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	<title>francophonie &#8211; Questions et Concepts d’Avenir</title>
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	<title>francophonie &#8211; Questions et Concepts d’Avenir</title>
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		<title>Hédi Bouraoui publie Transculturalisme &#038; et Francophonie chez Leaders</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Jan 2025 15:40:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoires]]></category>
		<category><![CDATA[Hedi Bouraoui]]></category>
		<category><![CDATA[Leaders]]></category>
		<category><![CDATA[Livre]]></category>
		<category><![CDATA[Transculturalisme]]></category>
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					<description><![CDATA[Important à bien des égards, le livre que vient de publier Leaders dans sa collection « Essais Mosaïques » ! Il s’agit d’un livre de Hédi Bouraoui intitulé Transculturalisme &#38; et Francophonie. Un livre de 500 pages sur un sujet en plein débat, dans le monde entier depuis au moins deux tiers de siècle, en ce moment même où Hédi Bouraoui [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Important à bien des égards, le livre que vient de publier <em>Leaders</em> dans sa collection « Essais Mosaïques » ! Il s’agit d’un livre de Hédi Bouraoui intitulé <strong><em>Transculturalisme &amp; et Francophonie</em></strong>. Un livre de 500 pages sur un sujet en plein débat, dans le monde entier depuis au moins deux tiers de siècle, en ce moment même où Hédi Bouraoui a commencé à s’y intéresser profondément aussi bien comme une question civilisationnelle mais aussi, ou peut-être surtout, comme une matrice plutôt qu’un adjuvant de la création littéraire.</p>
<p>Ainsi le présente l’auteur sur la quatrième de couverture : « Ce livre n’est pas constitué d’une thèse développée de A à Z avec son introduction et sa conclusion mais plutôt structuré selon trois livres indépendants mais qui se font échos et qui tournent autour de ma vie d’écrivain, d’enseignant et de mes recherches/préoccupations de Francophonies plurielles, vécues et étudiées dans plusieurs pays du “Village global” ».</p>
<p>A présent, nous voudrions inviter les intellectuels tunisiens à se pencher sur ce livre pour rendre hommage à ce compatriote de 93 ans qui nous livre la synthèse d’une expérience de vie riche et enrichissante, pour un proche rendez-vous où nous pourrions converser, utilement et intelligemment.</p>
<p>Bien à vous si Hédi, longue vie et bonne santé. Et merci Leaders pour cette noble initiative.</p>
<p style="text-align: center;"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-6772" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2025/01/H-Bouraoui-Trans-Francoph.jpg" alt="" width="480" height="640" /></p>
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		<item>
		<title>Chronique : Conversation autour de la littérature tunisienne de langue française</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Dec 2024 12:14:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[perspectives]]></category>
		<category><![CDATA[situation]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[Par Mansour M’henni &#160; Samedi 21 décembre 2024, le Salon du livre de la Médina Yasmine Hammamet a programmé, dans « cette première édition, une rencontre littéraire dans son programme « Le livre en fête » et en a chargé M. Boubaker Ben Fredj, un ancien responsable du ministère de la Culture qui lui a choisi la problématique [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Mansour M’henni</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Samedi 21 décembre 2024, le Salon du livre de la Médina Yasmine Hammamet a programmé, dans « cette première édition, une rencontre littéraire dans son programme « Le livre en fête » et en a chargé M. Boubaker Ben Fredj, un ancien responsable du ministère de la Culture qui lui a choisi la problématique de « la littérature tunisienne en langue française : état des lieux et perspectives » (en partenariat avec l’Institut Français de Tunisie). L’objectif de cette rencontre est encore souligné dans la « note conceptuelle [qui note qu’à] l’heure actuelle, il […] paraît important d’évaluer la place qu’occupe cette littérature tunisienne de langue française, et de la situer par rapport à celle d’autres pays […] ».</p>
<p>Une douzaine d’auteurs ont été réunis par les organisateurs, non pas pour donner des communications académiques, mais pour rendre compte de leurs expériences respectives, dans ce qu’on pourrait appeler « une spontanéité réfléchie », telle qu’en donne l’occasion une vraie rencontre conversationnelle qui se concrétise autant dans les propos échangés que, surtout, dans les interrogations intérieures que chacun se pose, au fond de lui-même et trouve le courage souterrain de les assumer.</p>
<p>Mon propos ici n’étant pas de l’ordre du reportage, je me contenterai donc de quelques idées et impressions liées à cette rencontre et à ma manière de vivre (avec) cette problématique depuis six décennies parce qu’en fait, on ne parle pas mieux de cette question qu’en rapport à une expérience vécue et aux déterminants de cette expérience ; c’est, me semble-t-il, en cela que réside l’intérêt et la pertinence de cette rencontre.</p>
<p>Pour ce qui me concerne, j’ai commencé mon expérience par l’écriture de la poésie arabe à 13 ans et celle de la poésie française à 15 ans, mais c’est à 22 ans que j’ai vraiment œuvré, avec une retenue certaine, à m’affirmer, dans la presse écrite, en tant qu’écrivain, publiant exclusivement en langue française parce que ne me sentant pas à même d’apporter du nouveau dans « ma langue maternelle ». Aujourd’hui, avec 12 titres francophones publiés et un titre arabophone (2024) dans la création littéraire, avec aussi 8 titres francophones publiés et un seul arabophone en matière d’études et d’essais (sans compter les articles et les publications collectives), je pense que la synthèse de mon expérience scripturaire à effets divers, c’est son ancrage dans une appartenance culturelle et civilisationnelle qui, pour être inaliénablement assumée, n’exclut nullement l’ouverture à l’altérité en termes conversationnels ni les échanges à tous points de vue enrichissants dans la perspective d’une révision des rapports de l’homme aux valeurs de l’humanité intelligente et solidaire, quitte à concevoir cela dans une entreprise de réédification de l’humanité de l’homme, voire de l’édification d’une nouvelle humanité.</p>
<p>Quant à la question de la situation et des perspectives de la littérature tunisienne de langue française, je dirais, sur le ton du badinage : « Elle fait son petit bonhomme de chemin entre un passé suspicieux et un avenir incertain, en enjambant un présent folâtre » ! Mais pour rester sérieux, je demanderais si la littérature tunisienne de langue française est vraiment reconnue comme faisant partie de la littérature tunisienne ? A voir le programme concocté pour la troisième édition de la « Fête du roman tunisien », organisée par la Maison du roman à Tozeur du 20 au 22 décembre 2024, aucun nom et aucun titre de la littérature de langue française. La même « Fête du roman » à Tabarka, du 14 au 16 octobre 2022 a juste programmé une communication de Kamel Ben Ouanès intitulée « Histoire du Prix Comar pour le roman de langue française ». Raison financière oblige puisque le célèbre assureur est partenaire de la fête (Encore conviendrait-il d’évaluer objectivement l’histoire et le cours de cette fameuse compétition à plusieurs déterminants !).</p>
<p>Bref, si ainsi sont les choses pour le roman, on les imagine plus déplorables pour d’autres genres, la poésie par exemple… la poésie surtout. Là est l’argument de taille pour les éditeurs : la poésie ne se vend pas. Si vous voulez en publier alors, pour le public, à vous d’assurer l’opération, avec pour votre éditeur (en fait devenu un simple intermédiaire avec l’imprimerie), un bénéfice satisfaisant, autrement, quels que soient les termes du contrat, il vous tirera le nombre d’exemplaires que lui achètera la Direction générale du livre. De toute façon, le numérique aidant, il tirera à la commande et c’est à vous de jouer. Quand il va dans les foires internationales, souvent il ne prend même pas un ou deux exemplaires à exposer, pour le cas ou des curieux voudraient découvrir les nouveautés de son pays. D’évidence, un éditeur est un commerçant avant d’être un engagé culturel. Pourquoi donc lui en vouloir ?</p>
<p>Ajoutez à cela que, dans les établissements d’enseignement, il y a encore certaines oppositions obstinées à ne pas programmer les auteurs tunisiens de langue française. Ici me revient une anecdote : un collègue a été dans un jury de recrutement universitaire où le candidat a présenté un travail sur un auteur tunisien francophone et le collègue de lui faire la remarque : « Dommage que ce brillant travail porte sur cet auteur ! » Quelques années plus tard, le collègue en fin de carrière est entré dans le jury d’un prix célèbre. L’intelligence pratique a été vite de concocter un roman le temps que les récipiendaires des prix accordés par son jury sont devenus membres des jurys suivants. Le prix acquis, il commence à suggérer que des universitaires travaillent sur ses textes car depuis, il est devenu un écrivain tunisien francophone.</p>
<p>Cette anecdote n’est pas racontée pour valoir un reproche au collègue, mais pour souligner l’aspect aléatoire de la littérature tunisienne de langue française. Pragmatisme oblige ! Que faire alors pour envisager des perspectives moins arbitraires ou moins calculées et pour établir une éthique d’évaluation et d’encouragement plus « démocratique » ? Quoi ? Vous parlez de démocratie ? Il semble qu’elle soit devenue l’instrument le plus efficace de l’oligarchie !</p>
<p>Gardons l’espoir quand même dans des cadres semblables à la rencontre de Hammamet qui feraient l’effet d’un jeu de miroirs renvoyant aux participants l’image inversée de ce qu’ils croient être.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Chronique : Le Colloque Bourguiba à Sousse et le pari universaliste d’une pensée profonde</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Nov 2024 10:13:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Pensées]]></category>
		<category><![CDATA[avenir]]></category>
		<category><![CDATA[Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[colloque]]></category>
		<category><![CDATA[francophonie]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>
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					<description><![CDATA[Par Mansour M’henni La seconde édition du colloque « Habib Bourguiba mémoire d&#8217;avenir » s&#8217;est bien déroulée les 9 et 10 novembre à Sousse en articulation avec le Septième festival des Francophonies de Sousse (du 8 au 10 novembre 2024). Le propos de cette chronique ne relevant pas du genre du reportage, on se contentera de saluer [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Par Mansour M’henni</p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-2770" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/mansour-mhenni.jpg" alt="" width="136" height="185" /></p>
<p>La seconde édition du colloque « Habib Bourguiba mémoire d&#8217;avenir » s&#8217;est bien déroulée les 9 et 10 novembre à Sousse en articulation avec le Septième festival des Francophonies de Sousse (du 8 au 10 novembre 2024). Le propos de cette chronique ne relevant pas du genre du reportage, on se contentera de saluer le succès désormais attesté du festival et celui heureux de cette édition du colloque spécifiée par le sous-titre &#8220;Culture et Éducation&#8221;, avec une richesse remarquable en idées à approfondir et en interrogations à creuser. Autant dire qu’il y a tout ce qu&#8217;il faut pour attendre de cette manifestation des innovations édifiantes et une riche et pertinente intelligence des problématiques étudiées dans la perspective d’une édification de l’avenir.</p>
<p style="text-align: left;">L’une des idées amplement débattue lors de cette édition me paraît se présenter en deux facettes complémentaires, tel que cela a été développé par le Recteur de l’AUF, Pr. Slim Khalbous, en l’occurrence celle de la pensée bourguibienne ayant pour objet la francophonie et celle de la vision bourguibienne portant un projet humaniste dépassant le cadre de la (re)construction de la société tunisienne pour s’inscrire dans l’espace largement humain et dans l’accommodation pratique avec les contraintes contextuelles, mais sans rien y laisser de l’ensemble des valeurs fondatrices du projet envisagé.</p>
<p style="text-align: left;">Bourguiba a presque toujours été cité comme un contributeur de second ordre au projet de la francophonie, venant donc après L.S. Senghor dont il ne faudrait certes pas diminuer l’apport au projet. Mais la nature du lien particulier de Senghor à la France, ainsi que des données intrinsèques à la personnalité de ce grand poète francophone et une intelligence pratique présidant à son engagement pour la démocratie, tous ont fait de lui la figure de proue du projet francophone modernisé. Aussi, nous semble-t-il, le principal objectif d’un colloque sur « Bourguiba, mémoire d’avenir » devrait être la dynamisation, à l’échelle internationale, d’une recherche critique et d’une réflexion analytique autour des dominantes civilisationnelles du projet francophone du début des années soixante du siècle dernier qui, entretemps, a évolué avec des heurts et des bonheurs dont il importe d’étudier les effets et les causes pour une meilleure intelligence prospective du projet. Voilà, à notre avis, un premier axe à explorer sans personnalisation ni chauvinisme, juste avec la rationalité et l’objectivité qui relativisent les idées reçues et cherchent à aller toujours de l’avant pour trouver du nouveau !</p>
<p style="text-align: left;">Le deuxième axe à même de faire un second pilier fondamental du colloque « Bourguiba, mémoire d’avenir » nous paraît devoir porter sur le projet sociétal convoité par Bourguiba, au-delà même, mais sans les occulter, du projet francophone et des tiraillements liés à la question du rapport entre les langues. En effet, les différentes langues étant porteuses de cultures variées et complémentaires, conformément au principe préconisant « Un homme vaut autant d’hommes qu’il n’en connaît de langues », c’est principalement le projet de société qui doit rayonner derrière toutes les interrogations et toutes les conversations transitant par les questions de langues.</p>
<p style="text-align: left;">A ce propos, il importe de rappeler ce qui a été souligné ci-dessus quant à la nécessité méthodologique de ne pas trop focaliser sur la personne de Bourguiba et de se concentrer sur les matrices fondatrices de sa pensée, au-delà de dérapages connus, par moments, dans sa tentative de mise en pratique de cette pensée. L’essentiel est de chercher à construire sur les idées des penseurs authentiques ainsi que sur leurs insuffisances à s’avérer au niveau des espoirs mis dans leurs pensées. Oui, tout génial qu’un homme politique peut-être, il n’échappe pas au devoir d’avouer, un jour ou l’autre : « Je suis homme et rien d’humain ne m’est étranger ». De là l’intelligence d’établir des mécanismes sociétaux favorisant la conversation solidaire et la gestion rationnelle de la gouvernance des sociétés, à tous les niveaux de perception de ces sociétés.</p>
<p style="text-align: left;">Un grand pari attend le Colloque (désormais « international ») : « Habib Bourguiba, mémoire d’avenir ». En plus de son partenariat avec le Festival de la Francophonie de Sousse, il a gagné le parrainage précieux de l’Université de Sousse et l’appui raisonné du Laboratoire de Recherche Ecole et Littératures (engagé surtout dans la publication des Actes du Colloque avant l’édition suivante, comme ce fut le cas pour la première édition) ; il a gagné aussi l’association collaborative de cadres de pensée comme le Collectif CURA (avec ses quatre associations fondatrices) et le Think Tank « Demain la Cité ». Les recommandations finales ont insisté sur l’ouverture internationale que les organisateurs ont promis de commencer à y travailler concrètement avant la fin de l’année en cours.</p>
<p style="text-align: left;">Disons-leur : Bonne continuation !</p>
<p style="text-align: center;"><img decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-6290" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/11/livre-bourguiba-800x800.jpg" alt="" width="800" height="800" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/11/livre-bourguiba-800x800.jpg 800w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/11/livre-bourguiba-1160x1160.jpg 1160w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/11/livre-bourguiba-1536x1536.jpg 1536w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/11/livre-bourguiba-75x75.jpg 75w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/11/livre-bourguiba-750x750.jpg 750w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/11/livre-bourguiba-1140x1140.jpg 1140w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/11/livre-bourguiba.jpg 2048w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></p>
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		<item>
		<title>7ème Festival International Les Francophonies de Sousse et 2ème Colloque Bourguiba mémoire d&#8217;avenir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Oct 2024 20:05:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Associations]]></category>
		<category><![CDATA[colloque]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[éducation]]></category>
		<category><![CDATA[Festival]]></category>
		<category><![CDATA[mémoire]]></category>
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					<description><![CDATA[La 7ème édition du Festival International Les Francophonies de Sousse sera organisé du 8 au 10 novembre 2024 à l&#8217;Institut Supérieur de Musique de l&#8217;Université de Sousse, avec un programme varié de manifestations culturelles francophones. Mais en 2023, ce festival s&#8217;est doublé d&#8217;une manifestation académique et culturelle importante autour d&#8217;une personnalité incontournable, Habib Bourguiba, certes [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La 7ème édition du Festival International Les Francophonies de Sousse sera organisé du 8 au 10 novembre 2024 à l&#8217;Institut Supérieur de Musique de l&#8217;Université de Sousse, avec un programme varié de manifestations culturelles francophones.</p>
<p>Mais en 2023, ce festival s&#8217;est doublé d&#8217;une manifestation académique et culturelle importante autour d&#8217;une personnalité incontournable, Habib Bourguiba, certes dans une approche de la francophonie puisqu&#8217;il est co-fondateur de l&#8217;ACCT devenue l&#8217;AOF, mais aussi parce qu&#8217;il est le premier président de la Tunisie indépendante et l&#8217;initiateur de sa modernité, sur la voie des grands penseurs réformistes de ce pays. Il est également une grande figure de la diplomatie et un défenseur de la légalité internationale dans le respect réciproque entre les peuples et les Etats.</p>
<p>Donc cette année, le colloque &#8220;Habib Bourguiba: mémoire d&#8217;avenir&#8221; (titre générique suivi par un sous-titre à chaque édition) se tiendra les 9 et 10 novembre 2024, dans la salle Le Forum de Sousse-Palace. Le sous-titre choisi pour cette deuxième édition est &#8220;Culture et éducation&#8221;. A l&#8217;occasion, le livre des Actes de la première édition du colloque &#8220;Habib Bourguiba: mémoire d&#8217;avenir&#8221; seront exposés à la vente et offerts aux personnalités invitées. cette édition sera honorée par la participation du Recteur de l’AUF (Agence Universitaire de la Francophonie).</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-5554" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/11/Bourguiba2-800x400.jpg" alt="" width="800" height="400" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/11/Bourguiba2-800x400.jpg 800w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/11/Bourguiba2-1160x580.jpg 1160w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/11/Bourguiba2-360x180.jpg 360w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/11/Bourguiba2-750x375.jpg 750w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/11/Bourguiba2-1140x570.jpg 1140w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/11/Bourguiba2.jpg 1250w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /></p>
<p><strong>Programme du Colloque international       </strong></p>
<p><strong>Habib Bourguiba : une mémoire d’avenir</strong></p>
<p><strong>2<sup>e</sup> édition du 9 au 10 novembre 2024 &#8211; Hôtel Sousse-Palace </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em><strong>Samedi 9 novembre 2024</strong></em></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Salle LE FORUM </strong></p>
<table width="933">
<tbody>
<tr>
<td colspan="4" width="933"><strong>Accueil des Invités et des Participants par un café à 9h30</strong></td>
</tr>
<tr>
<td colspan="4" width="933"><strong> </strong></td>
</tr>
<tr>
<td rowspan="5" width="113"><strong> </strong></p>
<p><strong>9h50-10h40</strong></td>
<td width="217"><strong>9h50-10h00</strong></td>
<td colspan="2" width="602"><strong>Mot du comité d’organisation </strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="217"><strong>10h00-10h10</strong></td>
<td colspan="2" width="602"><strong>Allocution de Monsieur le Doyen de la FLSH (ou de son représentant) </strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="217"><strong>10h10-10h20</strong></td>
<td colspan="2" width="602"><strong>Allocution de Monsieur le Président de l’Université de Sousse</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="217"><strong>10h20-10h40</strong></td>
<td colspan="2" width="602"><strong>Allocution d’ouverture de Monsieur le Recteur de l’AUF SE M. Slim Khalbous</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="217"><strong> </strong></td>
<td colspan="2" width="602"><strong> </strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="113"><strong> </strong></td>
<td colspan="3" width="820">&nbsp;</td>
</tr>
<tr>
<td colspan="4" width="933"><strong>                     Modérateur : Mansour Mhenni  (Panel 1)</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="113"><strong>10h40-11h00 </strong></td>
<td colspan="2" width="246"><strong>Samir Marzouki</strong></td>
<td width="574">De quelques non-dits de la réforme de 1958</td>
</tr>
<tr>
<td width="113"><strong>11h00-11h20</strong></td>
<td colspan="2" width="246"><strong>Habib Kazdaghli</strong></td>
<td width="574">Les communistes tunisiens dans le débat sur les réformes de l&#8217;enseignement dans la Tunisie indépendante (1956-1962)</td>
</tr>
<tr>
<td width="113"><strong>11h20-11h40 </strong></td>
<td colspan="2" width="246"><strong>Abdelaziz Kacem </strong></td>
<td width="574">Bourguiba et le référent poétique</td>
</tr>
<tr>
<td width="113"><strong>11h40-12h00</strong></td>
<td colspan="3" width="820"><strong>      Taieb Baccouche                                            Témoignage d’un ancien ministre de l’éducation nationale </strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="113"><strong>12h00-12h30</strong></td>
<td colspan="3" width="820"><strong>                                                              Discussion</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="113"><strong>12h30-14h30</strong></td>
<td colspan="2" width="246"><strong> </strong></td>
<td width="574"><strong>Déjeuner</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="113"><strong> </strong></td>
<td colspan="2" width="246"><strong> </strong></td>
<td width="574"><strong>Reprise à 14h30</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="113"><strong> </strong></td>
<td colspan="2" width="246"><strong> </strong></td>
<td width="574"><strong>Modératrice                     Kmar Bendana  (Panel 2)</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="113"><strong>14h30-14h50</strong></td>
<td colspan="2" width="246"><strong>Mansour Mhenni</strong></td>
<td width="574">Bourguiba : la conversation éducative</td>
</tr>
<tr>
<td width="113"><strong>14h50-15h10</strong></td>
<td colspan="2" width="246"><strong>Ammar Azouzi </strong></td>
<td width="574">Éducation et culture : Enjeux et défis de la République naissante</td>
</tr>
<tr>
<td width="113"><strong>15H10-15H30</strong></td>
<td colspan="3" width="820"><strong>     Adam Laroussi                                            </strong>Entre dirigisme et conversation, la politique éducative de Bourguiba<strong>               </strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="113"><strong>15h30-15h50</strong></td>
<td colspan="3" width="820"><strong>     Lassad Jamoussi                                                             </strong>Pour sortir le théâtre tunisien des ornières <strong> </strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="113"><strong>15h50-16h20</strong></td>
<td colspan="3" width="820"><strong>                                                                                           Discussion </strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="113"><strong>16h20-16h50</strong></td>
<td colspan="3" width="820"><strong>Pause-café</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="113"></td>
<td width="217"></td>
<td width="28"></td>
<td width="574"></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><em><strong>Dimanche 10 novembre 2024, 2<sup>e</sup> Journée     </strong></em></p>
<p><strong>Salle LE FORUM   </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<table>
<tbody>
<tr>
<td colspan="3" width="933"><strong>               </strong><strong>Modérateur    Ammar Azouzi  (Panel 3)</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="113"><strong>9h30-9h50</strong></td>
<td width="302"><strong>Faten Bouchrara Chebil </strong></td>
<td width="517">Gisèle Halimi et Bourguiba : Filiations et ruptures ?</td>
</tr>
<tr>
<td width="113"><strong>9h50-10h10</strong></td>
<td width="302"><strong>Riadh Bouzaouache </strong></td>
<td width="517">La logique effectuale chez le leader Habib Bourguiba, l’entrepreneur d’une Nation</td>
</tr>
<tr>
<td width="113"><strong>10h10-10h30</strong></td>
<td width="302"><strong>Ali Mtiraoui    </strong></td>
<td width="517"> Education et santé dans la politique de Bourguiba</td>
</tr>
<tr>
<td width="113"><strong>10h30-10h50</strong></td>
<td width="302"><strong>Aymen Hassen</strong></td>
<td width="517">La Tunisité d’après Habib Bourguiba : le patriotisme entre éducation et culture</td>
</tr>
<tr>
<td width="113"><strong>10h50-11h10</strong></td>
<td width="302">&nbsp;</td>
<td width="517"><strong>Discussion</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="113"><strong>11h10-11h30</strong></td>
<td colspan="2" width="820"><strong>Pause-Café</strong></td>
</tr>
<tr>
<td colspan="3" width="933"><strong>                   Modératrice</strong><strong>    Afifa Marzouki    (Panel 4)</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="113"><strong>11h30-11h50</strong></td>
<td width="302"><strong>Moncef Soltani </strong></td>
<td width="517">Les réformes éducatives en Tunisie au temps d’Habib Bourguiba : l’annulation de l’enseignement religieux traditionnel comme un Modèle</td>
</tr>
<tr>
<td width="113"><strong>11h50-12h10</strong></td>
<td width="302"><strong>Faouzia Dhifallah</strong></td>
<td width="517">Le Boulevard Habib Bourguiba, une lecture sémiotique et esthétique</td>
</tr>
<tr>
<td width="113"><strong>12h10-12h30</strong></td>
<td width="302"><strong>Sami Hochlaf </strong></td>
<td width="517">La politique éducative de Bourguiba : des Lumières aux Lisières</td>
</tr>
<tr>
<td width="113"><strong>12h30-12h50</strong></td>
<td width="302"><strong>Halima Ouanada</strong></td>
<td width="517">            Bourguiba au regard des Lumières</td>
</tr>
<tr>
<td width="113"><strong>12h50-13h30</strong></td>
<td colspan="2" width="820"><strong>Discussion et recommandations </strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="113"><strong>                   </strong></td>
<td colspan="2" width="820"><strong>Déjeuner</strong></p>
<p>&nbsp;</td>
</tr>
</tbody>
</table>
]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>Conférence de Sami Hochlaf à Paris : La francophonie entre Bourguiba et Senghor</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Apr 2024 00:20:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Pensées]]></category>
		<category><![CDATA[conférence]]></category>
		<category><![CDATA[Hochlaf]]></category>
		<category><![CDATA[Memmich]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>
		<category><![CDATA[Senghor]]></category>
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					<description><![CDATA[L’universitaire tunisien Sami Hochlaf (FLSH – Université de Sousse) donnera une conférence intitulée « La francophonie entre Bourguiba et Senghor », à la Cité Internationale Universitaire de Paris (Maison de Tunisie, 45A, Boulevard Jourdan, 75014 Paris), le samedi 13 avril 2024 à 16 heures. Rappelons que le conférencier a soutenu un brillante thèse sur la question à [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-5848 alignleft" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/04/sami_hochlaf_.jpg" alt="" width="155" height="155" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/04/sami_hochlaf_.jpg 768w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/04/sami_hochlaf_-75x75.jpg 75w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/04/sami_hochlaf_-750x750.jpg 750w" sizes="auto, (max-width: 155px) 100vw, 155px" />L’universitaire tunisien Sami Hochlaf (FLSH – Université de Sousse) donnera une conférence intitulée « <strong>La francophonie entre Bourguiba et Senghor </strong>», à la Cité Internationale Universitaire de Paris (Maison de Tunisie, 45A, Boulevard Jourdan, 75014 Paris), le samedi 13 avril 2024 à 16 heures.</p>
<p>Rappelons que le conférencier a soutenu un brillante thèse sur la question à l’Université de La Manouba, encadrée par le Professeur Samir Marzouki.</p>
<p>Rappelons que S. Hochlaf est aussi le président de l’Association des Tunisiens Amis de la Francophonie (ATAF). Il est également un responsable très actif dans trois associations du Collectif CURA et Secrétaire général du Think Tank « Demain la Cité ».</p>
<p>C’est la Cité Internationale Universitaire de Paris (Maison de Tunisie) qui organise cette rencontre-conférence, en cette année où le président tunisien, Kaïs Saïed, est président en exercice du Sommet de la Francophonie. La séance sera animée par M. Ferid Memmich, ancien Ambassadeur de la Tunisie auprès de l’AUF.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-5849" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/04/Conf-Paris-Sami-invitation-800x449.jpg" alt="" width="800" height="449" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/04/Conf-Paris-Sami-invitation-800x449.jpg 800w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/04/Conf-Paris-Sami-invitation-1160x651.jpg 1160w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/04/Conf-Paris-Sami-invitation-750x421.jpg 750w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/04/Conf-Paris-Sami-invitation-1140x640.jpg 1140w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/04/Conf-Paris-Sami-invitation.jpg 1170w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>Questions à la francophonie aujourd’hui :  L’expérience triangulaire francophone de Majid El Houssi</title>
		<link>https://voixdavenir.com/questions-a-la-francophonie-aujourdhui-lexperience-triangulaire-francophone-de-majid-el-houssi/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Jan 2024 09:52:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[écrivains]]></category>
		<category><![CDATA[El Houssi]]></category>
		<category><![CDATA[expérience triangulaire]]></category>
		<category><![CDATA[sommet]]></category>
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					<description><![CDATA[Sommet de la francophonie &#160; Conférence : Etat et perspectives de la francophonie en Tunisie  (Union des Ecrivains Tunisiens) &#160; Communication : Questions à la francophonie aujourd’hui : L’expérience triangulaire francophone de Majid El Houssi Pr. ém. Mansour M’henni (UTM) Ecrivain, penseur, traducteur, acteur-média (Membre de l’UET) &#160; &#160; Il est sans doute pertinent d’interroger la francophonie aujourd’hui, [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Sommet de la francophonie</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>Conférence : Etat et perspectives de la francophonie en Tunisie</em></strong></p>
<p><strong><em> (Union des Ecrivains Tunisiens)</em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Communication :</strong></p>
<p><strong>Questions à la francophonie aujourd’hui : </strong></p>
<p><strong>L’expérience triangulaire francophone de Majid El Houssi</strong></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone  wp-image-4982" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-800x600.jpg" alt="" width="185" height="139" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-800x600.jpg 800w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-1160x870.jpg 1160w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-320x240.jpg 320w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-1536x1152.jpg 1536w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-2048x1536.jpg 2048w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-750x563.jpg 750w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-1140x855.jpg 1140w" sizes="auto, (max-width: 185px) 100vw, 185px" />Pr. ém. Mansour M’henni (UTM)</p>
<p>Ecrivain, penseur, traducteur, acteur-média (Membre de l’UET)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Il est sans doute pertinent d’interroger la francophonie aujourd’hui, surtout en Tunisie, pour mieux en saisir le fonctionnement actuel et en évaluer l’impact, et pour essayer de penser ses perspectives en adéquation avec l’évolution des peuples et des sociétés. Différentes entrées sont envisageables pour une telle entreprise, comme la politique, la sociologie ou la littérature. Celle-ci peut parfois informer à partir d’un seul exemple typique, s’il est assez représentatif d’une tendance caractérisée à même d’enrichir la conversation autour de la question. Tel nous paraît être le cas de Majid El Houssi, cet écrivain tunisien de langue française ayant élu domicile en Italie, du fait d’un hasard objectif peut-être, et y ayant vécu, jusqu’à sa mort, dans ce qu’on pourrait appeler une citoyenneté triangulaire qui serait la sève et le fruit d’une expérience littéraire triangulaire aussi. Tel est le propos de notre modeste communication dans ce cadre qui nous rassemble à l’initiative de l’Union des Ecrivains Tunisiens.</p>
<p>Comme le titre l’indique, il conviendrait d’abord de présenter et d’analyser l’expérience triangulaire de notre auteur, pour en tirer ensuite ce qui pourrait apporter à la dynamique francophone des perspectives sociétales à même d’enrichir et de transformer les rapports entre les humains à des niveaux divers de la socialité.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>1 – De l’expérience triangulaire </em></strong>:</p>
<p>Il importe peut-être de rappeler que, dans mes travaux antérieurs, l’expérience littéraire triangulaire est une notion née d’une autre, celle du texte mixte qui s’est distinguée de notions littéraires concurrentes comme l’hybridation, le croisement et le métissage, sur lesquelles j’avais réfléchi pendant plus de vingt ans de travail creusé sur la littérature maghrébine de langue française à partir de plusieurs de ses écrivains : Kateb Yacine d’abord, mais aussi Feraoun, Chraïbi, Boudjedra, Ben Jelloun, Mellah, Meddeb, Mimouni, Farès, Khair-Eddine, Lahouar, Bekri, Bouraoui, Memmi, Garmadi, Nadir-Aziza, Marzouki, Gaha, Zouari, Houssi évidemment, et d’autres encore. En effet, sans nier les notions concurrentes et les contenant même, la notion de texte mixte nous a paru à la mesure de certaines visions et de certaines ambitions pouvant aller au-delà de ces notions et s’intégrant parfaitement dans la logique de la mixité qui peut offrir « leur meilleure expression<a href="#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a> » aux deux paradigmes fondamentaux de ces notions, en l’occurrence la « transculture » et la « transpoésie ».</p>
<p>N’ayant pas le temps de m’attarder plus amplement à développer le concept de « mixité textuelle », je renvoie les intéressés à la bibliographie y attenante et je précise que la mixité, telle que rencontrée chez Ben Jelloun par exemple, dans <em>La Prière de l’absent</em>, renonce aux différentes manières de conduire ou de suggérer la traduction des mots ou des expressions empruntées à la langue arabe (Voir chez Feraoun, Chraïbi et d’une manière autre chez Kateb), pour aller vers une disposition mixte des deux langues en insérant, dans le texte en français, des citations écrites en arabe. Ainsi les deux langues sont amenées à une proximité qui invite à repenser le rapport interactif entre elles, au-delà même ou en-deçà de la logique du sens. Or ce stade de proximité binaire, de mixité même, est autrement problématisé quand il concerne un écrivain se situant au croisement de trois langues. Tel est le cas pour Hédi Bouraoui, entre les langues française, arabe et anglaise, et pour Majid El Houssi, entre les langues française, arabe et italienne. C’est ce que nous avons appelé « l’écriture de la mixité dans l’expérience triangulaire », et que nous avons étudié de façon plus approfondie dans notre livre <em>Le Texte mixte de la littérature tunisienne de langue français : l’expérience triangulaire…</em> De ce point de vue, les cas de Mustapha Tlili et de Anouar Attia restent différents et relèveraient, malgré leurs spécificités respectives, plutôt de l’expérience binaire enrichie, implicitement, par un troisième contact culturel privilégié.</p>
<p>Sans focaliser particulièrement sur l’analyse littéraire, notre intérêt porterait ici sur la façon dont la littérature tunisienne triangulaire de langue française pourrait inspirer l’expérience de la francophonie et améliorer son rendement dans la perspective du vivre-ensemble. Cette littérature rappelons-le est née du contexte colonial, s’est prolongée en contexte postcolonial et continue dans les différentes tensions de la vie contemporaine et du monde moderne. Disons, pour résumer, qu’elle est issue de la dialectique de « la gueule du loup » et du « butin de guerre », due à Kateb Yacine, pour se réinvestir dans la pensée et dans la poétique de la « diversalité<a href="#_ftn2" name="_ftnref2">[2]</a> » et du « fragmental », voire même de la fractale, avec une absolue relativisation des choses et des vérités. Dans ce cadre, au-delà de leurs similarités, les expériences littéraires triangulaires ont chacune sa spécificité et celles des deux auteurs H. Bouraoui et Majid El Houssi ne sont pas superposables. C’est celle de ce dernier que j’examine ici du point de vue qui nous concerne, l’autre ayant été largement étudiée dans <em>Le Texte mixte&#8230;</em></p>
<p>Relativement tôt après son installation en Italie (moins de vingt ans), Majid El Houssi était déjà dans la triangulation, perçue à sa façon. Aussi note-t-il dans un avant-propos ou une préface à son recueil <em>Iris Ifriqiya</em> (1981), un propos qu’il préfère nommer un « avant-dire » : « Il y aurait trois moments justifiables où le degré de vérification expérimentale fonde et dit de la transgression et de l’inconciliabilité<a href="#_ftn3" name="_ftnref3">[3]</a> ». Cette triangulation, présentée comme étant de l’ordre du « déracinement », de « la fraîcheur primitive » et « de l’expression, du contenu et de la relation qui en découle<a href="#_ftn4" name="_ftnref4">[4]</a> », nous semble esquisser déjà la configuration de son expérience triangulaire de l’écriture et de la socialité, de telle façon qu’une harmonie solidaire, plutôt qu’une divergence séparatiste, puisse s’instaurer entre l’espace culturel du butin de guerre gagné au contact de l’ancien colon (en référence au déracinement), l’espace culturel natal « transmis » (en référence à la fraîcheur primitive), et l’espace culturel et sociétal du vécu présent (l’expression et la relation).</p>
<p>Cette configuration laisse voir donc la dimension plurielle de l’expérience triangulaire : elle est certes culturelle et sociétale au sens large, mais elle est existentielle également, ontologique, déterminant l’être et donnant sens à son existence. M. El Houssi aurait pu concevoir son engagement dans la relation binaire et se détourner, par exemple, de la francophonie, afin de se livrer en totalité à l’italianité qui l’habitait et qu’il habitait. Au contraire, il s’est attaché à son engagement francophone conçu dans l’esprit d’ouverture à la pluralité et à la diversité différenciative mais nullement contraire à la mixité constructive. Je dis bien mixité, pour reconduire le sens de l’autonomie individuelle fondatrice de l’être-ensemble pour un meilleur vivre-ensemble. En effet, ces deux notions nous paraissent à distinguer, dans l’esprit que nous avons essayé de préciser dans une communication récente<a href="#_ftn5" name="_ftnref5">[5]</a> organisée par le Centre des Arts de la Culture et des Lettres. Ainsi, l’autonomie individuelle est à entendre en tant qu’être à soi d’abord pour pouvoir être à l’autre, du titre de mon autre communication présentée à Toronto<a href="#_ftn6" name="_ftnref6">[6]</a>  en 1995, un état que la mixité sauvegarde et qu’un concept comme le métissage peut diluer dans une entité unique camouflant la spécificité première. Cela est vrai dans la société, mais aussi dans la culture et dans la littérature. Toute l’œuvre créatrice de l’auteur s’inscrirait dans cet état d’esprit et serait, on ne peut plus clairement, mise en forme dans le roman <em>Le Verger des poursuites<a href="#_ftn7" name="_ftnref7"><strong>[7]</strong></a></em>, dont la parution en 1991 constitue un moment nodal de l’expérience scripturale de M. El Houssi. Un roman de mixité générique, cadré par le souvenir de la mère et de l’origine géographique, ainsi que par la langue d’écriture, le français, mais traversé et meublé des données culturelles des trois espaces de la socialité, jusqu’à la typographie, l’arabe, le français et l’italien.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>2 – Un enrichissement pour la francophonie </em></strong>:</p>
<p>Quel enseignement ou quel enrichissement tirerait alors la francophonie d’une telle expérience ?</p>
<p>Dans la communication ci-dessus nommée présentée en 1995 à Toronto, pour parler de la traversée du français en Tunisie, j’ai attiré l’attention sur le fait qu’après l’indépendance, « un malentendu fondamental a empêché la compréhension et creusé le fossé entre les écrivains francophones et la réalité de leur pays<a href="#_ftn8" name="_ftnref8">[8]</a> » et que ce malentendu a pu être dépassé avec une relance de la littérature tunisienne de langue française contre les prévisions de sa disparition avec toute la littérature maghrébine du genre. Or le malentendu était des deux côtés : un refus de principe du côté d’une catégorie de Tunisiens et un néocolonialisme persistant dans l’imaginaire de certains français, passant pour les maîtres à décider dans la francophonie. Heureusement le temps a agi sur les uns et sur les autres et les choses sont à considérer autrement aujourd’hui, malgré certains moments de tension, commandés par les aléas de la politique générale. D’où d’ailleurs l’importance de notre rencontre ici et d’autres semblables. D’où aussi l’intérêt des différents sommets de l’OIF qui ne cessent de faire progresser le concept et de l’enrichir de valeurs humaines inaliénables, bien que non encore suffisamment ancrées dans les comportements individuels et collectifs, parfois même chez ceux-là même que s’en veulent des chantres attitrés.</p>
<p>L’espace littéraire francophone est donc un lieu d’enrichissement aux différents niveaux qu’il s’exprime et dans les genres variés dans lesquels il s’écrit parce qu’il englobe les créateurs et les penseurs qui constituent le pilier central d’un projet francophone néo-humaniste. Nombreux sont les travaux qui s’y sont intéressés de ce point de vue. Pour ce qui concerne la littérature tunisienne francophone, dans une de ses communications sur la littérature de langue française, un de nos meilleurs connaisseurs les plus avisés et les plus objectifs en la matière, Samir Marzouki, note : « Outre Salah Garmadi, Abdelaziz Kacem, Tahar Bekri, Mansour M’henni, Kamel Gaha sont des écrivains bilingues dans le sens où ils écrivent et publient en arabe comme en français mais, qu’ils écrivent dans une langue ou dans l’autre, la seconde langue du binôme qu’ils pratiquent n’est jamais absente du paysage que leurs œuvres dessinent<a href="#_ftn9" name="_ftnref9">[9]</a> ». Il souligne également et montre que des écrivains comme Albert Memmi, Anouar Attia, « discrètement ou ostensiblement, émaillent leurs textes francophones d’emprunts à l’arabe<a href="#_ftn10" name="_ftnref10">[10]</a> », et prolonge son développement en référant à d’autres textes qui consacrent cette présence par la traduction différemment utilisée, comme chez Rafik Ben Salah et Abdelwaheb Meddeb. Or ce commentaire porterait particulièrement sur l’expérience binaire, même si par ailleurs S. Marzouki a commenté les textes de Bouraoui, et ceux d’El Houssi, deux cas privilégiés de l’expérience triangulaire de la littérature tunisienne. Ces deux écrivains, chacun à sa façon, a usé, abusé peut-être selon certains, des distorsions opérées sur la langue française pure et dure, celle des « puristes » dirait-on, en lui imposant des néologismes, des traductions de différents niveaux de fidélité donc de différents attraits d’infidélité, des structures phrastiques et micro-textuelles fragmentées dénotant un désir de fragiliser toute immuabilité structurelle, le tout se faisant à la rencontre et à l’hospitalité de la langue de l’autre et de la culture de l’autre. La littérature Houssienne est un exemple typique de cette façon de repenser l’esprit d’une langue à l’aulne des valeurs humanistes à même de présider à un vivre-ensemble universel. C’est de cela que l’expérience triangulaire son originalité, car elle libère l’interaction binaire troublée par le poids de l’Histoire de cette dichotomie le plus souvent perçue avec une part duelle, toujours de couleur conflictuelle. L’entrée d’une tierce composante casse cette dualité plus ou moins polémique, qui souvent vient freiner l’élan hospitalier et solidaire ; elle compose alors une microstructure mettant en abîme la construction sociétale nouvellement conçue sur l’ouverture du triangle qui devient une des composantes de la fractale universelle, ces composantes toutes équivalentes et de même statut indépendamment de leurs dimensions spécifiques.</p>
<p>Ainsi donc, au-delà de l’enrichissement littéraire en croisement de poétiques variées, se fécondant et s’enrichissant mutuellement, mais enrichissant particulièrement la langue et la poétique des francophones puisqu’il s’agit de textes de langue française, il y a une richesse civilisationnelle s’inscrivant dans le prolongement et dans le renouvellement de l’humanisme français au contact d’autres humanismes non moins affirmés, avec l’aspiration à un meilleur vivre-ensemble au niveau universel.</p>
<p>L’expérience triangulaire libère la francophonie de ses premiers complexes, de certaines tendances hégémoniques, voire d’une refonte des politiques d’exploitation, pour essayer de se présenter enfin dans la logique interactive et solidaire des peuples et des civilisations les plus variées.</p>
<p>Le choix du français comme langue d’écriture par quelqu’un comme Majid El Houssi, totalement dans son confort psycho-social et culturel en Italie, est la preuve d’une conviction et d’un espoir de voir la langue française véhiculer les valeurs escomptées pour le vivre-ensemble souhaité. La soumettre à la mixité linguistique et aux différents croisements poétiques et culturels, c’est la mettre sur la voie du chantier d’un nouvel humanisme, débarrassé des abus du passé mais fidèle à ses valeurs fondatrices, délesté de la différence ségrégative et demandeur de différences nutritives de la conscience de complémentarité et du sens nouveau d’un autre citoyen du monde, sachant s’affirmer dans son identité pour avoir de quoi échanger avec l’autre et enrichir la totalité par l’apport des différentes altérités.</p>
<p>Partant de cet objectif de base, on peut songer aux questions à poser aujourd’hui à la francophonie en Tunisie pour essayer de prospecter ses aboutissements à venir. Ce qui vient d’être dit me semble à même d’informer de la nature de ces questions et d’en suggérer un certain nombre. Cependant, tout cela me semble pouvoir se résumer ainsi : « Pour être à la hauteur des objectifs requis, il est du devoir de la francophonie d’être une francophonie de la conversation, dans le sens et l’esprit premiers que la conversation véhiculait à partir du dernier quart d’heure de Socrate, et qui sont réactualisé et conceptualisés dans le champ de la Nouvelle Brachylogie ».</p>
<p>Je renvoie donc à la littérature se rapportant à ce nouveau concept et à son champ de recherche et d’action et je précise que la dernière conférence de Ksar Saïd ci-dessus évoquée s’inscrit pleinement dans l’articulation de ce champ de pensée à la quête d’un nouvel humanisme pour le vivre-ensemble. Je rappelle seulement son titre : « Nouvelle Brachylogie et nouvel humanisme au croisement de l’esprit de conversation<strong> ».</strong></p>
<p>M.M.</p>
<p><a href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a>  Mansour M’henni, « Hédi Bouraoui et le texte mixte », communication présentée dans le colloque sur La Littérature tunisienne et la problématique des genres littéraires, organisé à la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de Sousse les 20 et 21 février 2001 par le Groupe d’Etudes et de Recherches sur le Maghreb et l’Afrique (GERMA) de l’Université du Centre (Tunisie). Publié dans Mansour M’henni, <em>De la transmutation littéraire au Maghreb</em>, Tunis, L’Or du Temps, 2002, p. 135-143 : « Le projet de la &#8220;transculture&#8221; et celui de son corollaire immédiat la &#8220;transpoésie&#8221; trouvent leur meilleure expression dans la poétique du texte mixte qui aura été le principe fondamental de son écriture littéraire. »</p>
<p><a href="#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a> Ute Heidmann, « Différenciation, dialogisme, diversalité. Paradigmes pour un comparatisme différentiel et plurilingue », dans <em>Revue de littérature comparée</em> 2020/4 (n° 376), p. 487-497 : « Repenser le monde (avec Chamoiseau, Bernabé et Confiant) en termes de <em>diversalité</em> au lieu d’<em>universalité</em> suppose la reconnaissance de la diversité comme dynamique fondamentale de l’humanité et non plus comme exception par rapport à une prétendue universalité. »</p>
<p><a href="#_ftnref3" name="_ftn3">[3]</a> Majid El Houssi, <em>Iris Ifriqiya</em>, Paris, Editions Saint-Germain-des-Prés, 1981, p. 9.</p>
<p><a href="#_ftnref4" name="_ftn4">[4]</a> Ibid.</p>
<p><a href="#_ftnref5" name="_ftn5">[5]</a> Mansour M’henni, « Nouvelle Brachylogie et nouvel humanisme au croisement de l’esprit de conversation<strong> » </strong>le <em>Premier Séminaire du Vivre-ensemble</em>, initié par Pr. ém. Fathi Triki et organisé par Ksar Saïd, le Centre des Arts de la Culture et des Lettres (Tunis les 29-30 septembre 2022). Article publié dans <a href="https://voixdavenir.com/">https://voixdavenir.com/</a></p>
<p>URL : <a href="https://voixdavenir.com/nouvelle-brachylogie-et-nouvel-humanisme-au-croisement-de-lesprit-de-conversation-par-mansour-mhenni/">https://voixdavenir.com/nouvelle-brachylogie-et-nouvel-humanisme-au-croisement-de-lesprit-de-conversation-par-mansour-mhenni/</a></p>
<p><a href="#_ftnref6" name="_ftn6">[6]</a> Mansour M’henni, « Le français en Tunisie, être soi, l’autre en soi », in Hédi Bouraoui (dir.), Tunisie plurielle, (Actes du colloque <em>La Traversée du français dans une Tunisie plurielle</em>, Toronto, octobre 1995), L’Or du Temps, 1997, p. 77-84.</p>
<p><a href="#_ftnref7" name="_ftn7">[7]</a> Magid El Houssi, <em>Le Verger des poursuites</em>, Paris, Noël Blandin, 1991.</p>
<p><a href="#_ftnref8" name="_ftn8">[8]</a> Mansour M’henni, « Le français en Tunisie, être soi, l’autre en soi », Op. cit.</p>
<p><a href="#_ftnref9" name="_ftn9">[9]</a> Samir Marzouki, « Présence de l’arabe dans quelques romans francophones de Tunisie », in Emna Belhaj Yahia (dir.), <em>Le Roman français et d’expression française contemporaine : Nouvelles formes, nouveaux rapports à l’Histoire</em>, Tunis, Beït al-Hikma, 2016, p. 155-170.</p>
<p><a href="#_ftnref10" name="_ftn10">[10]</a> Ibid.</p>
<p><em><strong>PS: Ce texte a été présenté dans la rencontre organisée par l&#8217;Union des Ecrivains Tunisiens en marge du Sommet de la francophonie (en Tunisie). La publications des Actes par l&#8217;UET ayant pris du retard, nous le publions à la demande de certains chercheurs voulant s&#8217;y référer. </strong></em></p>
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		<title>Sami Hochlef soutient une brillante thèse de Doctorat sur la francophonie, Bourguiba et Senghor&#8230;</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Jan 2024 23:39:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoires]]></category>
		<category><![CDATA[Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[Hochlef]]></category>
		<category><![CDATA[Senghor]]></category>
		<category><![CDATA[Thèse]]></category>
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					<description><![CDATA[Les composantes du Collectif Civil CURA (Culture-Université-Recherche-Associations) félicitent le secrétaire général du collectif, le collègue et ami Sami Hochlef pour la brillante soutenance, le samedi 13 janvier 2024, de sa thèse de doctorat, obtenue avec la mention TRES HONORABLE. La thèse, réalisée sous la conduite du Professeur émérite Samir Marzouk, est intitulée « De La Francophonie [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les composantes du Collectif Civil CURA (Culture-Université-Recherche-Associations) félicitent le secrétaire général du collectif, le collègue et ami Sami Hochlef pour la brillante soutenance, le samedi 13 janvier 2024, de sa thèse de doctorat, obtenue avec la mention TRES HONORABLE. La thèse, réalisée sous la conduite du Professeur émérite Samir Marzouk, est intitulée « <em>De La Francophonie des Fondateurs, Habib Bourguiba et Léopold-Sedar Senghor, à la Francophonie d’aujourd’hui</em> ».</p>
<p>Félicitations renouvelées à notre ami et collègue et bonne continuation.</p>
]]></content:encoded>
					
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		<title>Chronique : Lettre ouverte aux ami(e)s de Géorgie : Voici ma Tunisie, un emblème de la méditerranéité ! </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Mar 2023 13:23:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Géorgie]]></category>
		<category><![CDATA[Renaissance Française]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[La Délégation géorgienne de la Renaissance française a organisé une rencontre en mode mixte (en présentiel et à distance) autour du thème : « Faire connaître les pays francophones en Géorgie : L&#8217;Algérie et la Tunisie à l&#8217;honneur ». J’ai eu l’honneur d’avoir été invité, en tant qu’intellectuel tunisien Co-président d’honneur, avec son Excellence l’Ambassadeur de France en [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-2770 alignleft" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/mansour-mhenni.jpg" alt="" width="136" height="185" />La Délégation géorgienne de la Renaissance française a organisé une rencontre en mode mixte (en présentiel et à distance) autour du thème : « Faire connaître les pays francophones en Géorgie : L&#8217;Algérie et la Tunisie à l&#8217;honneur ». J’ai eu l’honneur d’avoir été invité, en tant qu’intellectuel tunisien Co-président d’honneur, avec son Excellence l’Ambassadeur de France en Tunisie, de la Délégation tunisienne de la Renaissance française (récemment officialisée) à intervenir à l’ouverture de la rencontre avec d’illustres personnalités : Ambassadeurs respectifs de France en Géorgie et de Géorgie en France, Président international de la RF, Directeur à l’AUF… J’ai choisi d’intituler mon allocution « </em><em>Lettre ouverte aux ami(e)s de Géorgie :</em> <em>Voici ma Tunisie, un emblème de la méditerranéité ! ». C’est avec plaisir que je la partage ici avec mes lecteurs.</em></p>
<p style="text-align: center;">¤¤¤¤¤</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-5239" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/03/RFGeorgie-800x602.jpg" alt="" width="800" height="602" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/03/RFGeorgie-800x602.jpg 800w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/03/RFGeorgie-1160x873.jpg 1160w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/03/RFGeorgie-320x240.jpg 320w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/03/RFGeorgie-1536x1157.jpg 1536w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/03/RFGeorgie-750x565.jpg 750w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/03/RFGeorgie-1140x858.jpg 1140w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/03/RFGeorgie.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /></p>
<p>Chers ami(e)s, des deux genres et de tout âge, c’est un plaisir de m’adresser à vous pour vous parler de ma Tunisie, dans une langue que je chéris comme on chérit une personne qu’on aime après le sublime amour de la mère, une langue dont nous célébrons l’impact international au nom des inaliénables valeurs d’humanité : la paix, la tolérance la solidarité et le respect. J’en remercie les collègues de la Délégation de la Renaissance Française en Géorgie, ainsi que la présidence internationale de la RF, dignement et sympathiquement représentée par le Président Denis Fadda. J’ai bien dit « Ma Tunisie », parce que c’est la mienne que je vous présente, telle que je la vis, telle que je la vois, telle que je l’aime et telle que je la sens dans ma douleur face à ses dures épreuves.</p>
<p>Ma Tunisie est un emblème de la Méditerranéité, avec un M majuscule qui souligne sa nature de concept naissant dans le bassin auquel on attribue l’invention de la notion de monde, mais extensible à l’universalité. En effet, une fois assumé comme plateforme éthique, ce concept nous dicte le principe de l’hospitalité à l’altérité de quelque nature qu’elle soit : l’altérité ethnique, l’altérité religieuse, l’altérité linguistique, l’altérité culturelle, etc.</p>
<p>Du plus profond de son histoire, la Tunisie s’est reconnue de la Méditerranée : elle a vécu cette appartenance naturelle avec aussi bien les heurs que cette appartenance entraîne qu’avec les espoirs, les rêves et les défis qu’elle génère. Il y a lieu de croire qu’Elissa était trop méditerranéenne pour se résigner à un sort peu central dans le bassin et pour se contenter du commerce, parfois muet, que les siens, les Phéniciens, entretenaient avec les peuples du littoral méditerranéen.</p>
<p>De son côté, Hannibal, sentant venir le colonialisme naissant de Rome, s’en alla lui faire une guerre qu’il ne souhaita guère et qu’il mena faute d’entente et de compromis. Il perdit cette guerre faute d’esprit « machiavélique », dirions-nous aujourd’hui, et de fièvre des colonies.</p>
<p>C’est de centrisme que la Tunisie s’est distinguée et c’est de son centrisme qu’elle fut la convoitise de toutes les colonisations, un centrisme tout acquis du sens même de la Méditerranée, mer médiane, mer du milieu.</p>
<p>Fière d’être ce qu’elle est et tenant à son identité, dynamique et historique à son bon gré, la Tunisie a su tirer profit des aléas de l’histoire et faire de ses moments de soumission des circonstances d’enrichissement de son patrimoine culturel et de son enracinement dans les valeurs d’humanité.</p>
<p>Elle fut la porte de l’Islam vers cette Andalousie que le monde semble réclamer comme un rêve perdu ou comme un idéal à (re)construire, contre et malgré les affres du présent et du passé. Elle fut aussi ce pont jeté par-dessus les vagues pour une poignée de dialogue, qui fut parfois un bras-de-fer, entre l’élan du beau Cap Bon et le désir de la Sicile.</p>
<p>En fin de compte, la Tunisie s’est obstinée à échapper à toute intégration ou dissolution dans l’un ou l’autre des occupants du Nord méditerranéen : grec, latin, byzantin, turc, espagnol, italien, français. Elle ne s’est retrouvée, à un millénaire d’intervalle, que dans la trace phénicienne et dans le terrain d’arabité avec un cœur d’islamité, mais non d’islamisme. Sans doute voyait-elle, voit-elle toujours, dans ces deux terroirs civilisationnels l’essence d’un humanisme du sud et de l’orient méditerranéens, capable de se féconder au projet civilisationnel conduit par le nord et l’occident méditerranéens, pour donner une plus-value à la pensée du vivre-ensemble.  Il lui appartenait alors seulement de le couler dans le moule de la rationalité et du progrès, du « médianisme » et de la solidarité.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-5237" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/03/tn-georgie-800x602.jpg" alt="" width="800" height="602" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/03/tn-georgie-800x602.jpg 800w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/03/tn-georgie-1160x873.jpg 1160w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/03/tn-georgie-320x240.jpg 320w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/03/tn-georgie-1536x1157.jpg 1536w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/03/tn-georgie-750x565.jpg 750w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/03/tn-georgie-1140x858.jpg 1140w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/03/tn-georgie.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /></p>
<p>Le rêve était beau et l’intention fort noble, mais que faire quand l’histoire tirait en sens inverse et que la Tunisie ne pouvait même pas maîtriser son destin ? Et jusques avec l’Etat indépendant, né au milieu du XX° siècle, ce petit pays restait en-deçà de son rêve méditerranéen, affairé qu’il était à dépasser les blessures du colonialisme et à éduquer à une nouvelle perspective de la conscience de soi et de l’intelligence des rapports avec les autres.</p>
<p>Pourtant, la volonté ne lui manquait pas et la preuve de cette volonté avait un nom, Habib Bourguiba, un des quatre fondateurs de la francophonie moderne, celle concrétisée aujourd’hui par ce cérémonial que nous fêtons pour en tirer les enseignements de l’Histoire avec lesquels nous devons édifier le meilleur avenir. C’est ainsi que la langue française a été la seconde langue du pays, après l’arabe. C’est ainsi que, contre certaines spéculations sur la disparition de la littérature de langue française, celle-ci a repris plus d’élan après l’indépendance, dans le droit fil de la pensée du Rimbaud maghrébin, Kateb Yacine, qui considérait la langue française comme un « butin de guerre ». Dans son discours à Montréal, le 11 mai 1968, Bourguiba dit : « la langue française est celle que nous avons choisie, presque à égalité avec notre langue maternelle, comme langue de culture, de travail et de rencontre ». Son esprit tout nourri de la pensée des Lumières et du réformisme arabo-musulman, Bourguiba a décidé l’émancipation de la femme, moins de cinq mois après l’Indépendance, avant même la fondation de la République. Il a focalisé sa première politique sur le développement de l’intelligence, sur l’acquisition du savoir et sur l’amélioration des conditions de vie et de santé. Il adopta une diplomatie de la paix, de la convivialité et de la légitimité internationale, mais toujours dans le respect réciproque.</p>
<p>Voilà deux tiers de siècle que la Tunisie est indépendante. En ce laps de temps, elle a eu à faire face à des succès, à des erreurs, à des labeurs, à des terreurs, à des secousses de différentes violences. Mais elle a toujours tenu bon et s’est tirée de la gueule du loup sans des dégâts irrémédiables. Elle est encore dans un moment de grande difficulté, et cela ne l’empêchera pas de s’en sortir et de reprendre la pente ascendante du progrès et du développement.</p>
<p>Ce qu’il faudra alors pour ce petit pays au statut régional privilégié, c’est intérioriser, de façon intelligente et dynamique, son arabité et son islamité dans sa tunisianité historique, avec ses fondements clairs, sa démarche rationnelle et ses espoirs modernes. Bien pensée et convenablement assumée, la tunisianité est un prototype idéal de la Méditerranéité, parfois occultée sous certaines pressions idéologiques, alors qu’elle constitue une juste voie vers l’universalité.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-5240" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/03/TN-georgie-1-800x602.jpg" alt="" width="800" height="602" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/03/TN-georgie-1-800x602.jpg 800w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/03/TN-georgie-1-1160x873.jpg 1160w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/03/TN-georgie-1-320x240.jpg 320w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/03/TN-georgie-1-1536x1157.jpg 1536w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/03/TN-georgie-1-750x565.jpg 750w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/03/TN-georgie-1-1140x858.jpg 1140w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/03/TN-georgie-1.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /></p>
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		<title>SECAM9 à Kairouan : « Culture, Francophonie et Méditerranéité : un colloque audacieux »</title>
		<link>https://voixdavenir.com/secam9-a-kairouan-culture-francophonie-et-mediterraneite-un-colloque-audacieux/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Dec 2022 12:35:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Associations]]></category>
		<category><![CDATA[ACAM]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[Kairouan]]></category>
		<category><![CDATA[méditerranéité]]></category>
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					<description><![CDATA[&#160; Intéressant à plus d’un titre est le colloque « Culture-Francophonie-Méditerranéité », organisé les 28 et 29 novembre 2022 à Kairouan, dans le cadre du 9ème Symposium des Expressions Culturelles et Artistiques de la Méditerranéité (SECAM 9), par la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l’Université de Kairouan et l’association pour la Culture et les Arts [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>Intéressant à plus d’un titre est le colloque « Culture-Francophonie-Méditerranéité », organisé les 28 et 29 novembre 2022 à Kairouan, dans le cadre du 9<sup>ème</sup> Symposium des Expressions Culturelles et Artistiques de la Méditerranéité (SECAM 9), par la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l’Université de Kairouan et l’association pour la Culture et les Arts Méditerranéens (ACAM), en partenariat avec l’association Brachylogia et l’association « Questions et Concepts d’Avenir » (QCA).</p>
<p>Soulignons d’abord la très bonne organisation de cette rencontre, dans son ensemble (colloque, exposition de livres, soirée poétique et musicale), grâce à l’engagement d’une petite équipe d’organisation mixte (Dorra Barhoumi pour la faculté et Badreddine Ben Henda pour l’association) intelligemment conduite par le Doyen Radhouan Briki et fermement soutenue par le Président de l’Université, M. Taha Guerfel qui a ouvert ses travaux après l’allocution du Doyen et du président de l’ACAM, Mansour M’henni, et avant la conférence inaugurale du Pr. ém. Samir Marzouki. Cette remarque est importante parce qu’elle indique nettement que dans les moments difficiles, la Tunisie trouve toujours dans certaines énergies intellectuelles, pédagogiques, culturelles et associatives(re) de quoi ranimer ses espoirs d’un avenir meilleur et de quoi renforcer en elle sa confiance dans de nobles intentions toujours en veille et en éveil. En effet, le savoir, la culture et la citoyenneté sont les piliers les plus solides et les plus fiables de toute construction sociétale.</p>
<p>Sur un autre plan, et nullement en rupture avec la première remarque, le sujet du colloque, « Culture-Francophonie-Méditerranéité », a laissé paraître de nombreux points à (re)penser et à discuter encore, en rapport à l’être à soi et à l’être à l’Autre, en rapport à la conscience d’identité et à l’intelligence d’universalité, en rapport à l’éthique et à la pratique, etc. En fait, la question centrale serait : comment tirer profit de l’Histoire, avec ses revers et ses jours heureux, pour repenser un humanisme digne des inaliénables valeurs d’humanité ? De ce point de vue, il conviendrait d’abord de s’entendre sur les constantes universelles du concept de culture, tant dans sa définition fuyante, malléable, monnayable même ; puis de convenir des objectifs évolutifs qu’une culture générale intelligemment travaillée permettrait de viser et d’essayer d’atteindre. Il conviendrait tout autant de s’appliquer, un tant soit peu, à examiner l’intérêt et la pertinence du concept de La Méditerranéité en tant que vision d’un vivre-ensemble s’inspirant d’une histoire et d’une culture locales ou régionales et s’étendant, de par les valeurs partageables, à la dimension universelle. Dès lors, la Francophonie peut être revue à la nécessité de son évolution historique et à sa délocalisation pour porter, culturellement surtout, ces valeurs partagées qu’un concept comme celui de la Méditerranéité pourrait servir et contenir.</p>
<p>Il y a incontestablement d’autres points à discuter à propos de cette rencontre et d’autres aussi concernant le degré de mobilisation et de coordination du cadre enseignant, en interne et en interaction avec les étudiants, pour mieux rentabiliser intellectuellement et culturellement des occasions aussi fructueuses. Mais, pour l’heure, restons aux premières impressions comme celles publiées sur les pages de certains participants. Ali Toumi Abbassi de l’Université de La Manouba a écrit, sous le titre « Culture, Francophonie et Méditerranéité : un colloque audacieux », le statut suivant : « Je rentre du colloque de Kairouan avec les meilleurs souvenirs. Un audacieux challenge voulu par un comité d&#8217;organisation fédérant des virtuoses de l´université (Radhouen Briki, Mansour Mhenni et Badreddine Ben Henda) et des fleurons de la génération en épingle, précisément Dorra Barhoumi.</p>
<p>L&#8217;audace a donné ses fruits. Un bouquet de conférences lumineuses et de saveurs dignes de la variété méditerranéenne, ainsi que de profonds échanges entre d&#8217;honnêtes gens avisés et courtois. Surtout des éclairages complémentaires parfois passionnés sur les concepts complexes de la francophonie et de la méditerranéité. Chapeau bas à tous les fifres, donc ! »</p>
<p>Et Alain Massé, un célèbre et dynamique acteur international des médias et de l’audiovisuel, a répondu : « A mon tour de souligner après Ali le grand intérêt que j&#8217;ai retiré de ma participation à ce symposium particulièrement riche du fait de vos communications, mais aussi des échanges que je qualifierai avant tout d&#8217;empathiques. Ce qui nous rapproche sur le terrain des valeurs est immensément riche, ce qui nous oblige à travailler ensemble, dans nos diversités, pour promouvoir ces dernières. »</p>
<p>En avant donc sur cette voie de la pensée, de la conversation et du partage, pour un monde meilleur, malgré vents et marées !</p>
<p style="text-align: right;"><em>Rédaction VA</em></p>
]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>Le Sommet de la Francophonie sur &#8220;l&#8217;île des rêves&#8221;, vu par Monia Kallel</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Nov 2022 22:06:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[avenir]]></category>
		<category><![CDATA[Jerba]]></category>
		<category><![CDATA[rêve]]></category>
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					<description><![CDATA[Indépendamment de ses retombées, le 18e sommet de la francophonie fut &#8220;une réussite en matière d&#8217;accueil, d&#8217;organisation, de déroulement des travaux&#8221; selon l&#8217;auteur d&#8217; un article intitulé &#8220;Sommet de Djerba : contour d&#8217;un nouvel ordre d&#8217;une francophonie rénovée&#8221;. En conclusion, il affirme : &#8220;nous savons parler aux élites mondiales, aux gens d&#8217;influence planétaire, mais nous [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="x11i5rnm xat24cr x1mh8g0r x1vvkbs xdj266r x126k92a">
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<div dir="auto"><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-3546 alignleft" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/04/Monia-Kallel.jpg" alt="" width="148" height="177" />Indépendamment de ses retombées, le 18e sommet de la francophonie fut &#8220;une réussite en matière d&#8217;accueil, d&#8217;organisation, de déroulement des travaux&#8221; selon l&#8217;auteur d&#8217; un article intitulé &#8220;Sommet de Djerba : contour d&#8217;un nouvel ordre d&#8217;une francophonie rénovée&#8221;. En conclusion, il affirme : &#8220;nous savons parler aux élites mondiales, aux gens d&#8217;influence planétaire, mais nous ne savons pas parler aux Tunisiens et les convaincre&#8221;.</div>
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<div dir="auto">&#8220;La parole est idée&#8221; dit le poète. Et à Jerba, il y avait, en effet, plein d&#8217;idées et de promesses.</div>
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<div dir="auto">Au parc « Djerba Explore » qui brillait de mille feux, organisateurs, visiteurs, enfants de tout pays, étaient « connectés dans la diversité », comme le veut le slogan, joyeux, festifs, ouverts. Une jeunesse impressionnante de créativité et d’énergie investit en masse les expositions, conférences-débats, spectacles, concerts…Le charme opère. Le tempo vous emporte et les résonnances de l’avenir pénètrent en vous, puissantes, profondes.</div>
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<div dir="auto">Pendant une semaine, la mythique Jerba, désignée autrefois « l’île des lotophages», (en référence au lotos, plante qui fait oublier qui on est et d’où on vient) a été le lieu de tous les possibles. Tout, en effet, semblait à portée de main excepté le livre francophone, les écrivains, les penseurs et les éditeurs tunisiens qui, eux, étaient quasiment absents du paysage.</div>
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<div dir="auto">Dans l’absence, ils continueront à écrire et à publier en français, à récréer cette langue de liberté et de contestation, à croire en une Francophonie sans a priori et sans complexe. Sans grandes illusions non plus.</div>
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<div dir="auto">Bourguiba, le fondateur et l’autre présent-absent de ce sommet, n’aimait pas le mot « francophonie » disait-il. Il l’a re-sémantisé et en a fait un concept au sens proche du « commonwealth », à savoir une «communauté linguistique » qui « respecte les souverainetés de chacun et harmonise les efforts de tous».</div>
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<div dir="auto">Tous, c&#8217;est les acteurs socio-politiques des cinq continents, les hommes d’aujourd’hui et de demain. Car, explique-t-il, la francophonie « n’est pas un antique héritage. C’est une greffe ». Pour qu’elle prenne, il faut travailler sans relâche, construire et propager notre « Être national », faire face aux intempéries et bouleversements de l’Histoire….</div>
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<div dir="auto">« Le français n’a peut-être plus le caractère éminemment universel qui fut le sien », affirme Bourguiba en mai 1968 dans le discours de Montréal en ajoutant que ce changement est « peut-être une chance pour lui [le français] et pour les peuples qui lui ont accordé leur fidélité ».</div>
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<div dir="auto">Repenser l’enseignement de la langue, revisiter nos programmes et notre système scolaires s’imposent aujourd’hui plus que jamais comme une « chance » : pour nous, qui devons apprendre à &#8220;parler&#8221; avec réalisme et lucidité aux &#8220;élites mondiales&#8221;, et pour elles, les élites qui gagneraient à nous écouter et à mieux nous connaitre…</div>
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<div dir="auto">Espérons que la « découvrabilité », ce mot nouveau qui a retenti avec force au sommet de Jerba sera la clé d’une ère nouvelle…</div>
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