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	<title>incompréhension &#8211; Questions et Concepts d’Avenir</title>
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	<title>incompréhension &#8211; Questions et Concepts d’Avenir</title>
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		<title>Chronique : Honnêtes citoyens du monde, réveillez-vous ! Par Mansour M’henni</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Oct 2023 07:18:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Histoires]]></category>
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					<description><![CDATA[Nous voici de nouveau à l’épreuve de l’éternel retour à la guerre pour échanger de la question palestinienne ! Les mots et les discours à ce propos semblent ne plus avoir de sens ni d’effet ; on en use juste pour se manifester, à l’occasion, dans un besoin, ferme ou circonstanciel, de s’aligner sur une position ou [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Nous voici de nouveau à l’épreuve de l’éternel retour à la guerre pour échanger de la question palestinienne ! Les mots et les discours à ce propos semblent ne plus avoir de sens ni d’effet ; on en use juste pour se manifester, à l’occasion, dans un besoin, ferme ou circonstanciel, de s’aligner sur une position ou sur une autre, quitte à changer cette position, plus ou moins nettement, en fonction de l’évolution des choses et du rapport de force.</p>
<p>D’un côté comme de l’autre des acteurs de la guerre, tout semble se décider en fonction d’alignements géostratégiques et d’idées, de positions et d’intérêts. C’est à donner raison à l’idée souvent développée que la guerre mondiale n’a jamais cessé et qu’elle ne fait que se manifester successivement dans des lieux géographiques prédisposés à l’accueillir pour y perdre ce qu’ils peuvent au profit de leurs maîtres ou leurs commanditaires. Et dans cette géostratégie de la guerre incessante, la cause palestinienne semble jouer le rôle de la bonne à tout faire : chaque fois qu’une partie influente ou une autre a besoin de revoir la redistribution des cartes ou de refaire parade de ses moyens belliqueux, la guerre palestinienne est suscitée ou provoquée comme prétexte pour exécuter les plans à exécuter – sordidement puisque toujours au détriment des pauvres citoyens qui n’ont rien à voir et qui parfois ne maîtrisent pas le mécanisme des pouvoirs en présence.</p>
<p>J’avoue que ce spectacle de notre monde a tout pour nous le rendre exécrable ! Il nous dissuade de tout brin de confiance à avoir dans les gouvernants et les décideurs des sorts des pauvres gens ; il nous pousse à nous demander si l’expression « valeurs d’humanité » est vraiment idoine pour nous désigner, sauf peut-être par ironie ou par antiphrase.</p>
<p>J’entends partout les Grands de ce monde crier, à l’occasion de ce nouvel épisode de la guerre israélo-palestinienne, qu’Israël a le droit de se défendre ! A la bonne heure et personne n’a rien contre le principe de l’autodéfense devant une attaque ou un danger. Mais le peuple palestinien, indépendamment de qui le dirige, n’a-t-il pas le droit d’exister et de vivre sur sa terre natale en toute liberté et en toute responsabilité de son destin ? Pourquoi crie-t-on au scandale au moindre mal supposé pouvoir atteindre un Israélien et ferme-t-on les yeux aux douleurs et à la misère chronique des pauvres Palestiniens ? Quels jeux nous réservent les Grands de ce monde dans les parties de cartes qu’ils jouent entre eux pour des enjeux qui nous dépassent ou qui nous ignorent quand il y a un profit à tirer ?</p>
<p>Autant dire que le Moyen-Orient est désormais adopté comme le terrain propice aux compétitions les plus violentes, au propre et au figuré, et les plus appropriées aux mises de ces compétitions où il y a plus à prendre qu’à y laisser.</p>
<p>Voilà bien un siècle passé dans l’ignominie des relations internationales, un siècle dont l’humanité ne semble vouloir tirer aucune leçon d’intégrité. Indépendamment des conditions qui ont présidé à la création de l’État d’Israël comme un produit d’une nouvelle distribution des rôles, l’État de Palestine, même non encore unanimement reconnu, est dans son droit incontestable. Pourquoi ne l’aide-t-on pas à se réinstaller dans sa légitimité et son interaction internationales ? Le Liban, à côté, donnait l’exemple parfait d’un état vivant paisiblement et démocratiquement son ethnicité plurielle et ses confessions variées ; il a donc fallu le détruire pour donner la preuve que ce modèle sociétal est impensable et qu’un État palestinien de ce genre est inconcevable. Et de guerre en guerre, on en est arrivé à la solution des deux États ! Pourquoi alors fait-on tout au profit de l’un et prive-t-on l’autre, parfois juste du soutien moral à même de l’aider à continuer sa lutte pour exister ?</p>
<p>Honnêtes citoyens du monde, réveillez-vous et cherchez dans votre conscience la moindre petite lumière capable de briller encore au nom de l’humanité !</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Au feu ! Immolation et actualité cinématographique tunisienne. Par Martine Lacas</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 Jan 2023 22:07:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Histoires]]></category>
		<category><![CDATA[Pensées]]></category>
		<category><![CDATA[Film]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[La semaine dernière, j’ai pu voir en avant-première au cinéma Le Louxor à Paris le film Ashkal, l’enquête de Tunis de Youssef Chebbi qui sortira sur les écrans en Tunisie en février prochain. C’était une avant-première. Le public était là, plutôt nombreux. Le réalisateur aussi, accompagné d’une large partie de son équipe, pour répondre aux [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img decoding="async" class=" wp-image-3320 alignleft" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/02/AVT_Martine-Lacas_2882.jpeg" alt="" width="143" height="165" />La semaine dernière, j’ai pu voir en avant-première au cinéma Le Louxor à Paris le film <em>Ashkal, l’enquête de Tunis</em> de Youssef Chebbi qui sortira sur les écrans en Tunisie en février prochain. C’était une avant-première. Le public était là, plutôt nombreux. Le réalisateur aussi, accompagné d’une large partie de son équipe, pour répondre aux questions du public après la projection comme à celles de l’animateur de cette soirée. C’est cet échange qui m’a engagée à écrire ce court texte.</p>
<p>Certes, le public était parisien mais j’imagine que celui-ci devait compter quelques spectateurs ayant des liens autres que touristiques et fantasmatiques avec la Tunisie, des spectateurs pour lesquels l’état actuel de la Tunisie s’éprouvait concrètement comme s’éprouve le réel. Et puis aussi, des spectateurs qui auraient regarder ce film tel qu’il se montre, qui auraient entendu ce que son réalisateur et son co-scénariste en disaient. Mais non, la Tunisie comme le film ont disparu derrière l’écran de la « Révolution », du « Printemps Arabe », de la « Démocratie » avec pour seule concession au réel, qu’ils étaient « en chantier ». Les belles âmes sont informées !!! Bien que sourdes et aveugles…</p>
<p>Je rappelle brièvement l’argument du film. Dans le quartier des jardins de Carthage, le corps nu calciné d’un gardien d’un immeuble inachevé est découvert. Deux flics, Fatma et Batal (Mohammed Houcine Grayaa) enquêtent. Puis c’est le corps calciné d’une employée de maison et d’autres encore, tous nus, sans marque de traumatisme, morts dans une posture étonnamment paisible. Fatma découvre une vidéo d’immolation sur le portable des victimes. On repère un suspect qui hante les bâtiments en chantier, son visage brûlé dont ont disparu les traits humains. Puis c’est sa traque par la police, son immolation dont il ne meurt pas, le diagnostic de précédentes immolations auxquelles il a survécu, sa « renaissance » étrangement rapide, sa disparition de l’hôpital. Et dans la séquence finale, sous les yeux de l’enquêtrice Fatma, frappée de stupeur, des hommes qui, en se dénudant à la hâte, se jettent volontairement, mus par le désir, dans le grand brasier où se profile la silhouette noire du suspect.  Fin. Avec cette interrogation, inquiétante, suggérée par la gestuelle subtile de l’actrice et danseuse Fatma Oussaifi : est-elle tentée, elle aussi, devant l’impensable et l’inexplicable, de céder à la fascination du feu ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Répondant aux questions sur la genèse d’<em>Ashkal</em>, à ce qui, donc, avait <em>motivé</em> ces <em>motifs </em>(<em>Ashkhal)</em> dont le film se fait le déploiement, Youssef Chebbi et son co-scénariste ont insisté sur la rencontre première avec l’architecture et l’urbanisme du quartier surgi dans la banlieue nord de Tunis sous la dictature de Ben Ali, les jardins de Carthage. Prothèse architecturale au service d’une gentrification dans le style « international » dont la révolution a stoppé net l’achèvement. Structures géométriques de béton, nues, inachevées. Larges voies venteuses. La broussaille, le terrain vague, les ordures, d’étiques troupeaux de moutons.  Des voitures. La lumière blafarde dans la cahute d’un agent de sécurité. Les voitures des flics qui tournent. Paysage tunisien…</p>
<p>Youssef Chebbi a insisté sur le caractère central de ce « motif », sur ce désir, qui s’est imposé à lui, de filmer cet espace. Et il l’a fait avec maestria : les plans sont à l’échelle et au rythme de son architecture, ils épousent sa géométrisation implacable, sa frontalité vide d’arrière-plans, sa verticalité qui phagocyte l’horizontalité de l’étendue, qui réduit « l’homme debout » au rang de <em>motif</em> anecdotique. Ni le nom d’Antonioni, ni <em>L’Eclipse</em> (1962) ni la dissolution de la canonique intrigue cinématographique et de la « psychologie « de ses personnages dans l’architecture déserte de la banlieue résidentielle romaine n’ont été invoqués mais comment ne pas y songer ?</p>
<p>Vouloir s’émanciper du réalisme, voire du « néo-réalisme », qui caractérisent la production cinématographique tunisienne actuelle, Chebbi l’a revendiqué. Son film n’en est pas pour autant fantastique, il n’offre pas un ailleurs temporel ou spatial, un au-delà du monde ni un monde parallèle où s’échapper du réel. Ni rêve ni cauchemar. Ne choisissant aucune de ces voies, réalistes ou fantastiques, il ne les ignore pas cependant. Bien au contraire, il les ouvre, comme le feraient un médecin légiste ou un anatomiste. Il retire, il évide. Il met de côté la psychologie des personnages, les causes, les conséquences, les coupables et les victimes, les méchants et les gentils, les sachants et les ignorants, la corruption, la compromission, les juges, les flics, les hommes d’affaires, la commission Vérité et Dignité, etc. Chebbi observe avec acuité. Je citerai, par exemple, une magnifique séquence qui pourrait sembler incongrue, inutile, sans aucun rapport avec « l’histoire » du film : la visite d’une salle de réception par Batal, accompagné de sa femme, sa fille et son beau-frère. La propriétaire des lieux débite son boniment d’agent immobilier occasionnel (a-t-elle demandé 20 dinars pour la visite ?). Demi-lumière blafarde, sinistre, néons vulgaires, tables vides, escalier de music-hall, luxe de pacotille pour soirées festives et à plein volume la cantillation du Coran. Un instantané documentaire.</p>
<p>Chebbi désamorce toute lecture explicative, toute logique narrative.  On voit des bribes, des membres épars, des restes de ce qui auraient pu faire des histoires « comme on aime les voir » au cinéma. Et tout ça vu, dans une lumière de demi-jour, dans la nuit, jamais assez longtemps ni d’assez prêt pour s’en faire une idée précise, certaine et définitive. Chebbi n’explique pas, c’est le pli, le complexe qu’il filme. Il brouille toutes les pistes à moins qu’il ne les superpose : celle de la machination des ennemis de la Révolution et de ses gardiens, celle des opportunistes comme celle… des jnoun ! Rien dans <em>Ahkhal </em>dont on puisse s’emparer pour résoudre l’énigme ni pour éteindre le feu. Une scène très antonionienne est exemplaire : Fatma fait un zoom sur une image de la vidéo d’immolation. Mais, au lieu de révéler la « vérité » comme dans <em>Profession reporter</em>, le grossissement dissout l’image jusqu’à l’informe.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Alors quoi ?  Pourquoi ce film ? À quoi bon ? La réponse, Chebbi et son co-scénariste, l’ont donnée, me semble-t-il, lors de cette avant-première. De manière indirecte. Ils ont dit l’un et l’autre s’être emparé d’une référence centrale de l’histoire du cinéma : le polar. Voici donc l’autre motif d’<em>Ashkal</em>. Celui de la quête du sens dont le polar, à travers les métamorphoses de ses codes et la multiplicité anecdotique de ses interprétations, reste la puissante métaphore. Chebbi prive l’enquêteur du pouvoir de trouver « la » vérité et « le » coupable, de nous sauver de l’incertitude. Il prive le genre du polar du pouvoir d’apaiser chez le spectateur la tension dramatique par cette découverte : pas de soulagement cathartique pour dormir en paix.</p>
<p><em>Ashkal</em> ne nous offre pas ce repos et c’est tant mieux ! Il nous invite à chercher toujours et encore le sens, à ne pas se contenter du confort des explications, à ne pas céder à la fascination du motif.  Pour ne pas brûler, pour ne pas nous jeter, nu et consentant, dans le grand brasier.</p>
<p>Un mois plus tôt, j’avais vu un autre très beau film tunisien : <em>Harka</em> de Lofty Nathan. Tranche de vie d’un jeune homme du Sud, une décennie après la mort de Mohamed Bouazizi. Le film s’achève également sur une immolation, un terrible plan fixe final d’un corps qui brûle en pleine rue, ignoré des passants qui passent.</p>
<p>M.L.</p>
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		<title>Vagues migratoires entre hier et aujourd&#8217;hui. Par Sliman Chahdi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Dec 2020 09:16:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Pensées]]></category>
		<category><![CDATA[clandestin]]></category>
		<category><![CDATA[Emigration]]></category>
		<category><![CDATA[vagues]]></category>
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<li><img decoding="async" class="wp-image-2909 alignleft" src="https://www.voixdavenir.com/ibylensu/2020/11/sliman-chahdi-800x1069.png" alt="" width="78" height="104" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2020/11/sliman-chahdi-800x1069.png 800w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2020/11/sliman-chahdi-1160x1550.png 1160w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2020/11/sliman-chahdi-1150x1536.png 1150w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2020/11/sliman-chahdi-750x1002.png 750w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2020/11/sliman-chahdi-1140x1523.png 1140w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2020/11/sliman-chahdi.png 1533w" sizes="(max-width: 78px) 100vw, 78px" />Les vagues migratoires ne datent pas de 2010 et encore moins du Printemps Arabe. Le début du XXème siècle a connu des évènements et des drames humains suite à des guerres ou à des crises provoquées par le nationalisme et le narcissisme des Etats. En 1915, des milliers d’Arméniens fuyant le génocide ottoman s’entassent dans des abris de fortune sur l’île du Frioul à Marseille. La guerre civile de l’Espagne franquiste a provoqué la fuite de nombreux espagnols venus s’installer de l’autre côté des Pyrénées françaises.</li>
</ul>
<p>En revanche, plus proche de nous, il y a eu vers la fin du siècle précédent un phénomène migratoire qui a marqué les esprits par la détermination des acteurs et leurs modes opératoires ainsi que par l’émotion suscitée dans l’opinion publique. Il s’agit de deux vagues migratoires l’une venue de la région du Sud Est Asiatique appelée les « Boat People »<a href="#_edn1" name="_ednref1">[1]</a>, l’autre d’origine cubaine dans les Caraïbes appelée les « Balseros »<a href="#_edn2" name="_ednref2">[2]</a>. Ces deux événements traduisent les souffrances humaines subies par des peuples victimes des calculs géostratégiques et les tensions qui caractérisaient les relations internationales pendant et après la guerre froide.</p>
<p>Le propos de ce texte n’est point d’analyser le pourquoi du comment de ces crises et encore moins d’aborder l’historique des migrations à travers le monde mais il s’agit plutôt d’un regard personnel porté modestement sur quelques trajectoires humaines et leurs impacts sur l’opinion publique que ça soit en France ou en Europe.</p>
<p>A la chute de Saigon en 1975, du temps de la présence française, beaucoup de Vietnamiens, ont quitté la région appelée l’Indochine à bord d’embarcations de fortune, traversant la mer de Chine à destination des Côtes américaines et européennes. Ces vagues se sont accélérées jusqu’au début des années 1990 suite aux guerres qui embrasèrent le Vietnam des Khmers Rouges et le Cambodge pris en tenaille entre l&#8217;Occident, l&#8217;ex- URSS et la Chine en plein guerre froide</p>
<p>En 1979, des intellectuels français, à l’instar de l&#8217;illustre penseur Raymond Aron<a href="#_edn3" name="_ednref3">[3]</a>, défendent la cause des Boat People à l&#8217;<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Palais_de_l%27%C3%89lys%C3%A9e">Élysée</a>  devant <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Val%C3%A9ry_Giscard_d%27Estaing">Valéry Giscard d&#8217;Estaing</a> (<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Juin_1979">juin</a> <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/1979">1979</a>), et demandent aux hommes politiques de résoudre le drame de l&#8217;accueil des réfugiés repoussés par de nombreux pays (en particulier par Hong Kong, l&#8217;Indonésie et l&#8217;Australie). <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Paul_Sartre">Jean-Paul Sartre</a>, déjà âgé, se rallie à cette cause. Avec d&#8217;autres intellectuels et des personnalités telles que <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Andr%C3%A9_Glucksmann">André Glucksmann</a>, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Yves_Montand">Yves Montand</a> ou <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Simone_Signoret">Simone Signoret</a>. <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Bernard_Kouchner">Bernard Kouchner</a>, lui, lance l&#8217;opération <em>Un bateau pour le Vietnam</em> et affrète un cargo, l&#8217;<em>Ile de lumière</em>. Cette mission humanitaire en mer de Chine qui donnera naissance à l&#8217;association <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9decins_du_monde">Médecins du monde</a>, sera suivie de nombreuses autres. La <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/France">France</a> accueille donc un quota officiel de réfugiés des camps. C&#8217;est la première grande vague d&#8217;immigration d&#8217;origine asiatique en France. Entre 150.000 et 200.000 personnes boat people ont péri en mer. La France avait accueilli 120.000 Vietnamiens, Laotiens et Cambodgiens.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><u>Les balseros</u></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>En 1990, des Cubains sur des embarcations de fortune essaient de traverser la mer des Caraïbes pour rejoindre le Golfe de Floride et les côtes américaines. Ces candidats à l’exil quittent Cuba suite à une grave crise économique. Le pays sous embargo depuis 1962, vivait d’aides du grand frère soviétique. Après l’implosion de l’URSS en 1991, Cuba s’est trouvée seule sans aides aucunes avec un embargo des plus durs de l’histoire de l’humanité.</p>
<p>Certains réussissent la traversée, d’autres périront en mer. Enfin, bon nombre de balseros se font arrêter et parquer en centre de détention sur la base américaine de Guantanamo. Pour contrôler cette déferlante migratoire et y faire face, Américains et Cubains se sont mis d’accord sur deux points :</p>
<ul>
<li>Cuba lève l’interdiction de quitter le pays à ses propres ressortissants.</li>
<li>Les U.S.A. s’engagent à accueillir 20.000 cubains par an comme demandeurs d’asile à condition que l’Etat cubain s’engage à freiner les départs illégaux en mer.</li>
</ul>
<p>On estime à 600.000 le nombre de Cubains ayant quitté leur île natale pour s’installer aux Etats Unis.</p>
<p>Donc si on y regarde de plus près, on se rend compte qu’il s’agit d’une émigration motivée par des raisons économiques.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Qu&#8217;en est-il aujourd’hui ?</strong></p>
<p>Lundi soir 23 Novembre 2020, place de la République à Paris, le démantèlement musclé d’un camp de migrants d’origine essentiellement afghane a provoqué beaucoup d’émotions en France. Voilà des personnes qui errent depuis longtemps à la recherche d’un toit. Tous ne sont pas clandestins. 20% d’entre eux ont le statut de réfugiés politiques mais la France n’a toujours pas trouvé des solutions d’hébergement pour ces migrants.</p>
<p>Il faut dire que les derniers attentats terroristes commis sur le territoire français ont jeté un voile sombre sur la situation insupportable vécue par des les migrants en France. Le sentiment d’insécurité a été bel et bien exploité et instrumentalisé par certaines tendances politiques accusant les migrants d’être la cause de l’insécurité en France. Point de vue qui n’est pas officiellement partagé par d’autres partis politiques.</p>
<p>Dans ces conditions difficiles, les migrants se battent pour s’en sortir et retrouver une vie normale. Leurs revendications concernent l’accès à des conditions de vie décentes, l’octroi du statut de réfugiés politiques et la régularisation des sans-papiers. Pour l’instant, cela ne bouge pas beaucoup, hormis l’action de mobilisation de la société civile qui essaie de plâtrer, de calmer et de dispenser des soins urgents, mais également de distribuer des aides en nature (nourriture, vêtements, etc.), autant dire une goutte d’eau dans un océan de besoins.</p>
<p>Cette situation de crise migratoire traverse tous les pays de l’Union Européenne. On peut même parler de fissures au sein de l’Union Européenne à propos des solutions à proposer en matière de quotas de migrants accueillis par chaque pays européen. Par exemple, quelques pays de l’ex-Europe de l’Est ont tout simplement refusé l’accueil sur leurs territoires respectifs de ces migrants, surtout les musulmans d&#8217;entre eux, qui présenteraient un danger pour la chrétienté de l’Europe.</p>
<p>La crise du Covid 19 qui sévit actuellement dans le monde et en particulier en France rend de plus en plus impérieuse et urgente l&#8217;amélioration de la situation des migrants en France. Les comités de liaison des « Sans papiers » sont en berne en attendant la fin de la crise sanitaire. « <em>sans- papiers</em> »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Lexique</strong></p>
<p><strong><em>Un migrant</em></strong> : Pour l&#8217;<a href="http://toupie.org/Dictionnaire/Sigles_un.htm#unesco">Unesco</a>, &#8220;le terme migrant peut être compris comme toute personne qui vit de façon temporaire ou permanente dans un pays dans lequel il n&#8217;est pas né et qui a acquis d&#8217;importants liens sociaux avec ce pays&#8221;. Pour la Convention des Nations Unies sur les droits des travailleurs migrants et des membres de leurs familles, les travailleurs migrants sont &#8220;les personnes qui vont exercer, exercent ou ont exercé une activité rémunérée dans un Etat dont elles ne sont pas ressortissantes&#8221;.</p>
<p><strong><em>Un réfugié</em></strong> – au sens de la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_du_28_juillet_1951_relative_au_statut_des_r%C3%A9fugi%C3%A9s">Convention du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés</a> – est une personne qui se trouve hors du pays dont elle a la nationalité ou dans lequel elle a sa résidence habituelle ; qui craint avec raison d’être persécutée du fait de son appartenance communautaire, de sa <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Religion">religion</a>, de sa <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Nationalit%C3%A9">nationalité</a>, de son appartenance à un certain <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Groupe_social">groupe social</a> ou de ses opinions <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Politique">politiques</a> ; et qui ne peut ou ne veut se réclamer de la protection de ce pays ou y retourner en raison de ladite crainte.</p>
<p><strong><em>Un demandeur d&#8217;asile</em></strong> : Les personnes essayant d&#8217;obtenir le statut de réfugié sont appelées <strong><em>demandeurs d&#8217;asile</em></strong>. Les demandes d&#8217;asile faites dans les pays industrialisés se fondent le plus souvent sur des critères et des motifs politiques et religieux.</p>
<p><strong><em>Un Sans-papiers :</em></strong> L’expression « étranger en situation irrégulière » ou ESI (parfois nommé « sans-papiers » ou clandestin » désigne un statut juridique, qualifiant la situation d’un étranger présent sur le territoire d’un Etat, tout en étant dépourvu de titre de séjour en règle. Cette situation peut intervenir de multiples façons : soit après être entré de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Immigration_ill%C3%A9gale">façon clandestine</a> sur le territoire, soit pour être demeuré sur le territoire après expiration de la durée de validité du titre de séjour, soit encore, dans le cas d&#8217;une personne née de parents <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Immigration">immigrés</a> sur le territoire national, parce que la demande de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Naturalisation">naturalisation</a> n&#8217;a pas été effectuée à l&#8217;acquisition de la majorité légale (un autre cas, rare, peut se présenter dans le cas d&#8217;une <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9nationalisation">dénaturalisation</a>).</p>
<p>Malgré le caractère illégal de leur séjour, les étrangers en situation irrégulière bénéficient de certains droits comme en <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Droit_des_%C3%A9trangers_en_France">France</a>, l’<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Aide_m%C3%A9dicale_d%27%C3%89tat">aide médicale d&#8217;État</a> (AME) destinée à prendre en charge les dépenses médicales des étrangers en situation irrégulière et sans ressources résidant en France. En revanche, ils ne sont pas autorisés à travailler.</p>
<p>Espérons que ces éclairages sur quelques notions en lien avec le phénomène migratoire, aideront le lecteur à comprendre ce champ jalonné de dédales, d’incompréhensions, de refus voire parfois d’exclusions dont sont victimes ces parias des temps modernes qui ont pris tous les risques au péril de leurs vies à la recherche d’un monde meilleur.</p>
<p><u>SITES CONSULTES</u></p>
<p>* <a href="https://donner.unhcr.org/abritonslespoir/~mon-don?gclid=Cj0KCQiAqo3-BRDoARIsAE5vnaLsLpPQUdVVULkjWL2MvdfEUpXy2HgKgEf4rUFZRcjG_gPV_cdsFhoaAsHaEALw_wcB&amp;gclsrc=aw.ds">https://donner.unhcr.org/abritonslespoir/~mon-don?gclid=Cj0KCQiAqo3-BRDoARIsAE5vnaLsLpPQUdVVULkjWL2MvdfEUpXy2HgKgEf4rUFZRcjG_gPV_cdsFhoaAsHaEALw_wcB&amp;gclsrc=aw.ds</a></p>
<p>* <a href="https://observers.france24.com/fr/20101209-balseros-cubains-prets-tout-mettre-pied-etats-unis">https://observers.france24.com/fr/20101209-balseros-cubains-prets-tout-mettre-pied-etats-unis</a></p>
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<p><a href="#_ednref1" name="_edn1">[1]</a> Les Boat People : Boat people : gens en barques. A la fin de mon exposé, il y aura un lexique des termes en lien avec le dossier de la migration.</p>
<p><a href="#_ednref2" name="_edn2">[2]</a> Balseros vient de balsa : barque en espagnol.</p>
<p><a href="#_ednref3" name="_edn3">[3]</a> Il est vrai que les années 1970 furent marquées entre autres par l’engagement des intellectuels aux côtés des victimes des drames qui secouaient le monde.</p>
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