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	<title>concept &#8211; Questions et Concepts d’Avenir</title>
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	<title>concept &#8211; Questions et Concepts d’Avenir</title>
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		<title>Fès (Maroc): Nouvelles dates du Colloque international autour de la Nouvelle Brachylogie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 Nov 2024 10:17:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Associations]]></category>
		<category><![CDATA[Histoires]]></category>
		<category><![CDATA[Pensées]]></category>
		<category><![CDATA[analyse]]></category>
		<category><![CDATA[Brachylogie]]></category>
		<category><![CDATA[Cireb]]></category>
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		<category><![CDATA[FLSH-Sais-Fès]]></category>
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					<description><![CDATA[Suite à la demande de plusieurs collègues demandant de reporter la date du colloque de Fès en raison de la coïncidence de la première date avec le mois de Ramadhan, le comité d&#8217;organisation à décidé de retenir les dayes du 10 au 12 avril 2025 pour colloque international intitulé : &#8220;Retour analytique et pratique sur [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Suite à la demande de plusieurs collègues demandant de reporter la date du colloque de Fès en raison de la coïncidence de la première date avec le mois de Ramadhan, le comité d&#8217;organisation à décidé de retenir les dayes du 10 au 12 avril 2025 pour <em>colloque international </em>intitulé : &#8220;<em>Retour analytique et pratique sur le concept de Nouvelle Brachylogie&#8221;.</em> Ci-dessous l&#8217;annonce et l&#8217;appel actualisés:</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>La Faculté des Lettres et des Sciences Humaines Saïs-Fès, de l’Université Sidi Mohamed Ben Abdellah (Maroc) organise, à </strong>Fès, du 10 au 12 avril 2025, en partenariat avec<strong> l’Université Euro-Med-Fès, </strong>de<strong> Brachylogia Maroc </strong>et de la<strong> Cireb, </strong>un <strong><em>colloque international </em></strong>intitulé :</p>
<p style="text-align: center;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Retour analytique et pratique sur le concept de Nouvelle Brachylogie </strong></p>
<p style="text-align: center;">Ci-dessous l’argument du colloque et les conditions de participations après révision et actualisation des dates du colloque :</p>
<p style="text-align: center;">¤¤¤¤¤¤¤</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Université Sidi Mohamed Ben Abdellah</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Faculté des Lettres et des Sciences Humaines Saïs-Fès (Maroc)</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: center;">en partenariat avec</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Université Euro-Med-Fès &amp; Brachylogia Maroc &amp; Cireb</strong></p>
<p style="text-align: center;">organise un <strong><em>colloque international </em></strong>autour de</p>
<p style="text-align: center;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Retour analytique et pratique sur le concept de Nouvelle Brachylogie</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong><em>Fès, du 10 au 12 avril 2025 –(Maroc)</em></strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Argument </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>Le concept de Nouvelle Brachylogie</em></strong> est né d’une relecture de la notion de brachylogie dans la pensée socratique. En effet, en opposition à la macrologie comme procédé rhétorique, la brachylogie se présente comme une philosophie se refusant à l’usage de la rhétorique classique, celui des sophistes, pour s’affirmer en tant que mode d’être et de pensée conduisant vers l’idéal démocratique par le mode adéquat du meilleur vivre-ensemble. Aussi a-t-elle pour fondement ce que Socrate appelle « l’esprit de conversation ». De là, la nécessité d’un retour approfondi et étendu sur la notion de « conversation », du point de vue de son histoire, de celui de ses variantes et de celui de ses développements modernes. Du point de vue aussi des croisements et des divergences qu’elle aurait avec des notions rivales comme la brièveté et le dialogue, dans son usage littéraire post-platonicien.</p>
<p>Cette plateforme de conceptualisation, lancée en 2012, a montré son intérêt en dépit de positions critiques ou nuancées à son égard. Une production écrite afférente, constituant un corpus relativement propice à l’étude, mériterait une attention analytique, explicative ou critique, mais aussi des interrogations portant sur l’application du concept dans différentes pratiques : pédagogiques, scientifiques, médiatiques, socioéconomiques, culturelles, politiques, etc. En plus des Actes de colloques ou de congrès en la matière, il serait utile de se concentrer au moins sur <em>Le Retour de Socrate</em>, sur les 17 numéros de la revue semestrielle <em>Conversations</em> et sur la première version (2023) du <em>Dictionnaire de la Nouvelle Brachylogie</em>.</p>
<p>En rapport avec cette variété de champs d’exploitation possibles du concept de Nouvelle Brachylogie, on peut se référer à un lexique approprié qui naît graduellement du travail sur le concept. On en retiendrait :</p>
<p>¤ La Brachypoétique</p>
<p>¤ La Brachylogie générale</p>
<p>¤ La Brachypédagogie</p>
<p>¤ La Brachydiplomatie</p>
<p>¤ La Cité de demain</p>
<p>¤ « Le Grand et le petit »</p>
<p>¤ La Société de conversation…</p>
<p>Ces axes de réflexion sont donnés à titre indicatif, mais ce colloque est attendu comme un nouvel amer de l’odyssée brachylogique, un amer venant du pays qui a organisé le Premier Congrès Mondial de Brachylogie en 2015 et qui a soutenu la première thèse de Doctorat en études brachylogiques en 2019.</p>
<p>Le colloque se tiendra à la Faculté des Lettres et Sciences Humaines Saïs – Fès de l’Université Sidi Mohamed Ben Abdellah (Royaume du Maroc), du 6 au 8 mars 2025.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Propositions de communication </strong></p>
<p>Les propositions de communication accompagnées d’une notice biobibliographique (en français ou en anglais ou encore en arabe) devront comporter des indications sur :</p>
<p>&#8211; l’auteur [nom et prénom(s), rattachement institutionnel, email] ;</p>
<p>&#8211; l’axe thématique choisi ;</p>
<p>&#8211; le titre de l’article ;</p>
<p>&#8211; un résumé de 200 à 250 mots ;</p>
<p>&#8211; les mots clés (4 ou 5 mots au maximum).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Elles devront être envoyées à l’adresse suivante :<a href="mailto:cireb.brachylogie@gmail.com">cireb.brachylogie@gmail.com</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Calendrier </strong></p>
<p>Date de lancement de l’appel : 21 octobre 2024 (révisé le 15 novembre 2024)</p>
<p>Date limite de soumission des propositions de communications : 20 janvier 2025</p>
<p>Réponse du comité scientifique : 15 février 2025</p>
<p>Programme provisoire : 16 mars 2025</p>
<p>Programme définitif : 31 mars 2025</p>
<p>Dates du colloque : 10, 11 et 12 avril 2025</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Inscription au colloque </strong></p>
<p>Doctorant : 25 euros</p>
<p>Enseignant-chercheur, chercheur et professionnel : 50 euros</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>NB : </strong></p>
<p>Þ Les frais d’inscription couvrent le trousseau du participant (sac, stylo, bloc-notes, etc.) &amp; les repas et pause-café pendant le colloque.</p>
<p>Þ Les frais de déplacement jusqu’à Fès et l’hébergement sont à la charge du participant</p>
<p>Þ Pour les adhérents en 2024 et 2025 de la Cireb, les frais d’inscription sont réduits à 60% (15 euros pour les doctorants et 30 euros pour les enseignants et les chercheurs).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Comité d’organisation :</strong></p>
<p>Directeur : Pr. Samir BOUZOUITA</p>
<p>Coordinateur général : Pr. Abdelmounïm EL AZOUZI</p>
<p>Membres: Mohamed OULEDALLA – Majda NNIYA EL BERDAI</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Comité scientifique </strong>(ordre alphabétique)<strong> : </strong></p>
<p>ALTMANOVA Jana D’Auria Antonio (Université de Naples« Parthenope », Italie)</p>
<p>AZOUZI Ammar (FLSH de l’Université de Sousse, Tunisie)</p>
<p>BABOUCAR Diouf (Université Assane Seck-Ziguinchor, Sénégal)</p>
<p>BEN SAAD Nizar (FLSH de l’Université de Sousse, Tunisie)</p>
<p>BONHOMME Marc (Professeur émérite, Université de Berne-Suisse)</p>
<p>BORGHOL Mohamed Saad (Université de Monastir, Tunisie)</p>
<p>BOUZOUITA Samir (FLSH Saïs, Université de Fès, Maroc)</p>
<p>BRIKI Radhouane (Université de Kairouan, Tunisie)</p>
<p>CHAGRAOUI Mohamed (Université Tunis El Manar, Tunisie)</p>
<p>COULIBALY Moussa (Université F.H.B. d’Abidjan, Côte d’Ivoire)</p>
<p>DO-HURINVILLE Danh Thành ((Université de Franche-Comté &#8211; ELLIADD EA4661)</p>
<p>EL AZOUZI Abdelmounïm (FLSH Saïs, Université de Fès, Maroc)</p>
<p>EL GHARBI Jalel (Université de la Manouba, Tunisie)</p>
<p>EYENGA Onana Pierre Suzanne (Université de Yaoundé 1, Cameroun)</p>
<p>FADDA Denis (Universitaire et fonctionnaire international, Président de <em>La Renaissance Française</em>)</p>
<p>GONTARD Marc (Professeur émérite, Université Rennes 2, France)</p>
<p>GRAVET Catherine (Université de Mons, Belgique)</p>
<p>MARZOUKI Samir (Professeur émérite, Université de la Manouba, Tunisie)</p>
<p>M’HENNI Mansour (Professeur émérite, Université de Tunis El Manar, Tunisie)</p>
<p>NNIYA EL BERDAI Majda (FSH Euromed-Fès, Maroc)</p>
<p>PETRILLO Maria Giovanna (Université de Naples « Parthenope », Italie)</p>
<p>RENOUPREZ Martine (Université de Cadiz &#8211; Espagne)</p>
<p>SERHANI Mounir (FLSH Mohammedia-Université Hassan 2 – Casablanca, Maroc)</p>
<p>TENKOUL Abderrahmen (FSH Euromed-Fès, Maroc)</p>
<p>TOUBA Ahmed (FLSH Mohammedia-Université Hassan 2 – Casablanca, Maroc)</p>
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		<item>
		<title>Chronique: Le Retour de Socrate. Par Mounir Serhani</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Apr 2021 16:16:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoires]]></category>
		<category><![CDATA[Brachylogie]]></category>
		<category><![CDATA[concept]]></category>
		<category><![CDATA[conversation]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[Mhenni]]></category>
		<category><![CDATA[Retour]]></category>
		<category><![CDATA[Socrate]]></category>
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					<description><![CDATA[Mounir Serhani C’est le titre d’un ouvrage incontournable dans l’art du peu ; celui qui nous apprend à parler moins pour dire plus, pour être plus audible. Le Retour de Socrate du professeur éminent, poète et traducteur tunisien, Mansour M’henni, qui a initié le concept de la Nouvelle Brachylogie en ressuscitant cette dernière de ses [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Mounir Serhani</em></p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="wp-image-3594 alignleft" src="https://www.voixdavenir.com/ibylensu/2021/04/mounir-serhani.jpg" alt="" width="278" height="185" /></p>
<p><em><strong>C’est le titre d’un ouvrage incontournable dans l’art du peu ; celui qui nous apprend à parler moins pour dire plus, pour être plus audible. Le Retour de Socrate du professeur éminent, poète et traducteur tunisien, Mansour M’henni, qui a initié le concept de la Nouvelle Brachylogie en ressuscitant cette dernière de ses cendres. L’auteur s’inscrit contre cette « seconde mort » de Socrate en initiant en 2012 un concept qui s’ouvre sur toutes les disciplines et s’adapte sciemment au monde d’aujourd’hui.<br />
La Nouvelle Brachylogie est fondée sur l’esprit de conversation qui se veut une science des structures conçues en miniature (aphorismes, sentences, maximes, fragments, etc.) afin d’élaborer une pensée de l’individu moderne et de sa place au sein de la Cité. Voici comment l’être entame son acheminement vers la démocratie et vers la société de conversation. Et M’henni d’affirmer ouvertement que « Socrate n’a pas cherché à édifier, et encore moins à systématiser une pensée de la brachylogie. Avec la pédagogie qui lui est propre, disons « la maïeutique » pour faire comme tout le monde, il a semé dans l’emploi du mot des bribes de réflexions à même de poser les jalons d’une pensée appropriée à sa façon de voir. </strong></em></p>
<p>Il ne s’agit donc, pour nous, ni de ressusciter Socrate ni de faire figure d’un Socrate moderne. Ainsi, Le Retour de Socrate est tout simplement le rappel d’une pensée embryonnaire qui nous semble porteuse d’une vraie philosophie de l’homme et du langage et qui nous paraît trouver dans le fonctionnement du monde moderne les conditions de sa réhabilitation. » Pour que le grand public ait accès à cette Nouvelle Brachylogie, nous avons choisi d’expliquer sa pensée et ses maitres mots. Car l’enjeu de cette voie est d’aller vers l’autre, au lieu de le perdre dans les dédales de la longueur ou encore les « belles paroles » de la démagogie. Tout y est clair, limpide et bref. C’est le court qui l’emporte et c’est le concis qui prend le dessus. L’art du peu nous sauve de la manipulation et nous protège de la rhétorique labyrinthique. La vertu de la brièveté est d’établir un rapport égalitaire entre les citoyens (et tous ceux qui prennent la parole sans la monopoliser !) et de reconnaitre à chacun le droit à la participation effective à la gestion de la « chose publique » et donc du vivre ensemble. Toute démocratie digne de ce nom puise son authenticité dans cette égalité verbale qui laisse délibérément de l’espace pour que l’Autre assimile, écoute et intervienne : « Le propre de la Nouvelle brachylogie est de se concevoir comme une éthique, mais peut-être faudrait-il la percevoir comme un degré zéro d’éthique, comme un juste nécessaire mais non suffisant de valeurs à même d’informer d’un vivre-ensemble aspirant à l’idéal démocratique. On sait toutes les bifurcations de la réflexion éthique ; mais la dimension éthique de la Nouvelle Brachylogie se résumerait peut-être à quelques valeurs de base, croisées et complémentaires : l’égalité, le respect et la relativité. Cela nous ramènerait peut-être à l’idée de vertu, congénère de la pensée éthique, à repenser comme une philosophie du vivre-ensemble. » Il s’agit de réhabiliter la petitesse et la minorité pour les exhumer de leur statut « subalterne » et « mineur ».<br />
Pourtant, le « peu » est précieusement riche, porteur de significations, voire plus éloquent que les longs discours. En effet, les microstructures intellectuelles et matérielles et leurs fonctionnements stimulent cette « remise en question » de soi, cette introspection bouleversante et ce retour vers l’égo à secouer. Grâce à la NB, on ne cesse de se réviser, de se relire, de se défaire des clichés et des stéréotypes, d’affronter le « nouveau » et le « variable », afin d’adhérer à ces vérités naturellement contingentes, changeantes à vue d’œil et du coup relatives. Ainsi, on institue « l’esprit de conversation » en logique interrogative de notre rapport au monde, aux êtres, aux objets et surtout à « nous-mêmes ». Une telle remise en cause de soi stimule une véritable introspection en vue d’une révision des idées arrêtées et définitives. C’est justement pour mieux penser (repenser) notre rapport à la Cité et à l’univers. Et cette pensée renoue avec plusieurs disciplines à la fois dont aussi la biotechnologie et la nanotechnologie. Voici donc une discipline qui se veut multidimensionnelle en ayant deux volets inextricablement liées, à savoir la brachypoétique et la brachylogie générale.<br />
Celle-ci est un champ de connaissance qui contient tout ce qui à même de relever de la microstructure au moyen de laquelle conversent les sciences pour non pas répondre mais tenter de répondre à certaines problématiques et questions portant sur le vivre-ensemble, loin de toute idée excluant autrui et de tout jugement de valeur portant atteinte à la personne et à ses idéaux propres. Pour appréhender la nomenclature, bien entendu nouvelle, proposée par la CIREB, l’équipe de recherche aspire à la publication d’un dictionnaire spécifique à la Nouvelle Brachylogie pour « vulgariser » le métalangage de ce concept encore à préciser afin qu’il soit intériorisé dans nos discours, nos paroles, nos communications et nos actes. Le concept de NB s’étale sur toutes les pratiques du discours : les sciences humaines, les sciences fondamentales et les nouvelles technologies, les systèmes de pouvoirs et les genres (dans le langage, la littérature et la société), etc. Et ces différentes disciplines puisant dans le corps de la NB s’associeront par conséquent à la chose « publique », comme le précise le professeur Mansour M’henni : « du point de vue de la Nouvelle Brachylogie, si la chose est « publique », c’est qu’elle concerne tout le monde et qu’elle est du regard de chacun. De ce fait la citoyenneté ne saurait se concevoir que comme un devoir et un droit de chacun, également, à s’impliquer dans la gestion de la chose publique. C’est cette implication qui serait son engagement, conçu comme une contribution à sauvegarder ce que nous avons défini comme l’éthique du vivre-ensemble et ses valeurs fondamentales d’égalité, de respect et de relativité. L’engagement n’est plus pour une idéologie arrêtée, mais par une sorte d’autogestion de la société par tous ceux qui la composent. » Il revient donc au Pr. M’henni d’avoir « déterré » la notion de « brachylogie » en fédérant plusieurs groupes de recherche présents dans plusieurs universités de nationalités différentes : la Tunisie, le Maroc, la Belgique, l’Espagne, l’Italie, la Cote d’Ivoire, le Liban, l’Algérie… pour ne citer que celles-ci. C’est dire que Socrate a fait l’éloge de la brièveté dans la conversation, en s’adressant à Protagoras : « Veuille resserrer tes réponses et les faire aussi courtes que possible, afin que je puisse te suivre ».<br />
Clouant la rhétorique au pilori, dans sa trame argumentative et ses intentions manipulatrices, la brachylogie, surtout avec sa nouvelle version, vise l’interrogation et de ce fait la conversation. Le concis est doté d’un pouvoir qui donne naissance à la réflexion et laisse exprès des blancs, invitant autrui à combler, à prendre la parole, à réagir, en se réjouissant d’avoir une place vaste qui l’engage dans le processus conversationnel en tant qu’acteur égal et digne de respect. C’est le prisme du partage et de la bonne communication qui fait fi des dogmes et des principes figés. L’échange y est fluide, tolérant et ouvert. Le silence est politique. Rien n’y est gratuit. Tout est signification. Aucune crise de sens, aucun conflit et aucune antipathie. Les suprématies tombent et les jeux de domination sont condamnés à mort. Bon retour Socrate, merci Mansour !</p>
<p><em>(Chronique publiée au Maroc dans: https://www.laverite.ma/)</em></p>
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			</item>
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		<title>Chronique : Pour une nouvelle intelligence de la révolution Par Mansour M’henni</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 Jan 2021 09:40:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Pensées]]></category>
		<category><![CDATA[manichéisme]]></category>
		<category><![CDATA[réformisme]]></category>
		<category><![CDATA[repenser]]></category>
		<category><![CDATA[révolution]]></category>
		<category><![CDATA[violence]]></category>
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					<description><![CDATA[En ce 14 janvier de 2021, ce dixième anniversaire d’un événement important de l’Histoire de la Tunisie, il m’importe, comme d’autres concitoyens toujours de moins en moins nombreux peut-être, de réinterroger et de repenser la valeur symbolique de ce jour fatidique pour essayer d’en saisir le sens et d’en apprécier l’ampleur. Il va sans dire [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img decoding="async" class=" wp-image-2770 alignleft" src="https://www.voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/mansour-mhenni.jpg" alt="" width="68" height="93" />En ce 14 janvier de 2021, ce dixième anniversaire d’un événement important de l’Histoire de la Tunisie, il m’importe, comme d’autres concitoyens toujours de moins en moins nombreux peut-être, de réinterroger et de repenser la valeur symbolique de ce jour fatidique pour essayer d’en saisir le sens et d’en apprécier l’ampleur.</p>
<p>Il va sans dire qu’un tel objectif relèverait plutôt du devoir ou de l’intérêt de plusieurs chercheurs et de nombreux penseurs, dans plusieurs disciplines, ceux-là qui, de par la rationalité commandant leur tâche, seraient à même de creuser dans les effets et les causes et qui, sereinement et objectivement, donneraient à César ce qui est à César et remettraient l’Histoire dans son rôle d’éclairage sur la voie de l’avenir. Mais partant, ils devraient œuvrer à interagir, dans ce labeur, avec le commun des citoyens afin que tout le monde se sente concerné et agisse en conséquence.</p>
<p>Modestement donc, et sans prétendre à une quelconque vérité inamovible, je me contente ici d’interroger le concept présidant à la qualification et à l’exploitation du 14 janvier 2011, en l’occurrence celui de « révolution ». En dix ans déjà (d’aucuns diraient : dix ans seulement !), les Tunisiens d’abord, les Tunisiens surtout, ne sont plus d’accord sur le statut à donner à cette journée et même parfois, pour des raisons qui se comprendraient, sur la légitimité de ce statut en référence à une date concurrente, celle du 17 décembre.</p>
<p>Je m’attarde donc sur le concept de « révolution » parce que je pense sincèrement que c’est notre mauvaise intelligence de ce concept qui fait nos divergences et notre incompétence à redresser la situation de notre pays dans le sens du développement solidaire et de la démocratie juste et équitable. En effet, notre usage du mot est resté par trop sectaire parce que trop assujetti à des conditionnements idéologiques de différentes natures : politiques, religieux, régionaux, ségrégationnistes, etc. Tous ces conditionnements sont en fait de même principe et relèvent d’une même plateforme culturelle et d’une même logique de pensée, en l’occurrence le manichéisme violemment antagonique.</p>
<p>A première vue, cela nous renverrait au « matérialisme dialectique » dont l’exploitation politique par le communisme, surtout dans le stalinisme, a détourné sa parenté philosophique et scientifique (avec la dialectique hégélienne et avec le matérialisme historique de Marx et Engels) au profit de la manipulation des citoyens (devenus de nouveaux sujets) et de l’abus du pouvoir (foncièrement aussi monopolaire et répressif que l’autocratie). En vérité le manichéisme est aussi ancien que le temps des êtres humains et toutes les cultures en conservent les traces et les symboles. Cependant, c’est son exploitation dans la conception et dans la gestion des rapports sociaux et sociétaux qui serait à repenser à la lumière de l’évolution générale du monde et des conditions de la vie que cette évolution rend possibles. C’est cette logique qui nous semble pouvoir présider à une nouvelle vision et à une utilisation repensée du concept de révolution.</p>
<p>Peut-être le temps est-il venu, pour l’humanité, de repenser la révolution en harmonie avec la dynamique cosmique où les notions circulaires de rotation (par exemple la terre autour de son axe) et de révolution (par exemple la terre autour du soleil) se combinent à la configuration rectiligne d’un temps symbolique du progrès. Kateb Yacine en évoqué l’urgence à un moment où la révolution algérienne battait son plein. On aurait ainsi une nouvelle logique du changement dégagée de la violence et de l’exclusion et articulée au mouvement naturel de l’Histoire. Le changement ainsi conçu est alors de nature essentiellement culturelle, un état d’esprit permettant à chacun de voir le changement en lui-même avant de le réclamer chez les autres. De cette manière, nul ne peut se donner le droit d’exclure quiconque d’un processus engageant le vivre-ensemble, notamment celui concevant l’avenir individuel et collectif et déterminant le destin en société et le destin des sociétés.</p>
<p>On nous dira peut-être que cette façon de voir est plus proche du réformisme que de la révolution. Mais posons-nous la question de savoir plutôt si la révolution n’est pas un réformisme abusivement violenté pour tordre le cou à l’Histoire et à la logique du progrès. Sans doute le réexamen dépassionné et rationalisé de ces dix ans qui nous séparent de l’événement fatidique en question pourra-t-il nous donner une nouvelle intelligence de ce qui nous est arrivé et de ce que nous pourrions en faire, ensemble, pour le bien de tous.</p>
<p>Voilà bien une tâche qui nous engage tous de quelque bord que nous voulions nous reconnaître et à quelque niveau que se situent notre engagement et notre responsabilité !</p>
<p style="text-align: right;"><em>(Publié aussi sur jawharafm.net)</em></p>
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