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	<title>gouvernement &#8211; Questions et Concepts d’Avenir</title>
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	<title>gouvernement &#8211; Questions et Concepts d’Avenir</title>
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		<title>Chronique : La commémoration de l’Indépendance à l’heure des élections. Par Mansour M’henni</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Mar 2024 06:35:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoires]]></category>
		<category><![CDATA[commémoration]]></category>
		<category><![CDATA[Elections]]></category>
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					<description><![CDATA[Mansour M’henni Le propre de la commémoration des dates nationales symboliques s’inscrit pleinement dans cette logique, soulignée ou non, de ce qu’on pourrait appeler « une mémoire d’avenir », définie, comme il m’a été souvent donné de le rappeler, en écho à la maxime qui disait qu’il faut « regarder le passé pour éclairer l’avenir ». Cependant, ce qui [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img decoding="async" class="wp-image-3249 alignleft" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/01/jpc1-800x530.jpg" alt="" width="173" height="115" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/01/jpc1-800x530.jpg 800w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/01/jpc1-1160x768.jpg 1160w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/01/jpc1-1536x1017.jpg 1536w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/01/jpc1-750x497.jpg 750w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/01/jpc1-1140x755.jpg 1140w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/01/jpc1.jpg 1848w" sizes="(max-width: 173px) 100vw, 173px" />Mansour M’henni</p>
<p>Le propre de la commémoration des dates nationales symboliques s’inscrit pleinement dans cette logique, soulignée ou non, de ce qu’on pourrait appeler « une mémoire d’avenir », définie, comme il m’a été souvent donné de le rappeler, en écho à la maxime qui disait qu’il faut « regarder le passé pour éclairer l’avenir ». Cependant, ce qui est inévitable dans la stratégie commémorative, c’est l’arrière-fond politique qui ressort de l’ombre de toutes ses frustrations pour revendiquer une sorte de légitimité à mille intentions sous couvert d’un visage commun pour l’intérêt partagé.</p>
<p>On se souvient ainsi de la place et des dimensions que prenait la commémoration de l’Indépendance nationale sous le règne de Bourguiba et sous celui de Ben Ali. Un spectacle dans la juste conformité à l’esprit d’unité nationale, acquise après de longs et pénibles sacrifices, et à la nécessité de la protéger de toute dissidence et de toute tendance complotiste. Puis, à partir de 2011, cette date a été trainée dans toutes les alcôves et a été tantôt maltraitée comme une diabolique trainée, tantôt monnayée comme une belle kidnappée.</p>
<p>Cette année, la commémoration du 20 mars 1956 (68 ans déjà ! 68 ans seulement ?) me semble se parer déjà à l’heure des élections annoncées pour le dernier trimestre de l’année en cours. Oui, élections présidentielles comprises ! Alors là, tous les intéressés se manifestent au nom de la responsabilité dont ils se sentent redevables, mais aussi dans les termes voilés de l’insinuation, pour ne pas paraître exploiter l’événement national pour un intérêt personnel. Entendons-nous bien d’emblée, il n’y a ici aucun reproche signifié à l’égard de nulle attitude car le pays et son Histoire sont la propriété de tous les Tunisiens et chacun a le droit de se positionner à sa façon par rapport à ce qui s’y rapporte. N’empêche qu’il est permis de tirer de ce phénomène des impressions et de les partager pour une quelconque utilité ou pour la simple distraction.</p>
<p>Pour ma part, je veux simplement dire mon étonnement de ne pas voir se manifester, à cette occasion, des organisations, des groupes ou des personnes (Dois-je dire épersonnaliés » ?) politiques généralement pressées de ne rater aucune occasion pour le faire. Même la manifestation de la veille (le 19 mars) devant le Palmarium, en soutien aux Palestiniens de Gaza, n’a pas senti le besoin d’articuler les deux moments historiques des deux pays frères, malgré tous les rapprochements possibles et tous les souvenirs communs !</p>
<p>Du côté des partis politiques, j’ai relevé un pointage de présence de l’un d’entre eux, s’inscrivant dans la reconnaissance respectueuse du passé et dans l’adhésion au processus en cours vers l’avenir. Du côté du gouvernement, il y aurait eu des cérémonies disséminées dans certains gouvernorats et celle plus représentative du ministère de l’Intérieur. Tout cela est lisible, non sans les tiraillements qui président aux heurts et aux bonheurs de notre vie politique actuelle.</p>
<p>Cependant, la vidéo de Nizar Chaari (candidat déclaré aux présidentielles de 2024), diffusée sur sa page dans les réseaux sociaux, et la lettre ouverte de Mondher Znaïdi, adressée au Président de la République par le même biais, sont toutes deux bien ficelées et bien communiquées, dénotant leur élaboration dans le cadre d’un travail d’équipe et d’un conseil d’expérience. Ces deux messages nous paraissent mériter qu’on s’y attarde et qu’on prenne à leur égard l’attitude de Pangloss dans <em>Candide</em> de Voltaire, celle de « prendre le parti d&#8217;aller <em>raisonner</em> ailleurs de leurs <em>effets</em> et de leurs <em>causes »</em>.</p>
<p>Il est bien dit « ailleurs », donc pas ici. En attendant que se décante l’ambiance pour un serein débat sur les prochaines élections.</p>
<p>(<em>Publié aussi sur jawharafm.net)</em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Chronique : Le jour d’après. Par Sliman Chahdi.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Jun 2022 07:13:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[assemblée]]></category>
		<category><![CDATA[Elections]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[inédit]]></category>
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		<category><![CDATA[Président]]></category>
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					<description><![CDATA[Le dimanche 19 Juin 2022 est une journée à marquer avec de l’encre indélébile. Tout d’abord, les français ont encore marqué leur total désintérêt pour ce 2ème tour des élections législatives. Cette désertion des urnes est marquée par un taux d’abstention de 52,41 %. C’est terrible. Mons d’un français sur deux s’est déplacé pour voter. [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img decoding="async" class=" wp-image-2909 alignleft" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2020/11/sliman-chahdi-800x1069.png" alt="" width="107" height="143" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2020/11/sliman-chahdi-800x1069.png 800w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2020/11/sliman-chahdi-1160x1550.png 1160w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2020/11/sliman-chahdi-1150x1536.png 1150w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2020/11/sliman-chahdi-750x1002.png 750w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2020/11/sliman-chahdi-1140x1523.png 1140w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2020/11/sliman-chahdi.png 1533w" sizes="(max-width: 107px) 100vw, 107px" />Le dimanche 19 Juin 2022 est une journée à marquer avec de l’encre indélébile.</p>
<p>Tout d’abord, les français ont encore marqué leur total désintérêt pour ce 2<sup>ème</sup> tour des élections législatives. Cette désertion des urnes est marquée par un taux d’abstention de 52,41 %. C’est terrible. Mons d’un français sur deux s’est déplacé pour voter. Ce divorce entre la population et la vie politique et démocratique est, à peine, évoqué par les différents acteurs et responsables politiques. Ce clivage va en se radicalisant. Les français le disent haut et fort, à tort ou à raison, « Ils ont de moins en moins confiance dans leur classe politique ». Mais pourquoi ? Certes beaucoup de citoyens se sentent abandonnés, Ils ne comprennent plus rien à leur élite politique. Il ne s’agit pas seulement de citoyens des quartiers ghettos et des gens exclus. La sociologie des abstentionnistes montre que le phénomène traverse pratiquement toutes les catégories sociales. Pourquoi. ? Pour le savoir, ne demandez surtout pas aux politiciens. Ils ont d’autres chats à fouetter.</p>
<p>L’autre fait majeur de ce deuxième tour de ces élections législatives c’est l’échec du président actuel à obtenir une majorité absolue lui permettant d’appliquer ces promesses et son programme annoncés pendant les 2 rounds des présidentielles. Jupiter pendant la législature précédente mais redevenu simple humain et affaibli aujourd’hui.</p>
<p>Là encore les français ont désavoué la majorité présidentielle et ont refusé de lui accorder leur totale confiance. Ils ont voulu signifier que désormais le pouvoir ne doit plus rester entre les mains d’un seul homme et d’un seul parti. On a donc un président affaibli, avec une majorité relative qui devrait composer et chercher des compromis avec d’autres composantes politiques.</p>
<p>Mais le plus grave dans cette affaire est la percée de l’extrême droite avec 89 sièges obtenus à l’Assemblée Nationale c’est du jamais vu sous la 5<sup>ème</sup> République. Donc les digues démocratiques, censées contenir les idéologies anachroniques et obscurantistes, les fascistes de tout poil, les chantres de la haine et de l’exclusion, ont toutes cédé.</p>
<p>Face à cet état de décomposition avancée de la vie politique, on peut observer une petite embellie incarnée par une victoire politique de la gauche qui a su se rassembler. C’est le résultat d’un savoir-faire politique et d’une volonté de sortir du nombrilisme néfaste et faire des choses en commun. Les accords entre les différents partis de la gauche française ont accouché d’un OPNI* qu’a été la naissance de la Nouvelle Union Populaire Ecologique et Sociale Cette coalition a tenu toutes ses promesses. Le nombre de sièges pour la NUPE a réussi à obtenir 137 sièges alors qu’en 2017 toute la gauche, tous partis confondus, réunissait à peine 60 sièges</p>
<p>Cette unité entre les insoumis, les écologistes, les socialistes et les communistes tiendra-t-elle ? Hier, quelques fissures se sont fait voir entre les différentes composantes de cette gauche victorieuse et peut être surprise de son propre succès. Le débat est le suivant : Faut-il oui ou non former un groupe parlementaire uni rassemblant tous les partis ou au contraire laisser la liberté à chaque parti de former son propre groupe à l’Assemblée Nationale ?</p>
<p>On va attendre et voir.</p>
<p>N’empêche que nous assistons bel et bien à un paysage politique fracturé, trop fragmenté et traversé par toute sorte d’instabilité, où les légitimités naturelles d’hier ne sont plus à l’ordre du jour. Est-ce que tout cela sera gérable ou se dirige-t-on vers des blocages politiques et des enchères politiciennes ?  Une vie politique où les coups de théâtre, les psychodrames, les dissolutions de gouvernement ou d’Assemblée seront monnaies courantes comme au bon vieux temps des 3<sup>ème</sup> et 4<sup>ème</sup> Républiques.</p>
<p>Aux dernières nouvelles, notre Président penserait à un gouvernement d’Union Nationale. Ah bon !!!</p>
<p><em>*OPNI : Objet Politique Non Identifié.</em></p>
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		<title>Point chaud: Les choses sérieuses commencent pour le Gouvernement! Par Kamel Chérif</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Oct 2021 15:24:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[conseil]]></category>
		<category><![CDATA[limites]]></category>
		<category><![CDATA[sommet]]></category>
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					<description><![CDATA[Le sommet mondial de la francophonie reste en Tunisie, il se tiendra à Djerba mais il a été reporté d&#8217;une année. Notre pays, qui a maintenant un gouvernement, a largement le temps de bien le préparer et d&#8217;être à la hauteur de l&#8217;événement. Une annulation aurait des retombées néfastes pour le pays mais grâce à [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div dir="auto">Le sommet mondial de la francophonie reste en Tunisie, il se tiendra à Djerba mais il a été reporté d&#8217;une année. Notre pays, qui a maintenant un gouvernement, a largement le temps de bien le préparer et d&#8217;être à la hauteur de l&#8217;événement. Une annulation aurait des retombées néfastes pour le pays mais grâce à nos diplomates chevronnés le sommet a été maintenu en Tunisie.</div>
<div dir="auto">Cela dît les choses sérieuses commencent pour le nouveau gouvernement qui entame un nouveau départ et tient aujourd&#8217;hui son 1er conseil des ministres. Le gouvernement est fatalement limité dans le temps avec d&#8217;énormes dossiers et, comme l&#8217;a souligné Kais Saïd, il n&#8217;y a pas de temps à perdre. Tout est important, tout est urgent.</div>
<div dir="auto">On entre ainsi dans le vif du sujet et le temps est compté.</div>
<div dir="auto">Pour l&#8217;instant le vent est favorable, les indicateurs sont au vert et les commentaires favorables vont bon train. Certes on a l&#8217;habitude de louer les mérités des nouveaux venus mais finalement on est gagné par la déception pour plusieurs raisons. Cette fois, étant donné les circonstances exceptionnelles que vit le pays, espoir et confiance animent la vie politique. Le pays attend beaucoup de ce gouvernement de technocrates car la situation dans le pays et dans le monde a changé considérablement.</div>
<div dir="auto">La politique est une mission, un projet et surtout des moyens pour pouvoir améliorer la situation et tenir les promesses. On ne souhaite que le meilleur pour la Tunisie qui a connu trop de crises.</div>
<div dir="auto"></div>
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		<title>Humeur : Frauduleusement vôtre ! Par Ali Toumi  Abassi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Oct 2021 11:42:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[enfance]]></category>
		<category><![CDATA[Fraude]]></category>
		<category><![CDATA[humeur]]></category>
		<category><![CDATA[parano]]></category>
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					<description><![CDATA[Le nouveau gouvernement tunisien sous la houlette de N. Bouden vient d&#8217; annoncer la couleur de son projet. La lutte contre la fraude et la corruption est privilégiée. Et pour cause! La fraude se conjugue au quotidien et en tout domaine&#8230; Je te fais des promesses en l’air, tu me poses un lapin, il nous [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img decoding="async" class=" wp-image-4435 alignleft" src="https://www.voixdavenir.com/ibylensu/2021/10/abassi-toumi.jpg" alt="" width="101" height="134" />Le nouveau gouvernement tunisien sous la houlette de N. Bouden vient d&#8217; annoncer la couleur de son projet. La lutte contre la fraude et la corruption est privilégiée. Et pour cause!</p>
<p>La fraude se conjugue au quotidien et en tout domaine&#8230;</p>
<p>Je te fais des promesses en l’air, tu me poses un lapin, il nous enfarine à tout propos, elle farde ses gestes et discours, ils se prêtent à tous les jeux de masque, elles mentent comme elles respirent&#8230;</p>
<p>Nous cherchons en tout lieu, à longueur de jour et d’année, un dindon de la farce…</p>
<p>Vous avez compris cette déclinaison qui décrit tout bonnement la devise actuelle, la fraude sauvage! Elle se fait marcotter sous notre tente, gagne des tentacules incommensurables, se radicalise, envenime même l’air que nous respirons, l’eau que nous buvons, les ingrédients de nos plats, les sentiments que nous éprouvons, les actions que nous accomplissons, les projets dont nous rêvons.</p>
<p>Non, vous n’y êtes pas ?</p>
<p>Pourtant je ne suis pas du tout un parano. Voyons voir !</p>
<p>Voici des cas de notre vécu social, encore plus percutants de véracité : les enfants vaquent à l’école buissonnière, s’ils ne se livrent pas à une délinquance plus grave et te racontent des salades quand tu leur demandes des comptes, le voisin te sourit à tout bout de champ et reluque ta femme ou ta fille en nourrissant des fantasmes de macaque, le concierge se répand en salamalec à ton passage et te balafre le dos à force de médisance avec tes voisins, le flic, qui fait le pied de grue à la rocade t’arrête, surtout si tu es de la gent féminine, et t‘invente une histoire scélérate pour que tu lui fasses un bakchich diligent et libéral, l’épicier te jure tous ses dieux et marabouts qu’ il te vend la meilleure huile d’olive du monde et tu débouches une fiasque pleine d’un liquide tout à fait improbable, l’élève ou l’étudiant « yfaski » (néologisme tunisien signifiant recourir à une fausse copie) et snobe royalement le rare disciple honnête et méticuleux, le collègue se met en quatre et même en huit pour t’arracher cordialement les viscères à la faveur de coups bas et de rumeurs, les politiciens se spécialisent dans l’art des promesses non tenues et de la duplicité, les journaleux fabriquent des scoops de toutes pièces et tant pis pour la psychose dans le pays déjà trop sinistré, le commun des mortels pratique quotidiennement la surenchère, cherche comment faire mouvoir les montagnes et faire naître des souris…</p>
<p>Voilà pour le constat ! La fraude systématique et généralisée chez nous est flagrante, indubitable, sidérante, beaucoup plus qu&#8217;ailleurs probablement !</p>
<p>Bon, il est vrai, que nous n’avons inventé ni le sang contaminé ( la France ),ni le dopage ( c&#8217;est le fléau du sport international), ni la démagogie des FMI et autre BM , ni la fable du loup et de l’agneau….Mais là où des sociétés développées isolent au maximum la fraude dans tous ses sens sur leurs territoires, nous en faisons depuis des années une norme dont ne s’écartent que des citoyens rarissimes, assimilables à une race en voie d’extinction, ou des miséreux en marge de tout.</p>
<p>Quant à l’explication du phénomène, on y perd son latin et tous les idiomes à portée de méninges. J’y vais, quant à moi, de ma petite lecture qui ne prétend à rien de sibyllin ni de compliqué : nous sommes une société en voie de mutation, nous faisons nos premiers pas entre la position bestiale des primitifs et la position débout des premiers hommes civilisés. Nous créons et pratiquons donc un comportement hybride, à la fois naturel et culturel : satisfaire l’instinct (peur, psychose, brutalité, individualisme…) et sauvegarder un faux semblant social (vivre ensemble, communiquer, cohabiter…)</p>
<p>Péroraison: Pour terminer la mutation dans le bon sens, nous avons du chemin à faire, qui se jauge en termes d’années et de décades, hélas.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Chronique : Le Président de la République met l’ARP dans le Musée de l’histoire.  Par Mansour M’henni</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Oct 2021 10:18:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Pensées]]></category>
		<category><![CDATA[ARP]]></category>
		<category><![CDATA[musée]]></category>
		<category><![CDATA[photos]]></category>
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					<description><![CDATA[Le lundi 11 octobre 2021 restera certainement comme une journée mémorable de l’histoire de la Tunisie contemporaine, comme le 25 juillet 2021, non seulement par l’investiture (le mot peut paraître impropre, cependant il est utilisé ici à bon escient) du nouveau gouvernement, mais aussi par un acte d’une haute signification et d’une symbolique particulière dans [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-2770 alignleft" src="https://www.voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/mansour-mhenni.jpg" alt="" width="136" height="185" />Le lundi 11 octobre 2021 restera certainement comme une journée mémorable de l’histoire de la Tunisie contemporaine, comme le 25 juillet 2021, non seulement par l’investiture (le mot peut paraître impropre, cependant il est utilisé ici à bon escient) du nouveau gouvernement, mais aussi par un acte d’une haute signification et d’une symbolique particulière dans la stratégie politique envisagée par le Président de la République, Kaïs Saïed. C’est le commentaire, photos à l’appui, dans l’allocution présidentielle portant sur l’ARP et ses déboires.</p>
<p>Concernant le nouveau gouvernement, on se contenterait de lui accorder un préjugé favorable sur la base surtout de plusieurs éléments tenant à l’indépendance et à la propreté apparentes de ses membres et soulignées par plusieurs témoins, sur la base aussi d’un courage et d’un engagement manifestes se traduisant au moins par l’acceptation de responsabilités très lourdes dans des conditions très peu favorables. En tout cas, l’allocution de la présidente du Gouvernement (qu’il paraît possible de doter de ce titre, malgré la nature franchement présidentielle de la gouvernance de l’exception transitionnelle) s’inscrit explicitement dans les principales attentes populaires et, le soutien citoyen aidant, il est possible d’espère un redressement de la situation par ce nouveau gouvernement, sous la tutelle du premier responsable, le Président de la République.</p>
<p>D’aucuns contesteraient le terme ici employé d’investiture, au moins pour non intervention du parlement dans la validation du gouvernement. Or la réponse nous paraît inhérente à l’allocution présidentielle où il est explicitement précisé (ou presque) qu’il y aura un parlement, mais non celui qu’on avait jusqu’au 25 juillet 2021.</p>
<p>Ce message nous a semblé lisible dans le commentaire du Président faisant état de comportements « honteux » du parlement gelé, détourné de tout ce qui concerne les citoyens qu’il est censé représenter, pour des intérêts personnels ou des manigances conflictuelles. Le grand désastre étant perceptible au sang qui a coulé dans le parlement sans qu’aucune décision idoine soit prise en conséquence. Mais le plus intéressant à relever, c’est sans doute le défilement, dans les mains du président et suivi par la caméra, de photos illustrant les propos du locuteur et donnant une idée de « l’horreur » des scènes de violence rappelées ayant eu lieu en pleines réunions de l’ARP. Certes, ce défilement d’images aurait une portée argumentative qui pourrait même rejoindre les propos d’après sur le comportement scandaleux d’un ex-président, tenant à la présidence par un fil quasi-fictif, qui avait appelé les amis de la Tunisie à intervenir dans son pays pour lui arranger un pouvoir à sa convenance.</p>
<p>Mais ce défilement iconique nous semble signifier, dans l’esprit du Président, que l’ARP relèvera désormais du passé révolu, trouvant certes sa place dans un musée en tant qu’objet d’archives, mais nullement en tant qu’institution vivante et active dans le temps présent. Ce serait donc comme une exposition préalable à la fixation de ces images dans le musée, pour l’enseignement des citoyens ; elle leur dirait qu’il faut bien se garder d’élire n’importe qui dans une institution représentative, au nom de la démocratie, sans quoi celle-ci serait plus grave et plus préjudiciable pour ses intérêts qu’une dictature, effective ou considérée comme telle.</p>
<p>Message reçu, Monsieur le Président ; mais nous attendons l’issue de l’état d’exception, avec une vraie démocratie qui n’aurait rien à voir avec la dictature ni avec une démocratie déformée soit par mauvaise représentativité, soit par trop de populisme conduisant à l’anarchie.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Point chaud: Les compétents, après les politiques et les indépendants! Par Kamel Chérif</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Sep 2021 09:58:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Bouden]]></category>
		<category><![CDATA[compétence]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[Que dire de plus, tout a été dit sur cette femme nommée cheffe de gouvernement. Les Tunisiens et les Tunisiennes se sont livrés à coeur joie sur les réseaux sociaux pour exprimer leur satisfaction suite à la nomination de Mme Najla Bouden Romdhane cheffe du gouvernement bien qu&#8217;elle soit inconnue du grand public. Dix semaines [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div dir="auto"><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-2850 alignleft" src="https://www.voixdavenir.com/ibylensu/2020/11/Kamel-Cherif-2.jpg" alt="" width="141" height="138" />Que dire de plus, tout a été dit sur cette femme nommée cheffe de gouvernement. Les Tunisiens et les Tunisiennes se sont livrés à coeur joie sur les réseaux sociaux pour exprimer leur satisfaction suite à la nomination de Mme Najla Bouden Romdhane cheffe du gouvernement bien qu&#8217;elle soit inconnue du grand public. Dix semaines après son coup de force du 25 juillet, Kais Saïd, qui s&#8217;est arrogé des pouvoirs exceptionnels, a créé la surprise en nommant une femme à la tête du gouvernement, une première. Une annonce tardive mais accueillie favorablement, tous les superlatifs ont été utilisés même si Mme Bouden, professeur universitaire de formation, va faire ses premiers pas dans la sphère politique, dans un moment sensible. On espère vivement que c&#8217;est le bon choix et le début de la relance tant attendue. Il ne s&#8217;agit pas de louer les mérites de Mme Bouden car elle sait qu&#8217;un travail titanesque l&#8217;attend et qu&#8217;elle a la confiance totale du président qui lui a dit publiquement sa principale mission. Ce sera de mettre fin à la corruption et au chaos qui s&#8217;est répandu dans de nombreuses institutions de l&#8217;État.</div>
<div dir="auto">Elle part avec les faveurs du pronostic et tous les internautes lui souhaitent bonne chance et lui accordent leur soutien total. Une amie internaute a écrit que Mme Bouden a une posture humble, un sourire rassurant, une silhouette frêle mais bien droite qui renvoie calme et détermination.</div>
<div dir="auto">Faut-il rappeler que la femme tunisienne a montré et démontré sa compétence dans tous les domaines. Même si elle est la première femme qui occupe un tel poste en Tunisie et dans le monde arabe, un symbole fort, l&#8217;important c&#8217;est en définitive de la Tunisie qu&#8217;il s&#8217;agit, un pays qui doit impérativement sortir de ce marasme. Alors accordons le préjugé favorable à Mme Bouden et souhaitons lui bon vent et beaucoup de succès dans sa délicate tâche et ce pour le bien de notre pays qui en a réellement besoin. Après 2 échecs, il faut non seulement espérer un changement mais faire en sorte que le pays retrouve l&#8217;élan nécessaire avec l&#8217;équipe gouvernementale qui sera annoncée incessamment.</div>
<div dir="auto">On a essayé les politiques, les indépendants, aujourd&#8217;hui on a besoin de compétents .</div>
<div dir="auto"></div>
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		<title>Edito : La femme est l’avenir de l’homme, Saïed dixit ! Par Mansour M’HENNI</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Sep 2021 09:41:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Editos]]></category>
		<category><![CDATA[Histoires]]></category>
		<category><![CDATA[Pensées]]></category>
		<category><![CDATA[événement]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[Nomination]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans son poème « Zadjal de l’avenir », du recueil Le Fou d’Elsa, je veux bien rappeler deux vers qui riment sans se suivre : « L’avenir de l’homme est la femme / […] / Et sans elle il n’est qu’un blasphème ». Ces deux vers inspireront une chanson écrite et interprétée par Jean Ferrat ; j’en citerai les deux dernières [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-2738 alignleft" src="https://www.voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/edito-800x450.jpg" alt="" width="158" height="89" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/edito-800x450.jpg 800w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/edito-750x422.jpg 750w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/edito.jpg 1000w" sizes="auto, (max-width: 158px) 100vw, 158px" />Dans son poème « Zadjal de l’avenir », du recueil <em>Le Fou d’Elsa</em>, je veux bien rappeler deux vers qui riment sans se suivre : « L’avenir de l’homme est la femme / […] / Et sans elle il n’est qu’un blasphème ». Ces deux vers inspireront une chanson écrite et interprétée par Jean Ferrat ; j’en citerai les deux dernières strophes en guise de conclusion de cette chronique en hommage à la femme tunisienne, mais surtout à l’acte qui en a rappelé l’image et le statut les plus glorifiants, celui de la nomination par le Président Kaïs Saïed d’une femme à la tête du prochain gouvernement tant attendu.</p>
<p>Najla Bouden, l’universitaire de 63 ans, est peut-être peu connue médiatiquement, surtout par certains politiques plus affairés à manipuler le discours et à dénigrer tout ce qui n’est pas à leur convenance qu’à s’investir humblement dans l’action productive ; mais c’est une femme dont la compétence est attestée, à la fois dans son domaine de spécialité et dans les tâches de gestion qu’elle avait eues à sa charge. On en est convaincu rien qu’à voir le grand flux de témoignages, émanant de ses collègues et attestant de l’intégrité, de la compétence, de la socialité et de l’honnêteté de cette femme qui, en plus, répond objectivement au profil requis pour les exigences de la situation présente et pour les impératifs d’une édification rationnelle et ambitieuse de l’avenir. « Une tête bien faite et une excellente réputation », a-t-on écrit hors de nos frontières.</p>
<p>Quant à ceux qui, pris de court, ne trouvent pas mieux à faire que spéculer sur sa relation au Président et sur sa part d’initiative dans la gestion des affaires gouvernementales, ils feraient mieux de faire preuve de bonne foi et d’esprit de participation à l’élaboration d’une stratégie de convergences des intentions et des actions vers l’intérêt collectif et la réhabilitation de la bonne réputation de la Tunisie.</p>
<p>Mais pour le Président de la République, force est de lui reconnaître l’ingéniosité de son acte, surtout après le scepticisme qu’il a créé en nous à coups d’attente lassante. Je me souviens avoir écrit, ici même, la veille de l’anniversaire de Bourguiba, le 2 août 2021, dans le sens d’un rapprochement de la vision de Bourguiba et celle de K. Saïed : « À ceux qui, comme Moncef Marzouki et consorts, sans doute les islamistes aussi à leur manière, se sont érigés en vrais et seuls fondateurs de la République, idéologiquement ou cultuellement sectaire, K. Saïed semble leur dire qu’ils sont loin de leur prétention et peut-être également du cours de l’Histoire. Mais aussi à ceux qui se prétendent les seuls porteurs du projet de Bourguiba et de ses valeurs civilisationnelles, K. Saïed semble répliquer qu’ils se leurrent sur l’historicité du bourguibisme tellement ils restent prisonniers de son passéisme, le ramenant ainsi malgré lui sur le terrain de tous les intégrismes et de l’idéologie réactionnaire ». Cela me semble se confirmer davantage par cet acte de nomination, pour la première fois dans un pays arabe, d’une cheffe de gouvernement, à la manière dont Bourguiba avait fait de la Tunisie le seul pays arabo-musulman à adopter un code du statut personnel légiférant l’émancipation des femmes et leurs reconnaissant l’essentiel de leurs droits.</p>
<p>Contrairement à la réputation qu’on lui a faite d’islamiste déguisé, K. Saïd donne ainsi un signe de l’inscription de son action, de son projet politique et civilisationnel s’il en est, dans le prolongement de la pensée réformiste tunisienne concrétisée politiquement dans le projet moderniste de Bourguiba : « Partir des acquis du bourguibisme pour aller plus loin dans le sens du développement et du progrès ». Que cela déplaise à certains, pour des raisons historiques et idéologiques bien connues, ce n’est pas important si le défi du Président a cette ambition car le peuple y adhèrera sans doute. L’essentiel pour lui est de rester ferme sur ses principes de base, fidèle à ses promesses d’œuvrer proprement pour le bien-être de tous les citoyens en redressant l’économie pour créer la richesse et améliorer les conditions sociales, de protéger les libertés publiques et individuelles dans le sens d’une généralisation de la culture de la démocratie, de lutter contre la corruption par la seule arme qui vaille la peine, en l’occurrence une vigilance alerte et une justice saine. Autant de concepts à redéfinir peut-être, à préciser au moins, en vue de leur adoption consensuelle comme une plateforme de base de l’action citoyenne.</p>
<p>Si tel est l’objectif essentiel du président, la nomination de Mme Najla Bouden ne sera nullement conditionnée par l’intention d’en faire un pion entre ses mains, mais une collaboratrice de participation et d’exécution dans une équipe de transition délibérément choisie parmi les compétences indépendantes, non encore assujetties aux combines politicardes et aux intérêts des lobbies. La liberté de presse et d’expression étant garantie, cela n’empêchera personne, individuellement ou dans un cadre partisan, de se positionner dans la citoyenneté participative soit par l’opposition et la critique, soit par la proposition publique, laissant à l’équipe de pilotage de faire le tri et de retenir ce qu’elle juge idoine pour la situation et ce dont elle sera redevable devant le Président qui en sera lui-même redevable devant l’ensemble des citoyens. Certes la démarche n’est pas à la juste mesure et au bon gré des partis politiques dans leur conception classique de la démocratie ; mais devant leur échec, ils vont bien devoir s’accommoder d’une démarche différente, corrective, le temps d’un état d’exception, un état de révision et de reconstruction.</p>
<p>A coup sûr, Mme Bouden va devoir et savoir user de cette compétence féminine qui saura sans doute faire la différence, à un moment inaugural et historique de cette haute responsabilité féminine à la tête du gouvernement. Un moment dont attendrait la confirmation que la « femme est l’avenir de l’homme ». A présent, attendons voir pour juger, mais faisons tout pour aider et non pour bloquer. En même temps, en remerciement au Président pour son geste civilisationnel qui fera date, prêtons l’oreille à cette voix de Jean Ferrat qui chante :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Il faudra réapprendre à vivre</p>
<p>Ensemble écrire un nouveau livre</p>
<p>Redécouvrir tous les possibles</p>
<p>Chaque chose enfin partagée</p>
<p>Tout dans le couple va changer</p>
<p>D&#8217;une manière irréversible</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le poète a toujours raison</p>
<p>Qui voit plus haut que l&#8217;horizon</p>
<p>Et le futur est son royaume</p>
<p>Face aux autres générations</p>
<p>Je déclare avec Aragon</p>
<p>La femme est l&#8217;avenir de l&#8217;homme</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: right;"><strong> (article publié d&#8217;abord sur jawharafm.net)</strong></p>
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		<title>Point chaud: Un jeune héros est né, un gouvernement est en naissance. Par Kamel Chérif</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Jul 2021 08:10:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[action]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernement]]></category>
		<category><![CDATA[Président]]></category>
		<category><![CDATA[santé]]></category>
		<category><![CDATA[sport]]></category>
		<category><![CDATA[temps]]></category>
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					<description><![CDATA[Tous les jours il y a du nouveau depuis que Kais Saïd a pris la destinée du pays en mains. Hier premier jour de congé décidé par Kais Saïd, il y a eu le limogeage de plusieurs conseillers et de chargés de mission au sein de l&#8217;équipe de l&#8217;ex chef de gouvernement. La cadence se [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div dir="auto"><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-2850 alignleft" src="https://www.voixdavenir.com/ibylensu/2020/11/Kamel-Cherif-2.jpg" alt="" width="138" height="135" />Tous les jours il y a du nouveau depuis que Kais Saïd a pris la destinée du pays en mains. Hier premier jour de congé décidé par Kais Saïd, il y a eu le limogeage de plusieurs conseillers et de chargés de mission au sein de l&#8217;équipe de l&#8217;ex chef de gouvernement. La cadence se poursuit et on attend la formation de la nouvelle équipe gouvernementale et de son chef qui ont du pain sur la planche. Cette question alimente toutes les discussions et inonde les réseaux sociaux. Mais au delà des noms dont les qualités doivent être la compétence et la disponibilité le nouveau gouvernement doit impérativement et immédiatement entrer dans le vif du sujet et prendre sans perdre de temps les mesures audacieuses de sauvetage.</div>
<div dir="auto">A l&#8217;échelle internationale les pays appellent au respect de la constitution, des principes démocratiques, de l&#8217;État de droit et réaffirment leur attachement à la stabilité du pays.</div>
<div dir="auto">Outre la crise politique, la Tunisie fait face de plein fouet à la crise sanitaire qui l&#8217;a beaucoup fragilisée. Aujourd&#8217;hui la situation nécessite une meilleure organisation de la campagne vaccinale surtout que l&#8217;alibi du manque de doses n&#8217;est plus de mise avec l&#8217;afflux de l&#8217;aide internationale qui ne faiblit pas. Ce rebond concerne plusieurs pays qui font face à une nouvelle hausse des contaminations, due au variant delta le plus dangereux et le plus contagieux de tous les virus.</div>
<div dir="auto">Que d&#8217;urgences, que de tracas, que de soucis en cet été très particulier. Dans cette grisaille, on aurait souhaité une qualification de notre champion aux 800 mètres nage libre, mais ce n&#8217;est que partie remise, l&#8217;avenir est devant lui. Il a eu ce mérite d&#8217;inscrire son nom en lettres dorées dans l&#8217;histoire des jeux olympiques.</div>
<div dir="auto">Un jeune héros est né.</div>
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		<title>Chronique : Du mal des médias aujourd’hui.  Par Mansour M’henni</title>
		<link>https://voixdavenir.com/chronique-du-mal-des-medias-aujourdhui-par-mansour-mhenni/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Apr 2021 16:29:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[bras de fer]]></category>
		<category><![CDATA[médias]]></category>
		<category><![CDATA[nominations]]></category>
		<category><![CDATA[règles]]></category>
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					<description><![CDATA[Si la plupart des Tunisiens, de certains observateurs étrangers aussi, sont convaincus que la liberté de presse et d’expression est le principal acquis du séisme social ayant secoué le pays, puis une bonne partie de la planète, depuis 2011, la plupart d’entre eux aussi sont de plus en plus sceptiques quant aux vraies motivations, aux [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-2770 alignleft" src="https://www.voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/mansour-mhenni.jpg" alt="" width="88" height="120" />Si la plupart des Tunisiens, de certains observateurs étrangers aussi, sont convaincus que la liberté de presse et d’expression est le principal acquis du séisme social ayant secoué le pays, puis une bonne partie de la planète, depuis 2011, la plupart d’entre eux aussi sont de plus en plus sceptiques quant aux vraies motivations, aux principales sources de commande et aux visées implicites de la stratégie ayant amené la nouvelle situation médiatique.</p>
<p>Précisons, d’abord, qu’une personne sensée ne saurait contester l’importance, pour toute société, de disposer de médias libres et indépendants, car la vraie démocratie ne saurait se construire sans un tel acquis fondamental. Il resterait cependant à définir clairement les règles de l’indépendance, pour pouvoir répondre à l’incontournable question aujourd’hui : « Dans l’actuelle situation de la liberté de presse et d’expression, nos médias sont-ils vraiment indépendants ? ».</p>
<p>Si nous voulons être objectifs, nous ne pouvons nier le parti pris, d’un côté ou de l’autre, de la plupart de nos médias ; même ceux qui nous paraissent relativement indépendants seraient plutôt ceux qui biaisent le mieux avec le principe pour savoir flirter avec une partie ou une autre sans trop dévoiler leur implication. Dans le meilleur des cas, de rares médias essaient de gérer un équilibre difficile à tenir et à définir entre les différentes forces en présence.</p>
<p>Après dix-ans donc dans ce processus de « transition médiatique », à l’ombre d’une transition démocratique par trop problématique, il y a sans doute le dernier conflit des journalistes de la TAP et ceux de Shemsfm avec le gouvernement, un signe à étudier pour en tirer quelques indicateurs assez probants à même de nous éviter de telles crises – à moins qu’il n’y ait des intentions délibérées de faire perdurer la crise !</p>
<p>Au fond et à la source du problème, il y a plusieurs facteurs dont il faudrait, me semble-t-il, exclure désormais l’idée d’un certain conditionnement par la situation d’avant 2011. Cette époque est révolue et même ceux qui en avaient pâti ou profité sont majoritairement convaincus qu’elle est à présent obsolète et inadaptée. Il y a cependant à prendre en compte l’exploitation abusive et peu rationalisée des données objectives des premières années de cette seconde décennie du siècle. En effet, des journalistes, vrais ou faits sur mesure pour le contexte, n’ont pas cherché à inscrire leur tâche dans les règles éthiques et déontologiques idoines, sans doute par opportunisme incontrôlé. Même les instances établies pour la régularisation du paysage médiatique peinent à se fixer un bon nord, tellement elles sont souvent ballottées dans les vents des tiraillements politiques.</p>
<p>La situation s’est aggravée avec l’intervention de la présidence du gouvernement qui, au lieu de veiller à régulariser le statut juridique d’une entreprise médiatique comme Shemsfm, s’en est allée nommer, à sa guise et sans avis des concernés, deux directeurs généraux à la tête de cette radio, puis à la tête de la TAP sur un fond des contestations du personnel de la radio. Il n’est nullement question, ici, de remettre en question l’intégrité ni les compétences des collègues nommés, comme s’y étaient adonné à cœur joie certaines gens, surtout sur les réseaux sociaux. Le hic réside dans la procédure de la nomination. Nous savons qu’après 2011, des textes ont été élaborés pour démocratiser les nominations à la tête des entreprises médiatiques et veiller à les laisser en dehors des tiraillements politiques, pour autant que cela puisse se faire. Pourquoi donc chercher le bras de fer, et qui y trouve son intérêt ? C’est la question !</p>
<p>Par ailleurs, j’aurais tendance à saluer le retrait des deux DG nommés, au terme du bras de fer, si ce retrait était librement décidé et par conviction. Cependant, tout laisse croire que le retrait lui-même a été consigné après un constat d’échec du forcing. En effet, difficile de croire, par exemple, que Kamel Ben Younès ait fait appel aux agents de l’ordre, de sa propre et seule initiative, pour s’imposer aux contestataires de la boite. Son acte ayant été au moins autorisé, sinon dicté, son retrait aussi serait très probablement de même nature, ainsi que celui de Mme Ftouhi tout de suite après.</p>
<p>Je rappellerais que j’ai précédemment appelé à un retrait des ministres du nouveau gouvernement, contestés par le président de la République. J’ai souligné qu’un retrait volontaire rehausserait leur image. J’aurais dit la même chose des deux collègues nommés à la tête des deux médias en question si j’étais certain que leur décision était volontaire. D’ailleurs si c’était le cas, cette décision aurait dû venir bien plutôt.</p>
<p>Personnellement, je n’aime pas les démissions, comme je l’ai dit précédemment à propos de la réclamation de la démission de Habib Essid, et je le dis aussi aujourd’hui pour Mechichi. En effet, ces présidents du Gouvernement sont nommés « démocratiquement », car conformément à la constitution, aussi contestable soit-elle. Mais pour les nominations médiatiques les règles sont censées être différentes, au moins depuis 2012, et à plus forte raison depuis 2014.</p>
<p>Saura-t-on enfin raison garder pour siéger à la même table, tous acteurs concernés réunis, et s’entendre sur les nouvelles règles du jeu pour la gestion des entreprises médiatiques ?</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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		<item>
		<title>Chronique : Deux points marqués par la présidence de la République</title>
		<link>https://voixdavenir.com/chronique-deux-points-marques-par-la-presidence-de-la-republique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Feb 2021 10:14:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[ARP]]></category>
		<category><![CDATA[concurrence]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Présidence]]></category>
		<category><![CDATA[Qatar]]></category>
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					<description><![CDATA[Par Mansour M’henni Tout semble se dérouler aujourd’hui sur un arrière-fond de bras de fer politique au sein de notre trinité présidentielle, apparemment allergique à toute idée d’unité, au moins depuis un remaniement ministériel bloqué au nom d’une fort discutable (anti-)constitutionalité. De fait, les Tunisiens ont finalement compris que la constitution est le dernier souci [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Par Mansour M’henni</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone  wp-image-2738" src="https://www.voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/edito-800x450.jpg" alt="" width="155" height="87" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/edito-800x450.jpg 800w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/edito-750x422.jpg 750w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/edito.jpg 1000w" sizes="auto, (max-width: 155px) 100vw, 155px" /></p>
<p>Tout semble se dérouler aujourd’hui sur un arrière-fond de bras de fer politique au sein de notre trinité présidentielle, apparemment allergique à toute idée d’unité, au moins depuis un remaniement ministériel bloqué au nom d’une fort discutable (anti-)constitutionalité. De fait, les Tunisiens ont finalement compris que la constitution est le dernier souci des gouvernants et qu’elle ne leur sert que d’instrument pour asseoir leur pouvoir, à la façon dont ils le voient et non à la façon dont ils devraient le concevoir en étroite relation aux intérêts de leur peuple et de ses aspirations.</p>
<p>Bref, on continuera de suivre ce feuilleton de notre gouvernement comme nous suivons celui de Harim Sultan (un modèle de la gouvernance meurtrière) et autres feuilletons qui, après une offre financièrement alléchante camouflant à peine d’autres rentes aux fournisseurs, risquent de donner à bail nos entreprises médiatiques et même nos établissements d’intérêt public. Nos politiciens attitrés ou faisant fonction y joueraient les héros et nous, notre éternel et immuable statut de comparses et de spectateurs, « insensibles à toute mélodie et à toute lamentation ».</p>
<p>Mais sur cet arrière-fond de « coquetage » et de caquetage pseudo-politiques, deux informations retiennent l’attention : l’une liée à l’intention de mise en application de la peine capitale sur un jeune citoyen tunisien au Qatar, l’autre ayant trait au généreux geste chinois consenti pour la Tunisie consistant en un don gratuit de cent mille vaccins contre la covid 19 et n’attendant que la disponibilité et l’exécution du fret pour nous parvenir.</p>
<p>Il est à préciser que le premier cas relève de la perception relative de la justice d’une société à l’autre, et particulièrement de l’idée, des convictions et des lois ayant trait à la notion de « peine capitale », entre la condamnation à mort vue comme une pure justice, étroitement liée à la loi du talion sans doute, et celle la considérant comme un acte inhumain car consacrant un sentiment de désespoir fatal quant à l’humanité de l’être humain. Entre les deux, il y a certes des baux d’histoire, mais il y a aussi une grande distance entre les intelligences culturelles et civilisationnelles. Au final, la question est gérée au nom de la spécificité et du droit à la différence, non sans mettre la pensée humaniste dans un malaise de sa rationalité.</p>
<p>Mais pour notre propos, ici et maintenant, force est de souligner que l’intervention du Président de la République auprès de son homologue qatari, pour lui demander de reporter l’exécution du condamné, s’inscrit bien dans une tentative de remédier à l’urgence, mais qu’elle n’est pas étrangère à notre inoubliable bras de fer politique. En effet, depuis un certain temps déjà, depuis une circonstance funèbre, le Président s’est mis à creuser sous les fondements de l’alliance historique entre Ennahdha et le Qatar, d’autant plus que, dans ce cas précis, c’est apparemment le parti du président de l’ARP, ou au moins un de ses représentants, qui conduisait la défense de l’inculpé. Voilà donc un point de marqué par le Président de la République, sur son propre terrain, celui de la diplomatie.</p>
<p>Cependant, cela nous rappelle aussi les deux visites en France, davantage de concurrence que de consonance : celle du président de la République et celle du président du Gouvernement. Beaucoup d’encre à coulé en commentaires de ces visites, mais on les rappellerait aujourd’hui pour souligner encore l’esprit d’entreprise de Kaïs Saïed cherchant à prendre le pas, en son terrain propre, sur les interventions répétées de ses concurrents politiques cherchant à l’y devancer. L’annonce, par la présidence de la République, d’un important don chinois de vaccins contre la covid, promis pour très tôt, marque un nouveau point au profit du « Chef de l’exécutif » de notre pays. Elle chercherait à mettre à nu un manquement gouvernemental pallié, dans son esprit, par la « vraie », « l’unique » et la « légitime » présidence de l’exécutif.</p>
<p>En définitive, force est de reconnaître que la présidence de la République est en train de marquer des points dans le camp de ses « adversaires » politiques. Le résultat est aussi relativement favorable à la Tunisie. Mais l’important, ne serait-ce pas, d’un côté comme de l’autre, de transformer la concurrence égocentrique en une émulation pour l’intérêt commun et de réinitier la programmation et l’action de gouvernance sur la rationalité et la sérénité de la conversation et sur la fédération des énergies pour le développement et le bien-être partagés ?</p>
<p>Pour ce faire, il faudrait de nombreuses qualités intellectuelles et morales, autrement dit une commune plateforme éthique ; mais il faudra surtout beaucoup d’humilité.</p>
<p><em>(Publié aussi dans jawharafm.net)</em></p>
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