soit d’une volonté collective détenant son droit à la décision par un statut légal ou légitime. Toujours est-il que si le statut légal est défini par des textes de loi, le pouvoir légitime peut-être balloté dans la relativité flottante de l’interprétation de la notion même de légitimité.</p>
<p>Ainsi, quelle que soit l’opinion qu’on peut avoir sur le statut de Bourguiba en août 1956, soit cinq mois seulement après l’indépendance et près d’une année avant la proclamation de la République, pour oser l’acte de promulgation du Code du Statut Personnel (SCP) , celui-ci reste une réalisation exceptionnelle et un acte initiatique d’un renouveau de l’édification sociétale moderniste, non seulement en Tunisie mais dans tout le monde arabo-musulman, voire plus largement à la surface du globe. On peut imaginer les oppositions auxquelles a pu se heurter l’esprit du CSP, dans la plupart des « pays frères », en œuvrant, au cours des ans, à la confirmation de sa rationalité et à la complétude de ses réalisations. Mais que ces oppositions germent récemment dans notre pays, dans la République de Bourguiba, c’est on ne peut plus inquiétant, non du point de vue du culte d’une quelconque personnalité, fût-elle celle de Bourguiba, mais du point de vue de la menace évidente du dérapage civilisationnel et de la fragilisation des assises d’une société tunisienne de l’intelligence, du progrès et de la solidarité.</p>
<p>Aujourd’hui, de part et d’autre, on assiste à des commémorations faites sur mesure et commandées par des calculs politiques trop particuliers pour l’urgence historique que nous vivons. Voilà de quoi penser à reprendre l’idée de base de l’unité nationale tunisienne, sans y ignorer les droits individuels ni les formes idoines de la coopération internationale ! Il faut donc cesser de jouer les pions et les agents d’une quelconque tutelle interne ou externe et se mobiliser sur la consolidation de notre modèle sociétal, pour lequel nous avons été longtemps enviés.</p>
<p>Il y aurait certes à y trouver un terrain d’entente, au moins un consensus de base, sur les mots et les concepts que nous utilisons, surtout celui de démocratie, pour être certains que nous parlons de la même chose. Il faudra ensuite fixer des objectifs rationnels et bien étudiés et le faire dans le maximum de convergence des points de vue, avec des concessions nécessaires de tous côtés. Après, c’est le travail, en toute conscience et dans le plein engagement dans la logique de l’intérêt collectif et de l’image de marque de notre patrie.</p>
<p>Avec une telle vision des choses, l’évocation ou l’omission de certaines figures représentatives de notre histoire doit trouver sa justification logique et convaincre le maximum de citoyens. Sommes-nous capables d’une vraie mobilisation dans un tel état d’esprit. Osons l’espérer car notre salut passe par là !</p>
<p style="text-align: right;">   <em>(Publié aussi par jawhatafm.net)</em></p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://voixdavenir.com/chronique-du-sens-et-de-lessence-et-des-aleas-des-commemorations-par-mansour-mhenni/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Chronique : Et si l’on fêtait la naissance du Zaïm plutôt que sa mort ?!</title>
		<link>https://voixdavenir.com/chronique-et-si-lon-fetait-la-naissance-du-zaim-plutot-que-sa-mort/</link>
					<comments>https://voixdavenir.com/chronique-et-si-lon-fetait-la-naissance-du-zaim-plutot-que-sa-mort/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Aug 2022 19:25:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ghannouchi]]></category>
		<category><![CDATA[mort]]></category>
		<category><![CDATA[naissance]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://voixdavenir.com/?p=4778</guid>
					<description><![CDATA[Par Mansour M’henni &#160; J’ai hésité à consacrer, comme je l’ai souvent fait depuis 2011, ma première chronique du mois d’août à la date du 3 août et à l’homme auquel elle est étroitement liée, Habib Bourguiba. Je me rappelle avoir discrédité, via des chroniques et lettres ouvertes adressées on ne peut plus explicitement à [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-3249 alignleft" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/01/jpc1-800x530.jpg" alt="" width="184" height="122" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/01/jpc1-800x530.jpg 800w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/01/jpc1-1160x768.jpg 1160w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/01/jpc1-1536x1017.jpg 1536w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/01/jpc1-750x497.jpg 750w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/01/jpc1-1140x755.jpg 1140w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/01/jpc1.jpg 1848w" sizes="auto, (max-width: 184px) 100vw, 184px" /><em>Par Mansour M’henni</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>J’ai hésité à consacrer, comme je l’ai souvent fait depuis 2011, ma première chronique du mois d’août à la date du 3 août et à l’homme auquel elle est étroitement liée, Habib Bourguiba. Je me rappelle avoir discrédité, via des chroniques et lettres ouvertes adressées on ne peut plus explicitement à Rached Ghannouchi, pour critiquer son attitude qui s’interdisait le vœu de la miséricorde divine à l’âme du fondateur de la Tunisie moderne. Je lui disais textuellement : « Le jour où tu prieras pour l’âme de feu Bourguiba, on te reconnaîtra comme tunisien ». Cette année, j’ai observé le paysage et visité les réseaux sociaux pour me faire une idée de ce que je pourrais mettre dans ma chronique.</p>
<p>Force est de conclure à la place relativement modeste des statuts commentant cette date : il y a surtout ceux de certaines figures assez ou bien connues de « l’Ancien régime » (sic !), souvent commentées favorablement et voyant tout de même s’y insérer de temps en temps des commentaires critiques à tonalités diverses. C’est dans l’ordre des choses. Mais que peut-on en déduire ? Un nouveau positionnement par rapport à l’image de Bourguiba et à sa valeur historique ?</p>
<p>Qu’on me permette de revenir à la réaction de Rached Ghannouchi, que je ne prends pas forcément comme une réponse à mes lettres ouvertes, bien que sachant qu’il en avait pris connaissance. Tout le monde sait que, quelque temps après la prise du pouvoir par En-Nahdha dans un simulacre de coalition troïkiste (autrement <em>trotskiste </em>?), le parti islamiste, peu expérimenté en matière de gouvernance et particulièrement centré sur des stratégies et des intérêts sectaires, s’est confronté à des difficultés majeures de gestion, voire de franche mauvaise gestion dont la campagne contre la corruption pourrait dévoiler certains aspects troublants, et, conseillé sans doute par ses parrains politiques et géostratégiques, le Mouvement islamiste a dû faire des concessions sur l’idéologie de base pour se faire son petit bonhomme de chemin dans le pouvoir. C’est là que Ghannouchi a commencé à manifester une attitude et un discours moins offensants à l’égard du Premier Président de la Nation tunisienne. On a même senti, puis constaté, une récupération de certaines idées politiques de Bourguiba et même de Ben Ali, dans les stratégies nahdhaouies, pour contrer ses adversaires parmi lesquels certains, de l’extrême gauche, se sont souvent avérés, sciemment ou inconsciemment, des serviteurs efficaces des objectifs politiques des islamistes.</p>
<p>Au-delà de ce constat personnel libre, qui peut très bien s’avérer subjectif et discutable, comme tout avis particulier, il y a un fait qui se confirme de plus en plus : c’est la commémoration du décès de Bourguiba, et non de sa naissance, qui résiste encore à l’oubli, relativement. Même dans les rangs des acteurs politiques se reconnaissant ou se voulant des successeurs ou au moins des continuateurs de Bourguiba, en tant qu’état d’esprit et façon d’être patriotique et moderniste. Faut-il en conclure que c’est la mort de Bourguiba qui est recherchée et qui les arrange le mieux, chacun voulant essayer de se dresser en un nouveau modèle à même de surpasser le Premier ? Ce n’est pas exclu et il y aurait à croire que les sociologues et les psychologues trouveraient bien dans une telle interrogation de quoi remplir des pages et des pages.</p>
<p>Certes, fêter la naissance est plus heureux et plus constructif que commémorer la mort ; il serait peut-être bon de réorienter notre enseignement dans ce sens. Cependant, même par l’évocation de la mort, une figure importante comme celle de Bourguiba continue d’éveiller les consciences et souligne de précieuses leçons à tirer. C’est pourquoi, pour conclure ce bref propos, j’emprunterais une citation dans l’article « 119e anniversaire de Bourguiba, la Tunisie n’a toujours pas retrouvé de zaïm » de notre confrère Businessnews, un des rares à avoir si bien parlé du 119<sup>ème</sup> anniversaire du <em>Zaïm</em> Habib Bourguiba en rappelant à l’occasion (le 3 août 2022) un autre important article de 2014 dû à Nadya Bchir : « En ce 119<sup>e</sup> anniversaire de Habib Bourguiba, il n’y a qu’un souhait à faire : rebâtir un État fort et infrangible. Un État dont aucune révolte avec ses débauches, ne pourra avoir raison. Faire honneur à la mémoire de celui qui a libéré la Tunisie du colonisateur français, de celui qui a fondé un État et une République modernes, de celui qui se souciait de fédérer tous les Tunisiens, de celui, rare, pour qui l’intérêt suprême de la patrie n’avait rien d’égal, est un devoir national ! Honorons Bourguiba et sa mémoire, et reconstruisons l’État de la Tunisie. »</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://voixdavenir.com/chronique-et-si-lon-fetait-la-naissance-du-zaim-plutot-que-sa-mort/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Chronique : Nous et la République. Par Mansour M’henni</title>
		<link>https://voixdavenir.com/chronique-nous-et-la-republique-par-mansour-mhenni/</link>
					<comments>https://voixdavenir.com/chronique-nous-et-la-republique-par-mansour-mhenni/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Jul 2021 20:12:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Associations]]></category>
		<category><![CDATA[Nous]]></category>
		<category><![CDATA[Non classifié(e)]]></category>
		<category><![CDATA[action civile]]></category>
		<category><![CDATA[citoyenneté]]></category>
		<category><![CDATA[république]]></category>
		<category><![CDATA[valeur]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.voixdavenir.com/?p=4098</guid>
					<description><![CDATA[Quand l’Etat se meurt, c’est la société civile qui lui insuffle l’oxygène revivifiant. (M. M.) &#160; Autant et plus que d’autres citoyens du monde, les Tunisiens sont (ré)interpelés, d’une façon ou d’une autre, par l’idée de la République, sans d’ailleurs forcément y plonger comme un concept historique de philosophie politique. La deuxième décennie de ce [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: right;"><em><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-3246 alignleft" src="https://www.voixdavenir.com/ibylensu/2021/01/MAC3-800x533.jpg" alt="" width="240" height="160" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/01/MAC3-800x533.jpg 800w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/01/MAC3-750x500.jpg 750w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/01/MAC3.jpg 960w" sizes="auto, (max-width: 240px) 100vw, 240px" />Quand l’Etat se meurt, c’est la société civile qui lui insuffle l’oxygène revivifiant. (M. M.) </em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Autant et plus que d’autres citoyens du monde, les Tunisiens sont (ré)interpelés, d’une façon ou d’une autre, par l’idée de la République, sans d’ailleurs forcément y plonger comme un concept historique de philosophie politique.</p>
<p>La deuxième décennie de ce XXIème siècle, décennie dite « postrévolutionnaire », a donné à cette interpellation un goût de contestation plus que de commémoration festive, celle-ci ayant été par trop banalisée par les gouvernements successifs, à part peut-être le temps de Béji Caïd Essebsi. Ainsi, la date et sa symbolique sont devenues un cadre de trop, animant les conflits idéologiques qui, jusqu’à aujourd’hui, n’ont pas réussi à coexister démocratiquement dans le respect réciproque et dans la construction commune pour un patriotisme solidaire.</p>
<p>Rappelez-vous ! A son retour au lendemain du 14 janvier 2011, Moncef Marzouki répétait son leitmotiv : « J’ai créé le Congrès pour la République parce qu’on n’a pas de République en Tunisie… » ! On a vu ce qu’il en a fait et ce qu’il continue à faire en appelant, par le biais de la fameuse et éternelle Al-Jazira, sa vraie mère semble-t-il, à un séparatisme violent entre ses concitoyens suite aux dernières décisions du président Kaïs Saïd. Celles-ci sont critiquables pour certains, mais le peuple y voit une tentative courageuse de redresser la barre et de remettre la barque sur la voie du salut, dans une tempête de plus en plus houleuse, à faire perdre tous les repères.</p>
<p>Il est donc de plus en plus évident que la question de la République se ranime au fond de nous, en tant que concept sans doute pour nos penseurs, mais surtout en tant que cadre du vivre-ensemble dans une appartenance commune sur la base de valeurs partagées pour le bien-être de tous. Cet aspect pratique prend forme et se fait foi autour de l’idée de patrie, du statut de citoyenneté et des valeurs d’égalité, de justice et de liberté. Une fois confirmées dans l’affect et l’intellect individuels et collectifs des citoyens, ces valeurs génèrent, à travers la conscience citoyenne, d’autres valeurs non moins fondamentales comme le respect et la solidarité. Ainsi, l’<a href="https://www.toupie.org/Dictionnaire/Autorite.htm">autorité</a> de l&#8217;<a href="https://www.toupie.org/Dictionnaire/Etat.htm">Etat</a>, de quelque nature qu’elle se conçoive, se met au service du &#8220;bien commun&#8221;, « et s&#8217;exerce par la loi sur des individus libres et égaux ».</p>
<p>Or les événements de janvier 2011 n’ont pas donné lieu à des gouvernements inscrits dans cet ordre de l’autorité de l’Etat ; des figures politiques de tous bords se sont précipitées sur « l’os de la révolution » le prenant pour un gâteau à s’arracher, à qui mieux mieux. Sans vision futuriste, sans esprit organisationnel rationalisé, sans programme de développement économique, social et culturel, sans des perspectives diplomatiques étudiées, les nouveaux acteurs politiques ont tout pris en compte, dans leurs disputes et leurs concurrences égotistes et égoïstes, sauf l’intérêt de l’Etat, en tant que ciment de l’édifice patriotique, et le bien commun en tant qu’objectif primordial, unique même, de la pratique politique.</p>
<p>Les citoyens, autres que les fanatiques et les asservis, ont à plusieurs reprises et de différentes façons exprimé leur dépit évoluant vers un ras-le-bol difficile à contenir ; mais nos politiques ont toujours continué à essayer de se servir de ce sentiment de dissidence en naissance au profit de leur manipulation politique et de leur rhétorique idéologique. Prenant finalement conscience de la gravité de la situation, le président de la République a fait usage de ce que la constitution lui permet pour essayer de rectifier le tir. Cela a surpris tout le monde et surtout les « faux-monnayeurs de la politique » ; cela est sans doute à compter à la faveur du président ; mais cela est d’abord à mettre à la tête des devoirs désormais impartis aux citoyens, « libres et égaux ».</p>
<p>Les citoyens, dignes de ce nom et l’assumant en tout engagement, doivent se prémunir de l’espoir nécessaire et de la défiance requise pour empêcher tout dérapage de l’opération, ni vers la violence et l’anarchie annoncées par certains, ni vers le culte de la personnalité et la main mise incontrôlable sur tous les pouvoirs de l’Etat. Ils ont en effet assez fait l’expérience de la société fermée pour ne pas se laisser prendre à ses attraits fallacieux ; mais ils ont aussi fait l’expérience récente d’une liberté irresponsable qui a fini par souiller l’éthique du vivre-ensemble et par désorganiser la gouvernance transparente, juste et sincère, non soumise aux lobbies de tous genres.</p>
<p>Je me dois, à la fin, de préciser que j’ai emprunté le titre de cette chronique à une conversation à distance, du même nom, annoncée le 15 juillet par l’association « Questions et Concepts d’Avenir » (QCA) et tenue le 26 juillet. J’ajouterais que de telles actions sont en plein dans l’esprit de l’engagement citoyen via la société civile et le tissu associatif. Car, quand l’Etat se meurt, c’est la société civile qui lui insuffle l’oxygène revivifiant.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone  wp-image-4093" src="https://www.voixdavenir.com/ibylensu/2021/07/nourep1-800x593.jpg" alt="" width="552" height="409" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/07/nourep1-800x593.jpg 800w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/07/nourep1-1160x860.jpg 1160w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/07/nourep1-750x556.jpg 750w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/07/nourep1-1140x846.jpg 1140w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/07/nourep1.jpg 1440w" sizes="auto, (max-width: 552px) 100vw, 552px" /></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-4094 aligncenter" src="https://www.voixdavenir.com/ibylensu/2021/07/nourep2-800x593.jpg" alt="" width="549" height="407" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/07/nourep2-800x593.jpg 800w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/07/nourep2-1160x860.jpg 1160w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/07/nourep2-750x556.jpg 750w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/07/nourep2-1140x846.jpg 1140w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/07/nourep2.jpg 1440w" sizes="auto, (max-width: 549px) 100vw, 549px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://voixdavenir.com/chronique-nous-et-la-republique-par-mansour-mhenni/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Forum de l’Esprit des Lumières : Un colloque Tahar Chériaa en mars 2021</title>
		<link>https://voixdavenir.com/forum-de-lesprit-des-lumieres-un-colloque-tahar-cheriaa-en-mars-2021/</link>
					<comments>https://voixdavenir.com/forum-de-lesprit-des-lumieres-un-colloque-tahar-cheriaa-en-mars-2021/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Dec 2020 09:36:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[colloques]]></category>
		<category><![CDATA[commémoration]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[Lumières]]></category>
		<category><![CDATA[Moknine]]></category>
		<category><![CDATA[T-Chériaa]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.voixdavenir.com/?p=3092</guid>
					<description><![CDATA[Finalement, la dixième année du décès de Tahar Chériaa aura été dignement et convenablement commémorée en hommage au défunt, à ses initiatives fondatrices et à son engagement par le cœur et la raison pour des causes nobles, tant au profit de sa patrie la Tunisie qu’au profit des sociétés souffrant de la précarité et de [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Finalement, la dixième année du décès de Tahar Chériaa aura été dignement et convenablement commémorée en hommage au défunt, à ses initiatives fondatrices et à son engagement par le cœur et la raison pour des causes nobles, tant au profit de sa patrie la Tunisie qu’au profit des sociétés souffrant de la précarité et de la minorisation.</p>
<p>Le premier élan commémoratif a été lancé, en partenariat avec l’Institut Supérieur des Langues Appliquées à Moknine (Université de Monastir), par un collectif associatif comprenant l’association « Questions et Concepts d’Avenir » (QCA, à l’origine du projet), l’Association pour la Culture et les Arts Méditerranéens (ACAM), l’Union des Ecrivains Tunisiens (UET) et l’association d’Action Culturelle à l’ISLA-Moknine. Cette action a été concrétisée à Moknine, les 16 et 17 décembre 2020, par un colloque d’hommage à T. Chériaa intitulé « La Littérature tunisienne et la francophonie : l’être soi et l’être avec ». Elle a permis de souligner une autre dimension du père fondateur des Journées Cinématographiques de Carthage (JCC, peu attentives à ce détail congénital cette année), celle de l’écrivain et traducteur bilingue.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-3094 aligncenter" src="https://www.voixdavenir.com/ibylensu/2020/12/ouv-moknine.jpg" alt="" width="640" height="333" /></p>
<p>Dans la continuité de cet esprit commémoratif et en rattrapage de certaines négligences, voire des ignorances, le journaliste, critique culturel et historien de la culture, auteur d’une brillante communication à Moknine sur « Tahar Chériaa traducteur d’Anna Gréki » et par ailleurs coordinateur du « Forum Tunisien de l’Esprit des Lumières » à la Cité de la Culture (Ministère des Affaires Culturelles, Etablissement national de promotion des festivals et des manifestations culturelles et artistiques), n’a pas tardé à annoncer la décision prise de consacrer, à l’éminent homme de culture disparu il y a dix ans, l’homme des lettres du cinéma et des médias, un colloque digne de son nom et de son œuvre, au mois de mars 2021. Les Actes de ce colloque seront publiés dans un livre comme de coutume dans l’important et dynamique Forum des Lumières.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-3095 aligncenter" src="https://www.voixdavenir.com/ibylensu/2020/12/Moh-Elmay.jpg" alt="" width="480" height="640" /></p>
<p>Le collectif associatif du colloque de Moknine sera associé à l’organisation de cette action et l’association QCA publiera, le même mois de mars 2021, les Actes du colloque de Moknine dans le deuxième numéro de sa revue VOIX D’AVENIR.</p>
<p>Jamais la culture ne perd sa mémoire ni son dynamisme tant que ses nerfs moteurs continuent d’être irrigués du sang pur de la citoyenneté civile et du sens du labeur.</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://voixdavenir.com/forum-de-lesprit-des-lumieres-un-colloque-tahar-cheriaa-en-mars-2021/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Chronique : Tahar Chériaa dix ans après. Par Mansour M’henni</title>
		<link>https://voixdavenir.com/chronique-tahar-cheriaa-dix-ans-apres-par-mansour-mhenni/</link>
					<comments>https://voixdavenir.com/chronique-tahar-cheriaa-dix-ans-apres-par-mansour-mhenni/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Nov 2020 09:46:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[avenir]]></category>
		<category><![CDATA[Chériaa]]></category>
		<category><![CDATA[mémoire]]></category>
		<category><![CDATA[Tahar]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.voixdavenir.com/?p=2874</guid>
					<description><![CDATA[Ce mercredi 4 novembre 2020 devrait être commémorée la clôture de la dixième année du décès de Tahar Chériaa, le fondateur des Journées cinématographiques de Carthage et le « père du cinéma arabe et africain » comme se plaisent à le baptiser de nombreux spécialistes dans le monde. Pourtant, rien chez nous n’indique que quiconque se préoccupe [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-2770" src="https://www.voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/mansour-mhenni.jpg" alt="" width="136" height="185" /></p>
<p style="text-align: left;">Ce mercredi 4 novembre 2020 devrait être commémorée la clôture de la dixième année du décès de Tahar Chériaa, le fondateur des Journées cinématographiques de Carthage et le « père du cinéma arabe et africain » comme se plaisent à le baptiser de nombreux spécialistes dans le monde.</p>
<p>Pourtant, rien chez nous n’indique que quiconque se préoccupe de cet indice de reconnaissance à la mémoire d’un homme qui a voué sa vie à servir son pays, la culture, et une certaine pensée de l’humanité. Tout juste une association, semble-t-il, et non celle qui le devrait de plein devoir avant le droit, s’active à faire ce qu’il faut avec un dernier sursaut de soutien du ministère de tutelle dû à l’intervention de son Chef de cabinet. Il s’agit de l’association « Questions et Concepts d’Avenir » qui a trouvé raison d’agir dans son objet à travers deux concepts-clés de notre existence : la mémoire et l’avenir. Aussi a-t-elle donné à son action le titre plein de sens « Tahar Chériaa : Mémoire pour l’avenir ».</p>
<p>Mon propos ici n’est pas de couvrir cette action, mais d’en creuser légèrement la signification pour inviter à la réfléchir et à en tirer quelques enseignements. Il paraît clair que l’intention n’est pas plus le culte d’une personnalité disparue que le souci de « regarder le passé pour éclairer l’avenir », comme dit le proverbe. Cela est essentiel, ici et maintenant, de s’y attarder le temps qu’il faut et avec la concentration nécessaire, car nous n’arrêtons pas de vivre, depuis quelques années, les signes les plus agressifs et les plus ignobles parfois à l’égard de « nos chers disparus ». Qui dit ne pas avoir besoin de la mémoire pour édifier l’avenir est incapable d’avoir un programme pour cet avenir. On ne construit rien sur rien : l’Histoire l’a amplement montré ; elle peut nous le montrer encore, pour peu qu’on l’interroge. Et c’est à cette interrogation que servent les commémorations.</p>
<p>Ainsi perçues, celles-ci jouent le rôle de catalyseurs de la pensée, d’objecteurs de conscience et de modérateurs des sentiments. Elles aident à réinventer le vivre-ensemble sur la base de l’acceptation de la différence comme source de richesse. Elles participent de la cohésion sociale en donnant un sens noble à la succession des générations, à l’alternance des pouvoirs et à la relativisation des vérités exclusives. Dans le cas précis qui nous occupe ici, Tahar Chériaa et son œuvre présentent plusieurs amers à même d’inspirer la jeunesse d’aujourd’hui et de lui montrer que rien ne peut constituer un infranchissable obstacle devant la réalisation de soi. Tant que l’aspiration à l’affirmation de soi existe, le destin ne peut que se ranger de son côté, comme a dit Chebbi, notre poète. Il faut juste trouver la bonne voie et cela se fait en actualisant les expériences d’autrui, celles du passé, nos pour les mimer ou les copier, mais pour les confronter aux exigences et aux conditions de faisabilité que le présent impose sur la voie du progrès et de l’avenir.</p>
<p>Que retenir donc de Tahar Chériaa, dans cette perspective ? D’abord le jeune berger qui, à quatorze ans, décide d’entrer à l’école et qui fait ses six ans du primaire en trois ans seulement. Le bachelier qui se met à enseigner au primaire, très jeune, et poursuit ses études en parallèle jusqu’à obtenir les diplômes l’habilitant à enseigner dans le secondaire. L’enseignant qui a pris conscience, très tôt, que sa mission ne se limite pas à la classe mais à investir la société de tout son désir d’être et de faire pour permettre à sa conscience citoyenne de s’y exprimer et d’y jouer, du meilleur possible, le rôle qui lui semble lui revenir de droit et de devoir.</p>
<p>Rien que cela, à part tout le reste qui n’est pas dit ici et qui est en principe communément connu, mérite qu’on commémore aujourd’hui la dixième année du départ de cette âme citoyenne pour signifier que jamais ne part un esprit qui sert l’humanité.</p>
<p style="text-align: right;">Publié aussi dans jawharafm.net</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://voixdavenir.com/chronique-tahar-cheriaa-dix-ans-apres-par-mansour-mhenni/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
