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	<title>écrivains &#8211; Questions et Concepts d’Avenir</title>
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	<title>écrivains &#8211; Questions et Concepts d’Avenir</title>
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		<title>Chronique : Un temps de méditation avant le congrès des écrivains tunisiens</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 20 Dec 2025 10:09:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Associations]]></category>
		<category><![CDATA[Congrès]]></category>
		<category><![CDATA[construction]]></category>
		<category><![CDATA[évaluation]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>
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					<description><![CDATA[Par Mansour M’henni Demain dimanche 21 décembre 2025 se tiendra le Congrès électif de l’Union des Ecrivains Tunisiens (UET), à Kairouan, au centre du pays un lieu raisonnablement choisi pour réduire des difficultés de déplacement des adhérents dans les quatre coins du pays. Comme de coutume, des opinions divergentes s’animent à l’occasion et vont parfois [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Par Mansour M’henni</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone  wp-image-6149" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/10/Mansour_Mhenni.jpg" alt="" width="216" height="268" /></p>
<p>Demain dimanche 21 décembre 2025 se tiendra le Congrès électif de l’Union des Ecrivains Tunisiens (UET), à Kairouan, au centre du pays un lieu raisonnablement choisi pour réduire des difficultés de déplacement des adhérents dans les quatre coins du pays. Comme de coutume, des opinions divergentes s’animent à l’occasion et vont parfois jusqu’à des propos ou des actes passibles de procès pouvant être intentés en justice. Notre espoir est de ne pas voir perdurer cet état des choses et d’observer des comportements moins tendus afin d’envisager un rôle plus constructif dans l’édification de notre avenir commun.</p>
<p>Il est sans doute vrai que le comité directeur sortant a eu des maladresses de gestion, comme tout le monde en fait, l’essentiel est d’évaluer aussi objectivement que possible dans un esprit de conversation permettant aux uns et aux autres d’écouter sereinement les arguments de tous et de les raisonner dans le respect de la dignité de chacun et dans la respectabilité collective. Cependant, tout cela doit se faire dans le cadre du congrès, en toute civilité. N’oublions pas que l’UET est une association, donc une composante de la société civile ne devant obéir ni aux calculs politicards ni à l’intérêt personnel contre le collectif, encore moins aux manies provocatrices usant de la nuisance pour la nuisance.</p>
<p>Est-ce cet état d’esprit des écrivains de l’Union qui rend difficile la vie et la gestion de cette organisation historique, et qui fait que les autorités officielles traitent rigoureusement avec elle, tant sur le plan de la gestion administrative que sur celui des subventions financières ? Fort probable. Toutefois, ce n’est pas la bonne solution non plus pour cultiver les raisons de la coopération et de la solidarité entre les deux parties, dans l’intérêt collectif.</p>
<p>En effet, en ce moment de l’évolution technologique, il devient presque absurde de harceler les associations en général, surtout celles à objets culturel et académique, par l’exigence de dossiers en plusieurs exemplaires, avec des pièces dites « justificatives » souvent répétitives, avec des chicaneries de toutes sortes généralement mises sur le dos des contrôleurs des dépenses, etc. Sans parler de l’abus presque criminel de l’usage du papier à un moment ou certains pays y renoncent totalement au profit de l’usage électronique, dans l’esprit de la protection de l’environnement et de l’intelligence écologique !</p>
<p>Cela dit, il importe de rappeler ce que tout le monde sait : l’action associative est une action bénévole, l’engagement responsable y est fondamental. Force est de saluer, à l’occasion, ces responsables associatifs qui avancent des sommes importantes pour faire fonctionner l’action associative, remédiant ainsi à « l’avarice » officielle et entrepreneuriale en matière de soutien financier, et à une avarice plus étonnante et plus inquiétante de certains adhérents qui manquent, sans acquis de conscience, à s’acquitter de leurs frais d’adhésion et qui reprochent aux responsables associatifs de ne pas leur payer certains frais d’actions qu’ils jugent monnayables.</p>
<p>Un juste moment d’évaluation est un congrès d’association ; tel le congrès de l’UET du 21-12-2025 ; Encore faut-il que cette évaluation se caractérise par l’objectivité, l’altruisme, la sérénité et l’esprit de construction. Ne dit-on pas que les écrivains et les intellectuels sont la conscience de la société et un important moteur de son développement ? Montrons-le cette fois, et toutes les fois où des occasions pareilles se présentent.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Chronique : A propos du conflit sur l’affaire du local de l’Union des écrivains</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 23 Nov 2024 08:55:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Associations]]></category>
		<category><![CDATA[Histoires]]></category>
		<category><![CDATA[Pensées]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[local]]></category>
		<category><![CDATA[Loi]]></category>
		<category><![CDATA[union]]></category>
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					<description><![CDATA[Par Mansour M’henni Le 22 novembre 2024, suite à une réunion d’urgence du comité directeur de l’Union des écrivains tunisiens (UET), ce dernier a publié un communiqué mi-figue, mi-raisin concernant un différend récemment déclaré avec le ministère de tutelle qui vient de sommer l’UET d’évacuer le local exploité, dans un délai d’un mois, pour sa [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;"><img decoding="async" class="wp-image-4982 alignleft" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-800x600.jpg" alt="" width="252" height="189" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-800x600.jpg 800w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-1160x870.jpg 1160w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-320x240.jpg 320w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-1536x1152.jpg 1536w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-2048x1536.jpg 2048w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-750x563.jpg 750w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-1140x855.jpg 1140w" sizes="(max-width: 252px) 100vw, 252px" />Par Mansour M’henni</p>
<p>Le 22 novembre 2024, suite à une réunion d’urgence du comité directeur de l’Union des écrivains tunisiens (UET), ce dernier a publié un communiqué mi-figue, mi-raisin concernant un différend récemment déclaré avec le ministère de tutelle qui vient de sommer l’UET d’évacuer le local exploité, dans un délai d’un mois, pour sa restitution en tant que domaine de l’État. En effet, d’un côté, l’association manifeste un discours fermement revendicatif, de l’autre, elle tient un langage ouvert à la conciliation et à la bonne entente. Il est dit aussi que l’Union s’apprêtait à l’acquisition du local en question de la part du ministère des Domaines de l’Etat, suite à une demande soumise par l’ancien comité de l’UET.</p>
<p>Il est évident que plusieurs dessous du problème ne sont pas assez développés et qu’il y aurait, dans les détails omis, des choses à expliquer et à débattre, de différents points de vue pour parvenir à une situation viable et surtout régulière.</p>
<p>D’abord, le plus plausible, c’est que le ministère de tutelle (alias ministère de la Culture) ne peut pas avoir décidé de cette mesure d’évacuation du local, sur un simple coup de tête. Par ailleurs, ce même ministère a normalement la tutelle des écrivains et non de leur local si ce dernier n’est pas officiellement à la charge du ministère de la Culture. Il y a donc lieu de justifier la procédure entreprise par ce qui semble relever d’une « nouvelle politique de rationalisation et de régularisation de la gestion des propriétés de l’État », ce qui, en soi, constitue une noble initiative. Et de ce point de vue, l’Union des écrivains ayant un statut juridique associatif, l’objectif visé serait alors de faire la différence entre la propriété légale et la mise à la disposition bénévole à titre de soutien et d’encouragement d’une composante de la société civile.</p>
<p>D’ailleurs, la démarche engagée par l’ancien comité de l’UET pour l’acquisition officielle du local semble émaner d’une prévision de l’imminence d’une démarche de sa délocalisation. Là aussi, il faut vérifier si, du point de vue strictement juridique, l’appropriation de fait du local, après un certain nombre d’années, peut revenir de droit à l’occupant du local. Sinon, la solution est à trouver ailleurs qu’en termes de droit acquis. Dès lors, c’est une question socio-politique qui se pose, en rapport surtout à la vie associative.</p>
<p>Il faut bien avouer que, ces derniers temps, une vraie campagne est menée contre certaines associations, en raison de certaines suspicions les concernant. Cependant, ce qui est regrettable, c’est de voir cette suspicion localisée et localisable se transformer en pare-chocs permettant à l’État de foncer droit sur le tissu associatif dans son ensemble et de compromettre son apport vital pour la société, surtout en matière de culture. On a pu le constater à la complexité exténuante imposée aux associations culturelles, en matière de documents à fournir régulièrement et en quantité déraisonnable, pour des demandes de subventions négligeables. Oui pour l’assainissement de nos procédures, mais sans les bâtons dans les roues des structures qui ne cherchent à agir que pour le bien commun et pour le rayonnement de notre image de marque.</p>
<p>C’est pourquoi nous apprécions le côté souple et conciliant du communiqué de l’Union des écrivains et sa proposition d’une réunion de conversation constructive autour de cette situation à résoudre non en tant que conflit, mais en tant que malentendu à même de trouver une bonne issue dans le langage de la raison, sans pour autant enfreindre la loi. Cette démarche est celle qui nous paraît la plus indiquée pour une politique d’assainissement des procédures sans annihiler l’engagement civil ni la conscience citoyenne.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Questions à la francophonie aujourd’hui :  L’expérience triangulaire francophone de Majid El Houssi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Jan 2024 09:52:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoires]]></category>
		<category><![CDATA[Pensées]]></category>
		<category><![CDATA[El Houssi]]></category>
		<category><![CDATA[expérience triangulaire]]></category>
		<category><![CDATA[francophonie]]></category>
		<category><![CDATA[sommet]]></category>
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					<description><![CDATA[Sommet de la francophonie &#160; Conférence : Etat et perspectives de la francophonie en Tunisie  (Union des Ecrivains Tunisiens) &#160; Communication : Questions à la francophonie aujourd’hui : L’expérience triangulaire francophone de Majid El Houssi Pr. ém. Mansour M’henni (UTM) Ecrivain, penseur, traducteur, acteur-média (Membre de l’UET) &#160; &#160; Il est sans doute pertinent d’interroger la francophonie aujourd’hui, [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Sommet de la francophonie</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>Conférence : Etat et perspectives de la francophonie en Tunisie</em></strong></p>
<p><strong><em> (Union des Ecrivains Tunisiens)</em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Communication :</strong></p>
<p><strong>Questions à la francophonie aujourd’hui : </strong></p>
<p><strong>L’expérience triangulaire francophone de Majid El Houssi</strong></p>
<p><img decoding="async" class="alignnone  wp-image-4982" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-800x600.jpg" alt="" width="185" height="139" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-800x600.jpg 800w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-1160x870.jpg 1160w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-320x240.jpg 320w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-1536x1152.jpg 1536w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-2048x1536.jpg 2048w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-750x563.jpg 750w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-1140x855.jpg 1140w" sizes="(max-width: 185px) 100vw, 185px" />Pr. ém. Mansour M’henni (UTM)</p>
<p>Ecrivain, penseur, traducteur, acteur-média (Membre de l’UET)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Il est sans doute pertinent d’interroger la francophonie aujourd’hui, surtout en Tunisie, pour mieux en saisir le fonctionnement actuel et en évaluer l’impact, et pour essayer de penser ses perspectives en adéquation avec l’évolution des peuples et des sociétés. Différentes entrées sont envisageables pour une telle entreprise, comme la politique, la sociologie ou la littérature. Celle-ci peut parfois informer à partir d’un seul exemple typique, s’il est assez représentatif d’une tendance caractérisée à même d’enrichir la conversation autour de la question. Tel nous paraît être le cas de Majid El Houssi, cet écrivain tunisien de langue française ayant élu domicile en Italie, du fait d’un hasard objectif peut-être, et y ayant vécu, jusqu’à sa mort, dans ce qu’on pourrait appeler une citoyenneté triangulaire qui serait la sève et le fruit d’une expérience littéraire triangulaire aussi. Tel est le propos de notre modeste communication dans ce cadre qui nous rassemble à l’initiative de l’Union des Ecrivains Tunisiens.</p>
<p>Comme le titre l’indique, il conviendrait d’abord de présenter et d’analyser l’expérience triangulaire de notre auteur, pour en tirer ensuite ce qui pourrait apporter à la dynamique francophone des perspectives sociétales à même d’enrichir et de transformer les rapports entre les humains à des niveaux divers de la socialité.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>1 – De l’expérience triangulaire </em></strong>:</p>
<p>Il importe peut-être de rappeler que, dans mes travaux antérieurs, l’expérience littéraire triangulaire est une notion née d’une autre, celle du texte mixte qui s’est distinguée de notions littéraires concurrentes comme l’hybridation, le croisement et le métissage, sur lesquelles j’avais réfléchi pendant plus de vingt ans de travail creusé sur la littérature maghrébine de langue française à partir de plusieurs de ses écrivains : Kateb Yacine d’abord, mais aussi Feraoun, Chraïbi, Boudjedra, Ben Jelloun, Mellah, Meddeb, Mimouni, Farès, Khair-Eddine, Lahouar, Bekri, Bouraoui, Memmi, Garmadi, Nadir-Aziza, Marzouki, Gaha, Zouari, Houssi évidemment, et d’autres encore. En effet, sans nier les notions concurrentes et les contenant même, la notion de texte mixte nous a paru à la mesure de certaines visions et de certaines ambitions pouvant aller au-delà de ces notions et s’intégrant parfaitement dans la logique de la mixité qui peut offrir « leur meilleure expression<a href="#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a> » aux deux paradigmes fondamentaux de ces notions, en l’occurrence la « transculture » et la « transpoésie ».</p>
<p>N’ayant pas le temps de m’attarder plus amplement à développer le concept de « mixité textuelle », je renvoie les intéressés à la bibliographie y attenante et je précise que la mixité, telle que rencontrée chez Ben Jelloun par exemple, dans <em>La Prière de l’absent</em>, renonce aux différentes manières de conduire ou de suggérer la traduction des mots ou des expressions empruntées à la langue arabe (Voir chez Feraoun, Chraïbi et d’une manière autre chez Kateb), pour aller vers une disposition mixte des deux langues en insérant, dans le texte en français, des citations écrites en arabe. Ainsi les deux langues sont amenées à une proximité qui invite à repenser le rapport interactif entre elles, au-delà même ou en-deçà de la logique du sens. Or ce stade de proximité binaire, de mixité même, est autrement problématisé quand il concerne un écrivain se situant au croisement de trois langues. Tel est le cas pour Hédi Bouraoui, entre les langues française, arabe et anglaise, et pour Majid El Houssi, entre les langues française, arabe et italienne. C’est ce que nous avons appelé « l’écriture de la mixité dans l’expérience triangulaire », et que nous avons étudié de façon plus approfondie dans notre livre <em>Le Texte mixte de la littérature tunisienne de langue français : l’expérience triangulaire…</em> De ce point de vue, les cas de Mustapha Tlili et de Anouar Attia restent différents et relèveraient, malgré leurs spécificités respectives, plutôt de l’expérience binaire enrichie, implicitement, par un troisième contact culturel privilégié.</p>
<p>Sans focaliser particulièrement sur l’analyse littéraire, notre intérêt porterait ici sur la façon dont la littérature tunisienne triangulaire de langue française pourrait inspirer l’expérience de la francophonie et améliorer son rendement dans la perspective du vivre-ensemble. Cette littérature rappelons-le est née du contexte colonial, s’est prolongée en contexte postcolonial et continue dans les différentes tensions de la vie contemporaine et du monde moderne. Disons, pour résumer, qu’elle est issue de la dialectique de « la gueule du loup » et du « butin de guerre », due à Kateb Yacine, pour se réinvestir dans la pensée et dans la poétique de la « diversalité<a href="#_ftn2" name="_ftnref2">[2]</a> » et du « fragmental », voire même de la fractale, avec une absolue relativisation des choses et des vérités. Dans ce cadre, au-delà de leurs similarités, les expériences littéraires triangulaires ont chacune sa spécificité et celles des deux auteurs H. Bouraoui et Majid El Houssi ne sont pas superposables. C’est celle de ce dernier que j’examine ici du point de vue qui nous concerne, l’autre ayant été largement étudiée dans <em>Le Texte mixte&#8230;</em></p>
<p>Relativement tôt après son installation en Italie (moins de vingt ans), Majid El Houssi était déjà dans la triangulation, perçue à sa façon. Aussi note-t-il dans un avant-propos ou une préface à son recueil <em>Iris Ifriqiya</em> (1981), un propos qu’il préfère nommer un « avant-dire » : « Il y aurait trois moments justifiables où le degré de vérification expérimentale fonde et dit de la transgression et de l’inconciliabilité<a href="#_ftn3" name="_ftnref3">[3]</a> ». Cette triangulation, présentée comme étant de l’ordre du « déracinement », de « la fraîcheur primitive » et « de l’expression, du contenu et de la relation qui en découle<a href="#_ftn4" name="_ftnref4">[4]</a> », nous semble esquisser déjà la configuration de son expérience triangulaire de l’écriture et de la socialité, de telle façon qu’une harmonie solidaire, plutôt qu’une divergence séparatiste, puisse s’instaurer entre l’espace culturel du butin de guerre gagné au contact de l’ancien colon (en référence au déracinement), l’espace culturel natal « transmis » (en référence à la fraîcheur primitive), et l’espace culturel et sociétal du vécu présent (l’expression et la relation).</p>
<p>Cette configuration laisse voir donc la dimension plurielle de l’expérience triangulaire : elle est certes culturelle et sociétale au sens large, mais elle est existentielle également, ontologique, déterminant l’être et donnant sens à son existence. M. El Houssi aurait pu concevoir son engagement dans la relation binaire et se détourner, par exemple, de la francophonie, afin de se livrer en totalité à l’italianité qui l’habitait et qu’il habitait. Au contraire, il s’est attaché à son engagement francophone conçu dans l’esprit d’ouverture à la pluralité et à la diversité différenciative mais nullement contraire à la mixité constructive. Je dis bien mixité, pour reconduire le sens de l’autonomie individuelle fondatrice de l’être-ensemble pour un meilleur vivre-ensemble. En effet, ces deux notions nous paraissent à distinguer, dans l’esprit que nous avons essayé de préciser dans une communication récente<a href="#_ftn5" name="_ftnref5">[5]</a> organisée par le Centre des Arts de la Culture et des Lettres. Ainsi, l’autonomie individuelle est à entendre en tant qu’être à soi d’abord pour pouvoir être à l’autre, du titre de mon autre communication présentée à Toronto<a href="#_ftn6" name="_ftnref6">[6]</a>  en 1995, un état que la mixité sauvegarde et qu’un concept comme le métissage peut diluer dans une entité unique camouflant la spécificité première. Cela est vrai dans la société, mais aussi dans la culture et dans la littérature. Toute l’œuvre créatrice de l’auteur s’inscrirait dans cet état d’esprit et serait, on ne peut plus clairement, mise en forme dans le roman <em>Le Verger des poursuites<a href="#_ftn7" name="_ftnref7"><strong>[7]</strong></a></em>, dont la parution en 1991 constitue un moment nodal de l’expérience scripturale de M. El Houssi. Un roman de mixité générique, cadré par le souvenir de la mère et de l’origine géographique, ainsi que par la langue d’écriture, le français, mais traversé et meublé des données culturelles des trois espaces de la socialité, jusqu’à la typographie, l’arabe, le français et l’italien.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>2 – Un enrichissement pour la francophonie </em></strong>:</p>
<p>Quel enseignement ou quel enrichissement tirerait alors la francophonie d’une telle expérience ?</p>
<p>Dans la communication ci-dessus nommée présentée en 1995 à Toronto, pour parler de la traversée du français en Tunisie, j’ai attiré l’attention sur le fait qu’après l’indépendance, « un malentendu fondamental a empêché la compréhension et creusé le fossé entre les écrivains francophones et la réalité de leur pays<a href="#_ftn8" name="_ftnref8">[8]</a> » et que ce malentendu a pu être dépassé avec une relance de la littérature tunisienne de langue française contre les prévisions de sa disparition avec toute la littérature maghrébine du genre. Or le malentendu était des deux côtés : un refus de principe du côté d’une catégorie de Tunisiens et un néocolonialisme persistant dans l’imaginaire de certains français, passant pour les maîtres à décider dans la francophonie. Heureusement le temps a agi sur les uns et sur les autres et les choses sont à considérer autrement aujourd’hui, malgré certains moments de tension, commandés par les aléas de la politique générale. D’où d’ailleurs l’importance de notre rencontre ici et d’autres semblables. D’où aussi l’intérêt des différents sommets de l’OIF qui ne cessent de faire progresser le concept et de l’enrichir de valeurs humaines inaliénables, bien que non encore suffisamment ancrées dans les comportements individuels et collectifs, parfois même chez ceux-là même que s’en veulent des chantres attitrés.</p>
<p>L’espace littéraire francophone est donc un lieu d’enrichissement aux différents niveaux qu’il s’exprime et dans les genres variés dans lesquels il s’écrit parce qu’il englobe les créateurs et les penseurs qui constituent le pilier central d’un projet francophone néo-humaniste. Nombreux sont les travaux qui s’y sont intéressés de ce point de vue. Pour ce qui concerne la littérature tunisienne francophone, dans une de ses communications sur la littérature de langue française, un de nos meilleurs connaisseurs les plus avisés et les plus objectifs en la matière, Samir Marzouki, note : « Outre Salah Garmadi, Abdelaziz Kacem, Tahar Bekri, Mansour M’henni, Kamel Gaha sont des écrivains bilingues dans le sens où ils écrivent et publient en arabe comme en français mais, qu’ils écrivent dans une langue ou dans l’autre, la seconde langue du binôme qu’ils pratiquent n’est jamais absente du paysage que leurs œuvres dessinent<a href="#_ftn9" name="_ftnref9">[9]</a> ». Il souligne également et montre que des écrivains comme Albert Memmi, Anouar Attia, « discrètement ou ostensiblement, émaillent leurs textes francophones d’emprunts à l’arabe<a href="#_ftn10" name="_ftnref10">[10]</a> », et prolonge son développement en référant à d’autres textes qui consacrent cette présence par la traduction différemment utilisée, comme chez Rafik Ben Salah et Abdelwaheb Meddeb. Or ce commentaire porterait particulièrement sur l’expérience binaire, même si par ailleurs S. Marzouki a commenté les textes de Bouraoui, et ceux d’El Houssi, deux cas privilégiés de l’expérience triangulaire de la littérature tunisienne. Ces deux écrivains, chacun à sa façon, a usé, abusé peut-être selon certains, des distorsions opérées sur la langue française pure et dure, celle des « puristes » dirait-on, en lui imposant des néologismes, des traductions de différents niveaux de fidélité donc de différents attraits d’infidélité, des structures phrastiques et micro-textuelles fragmentées dénotant un désir de fragiliser toute immuabilité structurelle, le tout se faisant à la rencontre et à l’hospitalité de la langue de l’autre et de la culture de l’autre. La littérature Houssienne est un exemple typique de cette façon de repenser l’esprit d’une langue à l’aulne des valeurs humanistes à même de présider à un vivre-ensemble universel. C’est de cela que l’expérience triangulaire son originalité, car elle libère l’interaction binaire troublée par le poids de l’Histoire de cette dichotomie le plus souvent perçue avec une part duelle, toujours de couleur conflictuelle. L’entrée d’une tierce composante casse cette dualité plus ou moins polémique, qui souvent vient freiner l’élan hospitalier et solidaire ; elle compose alors une microstructure mettant en abîme la construction sociétale nouvellement conçue sur l’ouverture du triangle qui devient une des composantes de la fractale universelle, ces composantes toutes équivalentes et de même statut indépendamment de leurs dimensions spécifiques.</p>
<p>Ainsi donc, au-delà de l’enrichissement littéraire en croisement de poétiques variées, se fécondant et s’enrichissant mutuellement, mais enrichissant particulièrement la langue et la poétique des francophones puisqu’il s’agit de textes de langue française, il y a une richesse civilisationnelle s’inscrivant dans le prolongement et dans le renouvellement de l’humanisme français au contact d’autres humanismes non moins affirmés, avec l’aspiration à un meilleur vivre-ensemble au niveau universel.</p>
<p>L’expérience triangulaire libère la francophonie de ses premiers complexes, de certaines tendances hégémoniques, voire d’une refonte des politiques d’exploitation, pour essayer de se présenter enfin dans la logique interactive et solidaire des peuples et des civilisations les plus variées.</p>
<p>Le choix du français comme langue d’écriture par quelqu’un comme Majid El Houssi, totalement dans son confort psycho-social et culturel en Italie, est la preuve d’une conviction et d’un espoir de voir la langue française véhiculer les valeurs escomptées pour le vivre-ensemble souhaité. La soumettre à la mixité linguistique et aux différents croisements poétiques et culturels, c’est la mettre sur la voie du chantier d’un nouvel humanisme, débarrassé des abus du passé mais fidèle à ses valeurs fondatrices, délesté de la différence ségrégative et demandeur de différences nutritives de la conscience de complémentarité et du sens nouveau d’un autre citoyen du monde, sachant s’affirmer dans son identité pour avoir de quoi échanger avec l’autre et enrichir la totalité par l’apport des différentes altérités.</p>
<p>Partant de cet objectif de base, on peut songer aux questions à poser aujourd’hui à la francophonie en Tunisie pour essayer de prospecter ses aboutissements à venir. Ce qui vient d’être dit me semble à même d’informer de la nature de ces questions et d’en suggérer un certain nombre. Cependant, tout cela me semble pouvoir se résumer ainsi : « Pour être à la hauteur des objectifs requis, il est du devoir de la francophonie d’être une francophonie de la conversation, dans le sens et l’esprit premiers que la conversation véhiculait à partir du dernier quart d’heure de Socrate, et qui sont réactualisé et conceptualisés dans le champ de la Nouvelle Brachylogie ».</p>
<p>Je renvoie donc à la littérature se rapportant à ce nouveau concept et à son champ de recherche et d’action et je précise que la dernière conférence de Ksar Saïd ci-dessus évoquée s’inscrit pleinement dans l’articulation de ce champ de pensée à la quête d’un nouvel humanisme pour le vivre-ensemble. Je rappelle seulement son titre : « Nouvelle Brachylogie et nouvel humanisme au croisement de l’esprit de conversation<strong> ».</strong></p>
<p>M.M.</p>
<p><a href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a>  Mansour M’henni, « Hédi Bouraoui et le texte mixte », communication présentée dans le colloque sur La Littérature tunisienne et la problématique des genres littéraires, organisé à la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de Sousse les 20 et 21 février 2001 par le Groupe d’Etudes et de Recherches sur le Maghreb et l’Afrique (GERMA) de l’Université du Centre (Tunisie). Publié dans Mansour M’henni, <em>De la transmutation littéraire au Maghreb</em>, Tunis, L’Or du Temps, 2002, p. 135-143 : « Le projet de la &#8220;transculture&#8221; et celui de son corollaire immédiat la &#8220;transpoésie&#8221; trouvent leur meilleure expression dans la poétique du texte mixte qui aura été le principe fondamental de son écriture littéraire. »</p>
<p><a href="#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a> Ute Heidmann, « Différenciation, dialogisme, diversalité. Paradigmes pour un comparatisme différentiel et plurilingue », dans <em>Revue de littérature comparée</em> 2020/4 (n° 376), p. 487-497 : « Repenser le monde (avec Chamoiseau, Bernabé et Confiant) en termes de <em>diversalité</em> au lieu d’<em>universalité</em> suppose la reconnaissance de la diversité comme dynamique fondamentale de l’humanité et non plus comme exception par rapport à une prétendue universalité. »</p>
<p><a href="#_ftnref3" name="_ftn3">[3]</a> Majid El Houssi, <em>Iris Ifriqiya</em>, Paris, Editions Saint-Germain-des-Prés, 1981, p. 9.</p>
<p><a href="#_ftnref4" name="_ftn4">[4]</a> Ibid.</p>
<p><a href="#_ftnref5" name="_ftn5">[5]</a> Mansour M’henni, « Nouvelle Brachylogie et nouvel humanisme au croisement de l’esprit de conversation<strong> » </strong>le <em>Premier Séminaire du Vivre-ensemble</em>, initié par Pr. ém. Fathi Triki et organisé par Ksar Saïd, le Centre des Arts de la Culture et des Lettres (Tunis les 29-30 septembre 2022). Article publié dans <a href="https://voixdavenir.com/">https://voixdavenir.com/</a></p>
<p>URL : <a href="https://voixdavenir.com/nouvelle-brachylogie-et-nouvel-humanisme-au-croisement-de-lesprit-de-conversation-par-mansour-mhenni/">https://voixdavenir.com/nouvelle-brachylogie-et-nouvel-humanisme-au-croisement-de-lesprit-de-conversation-par-mansour-mhenni/</a></p>
<p><a href="#_ftnref6" name="_ftn6">[6]</a> Mansour M’henni, « Le français en Tunisie, être soi, l’autre en soi », in Hédi Bouraoui (dir.), Tunisie plurielle, (Actes du colloque <em>La Traversée du français dans une Tunisie plurielle</em>, Toronto, octobre 1995), L’Or du Temps, 1997, p. 77-84.</p>
<p><a href="#_ftnref7" name="_ftn7">[7]</a> Magid El Houssi, <em>Le Verger des poursuites</em>, Paris, Noël Blandin, 1991.</p>
<p><a href="#_ftnref8" name="_ftn8">[8]</a> Mansour M’henni, « Le français en Tunisie, être soi, l’autre en soi », Op. cit.</p>
<p><a href="#_ftnref9" name="_ftn9">[9]</a> Samir Marzouki, « Présence de l’arabe dans quelques romans francophones de Tunisie », in Emna Belhaj Yahia (dir.), <em>Le Roman français et d’expression française contemporaine : Nouvelles formes, nouveaux rapports à l’Histoire</em>, Tunis, Beït al-Hikma, 2016, p. 155-170.</p>
<p><a href="#_ftnref10" name="_ftn10">[10]</a> Ibid.</p>
<p><em><strong>PS: Ce texte a été présenté dans la rencontre organisée par l&#8217;Union des Ecrivains Tunisiens en marge du Sommet de la francophonie (en Tunisie). La publications des Actes par l&#8217;UET ayant pris du retard, nous le publions à la demande de certains chercheurs voulant s&#8217;y référer. </strong></em></p>
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		<title>Parution : Annales du Club de « Dialogue avec les Ecrivains Francophones » de Habib Falfoul</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Apr 2021 21:14:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Parution]]></category>
		<category><![CDATA[rencontres]]></category>
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					<description><![CDATA[Les rendez-vous bimensuels à l’Union des Ecrivains Tunisiens du Club « Dialogue avec les Ecrivains Francophones » a fait l’objet d’une publication récentes des annales de ce Club, qui consistent en des cahiers rassemblant toutes les rencontres organisées de 2015 à 2020 avec les écrivains et poètes tunisiens d’expression française et ce, grâce à M. Habib Falfoul, [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv3319378178ydpd9e9d7e9MsoNormal">Les rendez-vous bimensuels à l’Union des Ecrivains Tunisiens du Club « Dialogue avec les Ecrivains Francophones » a fait l’objet d’une publication récentes des annales de ce Club, qui consistent en des cahiers rassemblant toutes les rencontres organisées de 2015 à 2020 avec les écrivains et poètes tunisiens d’expression française et ce, grâce à M. Habib Falfoul, président du Club.</p>
<p class="yiv3319378178ydpd9e9d7e9MsoNormal">Le Club « Dialogue avec les écrivains francophones » a été créé au sein de l’Union des Ecrivains Tunisiens le 09 mai 2015. Il a pour mission d’écouter et de découvrir les auteurs tunisiens francophones et de promouvoir l’écriture d’expression française en Tunisie et, partant, d’inciter à la lecture de leurs créations littéraires (roman, poésie, essai…). Deux fois par mois, chaque mercredi, à partir de 15h, se tiennent régulièrement ces différentes rencontres au siège de l’UE. Les membres du Club sont répartis comme suit : M. Habib Falfoul (président), Mme Fathia Bouri (Nouvelliste), coordonnatrice des réunions, M. Mohamed Touihri (critique littéraire), M. Hechmi Khalladi (écrivain-journaliste), responsable de la couverture des séances et Mme Zohra Hawachi (poétesse), documentaliste du Club.</p>
<p class="yiv3319378178ydpd9e9d7e9MsoNormal">Dans ces annales, M. Habib Falfoul réunit toutes les communications qu’il a faites lors des rencontres avec les écrivains durant les cinq dernières années, exposées dans le livre selon les saisons culturelles. « La méthode adoptée par le Club, écrit M. Falfoul dans son préambule, consiste en une démarche d’allier rigueur de l’analyse et acuité du regard des œuvres des écrivains francophones. Animée par des spécialistes, elle propose une aide à la lecture personnelle de l’œuvre en le contextualisant par la présentation des données socio-historiques et biographiques avec lesquelles le texte est en relation, et aussi en la faisant comprendre et interpréter par une étude précise des structures, des caractéristiques stylistiques et de la réception de l’œuvre, enrichies d’une analyse plus personnelle des principaux axes thématiques L’auteur de ces annales indique également la méthode du travail et le déroulement de la séance : une première communication faite par le président du Club consiste à situer l’œuvre et son auteur dans le genre littéraire et à en dégager les différents thèmes développés dans le livre en question. Une deuxième communication, présentée par un intervenant choisi auparavant par l’auteur du livre, vise à donner un résumé du livre assorti d’analyses et de commentaires. Bien entendu, ces deux communications permettent à l’assistance de se faire une idée de l’œuvre, de construire leurs interventions et de participer au débat avec l’auteur, favorisant ainsi l’échange des points de vue et la confrontation des opinions.</p>
<p class="yiv3319378178ydpd9e9d7e9MsoNormal">Le livre comprend cinq parties dont chacune est consacrée à une saison culturelle : 2015-2016 (avec 14 rencontres), la saison 2016-2017 (avec 15 rencontres), la saison 2017-2018 (avec 06 rencontres), la saison 2018-2019 (avec 15 rencontres) et la saison 2019-2020 (avec 09 rencontres). Il est à noter que bon nombre de romanciers et poètes (émergents et confirmés) d’expression française, dont les œuvres récentes ou moins récentes, figurent dans ces annales qui sont d’un grand intérêt pour les passionnés de la francophonie en Tunisie.</p>
<p class="yiv3319378178ydpd9e9d7e9MsoNormal" style="text-align: right;"><em>Hechmi KHALLADI</em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Colloque à Moknine: La Littérature tunisienne et la francophonie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 05 Dec 2020 13:05:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[associations]]></category>
		<category><![CDATA[francophonie]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[université]]></category>
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					<description><![CDATA[Institut Supérieur des Langues Appliquées à Moknine (Université de Monastir) organise, les 16 – 17octobre 2020 à l’ISLA-Moknine, en partenariat avec l’association « Questions et Concepts d’Avenir » (QCA) &#38; l’Association d’Action Culturelle de l’ISLA-Moknine, et en association avec l’Union des Ecrivains Tunisiens et l’Association pour la Culture et les Arts Méditerranéens (ACAM) un colloque [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Institut Supérieur des Langues Appliquées à Moknine (Université de Monastir) organise, les 16 – 17octobre 2020 à l’ISLA-Moknine, en partenariat avec l’association « Questions et Concepts d’Avenir » (QCA) &amp; l’Association d’Action Culturelle de l’ISLA-Moknine, et en association avec l’Union des Ecrivains Tunisiens et l’Association pour la Culture et les Arts Méditerranéens (ACAM) un colloque autour du thème « <em>Littérature tunisienne et francophonie : L’être soi et l’être avec »</em>, à l’occasion de l’événement 2020 ANNÉE DE LA FRANCOPHONIE et en hommage à Tahar Chériaa pour la dixième année de son décès.</p>
<p>Ci-dessous le programme du colloque :</p>
<p><strong>Programme</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Mercredi 16-12-2020</strong></p>
<p><strong><em>9h30 </em></strong></p>
<p>¤ Allocution d’accueil par M. Mohamed Saad Borghol, directeur de l’ISLA (au nom des organisateurs)</p>
<p>¤ Allocution du représentant de la francophonie</p>
<p>¤ Allocution de l’Union des écrivains tunisiens</p>
<p>¤ Allocution du Président de l’Université de Monastir</p>
<p><strong><em> </em></strong></p>
<p><strong><em>10h00 : Première séance :</em></strong> Modérateur : wided dhraief</p>
<p>¤ <strong>Samir Marzouki</strong> (FLAH-Manouba, Université de La Manouba): <em>Y a-t-il une spécificité de la littérature tunisienne de langue française ?</em></p>
<p>¤ <strong>Hayfa Ammar</strong> (ISLA-Moknine, Université de Monastir) : Le bilinguisme chez les écrivains tunisiens francophones.</p>
<p>¤ <strong>Chbila Souissi</strong> (FLSH-Sousse, Université de Sousse) : <em>Francophonie et polyphonie dans la littérature tunisienne.</em></p>
<p>¤ Discussion</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>11h30 : Pause-café </em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>11h45 : Deuxième séance (en langue arabe) : Modérateur :</em></strong><em>المنجي الاسود </em></p>
<p>¤ مبروك المناعي (كلية الآداب والفنون والإنسانيات بمنوبة – جامعة منوبة): اللسانة والشعر. النموذج صالح القرمادي</p>
<p>¤ صلاح الدين الحمادي (رئيس اتحاد الكتاب التونسين) : الاتحاد والكتابة بلغة الآخر</p>
<p>¤ محمد المي (إعلامي وناقد في الأدب والفنون والثقافة وتاريخها): الطاهر شريعة مترجما للشعر الجزائري</p>
<p>¤نقاش</p>
<p><strong><em> </em></strong></p>
<p><strong><em>14h30 : Table ronde des écrivains. Hommage à Tahar Chériaa.</em></strong> Modérateur : Nabil Najjara</p>
<p><strong><em>Participants :</em></strong> Badreddine Ben Henda, Sonia Chamkhi, Ahmed Mahfoudh, Samir Marzouki, Mansour M’henni.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Jeudi 17-12-2020  </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>9h30 : Troisième séance : Modérateur : Dalila Limame</em></strong></p>
<p>¤ <strong>Ahmed Mahfoufh</strong> (FSHS-Tunis, Université de Tunis) : <em>Quête du centre et recentrement de soi.</em></p>
<p>¤ <strong>Houcine Bouslahi</strong> (FLSH-Kairouan -Université de Kairouan): <em>Le roman tunisien d’expression française au prisme de l’être-pour-soi et de l’être-pour-autrui. Essai de phénoménologie sur trois textes tunisiens. </em></p>
<p>¤ <strong>Badreddine Ben Henda</strong> (ISSH-Tunis, Universté Tunis El Manar) : <em>Petits poèmes en dose</em>, de Mansour Mhenni. Des mondes vastes dans d&#8217;infimes doses de vie, de rêve et de poésie !</p>
<p>¤ <strong>Marwa Ammari (</strong>ISLA-Moknine-Université de Monastir) : Le dialecte tunisien chez les écrivains franco-tunisiens. Etude linguistique / Traitement automatique.</p>
<p>Discussion.</p>
<p><strong><em>11h25 : Pause-café </em></strong></p>
<p><strong><em>11h40 : Quatrième séance : Modérateur : Mohamed Maalej</em></strong></p>
<p>¤ <strong>Mustapha Trabelsi</strong> (FLSH-Sfax- Université de Sfax) : Francophonie et généricité dans l’œuvre de Hédi Bouraoui</p>
<p>¤ <strong>Agili Sonia</strong> (ISLA-Moknine &#8211; Université de Monastir) : L’écriture hétérogène et multiculturelle dans le roman <em>Le harem en péril</em> de Rafik ben Salah</p>
<p>¤ <strong>Mansour M’henni</strong> (ISSH-Tunis, Universté Tunis El Manar) : Retour sur le texte mixte de la littérature tunisienne de langue française. L’expérience scripturaire de Badreddine Ben Henda.</p>
<p>¤ <strong>Amal Jarrahi Boughdir </strong>(ISSH-Tunis, Universté Tunis El Manar) : Francophonie et classicisme plastique en Tunisie</p>
<p>Discussion.</p>
<p><strong>13h35</strong> – Rapport final et clôture du colloque : Mansour Mhenni /Wided Dhrayef</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>L’Union des écrivains tunisiens : Rencontre en ligne avec le poète Mansour M’henni</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Nov 2020 13:58:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[écrivains]]></category>
		<category><![CDATA[Mhenni]]></category>
		<category><![CDATA[rencontre]]></category>
		<category><![CDATA[tunisiens]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans le cadre de ses activités, l’Union des écrivains tunisiens organise une rencontre en ligne avec le poète Mansour M’henni, autour de son œuvre et à partir de son recueil de poésie, Petits poèmes en dose, publié par L’Harmattan à Paris en 2018. Mansour M’henni, professeur émérite à l’Université Tunis El Manar, est aussi écrivain, traducteur [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans le cadre de ses activités, l’Union des écrivains tunisiens organise une rencontre en ligne avec le poète Mansour M’henni, autour de son œuvre et à partir de son recueil de poésie, <em>Petits poèmes en dose</em>, publié par L’Harmattan à Paris en 2018. Mansour M’henni, professeur émérite à l’Université Tunis El Manar, est aussi écrivain, traducteur et homme des médias. On lui doit, depuis 2012, le concept et le champ de recherche de la « Nouvelle Brachylogie », déjà à l’étude dans plusieurs pays de quatre continents. C’est son livre Le Retour de Socrate (Tunis 2015 et Paris 2017) qui constitue la première et la principale référence à ce propos.</p>
<p>C’est l’universitaire, écrivain et journaliste Badreddine Ben Henda qui introduira au débat par une conférence sur le recueil en question. La séance sera animée par Habib Falfoul du bureau de l’Union des écrivains tunisiens et aura lieu dimanche 22 novembre 2020 entre 10heures et 11heures30.</p>
<p>&nbsp;</p>
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