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	<title>déception &#8211; Questions et Concepts d’Avenir</title>
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	<title>déception &#8211; Questions et Concepts d’Avenir</title>
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		<title>Chronique : Un film… une société ! Le Testament d’Hannah… Par Mansour M’henni</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Feb 2022 18:13:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[aide]]></category>
		<category><![CDATA[chamkhi]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[Malgré mon amour et mon intérêt pour le cinéma depuis ma prime enfance, j’avoue n’avoir pas eu à regarder de près les résultats de la commission d’encouragement à la production cinématographique avant l’année 2019 au cours de laquelle j’ai siégé dans cette commission. J’ai pu constater alors la délicatesse de la tâche, surtout avec le [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img decoding="async" class="size-full wp-image-2770 alignleft" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/mansour-mhenni.jpg" alt="" width="136" height="185" />Malgré mon amour et mon intérêt pour le cinéma depuis ma prime enfance, j’avoue n’avoir pas eu à regarder de près les résultats de la commission d’encouragement à la production cinématographique avant l’année 2019 au cours de laquelle j’ai siégé dans cette commission. J’ai pu constater alors la délicatesse de la tâche, surtout avec le budget de quatre millions de dinars alloué à cette opération.</p>
<p>J’ai pu apprécier également combien les membres d’une telle commission sont souvent pris entre l’enclume et le marteau, obligés parfois à voir écarter un projet auquel ils croient parce que la majorité des membres, fût-elle très relative, a opté pour un autre. J’ai vu également la tension qui peut parfois caractériser les débats, du fait de la divergence des perspectives, de la différence des opinions, voire même du fossé qui sépare parfois la vision sociétale sous-jacente à ces opinions et à ces perspectives.</p>
<p>Quelques jours avant la proclamation des résultats de la commission de 2021, j’ai rencontré par hasard Sonia Chamkhi et, de fil en aiguille, je l’ai interrogée sur son film, <em>Le Testament d’Hannah</em><strong> (</strong>&#8220;وصيّة آنا&#8221;<strong>), </strong>qui avait obtenu une aide à l’écriture dans notre commission de 2019. Elle m’a alors répondu avec une terrible désolation, dénotant une blessure profonde, que son film n’avait pas été retenu pour bénéficier de l’aide à sa production, malgré l’aide à l’écriture dont il avait bénéficié. L’information m’a été confirmée à la lecture du rapport de la publication suite à sa publication officielle. Je me suis souvenu alors que le projet a été bien apprécié par notre commission et qu’on y avait vu une intention évidente, aventureuse pourtant vu le contexte, de s’attaquer à des problèmes et des questions actuelles du point de vue de l’édification d’une société dans la culture de la tolérance et de l’acceptation de l’autre avec le respect de sa liberté à choisir ses appartenances. J’évite d’entrer dans le détail du récit dont est issu le scénario, et je garde l’espoir que le film verra le jour !</p>
<p>N’empêche que cet exemple soulèverait le problème de la coordination des différentes opérations du suivi d’un projet cinématographique ayant été jugé réalisable par l’octroi d’une première subvention d’encouragement. En me renseignant, à titre de curiosité, surtout pour comprendre et non pour critiquer, j’ai appris que l’écriture du scénario a été suivie avec attention et rigueur par deux membres de la première commission qui ont donné un avis très favorable au résultat obtenu au terme de l’écriture du scénario et qui ont surtout soutenu, encouragé et approuvé une légère transformation, proposée par l’auteure et acceptée par les deux « encadrants ». Pourtant, c’est, semble-t-il, cette transformation qui aurait présidé à la décision de refuser la subvention au film. Or, quand on prend connaissance du texte final, on est en droit de se demander si cette raison n’en cache pas une autre, d’ordre idéologique, voire de positionnement subjectif en faveur d’une vision sociétale contre une autre.</p>
<p>Force est donc de rappeler que l’art est un espace de liberté créatrice et qu’un arbitrage administratif ou institutionnel le concernant doit laisser de côté, autant que possible, les considérations conflictuelles d’ordre cultuel, politique ou civilisationnel. En effet, une œuvre littéraire ou cinématographique présente certes une vue de l’esprit et exprime même des sentiments qui ne sont pas sans rapport à une certaine idée de la société, cela est de l’ordre de la liberté d’expression et de création. Mais l’arbitrage institutionnel doit respecter cette liberté, dans la différence, la divergence même de ses produits si elle défend un projet de société démocratique. Autrement, il faudra un cahier de charges de ce qu’il faut dire et ne pas dire, montrer et ne pas montrer, comme c’est le cas dans toutes les dictatures qui s’assument en tant que telles.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>(Publié aussi par jawharafm.net)</em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Chronique : Conscience de responsabilité et responsabilité d’obéissance</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Feb 2021 09:26:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Pensées]]></category>
		<category><![CDATA[crise]]></category>
		<category><![CDATA[déception]]></category>
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					<description><![CDATA[Par Mansour M’henni Dans l’esprit et dans le sentiment de la plupart des Tunisiens, ceux au moins qu’on voit et entend s’exprimer en public ou en privé, il y a un état de déception allant jusqu’à l’abattement et au désespoir quant à la situation générale du pays et à son cheminement politique en cours. Autant [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Par Mansour M’henni</p>
<p><img decoding="async" class="alignnone  wp-image-2738" src="https://www.voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/edito-800x450.jpg" alt="" width="204" height="115" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/edito-800x450.jpg 800w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/edito-750x422.jpg 750w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/edito.jpg 1000w" sizes="(max-width: 204px) 100vw, 204px" /></p>
<p>Dans l’esprit et dans le sentiment de la plupart des Tunisiens, ceux au moins qu’on voit et entend s’exprimer en public ou en privé, il y a un état de déception allant jusqu’à l’abattement et au désespoir quant à la situation générale du pays et à son cheminement politique en cours. Autant dire qu’il y a comme un rejet, qui ressemble à un dégoût, vis-à-vis des responsables, des cadres et des partis politiques, tous en pleine fanfaronnade dans les médias, mais sans réelle efficience ni solide argumentation de ce qu’ils chantent à tout bout de champ.</p>
<p>C’est à se demander s’il ne s’agit pas, au fond, d’un vrai complot contre la structure étatique de la Tunisie et s’il n’y a pas une intention délibérée de la pousser vers la débandade et l’anarchie. Car quand il est excédé, un peuple devient imprévisible et ses réactions incontrôlables. Celles-ci peuvent aller des infractions dont on chercherait à minimiser l’effet sous la fâcheuse dénomination de « faits divers » jusqu’au terrorisme de diverses variantes ou à la mutinerie généralisée. Mais qui voudrait d’une Tunisie pareille ? S’il y en a au sein de la société tunisienne, il ne s’agirait que de personnes inconscientes, aveuglées par des tentations malsaines et des alliances suspectes.</p>
<p>Toujours est-il que les Tunisiens sont majoritairement soit dans un désespoir bouillonnant, soit dans une froide indifférence qui couve peut-être un incendie latent. A peine croient-ils tenir un bout de la corde du salut souhaité qu’une bourrasque vient balayer devant eux toutes les lueurs lumineuses et les faire sombrer dans les ténèbres de la défiance ravageuse. Et pendant qu’ils sont en train de se ronger de l’intérieur, de se broyer la cervelle, le cœur et les reins, ceux qui détiennent leur sort entre leurs mains sont en train de jouer à l’escrime verbale, comme dans une farce de mauvais goût destinée à tourner en une tragi-comédie.</p>
<p>Une ultime conviction se dégage quand même de ces dix dernières années de la Tunisie, normalement promue à un statut unique en matière de conduite de la « seule véritable transition démocratique » née d’un « Printemps arabe » qui semble ainsi nommé par antiphrase. C’est la conviction d’un flou conceptuel qui dénote une vague intelligence et un usage abusif de certains concepts clés de la vie en société, comme la liberté, la révolution, la démocratie, etc. Mais ces derniers temps, c’est le concept de « compétence » qui baigne de plus en plus dans la mare du flou, pour le plaisir d’un monde fou du plaisir de la manipulation des foules. Le dictionnaire <em>Le Robert</em> nous donne ce sens du mot compétence : « Connaissance approfondie, reconnue, qui confère le droit de juger ou de décider en certaines matières ». Quant au Ministère de l’éducation du Québec, dans son « programme de formation de l’école québécoise » en 2001, il définit ce concept comme un « savoir-agir fondé sur la mobilisation et l’utilisation efficaces d’un ensemble de ressources ». Il y a donc bien un accord sur le fait que la compétence est un savoir et un savoir-faire. Cela tout le monde en conviendrait, sauf que dans notre contexte actuel où le politique envahit tout, on voudrait que, partout en lieux de responsabilité, la compétence soit d’abord politique. Du coup le savoir n’a plus qu’une valeur symbolique et le savoir-faire n’est plus un savoir-agir pour l’intérêt de l’entreprise, du secteur ou pour l’objet de la responsabilité, mais pour l’arrière-fond idéologique et politique de celui qui est considéré comme le donateur ou l’attributeur de la responsabilité. Et ainsi, celle-ci n’a plus à répondre d’une conscience de responsabilité mais d’une responsabilité d’obéissance.</p>
<p>Voilà l’endémie actuelle de notre pays et elle serait plus ravageuse que la pandémie de la covid. Quand et comment nous en sortir ? A vous la réponse, car en démocratie, tout citoyen a un avis respectable sur le destin de son pays, donc la compétence d’entrevoir la sortie, dès qu’il se reconnaît sincèrement en pleine conscience de sa responsabilité citoyenne, avant tout devoir d’obéissance mécanique à une commande politique.</p>
<p><em>(Publié aussi par jawharafm.net)</em></p>
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		<title>Lettre apolitique à Monsieur le Président de la République.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Feb 2021 11:33:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Pensées]]></category>
		<category><![CDATA[classicisme]]></category>
		<category><![CDATA[Elections]]></category>
		<category><![CDATA[modernité]]></category>
		<category><![CDATA[Président]]></category>
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					<description><![CDATA[J’ai voté pour vous, car comme Nabil Karoui était votre seul concurrent, le choix n’était pas difficile à faire pour moi. J’ai voté pour vous parce que je vous croyais et vous crois toujours honnête et sincère ; j’espérais en même temps que vous reflétiez un peu mon image, celle du Tunisien moderne, ambitieux, aspirant [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div dir="auto"></div>
<div dir="auto"><img decoding="async" class=" wp-image-3269 alignleft" src="https://www.voixdavenir.com/ibylensu/2021/02/Nabil-Kallala.jpg" alt="" width="133" height="133" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/02/Nabil-Kallala.jpg 250w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/02/Nabil-Kallala-75x75.jpg 75w" sizes="(max-width: 133px) 100vw, 133px" />J’ai voté pour vous, car comme Nabil Karoui était votre seul concurrent, le choix n’était pas difficile à faire pour moi. J’ai voté pour vous parce que je vous croyais et vous crois toujours honnête et sincère ; j’espérais en même temps que vous reflétiez un peu mon image, celle du Tunisien moderne, ambitieux, aspirant à un avenir meilleur, voulant se comparer aux meilleurs de ce monde, et même rivalisant avec eux. Pourquoi pas ? Les Carthaginois n’étaient-ils pas les meilleurs !</div>
<div dir="auto">Hélas, Monsieur le Président, votre plume et votre encrier d&#8217;un autre âge m’ont dérouté, malgré votre belle écriture. Ce n’est pas là un détail, mais le fond des choses. Car que veut dire s’attacher à un usage « scripturaire » ancestral propre aux livres saints, en usage chez les notaires et les fuqaha’ d’antan, sinon vouloir s’attacher au moins à un aspect d’un passé révolu. On ne peut plus revenir en arrière, comme on ne plus utiliser le papyrus ou le parchemin, c’est fini, sauf dans les pièces de théâtre et au cinéma…</div>
<div dir="auto">Pourtant, vous n’avez pas un âge avancé auquel cette posture renverrait, étant né en 1958, mon cadet de 7 ans (je m’en rends compte maintenant) ! Avec cette lettre vous risquez de ne pas refléter l’image de l’universitaire respectueux que vous êtes. En cette qualité, vous savez comme moi, que l’ordinateur est l’outil de travail de base, et nous exigeons de nos étudiants en DEA et de nos doctorants sa possession et sa maîtrise. Vous savez certainement aussi que nous faisons usage avec nos étudiants et nos collègues de vidéo-skype, de visio-conférence, de webinar etc. C’est le monde du bouton, du virtuel (qui a ses inconvénients, certes, mais il est devenu incontournable !), du clavier électronique, même les signatures peuvent désormais se faire virtuellement.</div>
<div dir="auto">Votre réponse au CDG n’est pas personnelle, que je sache, elle est celle du président, elle aurait donc pu (due) être saisie sur ordinateur, c’est plus rapide, surtout pour un président qui n’a pas beaucoup de temps à perdre à calligraphier ses lettres. Le temps est précieux. J’aimerais que vous donniez aux citoyens que nous sommes, à nos enfants et nos petits enfants, l’image d’un président pratique, up to date, avec un ordinateur sur son bureau (utilisé pourtant par un président qui se veut moderne !). Vous savez certainement que nos petits enfants et nos écoliers n’ont jamais connu la plume, ni l’encrier, en vous voyant écrire cette lettre, ils n’y comprendront rien et ne peuvent s’identifier à vous ; ailleurs, dans les pays développés, les écoliers en sont à l’ipad, les nôtres suivront, bientôt, j’espère.</div>
<div dir="auto">Monsieur le Président, donnez-nous l’image d’un président qui nous ressemble et qui ressemble à notre époque. Donnez-nous l’espoir d’être le président que nous avons toujours souhaité et souhaitons qu’il soit pour notre pays, au moins pour les trois ans et demi à venir&#8230; Attachez-vous au fond des choses et non à leur forme, qui n’est qu’un détail, superflu. Allez à l’essentiel.</div>
<div dir="auto">Avec mes respects.</div>
<div dir="auto">Nabil Kallala, citoyen tunisien du 21e siècle.</div>
<div dir="auto"></div>
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		<title>TROU-BLANC : JANVIER E(S)T NOTRE PAIN QUOTIDIEN ! Par BBH</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 03 Jan 2021 09:12:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Histoires]]></category>
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		<category><![CDATA[émeutes]]></category>
		<category><![CDATA[Janvier]]></category>
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		<category><![CDATA[révolution]]></category>
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					<description><![CDATA[Par Badreddine Ben Henda Nous sommes aujourd&#8217;hui, le 3 janvier 2021. Cela rappelle une insurrection mémorable dans l&#8217;histoire de la Tunisie contemporaine. En effet, il y a 37 ans, c&#8217;était &#8220;le soulèvement du pain&#8221; sur presque tout le territoire tunisien. Les émeutes n&#8217;étaient pas très violentes, mais la riposte du Gouvernement fut plus sanglante qu&#8217;en [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-2942 alignleft" src="https://www.voixdavenir.com/ibylensu/2020/11/badr-benhenda.jpg" alt="" width="167" height="111" />Par Badreddine Ben Henda</p>
<p>Nous sommes aujourd&#8217;hui, le 3 janvier 2021. Cela rappelle une insurrection mémorable dans l&#8217;histoire de la Tunisie contemporaine. En effet, il y a 37 ans, c&#8217;était &#8220;le soulèvement du pain&#8221; sur presque tout le territoire tunisien. Les émeutes n&#8217;étaient pas très violentes, mais la riposte du Gouvernement fut plus sanglante qu&#8217;en janvier 1978. Une majoration notable dans le prix du pain avait suffi comme prétexte pour déclencher cette &#8220;petite&#8221; révolution qui ne se calma relativement que lorsque Bourguiba, très amoindri physiquement et politiquement, annula l&#8217;augmentation en cause.</p>
<p>Depuis cette date, aucune révision du prix du pain n&#8217;a été facile à décider en Tunisie. Il y eut certes des majorations, mais elles furent presque insignifiantes et très espacées dans le temps. Par ailleurs, et depuis les tristes événements de janvier 1978, le mois de janvier devint &#8220;la bête noire&#8221; des différents gouvernements, et &#8220;un cheval de bataille&#8221; pour l&#8217;Opposition et l&#8217;UGTT. On sait ce qui s&#8217;était produit en janvier 2011; le sang coula abondamment là aussi, notamment à Tunis et dans ses environs. Ce fut donc ce qu&#8217;on appela &#8220;la révolution du jasmin&#8221;, prélude du fameux et funeste &#8220;Printemps arabe&#8221;.</p>
<p>Cette année, janvier s&#8217;annonce mal sur les plans politique, économique, social et &#8211; cerise sur le gâteau du Réveillon- sanitaire. En tout cas, le premier mois du nouvel an charrie, à son tour, un lot conséquent de pertes humaines et financières. Nombreux, très nombreux sont les Tunisiens qui se trouvent menacés dans leur vie, leur emploi, leur salaire, et donc dans leur &#8220;pain quotidien&#8221;. Le Gouvernement et même l&#8217;Etat sont sur le qui-vive et aucun président ni ministre ne garantit de longévité dans son poste. Au Parlement, non plus, aucune place n&#8217;est sûre ! D&#8217;où les branle-bas successifs provoqués à l&#8217;intérieur des différentes et très changeantes coalitions.</p>
<p>Janvier serait-il le mois béni-maudit en Tunisie ? Nous n&#8217;en sommes maintenant qu&#8217;au troisième jour de Janvier 2021, mais déjà nous tremblons plus de peur que de froid !</p>
<p>&nbsp;</p>
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