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	<title>Film &#8211; Questions et Concepts d’Avenir</title>
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	<title>Film &#8211; Questions et Concepts d’Avenir</title>
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		<title>Chronique : Israël entre Netanyahou et Hannah Goslar. Par Mansour M’henni</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 11 Feb 2024 19:46:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoires]]></category>
		<category><![CDATA[Anne Frank]]></category>
		<category><![CDATA[Gaza]]></category>
		<category><![CDATA[Nazisme]]></category>
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					<description><![CDATA[Pour ma soirée du samedi 10 février 2024, j’ai choisi de chercher, sur Netflix, un film à même de me sortir du lourd labeur que je m’impose à l’âge où des congénères préfèrent jouir d’une farniente paisible et calme. Cependant, je ne sais quelle mouche m’a piqué de m’arrêter sur le titre et l’affiche d’un [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;"><img decoding="async" class="wp-image-4982 alignleft" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-800x600.jpg" alt="" width="183" height="137" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-800x600.jpg 800w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-1160x870.jpg 1160w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-320x240.jpg 320w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-1536x1152.jpg 1536w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-2048x1536.jpg 2048w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-750x563.jpg 750w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-1140x855.jpg 1140w" sizes="(max-width: 183px) 100vw, 183px" />Pour ma soirée du samedi 10 février 2024, j’ai choisi de chercher, sur <em>Netflix</em>, un film à même de me sortir du lourd labeur que je m’impose à l’âge où des congénères préfèrent jouir d’une farniente paisible et calme. Cependant, je ne sais quelle mouche m’a piqué de m’arrêter sur le titre et l’affiche d’un film dont je croyais avoir de vagues souvenirs, peut-être même de simples souvenirs de lecture portant plus sur l’histoire qu’il raconte que sur cette œuvre cinématographique hollandaise produite en 2021 sous le titre <em>Anne Frank, ma meilleure amie</em>.</p>
<p>Une fois fixé sur mon choix, j’étais travaillé par l’actualité de ce film, quelle que soit l’orientation que j’y percevrais puisqu’on ne saurait le voir sans l’articuler à l’actualité brûlante au Moyen-Orient, et particulièrement à Gaza. Il est triste, douloureux et révoltant de voir tant d’injustice criminelle s’exercer sur une population bannie par une décision arbitraire du gouvernement nazi, affectant inhumainement ses vieux et ses enfants. Ces victimes n’arrivaient pas à s’accommoder d’une telle absurdité, elles ne perdaient pas espoir et essayaient de s’accommoder aux pires conditions par attachement à la vie.</p>
<p>Du coup, le rapprochement devient inévitable tant ces deux dernières phrases s’appliquent pleinement aujourd’hui à la population de Gaza ! La première question qui me semble devoir secouer toute intelligence, c’est comment un peuple ayant vécu de telles atrocités ose-t-il devenir une copie de ses bourreaux d’hier, ses complices d’aujourd’hui, pour perpétrer une nature sauvage de l’être humain. Le pire et le plus inexplicable, c’est que la violence de ce peuple ne saurait même pas revêtir le caractère de la vengeance puisqu’elle ne s’exerce pas contre ses anciens bourreaux mais contre un peuple vaincu et opprimé qui n’a pas hésité à lui offrir l’hospitalité dès qu’il lui a été imposé comme un nouveau partenaire de sa terre natale !</p>
<p>Le film, « <em>Anne Frank, ma meilleure amie</em> », a subtilement conduit un message critique interpelant les consciences éclairées, un message régulièrement rappelé par l’amie d’Anne Frank et se résumant en deux valeurs, deux lignes de conduite : l’amitié et la solidarité. Ces deux valeurs sont portées par l’objectif irrévocable qu’Hannah Goslar, l’amie d’Anne, s’était fixé comme destin : devenir infirmière. A la modestie de cette fonction correspond tout le sens de l’humain qu’elle traduit, un métier de solidarité et d’action soignante du corps et de l’esprit humain. A la fin, Hannah réalise son vœu le plus cher, elle devient infirmière EN PALESTINE, nous dit le film dans son commentaire terminal.</p>
<p>Nous voici donc aujourd’hui, entre la réalité et la fiction, en présence de deux juifs : d’un côté Hannah, l’infirmière en Palestine, en Palestine qui saigne, peut-être à Gaza même qui agonise ; et de l’autre, Netanyahou, un nouvel Hitler en Palestine occupée, se donnant pour mission de perpétrer et de perpétuer la politique nazie au lieu de tirer leçon de l’histoire de son peuple pour songer à un monde humain, profondément humain !</p>
<p>Pourtant, pour son propre intérêt avant tout idéalisme, le peuple juif d’Israël gagnerait à lutter pour se faire « commander » par un esprit sain comme celui d’Hannah Goslar, plutôt que par un esprit malade qui a tout l’air de se rêver dans la peau de tous les diables historiques du pouvoir criminel !</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>ACAM : Programme de Journée d&#8217;étude à l&#8217;occasion de l&#8217;AG 2023</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Nov 2023 10:56:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Associations]]></category>
		<category><![CDATA[Pensées]]></category>
		<category><![CDATA[ACAM]]></category>
		<category><![CDATA[AG]]></category>
		<category><![CDATA[conférence]]></category>
		<category><![CDATA[Conversations]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Méditerranée]]></category>
		<category><![CDATA[sciences]]></category>
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					<description><![CDATA[&#160; L’Association pour la Culture et les Arts Méditerranéens (ACAM) elle tient, samedi 02 décembre 2023 à l’hôtel Monastir-Center de Monastir, son assemblée générale élective ordinaire, en marge de la Journée d’étude qu’elle organise autour de la question : « SCIENCES CULTURE ET MEDITERRANÉITÉ ». Ci-dessous le programme détaillé de la rencontre : &#160; Association pour la Culture [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>L’Association pour la Culture et les Arts Méditerranéens (ACAM) elle tient, samedi 02 décembre 2023 à l’hôtel Monastir-Center de Monastir, son assemblée générale élective ordinaire, en marge de la Journée d’étude qu’elle organise autour de la question : « SCIENCES CULTURE ET MEDITERRANÉITÉ ». Ci-dessous le programme détaillé de la rencontre :</p>
<p style="text-align: center;"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-5592" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/11/Une-Mer-a-la-derive.jpg" alt="" width="480" height="360" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/11/Une-Mer-a-la-derive.jpg 480w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/11/Une-Mer-a-la-derive-320x240.jpg 320w" sizes="(max-width: 480px) 100vw, 480px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Association pour la Culture et les Arts Méditerranéens</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Organise à l’occasion de son AG 2023</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Avec l’appui de la Délégation régionale de la culture à Monastir</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Journée d’étude et de débat autour de :</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>« Sciences culture et Méditerranéité »</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong><em>Samedi 02 décembre 2023 à 15 heures (Hôtel Monastir Center – Monastir)</em></strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>15h00 – 15h15 : Ouverture </strong></p>
<p><strong>15h15 -15h35 : Communication de M. Sami M’henni, ingénieur en chef sous-directeur des programmes de valorisation de la recherche au ministère de l&#8217;Enseignement supérieur et de la recherche scientifique : « Sciences et culture écologique en Méditerranée » </strong></p>
<p><strong>15h35-1</strong>6<strong>h</strong>0<strong>5 : Projection du documentaire <em>&#8220;Une Mer à La Dérive&#8221;</em> (<em>B’har Hazzou eloued</em>), produit par l’ACAM-Jeunesse et primé du 3ème Prix national au FIFAK 2012  </strong></p>
<p><strong>16h05 – 16h45 : Discussion autour de la question « Sciences et culture écologique en Méditerranée » à partir de la conférence d’ouverture et du film <em>&#8220;Une Mer à La Dérive&#8221;</em>   </strong></p>
<p><strong> 16h45 – 17h30 : Assemblée générale élective de l’ACAM (Président de l’AG : M. Ali Farhat, Chef d’entreprise des transports méditerranéens, <em>Medship</em>, et membre du comité d’honneur de l’ACAM)</strong></p>
<p><strong>17h30 : Pause-café et lectures poétiques  </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Au feu ! Immolation et actualité cinématographique tunisienne. Par Martine Lacas</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 Jan 2023 22:07:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Pensées]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[incompréhension]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[La semaine dernière, j’ai pu voir en avant-première au cinéma Le Louxor à Paris le film Ashkal, l’enquête de Tunis de Youssef Chebbi qui sortira sur les écrans en Tunisie en février prochain. C’était une avant-première. Le public était là, plutôt nombreux. Le réalisateur aussi, accompagné d’une large partie de son équipe, pour répondre aux [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img decoding="async" class=" wp-image-3320 alignleft" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/02/AVT_Martine-Lacas_2882.jpeg" alt="" width="143" height="165" />La semaine dernière, j’ai pu voir en avant-première au cinéma Le Louxor à Paris le film <em>Ashkal, l’enquête de Tunis</em> de Youssef Chebbi qui sortira sur les écrans en Tunisie en février prochain. C’était une avant-première. Le public était là, plutôt nombreux. Le réalisateur aussi, accompagné d’une large partie de son équipe, pour répondre aux questions du public après la projection comme à celles de l’animateur de cette soirée. C’est cet échange qui m’a engagée à écrire ce court texte.</p>
<p>Certes, le public était parisien mais j’imagine que celui-ci devait compter quelques spectateurs ayant des liens autres que touristiques et fantasmatiques avec la Tunisie, des spectateurs pour lesquels l’état actuel de la Tunisie s’éprouvait concrètement comme s’éprouve le réel. Et puis aussi, des spectateurs qui auraient regarder ce film tel qu’il se montre, qui auraient entendu ce que son réalisateur et son co-scénariste en disaient. Mais non, la Tunisie comme le film ont disparu derrière l’écran de la « Révolution », du « Printemps Arabe », de la « Démocratie » avec pour seule concession au réel, qu’ils étaient « en chantier ». Les belles âmes sont informées !!! Bien que sourdes et aveugles…</p>
<p>Je rappelle brièvement l’argument du film. Dans le quartier des jardins de Carthage, le corps nu calciné d’un gardien d’un immeuble inachevé est découvert. Deux flics, Fatma et Batal (Mohammed Houcine Grayaa) enquêtent. Puis c’est le corps calciné d’une employée de maison et d’autres encore, tous nus, sans marque de traumatisme, morts dans une posture étonnamment paisible. Fatma découvre une vidéo d’immolation sur le portable des victimes. On repère un suspect qui hante les bâtiments en chantier, son visage brûlé dont ont disparu les traits humains. Puis c’est sa traque par la police, son immolation dont il ne meurt pas, le diagnostic de précédentes immolations auxquelles il a survécu, sa « renaissance » étrangement rapide, sa disparition de l’hôpital. Et dans la séquence finale, sous les yeux de l’enquêtrice Fatma, frappée de stupeur, des hommes qui, en se dénudant à la hâte, se jettent volontairement, mus par le désir, dans le grand brasier où se profile la silhouette noire du suspect.  Fin. Avec cette interrogation, inquiétante, suggérée par la gestuelle subtile de l’actrice et danseuse Fatma Oussaifi : est-elle tentée, elle aussi, devant l’impensable et l’inexplicable, de céder à la fascination du feu ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Répondant aux questions sur la genèse d’<em>Ashkal</em>, à ce qui, donc, avait <em>motivé</em> ces <em>motifs </em>(<em>Ashkhal)</em> dont le film se fait le déploiement, Youssef Chebbi et son co-scénariste ont insisté sur la rencontre première avec l’architecture et l’urbanisme du quartier surgi dans la banlieue nord de Tunis sous la dictature de Ben Ali, les jardins de Carthage. Prothèse architecturale au service d’une gentrification dans le style « international » dont la révolution a stoppé net l’achèvement. Structures géométriques de béton, nues, inachevées. Larges voies venteuses. La broussaille, le terrain vague, les ordures, d’étiques troupeaux de moutons.  Des voitures. La lumière blafarde dans la cahute d’un agent de sécurité. Les voitures des flics qui tournent. Paysage tunisien…</p>
<p>Youssef Chebbi a insisté sur le caractère central de ce « motif », sur ce désir, qui s’est imposé à lui, de filmer cet espace. Et il l’a fait avec maestria : les plans sont à l’échelle et au rythme de son architecture, ils épousent sa géométrisation implacable, sa frontalité vide d’arrière-plans, sa verticalité qui phagocyte l’horizontalité de l’étendue, qui réduit « l’homme debout » au rang de <em>motif</em> anecdotique. Ni le nom d’Antonioni, ni <em>L’Eclipse</em> (1962) ni la dissolution de la canonique intrigue cinématographique et de la « psychologie « de ses personnages dans l’architecture déserte de la banlieue résidentielle romaine n’ont été invoqués mais comment ne pas y songer ?</p>
<p>Vouloir s’émanciper du réalisme, voire du « néo-réalisme », qui caractérisent la production cinématographique tunisienne actuelle, Chebbi l’a revendiqué. Son film n’en est pas pour autant fantastique, il n’offre pas un ailleurs temporel ou spatial, un au-delà du monde ni un monde parallèle où s’échapper du réel. Ni rêve ni cauchemar. Ne choisissant aucune de ces voies, réalistes ou fantastiques, il ne les ignore pas cependant. Bien au contraire, il les ouvre, comme le feraient un médecin légiste ou un anatomiste. Il retire, il évide. Il met de côté la psychologie des personnages, les causes, les conséquences, les coupables et les victimes, les méchants et les gentils, les sachants et les ignorants, la corruption, la compromission, les juges, les flics, les hommes d’affaires, la commission Vérité et Dignité, etc. Chebbi observe avec acuité. Je citerai, par exemple, une magnifique séquence qui pourrait sembler incongrue, inutile, sans aucun rapport avec « l’histoire » du film : la visite d’une salle de réception par Batal, accompagné de sa femme, sa fille et son beau-frère. La propriétaire des lieux débite son boniment d’agent immobilier occasionnel (a-t-elle demandé 20 dinars pour la visite ?). Demi-lumière blafarde, sinistre, néons vulgaires, tables vides, escalier de music-hall, luxe de pacotille pour soirées festives et à plein volume la cantillation du Coran. Un instantané documentaire.</p>
<p>Chebbi désamorce toute lecture explicative, toute logique narrative.  On voit des bribes, des membres épars, des restes de ce qui auraient pu faire des histoires « comme on aime les voir » au cinéma. Et tout ça vu, dans une lumière de demi-jour, dans la nuit, jamais assez longtemps ni d’assez prêt pour s’en faire une idée précise, certaine et définitive. Chebbi n’explique pas, c’est le pli, le complexe qu’il filme. Il brouille toutes les pistes à moins qu’il ne les superpose : celle de la machination des ennemis de la Révolution et de ses gardiens, celle des opportunistes comme celle… des jnoun ! Rien dans <em>Ahkhal </em>dont on puisse s’emparer pour résoudre l’énigme ni pour éteindre le feu. Une scène très antonionienne est exemplaire : Fatma fait un zoom sur une image de la vidéo d’immolation. Mais, au lieu de révéler la « vérité » comme dans <em>Profession reporter</em>, le grossissement dissout l’image jusqu’à l’informe.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Alors quoi ?  Pourquoi ce film ? À quoi bon ? La réponse, Chebbi et son co-scénariste, l’ont donnée, me semble-t-il, lors de cette avant-première. De manière indirecte. Ils ont dit l’un et l’autre s’être emparé d’une référence centrale de l’histoire du cinéma : le polar. Voici donc l’autre motif d’<em>Ashkal</em>. Celui de la quête du sens dont le polar, à travers les métamorphoses de ses codes et la multiplicité anecdotique de ses interprétations, reste la puissante métaphore. Chebbi prive l’enquêteur du pouvoir de trouver « la » vérité et « le » coupable, de nous sauver de l’incertitude. Il prive le genre du polar du pouvoir d’apaiser chez le spectateur la tension dramatique par cette découverte : pas de soulagement cathartique pour dormir en paix.</p>
<p><em>Ashkal</em> ne nous offre pas ce repos et c’est tant mieux ! Il nous invite à chercher toujours et encore le sens, à ne pas se contenter du confort des explications, à ne pas céder à la fascination du motif.  Pour ne pas brûler, pour ne pas nous jeter, nu et consentant, dans le grand brasier.</p>
<p>Un mois plus tôt, j’avais vu un autre très beau film tunisien : <em>Harka</em> de Lofty Nathan. Tranche de vie d’un jeune homme du Sud, une décennie après la mort de Mohamed Bouazizi. Le film s’achève également sur une immolation, un terrible plan fixe final d’un corps qui brûle en pleine rue, ignoré des passants qui passent.</p>
<p>M.L.</p>
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		<title>Cinéma: sortie au Cameroun de &#8220;NÉ A SAYADA&#8221;, long métrage sur T. Chériaa</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Jan 2023 16:45:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoires]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[hommage]]></category>
		<category><![CDATA[Sayada]]></category>
		<category><![CDATA[T-Chériaa]]></category>
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					<description><![CDATA[Un bel hommage à feu Tahar Chriaa, fondateur des JCC et père du cinéma arabe et africain. Le 16 Février 2023 est la date annoncée pour la sortie à Douala (Cameroun) du long métrage documentaire : &#8220;NÉ A SAYADA&#8221; Un film de Michel KUATE Une Production Cordia Prod. Avec la participation de TV5MONDE &#160;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Un bel hommage à feu Tahar Chriaa, fondateur des JCC et père du cinéma arabe et africain.<br />
Le 16 Février 2023 est la date annoncée pour la sortie à Douala (Cameroun) du long métrage documentaire :<br />
<strong>&#8220;NÉ A SAYADA&#8221;</strong><br />
Un film de Michel KUATE<br />
Une Production Cordia Prod.<br />
Avec la participation de TV5MONDE</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-5086" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/01/T-Ch-Cameroun.jpg" alt="" width="614" height="960" /></p>
<p>&nbsp;</p>
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			</item>
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		<title>A voir: « L’Art du Mezoued » de Sonia Chamkhi à Ettassia TV</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Mar 2021 21:14:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[art]]></category>
		<category><![CDATA[Chamhki]]></category>
		<category><![CDATA[Film]]></category>
		<category><![CDATA[Mezoued]]></category>
		<category><![CDATA[Tv]]></category>
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					<description><![CDATA[par  Arselène Ben Farhat  « L’Art du Mezoued » de Sonia Chamkhi à Ettassia TV ce vendredi 19 mars à 22h30 ! J&#8217;ai toujours adoré les magnifiques films de Sonia Chamkhi. Elle a toujours réussi à fictionaliser le documentaire et à le poétiser. Chacun de ces « films-témoignages » nous fait découvrir les diverses dimensions du réel et nous [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>par  Arselène Ben Farhat </strong></p>
<p><strong>« L’Art du Mezoued » de Sonia Chamkhi </strong>à Ettassia TV ce vendredi 19 mars à 22h30 !</p>
<p>J&#8217;ai toujours adoré les magnifiques films de Sonia Chamkhi. Elle a toujours réussi à fictionaliser le documentaire et à le poétiser. Chacun de ces « films-témoignages » nous fait découvrir les diverses dimensions du réel et nous mène à pénétrer dans ses arcanes les plus mystérieuses et les plus inaccessibles, car cette jeune réalisatrice est hantée par les détails, obsédée par la quête du beau que condense chaque détail même le plus insignifiant, le plus &#8220;laid-beau&#8221;. Rien n’échappe à son regard vif et curieux.</p>
<p>Chacun de ces films est l’aboutissement d’une longue recherche au niveau documentaire, mais surtout au niveau géographique et artistique. Pour le réaliser, Sonia Chamkhi n’hésite pas à faire éclater les limites du champ délimité par la caméra, à briser les frontières imposées par le genre documentaire. Elle réussit ainsi à nous conduire à pénétrer dans le riche espace de la vie sociale, économique et surtout artistique des Tunisiens et c’est un espace mystérieux, étonnant, plein de surprises que découvrent les spectateurs, l’autre facette de la Tunisie que seule une grande artiste peut voir et dévoiler.</p>
<p>En somme, chacun des films de Sonia Chamkhi est un moment exceptionnel de plaisir et d’échanges entre les Tunisiens et cette grande réalisatrice, écrivaine et chercheuse en cinéma.</p>
<p>A regarder le film « L’Art du Mezoued » à Ettassia TV ce vendredi 19 mars à 22h30. <a href="https://www.facebook.com/hashtag/art_du_mezoued?__eep__=6&amp;__cft__%5b0%5d=AZX-4yB2NpGpeilMNCd7QSYWOnLY7FbZxuWbtaCN1xxI_EUb1CeoXs0Y-WF40QnMLiHLyemst1ULzM1FSLFM95e8ZeWSaOTX1S0i0UMoQfDYzIVF4h3ONPwizuUkr6AyiBQ&amp;__tn__=*NK-R">#art_du_mezoued</a>.  J&#8217;ai hâte de le voir !</p>
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