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	<title>Enseignement &#8211; Questions et Concepts d’Avenir</title>
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	<title>Enseignement &#8211; Questions et Concepts d’Avenir</title>
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	<item>
		<title>La première université d&#8217;été de l&#8217;Université de Monastir: Un enseignement supérieur de qualité pour tous</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Aug 2023 06:19:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Histoires]]></category>
		<category><![CDATA[Pensées]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
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					<description><![CDATA[La première université d&#8217;été de l&#8217;Université de Monastir: Un enseignement supérieur de qualité pour tous Village des Langues les 03-04-05 août 2023 Pour un enseignement supérieur juste et équitable et dans le cadre de la stratégie de l&#8217;Université de Monastir d&#8217;assurer la qualité et d&#8217;informer les formateurs  des dernières approches pédagogiques et des récentes technologies [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><strong>La première université d&#8217;été de l&#8217;Université de Monastir: </strong><strong>Un enseignement supérieur de qualité pour tous</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Village des Langues les 03-04-05 août 2023</strong></p>
<p style="text-align: center;"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone  wp-image-5377" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/08/Village2.jpg" alt="" width="404" height="245" /></p>
<p>Pour un enseignement supérieur juste et équitable et dans le cadre de la stratégie de l&#8217;Université de Monastir d&#8217;assurer la qualité et d&#8217;informer les formateurs  des dernières approches pédagogiques et des récentes technologies numériques liées à l&#8217;enseignement,  la première édition de l&#8217;Université d&#8217;été s’est tenue au Village des Langues de Mahdia les 03-04-05 août 2023 ayant pour slogan &#8221; Un enseignement supérieur de qualité pour tous&#8221;, et pour finalités  essentielles d’identifier toutes les causes de rejet, d&#8217;exclusion, de discrimination, d&#8217;harcèlement ou de racisme.</p>
<p>A l’ouverture des journées, le professeur Kamal Chrrada, vice-président de l&#8217;Université de Monastir, a déclaré que la programmation comprenait une série de conférences et d&#8217;ateliers de formation portant sur diverses questions en relation avec la formation complète et équitable pour tous, affirmant la nécessité de numériser le contenu scientifique, en tenant compte de toutes les différences de genre, de région, de dialecte et de santé, qui peuvent garantir une formation égale aux étudiants tunisiens.</p>
<p style="text-align: center;"><img decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-5380" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/08/UM1.jpg" alt="" width="720" height="405" /> <img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-5381" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/08/UM2.jpg" alt="" width="720" height="405" /></p>
<p>Le chercheur en sciences de l&#8217;éducation, Adel Rahwi, a inauguré la séance avec une  communication sur l&#8217;amélioration de l&#8217;enseignement supérieur et la stratégie d&#8217;intégration. Il a  identifié les obstacles auxquels l&#8217;apprenant pourrait être confronté l&#8217;empêchant d&#8217;atteindre ses objectifs et les moyens de les surmonter. Il a parlé de la logique de l&#8217;Autre, une logique qui aide l’être parlant et actif à se défaire de la responsabilité et à charger l&#8217;autre de tous les résultats. Il a approfondi l&#8217;analyse des méthodes pédagogiques modernes avec une approche qui part de l’être, présentant le structuralisme, la déconstruction et le comportementalisme dans une leçon pédagogique par excellence.</p>
<p>Professeur Abir El-Issawi, en sa qualité de spécialiste en médecine légale, a abordé l&#8217;aspect éthique et législatif. Elle a attiré l’attention sur le fait que les législation internationale et tunisienne insistent sur le fait que l&#8217;égalité est un principe inclusif indépendamment des distinctions, et que la formation est un droit constitutionnel qui garantit à chacun une éducation juste, équilibrée et inclusive, malgré la différence qui peut devenir un facteur d&#8217;enrichissement.</p>
<p>Professeur Maryam Al-Hjeij a abordé l&#8217;aspect normatif de la formation inclusive à la lumière de l&#8217;engagement de l&#8217;université et de ses institutions dans le processus d&#8217;établissement de systèmes de qualité selon les normes internationales.</p>
<p>Le handicap caché et l&#8217;évolution des représentations vers des comportements plus inclusifs ont constitué le thème de la conférence du professeur Iman Al-Miri, qui a examiné les fondements scientifiques de la formation inclusive, alors que le professeur Islam Khéfcha a parlé de l&#8217;importance du processus d&#8217;évaluation dans les situations inhabituelles d&#8217;un point de vue holistique, comme la pandémie de Covid ou l&#8217;étudiant incarcéré.</p>
<p>Lors de la deuxième session de la première journée, les participants ont souligné l&#8217;importance des technologies numériques modernes comme le sous-titrage, l&#8217;enregistrement numérique, l&#8217;audiovisuel, les vidéos et les films documentaires.</p>
<p>Les interventions ont suscité l&#8217;intérêt des participants, universitaires, spécialistes des sciences de l&#8217;éducation et employés intéressés par les affaires estudiantines. Les questions étaient au cœur de la qualité de l&#8217;enseignement dans l&#8217;enseignement supérieur et des possibilités d&#8217;utiliser les plateformes numériques disponibles pour assurer les cours à distance et inclure des documents aux formes diverses au service de l&#8217;apprenant.</p>
<p>Durant les trois jours, les ateliers ont été l’occasion  de discussions constructives, à l’ère formative numérique où l&#8217;étudiant suit les cours à partir des différents  gouvernorats tunisiens et de différents pays, quels que soient leurs langues et dialectes. Ces des ateliers ont été modérés par Professeur Sana Salah, pour une meilleure insertion des étudiants face aux diverses difficultés qu&#8217;ils rencontrent. Sur la base d&#8217;études récentes et des recommandations de comités pédagogiques, l&#8217;accent a été mis sur certaines difficultés liées à la vision, par exemple, et les moyens d&#8217;inclure les étudiants souffrant de cet handicap. Le professeur Habib Besbes a suscité l’intérêt par un atelier au cœur de la  qualité pédagogique, qui est la création de contenus numériques pour les cours. L&#8217;atelier visait à donner aux enseignants une connaissance du contenu numérique pour les cours, notamment pour assurer une formation équitable et partagée entre tous les élèves, quelles que soient leurs différences. Les ateliers animés par Mme Samia Debbo sur le cours numérique inclusif et par M. Nabil Sakli sur la vision d&#8217;un enseignement inclusif en ligne et à distance suivaient le même fil conducteur. L’atelier animé par le Professeur Ahmed Mahalla a abordé les méthodes de diagnostic, d&#8217;orientation et de prise en charge des étudiants dans des situations particulières telles que la toxicomanie et la dépression.</p>
<p>Les journées ont été clôturées par une allocution du Professeur El Hedi Belhadj Salah, Président de l&#8217;Université de Monastir, qui a salué l&#8217;idée de créer une université d&#8217;été et salué le travail du comité d&#8217;organisation, dans le Village des Langues, un gain pour l&#8217;enseignement supérieur qui s&#8217;est vu confier la tâche d&#8217;organiser des cours de formation en langues.</p>
<p>L&#8217;Université d&#8217;été est une nouvelle pierre qui s&#8217;ajoute à la série des réalisations de l&#8217;Université de Monastir pour un enseignement supérieur de qualité pour tous en assurant les moyens de succès dans la formation des formateurs qui se sont empressés de s&#8217;engager dans le projet malgré les vacances universitaires et les engagements familiaux.</p>
<p>Cette première édition, que nous espérons se renouvellera, plus d&#8217;une fois par an, tant les sujets brûlants sont nombreux et les spécialistes formés disponibles. Le Village des Langues est un atout pour l&#8217;enseignement supérieur et pour les diplômés universitaires, il doit être bien exploité pour améliorer les stratégies de l&#8217;enseignement supérieur.</p>
<p>Reste, enfin, aux organisateurs de réfléchir à une programmation culturelle engagée, étant donné que l&#8217;élite a bien besoin d&#8217;un souffle culturel, qu&#8217;il s&#8217;agisse de poésie, de musique, ou de théâtre&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<item>
		<title>Le ministère des Affaires culturelles annonce le décès de la poétesse Fatma Ben Fdhila</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Sep 2022 11:27:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ben Fdhila]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[décès]]></category>
		<category><![CDATA[poésie]]></category>
		<category><![CDATA[Presse]]></category>
		<category><![CDATA[roman]]></category>
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					<description><![CDATA[Le ministère des Affaires culturelles annonce avec « tristesse et regret », le décès de la poétesse, Fatma Ben Fdhila, survenu ce vendredi 23 septembre 2022. « La défunte a lutté contre le cancer, et a fait de ce mal un tremplin pour exceller davantage, dans la mesure où son dernier recueil de poésie, est une expérience humaine [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le ministère des Affaires culturelles annonce avec « tristesse et regret », le décès de la poétesse, Fatma Ben Fdhila, survenu ce vendredi 23 septembre 2022.</p>
<p>« La défunte a lutté contre le cancer, et a fait de ce mal un tremplin pour exceller davantage, dans la mesure où son dernier recueil de poésie, est une expérience humaine et créative unique, où la poétesse a décrit la souffrance des femmes de cette maladie », souligne le ministère.</p>
<p>La regrettée a été récompensée par la ministre des Affaires culturelles, le 05 Mars 2022, en marge de la 5ème édition de la conférence, « ensemble pour un art contemporain », en reconnaissance de la richesse de son expérience entre poésie, roman et traduction.</p>
<p>Feu Fatma Ben Fdhila a fait ses études à l’Institut de Presse et des sciences de l’information (IPSI), a enseigné la langue française dans les lycées secondaires et se prévaut de plusieurs recueils de poésie.</p>
<p>Que Dieu lui accorde son infinie miséricorde.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<item>
		<title>Hommage à Habib Mejdoub: L&#8217;inoubliable voltairien</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Sep 2022 10:48:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Histoires]]></category>
		<category><![CDATA[Pensées]]></category>
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		<category><![CDATA[Mejdoub]]></category>
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		<category><![CDATA[Voltaire]]></category>
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					<description><![CDATA[Par Arslène Ben Farhat Habib Mejdoub n’est pas décédé. Lui qui nous a quittés brutalement le 24 mai 2019 va de nouveau franchir la porte de la faculté le 21 novembre 2022, va se diriger, comme d’habitude, vers la buvette, prendre un express, fumer tranquillement sa cigarette, puis se diriger vers la salle des conférences. [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div>
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<div dir="auto"><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-3685 alignleft" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/05/arselene-ben-farhat.jpg" alt="" width="90" height="126" />Par Arslène Ben Farhat</div>
<div dir="auto">Habib Mejdoub n’est pas décédé. Lui qui nous a quittés brutalement le 24 mai 2019 va de nouveau franchir la porte de la faculté le 21 novembre 2022, va se diriger, comme d’habitude, vers la buvette, prendre un express, fumer tranquillement sa cigarette, puis se diriger vers la salle des conférences. Quel bonheur et quel plaisir de découvrir que tous tes amis, tes frères d’armes, mais également tes anciens étudiants sont là. Tu l’as dit dans l’un de tes premiers articles publiés : l’amitié et le bonheur sont indissociables (« Amitié et bonheur dans la correspondance de Voltaire », dans Ecriture et bonheur, Publications de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de Sfax, Série Lettres n° 1, 1994).</div>
</div>
<div class="l7ghb35v kjdc1dyq kmwttqpk gh25dzvf jikcssrz n3t5jt4f">
<div dir="auto">Tu n’es pas mort, Habib. On ne meurt pas quand on est entouré par des amis si nombreux, si chaleureux, si affectueux, quand on refuse de t’oublier, quand on cherche à t’honorer, à te rendre un vif hommage en consacrant toute une journée à l’auteur que tu as toujours adoré et pour qui tu as consacré toute ta vie de chercheur : Voltaire. Le 21 novembre 2022 sera une journée où nous te retrouverons, où nous entendrons ta voix voltairienne, Une journée pleine de joie car comme tu l’as rêvé et dit dans ton article : « la tendance de voltaire à l’extériorisation dans son écriture sur l’amitié serait une sorte d’effet de miroir qui renvoie l’image de l’homme cherchant à supporter la vie par une quête permanente du bonheur » (Habib Mejdoub, «Amitié et bonheur dans la correspondance de Voltaire », dans «Écriture et bonheur », Op. cit., p. 194).</div>
</div>
<div class="l7ghb35v kjdc1dyq kmwttqpk gh25dzvf jikcssrz n3t5jt4f">
<div dir="auto">Non, tu ne pourras pas mourir cher Habib même si tu es mort. Tu resteras pour toujours vivant dans notre mémoire et à travers tes écrits.</div>
</div>
<div class="l7ghb35v kjdc1dyq kmwttqpk gh25dzvf jikcssrz n3t5jt4f">
<div dir="auto">Une magnifique journée d’études intitulée « Voltaire aujourd’hui » sera organisée par le Département de français à la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de Sfax (Tunisie), le 21 novembre 2022 en hommage au Professeur Habib Mejdoub, allah yarhamou.</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
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			</item>
		<item>
		<title>Colloque à Kairouan : La licence de français, état des lieux et perspectives</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Aug 2022 20:09:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[civilisation]]></category>
		<category><![CDATA[français]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
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					<description><![CDATA[Université de Kairouan Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de Kairouan Département de français Colloque national interdisciplinaire « La licence de français, état des lieux et perspectives » Kairouan les 26,27 et 28 octobre2022 Argumentaire Le Département de français de la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de Kairouan envisage d’organiser, en partenariat avec la [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><strong>Université de Kairouan</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de Kairouan</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Département de français</strong><br />
<strong>Colloque national interdisciplinaire</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>« La licence de français, état des lieux et perspectives »</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Kairouan les 26,27 et 28 octobre2022</strong></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Argumentaire</strong></p>
<p style="text-align: left;">
Le Département de français de la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de<br />
Kairouan envisage d’organiser, en partenariat avec la Commission Nationale Sectorielle de<br />
français, un colloque national interdisciplinaire où seront convoqués tous les départements de<br />
français de la Tunisie. Il sera question du statut à la fois institutionnel et épistémologique des<br />
enseignements de la licence en langue, littérature et civilisation françaises dans le contexte<br />
tunisien ainsi que des difficultés énormes que connait l’enseignement du français au niveau<br />
des formations ainsi qu’au niveau des débouchés, -ce qui menace l’existence même desdits<br />
départements. A cela s’ajoute l’absentéisme des étudiants et leur démotivation en partie liés à<br />
la fragilité des prérequis langagiers et à la difficulté de maitriser les compétences linguistiques<br />
et culturelles nécessaires,- à l’écrit comme à l’oral.<br />
Selon l’actuelle maquette de la licence de français en Tunisie, il est question d’une<br />
formation organisée en unités d’enseignement fondamentales centrées sur la langue, la<br />
littérature et la civilisation françaises, en unités transversales et en unités optionnelles.<br />
<em><strong>Enseignement de la littérature</strong></em><br />
Concernant la littérature, les licences en cours présentent un programme et des approches<br />
variés de l’enseignement de ce module fondamental. Au niveau des contenus : le choix des<br />
siècles, des courants littéraires, des auteurs et des œuvres est très hétérogène vu que chaque<br />
département choisit ce qui l’intéresse de manière très autonome. Sur le plan méthodologique<br />
et didactique, les approches semblent proches, mais l’hiatus entre les performances ciblées et<br />
les compétences réelles est grand.<br />
La réflexion sur l’enseignement de la littérature à l’université est d’autant plus<br />
importante surtout qu’on assiste aujourd’hui à la baisse des effectifs dans les départements de<br />
français, à la baisse du niveau (les notes de français au bac en témoignent) et la<br />
professionnalisation des formations universitaires. Pour mieux repenser l’enseignement de la<br />
littérature et les nombreuses difficultés qu’il implique, nous proposons une reconsidération<br />
commune des fondamentaux de l’enseignement littéraire du français à partir d’une<br />
interrogation incontournable sur le statut problématique du français en Tunisie (langue<br />
étrangère privilégiée au secondaire, langue seconde au supérieur ?), ses finalités et sa mise en<br />
pratique. Entre le désir de revenir aux littératures médiévales et classiques et à l’école</p>
<p style="text-align: left;">humaniste ou la nécessité de propulser l’homme dans le Savoir et la technologie au nom de ce<br />
qu’on appelle la cyberculture en privilégiant l’anglais aux dépens du français et sa culture,<br />
y’a-t-il d’autres issues possibles ?<br />
Quels moyens, méthodes, dispositifs et jargons techniques à mettre en place pour redonner du<br />
sens à la littérature et à son enseignement ?<br />
Quelles littératures pour quels apprenants ? Qu’est-ce qu’on attend de la littérature française<br />
ou francophone ?<br />
A quoi peut servir l’enseignement de la littérature française dans le contexte actuel tunisien<br />
(la question des valeurs et de la citoyenneté à méditer) ?<br />
Quel est le profil de l’étudiant qu’on cherche à former ? de simples enseignants ou chercheurs<br />
ou inventer de nouvelles « formations professionnalisantes » (spécialistes de la<br />
communication orale et/ou écrite, experts dans le domaine du livre… ?)<br />
<em><strong>Enseignement de la civilisation</strong></em></p>
<p style="text-align: left;">Quant au module de civilisation, les descriptions des enseignements consultées soulignent<br />
l’intérêt de l’enseignement de la civilisation et son aspect déterminant dans la formation en<br />
licence, sans pour autant dire comment faire pour donner à cet enseignement tout à la fois un<br />
contenu didactisable , une épaisseur intellectuelle et, par extrapolation, un statut institutionnel<br />
et épistémologique clair. L’enseignement de la civilisation tel qu’il se présente à travers les<br />
programmes en cours dans les différents départements de français est marqué par un<br />
métissage disciplinaire où l’on trouve à la fois la littérature, les arts, l’Histoire politique,<br />
l’Histoire sociale, l’Histoire des mentalités, l’Histoire des idées, les questions de société (mai<br />
1968, féminisme, société de consommation, minorités sexuelles, diversité, temps de travail,<br />
etc.). Il est souhaitable que le caractère pluridisciplinaire de cet enseignement soit interrogé et<br />
discuté sur des bases scientifiques et fondées. D’une manière générale la définition de l’objet<br />
de l’enseignement de la civilisation et de ses méthodes reste à inventer. L’expression «<br />
question de civilisation » n’est-elle pas trop vague ? Le volume horaire amputé ne porte-t-il<br />
pas préjudice à l’enseignement de la civilisation ? Quels sont les présupposés idéologiques<br />
explicites ou implicites de l’enseignement de la civilisation française ? L’enseignement de la<br />
civilisation ne serait-il pas qu’un ampliatif de l’enseignement de l’Histoire littéraire?<br />
L’enseignement de la civilisation tel qu’il est conçu ne favorise-t-il pas le bachotage?<br />
<em><strong>Enseignement de la langue</strong></em><br />
Pour partir sur de bonnes bases dans notre réflexion sur l’enseignement de «langue » en<br />
licence fondamentale de français, il est utile de rappeler que son objectif général est de «<br />
pratiquer la langue dans des situations variées et de savoir décrire son fonctionnement ».<br />
L’étudiant est amené à développer et à réinvestir des capacités : &#8211; de compréhension et de<br />
production aussi bien à l’oral qu’à l’écrit, &#8211; d’interaction et de communication dans des</p>
<p style="text-align: left;">contextes variés pour se préparer aux activités professionnelles relatives à sa formation. Pour<br />
chacun des modules de langue (syntaxe, compréhension et production orales/ écrites,<br />
initiation à la linguistique, sémantique, analyse du discours et stylistique), l’enseignant se fixe<br />
des objectifs spécifiques à chaque activité envisagée.<br />
Parmi les résultats attendus de cette formation diplômante, le titulaire d’une licence<br />
fondamentale de français doit être en mesure de : « connaître le fonctionnement de la langue<br />
française aux niveaux morphosyntaxique et lexico-sémantique, faire l’analyse des différents<br />
types de discours, apprécier l’art de la rhétorique et de l’argumentation ». L’étudiant devra<br />
être capable de : « produire des études critiques écrites dans différentes perspectives<br />
(synthèse, commentaire, dissertation et étude stylistique), avoir une connaissance raisonnée du<br />
système de la langue française et savoir la mettre en application, avoir une perception des<br />
niveaux de langue et savoir les utiliser de manière appropriée, utiliser le vocabulaire<br />
spécifique à un champ professionnel, produire des textes à visées professionnelles, planifier<br />
son parcours professionnel, participer au développement de son domaine de spécialité,<br />
identifier et saisir les opportunités qui s’offrent à lui sur le plan professionnel, s’ouvrir sur son<br />
environnement social ». Au niveau du « savoir être », l’apprenant en licence de français est<br />
censé « avoir un esprit critique, être ouvert sur d’autres domaines de la connaissance ». Il<br />
devrait être capable de s’adapter aux diverses situations de communication et de s’engager<br />
dans le renouvellement des méthodes d’apprentissage dans son domaine de spécialité. Il sera<br />
capable d’assumer des responsabilités dans son milieu professionnel, de développer le travail<br />
en équipe et de faire preuve d’esprit citoyen dans tous les domaines en respectant l’éthique du<br />
métier. Or, le constat général partagé par tous les enseignants est que ces objectifs généraux et<br />
spécifiques ne sont pas atteints, et ce pour tous les niveaux confondus. Les raisons sont<br />
multiples et ce colloque devrait permettre de faire un véritable état des lieux, de mieux<br />
comprendre les causes et les conséquences de cet « échec » et, surtout, de réfléchir sur les<br />
solutions possibles. Quelles sont les principales causes de « l’échec » de l’apprenant en<br />
licence de français ? Comment faire pour que la théorie et la pratique de la langue soient au<br />
service des objectifs et des résultats attendus de cette formation diplômante ? Dans quelle<br />
mesure les enseignements d’une année à l’autre répondent-ils à une véritable continuité<br />
pédagogique et scientifique ? Les divers intitulés des U.E. et des modules, parfois très<br />
généraux et vagues (par exemple : « activités pratiques »), seraient-ils à revoir ? L’évaluation<br />
« positive » dans l’enseignement de la langue en licence de français : difficultés et solutions ?<br />
Quelles sont les insuffisances au niveau de l’enseignement de l’oral et de l’écrit :<br />
compréhension et production (diagnostic et remèdes) ? Quels sont les outils adéquats et<br />
quelles sont les méthodes innovatrices pour ces enseignements ? Quels sont les enjeux et les<br />
défis pour que l’enseignement de la langue réponde aux exigences du marché de l’emploi ? Et<br />
quelles sont les solutions préconisées pour que le futur diplômé réussisse à s’insérer<br />
professionnellement ? Réflexion sur le statut de la langue en Tunisie : quels sont les enjeux de<br />
la politique linguistique en Tunisie ?<br />
Le colloque, qui a pour Titre : « La Licence de français, état des lieux et perspectives » et<br />
qui se tiendra les 26, 27 et 28 octobre 2022 à la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines<br />
de Kairouan sera l’occasion pour écouter les hommes de spécialité, les enseignants du<br />
français, les experts en didactique du français, les directeurs des départements. Les résultats<br />
et les constats de ce colloque serviront à installer une nouvelle licence nationale de français<br />
avec un esprit nouveau qui tient compte des attentes de l’étudiant et de l’enseignant.</p>
<p style="text-align: left;">Bibliograhie :<br />
-ABBASSI, DRISS. 2009. Quand la Tunisie s&amp;#39;invente: entre Orient et Occident, des<br />
imaginaires politiques. Paris. 157 pages.<br />
-ALBERTINI, EUGENE (dir.). 1955. L&amp;#39;Afrique du Nord française dans l&amp;#39;histoire. Lyon :<br />
Archat. 375 pages.<br />
-BACCOUCHE, TAIEB &amp;amp; MEJRI, SALAH. 2004. L&amp;#39;Atlas linguistique de Tunisie : les<br />
questionnaires. Tunis, Paris : Ambassade de France en Tunisie, Maisonneuve et Larose. 103<br />
pages.<br />
-BARTHES (R.) « Littérature/enseignement ».  Œuvres complètes, t. 4, p. 879-886. Paris : Éd.<br />
du Seuil, 2002.<br />
-BOUKHARI A., 2006/3, « La réforme de l’enseignement du Français en Tunisie : enjeux et<br />
difficultés », Le Français aujourd’hui : former au français dans le Maghreb, n o  154, Paris, Armand<br />
Colin, p. 35-41.<br />
-BOURDIEU (P.), « Le marché des biens symboliques », L’Année sociologique, n°22, p.49-<br />
126 , 1971.<br />
-DUBOIS (J.), L’Institution de la littérature, Paris/Bruxelles, Fernand Nathan/Éditions Labor,<br />
1978.<br />
-FONCIN, PIERRE. 1900. La langue française dans le monde. Paris : Alliance Française.<br />
299 pages<br />
-GARMADI-LE CLOIREC, JULIETTE. 1970. « L&amp;#39;interférence grammaticale ». Revue<br />
tunisienne des sciences sociales, 22. 203-218.<br />
-GARMADI-LE CLOIREC, JULIETTE. 1977. « Remarques sur la syntaxe du français de<br />
Tunisie ». Langue française 35. 86-91.<br />
-GRANDGUILLAUME G., 1995, Arabisation et politique linguistique au Maghreb, Paris,<br />
Maisonneuve et Larose.<br />
-HAMMAMI M. et DUTREY J.-F., 2006/3, « L’enseignement du Français en Tunisie : un<br />
programme ambitieux de rénovation et de soutien », Le Français aujourd’hui : former au<br />
français dans le Maghreb, n o  154, Paris, Armand Colin, p. 67-74.<br />
-NAFFATI H., 2000, Le français en Tunisie : étude sociolinguistique et lexicale, thèse de<br />
doctorat, université de Provence.<br />
-VELTCHEFF C, 2006/3, « Le français en Tunisie : une langue vivante ou une langue<br />
morte ? », Le Français aujourd’hui : former au français dans le Maghreb, n o  154, Paris,<br />
Armand Colin, p. 83-92.</p>
<p style="text-align: left;">Les modalités de soumission des propositions :<br />
&#8211; Un texte de 500 mots sous format Word ; – l’identité de l’auteur ou des auteurs (le<br />
prénom, le nom, le statut et l’institution de rattachement, adresse, E-mail, téléphone).<br />
&#8211; Durée de la communication : 15 minutes<br />
&#8211; Email d’envoi : aydicolloque@gmail.com</p>
<p style="text-align: left;">Dates à retenir :<br />
Réception des propositions : du 1 er au 15 septembre 2022 (dernier délai)</p>
<p style="text-align: left;">Notifications de l’acceptation des propositions : 30 septembre2022<br />
Déroulement du colloque : 26, 27 et 28 Octobre 2022<br />
Publication des actes du colloque : Les articles sélectionnés par le comité<br />
scientifique feront l’objet d’une publication conforme aux normes académiques<br />
internationales.</p>
<p style="text-align: left;">Responsables :<br />
&#8211; Lazhar Aydi : directeur du département de français de la FLSHK.<br />
&#8211; Abderazak Sayadi : coordinateur de la Commission Sectorielle Nationale du français.<br />
Coordinateur du colloque :<br />
Lazhar Aydi<br />
Comité scientifique :<br />
-Hédia Abdelkefi<br />
-Radhouane Briki<br />
-Abderazak Sayadi<br />
-Mohamed Chagraoui<br />
-Naima Meftah-Tlili<br />
-Mustapha Trabelsi<br />
-Saloua Béji<br />
-Mokhtar Farhat<br />
-Houda Ben Hammadi<br />
-Zouhour Ben Aziza<br />
-Anis Nouairia<br />
-Lazhar Aydi<br />
-Anissa Zrigue<br />
-Lasaad Oueslati<br />
-Lasaad Heni<br />
Comité d’organisation :<br />
-Anissa Zrigue (chef)<br />
-Dorra Barhoumi<br />
-Mustapha Chihani</p>
<p style="text-align: left;">-Malak Khbou<br />
-Asma Gueddah<br />
-Mondher Chafra<br />
-Mohamed Fkih<br />
-Kais Benslama<br />
-Roua Fejji</p>
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		<item>
		<title>Colloque à Moknine: Littérature et oralité  (8 et 9 Novembre 2022)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Jul 2022 17:38:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[écrit]]></category>
		<category><![CDATA[Enseignement]]></category>
		<category><![CDATA[français]]></category>
		<category><![CDATA[langue]]></category>
		<category><![CDATA[oral]]></category>
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					<description><![CDATA[Université de Monastir Institut Supérieur des Langues Appliquées de Moknine En partenariat avec Laboratoire de Recherche Interdisciplinaire en Discours, Art, Musique et Economie (LR18ES23) &#38; Laboratoire de Recherche École et Littératures (LR21ES22) &#160; organisent le colloque &#160; La place de l’oral dans la formation de futurs enseignants (8 et 9 Novembre 2022)     Argumentaire [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Université de Monastir</p>
<p>Institut Supérieur des Langues Appliquées de Moknine</p>
<p>En partenariat avec</p>
<p>Laboratoire de Recherche Interdisciplinaire en Discours, Art, Musique et Economie (LR18ES23)</p>
<p>&amp;</p>
<p>Laboratoire de Recherche École et Littératures (LR21ES22)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>organisent le colloque</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>La place de l’oral dans la formation de futurs enseignants</strong></p>
<p><strong>(8 et 9 Novembre 2022)</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Argumentaire </strong></p>
<p>Dans le parcours universitaire, l’oral occupe une place peu importante dans la formation des étudiants. Il semble associé à un apprentissage plutôt « naturel » et « intuitif » par opposition aux savoirs « techniques » ou « scientifiques » dont bénéficient, par exemple, la morphologie, la littérature ou encore les compétences écrites. Dans ce sens, la formation reçue par l’étudiant, futur enseignant et citoyen, est fondée essentiellement sur l’acquisition de l’écrit. Aussi les descriptifs des modules et les critères d’évaluation sont-ils clairement présentés et organisés pour l’écrit. Par contre, l’oral ne jouit pas d’un statut clair ou d’objectifs précis. En fait, rares sont les matières consacrées exclusivement à l’oral. Pourtant, les enseignants universitaires soulignent l’importance de l’oral puisque les étudiants, futurs enseignants pour la plupart, devront s’exprimer davantage oralement que par écrit et devront, surtout, assumer le rôle de modèle linguistique auprès de leurs élèves.  Mais n’ayant reçu aucune formation solide en matière de pédagogie de l’oral, les enseignants universitaires ont tendance à « enseigner » et, par la suite, à évaluer l’oral comme étant de « l’écrit oralisé ».</p>
<p>L’enjeu de ce colloque est de voir si l’apprentissage de l’oral se borne uniquement des enseignants de langue, essentiellement de phonétique ou s’il associe aussi les enseignants de littérature à travers de multiples activités : des explications de texte orales, des débats, des exposés oraux, etc. On se demande s’il existe des approches qui facilitent l&#8217;intégration, voire la fusion des activités de communication orale aux activités de lecture, d’analyse littéraire, d’étude stylistique, etc. L’objectif est donc double : multiplier les activités et les séances de l’oral et établir un lien entre la maitrise de l’écrit et celle de l’oral. Les didacticiens ont montré que la maitrise de la communication orale nécessite sa pratique fréquente et constante dans toutes les activités des enseignants de langue, de littérature et de civilisation. Un tel emploi régulier constitue un facteur primordial dans l’acquisition de toutes les compétences orales.</p>
<p>Le second enjeu de ce colloque est lié à la question de l’évaluation de l’oral. Puisque c’est un objet d’enseignement ayant un statut à part entière, selon quels principes et règles se fait l’évaluation de l’oral ? Doit-on prévoir, comme autrefois, des épreuves orales à ceux qui réussissent à l’écrit en littérature et civilisation ?  Comment harmoniser les critères d’évaluation alors que la pratique de l’oral concerne plusieurs matières et qu’elle est même pour plusieurs didacticiens une activité transversale ?</p>
<p>L’évaluation de l’oral pose donc des problèmes d’ordre théorique et pratique. En effet, contrairement à l’écrit, l’oral, étant « volatile », présuppose une évaluation en temps réel. Alors comment pourrait-on l’évaluer et comment pourrait-on garantir une évaluation précise et systématique ?</p>
<p>La tâche de l’évaluation de l’oral est encore plus difficile, sinon inutile pour certains modules de l’écrit comme la linguistique. Dans ce cas, l’enseignant est sensé accorder une note orale en plus de la note écrite sans qu’il y ait une idée claire sur les critères d’évaluation. Dans la quasi-totalité des cas, on réduit l’évaluation de l’oral à la simple présence de l’étudiant ou à sa participation en classe, chose qui ne semble pas vraiment pertinente ou judicieuse.</p>
<p>Par ailleurs, la pratique de l’oral dans les textes littéraires n’est pas mise en valeur. Il n’est pas inutile de s’intéresser aux marques, au fonctionnement et aux objectifs de l’oralité dans un texte littéraire. Il serait vraiment intéressant de penser à théâtraliser une scène ou « chanter » un poème.</p>
<p>On s’interroge alors sur le statut de l’oral clairement marginalisé dans la formation universitaire de façon à produire de futurs enseignants incapables de s’exprimer oralement en toute fluidité.</p>
<p>Il est donc temps de revoir la place de l’oral dans notre système éducatif universitaire. Si l’on cherche à améliorer la qualité de l’enseignement et à créer les conditions d’une meilleure réussite dans les apprentissages, un renouvellement des pratiques enseignantes s’impose afin d’améliorer la formation aussi bien à l’oral qu’à l’écrit.</p>
<p>Par ailleurs, une autre composante de la formation à l’oral s’impose, celle de la pratique culturelle francophone, car une langue qu’on ne parle pas souvent est difficile à maîtriser. Il conviendrait même de songer à une forme de socialité ouverte à la francophonie, loin de certaines considérations idéologiques mêlant les présupposés politiques à la formation scientifique et à l’éducation culturelle ouverte sur l’universel humain. Et dans ce cadre, force est de se fixer sur le cliché classique d’une langue plus utile que l’autre car, comme dit le proverbe, un homme vaut autant d’hommes qu’il n’en connaît de langues et chaque langue apprise a sa plus-value dont il faut savoir tirer profit.</p>
<p>Dans cette perspective, nous proposons, en plus des séances consacrées aux communications, des ateliers pratiques dont l’objectif est le travail interactif avec les étudiants.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>                                   Axes des communications                                   </strong></p>
<p>Des axes de réflexion peuvent être suggérés, à titre indicatif, sans s’interdire l’hospitalité à d’autres pistes de recherche avancées par les intéressés. Les nôtres sont les suivants :</p>
<p>-le statut de l’oral dans le système éducatif universitaire : lacunes et solutions possibles ;</p>
<p>&#8211; Approches théoriques et pratiques pour l’enseignement/apprentissage de l’oral ;</p>
<p>-Critères et stratégies d’évaluation de l’oral ;</p>
<p>-Rôle de la littérature (poésie, théâtre, littérature orale) dans l’enseignement/apprentissage de l’oral ;</p>
<p>-Apprentissage de l’oral et pratique de la civilisation et de la culture ;</p>
<p>-Quelle pratique de l’oral dans la société tunisienne d’aujourd’hui ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Axes des ateliers</strong></p>
<p>-Expression orale et stratégies efficaces de didactisation de l’oral : interview, exposés, sketch…</p>
<p>-Pratique de l’oral à travers le théâtre et ou la poésie : mise en scène, lecture de poème…</p>
<p>-Pratique de la langue : de l’oral à l’écrit et de l’écrit à l’oral : modalités d’énonciation, phonétique corrective, etc.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Modalité de participation</strong></p>
<p>Les collègues intéressés par cette problématique peuvent participer avec une communication et/ou proposer d’animer un atelier. Pour ce faire, il est demandé de préciser pour chaque proposition s’il s’agit d’un atelier ou d’une communication avec un résumé de 300 mots.</p>
<ul>
<li>Les propositions sont à envoyer à <strong>Mme Hayfa Ammar</strong>(<strong>hayfa_h@hotmail.fr)</strong></li>
<li>Pour tout autre renseignement, vous pouvez contacter <strong>Mme Zeineb Ammar</strong>(<strong>ammar.b@gmail.com) </strong>ou<strong> Mme Sonia Agili (agili.sonia@live.fr)</strong></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Calendrier </strong></p>
<p><strong>Lancement de l’appel à communication</strong> : Juin 2022</p>
<p><strong>Date limite de soumission des projets de communication</strong> : 30 Août 2022</p>
<p><strong>Réponse du comité scientifique</strong> : 10 octobre 2022</p>
<p><strong>Date du colloque</strong> : 15/16 Novembre 2022</p>
<p><strong>Date de publication des articles</strong> : 2023</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Comité scientifique </strong></p>
<ol>
<li>Mansour M’henni</li>
</ol>
<p>M.Mustapha Trabelsi</p>
<ol>
<li>Abderrazak Sayadi</li>
<li>Nizar Bensaad</li>
</ol>
<p>Mme Zouhour Ben Aziza</p>
<ol>
<li>Badereddine ben Henda</li>
</ol>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Comité d’organisation</strong></p>
<p>Mme Wided Dhrief</p>
<ol>
<li>Nabil Najjara</li>
</ol>
<p>Mme Zeyneb Ammar</p>
<p>Mme Imen Maalej</p>
<p>Mme Sonia Agili</p>
<p>Mme Boutheina Boughraira</p>
<ol>
<li>Mouhamed Maalej</li>
</ol>
<p>Mme Hayfa Ammar</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Indications bibliographiques</strong></p>
<p>Bergounioux, G., Blanche-Benveniste, C., Chevalier, J. C., Dumont, C., Encrevé, P., Perdue, C., &amp;Simoni-Aurembou, M. R. (1992). Actualité de l&#8217;enquête et des études sur l&#8217;oral. <em>Langue française</em>, (93), 94-119.</p>
<p>Blanche-Benveniste, C. (1991). Les études sur l&#8217;oral et le travail d&#8217;écriture de certains poètes contemporains. <em>Langue française</em>, (89), 52-71.</p>
<p>Chiriac, L. (2013). L’oral, objet ou moyen d’apprentissage ? <em>Professional communication and translation studies</em>, (6), 211-218.</p>
<p>Dolz-Mestre, J., &amp;Schneuwly, B. (2009). <em>Pour un enseignement de l&#8217;oral: initiation aux genres formels à l&#8217;école</em>. ESF éditeur.</p>
<p>Dolz, J., &amp; Gagnon, R. (2008). Le genre du texte, un outil didactique pour développer le langage oral et écrit. <em>Pratiques. Linguistique, littérature, didactique</em>, (137-138), 179-198.</p>
<p>Dumais, C. (2015). Une typologie des objets de l’oral pour la formation initiale et continue des enseignants. <em>Didactique du français oral du primaire à l’université</em>, 29-52.</p>
<p>Gagnon, R. (2011). L&#8217;improvisation théâtrale au service de l&#8217;expression orale et écrite et de son enseignement, <em>33</em>(2), 251-265.</p>
<p>Garcia-Debanc, C., &amp;Delcambre, I. (2001). Enseigner l&#8217;oral ? <em>Repères. Recherches en didactique du français langue maternelle</em>, <em>24</em>(1), 3-21.</p>
<p>Hassan, R. (2012). La didactique de l’oral, d’un chantier à un autre ? <em>Repères. Recherches en didactique du français langue maternelle</em>, (46), 111-129.</p>
<p>Kerbrat-Orecchioni, C., &amp; Traverso, V. (2004). Types d&#8217;interactions et genres de l&#8217;oral. <em>Langages</em>, (1), 41-51.</p>
<p>Laparra, M. (2008). L’oral, un enseignement impossible ? <em>Pratiques. Linguistique, littérature, didactique</em>, (137-138), 117-134.</p>
<p>Lefeuvre, F., &amp;Parussa, G. (2020). L’oral représenté en diachronie et en synchronie: une voie d’accès à l’oral spontané?. <em>Langages</em>, (1), 9-21.</p>
<p>Nonnon, E. (1994). La didactique de l&#8217;oral: un chantier à ouvrir. Enjeux, limites et perspectives. <em>La Lettre de l&#8217;AIRDF</em>, <em>15</em>(2), 3-9.</p>
<p>&nbsp;</p>
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