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	<title>humanisme &#8211; Questions et Concepts d’Avenir</title>
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	<title>humanisme &#8211; Questions et Concepts d’Avenir</title>
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		<title>A l’IFT de Tunis : Séminaire sur « Développement durable et Humanisme »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Oct 2024 08:16:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Associations]]></category>
		<category><![CDATA[Pensées]]></category>
		<category><![CDATA[Ambassade de France]]></category>
		<category><![CDATA[environnement]]></category>
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					<description><![CDATA[La Délégation Tunisienne de La Renaissance Française inaugure ses actions après validations de toutes les procédures de sa constitution. Elle organise, en collaboration avec l’IFT – l’Ambassade de France en Tunisie, et l’Association scientifique d’écotokkologie (ASET), un webbinaire baptisé « Séminaire : Développement durable et Humanisme ». Ce séminaire se tiendra le 08 Octobre 2024 à l’Institut [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La Délégation Tunisienne de La Renaissance Française inaugure ses actions après validations de toutes les procédures de sa constitution. Elle organise, en collaboration avec l’IFT – l’Ambassade de France en Tunisie, et l’Association scientifique d’écotokkologie (ASET), un webbinaire baptisé « Séminaire : Développement durable et Humanisme ». Ce séminaire se tiendra le 08 Octobre 2024 à l’Institut Français de Tunisie « IFT », en mode mixte (présentiel et à distance). Il sera honoré par la présence de son Excellence l’Ambassadrice de France en Tunisie et le Pr. Denis Fadda, le Président international de La Renaissance Française, invité spécialement pour cette occasion. Les travaux du webinaire seront modérés par le Pr. ém. Mansour M’henni, co-président d’honneur de la DT-RF, avec son Excellence l’Ambassadeur de France en Tunisie (es qualité).</p>
<p>Ci-dessous le programme détaillé du ce webinaire.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-6138" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/10/programme-seminaire-en-developpeemnt-durable-et-humanisme-1_page-0001-1-800x1131.jpg" alt="" width="800" height="1131" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/10/programme-seminaire-en-developpeemnt-durable-et-humanisme-1_page-0001-1-800x1131.jpg 800w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/10/programme-seminaire-en-developpeemnt-durable-et-humanisme-1_page-0001-1-1160x1640.jpg 1160w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/10/programme-seminaire-en-developpeemnt-durable-et-humanisme-1_page-0001-1-1086x1536.jpg 1086w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/10/programme-seminaire-en-developpeemnt-durable-et-humanisme-1_page-0001-1-750x1061.jpg 750w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/10/programme-seminaire-en-developpeemnt-durable-et-humanisme-1_page-0001-1-1140x1612.jpg 1140w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/10/programme-seminaire-en-developpeemnt-durable-et-humanisme-1_page-0001-1.jpg 1241w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></p>
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		<title>Nouvelle Brachylogie et nouvel humanisme au croisement de l&#8217;esprit de conversation. Par Mansour M’HENNI</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Oct 2022 11:56:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Brachylogie]]></category>
		<category><![CDATA[conversation]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[vivre-ensemble]]></category>
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					<description><![CDATA[Nouvelle Brachylogie et nouvel humanisme au croisement de l&#8217;esprit de conversation   Mansour M’HENNI[1] Prof. ém. Université Tunis El Manar   &#160; &#160; &#160; Résumé : L’humanité a besoin de repenser les règles qui la font être en tant que telle, c’est-à-dire une communauté appelée à permettre l’affirmation de toute individualité et le respect qui lui [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><strong>Nouvelle Brachylogie et nouvel humanisme</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>au croisement de l&#8217;esprit de conversation</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><em><img decoding="async" class="size-full wp-image-2770 alignleft" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/mansour-mhenni.jpg" alt="" width="136" height="185" />Mansour M’HENNI<a href="#_edn1" name="_ednref1"><strong>[1]</strong></a></em></p>
<p><em>Prof. ém. Université Tunis El Manar</em></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
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<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Résumé :</strong> L’humanité a besoin de repenser les règles qui la font être en tant que telle, c’est-à-dire une communauté appelée à permettre l’affirmation de toute individualité et le respect qui lui est dû, dans l’égalité des droits et dans les devoirs partagés qui garantissent le bon fonctionnement de la communauté et sa perduration dans cet état. En effet, à chaque fois qu’elle opte pour une voie, elle se découvre dans un dysfonctionnement ahurissant et dans une trahison de ses idéaux. Elle cherche donc à se repenser dans un « esprit nouveau », à la recherche d’un nouvel humanisme. C’est à ce niveau que s’inscrit la Nouvelle Brachylogie, dans une sorte de réhabilitation de Socrate et de son principal signal lumineux dans le sens de l’idéal démocratique : l’esprit de conversation.</p>
<p><strong>Mots-clés</strong> : Nouveau, humanisme, brachylogie, conversation, démocratie.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Title: <em>New Brachylogy and New Humanism at the crossroads of the spirit of conversation </em></strong></p>
<p><strong>Abstract:</strong> Humanity needs to rethink the rules that make it as such, that is to say a community called to allow the affirmation of all individuality and the respect due to it, in equal rights. and in the shared duties that guarantee the good functioning of the community and its continuation in this state. Indeed, each time she opts for a path, she discovers herself in a bewildering dysfunction and in a betrayal of her ideals. It therefore seeks to rethink itself in a “new spirit”, in search of a new humanism. It is at this level that the New Brachylogy is inscribed, in a sort of rehabilitation of Socrates and of his main luminous signal in the direction of the democratic ideal: the spirit of conversation.</p>
<p><strong>Keywords: </strong>New, humanism, brachylogy, conversation, democracy.</p>
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<p>« Au fond de l’inconnu pour trouver du nouveau ». Ainsi Baudelaire clôtura son recueil <em>Les Fleurs du mal</em>, faisant germer ainsi l’idée de nouveauté dans le giron même de toute fin. Avant lui et à la même époque, Nerval écrivit : « L’esprit nouveau m’appelle ». Aujourd’hui encore, plus que jamais peut-être, nous sommes bousculés par le désir de nouveauté comme un besoin salutaire face à tous les dérapages qui menacent notre humanité et tendent à la faire basculer dans l’abîme du néant. Ignacio Ramonet l’affirmait déjà en 1997 au début de son livre <em>Géopolitique du chaos</em> : « La Terre est désormais disponible pour une nouvelle ère de conquête, comme au XVe siècle<a href="#_edn2" name="_ednref2">[2]</a> ». Rien d’étonnant alors à voir l’adjectif « nouveau » se répéter dans le titre de cette modeste contribution associée à une réflexion collective, essentielle me semble-t-il, sur les lois du vivre-ensemble.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>1 – De l’humanisme : </strong></p>
<p>L’<em>Ortolang</em> définit l’humanisme comme une « attitude philosophique qui tient l&#8217;homme pour la valeur suprême et revendique pour chaque homme la possibilité d&#8217;épanouir librement son humanité, ses facultés proprement humaines<a href="#_edn3" name="_ednref3">[3]</a> ». Ainsi perçu, l’humanisme est une question d’humanité qui concerne donc toute l’humanité.</p>
<p>De notre modeste point de vue, l’humanité est à entendre ici comme une communauté appelée à permettre l’affirmation de toute individualité et à garantir le respect qui lui est dû, dans l’égalité des droits et dans les devoirs partagés qui garantissent le bon fonctionnement de la communauté et sa perduration dans cet état. Une telle définition nous paraît émerger des aléas de l’Histoire et, malgré cela, de l’élan optimiste ininterrompu vers un avenir meilleur pour la communauté humaine. Aussi les êtres humains ont-ils besoin de repenser les règles qui les font être en tant qu’humanité.</p>
<p>Certes, les hommes n’ont pas cessé de penser et de repenser leur être et ses conditions, mais ils se rendent compte à chaque escale qu’il y a quelque part un certain dysfonctionnement empêchant l’évolution assurée vers un idéal humain aussi exempt que possible des méfaits de la pesanteur inhibitrice. Et cette pensée, à chaque fois appelée « pensée du nouveau », n’est pas forcément rupture absolue avec l’ancien ; elle est censée s’enrichir de l’intelligence passée et corriger les dérapages et les déformations qui ont empêché cette intelligence d’atteindre ses objectifs. Aussi voit-on souvent des mouvements de réhabilitation de certaines intelligences étouffées dans l’œuf ou à leurs prémices pour avoir osé remettre en question une structure en place. Le cas le plus typique nous paraît être celui de Socrate, condamné à mort pour avoir osé mettre à nu la contradiction inhérente à la démocratie athénienne. A ce propos, Francisco Rodriguez Adrados souligne : <strong>« </strong>Socrate ouvrait une brèche dans le bloc cohérent d&#8217;Athènes. L&#8217;accusation de corrompre la jeunesse répond sans doute à cette attraction des jeunes gens à l&#8217;égard de Socrate qui les éloigne dans une certaine mesure de leurs parents et leur inculque l&#8217;habitude d&#8217;exercer leur raison, avec comme conséquence réelle ou possible la critique de tout l&#8217;ordre social athénien<a href="#_edn4" name="_ednref4">[4]</a>. »</p>
<p>Est-ce un hasard si, à l’époque de la Renaissance, celle de la conceptualisation de l’humanisme, Socrate revient au-devant de la pensée de ce qui serait un « humanisme renaissant<a href="#_edn5" name="_ednref5">[5]</a> » ; il est revendiqué comme son référent essentiel, au détriment même ou surtout d’Aristote<a href="#_edn6" name="_ednref6">[6]</a> dont l’image et la pensée, présentées comme un modèle presque christique<a href="#_edn7" name="_ednref7">[7]</a>, avaient régné en arguments infaillibles pour promouvoir la rhétorique et son pouvoir. Ainsi, cette première importante réhabilitation de Socrate à l’époque de la Renaissance, au-delà de certaines autres tentatives sans un impact aussi déterminant, a été étroitement rattachée à la critique de l’école scolastique et de ses méthodes d’enseignement, puisées ou inspirées de la rhétorique et de la sophistique et ne pouvant de ce fait, comme le redira plus tard I. Ramonet pour notre période actuelle, « libér[er] la pensée des carcans idéologiques et des fidélités imposées<a href="#_edn8" name="_ednref8">[8]</a> ». Cette méthode classique est on ne peut plus clairement précisée par Montaigne dans ses <em>Essais </em>: « On ne cesse de criailler à nos oreilles, comme qui verserait dans un entonnoir ; et notre charge ce n’est que redire ce qu’on nous a dit<a href="#_edn9" name="_ednref9">[9]</a>. » A cela vient s’opposer l’école d’inspiration socratique, celle où le rôle du « conducteur » est ainsi défini : « Je ne veux pas qu’il invente, et parle seul : je veux qu’il écoute son disciple parler à son tour. Socrates, et depuis Arcesilaus<a href="#_edn10" name="_ednref10">[10]</a>, faisaient premièrement parler leurs disciples, et puis ils parlaient à eux<a href="#_edn11" name="_ednref11">[11]</a>. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong> 2 – La conversation pour repenser l’humanisme / pour penser un nouvel humanisme :</strong></p>
<p>C’est à ce niveau de l’intelligence montaignienne de la pensée socratique que se situerait, nous semble-t-il, le croisement avec l’idée d’initier le concept de « Nouvelle Brachylogie » fondé principalement sur « l’esprit de conversation » que Socrate considère comme la condition nécessaire d’une intercommunication fiable et qui est à distinguer de l’esprit de conversation français du 17<sup>ème</sup> siècle. Aussi dit-il à Protagoras : « Mais lorsque deux amis, comme toi et moi, sont en humeur de causer, il faut en user plus doucement dans ses réponses et d’une manière plus conforme à l’esprit de conversation. Or il me semble que ce qui caractérise cet esprit, ce n’est pas seulement de répondre la vérité, mais que c’est aussi de fonder sa réponse uniquement sur ce que l’interlocuteur reconnaît savoir lui-même<a href="#_edn12" name="_ednref12">[12]</a> ».</p>
<p>De par le temps imparti à cette communication, il n’est pas possible de s’étendre sur l’initiation du concept de Nouvelle Brachylogie qui a été introduit essentiellement par le livre <em>Le Retour de Socrate « Introduction à la Nouvelle Brachylogie<a href="#_edn13" name="_ednref13"><strong>[13]</strong></a> »</em> auquel nous renvoyons les intéressés. Précisons simplement que ce concept se réfère au principe socratique de l’esprit de conversation comme garant essentiel de tout cheminement vers l’idéal démocratique. A partir de cette donnée de base, il cherche à explorer toutes les manifestations sociétales et les implications éthiques et intellectuelles pouvant édifier ce qu’on désignerait ici par le « vivre-ensemble ». Pour se faire, il instaure la conversation comme mode indiqué de toute interaction avec les êtres et les choses, cette conversation mue d’abord par l’interrogation continue, la relativisation des choses et surtout des vérités et par cette hospitalité fondamentale à l’altérité qui fait qu’autrui n’est plus, dans l’interlocution, celui qu’on cherche à convaincre à tout prix, mais celui dans lequel nous avons l’opportunité de saisir l’autre face de nous-mêmes, celle nous invitant à nourrir notre intelligence par l’auto-remise en question et par l’eau douce de l’humilité.</p>
<p>Cela dit, pour la réflexion qui nous réunit, penser un nouvel humanisme inviterait nécessairement à partir du principe que l’humanisme, jusqu’à notre temps présent, ne cesse de manifester certaines inadéquations et une incohérence certaine. Elle inviterait alors à repenser l’humanisme avec un regard critique, non pour lui ôter sa nature conceptuelle, mais pour le doter des idées et des valeurs, donc de l’intelligence et de l’éthique, qui sont à même de lui donner le caractère supérieur où on le tient, celui d’un moteur du vivre-ensemble. Qu’importe alors si, pour distinguer le concept de ses exploitations occasionnelles à des intérêts et des objectifs divers, on abuse pédagogiquement du pléonasme « l’humanisme du vivre-ensemble », parce qu’en fait l’humanisme c’est le vivre-ensemble ! Mieux encore peut-être si l’on y ajoute même la précision « dans la dignité » pour insister.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong> 3 – L’humanisme du vivre-ensemble (dans la dignité) :</strong></p>
<p>Rappelons que le concept du « vivre-ensemble » a percé à la fin du vingtième siècle, dans le prolongement de la réflexion sur l’interculturel et sur la différence. Rappelons également que le Conseil de l’Europe, qui reconnaît la dignité humaine comme l’une de ses quatre valeurs universelles<a href="#_edn14" name="_ednref14">[14]</a>, a publié en 2010 un <em>Livre blanc sur le dialogue interculturel « Vivre ensemble dans l&#8217;égale dignité<a href="#_edn15" name="_ednref15"><strong>[15]</strong></a> »</em>. Notre ami et philosophe, Fathi Triki, est sans doute le premier, en Tunisie, à avoir fixé son intérêt sur ce concept et à accompagner la dynamique intellectuelle y afférente, au moins depuis sa <em>Philosophie de la diversité</em> (1987)<em>, </em>jusqu’à <em>Éthique de la dignité : révolution et vivre-ensemble</em> (2018), en passant par <em>Philosopher le vivre-ensemble</em> (1998) et le collectif <em>La dignité humaine<a href="#_edn16" name="_ednref16"><strong>[16]</strong></a></em> (2009).</p>
<p>La question qui me vient à l’esprit dans ce cadre est la suivante : le vivre-ensemble a-t-il besoin de qualificatifs pour le caractériser, à part les données constitutives de sa définition et de sa mise en pratique ? On constate qu’il y a aussi « le bien vivre-ensemble<a href="#_edn17" name="_ednref17">[17]</a> », il y a « Le Vivre-ensemble comme dispositif pluraliste<a href="#_edn18" name="_ednref18">[18]</a> », il y a un vivre-ensemble dans la paix, un vivre-ensemble dans la dignité, un vivre-ensemble dans l’égale dignité, etc. Autrement dit, de par cette vision de spécification, il y aurait, contre l’usage grammatical même, plusieurs « vivre-ensemble » se définissant chacun par une caractéristique première et fondamentale. S’agit-il de fabriquer des vivre-ensemble à la tête du client ? C’est dire qu’on est fort justifié de remarquer, après, que « ce concept reste à ce jour d’un abord complexe et sujet à controverse. Son utilisation, associée à une absence de consensus sociétal clair concernant son sens, est à l’origine, aujourd’hui encore, de délibérations et de nombreux malentendus<a href="#_edn19" name="_ednref19">[19]</a> ».</p>
<p>Pourtant, dans le fond et conformément à toute logique sensée, il me semble y avoir seulement « le vivre-ensemble » comme un idéal ambitionné et en dehors duquel il y aurait différentes façons d’être ensemble. C’est qu’on peut être ensemble, chacun pour soi, on peut « être avec », mais vivre-ensemble c’est avoir en partage tous les déterminants du « vivre » dont la dignité est une composante fondamentale. Pour parler de liberté, par exemple, est-on libre parce qu’on est digne ou est-on digne parce qu’on est libre ? Difficile de départager deux fondements du vivre, parce qu’il est difficile de les séparer, quand on s’entend sur leurs définitions respectives. Mais la définition de la liberté aussi est souvent source de controverses et lieux de malentendus.  Il en est ainsi de toutes les autres composantes de la vie, conditionnant la dignité qui les présuppose. Tel est le cas, par exemple, du respect et de la conscience de soi comme valeur, deux données constitutives de la définition de la dignité. N’empêche que celle-ci est insaisissable dans une définition totalement consensuelle de par la subjectivité et la relativité de certaines de ses composantes, en raison de déterminants pluriels comme l’hérédité, le psychisme, la catégorie sociale, le niveau intellectuel, la conscience culturelle, etc. C’est pourquoi je serais plus enclin à rester dans la dénomination générique, « le vivre-ensemble », laissant au vivre conversationnel le soin de conduire et de conclure, dans et par l’esprit de conversation, à une plateforme consensuelle sur les déterminants du concept. A ce propos, Fathi Triki parle « d’entente ».</p>
<p>J’apprécie la démarche de F. Triki, consistant à faire la synthèse des grands moments de la pensée philosophique : « Les fondements philosophiques du vivre-ensemble consistent finalement dans la dialectique du soi et de l’autre, la connaissance de soi (Socrate), la raisonnabilité (Fârâbî), la conscience critique (Descartes, Kant), le souci de soi (Foucault) et le soi-même comme un autre (Ricœur). Ce sont là des visions du monde qui rendent possible une sorte d’entente entre les hommes quelque [ (!)] soit leur différence<a href="#_edn20" name="_ednref20">[20]</a>. »</p>
<p>Cependant, je considère qu’est sujet à discussion son propos sur « la condition fondamentale du vivre ensemble dans la dignité » qui est pour lui « l’individualisation du mode d’être des citoyens, c’est-à-dire le fait de légitimer l’action et la responsabilité de l’individu au lieu d’interpeller la responsabilité de la collectivité ou de la communauté. L’individualisation exprime, en fait, une autonomie plus grande des individus et fonde toute volonté d’autodétermination. Elle libère l’individu de la main mise [ (!)] de sa communauté et le transforme en citoyen libre, actif, engagé et responsable<a href="#_edn21" name="_ednref21">[21]</a>. » Ne pouvons-nous pas objecter que les données ici requises sont bien celles monnayées depuis plusieurs années sous des labels variés et exploités, au moment propice, par opportunisme politique ? C’est d’ailleurs de ce même point de vue qu’on aurait une relative réserve à l’articulation, par F. Triki, du concept de « vivre ensemble dans la dignité » à un des trois mots d’ordre de la révolte<a href="#_edn22" name="_ednref22">[22]</a> du 17 décembre 2010 en Tunisie, le mot « dignité ». A se demander également si tous les dictateurs qui, du jour au lendemain, s’érigent en sauveurs de l’humanité ne sont pas mus par le même principe de l’individualisation tel que développé ci-dessus.</p>
<p>Mais tel n’est pas l’essentiel de mon propos, puisque F. Triki aussi ne le considérait pas comme l’essentiel du sien dans son livre. Pour ma part, je dis que tous les malheurs que l’humanité a connus ont pour cause principale le manquement à l’esprit de conversation. Celui-ci ne plaide ni ne consacre « l’individualisation » prônée par certaines idéologies politiques bien connues, mais l’intériorisation du sens de la communauté dans l’apparente unicité même de la conscience d’individualité. « Je est un autre », Rimbaud dixit ! C’est dans cet esprit que la conversation socratique ne se confond pas avec le dialogue dans son sens moderne, un sens pleinement rhétorique, mais dans son sens premier qui signifiait la conversation transversale (dia- / trans- ), celle dans laquelle on ne cherche pas à imposer, coûte que coûte, à l’interlocuteur, une vérité relative, celle dans laquelle on cherche plutôt à trouver dans l’autre, au contact d’autrui, une image de soi révisable, car de vérité discutable ou provisoire. Montaigne dirait de cette expérience de soi : c’est là que « je l’étudie plus qu’autre sujet. C’est ma métaphysique, c’est ma physique<a href="#_edn23" name="_ednref23">[23]</a> ». Et c’est là aussi que Socrate verrait le chemin vers l’idéal démocratique, un idéal inaccessible certes, comme la Vérité, avec son grand V, mais un idéal à ambitionner incessamment et à croire possible, à la manière dont une courbe asymptotique tend à se confondre avec son axe de référence.</p>
<p>Dès lors, le concept d’esprit de conversation peut s’étendre à toute interaction, avec les êtres et les choses aussi, avec tout ce qui nous entoure ! Et c’est dans cette conviction que s’inscrirait le vivre-ensemble avec l’environnement, et non uniquement dans un environnement vidé de toute la vie qui le fait être et évoluer, soit pour notre bien-être soit pour notre ruine selon notre façon de le traiter. Et l’analogie est extensible à toutes les interactions, mais je n’ai pas le temps de m’y étendre davantage dans le contexte actuel. C’est là qu’on peut avoir de nouveau des réserves quant à l’individualisation absolue comme condition sine qua non de la démocratie du vivre-ensemble, parce que l’individuel et le sociétal, je dirais même l’individuel, le micro-sociétal et le macro-sociétal, que d’aucuns appellent l’universel, sont en éternelle conversation ou ils ne sont pas.</p>
<p>Sans doute est-ce dans cet esprit que Montaigne, encore lui, a pu dire de Socrate pour justifier le caractère universel de sa méthode et de sa pensée : « On demandait à Socrates d’où il était, il ne répondit pas, d’Athènes, mais, du monde. Lui qui avait l’imagination plus pleine et plus étendue, embrassait l’univers, comme sa ville, jetait ses connaissances, sa société et ses affections à tout le genre humain : non pas comme nous, qui ne regardons que sous nous<a href="#_edn24" name="_ednref24">[24]</a> ». Et l’avantage de cet universel socratique, c’est qu’il est conversationnel, autrement dit essentiellement édifié sur la différence comme valeur digne de respect, d’écoute et de considération aussi minoritaire qu’elle puisse paraître.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pour ma part, je dirais qu’un nouvel humanisme du vivre-ensemble est à concevoir dans l’esprit de conversation et autour de cet esprit comme principale pédagogie d’édification de la société de conversation, en tant que configuration idoine de l’idéal démocratique et que cheminement permettant de s’en rapprocher le plus possible.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: right;"><strong><em>Mansour M’HENNI </em></strong></p>
<p style="text-align: right;"><strong><em>Prof. ém. Université Tunis El Manar</em></strong></p>
<p style="text-align: right;"><em>Chercheur, écrivain, traducteur et chroniqueur</em></p>
<p style="text-align: right;">Président de la Coordination Internationale</p>
<p style="text-align: right;">des Recherches et Etudes Brachylogiques (CIREB-Paris)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img decoding="async" class="wp-image-4985 aligncenter" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Affiche-vivre-ensemble-800x1131.jpg" alt="" width="349" height="494" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Affiche-vivre-ensemble-800x1131.jpg 800w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Affiche-vivre-ensemble-1160x1641.jpg 1160w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Affiche-vivre-ensemble-1086x1536.jpg 1086w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Affiche-vivre-ensemble-750x1061.jpg 750w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Affiche-vivre-ensemble-1140x1612.jpg 1140w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Affiche-vivre-ensemble.jpg 1448w" sizes="(max-width: 349px) 100vw, 349px" /></p>
<h1></h1>
<p><strong>Indications bibliographiques :</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>¤ Conseil de l&#8217;Europe, <em>Livre blanc sur le dialogue interculturel « Vivre ensemble dans l&#8217;égale dignité »</em>, 2010, URL<strong> </strong><strong>:</strong></p>
<p><strong> </strong> <a href="https://book.coe.int/fr/droits-de-l-homme-et-democratie/4568-livre-blanc-sur-le-dialogue-interculturel-vivre-ensemble-dans-l-egale-dignite.html">https://book.coe.int/fr/droits-de-l-homme-et-democratie/4568-livre-blanc-sur-le-dialogue-interculturel-vivre-ensemble-dans-l-egale-dignite.html</a></p>
<p>¤ <em>Graines de Paix</em>, URL :</p>
<p><a href="https://www.grainesdepaix.org/fr/ressources/dictionnaire/vivre_ensemble_bien_vivre_ensemble">https://www.grainesdepaix.org/fr/ressources/dictionnaire/vivre_ensemble_bien_vivre_ensemble</a></p>
<p><a href="https://www.grainesdepaix.org/fr/ressources/dictionnaire/dignite_humaine">https://www.grainesdepaix.org/fr/ressources/dictionnaire/dignite_humaine</a></p>
<p>¤ Florence Gruat, « Dignité », in <em>Les Concepts en sciences infirmières</em> (2012), p. 156-158. URL : <a href="https://www.cairn.info/concepts-en-sciences-infirmieres-2eme-edition--9782953331134-page-156.htm">https://www.cairn.info/concepts-en-sciences-infirmieres-2eme-edition&#8211;9782953331134-page-156.htm</a></p>
<p>¤ Mansour M’henni, <em>Le Retour de Socrate « Introduction à la Nouvelle Brachylogie »</em>, Paris, L’Harmattan, 2017 (Première édition, Tunis, Brachylogia &amp; UTM, 2015)</p>
<p>¤ Mansour M’henni, <em>Essais de Nouvelle Brachylogie</em>, Tunis, Alyssa éditions, 2021.</p>
<p>¤ Montaigne, <em>Les Essais</em>, Livre I, chapitre XXV, Paris, Le Livre de Poche, La Pochothèque, 2001.</p>
<p>¤ Ortolang (site des<em> Outils et Ressourse pour un Traitement Optimisé de la LANGues</em>, dépendant du <em>Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales</em> &#8211; CNRTL). URL :</p>
<p><a href="https://www.cnrtl.fr/definition/humanisme">https://www.cnrtl.fr/definition/humanisme</a></p>
<p>¤ Platon, <em>Œuvres complètes</em>, Tome III, 2<sup>ème</sup> partie, par Alfred Croiset avec la collaboration de Louis Bodin (Dix-septième tirage, la première édition datant de 1923), Paris, Les Belles Lettres, 1999, p. 241-242 (75d).</p>
<p>¤ Ignacio Ramonet, <em>Géopolitique du chaos</em>, Paris, Gallimard, Folio actuel, 1997, p. 10.</p>
<p>¤ Adrados Francisco Rodriguez. Tradition et raison dans la pensée de Socrate. In: Bulletin de l&#8217;Association Guillaume Budé : Lettres d&#8217;humanité, n°15, décembre 1956. pp. 27-40; doi : https://doi.org/10.3406/bude.1956.4155</p>
<p><a href="https://www.persee.fr/doc/bude_1247-6862_1956_num_15_4_4155">https://www.persee.fr/doc/bude_1247-6862_1956_num_15_4_4155</a></p>
<p>¤ Ivana Savalli-Lestrade. Le monde d’Arcésilas de Pitanè. Revue des études anciennes, Revue des études anciennes, Université Bordeaux Montaigne, 2017, 119 (2). (URL : <a href="https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01945479">https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01945479</a> ).</p>
<p>¤ Coline Silvestre, <em>Les éditions d’Aristote à Lyon dans la seconde moitié du XVIe siècle : chroniques d’un déclin annoncé ?</em>, Diplôme national de master en sciences humaines et sociales Université Lumière 2 – Lyon (Enssib), Août 2014. URL :</p>
<p><a href="https://www.enssib.fr/bibliotheque-numerique/documents/65214-les-editions-d-aristote-a-lyon-dans-la-seconde-moitie-du-xvie-siecle-chroniques-d-un-declin-annonce.pdf">https://www.enssib.fr/bibliotheque-numerique/documents/65214-les-editions-d-aristote-a-lyon-dans-la-seconde-moitie-du-xvie-siecle-chroniques-d-un-declin-annonce.pdf</a></p>
<p>¤ Fathi Triki, <em>Philosophie de la diversité</em>, éd. Maison arabe du livre, Tunis, 1987.</p>
<p>¤ Fathi Triki, <em>Philosopher le vivre-ensemble</em>, éd. L&#8217;Or du Temps, Tunis, 1998.</p>
<p>¤ Fathi Triki, <em>La dignité humaine</em> [sous la dir. de], éd. Peter Lang, Francfort-sur-le-Main, 2009.</p>
<p>¤ Fathi Triki, <em>Éthique de la dignité : révolution et vivre-ensemble</em> (préface de Vincent Cespedes), éd. Arabesques, Tunis, 2018.</p>
<p>¤ Bob White, « Le Vivre-ensemble comme dispositif pluraliste », Periferia, vol. 11, n° 3, pp. 138-162, 2019. URL :  <a href="https://www.redalyc.org/journal/5521/552163810006/html/">https://www.redalyc.org/journal/5521/552163810006/html/</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Notes:</strong></p>
<p><a href="#_ednref1" name="_edn1">[1]</a> Mansour M’HENNI est Prof. émérite à l’Université Tunis El Manar spécialiste de poétique et des littératures française et francophones. Il est aussi poète, romancier, traducteur et essayiste. Ses concepts privilégiés sont la mixité, la Méditerranéité et la Nouvelle Brachylogie dont il est l’initiateur en 2012 et dont il préside la coordination internationale à Paris (Cireb). Il a publié 18 titres personnels et dirige trois revues. (<a href="https://mhennimansour.com/">https://mhennimansour.com/</a> ). Ce texte a fait l&#8217;objet d&#8217;une communication présentée dans le Premier Séminaire du Vivre-ensemble, initié par Pr. ém. Fathi Triki et organisé par Ksar Saïd, le Centre des Arts de la Culture et des Lettres (Tunis les 29-30 septembre 2022).</p>
<p><a href="#_ednref2" name="_edn2">[2]</a> Ignacio Ramonet, <em>Géopolitique du chaos</em>, Paris, Gallimard, Folio actuel, 1997, p. 10.</p>
<p><a href="#_ednref3" name="_edn3">[3]</a> <a href="https://www.cnrtl.fr/definition/humanisme">https://www.cnrtl.fr/definition/humanisme</a> // L’Ortolang est le site des<em> Outils et Ressourse pour un Traitement Optimisé de la LANGues</em>, dépendant du <em>Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales</em> (CNRTL).</p>
<p><a href="#_ednref4" name="_edn4">[4]</a> Adrados Francisco Rodriguez. Tradition et raison dans la pensée de Socrate. In: Bulletin de l&#8217;Association Guillaume Budé : Lettres d&#8217;humanité, n°15, décembre 1956. pp. 27-40; doi : https://doi.org/10.3406/bude.1956.4155</p>
<p><a href="https://www.persee.fr/doc/bude_1247-6862_1956_num_15_4_4155">https://www.persee.fr/doc/bude_1247-6862_1956_num_15_4_4155</a></p>
<p><a href="#_ednref5" name="_edn5">[5]</a> En référence au colloque « Questions de la Nouvelle Brachylogie à l’humanisme renaissant », organisé en mai 2022 à Paris par la <em>Coordination Internationale des Recherches et Etudes Brachylogiques</em> (CIREB). Actes à paraître dans la revue <em>Conversations</em>, « revue des études brachylogiques ».</p>
<p><a href="#_ednref6" name="_edn6">[6]</a> « Une fois assimilé par l’Occident médiéval chrétien, Aristote devient une autorité dont la parole est d’or. C’est-à-dire que sans examen, on prend pour acquis un énoncé à partir du moment où c’est Aristote qui l’a dit. Cela s’incarne dans la formule « ipse dixit », chère aux commentateurs médiévaux. »</p>
<p><a href="https://www.enssib.fr/bibliotheque-numerique/documents/65214-les-editions-d-aristote-a-lyon-dans-la-seconde-moitie-du-xvie-siecle-chroniques-d-un-declin-annonce.pdf">https://www.enssib.fr/bibliotheque-numerique/documents/65214-les-editions-d-aristote-a-lyon-dans-la-seconde-moitie-du-xvie-siecle-chroniques-d-un-declin-annonce.pdf</a></p>
<p><a href="#_ednref7" name="_edn7">[7]</a> Au moyen âge, Aristote était assimilé au Christ et le critiquer pouvait conduire au pire sort.</p>
<p><a href="#_ednref8" name="_edn8">[8]</a> I. Ramone, Op. cit., p.20.</p>
<p><a href="#_ednref9" name="_edn9">[9]</a> Montaigne, <em>Les Essais</em>, Livre I, chapitre XXV, Paris, Le Livre de Poche, La Pochothèque, 2001, p. 230</p>
<p><a href="#_ednref10" name="_edn10">[10]</a> Ivana Savalli-Lestrade. Le monde d’Arcésilas de Pitanè. Revue des études anciennes, Revue des études anciennes, Université Bordeaux Montaigne, 2017, 119 (2). (URL : <a href="https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01945479">https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01945479</a> ): « Arcésilas, fils de Seuthès, naquit en Éolide, à Pitanè […], en 315/4 av. J.-C. […] [Il] fit preuve très tôt d’un tempérament affirmé, puisque, après avoir terminé l’éducation secondaire, il refusa de suivre la voie de la rhétorique, à laquelle son demi-frère et tuteur Moiréas le destinait, pour s’adonner à la philosophie. Vers 298-296, il s’en alla, avec l’appui de son frère utérin Pyladès, à Chios, et ensuite à Athènes, où il demeura jusqu’à sa mort ».</p>
<p><a href="#_ednref11" name="_edn11">[11]</a> Ibid.</p>
<p><a href="#_ednref12" name="_edn12">[12]</a> Platon, <em>Œuvres complètes</em>, Tome III, 2<sup>ème</sup> partie, par Alfred Croiset avec la collaboration de Louis Bodin (Dix-septième tirage, la première édition datant de 1923), Paris, Les Belles Lettres, 1999, p. 241-242 (75d).</p>
<p><a href="#_ednref13" name="_edn13">[13]</a> M’HENNI, Mansour, Le Retour de Socrate « Introduction à la Nouvelle Brachylogie », Paris, L’Harmattan, 2017 (Première édition, Tunis, Brachylogia &amp; UTM, 2015). On peut consulter également M’henni, M., Essais de Nouvelle Brachylogie, Tunis, Alyssa éditions, 2021.</p>
<p><a href="#_ednref14" name="_edn14">[14]</a> « La <strong>dignité humaine</strong> comprend le respect physique et le respect psychologique des êtres humains, ainsi que le respect de l&#8217;intégrité morale. La <strong>dignité humaine est</strong> la première des quatre valeurs universelles de l&#8217;Union Européenne qui <strong>sont la dignité humaine</strong>, la liberté, l&#8217;égalité et la solidarité. » <a href="https://www.grainesdepaix.org/fr/ressources/dictionnaire/dignite_humaine">https://www.grainesdepaix.org/fr/ressources/dictionnaire/dignite_humaine</a></p>
<p><a href="#_ednref15" name="_edn15">[15]</a> <a href="https://book.coe.int/fr/droits-de-l-homme-et-democratie/4568-livre-blanc-sur-le-dialogue-interculturel-vivre-ensemble-dans-l-egale-dignite.html">https://book.coe.int/fr/droits-de-l-homme-et-democratie/4568-livre-blanc-sur-le-dialogue-interculturel-vivre-ensemble-dans-l-egale-dignite.html</a></p>
<p><a href="#_ednref16" name="_edn16">[16]</a> <em>Philosophie de la diversité</em>, éd. Maison arabe du livre, Tunis, 1987.</p>
<p><em>Philosopher le vivre-ensemble</em>, éd. L&#8217;Or du Temps, Tunis, 1998.</p>
<p><em>La dignité humaine</em> [sous la dir. de], éd. Peter Lang, Francfort-sur-le-Main, 2009.</p>
<p><em>Éthique de la dignité : révolution et vivre-ensemble</em> (préface de Vincent Cespedes), éd. Arabesques, Tunis, 2018.</p>
<p><a href="#_ednref17" name="_edn17">[17]</a> Cf. <a href="https://www.grainesdepaix.org/fr/ressources/dictionnaire/vivre_ensemble_bien_vivre_ensemble">https://www.grainesdepaix.org/fr/ressources/dictionnaire/vivre_ensemble_bien_vivre_ensemble</a></p>
<p><a href="#_ednref18" name="_edn18">[18]</a> Bob White, “ Le Vivre-ensemble comme dispositif pluraliste », Periferia, vol. 11, n° 3, pp. 138-162, 2019. URL :  <a href="https://www.redalyc.org/journal/5521/552163810006/html/">https://www.redalyc.org/journal/5521/552163810006/html/</a></p>
<p><a href="#_ednref19" name="_edn19">[19]</a> Florence Gruat, « Dignité », in Les Concepts en sciences infirmières (2012), p. 156-158. URL : <a href="https://www.cairn.info/concepts-en-sciences-infirmieres-2eme-edition--9782953331134-page-156.htm">https://www.cairn.info/concepts-en-sciences-infirmieres-2eme-edition&#8211;9782953331134-page-156.htm</a></p>
<p><a href="#_ednref20" name="_edn20">[20]</a> F. Triki, Ethique de la dignité, révolution et vivre-ensemble, Tunis, Arabesques, 2018, p. 65.</p>
<p><a href="#_ednref21" name="_edn21">[21]</a> Ibid. 27-28.</p>
<p><a href="#_ednref22" name="_edn22">[22]</a> Sans doute F. Triki n’est-il pas d’accord sur cette désignation, mais la question est encore en discussion à plusieurs niveaux.</p>
<p><a href="#_ednref23" name="_edn23">[23]</a> Montaigne, « De l’expérience », Op. cit., Livre III, chapitre XIII, p. 1669.</p>
<p><a href="#_ednref24" name="_edn24">[24]</a> Montaigne, « De l’institution des enfants », Op. cit., Livre I, chapitre XXV, p. 242.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Chronique : Humanités, humanisme et humanisation  Par Mansour M’henni</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Sep 2022 06:48:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Associations]]></category>
		<category><![CDATA[Histoires]]></category>
		<category><![CDATA[digitalisation]]></category>
		<category><![CDATA[humanisation]]></category>
		<category><![CDATA[humanités]]></category>
		<category><![CDATA[vivre-ensemble]]></category>
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					<description><![CDATA[Aujourd’hui 29 septembre 2022, au Centre des Arts, de la Culture et des Lettres (au palais Ksar-Saïd), commencent les travaux de la première édition d’un séminaire annuel international sur les lois du vivre-ensemble. Ces travaux de deux jours (29-30 septembre 2022) partent de l’idée première énoncée par l’argument de cette manifestation, en l’occurrence que « le [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-2770 alignleft" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/mansour-mhenni.jpg" alt="" width="136" height="185" />Aujourd’hui 29 septembre 2022, au Centre des Arts, de la Culture et des Lettres (au palais Ksar-Saïd), commencent les travaux de la première édition d’un séminaire annuel international sur les lois du vivre-ensemble. Ces travaux de deux jours (29-30 septembre 2022) partent de l’idée première énoncée par l’argument de cette manifestation, en l’occurrence que « le vivre-ensemble est une exigence de la philosophie de la diversité ». Et le même argument de conclure que « la nouvelle philosophie du vivre ensemble se fonderait […] sur l’esprit libre, sur la critique et la clarification ».</p>
<p>Trois volets sont retenus à l’étude et à l’interrogation, en trois séances, respectivement de cinq et deux fois quatre communications, consacrées à trois volets considérés comme les entrées préparatoires des rencontres qui seront programmées ultérieurement ; Ce sont :</p>
<p>1 – Individualité et lois du vivre-ensemble</p>
<p>2 – Citoyenneté, socialité et droits</p>
<p>3 – Humanité, universalité et nouvel humanisme</p>
<p>D’emblée, nous sommes donc au centre de la question de l’humain, non du simple point de vue des « humanités » définies par les dictionnaires comme une « formation scolaire où l&#8217;étude des langues et littératures latines et grecques, considérées comme particulièrement formatrices, est prépondérante ». Même en y intégrant, comme c’est le cas aujourd’hui, « à la fois les lettres et les arts, mais également l&#8217;ensemble des sciences humaines comme la philosophie, la sociologie, l&#8217;histoire, la communication&#8230; », on n’est pas certain de leur ôter l’impression générale qui consiste à dire : « Les humanités ne servent à rien en particulier, mais elles peuvent être utiles à tout ».</p>
<p>Ainsi vues, les humanités resteraient en-deçà de l’humain et de l’humanisation de la société, malgré tout ce qu’on peut y trouver pour favoriser la clairvoyance et la lucidité. On comprend alors l’intérêt plus moderne, plus universel, plus humain d’interroger l’humanisme, dans sa vision actuelle, au-delà (mais sans rupture forcément) de son noyau premier à la Renaissance européenne, et de (re)penser surtout la voie d’humanisation qui y conduit, dans un cadre d’intelligence à la fois spécifique et général, conformément à la logique cherchant à résoudre l’équation de l’individuel et du social. L’humanisme serait donc une pensée et une éthique associées faisant que l’interrogation et la réflexion ne se limitent pas au philosophe seul ou à quiconque d’autre de façon isolée, quelle qu’en soit l’intelligence, et que l’éthique ne soit pas réquisitionnée par un quelconque culte ou une certaine idéologie. On dirait alors, en référence à la dichotomie développée par Edgar Morin en 2001, qu’une fois l’hominisation accomplie, en tant que « processus d’évolution biologique de l’espèce humaine », le processus d’humanisation de la société devient du ressort de tout le monde et de chacun, dans le respect des différences sociales, culturelles et génétiques. Pour ma part, fidèle à ce qui me paraît l’ultime pensée socratique, je pense que cela n’est réalisable au meilleur de son rendement que grâce à l’esprit de conversation et à l’action idoine pour édifier les sociétés de conversation.</p>
<p>La conversation reste évidemment ouverte à ce propos, mais c’est l’occasion de souligner l’importance de ce colloque annoncé et conduit par un spécialiste tunisien de la question du vivre-ensemble, le Professeur émérite Fathi Triki. Et comme cette question est inséparable du progrès que connaît l’humanité, celui de la digitalisation en particulier, nous trouvons tout aussi importante et cruciale l’initiative de l’Université de Tunis El Manar d’avoir parrainé, depuis l’année 2021, le colloque proposé par l’association « Questions et Concepts d’Avenir » (QCA), dans le cadre du collectif civil « Culture-Université-Recherche-Associations » (CURA), un colloque portant le titre générique « Science-Culture-Citoyenneté » (SCC) et prévu, pour sa seconde édition, les 7 et 8 décembre 2022, en partenariat avec le CERES et l’Université de Monastir. La problématique de cette seconde édition (SCC2) tourne autour de « la digitalisation et l’humanisation du numérique ». Voilà pourquoi nous l’évoquons déjà à l’occasion de ce colloque de Ksar-Saïd. Et nous aurons à y revenir ultérieurement.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<item>
		<title>Chronique : Radio Soleil renaît de ses cendres. Par Mansour M’henni</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 May 2022 12:01:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Histoires]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[humanisme]]></category>
		<category><![CDATA[immigration]]></category>
		<category><![CDATA[Radio]]></category>
		<category><![CDATA[soleil]]></category>
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					<description><![CDATA[Je suis d’une nature enthousiaste et engagée pour tout ce qui est culturel, scientifique, médiatique et associatif, sans autre calcul ni autre prétention que de me sentir dans l’action foncièrement humaniste avec le confort d’être qui je suis et le bonheur d’être avec les autres, tous les autres, pour le meilleur de l’ensemble. J’ai toujours, [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-4668" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/05/IMG_20220524_194932-800x600.jpg" alt="" width="800" height="600" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/05/IMG_20220524_194932-800x600.jpg 800w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/05/IMG_20220524_194932-1160x870.jpg 1160w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/05/IMG_20220524_194932-320x240.jpg 320w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/05/IMG_20220524_194932-1536x1152.jpg 1536w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/05/IMG_20220524_194932-2048x1536.jpg 2048w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/05/IMG_20220524_194932-750x563.jpg 750w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/05/IMG_20220524_194932-1140x855.jpg 1140w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" />Je suis d’une nature enthousiaste et engagée pour tout ce qui est culturel, scientifique, médiatique et associatif, sans autre calcul ni autre prétention que de me sentir dans l’action foncièrement humaniste avec le confort d’être qui je suis et le bonheur d’être avec les autres, tous les autres, pour le meilleur de l’ensemble. J’ai toujours, également, un grand plaisir à retrouver d’anciens compagnons de ma carrière, dans l’enseignement, dans les médias et la culture et dans la vie civile, en les voyant évoluer vers le don du meilleur d’eux-mêmes et d’elles-mêmes pour l’intérêt commun où ils et elles croient devoir se réaliser et donner sens à leur existence.</p>
<p>L’une de ces occasions heureuses m’a été offerte, dernièrement à Paris, par Olfa Ben Sahboun, que j’ai eu le plaisir d’aider à s’affirmer dans la production et l’animation télévisuelle à Canal 21, et qui a fait ensuite l’expérience de la radio, avec autant de succès, dans Mosaïque FM, dans Jawhara FM et dans Alwatania. Comme on est toujours tributaire des conditions et des voies du destin, Olfa a dû prendre des distances à l’égard de sa passion médiatique et s’est consacrée alors à une autre aussi noble tâche, celle de réussir son foyer familial, sans rien perdre de son capital éthique et culturel qui y commandait ses interactions.</p>
<p>C’est ainsi que je l’ai retrouvée, égale à elle-même, grandement soutenue par son mari, M. Mongi Haddad, agissant ensemble pour le rayonnement de la culture tunisienne et pour l’image touristique de notre pays, dans le cadre d’une géopolitique humaniste, avec un enthousiasme libéré de tout calcul lucratif ou opportuniste. Profitant de leur proximité du siège de l’UNESC0 à Paris, ils ont initié et bien réussi en mars 2022 une manifestation d’envergure qu’on gagnerait à soutenir, à développer et à pérenniser. Les médias tunisiens y étaient assez largement conviés et en ont rendu compte.</p>
<p>Ce qui est nouveau pour Olfa, c’est le retour pratique à la passion médiatique, à travers Radio Soleil, revue et corrigée. Non seulement elle y anime une séance hebdomadaire de deux heures tous les jeudi (11h-13h), mais, par décision du nouveau conseil d’administration, elle y est aussi directrice de la production, faisant la paire avec son collègue Imane Fejjari, la directrice de la programmation et de la diffusion.</p>
<p>Radio Soleil, pionnière des radios Arabes à Paris est une radio associative fondée par Le journaliste tunisien, Abdelmajid Daboussi, dit &#8220;Ammar&#8221; et des amis militants pour la cause des immigrés. La date de sa première émission a eu lieu le 14 juin 1981. La radio obtient son autorisation officielle en 1983 en tant que groupe et se dote de son nom actuel en 1987.</p>
<p>A la mort de son président A. Daboussi, le frère de feu Jilani Daboussi,  le 10 septembre 2017, elle est présidée par Jean-Jacques Miloudi, récemment disparu, le 11 janvier 2022. C’est alors qu’une nouvelle conscience s’est mobilisée pour une vraie renaissance de Radio Soleil, sur la base d’une restructuration adaptée et d’une révision de sa programmation dans le cadre d’une nouvelle intelligence interculturelle, libérant sa ligne éditoriale de toute implication politique partisane et repensant la question de l’immigration dans la pensée d’un vivre-ensemble interactif, communicatif et solidaire.</p>
<p>Tous nos encouragements et tous nos espoirs de réussite et de rayonnement à cette nouvelle équipe et à cette radio dont la mission est à reconstruire avec toutes les bonnes volontés qui y croient, que celles-ci soient en Europe, au Maghreb, au Machreq ou ailleurs, surtout les instances diplomatiques et culturelles ainsi que les entreprises médiatiques de ces pays, mais encore les hommes et les femmes des secteurs de la culture, de la science et de l’économie.</p>
<p><strong> </strong></p>
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		<title>Rencontre à distance : Pourquoi (re)penser la minorité aujourd’hui ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Jun 2021 20:38:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[identités]]></category>
		<category><![CDATA[Minorité]]></category>
		<category><![CDATA[pensée]]></category>
		<category><![CDATA[rencontre]]></category>
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					<description><![CDATA[En partenariat avec les associations Brachylogia-Tn, QCA (Questions et Concepts d’Avenir) et ACAM (Association pour la Culture et les Arts Méditerranéens), ainsi qu’avec le département de français de l’ISSHT (Institut Supérieur des Sciences Humaines de Tunis – Université Tunis El Manar), l’Ureb (Unité de Recherche en Etudes Brachylogiques) a organisé à distance, le samedi 19 [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-3891 alignleft" src="https://www.voixdavenir.com/ibylensu/2021/06/Affiche-Colloque-Minorite-web.jpg" alt="" width="210" height="296" />En partenariat avec les associations Brachylogia-Tn, QCA (Questions et Concepts d’Avenir) et ACAM (Association pour la Culture et les Arts Méditerranéens), ainsi qu’avec le département de français de l’ISSHT (Institut Supérieur des Sciences Humaines de Tunis – Université Tunis El Manar), l’Ureb (Unité de Recherche en Etudes Brachylogiques) a organisé à distance, le samedi 19 juin 2021, une journée d’étude autour de la question « Penser la minorité », une rencontre qui s’est avérée un grand succès bien qu’elle soit la première organisée totalement à distance.</p>
<p>Les participants (communicants et public), représentant six pays (Algérie, Côte d’Ivoire, France, Italie, Maroc, Tunisie) et des statuts variés (jeunes chercheurs, enseignants universitaires de différents grades, des maîtres-assistants aux professeurs émérites), ont suivi avec grand intérêt l’ensemble des communications et ont pris part aux débats par des questions profondes et des remarques enrichissantes, ouvrant la voie à d’autres manifestations sur la même problématique et sur celles y ayant trait directement ou indirectement.</p>
<p>La rencontre, qui a débuté par une ouverture officielle meublée de deux allocutions successivement de Mme Zouhour Ben Aziza (Directrice de l’Ureb) et Mme Safa Chébil (Directrice du département de français de l’ISSHT), a été clôturée par une synthèse proposée par Mme Ben Aziza et M. Mansour M’henni (Président de la Cireb-Paris). A la fin, les points suivants ont été soulignés :</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-3892 aligncenter" src="https://www.voixdavenir.com/ibylensu/2021/06/JEM4.jpg" alt="" width="640" height="475" /></p>
<p>1 &#8211; Penser ou repenser la minorité nécessite de poser de nouveau la question de la définition de la notion et de la façon dont devrait être révisée son inscription sur l’échelle des valeurs ;</p>
<p>2 – Repenser la minorité c’est interroger l’interaction entre son expression littéraire et artistique et les incidences que cela aurait sur la perception sociale de la minorité en rapport à l’arrière-fond éthique qui présiderait à la pensée néo-humaniste ;</p>
<p>3 – En corollaire, sans doute conviendrait-il d’examiner le mode de complémentarité des actions scientifiques et de recherche avec les actions associatives, voire les actions culturelles, sociales et politiques.</p>
<p>4 – Il conviendrait sans doute de s’interroger également sur le discours identitariste des minorités et d’en évaluer les effets et les causes ;</p>
<p>5 – La notion glissantienne de la « poétique de la relation » a été évoquée à ce propos ; encore faut-il l’aborder d’un point de vue conversationnel pour la faire émerger avec des dimensions élargies au maximum de pluridisciplinarité et d’en dégager les ingrédients d’un nouvel humanisme.</p>
<p>Au terme de ces travaux, une promesse ferme a été donnée de la publication, en septembre 2021, des Actes de cette journée dans le N° 12 de la revue Conversations, publiée par l’association Brachylogia-Tunisie.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: right;"><em>Compte rendu du service de communication de l’organisation. </em></p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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		<item>
		<title>Lecture: F. Triki préface L&#8217;Imbroglio des cultures de M. Zinelabidine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Nov 2020 23:20:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Pensées]]></category>
		<category><![CDATA[Cultures]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
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					<description><![CDATA[&#8220;L&#8217;Imbroglio des Cultures. Le malentendu historique&#8220;, est un des quatre livres de Mohamed ZINELABIDINE, récemment publiés à Tunis par SOTUMEDIAS. La préface de ce livre, que nous donnons à lire ici, est due au Professeur Fathi TRIKI, titulaire de la Chaire UNESCO de Philosophie pour le monde arabe : Pour saluer la pertinence du livre [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="kvgmc6g5 cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<div dir="auto"><em><strong>&#8220;</strong></em><strong>L&#8217;Imbroglio des Cultures. Le malentendu historique</strong><em><strong>&#8220;, est un des quatre livres de Mohamed ZINELABIDINE, récemment publiés à Tunis par SOTUMEDIAS. La préface de ce livre, que nous donnons à lire ici, est due au Professeur Fathi TRIKI, titulaire de la Chaire UNESCO de Philosophie pour le monde arabe :</strong></em></div>
</div>
<div dir="auto"></div>
<div dir="auto">
<figure id="attachment_2917" aria-describedby="caption-attachment-2917" style="width: 263px" class="wp-caption alignnone"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-2917" src="https://www.voixdavenir.com/ibylensu/2020/11/Triki2.jpg" alt="" width="263" height="350" /><figcaption id="caption-attachment-2917" class="wp-caption-text"><span style="color: #333333; font-size: 15px;">Fethi Triki</span></figcaption></figure>
</div>
<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<div dir="auto">Pour saluer la pertinence du livre de Mohamed Zinelabidine, <em>Imbroglio des cultures et malentendu historique,</em> et en guise de préface, je voudrais contribuer à cette belle réflexion sur le malentendu du « transfert » des arts et des lettres à l’Occident par le canal de la civilisation arabe, que certains intellectuels et historiens occidentaux essaient, en vain, de nier. A vrai dire cette question concerne tous les domaines de l’intelligence ce qui a fait dire à Mohamed Zinelabidine que, finalement son projet est de « Repenser les lettres et les arts à travers « L’Impensé philosophique » et théorique, pour approcher le legs gréco-arabe et l’impact qu’il a pu exercer dans l’histoire ». Par impensé, il veut dire une certaine intuition forte de supplanter à l’identité figée cette catégorie plus dynamique et propice au changement, à l’adaptation et à la création. Ma contribution à cette excellente analyse, à cette « herméneutique » difficile et pas toujours concluante puisque la problématique reste ouverte, consiste à éclairer trois points nodaux, le premier et le plus important met en relief l’introduction de cet impensé philosophique en Occident, le second propose une manière de définir la notion d’Occident et le troisième concerne le concept d’interculturalité.</div>
<div dir="auto">Point nodal 1 : Le philosophe et historien des sciences français d’origine russe, Alexandre Koyré écrit : « La philosophie, du moins notre philosophie, se rattache tout entière à la philosophie grecque, suit les lignes tracées par la philosophie grecque, réalise des attitudes prévues par celle-ci. Ses problèmes, ce sont toujours les problèmes du savoir et de l&#8217;être posés par les grecs. C&#8217;est toujours l&#8217;injonction delphique à Socrate : connais-toi toi-même, réponds aux questions : que suis-je ? Et où suis-je ? C’est-à-dire : qu&#8217;est-ce qu&#8217;être et qu&#8217;est-ce que le monde ? Et enfin, qu&#8217;est-ce que je fais, et que dois-je faire, moi, dans ce monde ? »[ Alexandre Koyré, Etudes d’histoire de la pensée scientifique, Gallimard, Paris 1973, p. 28]</div>
<div dir="auto">Il est donc clair que l’impensé philosophique qui continue de s’exercer dans notre actualité est grec dans son mode d’être et dans son mode de fonctionnement. Cette référentialité ne doit pas être prise comme argument en faveur d’une fixité des problèmes philosophiques ou une quelconque pérennité de sa position vis à vis des grands problèmes que se pose l’humanité. Comme l’affirme Mohamed Zinelabidine, dans ce livre, cet impensée est toujours dynamique.</div>
<div dir="auto">Nous savons que ce lieu de naissance, la Grèce, s’est vite élargi pour englober toute la Méditerranée, cette mer comprise entre l&#8217;Europe, l&#8217;Asie et l&#8217;Afrique et reliée à l&#8217;océan Atlantique par le détroit de Gibraltar. Par les différentes guerres, par l’extraordinaire circulation des marchandises, par les voyages des penseurs et chroniqueurs, s’est édifié, depuis cette naissance de la philosophie, un circuit de communication, tantôt pacifique, tantôt violente entre les différentes entités culturelles et religieuses (les trois grandes religions monothéistes). Certes Athènes reste la ville qui a vu, en un laps de temps assez bref, la constitution des œuvres de culture, des arts, des Lettres, des idéologies, des sciences et des théories qui ont, d’une manière décisive, marqué toute l’histoire de l’humanité. Mais, cette lumière grecque n’a pu être propagée universellement que par cette extraordinaire circulation méditerranéenne, d’abord pour constituer des écoles philosophiques à Syrte, Alexandrie et Carthage, ensuite pour universaliser la pensée philosophique par l’intermédiaire de la philosophie arabe, au Moyen Age.</div>
<div dir="auto"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-2918 aligncenter" src="https://www.voixdavenir.com/ibylensu/2020/11/M-Zinelabidine.jpg" alt="" width="408" height="408" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2020/11/M-Zinelabidine.jpg 408w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2020/11/M-Zinelabidine-75x75.jpg 75w" sizes="auto, (max-width: 408px) 100vw, 408px" /></div>
<div dir="auto" style="text-align: center;"><em>Mohamed Zinelabidine</em></div>
<div dir="auto"></div>
<div dir="auto">Si l’antiquité philosophique est grecque, le Moyen Age est arabe. Le même Koyré écrit « Certes, à l’époque qui nous occupe, c’est-à-dire au Moyen Age, l’Orient – en dehors de Bysance &#8211; n’était plus grec. Il était arabe. Aussi, ce sont les Arabes qui ont été les maîtres et les éducateurs de l’Occident latin. »[ Alexandre Koyré, Etudes d’histoire de la pensée scientifique, Gallimard, Paris 1973, p.26]. En effet, Koyré constate que les Romains ne s’intéressaient qu’aux choses pratiques comme l’agriculture, la stratégie de la guerre, la politique, le droit, l’architecture. Ils se détournaient complètement de la réflexion philosophique et scientifique à l’exception bien sûr de la morale qui a une portée pratique évidente. Il écrit à ce sujet : « C&#8217;est vraiment étonnant, lorsqu&#8217;on y songe, que, ne produisant rien eux-mêmes, les Romains n&#8217;aient même pas éprouvé le besoin de se procurer des traductions. En effet, en dehors de deux ou trois dialogues traduits par Cicéron (dont le Timée) &#8211; traduction dont presque rien n&#8217;est parvenu jusqu&#8217;à nous &#8211; ni Platon, ni Aristote, ni Euclide, ni Archimède, n&#8217;ont jamais été traduits en latin.». Il ajoute plus loin : «Le monde arabe se sent, et se dit, héritier et continuateur du monde hellénistique. En quoi il a bien raison. Car la brillante et riche civilisation du Moyen Age arabe &#8211; qui n&#8217;est pas un Moyen Age mais plutôt une Renaissance &#8211; est, en toute vérité, continuatrice et héritière de la civilisation hellénistique&#8217;. Et c’est pour cela qu&#8217;elle a pu jouer, vis-à-vis de la barbarie latine, le rôle éminent d&#8217;éducatrice qui a été le sien.»[ Alexandre Koyré, Etudes d’histoire de la pensée scientifique, Gallimard, Paris 1973, p.27]</div>
<div dir="auto">Cet « impensé philosophique arabe a fondé « l’unité de l’intellect », condition sine qua non de toute pensée de l’humain et de l’universel, puisque désormais la vérité est pensée comme une pour tout le monde et la raison comme communication universelle entre tous les hommes. Que ce soit par l’intermédiaire de la péninsule ibérique où Ibn Roshd et Maïmonide étaient maîtres de l’Intellect, ou par l’intermédiaire de la Sicile et de l’Italie actuelle, la floraison de la civilisation arabe et islamique a eu comme effet la transmission à l’Occident latin de ce souci d’universalité et d’unité de l’intellect.</div>
</div>
<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<div dir="auto">Point nodal 2 : Mais qu’en est-il de l’Occident ? Quand Heidegger insiste sur la grécité de la philosophie, il voulait souligner que la pensée, les sciences, les arts, etc. sont occidentaux dans leur origine, élément fondateur de leur évolution. Evidemment, cela suppose que la Grèce antique est occidentale. L’esprit historien montre que c’est un grand mensonge. La configuration de la méditerranée avec ses deux rives, nord, sud, date du début du 19ème siècle quand l’Occident a entamé son grand mouvement de colonisation du Sud. Il faut dire que la Renaissance italienne avec la naissance d’une historicité politique savante a mis la première pierre de cet Occident par le retour à Platon, une manière de se libérer d’Aristote récupéré par l’Eglise chrétienne. A l’époque antique, la méditerranée, comme laisse entendre le texte de Koyré cité plus haut, est divisée en deux rives, l’Est et l’Ouest. La Grèce faisait partie de l’Est, de l’Orient, berceau des civilisations les plus anciennes. D’ailleurs les philosophes, les scientifiques, les créateurs dans le domaine des arts en Grèce ancienne ne se réfèrent qu’aux orientaux. L’origine grecque de l’Occident est un grand mensonge qui lui a permis de dominer le monde. En plus, on a inventé la notion de coupure épistémologique pour effacer définitivement les apports des civilisations non occidentales dans les domaines du savoir et de l’art.</div>
</div>
<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<div dir="auto">Point nodal 3 : Tout au long de son livre Mohamed Zinelabidine Mohamed Zinelabidine n’a cessé de plaider pour une reconnaissance méritée de l’apport à l’Occident de la civilisation arabe et islamique, dans les domaines de l’art comme dans le domaine du savoir. Effectivement, cette reconnaissance est une condition nécessaire d’un vivre-ensemble dans la paix et la dignité. Un nouveau personnage conceptuel pour parler comme Deleuze, peut traduire ce souci. Il s’agit de l’interculturalité. Il faut dire que les cultures ne dialoguent pas. Elles se rencontrent, se croisent, s’entrelacent, se séparent. Elles le font sous l’ordre de l’hostilité ou sous l’ordre de l’hospitalité. Plusieurs guerres ont produit un phénomène d’osmose entre les cultures belligérantes. L’intellectuel cherche toujours l’ordre de l’hospitalité. Il essaie d’éviter le choc des civilisations par la mise en place d’un glossaire d’idées et de valeurs qui militent pour une universalité de partage et un humanisme de gloire. Ce livre est une possible ouverture à cet humanisme et à cette universalité par les arts ; les Lettres et cet «Impensé philosophique&#8221;.</div>
</div>
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