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	<title>En Nahdha &#8211; Questions et Concepts d’Avenir</title>
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	<title>En Nahdha &#8211; Questions et Concepts d’Avenir</title>
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		<title>Chronique: En Nahdha, démissions stratégiques ou révision idéologique? Par Mansour M’henni</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Sep 2021 08:35:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[démissions]]></category>
		<category><![CDATA[idéologie]]></category>
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					<description><![CDATA[L’échec d’En Nahdha dans l’exercice du pouvoir était prévisible, aujourd’hui il est patent. Ses raisons objectives sont nombreuses : l’inexpérience de presque tous ses cadres dans la gestion politique pratique ; leur déconnexion de la réalité du pays ; un certain dépit historique commandant souvent leur façon d’être et de faire avec leurs concitoyens, surtout leurs pairs politiques ; [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img decoding="async" class="size-full wp-image-2770 alignleft" src="https://www.voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/mansour-mhenni.jpg" alt="" width="136" height="185" />L’échec d’En Nahdha dans l’exercice du pouvoir était prévisible, aujourd’hui il est patent. Ses raisons objectives sont nombreuses : l’inexpérience de presque tous ses cadres dans la gestion politique pratique ; leur déconnexion de la réalité du pays ; un certain dépit historique commandant souvent leur façon d’être et de faire avec leurs concitoyens, surtout leurs pairs politiques ; des divergences internes majeures trop longtemps contenues pour sauvegarder l’apparence de cohérence et de cohésion, dont le Mouvement cherche à se faire fort en comparaison avec les autres partis politiques, surtout qu’il a réussi, dans le cafouillage du début de 2011 et grâce surtout à une hystérie déraisonnée de la gauche, à écarter le seul parti à même de rivaliser avec lui en la matière… Il y aurait à évoquer d’autres raisons à l’effet moins perceptible mais non moins effectives, on y mettrait alors un certain cloisonnement idéologique fondamentalement réactionnaire mais biaisant selon la circonstance avec les outils et les slogans de la modernité comme la démocratie, l’ouverture, la tolérance, le partage, le dialogue, etc.</p>
<p>Ainsi donc, la deuxième décennie du XXI° siècle en Tunisie aura été celle du pouvoir d’En Nahdha et de son échec, quoi qu’en disent aujourd’hui ses leaders et certains de ses militants pour ne pas le reconnaître sous prétexte de certains partages biaisés et minés du pouvoir avec d’autres partis qui, d’ailleurs, en ont fait les frais de façon mortelle. En effet tous ceux s’étant alliés au Mouvement islamiste ont fini dans les isoloirs des partis, dans une sorte de mort clinique. Certes, la responsabilité de l’état actuel d’une faillite caractérisée de la Tunisie dans le processus dit de « transition démocratique » et dans la relance de la machine du développement est largement partagée, à plusieurs niveaux et par tous les actants politiques et civils, mais la conduite effective du pays et la gestion de tout le processus était entre les mains du mouvement En Enahdha, de façon déclarée et/ou sous cape.</p>
<p>Ne l’oublions pas, dans ledit « printemps arabe » aux tempêtes ravageuses, c’est sur le mouvement islamiste que les forces étrangères avaient misé, avec force appuis matériels, médiatiques, politiques et même militaires (souvenons-nous des mercenaires venus perpétrer des crimes gratuits en 2011 afin de conduire à bon port le plan qui était préalablement tracé pour nous, puis pour les pays de la région). Cela dit, il ne conviendrait pas d’occulter les problèmes internes de la première décennie du nouveau siècle, car c’est ces problèmes qui avaient favorisé le plan international dont le déclenchement était initialement prévu dans un autre pays. C’est donc pour cela que, dans sa déroute du 25 juillet 2021, le mouvement En Nahdha, naïvement suivi par des agents de pacotille, a eu recours aux étrangers auquel la nouvelle stratégie géopolitique a dicté la prudence, voire une distance certaine à l’égard de l’islamisme politique que cette stratégie préfèrerait circonscrire dans un cadre fermé et bien déterminé en tant que tel, l’Afghanistan par exemple, quitte à instaurer avec lui un dialogue (Cf. les derniers propos du russe Lavrov Sergueï Viktorovitch, sur la même voie que les Américains), plutôt que de le mêler puissamment à une civilité entendue comme la caractéristique idoine des sociétés modernes à aspiration démocratique.</p>
<p>Force est de souligner que, dès le départ de son exercice du pouvoir aux nombreux déguisements, En Nahdha a multiplié les maladresses, à commencer par la répartition des trois présidences représentatives du pouvoir de l’Etat, jusqu’aux dernières manigances visant à destituer le président de la République par une décision de l’ARP, en passant par la conduite par trop problématique de la constitution de 2014 (la question de la chariaâ ayant été sournoisement brandie pour mieux marchander le reste), dite la meilleure du monde par tromperie ou par inconscience des pièges enfouis entre ses mots et ses lignes.</p>
<p>Aujourd’hui donc, les conflits internes à ce mouvement, déjà sortis de leur catimini il y a plusieurs mois, ont éclaté au grand jour, surtout par la démission récente des 113, à un moment crucial qu’il importe d’analyser peut-être. Cela a donc créé un nouveau contexte pour les militants de ce mouvement et de nouvelles possibilités. Convaincu, pour ma part, que ce nouveau processus me concerne et nous concerne tous en Tunisie, au vu de ce que notre pays avait enduré du fait des maladresses et des obstinations d’En Nahdha, je me permettrais d’avancer modestement une question et une amorce de proposition, étant entendu que ce sont les concernés qui restent maîtres à bord, même s’il est toujours de bonne facture de rester à l’écoute d’autrui, aussi différent soit-il.</p>
<p>La question première et essentielle censée se poser et s’imposer même à l’aile dissidente de ce Mouvement, est d’ordre idéologique, en rapport à la question du culte. Les anciens nahdhaouis réfractaires sont-ils capables d’admettre finalement que l’islam politique est une manipulation aux effets aussi pervers que divers et que l’Islam reste la religion de presque tous les Tunisiens dans cette foi profonde en Dieu nullement évaluable par un tiers puisque, dans l’absolu, Dieu seul sait ce qu’il en est des consciences et des intentions des gens et lui seul a la juste mesure et la puissance juste de les évaluer ? Hors de cette conviction, les dernières démissions resteraient irrévocablement soumises aux règles de l’endoctrinement cultuel de la scène politique et entreraient dans une autre stratégie permettant de sauver la face et de redonner pied à leur idéologie, à côté des mécontents des autres parties politiques et civiles disposées à leur ouvrir les bras de nouveau. La présence des nahdhaouis devant le Palmarium le 26 septembre 2021 entre dans cette stratégie du rachat sous prétexte de défense de la démocratie, un argument brandi aussi par l’un des moins démocratiques des cadres d’En Nahdha.</p>
<p>Ne commettons cependant pas la méprise de condamner avant de juger sur les actes, même si souvent on dit que le passé éclaire l’avenir. Humainement, il vaut mieux rester dans la conviction que l’individu, le citoyen, est un être historique qui peut changer et revoir ses vérités avec le temps et le changement des contextes. Ne dit-on pas : « L&#8217;homme qui est raisonnable s&#8217;adapte au monde ; celui qui ne l&#8217;est pas essaie d&#8217;adapter le monde à lui-même » ? Nous pensons donc que les dissidents d’En Nahdha sont appelés à s’adapter au contexte national plutôt qu’à chercher à importer un autre modèle pour une Tunisie solidement ancrée dans son identité et dans ses valeurs inaliénables. Cela convenu, les dissidents d’En Nahdha gagneraient à se déclarer et à agir en tant que mouvement politique civil, avec tout ce que cela suppose ; ce qui ne les empêche pas de puiser dans les valeurs et la pensée de la culture arabo-musulmane en tant que référence historique et intellectuelle.</p>
<p>Dès lors, un nouveau parti s’impose à ce mouvement s’il veut s’impliquer dans l’action politique nationale et ce parti gagnerait à éviter tout affichage islamiste collant à son nom, à ses slogans et à son action, même si, comme dit précédemment, son âme reste nourrie des valeurs humanistes de l’Islam, réactualisées et contextualisées. « Islam », on le sait, n’est pas étranger à « Salam » (paix) ; pourquoi ne pas concevoir alors un PPDD : Parti pour la Paix Démocratique et le Développement (حزب السلام الديمقراطي والتنمية) ? Question à méditer pour les concernés !</p>
<p>Attendons voir et restons optimiste en disant : Demain est un autre jour !</p>
<p style="text-align: right;"><strong><em>(Article publié le 28-9-2021 par le journal Le Temps, de Tunisie)</em></strong></p>
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		<title>Des Contradictions de Moncef Marzouki dans son rapport actuel à Kaïs Saïed</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 18 Sep 2021 18:44:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Histoires]]></category>
		<category><![CDATA[Pensées]]></category>
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		<category><![CDATA[En Nahdha]]></category>
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		<category><![CDATA[Saïed]]></category>
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					<description><![CDATA[Par Mansour M’HENNI La Tunisie est aujourd’hui à la croisée de toutes les convoitises et d’un réveil de conscience de personnes et de groupes qui semblent, en tout cas se disent, motivés par l’intention de la servir mais dont les desseins profonds sont mus par différents calculs et par de nombreuses combines. Il y aurait [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img decoding="async" class=" wp-image-2738 alignleft" src="https://www.voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/edito-800x450.jpg" alt="" width="195" height="110" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/edito-800x450.jpg 800w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/edito-750x422.jpg 750w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/edito.jpg 1000w" sizes="(max-width: 195px) 100vw, 195px" />Par Mansour M’HENNI</p>
<p>La Tunisie est aujourd’hui à la croisée de toutes les convoitises et d’un réveil de conscience de personnes et de groupes qui semblent, en tout cas se disent, motivés par l’intention de la servir mais dont les desseins profonds sont mus par différents calculs et par de nombreuses combines. Il y aurait aussi bien de l’intérêt personnel dans ces manœuvres que des services à rendre à des bailleurs de fonds ou à des pourvoyeurs de pouvoir d’influence. C’est dans l’ordre des choses, dirait-on, car c’est cela la politique ! À la bonne heure, mais parlons-en dans les termes idoines qui donneraient une idée des aspects variés du problème, car c’est cela le journalisme d’opinion, et même le journalisme tout court.</p>
<p>Ce samedi 18 septembre 2021, une mobilisation est prévue, à l’appel de certaines figures et formations politiques, pour contrer Kaïs Saïed sous le label de la défense de la constitution de 2014. L’un des chantres de cet appel, rattrapant un train qu’il n’avait su prendre au départ, est Moncef Marzouki, ex-président provisoire.</p>
<p>Indépendamment de la dimension et du degré de succès de cette mobilisation, et sans nul parti-pris pour le Président de la République dont il y a lieu de critiquer diversement la démarche de l’après 25 juillet, il nous paraît légitime d’attirer l’attention sur les incohérences, les contradictions, voire les intentions malveillantes de Moncef Marzouki non seulement à l’égard de Kaïs Saïed, mais à l’égard de l’éthique de base d’un vivre-ensemble auquel aspirerait son pays dans la logique et la dynamique qui lui épargneraient les affres et les balafres d’une décennie, à notre avis déjà mal partie avec l’intronisation nahdhaouie de Marzouki comme président provisoire.</p>
<p>Autant le dire d’emblée, M. Marzouki a le complexe hystérique de la présidence de la Tunisie, un complexe dont il ne nous revient pas d’en parler dans ce cadre; c’est la raison pour laquelle il a porté continuellement une haine maladive pour tous les présidents tunisiens, avant et après le 14 janvier 2011. Il aurait juste été complaisant avec Bourguiba au début des années 80 du siècle dernier et avec Ben Ali les premières années du changement du 7 novembre, jusqu’à son coup de gueule avec la Ligue des droits de l’homme dont les raisons ne sont pas toujours exposées dans leur juste réalité.</p>
<p>Cela est ici rappelé pour relever l’une des contradictions de Marzouki qui a dit avoir fondé en 2001 son parti le « Congrès pour la République » parce que selon lui, il n’y avait jamais eu de république en Tunisie et que c’était lui qui allait la fonder (Le Complexe marzoukien de Bourguiba en tant que fondateur s’est nourri d’une telle illusion). La question donc, si la Tunisie n’était pas une république, pourquoi avoir choisi de présenter sa candidature à la présidence de la « République » en 1994, contre les conditions constitutionnelles requises?</p>
<p>Il y aurait à démonter, de façon objectivement analytique, au moins pour l’Histoire, toute la biographie complaisante de Marzouki publiée surtout par <em>Wikipédia</em>. Cela permettrait de comprendre les dernières déclarations de l’ex-président provisoire, dans la foulée des événements et des décisions faisant suite au 25 juillet 2021 et, redisons-le clairement, sont à plusieurs points de vue critiquables malgré l’heureux acte initiatique de cette date. Ainsi, abstraction faite de l’avant janvier 2011, certains détails peuvent être rappelés pour une meilleure intelligence de ces déclarations et du comportement de leur auteur. Voyons donc ce qui ressort des déclarations marzoukiennes, objet de notre propos :</p>
<p>¤ Il n’est peut-être plus étonnant que l’écrasante majorité de ces déclarations sont initialement diffusées soit sur la page « officielle » facebook de leur auteur, soit par la voie d’Al Jazeera avec laquelle Marzouki serait lié par un contrat de longue date (ce qui n’est pas interdit, mais qui informe des appartenances du concerné) ou de l’agence <em>Anadolu</em>, agence de presse du gouvernement turc. Il ne serait donc pas aberrant d’en conclure une étroite complicité entre le mouvement En-Nahdha, son président de service dans la troïka et ses partenaires géostratégiques autour de la coalition de l’islam politique. A titre indicatif, voici l’information portant sa déclaration du 26 juillet 2021 : « L’ancien président Moncef Marzouki a choisi la chaîne qatarie Al Jazeera pour s’exprimer sur le discours du président Kais Saïed. Il a ainsi qualifié son acte de coup d’Etat et accuse clairement et sans ambiguïté les Émirats d’être derrière lui ».</p>
<p>¤ Appelant à une mobilisation de masse contre K. SaÏed, le 18 septembre 2021, M. Marzouki inscrit ce mouvement dans la défense de la constitution de 2014 dont il voudrait faire un acte de déshistoricisation de la constitution de 1959 : « La Constitution de 1959 a abouti à 50 ans de dictature ». N’empêche que c’est cette première constitution de la Tunisie indépendante qui a fait la Tunisie moderne et qui a permis l’épanouissement de ses intelligences de façon à permettre au plus banal d’entre eux d’atteindre les hauteurs de l’échelle scientifique et même d’aspirer à la présidence du pays. Quant à la dictature, elle n’est pas toujours le résultat d’une constitution mais souvent celle d’une façon d’être à et dans la citoyenneté, car au cours de la dernière décennie, on a vécu des dictatures biaisées sous couvert de démocratie.</p>
<p>¤ Le 03-09-2021, l’ancien président provisoire Moncef Marzouki, dans un moment de relative sagesse ou de pernicieux calcul, publie un post sur sa page officielle facebook suggérant au président en exercice d’entamer « trois principales missions: la première est de fédérer un peuple qui est forcément traversé par des conflits interminables ; la deuxième est de veiller sur l’unité de l’Etat, et la cohérence de ses institutions et son action dans le cadre de la constitution, et de la suprématie de la loi ; et la troisième est de veiller sur l’indépendance de la patrie et la dignité du citoyen ».</p>
<p>N’y a-t-il pas là une contradiction avec sa condamnation du complot, dans la déclaration du 26 juillet ci-dessus citée ? Sa position a-t-elle changé, avec l’adoucissement du ton d’En Nahdha, comme le laisserait croire sa déclaration à l’agence de presse turque Anadolu, où il a reconnu, il y a seulement 4 jours, que « jusqu’à présent, le président Kais Saied confirme qu’il agit conformément à la constitution et qu’il y est encore attaché ». Pourtant, auparavant, dénigrant la visite de SON président en Egypte et rendant hommage à Morsi et aux « martyrs de Rabiaâ », il avait déclaré en avril 2021 : « Cet homme auquel la révolution a permis d’arriver à la plus haute marche du pouvoir ne la représente plus, insiste-t-il. Il ne représente plus non plus l’indépendance du pays, ni son unité, ses intérêts ou ses valeurs, et à plus forte raison l’honneur de la Tunisie. Que Dieu bénisse les martyrs bafoués par les intrus de l’histoire ».</p>
<p>¤ Au final, la grande hargne de Marzouki s’inscrirait dans le prolongement de l’appel des partis de gauche, malgré la modestie de leur poids tous réunis, à la mobilisation du 18 septembre. Elle aurait pour principal objectif le regroupement du maximum des forces politiques, fût-ce à titre symbolique, dans la mouvance d’opposition conduite, sans trop paraître en prendre la direction, contre non seulement Kaïs Saïed, mais aussi tout l’événement du 25 juillet 2021. « Je vous appelle tous à manifester demain pour défendre le pays indépendamment de toutes les appartenances partisanes et idéologiques », Marzouki dixit.</p>
<p>C’est à bon escient que nous employons le mot « hargne », à la lumière de la répétition sans vergogne, d’un prétendu président à l’égard d’un autre, de l’expression : « Kais Saied devrait être limogé étant donné qu’il est un <strong>menteur</strong> » ; « il ne jouit plus de la légitimité » ; « [Il] a <strong>menti </strong>au peuple tunisien » ; « Il doit soit démissionner soit <strong>être écarté du pouvoir</strong> » ; « Il est <strong>menteur et illégitime</strong> ».</p>
<p>Par ailleurs, de quel limogeage d’un président élu à près de trois millions de Tunisiens se permettrait de parler un président provisoire élu à 7000 voix ? Nous faudra-t-il un « coup d’Etat médical » comme on a pu le dire du 7 novembre 1987 ? Ou alors une vraie révolution populaire à laquelle le peuple semble rester sourd tellement le mot ne veut plus rien dire pour lui, au-delà de sa fonction de slogan dans les propos occasionnels de propagande dans l’espoir pour certains d’un repositionnement politique ?</p>
<p>Pour finir, nous insisterions de nouveau sur l’indépendance de l’opinion ici conduite vis-à-vis de toutes les formations politiques en place ainsi que de la présidence de la République et de ses soutiens. Cette chronique se veut aussi hors de toute évaluation de la journée de mobilisation du 18 septembre 2021. Il s’agissait seulement d’analyser un comportement politique de quelqu’un qui est sans doute pris, par certains, pour un membre de l’élite en la matière, afin d’inviter à en étudier les causes profondes et les effets divers. La conscience citoyenne en tirerait peut-être quelques enseignements.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Chronique : Pourquoi bloquer la constitution d’une délégation tunisienne de la Renaissance Française ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Aug 2021 08:18:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Histoires]]></category>
		<category><![CDATA[Pensées]]></category>
		<category><![CDATA[blocage]]></category>
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		<category><![CDATA[Renaissance]]></category>
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					<description><![CDATA[Par Mansour M’HENNI Le 10 décembre 2019, a été officiellement installée, par le professeur Denis Fadda, président international, la délégation de « La Renaissance Française » en Tunisie, fondée au premier semestre de l’année 2019, conformément aux lois en vigueur, notamment du décret-loi n° 2011-88 du 24 septembre 2011, portant organisation des associations en Tunisie, publié dans le [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img decoding="async" class=" wp-image-2738 alignleft" src="https://www.voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/edito-800x450.jpg" alt="" width="208" height="117" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/edito-800x450.jpg 800w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/edito-750x422.jpg 750w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/edito.jpg 1000w" sizes="(max-width: 208px) 100vw, 208px" />Par Mansour M’HENNI</p>
<p>Le 10 décembre 2019, a été officiellement installée, par le professeur Denis Fadda, président international, la délégation de « La Renaissance Française » en Tunisie, fondée au premier semestre de l’année 2019, conformément aux lois en vigueur, notamment du décret-loi n° 2011-88 du 24 septembre 2011, portant organisation des associations en Tunisie, publié dans le JORT N°74 du 30 septembre 2011 (page 1978 et suivantes).</p>
<p>La délégation est présidée par le professeur Hédi Ben Mansour, alors Directeur de l’ISSAT-Mahdia (l’Institut supérieur des sciences appliquées et de la technologie de Mahdia &#8211; Université de Monastir). Le dossier officiel, dûment préparé et contrôlé par un huissier de justice, attend toujours l’autorisation lui permettant de publier, dans le JORT, l’information concernant la constitution de la délégation.</p>
<p>Cependant, un blocage, non avoué, semble retarder cette opération qui, conformément aux lois en vigueur (notamment du décret-loi n° 2011-88 du 24 septembre 2011), ne doit pas dépasser trente jours. Le président de la délégation a épuisé ses pieds, ses nerfs, et peut-être les pneus de sa voiture dans les déplacements, à ses frais, entre Mahdia et Tunis, pour s’enquérir de l’évolution du dossier. Mais, après son observation de toutes les modifications demandées, il est à chaque fois rassuré que dans une semaine au plus tard il recevrait un mail lui servant de justificatif pour la publication de l’annonce au JORT. Et voilà que ce mail ne vient toujours pas et que le président de la délégation ne sait plus à quel saint se vouer. Peut-être le changement du 25 juillet 2021, œuvrant à rétablir la primauté des lois et le respect des droits, conduira-t-il ce dossier à son issue logique.</p>
<p>Qu’est-ce que La Renaissance Française ?</p>
<p>C’est une association créée en 1915 par le président Raymond Poincaré. Les trois mots-clés de son objet sont actuellement : culture, solidarité et francophonie. Son slogan est « Promouvoir la culture, œuvrer pour la paix, distinguer les mérites ». Elle a plus d’une vingtaine de délégations dans toutes les régions de France ainsi que 35 délégations internationales sur quatre continents.</p>
<p>« Au XXIe siècle La Renaissance Française a pour objectif de faire rayonner la francophonie et ses valeurs humanistes partout dans le monde. Elle s’y emploie avec ses délégations en France et sur tous les continents. Ses centres d’intérêts sont vastes, avec pour point commun l’épanouissement culturel et l’accès au savoir &#8211; bases de l’enrichissement personnel, de la démocratie et des libertés. Par ses médailles et diplômes, elle offre à toutes les personnes engagées dans l’action au service du bien commun la reconnaissance de leurs mérites. »</p>
<p>Qu’est-ce qui, dans tout cela, justifierait le blocage de son dossier de délégation en Tunisie, quand nous savons que de nombreuses associations internationales sont dûment et chichement représentées en Tunisie, malgré toutes les réserves que plusieurs gens trouveraient pour s’opposer à leur représentation ?</p>
<p>Nous ne voulons pas prendre parti pour les uns ou pour les autres, nous nous contentons de soulever un problème d’application des lois en vigueur. De ce point de vue, la délégation tunisienne de La Renaissance Française est installée de fait, en référence à la loi. Après une dernière vérification avec le Secrétariat général du gouvernement (Direction générale des associations) et en cas de récidive d’obstruction à la finalisation des procédures administratives, son comité de direction a tout intérêt de recourir au tribunal administratif pour faire valoir ses droits.</p>
<p>A première vue, il y aurait deux explications plausibles :</p>
<p>1 – Il est possible que les responsables administratifs du secrétariat général du gouvernement aient cherché à s’éviter toute initiative leur paraissant à même de mécontenter les détenteurs du pouvoir pour des raisons politiques ou idéologiques, choisissant donc de faire trainer le dossier jusqu’à la lassitude de ses initiateurs ou jusqu’au changement de la situation gouvernementale. N’oublions pas que, avant le 25 juillet 2021, le secrétaire général du gouvernement était proposé pour le poste de ministre de l’Intérieur dans le remaniement ministériel non accepté par le Président de la République.</p>
<p>2 – Sachant bien que le parti En Nahdha détenait les rênes du pouvoir à tous ses niveaux administratifs, il y aurait de sa part une opposition ferme, d’un point de vue idéologique, à accepter que quiconque s’attribue un quelconque esprit de renaissance (de Nahdha). Nous savons que les responsables de ce parti-mouvement ont tout fait pour essayer d’occulter la Nahdha arabo musulmane et que le nom qu’ils se sont donné (En Nahdha) cherchait à se substituer au premier (la Nahdha) qui n’est pas sans parenté intellectuelle avec la notion de Renaissance, d’abord dans la civilisation arabo-musulmane du moyen-Âge, puis en Europe et surtout en France, dans la logique du progrès de la pensée rationnelle. Il semble même que depuis l’initiation de ce dossier, En Nahdha ait inscrit en français, sur certaines des banderoles de ses rencontres, le mot français « Renaissance » (au lieu d’En Nahdha), comme pour dire : « La Renaissance, c’est nous, la Renaissance, c’est moi, et moi seulement, En Nahdha ».</p>
<p>Tout espoir est permis, aujourd’hui, que l’administration Kaïs Saïed rétablisse l’esprit des lois et le respect des droits. Il y va de toute la philosophie attendue et déclarée du changement du 25 juillet 2021, un mouvement qui a tout le droit de se réclamer de la renaissance de l’Etat de droit. Sans parler de ce qui s’en suit en matière d’interaction culturelle avec les autres peuples et les autres civilisations, dans l’échange constructif pour la paix et la solidarité internationales.</p>
<p style="text-align: right;"><em>(Publié aussi dans le journal Le Temps du 31-08-2021, p.2 et annoncé à la Une)</em></p>
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