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	<title>coordination &#8211; Questions et Concepts d’Avenir</title>
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		<title>Chronique : Pour une Coordination des associations culturelles et intellectuelles tunisiennes (CACIT). Par Mansour M’henni</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Jul 2026 20:33:32 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Mansour M&#8217;henni J’ai été invité, ce mercredi 29 juillet 2026, à participer à une réunion conversationnelle des associations culturelles, à l’initiative de l’Union des Ecrivains Tunisiens (UET), dans son siège central à l’avenue de Paris, à Tunis. L’ordre du jour annoncé était l’examen de la situation difficile où on avait mené les associations culturelles par [&#8230;]]]></description>
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<p>Mansour M&#8217;henni</p>
<p>J’ai été invité, ce mercredi 29 juillet 2026, à participer à une réunion conversationnelle des associations culturelles, à l’initiative de l’Union des Ecrivains Tunisiens (UET), dans son siège central à l’avenue de Paris, à Tunis. L’ordre du jour annoncé était l’examen de la situation difficile où on avait mené les associations culturelles par de nombreuses procédures jugées inadéquates dans une société où la vie associative doit être considérée comme un pilier principal de sa conscience citoyenne et de sa politique de développement.</p>
<p>Je ne pouvais pas manquer ce rendez-vous de par mon passé et présent de plus d’un demi-siècle de vie associative, de par mon appartenance de plus d’un tiers de siècle à l’UET où j’ai pu assumer la responsabilité de la vice-présidence régionale, à Monastir, pendant deux mandats, et où j’ai assumé, pendant un mandat, la responsabilité de membre du bureau national responsable des relations extérieures, ce qui m’a permis de présider, il y a vingt ans, la délégation tunisienne dans la 23<sup>e</sup> conférence générale des écrivains et hommes de lettres arabes (novembre 2006).</p>
<p>L’initiative de cette rencontre était une conséquence logique des rapports tendus et des difficultés procédurales pesant lourdement sur les épaules de nos associations culturelles, assoiffées devant les robinets fermés de toute forme de financement privé et devant celles égouttant timidement et difficilement de petites subventions dont la moitié ou presque est sucée par des procédures administratives et fiscales tendant à dissuader les plus portés à la passion associative et le plaisir de la servir, par acquis de conscience citoyenne.</p>
<p>Je ne vais pas m’attarder à détailler les idées évoquées, les propositions avancées et les colères exprimées ; elles touchaient à tout, preuve qu’il y a une sincère frustration qui a trouvé l’occasion de s’exprimer. L’UET a déjà diffusé, le jour même, l’essentiel de cette rencontre. Pour ma part, je tiens à donner certaines précisions sur une proposition que j’ai faite et que je remercie les présents de l’avoir unanimement adoptée, celle d’une « <strong>Coordination des associations culturelles et intellectuelles tunisiennes (CACIT) </strong>». Celle-ci peut prendre le temps qu’il faut pour se concrétiser légalement, mais elle peut déjà se constituer de façon informelle (et annoncée en tant que telle) jusqu’à la maturité du projet. Elle permettra à ces rencontres, appelées à perdurer, une meilleure organisation, une rationalisation des idées et des suggestions, une sérénité conversationnelle dans les analyses développées, mais surtout un rapport non conflictuel, même dans son opposition, avec les structures de l’Etat.</p>
<p>De son côté, l’Etat et les structures le représentant, à tous les niveaux, sont appelés à une meilleure écoute des doléances des associations et de leurs conditions. Tenez, la plateforme récemment ouverte par le ministère des Affaires Culturelles a été un vrai obstacle à la communication coopérative avec les associations, retardant largement leurs projets programmés jusqu’à leur annulation. Une démarche pédagogique communicative aurait permis d’avancer vers l’idéal recherché, celui de la numérisation parfaite, facilitatrice des procédures et porteuse d’efficacité. On peut aller plus loin dans l’examen des situations semblables, notamment concernant les lourdes charges fiscales imposées aux associations. Là me vient la situation, combien enviée, des associations dans des pays développés : non seulement elles n’ont pas de taxe mensuelle (ni annuelle) à payer, mais la banque elle-même, appliquant son droit à se faire payer pour la tenue du compte d’une association, applique la procédure et en même temps reverse cette somme déduite dans le même compte dont elle l’avait déduite. Il en est ainsi tous les mois !</p>
<p>Alors, à bon entendeur salut ! et bienvenue à la <strong>Coordination des associations culturelles et intellectuelles tunisiennes (CACIT) </strong>!</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Chronique : De l’urgence de relever le Grand défi culturel. Par Mansour M’henni</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Feb 2025 19:11:36 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img decoding="async" class="wp-image-4982 alignleft" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-800x600.jpg" alt="" width="231" height="173" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-800x600.jpg 800w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-1160x870.jpg 1160w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-320x240.jpg 320w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-1536x1152.jpg 1536w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-2048x1536.jpg 2048w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-750x563.jpg 750w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-1140x855.jpg 1140w" sizes="(max-width: 231px) 100vw, 231px" />Plus le temps passe, mieux on comprend que le grand défi des sociétés, actuelles, à venir ou en devenir, est un défi culturel. Malheureusement, on voit peu d’initiatives sérieuses et bien raisonnées pour revaloriser la culture et la faire prévaloir en tant qu’objectif prioritaire. Tout le monde semble se complaire dans le refrain classique qui vante ce secteur « vital » et qui ne fait rien pour le sauver. A croire que la composition de ce refrain est bien impliquée dans une intention concertée ou tacitement partagée de marginalisation de ce nerf moteur réduit à un simple rôle de figurant dans ce qui ressemblerait à une farce du développement !</p>
<p>Nous en avons longuement parlé, comme beaucoup d’autres, mais ce n’est apparemment pas assez. En parlerait-on à des sourds qu’il ne faut pas se décourager et qu’il faille espérer que dans la nuit intense une petite lueur de lumière gardera et nourrira la flamme de l’espoir.</p>
<p>La première question à se poser dans une conversation du genre, c’est quelle stratégie adopter pour réussir à généraliser l’intérêt sincère et actif pour la culture comme philosophie de base de l’édification sociétale. Pourtant, ce ne sont pas les manifestations culturelles qui manquent, dans notre pays, mais jusqu’à quel point l’intérêt ponctuel qu’on leur porte va-t-il plus loin dans la conscience responsable et l’engagement conséquent ? Là est une question, qui est peut-être LA Question !</p>
<p>Une deuxième question, dans la logique de la première, consiste à analyser profondément l’apport des institutions publiques, des entreprises privées et de la société civile dans son ensemble, dans cette tâche appelée à attiser la passion citoyenne pour la culture profonde. Que chaque catégorie de ces acteurs à impliquer, au-delà des interventions de surface, fasse ce qu’il faut et y mette les moyens et les outils nécessaires. Sans doute l’Etat, s’il a vraiment pour objectif ce qu’on appelle une « révolution culturelle », doit-il adapter ses prérogatives à cette visée et asseoir les textes et les facilitations nécessaires aux autres acteurs pour un engagement de la dimension des objectifs visés.</p>
<p>Il est vrai cependant que ces acteurs sont appelés d’eux-mêmes à prendre conscience de l’intérêt du défi relevé au profit de la culture et à ne pas trop calculer leur implication dans cette entreprise sociétale ; donc de comprendre que ce qui ne leur semble pas assez lucratif au présent peut-être fort bénéfique à l’avenir, surtout d’un point de vue plus général et plus varié.</p>
<p>Sans doute aussi une troisième question, celle de la famille : sommes-nous vraiment dans une politique d’édification d’une vraie politique de la famille comme un acteur sociétal. Ce qui se fait en termes d’assistance à la pauvreté et à la précarité des conditions sociales est bon et nécessaire ; mais interrogeons-nous sur l’articulation de ces actions qui passent plus pour des actes de charité, à une politique qui en fera un des nerfs de la dynamique de la socialité responsable et de la complémentarité constructive des différences où tous les citoyens se sentiraient égaux en droits et en devoirs.</p>
<p>Voilà de simples suggestions qui nous semblent pouvoir engager une réflexion sincère pour la révision de notre politique culturelle de façon à ne pas la limiter à une démarche administrative, mais à en faire un vivre essentiel en société, pour la société comme un garant indéfectible du bien-être individuel.</p>
<p><em>(Publié aussi par jawharafm.net) </em></p>
<p><em>Image en avant empruntée au Blog personnel de Kaloum (Niger), avec nos remerciements</em></p>
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