<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>
<channel>
	<title>leçon &#8211; Questions et Concepts d’Avenir</title>
	<atom:link href="https://voixdavenir.com/tag/lecon/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://voixdavenir.com</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Wed, 01 Jan 2025 10:11:12 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	
<image>
	<url>https://voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/cropped-voixdavenir-favicon-32x32.png</url>
	<title>leçon &#8211; Questions et Concepts d’Avenir</title>
	<link>https://voixdavenir.com</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Chronique : Histoires de femmes à Carthage.  Par Mansour M’henni</title>
		<link>https://voixdavenir.com/chronique-histoires-de-femmes-a-carthage-par-mansour-mhenni/</link>
					<comments>https://voixdavenir.com/chronique-histoires-de-femmes-a-carthage-par-mansour-mhenni/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 30 Sep 2023 11:51:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Non classifié(e)]]></category>
		<category><![CDATA[Carthage]]></category>
		<category><![CDATA[dignité]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[mort]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://voixdavenir.com/?p=5430</guid>
					<description><![CDATA[Détrompez-vous, ce n’est pas ce que vous avez pensez ! Cette chronique se propose de revenir à l’histoire, ou aux histoires, de trois femmes ayant vécu la première période de la fondation de Carthage et de son essor jusqu’à sa chute, donc entre 814 avant J.-C. et 142 avant J.-C. Il m’a été donné d’en parler [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class=" wp-image-4982 alignleft" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-800x600.jpg" alt="" width="317" height="238" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-800x600.jpg 800w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-1160x870.jpg 1160w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-320x240.jpg 320w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-1536x1152.jpg 1536w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-2048x1536.jpg 2048w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-750x563.jpg 750w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-1140x855.jpg 1140w" sizes="(max-width: 317px) 100vw, 317px" />Détrompez-vous, ce n’est pas ce que vous avez pensez ! Cette chronique se propose de revenir à l’histoire, ou aux histoires, de trois femmes ayant vécu la première période de la fondation de Carthage et de son essor jusqu’à sa chute, donc entre 814 avant J.-C. et 142 avant J.-C.</p>
<p>Il m’a été donné d’en parler dans d’autres écrits journalistiques de la fin du siècle dernier, aujourd’hui j’y reviens à l’occasion d’une émission radiodiffusée sur JawharaFM et JawharaTV, intitulée « Lumières tunisiennes », dans laquelle l’équipe de production a annoncé sa programmation de deux de ces trois femmes dans le cadre de la grille des programmes en cours. J’y reviens donc sur la demande de l’équipe de production de cette émission avec l’espoir d’attirer l’attention sur des aspects de cette mémoire, importants à mon sens, surtout parce qu’ils me paraissent à même d’éclairer l’avenir. Ces trois femmes, dont les deux premières sont au programme des « Lumières tunisiennes », sont Elyssa, Sophonisbe et « La Femme d’Hasdrubal ». Elles ont en partage le suicide comme issue de leur destin.</p>
<p>Certes la mort est la fin de toute vie, mais l’auto-immolation reste toujours une grande question, sans doute la question du comment, du pourquoi ou du pour quoi s’immole-t-on. D’aucuns diraient : je me suicide parce que je ne sers à rien. D’autres répliqueraient : je me fais mourir pour que ma vie serve à quelque chose ! Rappelons-nous la mort de Socrate ! Quelque chose comme quoi, alors ? Comme une leçon à tirer de ma vie et de son aboutissement. C’est le cas de ces trois femmes qui ont balisé l’Histoire de la Grande Carthage : sa naissance ou sa fondation par Elyssa, le début de son déclin avec Sophonisbe et sa chute avec « La femme d’Hasdrubal ». La première s’est immolée par le feu pour ne pas trahir sa promesse de fidélité après avoir évité à sa ville une guerre très risquée. La seconde s’est suicidée pour ne pas tomber entre les mains de l’envahisseur ennemi, mais aussi peut-être par le dépit causé par l’alliance de Massinissa avec Scipion. La troisième s’est jetée, avec ses enfants, dans le feu qui brûlait Carthage sous les yeux de son mari qui s’était livré à l’ennemi.</p>
<p>Que nous importe-t-il de conclure de ces trois destins qui ont jalonné la période la plus rayonnante de notre histoire antique ? D’abord l’amour du pays et l’engagement à le défendre comme valeur et comme terre jusqu’au dernier souffle de l’espoir. Et si, à la fin, la défaite est inéluctable, il faut savoir sauver la dignité, la sienne propre et celle de sa patrie, plutôt que d’accepter la trahison et la soumission. Ensuite que la femme a toujours joué un rôle essentiel dans les moments-clés de notre Histoire et que la promulgation du Code du statut personnel en août 1956, avant même celle de la République, est une sorte de retour d’histoire. D’ailleurs, comme la République elle-même dont la proclamation en juillet 1957 est une sorte de rappel que Carthage a peut-être été la première vraie république de l’Histoire des humains.</p>
<p>De ce point de vue, comme il m’a été donné de l’écrire précédemment, la « Femme d’Hasdrubal » me paraît celle à qui il faudrait le plus rendre hommage, car l’Histoire a finalement privé cette femme de son nom même, la laissant fatalement liée à la trahison et à la défaite de son mari, responsable de l’incinération de la patrie, déjà réduite à un cadavre. D’aucuns la confondent parfois avec Sophonisbe et lui collent son prénom. Mais ainsi retenue par l’Histoire, privée de son prénom, qui est la désignation même de son être, c’est peut-être aussi le signe que malgré sa bravoure et son intelligence, la femme a toujours été, dans l’inconscient collectif, une victime de l’Histoire.</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://voixdavenir.com/chronique-histoires-de-femmes-a-carthage-par-mansour-mhenni/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Chronique : L’Avenir de la Tunisie à l’épreuve de l’Africanité.   Par Mansour M’henni</title>
		<link>https://voixdavenir.com/chronique-lavenir-de-la-tunisie-a-lepreuve-de-lafricanite-par-mansour-mhenni/</link>
					<comments>https://voixdavenir.com/chronique-lavenir-de-la-tunisie-a-lepreuve-de-lafricanite-par-mansour-mhenni/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Mar 2023 07:42:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoires]]></category>
		<category><![CDATA[Pensées]]></category>
		<category><![CDATA[africanité]]></category>
		<category><![CDATA[Diplomatie]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernance]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisianité]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://voixdavenir.com/?p=5183</guid>
					<description><![CDATA[Dans une chronique du 28 février 2023, suite à ce qui aurait l’air d’un malentendu, amplifié peut-être pour différentes raisons, un avis concernant la question de la migration africaine a été avancé en ces termes : « ces problèmes migratoires peuvent être sagement étudiés et efficacement poussés vers des solutions régionales édifiantes. […] La diplomatie est alors [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img decoding="async" class="size-full wp-image-2770 alignleft" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/mansour-mhenni.jpg" alt="" width="136" height="185" />Dans une chronique du 28 février 2023, suite à ce qui aurait l’air d’un malentendu, amplifié peut-être pour différentes raisons, un avis concernant la question de la migration africaine a été avancé en ces termes : « ces problèmes migratoires peuvent être sagement étudiés et efficacement poussés vers des solutions régionales édifiantes. […] La diplomatie est alors mise à l’épreuve de la conversation avec les pays d’origine pour que des solutions, même partielles et provisoires, soient trouvées, avec l’intention de les faire évoluer vers une maîtrise non humiliante de la situation de ces populations, en concertation et en coopération avec les instances internationales et les pays supposés être des défenseurs de la dignité humaine ».</p>
<p>Aujourd’hui, en réécoutant et en relisant les mises au point, même tardives, et les décisions prises dans mon pays concernant nos frères de l’Afrique subsaharienne, je me sens réconforté, rassuré même quant à l’essentiel de la dépendance inaliénable de la tunisianité et de l’africanité. Je retrouve enfin l’image de cette Tunisie-Ifriqiya dans sa fierté d’être ce qu’elle est vraiment, sans heurts avec les autres liens qu’elle hérite de son histoire, de sa culture et de ses interactions économiques et civilisationnelles. Je crois voir avancer fièrement la <em>Diplomatie tunisienne</em> dans les hourras d’une foule où il me semble distinguer le visage de Bourguiba, mais aussi les silhouettes de tous ceux qui, avant lui, avec lui et après lui, ont su défendre la dignité humaine indépendamment des différences de tous genres entre les peuples et les personnes. Je crois sincèrement qu’il y a lieu de passer par la diplomatie, son éthique et sa pratique, pour retrouver le chemin paisible d’une Tunisie en développement et en intelligence interactive avec son environnement international.</p>
<p>Mais qu’est-ce donc que la diplomatie pour en faire une école de la socialité et de la gouvernance ? Au-delà du sens politique qui en fait une profession de haute valeur, celui de « Science et pratique des relations politiques entre les États », il y a ce que les dictionnaires considèrent comme son sens figuré et qui me paraît son sens propre, inhérent au principe de la socialité humaine, le sens d’une « diplomatie publique », celui d’un être à l’Autre dans l’adresse, la finesse et la souplesse. Si ce deuxième sens est un objectif de citoyenneté, les deux sens réunis doivent caractériser les responsables politiques, toutes responsabilités et tous niveaux confondus. Le comportement et les propos de ces derniers sont appelés à s’inscrire de façon permanente et non discriminatoire dans leurs interactions de tous ordres parce que le plus petit manquement à ce devoir peut porter préjudice à l’équilibre social et à la culture du vivre ensemble, tant sur le plan national qu’international.</p>
<p>Pour la situation présente, concernant la Tunisie, il y a eu des erreurs et des maladresses à traiter la question migratoire et à la façon d’en rendre compte. La conscience de cette erreur est sans doute derrière tous les éclaircissements ajoutés et les décisions prises. L’essentiel est de savoir tirer profit de ses erreurs.</p>
<p>Mais les forces politiques en démarcation par trop violente à l’égard du pouvoir en place se doivent, elles aussi, de revoir leur façon de se situer et de commenter de telles situations quand l’image de leur pays dans le monde et ses relations internationales, souvent déterminantes d’une part de ses conditions internes, risquent d’en pâtir ou de s’en ressentir.</p>
<p>Encore une fois, l’essentiel pour l’honnêteté de l’action politique, pour autant qu’on puisse en parler ainsi, réside dans la solidarité nationale en cas de danger, une solidarité conversationnelle pouvant mettre, pour un temps au moins, les divergences politiques, à la marge de l’engagement collectif en vue du sauvetage de la patrie.</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://voixdavenir.com/chronique-lavenir-de-la-tunisie-a-lepreuve-de-lafricanite-par-mansour-mhenni/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Trou-Blanc: Un anti-virus halal. Par Arselène Ben Farhat</title>
		<link>https://voixdavenir.com/trou-blanc-un-anti-virus-halal-par-arselene-ben-farhat/</link>
					<comments>https://voixdavenir.com/trou-blanc-un-anti-virus-halal-par-arselene-ben-farhat/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 May 2021 09:09:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Pensées]]></category>
		<category><![CDATA[députée]]></category>
		<category><![CDATA[éthique]]></category>
		<category><![CDATA[Evax]]></category>
		<category><![CDATA[leçon]]></category>
		<category><![CDATA[vaccin]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.voixdavenir.com/?p=3687</guid>
					<description><![CDATA[Un virus, plus dangereux que le covid 19 , a apparemment infecté le système Evax et a déréglé son processeur puisque les gens prioritaires ne reçoivent plus le fameux SMS du rendez-vous de leur vaccination. Cette situation s’est aggravée avec la grève de trois jours des médecins. Mais le génie des Tunisiens est magnifique. La [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="kvgmc6g5 cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<div dir="auto"></div>
</div>
<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<div dir="auto">Un virus, plus dangereux que le covid 19 , a apparemment infecté le système Evax et a déréglé son processeur puisque les gens prioritaires ne reçoivent plus le fameux SMS du rendez-vous de leur vaccination. Cette situation s’est aggravée avec la grève de trois jours des médecins. Mais le génie des Tunisiens est magnifique. La députée Arwa Ben Abbes, membre islamiste de la commission de lutte contre la corruption au parlement tunisien, a trouvé l’heureuse solution au niveau technique et éthique puisqu’elle a reçu son vaccin sans être prioritaire, sans disposer de rendez-vous et sans être inscrite sur la plateforme Evax.</div>
</div>
<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<div dir="auto">Face à l’aggravation de la situation sanitaire et à l’augmentation dramatique du nombre des décès due à ce maudit virus, nous prions notre honorable députée de donner, en direct à la télévision, « une leçon » à la fin de ce mois saint, expliquant aux personnes prioritaires comment elles peuvent être rapidement vaccinées sans attendre un SMS d’Evax. Je suis certain que la leçon de Madame la députée sera « halal » et bien sûr réalisera la meilleure audience à la télévision, notamment en cas de diffusion en prime time aux alentours de 20h 15 avant la diffusion du feuilleton tunisien « Banat El Ghoul », pardon, je veux dire « Oulad El Ghoul ».</div>
<div dir="auto"></div>
</div>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://voixdavenir.com/trou-blanc-un-anti-virus-halal-par-arselene-ben-farhat/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Chronique : Adieu mon prof ! Que votre esprit demeure ! Par Mansour M’henni</title>
		<link>https://voixdavenir.com/chronique-adieu-mon-prof-que-votre-esprit-demeure-par-mansour-mhenni/</link>
					<comments>https://voixdavenir.com/chronique-adieu-mon-prof-que-votre-esprit-demeure-par-mansour-mhenni/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 07 Feb 2021 15:32:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[décès]]></category>
		<category><![CDATA[éthique]]></category>
		<category><![CDATA[professeur]]></category>
		<category><![CDATA[souvenir]]></category>
		<category><![CDATA[vie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.voixdavenir.com/?p=3300</guid>
					<description><![CDATA[En ces temps sombres qui nous font douter des valeurs éternelles d’une humanité digne de ce nom, certains souvenirs surviennent de temps en temps, au gré des circonstances, comme des plaques de signalisation venant se dresser devant nous pour inspirer, et orienter même, notre croisière infernale des temps présents. Force est de reconnaître que les [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img decoding="async" class=" wp-image-2770 alignleft" src="https://www.voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/mansour-mhenni.jpg" alt="" width="60" height="82" />En ces temps sombres qui nous font douter des valeurs éternelles d’une humanité digne de ce nom, certains souvenirs surviennent de temps en temps, au gré des circonstances, comme des plaques de signalisation venant se dresser devant nous pour inspirer, et orienter même, notre croisière infernale des temps présents. Force est de reconnaître que les plus beaux et les plus instructifs de ces souvenirs sont ceux liés à l’Ecole, tous cycles confondus, depuis la coranique ou la maternelle, jusqu’à l’université et à la post retraite.</p>
<p>Aujourd’hui, dimanche 7-2-2021, j’apprends par Samir Marzouki, qui a été lui-même mon prof à la faculté des lettres de Tunis et qui est devenu un grand ami avant que je ne devienne son collègue, la triste nouvelle du décès de feu Monsieur Alain Duneau, mon professeur de littérature française en première année français, l’année 1972-73. Cela fait donc près d’un demi-siècle et n’ayant pas eu de ses nouvelles de quiconque, j’avoue l’avoir cru déjà mort. Aujourd’hui je suis encore plus attristé par son décès et, à l’occasion, me revient un souvenir que je raconte souvent pour souligner ce que peut être un vrai enseignant, contrastant malheureusement parfois avec d’autres qui ont le même statut mais qui ne sont pas de la même éthique.</p>
<p>En ce temps-là, débarquant d’une formation scientifique interrompue pour des raisons qu’il serait long de conter, j’étais fier du témoignage de M. Duneau à mon égard, à la remise d’un exercice de rédaction auquel il nous avait soumis le premier jour : « C’est vous l’étudiant qui venez de la faculté des sciences ? – Oui, Monsieur ! – On ne dirait pas. – J’espère que vous ne serez pas déçu. »</p>
<p>Cette année-là, nous avions au programme <em>Alcools</em> d’Apollinaire (Quelle rencontre autour de l’amour de la poésie d’Apollinaire : Duneau, Marzouki, M’henni ! En serait-il la source ?). Un jour, évoquant la notion de « métempsychose », le professeur a écrit le mot au tableau avec la lettre « h » venue de son étymologie et source d’une polémique orthographique dont j’étais informé. J’ai donc vite réagi en contestant l’orthographe au tableau. Mon prof m’a renvoyé à l’étymologie et je lui ai répliqué que malgré cela, depuis le 19°siècle au moins, on s’était aligné sur la décision de l’Académie et qu’on écrivait « métempsycose ».</p>
<p>L’incident devait être clos, mais avec l’état d’esprit et la naïveté de mes vingt ans, la séance d’après, je venais avec mon dictionnaire et le montrais à mon professeur en classe. Il a encaissé sans rien ajouter et à la fin de la séance, il m’a demandé d’attendre un peu. Une fois seuls dans la salle, il m’a dit ceci que je n’ai jamais oublié : « Aujourd’hui M’henni, je vais juste vous donnez un conseil important, parce que j’ai un fils qui a votre âge : ne prenez jamais à partie un de vos enseignants à la faculté, il peut toujours vous attendre au tournant. Je ne le ferai pas, mais un autre le ferait. » Je lui ai exprimé alors mes remerciements avec mes excuses et j’ai gardé pour lui une affection et un respect indélébiles. Surtout que deux années plus tard, l’année même où Samir était devenu mon prof de <em>La Chanson de Roland</em>, j’ai eu à constater de visu, sur un camarade de classe, la confirmation de l’appréhension de M. Duneau.</p>
<p>Lors de la première séance d’un cours sur l’<em>Heptaméron</em>, l’enseignante (que je ne nommerai pas, par respect) nous dit que pour l’étude de ce livre, il nous faudrait avoir la Bible à notre chevet. Le camarade en question, connu pour une religiosité chauvine, lui répond : « Non Madame, je préfère avoir le Coran à mon chevet ». Puis une polémique se prolongea entre eux durant toute la séance. Par malheur, le camarade réussit son écrit en juin et en tirant au sort son oral, il tombe sur la même enseignante comme principal membre d’un jury binaire. Au premier mot, elle lui dit : « Allons Monsieur M., reprenons notre discussion du début de l’année ». A la fin, elle lui flanque un quatre sur vingt qui ajourne son examen à la seconde session.</p>
<p>J’ai beaucoup de respect pour l’enseignante en question et je l’aimais bien ; mais il en a été ainsi, peut-être pour me permettre à moi d’apprécier davantage l’attitude de mon Prof Duneau.</p>
<p>Aujourd’hui, en hommage à Duneau, combien je serais heureux de pouvoir organiser ou participer à une rencontre sur l’éthique enseignante, qui n’est peut-être pas toujours celle qu’on croit et encore moins celle en laquelle on croit. En attendant, que l’âme de M. Duneau repose en paix, je croix bien que, par son humilité, il me paraît aujourd’hui plus grand que la mort.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>NDR :</em></strong><em> Sur la photo d’illustration, Alain DUNEAU (U. de Poitiers)</em> est le d<em>euxième de gauche à droite, au 2ème plan : </em>(lors du Premier Colloque de la Société Internationale des Etudes Giralduciennes organisé par l’Université de Tours du 14 au 16 novembre 1990).</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://voixdavenir.com/chronique-adieu-mon-prof-que-votre-esprit-demeure-par-mansour-mhenni/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>TROU-BLANC: Histoire de chercher le bonheur</title>
		<link>https://voixdavenir.com/trou-blanc-histoire-de-chercher-le-bonheur/</link>
					<comments>https://voixdavenir.com/trou-blanc-histoire-de-chercher-le-bonheur/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 Jan 2021 07:55:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoires]]></category>
		<category><![CDATA[Autre]]></category>
		<category><![CDATA[bonheur]]></category>
		<category><![CDATA[chercher]]></category>
		<category><![CDATA[Soi]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.voixdavenir.com/?p=3204</guid>
					<description><![CDATA[Un professeur a donné un ballon à chaque élève, qui devait le gonfler, écrire son nom dessus et le lancer dans le couloir. Le professeur a ensuite mélangé tous les ballons. Les élèves ont eu 5 minutes pour trouver leur propre ballon. Malgré une recherche mouvementée, personne n&#8217;a trouvé son ballon. À ce moment-là, le [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="kvgmc6g5 cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<div dir="auto">Un professeur a donné un ballon à chaque élève, qui devait le gonfler, écrire son nom dessus et le lancer dans le couloir. Le professeur a ensuite mélangé tous les ballons. Les élèves ont eu 5 minutes pour trouver leur propre ballon. Malgré une recherche mouvementée, personne n&#8217;a trouvé son ballon. À ce moment-là, le professeur a dit aux étudiants de prendre le premier ballon qu&#8217;ils avaient trouvé et de le remettre à la personne dont le nom était écrit dessus. En 5 minutes, chacun avait son propre ballon.</div>
</div>
<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<div dir="auto">Le professeur a dit aux étudiants: «Ces ballons sont comme le bonheur. Nous ne le trouverons jamais si tout le monde cherche le sien. Mais si nous nous soucions du bonheur des autres &#8230; nous trouverons le nôtre aussi.</div>
</div>
<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<div dir="auto"></div>
<div dir="auto"><em>Justina Péray (Sophrologue)</em></div>
</div>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://voixdavenir.com/trou-blanc-histoire-de-chercher-le-bonheur/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
