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	<title>littérature &#8211; Questions et Concepts d’Avenir</title>
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	<title>littérature &#8211; Questions et Concepts d’Avenir</title>
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		<title>PRIX LITTERAIRE DE LA RENAISSANCE FRANCAISE 2025</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Nov 2025 10:33:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Pensées]]></category>
		<category><![CDATA[Comores]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Prix]]></category>
		<category><![CDATA[RF]]></category>
		<category><![CDATA[roman]]></category>
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					<description><![CDATA[PRIX LITTERAIRE DE LA RENAISSANCE FRANCAISE 2025 Le jury du prix littéraire de La Renaissance Française accordé à un écrivain ou une écrivaine dont le français n&#8217;est pas la langue native, s&#8217;est réuni à Paris, au café-restaurant Les Editeurs, le 12 novembre et a attribué son prix 2025 à la comorienne  Touhfat Mouhtare pour son [&#8230;]]]></description>
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<p><strong>PRIX LITTERAIRE DE LA RENAISSANCE FRANCAISE 2025</strong></p>
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<div dir="ltr">Le jury du prix littéraire de La Renaissance Française accordé à un écrivain ou une écrivaine dont le français n&#8217;est pas la langue native, s&#8217;est réuni à Paris, au café-restaurant Les Editeurs, le 12 novembre et a attribué son prix 2025 à la comorienne  Touhfat Mouhtare pour son récit <em>Choses qui arrivent,</em> publié aux éditions Bayard dans la collection &#8220;Littérature intérieure&#8221;.</div>
<div dir="ltr">Touhfat Mouhtare est une écrivaine comorienne. Née aux Comores, elle a vécu dans différents pays d&#8217;Afrique et a étudié en France, où elle a obtenu un diplôme en langues étrangères de la Sorbonne. Elle est la deuxième écrivaine comorienne en prose publiée, après Coralie Frei, et a également écrit de la poésie.</div>
<div dir="ltr">Parmi ses publications:<img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-7357" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2025/11/Touhfat-Mouhtare.webp" alt="" width="558" height="550" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2025/11/Touhfat-Mouhtare.webp 558w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2025/11/Touhfat-Mouhtare-75x75.webp 75w" sizes="(max-width: 558px) 100vw, 558px" /><br />
&#8211; Le feu du milieu<br />
&#8211; Vert cru</div>
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		<item>
		<title>Colloque international à Sousse : L’Ecole et les littératures entre la transmission du savoir et la culture de la libre pensée</title>
		<link>https://voixdavenir.com/colloque-international-a-sousse-lecole-et-les-litteratures-entre-la-transmission-du-savoir-et-la-culture-de-la-libre-pensee-2/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Mar 2025 08:03:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Associations]]></category>
		<category><![CDATA[colloque]]></category>
		<category><![CDATA[école]]></category>
		<category><![CDATA[libre]]></category>
		<category><![CDATA[pensée]]></category>
		<category><![CDATA[Sousse]]></category>
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					<description><![CDATA[Université de Sousse Faculté des Lettres et Sciences Humaines de Sousse Laboratoire de Recherche Ecole et Littératures &#38; Association Brachylogia (pour le collectif CURA) &#160; Projet de recherche et d’action : « Aujourd’hui l’école » &#160; Colloque annuel international : « Aujourd’hui l’école » Première édition : « L’Ecole et les littératures entre la transmission du savoir et la culture de la libre [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Université de Sousse</strong></p>
<p><strong>Faculté des Lettres et Sciences Humaines de Sousse</strong></p>
<p><strong><em>Laboratoire de Recherche Ecole et Littératures &amp; </em></strong></p>
<p><strong><em>Association Brachylogia (pour le collectif CURA)</em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Projet de recherche et d’action : « Aujourd’hui l’école »</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Colloque annuel international : « Aujourd’hui l’école »</strong></p>
<p><strong><em>Première édition : « </em></strong><strong><em>L’Ecole et les littératures entre la transmission du savoir et la culture de la libre pensée ».</em></strong></p>
<p>Sousse, les 22-23 avril 2025</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><u>Argument </u></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>S’il a été toujours convenu que le rôle principal de l’école, au sens large pouvant couvrir tous les établissements du genre, est celui de la transmission du savoir, il reste incertain que l’on ait définitivement convenu de la manière dont serait conduite cette opération de transmission. Sur un autre plan, il n’est plus convaincant que la mission de l’école soit restreinte à cette seule tâche du transfert des savoirs. On lui impose de plus en plus un devoir de formation et de développement de l’intelligence, voire même un rôle d’initiation à la conscience citoyenne.</p>
<p>Si ces axes sont souvent évoqués chaque fois qu’il est question de l’école, c’est les réponses aux interrogations sous-jacentes qui n’arrivent pas à se fixer ni à gagner une crédibilité pratique détachée de l’esprit politique et des manipulations idéologiques. Aussi la libre pensée émerge-t-elle comme un objectif fondamental dans le rôle de l’école. Mais cette libre pensée bute souvent à des délimitations de ses frontières avec la notion de responsabilité et d’autres notions encore.</p>
<p>Autant dire donc que penser l’école, son rôle et son fonctionnement, c’est tout simplement édifier un modèle de société tendant à l’unité malgré toutes les différences qui le constituent, et par conséquent malgré toutes les tensions qui l’animent. Là aussi intervient la conception des programmes, leurs contenus, leur méthodologie et leur pédagogie.</p>
<p>Mais au centre de tout cela, il y a la question du langage et de la communication. C’est à ce niveau surtout que se croisent les objectifs du Laboratoire « Ecole et littératures » et ceux des structures travaillant sur les questions de la Nouvelle Brachylogie, sur sa vision des littératures et des discours, sur sa pensée de l’interrogation, de la conversation et de la quête de la vérité. Les deux parties se sont donc associées pour inviter à une réflexion partagée autour du thème retenu pour ce colloque, en occurrence <strong><em>« </em></strong><strong><em>L’Ecole et les littératures entre la transmission du savoir et la culture de la libre pensée » </em></strong>(Sousse, les 22-23 avril 2025).</p>
<p>On peut suggérer, à titre indicatif, ces axes de réflexion qui n’en excluent pas d’autres, en fonction des projets de communications soumis :</p>
<p>¤ La transmission du savoir dans une école moderne : moyens, méthodes et objectifs</p>
<p>¤ L’école de l’intelligence et ses rapports à l’intelligence artificielle</p>
<p>¤ Les littératures à l’école et l’école des littératures</p>
<p>¤ La libre pensée, sa définition et ses rapports à l’école</p>
<p>¤ L’école et la société, ou l’histoire d’une tension multiple</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le colloque se tiendra à la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l’Université de Sousse, les 22-23 avril 2025.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Propositions de communication</strong></p>
<p>Les propositions de communication accompagnées d’une notice biobibliographique (en français ou en anglais ou encore en arabe) devront comporter des indications sur :</p>
<p>– l’auteur [nom et prénom(s), rattachement institutionnel, email] ;</p>
<p>– l’axe thématique choisi ;</p>
<p>– le titre de l’article ;</p>
<p>– un résumé de 200 à 250 mots ;</p>
<p>– les mots clés (4 ou 5 mots au maximum).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Elles devront être envoyées aux adresses du Coordinateur de l&#8217;organisation, M. Sami Hochlaf ( <a href="mailto:samihochlaf@gmail.com">samihochlaf@gmail.com</a> )  et à la présidente de l’association Brachylogia-Tn, Mme Faouzia Dhifallah (<a href="mailto:dhifalahfaouzia@gmail.com">dhifalahfaouzia@gmail.com</a> ).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Calendrier</strong></p>
<p>Date limite de soumission des propositions de communications : 20 mars 2025</p>
<p>Réponse du comité scientifique : 25 mars 2025</p>
<p>Programme définitif : 10 avril 2025</p>
<p>Dates du colloque : 22-23 avril 2025</p>
<p><strong>NB :</strong> Les frais de déplacement jusqu’à Sousse et l’hébergement sont à la charge du participant.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<item>
		<title>Chronique : Conversation autour de la littérature tunisienne de langue française</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Dec 2024 12:14:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[francophonie]]></category>
		<category><![CDATA[perspectives]]></category>
		<category><![CDATA[situation]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[Par Mansour M’henni &#160; Samedi 21 décembre 2024, le Salon du livre de la Médina Yasmine Hammamet a programmé, dans « cette première édition, une rencontre littéraire dans son programme « Le livre en fête » et en a chargé M. Boubaker Ben Fredj, un ancien responsable du ministère de la Culture qui lui a choisi la problématique [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Mansour M’henni</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Samedi 21 décembre 2024, le Salon du livre de la Médina Yasmine Hammamet a programmé, dans « cette première édition, une rencontre littéraire dans son programme « Le livre en fête » et en a chargé M. Boubaker Ben Fredj, un ancien responsable du ministère de la Culture qui lui a choisi la problématique de « la littérature tunisienne en langue française : état des lieux et perspectives » (en partenariat avec l’Institut Français de Tunisie). L’objectif de cette rencontre est encore souligné dans la « note conceptuelle [qui note qu’à] l’heure actuelle, il […] paraît important d’évaluer la place qu’occupe cette littérature tunisienne de langue française, et de la situer par rapport à celle d’autres pays […] ».</p>
<p>Une douzaine d’auteurs ont été réunis par les organisateurs, non pas pour donner des communications académiques, mais pour rendre compte de leurs expériences respectives, dans ce qu’on pourrait appeler « une spontanéité réfléchie », telle qu’en donne l’occasion une vraie rencontre conversationnelle qui se concrétise autant dans les propos échangés que, surtout, dans les interrogations intérieures que chacun se pose, au fond de lui-même et trouve le courage souterrain de les assumer.</p>
<p>Mon propos ici n’étant pas de l’ordre du reportage, je me contenterai donc de quelques idées et impressions liées à cette rencontre et à ma manière de vivre (avec) cette problématique depuis six décennies parce qu’en fait, on ne parle pas mieux de cette question qu’en rapport à une expérience vécue et aux déterminants de cette expérience ; c’est, me semble-t-il, en cela que réside l’intérêt et la pertinence de cette rencontre.</p>
<p>Pour ce qui me concerne, j’ai commencé mon expérience par l’écriture de la poésie arabe à 13 ans et celle de la poésie française à 15 ans, mais c’est à 22 ans que j’ai vraiment œuvré, avec une retenue certaine, à m’affirmer, dans la presse écrite, en tant qu’écrivain, publiant exclusivement en langue française parce que ne me sentant pas à même d’apporter du nouveau dans « ma langue maternelle ». Aujourd’hui, avec 12 titres francophones publiés et un titre arabophone (2024) dans la création littéraire, avec aussi 8 titres francophones publiés et un seul arabophone en matière d’études et d’essais (sans compter les articles et les publications collectives), je pense que la synthèse de mon expérience scripturaire à effets divers, c’est son ancrage dans une appartenance culturelle et civilisationnelle qui, pour être inaliénablement assumée, n’exclut nullement l’ouverture à l’altérité en termes conversationnels ni les échanges à tous points de vue enrichissants dans la perspective d’une révision des rapports de l’homme aux valeurs de l’humanité intelligente et solidaire, quitte à concevoir cela dans une entreprise de réédification de l’humanité de l’homme, voire de l’édification d’une nouvelle humanité.</p>
<p>Quant à la question de la situation et des perspectives de la littérature tunisienne de langue française, je dirais, sur le ton du badinage : « Elle fait son petit bonhomme de chemin entre un passé suspicieux et un avenir incertain, en enjambant un présent folâtre » ! Mais pour rester sérieux, je demanderais si la littérature tunisienne de langue française est vraiment reconnue comme faisant partie de la littérature tunisienne ? A voir le programme concocté pour la troisième édition de la « Fête du roman tunisien », organisée par la Maison du roman à Tozeur du 20 au 22 décembre 2024, aucun nom et aucun titre de la littérature de langue française. La même « Fête du roman » à Tabarka, du 14 au 16 octobre 2022 a juste programmé une communication de Kamel Ben Ouanès intitulée « Histoire du Prix Comar pour le roman de langue française ». Raison financière oblige puisque le célèbre assureur est partenaire de la fête (Encore conviendrait-il d’évaluer objectivement l’histoire et le cours de cette fameuse compétition à plusieurs déterminants !).</p>
<p>Bref, si ainsi sont les choses pour le roman, on les imagine plus déplorables pour d’autres genres, la poésie par exemple… la poésie surtout. Là est l’argument de taille pour les éditeurs : la poésie ne se vend pas. Si vous voulez en publier alors, pour le public, à vous d’assurer l’opération, avec pour votre éditeur (en fait devenu un simple intermédiaire avec l’imprimerie), un bénéfice satisfaisant, autrement, quels que soient les termes du contrat, il vous tirera le nombre d’exemplaires que lui achètera la Direction générale du livre. De toute façon, le numérique aidant, il tirera à la commande et c’est à vous de jouer. Quand il va dans les foires internationales, souvent il ne prend même pas un ou deux exemplaires à exposer, pour le cas ou des curieux voudraient découvrir les nouveautés de son pays. D’évidence, un éditeur est un commerçant avant d’être un engagé culturel. Pourquoi donc lui en vouloir ?</p>
<p>Ajoutez à cela que, dans les établissements d’enseignement, il y a encore certaines oppositions obstinées à ne pas programmer les auteurs tunisiens de langue française. Ici me revient une anecdote : un collègue a été dans un jury de recrutement universitaire où le candidat a présenté un travail sur un auteur tunisien francophone et le collègue de lui faire la remarque : « Dommage que ce brillant travail porte sur cet auteur ! » Quelques années plus tard, le collègue en fin de carrière est entré dans le jury d’un prix célèbre. L’intelligence pratique a été vite de concocter un roman le temps que les récipiendaires des prix accordés par son jury sont devenus membres des jurys suivants. Le prix acquis, il commence à suggérer que des universitaires travaillent sur ses textes car depuis, il est devenu un écrivain tunisien francophone.</p>
<p>Cette anecdote n’est pas racontée pour valoir un reproche au collègue, mais pour souligner l’aspect aléatoire de la littérature tunisienne de langue française. Pragmatisme oblige ! Que faire alors pour envisager des perspectives moins arbitraires ou moins calculées et pour établir une éthique d’évaluation et d’encouragement plus « démocratique » ? Quoi ? Vous parlez de démocratie ? Il semble qu’elle soit devenue l’instrument le plus efficace de l’oligarchie !</p>
<p>Gardons l’espoir quand même dans des cadres semblables à la rencontre de Hammamet qui feraient l’effet d’un jeu de miroirs renvoyant aux participants l’image inversée de ce qu’ils croient être.</p>
<p>&nbsp;</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Essai: Pour une brachy-pédagogie et son application en littérature. Par Mansour M&#8217;henni</title>
		<link>https://voixdavenir.com/essai-pour-une-brachy-pedagogie-et-son-application-en-litterature-par-mansour-mhenni/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Jan 2024 21:42:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoires]]></category>
		<category><![CDATA[Brachylogie]]></category>
		<category><![CDATA[conversation]]></category>
		<category><![CDATA[pédagogie]]></category>
		<category><![CDATA[vérité]]></category>
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					<description><![CDATA[Pour une brachy-pédagogie et son application en littérature Par Mansour M&#8217;henni &#160; J’ai tendance à croire que l’expression « pédagogie brachylogique » est un pléonasme car, me semble-t-il, une pédagogie est foncièrement brachylogique. C’est ce sur quoi je voudrais engager la réflexion dans ce bref propos en attendant de voir cette idée s’enrichir des réflexions et des [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><img decoding="async" class="size-full wp-image-2770 alignleft" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/mansour-mhenni.jpg" alt="" width="136" height="185" />Pour une brachy-pédagogie et son application en littérature</strong></p>
<p>Par Mansour M&#8217;henni</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>J’ai tendance à croire que l’expression « pédagogie brachylogique » est un pléonasme car, me semble-t-il, une pédagogie est foncièrement brachylogique. C’est ce sur quoi je voudrais engager la réflexion dans ce bref propos en attendant de voir cette idée s’enrichir des réflexions et des débats qu’elle provoquerait et de la curiosité intellectuelle et pratique qu’elle susciterait. Sans doute est-ce pour cela que je lui préfère le néologisme « Brachypédagogie », en analogie avec un volet fondamental du concept de Nouvelle Brachylogie et de son champ de recherche, en l’occurrence la « Brachypoétique » dont il conviendrait d’examiner les lieux de croisement et de distinction, de convergence et de divergence, dans la cohérence globale du concept.   Mais d’abord, essayons d’asseoir la plateforme de base des concepts utilisés et leurs fondements théoriques.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>De la Nouvelle Brachylogie</em></strong></p>
<p>Le concept de Nouvelle Brachylogie a capitalisé, depuis son initiation en 2012, d’assez nombreux travaux s’y rattachant d’un point de vue ou d’un autre, dont des ouvrages de références<a href="#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a>, de quoi permettre une définition aussi fidèle que possible au sens et à l’essence du concept, non sans l’inéluctable ouverture à toute réflexion, analytique, explicative ou critique, pouvant l’approfondir et en démonter les heurts et les bonheurs.</p>
<p>Le concept s’est construit sur les traces, à moitié perceptibles, de certains sentiers de la pensée socratique se reflétant comme des palimpsestes de parchemins très peu distinctifs de ce qui est de l’ordre de l’hypotexte et de celui de l’hypertexte, selon une terminologie moderne essentiellement cristallisée dans les travaux de G. Genette.</p>
<p>La pensée néo-brachylogique n’a pu éviter de partir de la notion de brièveté, au sens large et dans ses pratiques diverses, d’abord en examinant ses interrogations tournant autour des genres littéraires ; ensuite en étudiant son fonctionnement rhétorique où elle n’a pas tardé à souligner la confusion fâcheuse de la brachylogie, en tant que pensée, et de la brièveté en tant que figure du discours ; enfin en concluant à l’importance d’une réanimation du premier souffle philosophique de la brachylogie et de sa promotion au statut conceptuel, contre la marginalisation et la minorisation dont l’idée socratique fondatrice a été l’objet, par une certaine rhétorique ayant du mal à se remettre de la tentative de dérèglement de son système et de fragilisation de son pouvoir, et à se réconcilier avec l’esprit et la pensée de celui qu’il a fallu condamner à mort pour son audace intellectuelle. « A mon avis, la rhétorique est comme le fantôme d’une partie de la politique<a href="#_ftn2" name="_ftnref2">[2]</a> », ainsi parlait Socrate.</p>
<p>Pour M. M’henni, l’initiateur du concept, « la Nouvelle Brachylogie est une pensée du monde dont le pilier central est l’esprit de conversation et dont l’idéal éthique est la démocratie de tous et non celle d’une simple majorité, une démocratie de la conversation et non de la démagogie, de l’éloquence et de la manipulation des foules par le pouvoir de la parole<a href="#_ftn3" name="_ftnref3">[3]</a> ». Il en ressort que le fondement de la conversation réside dans « l’équivalence de statut pour tous les interlocuteurs et l’égalité de droit pour tous à la conception et à la participation. De là la nécessité de revoir les connotations péjoratives de minorité, de petitesse et autres termes du même paradigme<a href="#_ftn4" name="_ftnref4">[4]</a> ». Ainsi perçus, chacun des interlocuteurs en communication conversationnelle ne cherche plus à voir dans l’autre « celui qu’il faut convaincre à tout prix d’une idée arrêtée, mais un miroir à même de renvoyer à soi le sens de la (remise en) question de cette idée de départ et la conviction de la relativité des vérités<a href="#_ftn5" name="_ftnref5">[5]</a> ». Et c’est dans cette vision d’ensemble du concept et dans cette intelligence de la conversation que la brièveté devient une « condition du bon déroulement de la conversation, de par le respect qu’elle impose dans l’interaction entre les interlocuteurs » et que la Nouvelle Brachylogie, en tant que concept, s’entoure d’un « champ de réflexion, d’études et de recherche à deux faces, la brachypoétique et la brachylogie générale toutes deux perçues comme les deux pages d’une même feuille, donc inséparables et complémentaires<a href="#_ftn6" name="_ftnref6">[6]</a>. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>De la pédagogie </em></strong></p>
<p>Pour faire vite et simple et sans trop s’attarder sur l’étymologie du mot et ses connotations, on définit souvent la pédagogie comme « l’art, la science ou la profession d’enseigner<a href="#_ftn7" name="_ftnref7">[7]</a> ». Pour préciser davantage, on ajoute : « La pédagogie est l’étude des méthodes d’enseignement, des objectifs éducatifs ainsi que des moyens pour les atteindre<a href="#_ftn8" name="_ftnref8">[8]</a> ». Or, dans cette large définition, la didactique est venue se démarquer de la pédagogie, obligeant à repenser de façon différentielle les deux volets de l’opération éducative. En conséquence, on a précisé, sans pour autant résoudre le problème, que « la didactique porte sur les méthodes ou les pratiques d&#8217;enseignement tandis que la pédagogie porte sur l&#8217;éducation ou l&#8217;action éducative<a href="#_ftn9" name="_ftnref9">[9]</a> ». En effet, comment distinguer les limites entre, d’une part « méthodes ou pratiques », d’autre part « éducation ou action éducative » ? Autant convenir alors que la didactique s’intéresse à la théorisation des schémas d’enseignement pour les présenter comme des modèles, des méthodes à suivre. Quant à la pédagogie, elle serait cette pratique pragmatique évoluant au rythme des évaluations suivies, au fur et à mesure de l’action éducative. C’est ce qu’exprime cette citation : « la didactique est une <strong>réflexion sur la transmission des savoirs</strong>, alors que la pédagogie est orientée vers <strong>les pratiques en classe</strong><a href="#_ftn10" name="_ftnref10">[10]</a><strong> »</strong>.</p>
<p>C’est en cela que la pédagogie est plus proche de l’esprit de conversation et du concept de Nouvelle Brachylogie et qu’elle permet de parler ainsi d’une brachypédagogie.</p>
<p>En outre, il importe de rappeler que la réflexion pédagogique s’est beaucoup développée à travers l’histoire, peut-être, dirions-nous, à la lisière de la psychologie (surtout enfantine) et de la sociologie. De ce fait, on a vu apparaître, pour le propos qui nous intéresse ici, la « pédagogie ouverte et hybride », confortée par les acquis des nouvelles technologies de la communication. Celles-ci ont d’ailleurs inventé des « programmes conversationnels » capables de transposer la pratique conversationnelle au rapport de l’homme à son interlocuteur informatique. On a parlé aussi d’une pédagogie de proximité, de la même manière qu’on a parlé d’une gestion ou d’une gouvernance de proximité. C’est dire combien la question est intéressante à l’étude et importante à la gestion des rapports sociaux, tous secteurs confondus, et d’abord l’école.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>Pour une brachypédagogie</em></strong></p>
<p>A la lumière de ces précisions de base, il apparaît que le principe premier du croisement de la pédagogie et de la brachylogie, dans ce que nous convenons d’appeler une « brachypédagogie », c’est l’esprit de conversation<a href="#_ftn11" name="_ftnref11">[11]</a> qui est aussi le nerf moteur de la pensée et de la pratique brachylogiques. N’oublions pas que chez Socrate, l’idée de brachylogie, comme une philosophie, est née et investie dans sa façon d’enseigner, qui invite à repenser l’idée même d’enseigner<a href="#_ftn12" name="_ftnref12">[12]</a>.</p>
<p>Ainsi, si l’on part du triangle pédagogique classique, tel que défini par Jean Houssaye<a href="#_ftn13" name="_ftnref13">[13]</a> ou tel que repris par Philippe Meirieu<a href="#_ftn14" name="_ftnref14">[14]</a>, et construit sur les trois angles « enseignant + élève + savoir ou disciple », force est, du point de vue conversationnel, de reconsidérer ces trois dénominations à la lumière du rôle de chacun et de l’objectif de chaque opération. En conséquence, la relation « enseignant/élève » n’accorde pas au premier un rôle de formateur du second, mais un rôle de stimulateur de son auto-exploration pour s’auto-former à la lumière et à l’éveil de sa conscience intelligente l’amenant à découvrir en lui-même l’essence de tout savoir. C’est pour cela que Socrate dit n’avoir rien enseigné. Dès lors, la relation « élève/savoir » est plus une entreprise de découverte que celle d’un apprentissage classique, pareil à celui dont Montaigne accusera l’école classique : « On ne cesse de criailler à nos oreilles, comme qui verserait dans un entonnoir ; et notre charge ce n’est que redire ce qu’on nous a dit<a href="#_ftn15" name="_ftnref15">[15]</a> ». Quant à la relation « enseignant/savoir », elle ne consiste plus à « enseigner » un savoir déjà établi et reconnu comme tel par l’enseignant-maître, mais à stimuler, en soi chez l’interlocuteur, l’auto-compétence de la découverte du savoir, par l’interminable interrogation et l’incessant va-et-vient entre ce qu’on perçoit et ce qu’on pense<a href="#_ftn16" name="_ftnref16">[16]</a>. Au final, une conversation entre ledit « enseignant » et le « disciple » aboutit à l’apprentissage de chacun au contact de l’autre. Nul ne peut prétendre au rôle d’enseignant s’il n’a pas d’abord la prédisposition à apprendre de ceux à qui il enseigne !</p>
<p>On imagine ainsi la révolution qu’amènerait une brachypédagogie généralisée, aussi bien dans la pratique éducative que dans une conception de la vie en société en tant que laboratoire et champ d’action de l’esprit de conversation. S’il faut alors lui donner encore le nom d’école, elle serait une école de l’esprit de conversation. En effet, il s’agit bien d’une révolution commandant de nouvelles façons d’être et de penser, de nouvelles relations à soi et à autrui et de nouveaux rapports de l’humain aux êtres et aux objets qui l’entourent. C’est dans cette logique conversationnelle que s’esquisseraient les solutions et les réponses à des questions vitales, appelant des réactions urgentes, comme l’environnement, la démocratie et d’autres valeurs essentielles à l’économie, à la diplomatie, bref à la socialité absolue.</p>
<p>Peut-être Socrate rêvait-il d’une nouvelle vie, une vie inouïe pour laquelle il avait consenti à renoncer à la vie, espérant pérenniser, par cet acte, son idéal réfléchi et attendant d’être accompli.</p>
<p style="text-align: right;"><em>Pr. Mansour M’henni (Université Tunis El Manar – Tunisie)</em></p>
<p style="text-align: right;"><em>Président de la CIREB (Paris)</em></p>
<p style="text-align: right;"><em>Prof. ém. Université Tunis El Manar</em></p>
<p style="text-align: right;"><em>Chercheur-écrivain-traducteur-chroniqueur</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> On cite certes plus fréquemment l’ouvrage premier, <em>Le Retour de Socrate</em>, de Mansour M’henni (Paris, L’Harmattan, 2017 en seconde édition/ Tunis, Brachylogia&amp;UTM, 2015 en première édition), ou encore l’ensemble des articles du même auteur, réunis dans un recueil intitulé <em>Essais de Nouvelle Brachylogie</em> (Tunis, Alyssa, 2021). Mais les autres publications (majoritairement en français, mais aussi en arabe et en anglais) ne sont pas moins importantes : soit des articles dans des revues internationales dont la revue spécialisée <em>Conversations </em>ou des Actes de colloques ou de congrès dus aux équipes de plusieurs pays (en volumes à part ou intégrés dans <em>Conversations</em> : Algérie, Belgique, Côte d’Ivoire, Emirats Arabes Unis, Egypte, Espagne, France, Italie, Liban, Maroc, Sénégal, Tunisie). On attendra avec intérêt aussi la publication de la première thèse en brachypoétique réalisée par Mounir Serhani et surtout ses prolongements pédagogiques et de brachylogie générale.</p>
<p><a href="#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a> Dans l’édition des <em>Œuvres complètes de Platon</em>, élaborée par A. Croiset en 1999 (Platon, Œuvres complètes, par Alfred Croiset avec la collaboration de Louis Bodin, Dix-septième tirage, la première édition datant de 1923. Paris, Les Belles Lettres, 1999).</p>
<p><a href="#_ftnref3" name="_ftn3">[3]</a> M’henni, Mansour, « La brachylogie n’est pas (seulement) la brièveté : proximité n’est pas identité », conférence inaugurale du 1er colloque international de Brachylogia-Côte d’Ivoire sur les poétiques brachylogiques : « <em>Esthétique et éthique de la brièveté dans les créations contemporaines</em>. Approches brachypoétiques », Abidjan, 30-31 août 2018. Actes publiés sous la direction de Coulibaly, Moussa, Anyama, Editions Didiga, 2019. Texte repris dans M’henni, M., <em>Essais de Nouvelle Brachylogie</em>, Tunis, Alyssa édition, 2021, p. 27-36.</p>
<p><a href="#_ftnref4" name="_ftn4">[4]</a> Ibid.</p>
<p><a href="#_ftnref5" name="_ftn5">[5]</a> Ibid.</p>
<p><a href="#_ftnref6" name="_ftn6">[6]</a> Ibid.</p>
<p><a href="#_ftnref7" name="_ftn7">[7]</a> <a href="https://www.bienenseigner.com/pedagogie-definition/">https://www.bienenseigner.com/pedagogie-definition/</a></p>
<p><a href="#_ftnref8" name="_ftn8">[8]</a> Ibid.</p>
<p><a href="#_ftnref9" name="_ftn9">[9]</a> <a href="https://pedagogie.ac-rennes.fr/spip.php?article4722">https://pedagogie.ac-rennes.fr/spip.php?article4722</a></p>
<p><a href="#_ftnref10" name="_ftn10">[10]</a> <a href="https://pedagogie.ac-rennes.fr/spip.php?article4722">https://pedagogie.ac-rennes.fr/spip.php?article4722</a></p>
<p><a href="#_ftnref11" name="_ftn11">[11]</a> Encore faut-il ne pas perdre de vue que l’esprit de conversation n’est pas toujours celui qui commande l’échange langagier, car on peut biaiser avec la conversation, la simuler : on entre alors dans la rhétorique. Peut-être convient-il de ne pas trop rapidement associer l’esprit de conversation de Socrate avec celui ayant prévalu sous ce titre dans la France des XVII° et XVIII° siècles.</p>
<p><a href="#_ftnref12" name="_ftn12">[12]</a> La Nouvelle Brachylogie inviterait à repenser et à redéfinir la signification de certains mots. De là l’idée lancée de réaliser un <em>Dictionnaire de la Nouvelle Brachylogie</em>…</p>
<p><a href="#_ftnref13" name="_ftn13">[13]</a> « Dans son modèle de compréhension pédagogique, Jean Houssaye définit tout acte pédagogique comme l’espace entre trois sommets d’un triangle pédagogique : L’enseignant, l’étudiant et le savoir. Les termes savoir (S), professeur (P) et élèves (E) sont ici à prendre dans un sens générique. Le savoir désigne les contenus, les disciplines, les programmes, les acquisitions, etc. Les élèves renvoient aux éduqués, aux formés, aux enseignés, aux apprenants, aux s’éduquants, etc. Le professeur est aussi bien l’instituteur, le formateur, l’éducateur, l’initiateur, l’accompagnateur, etc. ». URL : <a href="https://www.profinnovant.com/quest-ce-que-le-triangle-pedagogique-de-jean-houssaye/">https://www.profinnovant.com/quest-ce-que-le-triangle-pedagogique-de-jean-houssaye/</a></p>
<p><a href="#_ftnref14" name="_ftn14">[14]</a> Meirieu, Philippe, <em>Apprendre… oui, mais comment</em>, Montrouge, ESF éditeur, 1987, 193 p.</p>
<p><a href="#_ftnref15" name="_ftn15">[15]</a> Montaigne, <em>Les Essais</em>. Livre I, chapitre XXV, « De l’institution des enfants… », Paris, Le Livre de Poche, La Pochothèque, 2001, p. 230. A ce propos, voir aussi la communication de Mansour M’henni dans le colloque <em>Questions de la Nouvelle Brachylogie à la Renaissance et à l’Humanisme renaissant</em>, Paris 6-7 mai 2002. Actes dans Conversations 14, 2<sup>ème</sup> semestre 2022.</p>
<p><a href="#_ftnref16" name="_ftn16">[16]</a> Est-ce pour cela que Montaigne préfère parler du « conducteur » plutôt que de l’enseignant et qu’il lui attribue ce rôle : « Je ne veux pas qu’il invente, et parle seul : je veux qu’il écoute son disciple parler à son tour » ? Question soumise à conversation !</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Parution: « Ecrivains francophones de Tunisie », de Afifa Chaouachi Marzouki</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Nov 2023 14:52:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Pensées]]></category>
		<category><![CDATA[analyse]]></category>
		<category><![CDATA[éclairage]]></category>
		<category><![CDATA[florilège]]></category>
		<category><![CDATA[francophone]]></category>
		<category><![CDATA[tunisienne]]></category>
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					<description><![CDATA[Bel hommage et précieux témoignage L&#8217;événement littéraire, cette semaine, c&#8217;est indiscutablement la parution chez Déméter de l&#8217;ouvrage &#8220;Ecrivains francophones de Tunisie&#8221;, de Afifa Chaouachi Marzouki. Sur près de 200 pages, l&#8217;auteure y réussit un tour d&#8217;horizon certes sélectif mais fort instructif sur la littérature francophone en Tunisie depuis la deuxième moitié du siècle dernier jusqu&#8217;à [&#8230;]]]></description>
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<div dir="auto">Bel hommage et précieux témoignage</div>
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<div dir="auto">L&#8217;événement littéraire, cette semaine, c&#8217;est indiscutablement la parution chez Déméter de l&#8217;ouvrage &#8220;Ecrivains francophones de Tunisie&#8221;, de Afifa Chaouachi Marzouki. Sur près de 200 pages, l&#8217;auteure y réussit un tour d&#8217;horizon certes sélectif mais fort instructif sur la littérature francophone en Tunisie depuis la deuxième moitié du siècle dernier jusqu&#8217;à nos jours.</div>
</div>
<div class="x11i5rnm xat24cr x1mh8g0r x1vvkbs xtlvy1s x126k92a">
<div dir="auto">Les écrivains étudiés (poètes, romanciers, nouvellistes) appartiennent à trois générations différentes de créateurs dont les œuvres, néanmoins, illustrent comme de concert l&#8217;évolution cohérente, sous nos cieux tunisiens, de la production littéraire d&#8217;expression française.</div>
</div>
<div class="x11i5rnm xat24cr x1mh8g0r x1vvkbs xtlvy1s x126k92a">
<div dir="auto">Afifa Chaouachi Marzouki a choisi de rendre habilement compte de cette évolution à travers des échantillons de textes représentatifs de l&#8217;écriture de chaque auteur sélectionné. D&#8217;ailleurs, et en guise d&#8217;introduction à son livre, elle propose une brève synthèse sur la littérature tunisienne écrite en français, aperçu panoramique qui n&#8217;en est pas moins une succession de pertinents questionnements et de lumineuses conclusions sur le passé, le présent et un peu aussi l&#8217;avenir de cette littérature.</div>
</div>
<div class="x11i5rnm xat24cr x1mh8g0r x1vvkbs xtlvy1s x126k92a">
<div dir="auto">L&#8217;ouvrage est, en fait, un florilège d&#8217;articles et de réflexions développés tout au long de la riche carrière universitaire de l&#8217;auteure, dont la plupart sont déjà publiés dans des journaux, revues, actes de colloques et supports divers à des dates différentes.</div>
</div>
<div class="x11i5rnm xat24cr x1mh8g0r x1vvkbs xtlvy1s x126k92a">
<div dir="auto">Les écrits des vingt écrivains retenus y sont plus ou moins longuement présentés et analysés. Ils sont abordés sous des angles multiples plus éclairants les uns que les autres dans des exposés d&#8217;une rare finesse et reposant sur un dialogue constant et toujours plus intelligent avec les textes et leurs tensions internes.</div>
</div>
<div class="x11i5rnm xat24cr x1mh8g0r x1vvkbs xtlvy1s x126k92a">
<div dir="auto">&#8220;Ecrivains francophones de Tunisie &#8221; ne vaut pas que par son écriture fluide et savoureuse, ni seulement par les pénétrantes analyses qui s&#8217;y déploient, mais c&#8217;est surtout un témoignage ô combien précieux sur une abondante production littéraire nationale qui, hélas, attend d&#8217;être réellement et plus durablement valorisée. C&#8217;est dans ce sens que Afifa Chaouachi Marzouki précise que son livre a été conçu &#8220;comme un outil de travail&#8221; mis au service des chercheurs et espère qu&#8217;il comblera en partie les lacunes de la bibliographie critique portant sur les œuvres tunisiennes contemporaines dignes d&#8217;intérêt.</div>
</div>
<div class="x11i5rnm xat24cr x1mh8g0r x1vvkbs xtlvy1s x126k92a">
<div dir="auto">Pour terminer, voici la liste des auteurs étudiés respectivement dans l&#8217;ouvrage :</div>
<div dir="auto">Salah Guermadi, Moncef Ghachem, Abdelaziz Kacem, Albert Memmi, Tahar Bekri, Samir Marzouki, Mansour M&#8217;henni, Kamel Gaha, Mokhtar Sahnoun, Badreddine Ben Henda, Jihèn Souki, Ahlem Ghayaza, Rafik Ben Salah, Fawzia Zouari, Emna Belhaj Yahia, Béchir Garbouj, Nicole Jean, Rabaâ Ben Achour Abdelkéfi et Sophie Bessis.</div>
<div dir="auto">B.B.H.</div>
<div dir="auto"></div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
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		<title>10ème Forum international Kateb Yacine à Guelma: &#8220;La Rencontre&#8221;</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Oct 2023 07:14:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[arts]]></category>
		<category><![CDATA[forum]]></category>
		<category><![CDATA[Guelma]]></category>
		<category><![CDATA[Kateb]]></category>
		<category><![CDATA[rencontre]]></category>
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					<description><![CDATA[La 10ème édition du Forum international sur l’œuvre de Kateb Yacine se tiendra du 27 au 30 octobre au  Centre culturel islamique Boulouh-Moubarek de Guelma. Organisé en partenariat avec la Coordination internationale des recherches et études brachylogiques (CIREB-Paris), cet évènement coïncide avec  34ème anniversaire de la mort du célèbre auteur. Ayant pour thème « La rencontre », [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La 10ème édition du Forum international sur l’œuvre de Kateb Yacine se tiendra du 27 au 30 octobre au  Centre culturel islamique Boulouh-Moubarek de Guelma. Organisé en partenariat avec la Coordination internationale des recherches et études brachylogiques (CIREB-Paris), cet évènement coïncide avec  34ème anniversaire de la mort du célèbre auteur.</p>
<p>Ayant pour thème « La rencontre », le forum verra la participation de spécialistes venus d’universités d’Algérie, d’Italie, de France, de Tunisie et du Sénégal.</p>
<p>Au programme de l’évènement : conférences, représentations théâtrales, séances de dédicace de plusieurs ouvrages spécialisés et tournoi sportif.</p>
<p>Ci-joint le programme:</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-5476" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/10/FIKY-10-Guelma-800x1660.jpg" alt="" width="800" height="1660" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/10/FIKY-10-Guelma-800x1660.jpg 800w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/10/FIKY-10-Guelma-740x1536.jpg 740w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/10/FIKY-10-Guelma-750x1556.jpg 750w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/10/FIKY-10-Guelma.jpg 987w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /></p>
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		<title>Parution « Horizons du détail en littérature », de Badreddine Ben Henda</title>
		<link>https://voixdavenir.com/parution-horizons-du-detail-en-litterature-de-badreddine-ben-henda/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 24 Sep 2022 08:06:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[détail]]></category>
		<category><![CDATA[Horizons]]></category>
		<category><![CDATA[Livre]]></category>
		<category><![CDATA[Parution]]></category>
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					<description><![CDATA[« Horizons du détail en littérature », de Badreddine Ben Henda (**) Badreddine Ben Henda vient de publier son nouvel ouvrage de critique littéraire : « Horizons du détail en littérature ». Il le présente lui-même en ces termes dans l’avant-propos : « L&#8217;importance du détail dans les œuvres littéraires réussies n&#8217;est plus à démontrer. Un détail même infime de construction, de langage, [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>« Horizons du détail en littérature »</strong>, <strong>de Badreddine Ben Henda (**)</strong></p>
<p>Badreddine Ben Henda vient de publier son nouvel ouvrage de critique littéraire : « Horizons du détail en littérature ». Il le présente lui-même en ces termes dans l’avant-propos :</p>
<p>« L&#8217;importance du détail dans les œuvres littéraires réussies n&#8217;est plus à démontrer. Un détail même infime de construction, de langage, de style, de vocabulaire ou de phonétique, un aspect thématique même secondaire, un tic scriptural de l&#8217;auteur, une tournure, une image, un procédé  récurrents, tout cela  et bien d&#8217;autres &#8220;petits éléments&#8221; peuvent offrir une matière de  réflexion  et d&#8217;analyse  fort éclairante sur l&#8217;œuvre et la poétique de son auteur.</p>
<p>C&#8217;est d&#8217;ailleurs en partant de ce genre de détails que les  travaux de recherche même élémentaires contribuent à l&#8217;appréhension d&#8217;une œuvre littéraire et à l&#8217;enrichissement des lectures qu&#8217;elle  peut  susciter. La pérennité et l&#8217;universalité des œuvres doivent beaucoup à la fouille rigoureuse et assidue  qui s&#8217;opère  à l&#8217;échelle des détails multiples dégagés de celles-ci. C&#8217;est l&#8217;auteur bien entendu qui souvent se  trouve à l&#8217;origine de cette valeur ajoutée conférée aux multiples détails signifiants de son texte. Il n&#8217;en reste pas moins vrai que certains détails fournis dans ce texte n&#8217;ont guère été conçus dans une visée consciente de l&#8217;écrivain.</p>
<p>Là réside le rôle majeur de la lecture et de la réception dans la  continuation du travail initié par l&#8217;auteur. En effet, grâce à l&#8217;intelligence et à la perspicacité du lecteur, de nombreux détails sont réintroduits dans le système de significations élaboré par l&#8217;écrivain, élargissant ainsi le champ des possibles en matière d&#8217;appréhension et d&#8217;appréciation de l&#8217;œuvre lue. Ce  champ élargi des possibles, nous avons choisi de l&#8217;appeler &#8220;horizons&#8221; (au pluriel, à dessein).</p>
<p>Dans le florilège qui suit et qui réunit un certain nombre d&#8217;articles, de communications, de conférences, de préfaces, de textes de présentation, etc., j&#8217;accorde très souvent un intérêt particulier à un ou à plusieurs détails qui, dans les œuvres respectives où ils figurent, ouvrent celles-ci de manière fort bénéfique sur un ou plusieurs  &#8220;horizons&#8221;  de lecture insoupçonnés ou redécouverts. Mon engouement pour les recherches et les études  brachylogiques m&#8217;a beaucoup aidé à percer divers menus secrets que mes premières lectures des littératures française et francophone ont laissés dans l&#8217;ombre. En publiant le présent ouvrage-recueil, j&#8217;espère, avec toute la modestie qui s&#8217;impose dans ce genre d&#8217;entreprise, apporter des éclairages intéressants, et surtout utiles en matière de recherche et de critique littéraires. »</p>
<p>Badreddine Ben Henda est l’auteur d’essais littéraires, de romans, de nouvelles, de recueils de poèmes, et désormais de « Petits contes et mécomptes pour acomptes et décomptes ». C’est le titre d’un recueil amusant qui sortira en octobre prochain en même temps que son  10<sup>ème</sup> recueil poétique « Encore envies… ».</p>
<p><strong>** « Horizons du détail en littérature », de Badreddine Ben Henda, Latrach Edition, Tunis, Septembre 2022,  362 pages. Prix public : 30 dinars. </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<item>
		<title>Colloque à Kairouan : La licence de français, état des lieux et perspectives</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Aug 2022 20:09:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[civilisation]]></category>
		<category><![CDATA[Enseignement]]></category>
		<category><![CDATA[français]]></category>
		<category><![CDATA[langue]]></category>
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					<description><![CDATA[Université de Kairouan Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de Kairouan Département de français Colloque national interdisciplinaire « La licence de français, état des lieux et perspectives » Kairouan les 26,27 et 28 octobre2022 Argumentaire Le Département de français de la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de Kairouan envisage d’organiser, en partenariat avec la [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><strong>Université de Kairouan</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de Kairouan</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Département de français</strong><br />
<strong>Colloque national interdisciplinaire</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>« La licence de français, état des lieux et perspectives »</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Kairouan les 26,27 et 28 octobre2022</strong></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Argumentaire</strong></p>
<p style="text-align: left;">
Le Département de français de la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de<br />
Kairouan envisage d’organiser, en partenariat avec la Commission Nationale Sectorielle de<br />
français, un colloque national interdisciplinaire où seront convoqués tous les départements de<br />
français de la Tunisie. Il sera question du statut à la fois institutionnel et épistémologique des<br />
enseignements de la licence en langue, littérature et civilisation françaises dans le contexte<br />
tunisien ainsi que des difficultés énormes que connait l’enseignement du français au niveau<br />
des formations ainsi qu’au niveau des débouchés, -ce qui menace l’existence même desdits<br />
départements. A cela s’ajoute l’absentéisme des étudiants et leur démotivation en partie liés à<br />
la fragilité des prérequis langagiers et à la difficulté de maitriser les compétences linguistiques<br />
et culturelles nécessaires,- à l’écrit comme à l’oral.<br />
Selon l’actuelle maquette de la licence de français en Tunisie, il est question d’une<br />
formation organisée en unités d’enseignement fondamentales centrées sur la langue, la<br />
littérature et la civilisation françaises, en unités transversales et en unités optionnelles.<br />
<em><strong>Enseignement de la littérature</strong></em><br />
Concernant la littérature, les licences en cours présentent un programme et des approches<br />
variés de l’enseignement de ce module fondamental. Au niveau des contenus : le choix des<br />
siècles, des courants littéraires, des auteurs et des œuvres est très hétérogène vu que chaque<br />
département choisit ce qui l’intéresse de manière très autonome. Sur le plan méthodologique<br />
et didactique, les approches semblent proches, mais l’hiatus entre les performances ciblées et<br />
les compétences réelles est grand.<br />
La réflexion sur l’enseignement de la littérature à l’université est d’autant plus<br />
importante surtout qu’on assiste aujourd’hui à la baisse des effectifs dans les départements de<br />
français, à la baisse du niveau (les notes de français au bac en témoignent) et la<br />
professionnalisation des formations universitaires. Pour mieux repenser l’enseignement de la<br />
littérature et les nombreuses difficultés qu’il implique, nous proposons une reconsidération<br />
commune des fondamentaux de l’enseignement littéraire du français à partir d’une<br />
interrogation incontournable sur le statut problématique du français en Tunisie (langue<br />
étrangère privilégiée au secondaire, langue seconde au supérieur ?), ses finalités et sa mise en<br />
pratique. Entre le désir de revenir aux littératures médiévales et classiques et à l’école</p>
<p style="text-align: left;">humaniste ou la nécessité de propulser l’homme dans le Savoir et la technologie au nom de ce<br />
qu’on appelle la cyberculture en privilégiant l’anglais aux dépens du français et sa culture,<br />
y’a-t-il d’autres issues possibles ?<br />
Quels moyens, méthodes, dispositifs et jargons techniques à mettre en place pour redonner du<br />
sens à la littérature et à son enseignement ?<br />
Quelles littératures pour quels apprenants ? Qu’est-ce qu’on attend de la littérature française<br />
ou francophone ?<br />
A quoi peut servir l’enseignement de la littérature française dans le contexte actuel tunisien<br />
(la question des valeurs et de la citoyenneté à méditer) ?<br />
Quel est le profil de l’étudiant qu’on cherche à former ? de simples enseignants ou chercheurs<br />
ou inventer de nouvelles « formations professionnalisantes » (spécialistes de la<br />
communication orale et/ou écrite, experts dans le domaine du livre… ?)<br />
<em><strong>Enseignement de la civilisation</strong></em></p>
<p style="text-align: left;">Quant au module de civilisation, les descriptions des enseignements consultées soulignent<br />
l’intérêt de l’enseignement de la civilisation et son aspect déterminant dans la formation en<br />
licence, sans pour autant dire comment faire pour donner à cet enseignement tout à la fois un<br />
contenu didactisable , une épaisseur intellectuelle et, par extrapolation, un statut institutionnel<br />
et épistémologique clair. L’enseignement de la civilisation tel qu’il se présente à travers les<br />
programmes en cours dans les différents départements de français est marqué par un<br />
métissage disciplinaire où l’on trouve à la fois la littérature, les arts, l’Histoire politique,<br />
l’Histoire sociale, l’Histoire des mentalités, l’Histoire des idées, les questions de société (mai<br />
1968, féminisme, société de consommation, minorités sexuelles, diversité, temps de travail,<br />
etc.). Il est souhaitable que le caractère pluridisciplinaire de cet enseignement soit interrogé et<br />
discuté sur des bases scientifiques et fondées. D’une manière générale la définition de l’objet<br />
de l’enseignement de la civilisation et de ses méthodes reste à inventer. L’expression «<br />
question de civilisation » n’est-elle pas trop vague ? Le volume horaire amputé ne porte-t-il<br />
pas préjudice à l’enseignement de la civilisation ? Quels sont les présupposés idéologiques<br />
explicites ou implicites de l’enseignement de la civilisation française ? L’enseignement de la<br />
civilisation ne serait-il pas qu’un ampliatif de l’enseignement de l’Histoire littéraire?<br />
L’enseignement de la civilisation tel qu’il est conçu ne favorise-t-il pas le bachotage?<br />
<em><strong>Enseignement de la langue</strong></em><br />
Pour partir sur de bonnes bases dans notre réflexion sur l’enseignement de «langue » en<br />
licence fondamentale de français, il est utile de rappeler que son objectif général est de «<br />
pratiquer la langue dans des situations variées et de savoir décrire son fonctionnement ».<br />
L’étudiant est amené à développer et à réinvestir des capacités : &#8211; de compréhension et de<br />
production aussi bien à l’oral qu’à l’écrit, &#8211; d’interaction et de communication dans des</p>
<p style="text-align: left;">contextes variés pour se préparer aux activités professionnelles relatives à sa formation. Pour<br />
chacun des modules de langue (syntaxe, compréhension et production orales/ écrites,<br />
initiation à la linguistique, sémantique, analyse du discours et stylistique), l’enseignant se fixe<br />
des objectifs spécifiques à chaque activité envisagée.<br />
Parmi les résultats attendus de cette formation diplômante, le titulaire d’une licence<br />
fondamentale de français doit être en mesure de : « connaître le fonctionnement de la langue<br />
française aux niveaux morphosyntaxique et lexico-sémantique, faire l’analyse des différents<br />
types de discours, apprécier l’art de la rhétorique et de l’argumentation ». L’étudiant devra<br />
être capable de : « produire des études critiques écrites dans différentes perspectives<br />
(synthèse, commentaire, dissertation et étude stylistique), avoir une connaissance raisonnée du<br />
système de la langue française et savoir la mettre en application, avoir une perception des<br />
niveaux de langue et savoir les utiliser de manière appropriée, utiliser le vocabulaire<br />
spécifique à un champ professionnel, produire des textes à visées professionnelles, planifier<br />
son parcours professionnel, participer au développement de son domaine de spécialité,<br />
identifier et saisir les opportunités qui s’offrent à lui sur le plan professionnel, s’ouvrir sur son<br />
environnement social ». Au niveau du « savoir être », l’apprenant en licence de français est<br />
censé « avoir un esprit critique, être ouvert sur d’autres domaines de la connaissance ». Il<br />
devrait être capable de s’adapter aux diverses situations de communication et de s’engager<br />
dans le renouvellement des méthodes d’apprentissage dans son domaine de spécialité. Il sera<br />
capable d’assumer des responsabilités dans son milieu professionnel, de développer le travail<br />
en équipe et de faire preuve d’esprit citoyen dans tous les domaines en respectant l’éthique du<br />
métier. Or, le constat général partagé par tous les enseignants est que ces objectifs généraux et<br />
spécifiques ne sont pas atteints, et ce pour tous les niveaux confondus. Les raisons sont<br />
multiples et ce colloque devrait permettre de faire un véritable état des lieux, de mieux<br />
comprendre les causes et les conséquences de cet « échec » et, surtout, de réfléchir sur les<br />
solutions possibles. Quelles sont les principales causes de « l’échec » de l’apprenant en<br />
licence de français ? Comment faire pour que la théorie et la pratique de la langue soient au<br />
service des objectifs et des résultats attendus de cette formation diplômante ? Dans quelle<br />
mesure les enseignements d’une année à l’autre répondent-ils à une véritable continuité<br />
pédagogique et scientifique ? Les divers intitulés des U.E. et des modules, parfois très<br />
généraux et vagues (par exemple : « activités pratiques »), seraient-ils à revoir ? L’évaluation<br />
« positive » dans l’enseignement de la langue en licence de français : difficultés et solutions ?<br />
Quelles sont les insuffisances au niveau de l’enseignement de l’oral et de l’écrit :<br />
compréhension et production (diagnostic et remèdes) ? Quels sont les outils adéquats et<br />
quelles sont les méthodes innovatrices pour ces enseignements ? Quels sont les enjeux et les<br />
défis pour que l’enseignement de la langue réponde aux exigences du marché de l’emploi ? Et<br />
quelles sont les solutions préconisées pour que le futur diplômé réussisse à s’insérer<br />
professionnellement ? Réflexion sur le statut de la langue en Tunisie : quels sont les enjeux de<br />
la politique linguistique en Tunisie ?<br />
Le colloque, qui a pour Titre : « La Licence de français, état des lieux et perspectives » et<br />
qui se tiendra les 26, 27 et 28 octobre 2022 à la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines<br />
de Kairouan sera l’occasion pour écouter les hommes de spécialité, les enseignants du<br />
français, les experts en didactique du français, les directeurs des départements. Les résultats<br />
et les constats de ce colloque serviront à installer une nouvelle licence nationale de français<br />
avec un esprit nouveau qui tient compte des attentes de l’étudiant et de l’enseignant.</p>
<p style="text-align: left;">Bibliograhie :<br />
-ABBASSI, DRISS. 2009. Quand la Tunisie s&amp;#39;invente: entre Orient et Occident, des<br />
imaginaires politiques. Paris. 157 pages.<br />
-ALBERTINI, EUGENE (dir.). 1955. L&amp;#39;Afrique du Nord française dans l&amp;#39;histoire. Lyon :<br />
Archat. 375 pages.<br />
-BACCOUCHE, TAIEB &amp;amp; MEJRI, SALAH. 2004. L&amp;#39;Atlas linguistique de Tunisie : les<br />
questionnaires. Tunis, Paris : Ambassade de France en Tunisie, Maisonneuve et Larose. 103<br />
pages.<br />
-BARTHES (R.) « Littérature/enseignement ».  Œuvres complètes, t. 4, p. 879-886. Paris : Éd.<br />
du Seuil, 2002.<br />
-BOUKHARI A., 2006/3, « La réforme de l’enseignement du Français en Tunisie : enjeux et<br />
difficultés », Le Français aujourd’hui : former au français dans le Maghreb, n o  154, Paris, Armand<br />
Colin, p. 35-41.<br />
-BOURDIEU (P.), « Le marché des biens symboliques », L’Année sociologique, n°22, p.49-<br />
126 , 1971.<br />
-DUBOIS (J.), L’Institution de la littérature, Paris/Bruxelles, Fernand Nathan/Éditions Labor,<br />
1978.<br />
-FONCIN, PIERRE. 1900. La langue française dans le monde. Paris : Alliance Française.<br />
299 pages<br />
-GARMADI-LE CLOIREC, JULIETTE. 1970. « L&amp;#39;interférence grammaticale ». Revue<br />
tunisienne des sciences sociales, 22. 203-218.<br />
-GARMADI-LE CLOIREC, JULIETTE. 1977. « Remarques sur la syntaxe du français de<br />
Tunisie ». Langue française 35. 86-91.<br />
-GRANDGUILLAUME G., 1995, Arabisation et politique linguistique au Maghreb, Paris,<br />
Maisonneuve et Larose.<br />
-HAMMAMI M. et DUTREY J.-F., 2006/3, « L’enseignement du Français en Tunisie : un<br />
programme ambitieux de rénovation et de soutien », Le Français aujourd’hui : former au<br />
français dans le Maghreb, n o  154, Paris, Armand Colin, p. 67-74.<br />
-NAFFATI H., 2000, Le français en Tunisie : étude sociolinguistique et lexicale, thèse de<br />
doctorat, université de Provence.<br />
-VELTCHEFF C, 2006/3, « Le français en Tunisie : une langue vivante ou une langue<br />
morte ? », Le Français aujourd’hui : former au français dans le Maghreb, n o  154, Paris,<br />
Armand Colin, p. 83-92.</p>
<p style="text-align: left;">Les modalités de soumission des propositions :<br />
&#8211; Un texte de 500 mots sous format Word ; – l’identité de l’auteur ou des auteurs (le<br />
prénom, le nom, le statut et l’institution de rattachement, adresse, E-mail, téléphone).<br />
&#8211; Durée de la communication : 15 minutes<br />
&#8211; Email d’envoi : aydicolloque@gmail.com</p>
<p style="text-align: left;">Dates à retenir :<br />
Réception des propositions : du 1 er au 15 septembre 2022 (dernier délai)</p>
<p style="text-align: left;">Notifications de l’acceptation des propositions : 30 septembre2022<br />
Déroulement du colloque : 26, 27 et 28 Octobre 2022<br />
Publication des actes du colloque : Les articles sélectionnés par le comité<br />
scientifique feront l’objet d’une publication conforme aux normes académiques<br />
internationales.</p>
<p style="text-align: left;">Responsables :<br />
&#8211; Lazhar Aydi : directeur du département de français de la FLSHK.<br />
&#8211; Abderazak Sayadi : coordinateur de la Commission Sectorielle Nationale du français.<br />
Coordinateur du colloque :<br />
Lazhar Aydi<br />
Comité scientifique :<br />
-Hédia Abdelkefi<br />
-Radhouane Briki<br />
-Abderazak Sayadi<br />
-Mohamed Chagraoui<br />
-Naima Meftah-Tlili<br />
-Mustapha Trabelsi<br />
-Saloua Béji<br />
-Mokhtar Farhat<br />
-Houda Ben Hammadi<br />
-Zouhour Ben Aziza<br />
-Anis Nouairia<br />
-Lazhar Aydi<br />
-Anissa Zrigue<br />
-Lasaad Oueslati<br />
-Lasaad Heni<br />
Comité d’organisation :<br />
-Anissa Zrigue (chef)<br />
-Dorra Barhoumi<br />
-Mustapha Chihani</p>
<p style="text-align: left;">-Malak Khbou<br />
-Asma Gueddah<br />
-Mondher Chafra<br />
-Mohamed Fkih<br />
-Kais Benslama<br />
-Roua Fejji</p>
]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>Editorial : Un nouvel espace pour la « Défense et Illustration de la Littérature et l’Intelligence  Tunisiennes » (DILIT)</title>
		<link>https://voixdavenir.com/editorial-un-nouvel-espace-pour-la-defense-et-illustration-de-la-litterature-et-lintelligence-tunisiennes-dilit/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Aug 2022 12:57:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Associations]]></category>
		<category><![CDATA[DILIT]]></category>
		<category><![CDATA[Editos]]></category>
		<category><![CDATA[Histoires]]></category>
		<category><![CDATA[Nous]]></category>
		<category><![CDATA[Défense]]></category>
		<category><![CDATA[illustration]]></category>
		<category><![CDATA[intelligence]]></category>
		<category><![CDATA[mouvement]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[A examiner de près la situation de la littérature, dans notre pays et ailleurs, aussi bien celle de langue arabe, mais surtout celle en langue française ou autre, il n’est pas difficile de constater l’effet de mécanismes particuliers disposant de pouvoirs ou de possibilités médiatiques, ainsi que de rapports privilégiés d’intérêts partagés avec des instances [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>A examiner de près la situation de la littérature, dans notre pays et ailleurs, aussi bien celle de langue arabe, mais surtout celle en langue française ou autre, il n’est pas difficile de constater l’effet de mécanismes particuliers disposant de pouvoirs ou de possibilités médiatiques, ainsi que de rapports privilégiés d’intérêts partagés avec des instances et des structures officielles dans les domaines public, privé et d’influences certaines sur les secteurs de l’édition, de la diffusion et de la distribution. D’aucuns parlent de lobbies et n’ont peut-être pas tout à fait tort de le penser</p>
<p>Ce dysfonctionnement, du point de vue de la démocratie culturelle, voire même de la justice intellectuelle, mais un fonctionnement parfait, du point de vue de certaines stratégies à objectifs spécifiques, est perceptible à des niveaux divers. Il est sensible au niveau de l’information, de la critique, de l’exposition, de l’encouragement, de la sélection, de l’évaluation, etc.</p>
<p>Des questions se posent : Que faisons-nous pour mettre à la disposition des lecteurs qui le voudraient les livres de nos auteurs, dans les espaces publics et privés, dans notre pays et dans d’autres pays ? Sommes-nous certains même que tous les livres tunisiens sont répertoriés à la Bibliothèque nationale, malgré l’exigence d’un certain nombre d’exemplaires pour le dépôt légal ? Il suffit de consulter le site officiel de la BN pour se faire une idée claire. Que dire alors de les chercher dans les bibliothèques étrangères comme celles de Paris par exemple, pour les publications en langue française ? Là, ou bien vous êtes dans un lobby politico-économique, sous cape éditoriale, tout à son service : vous avez alors vos entrées dans les manifestations de marque et dans les consécrations programmées, en plus d’autres faveurs et d’autres avantages ! Ou bien vous poursuivez votre petit bonhomme de chemin dans la médiocrité décrétée pour ceux qui sont considérés comme ne comprenant rien à la vie.</p>
<p>Notre média associatif, aux moyens précaires mais aux intentions sincères, voudrait rassembler les concernés et les volontaires autour d’un mouvement baptisé DILIT « Défense et illustration de la Littérature et l’Intelligence Tunisiennes ». Parlons donc et conversons des efforts que nous avons à déployer et des révisions que nous devons faire au niveau des associations d’écrivains ou d’éditeurs, mais aussi au niveau des pouvoirs publics, malgré certains efforts louables du ministère des Affaires culturelles. La diplomatie devrait s’y mettre, le tourisme aussi, l’école au sens large évidemment, mais aussi l’économie à condition de ne pas trop se noyer dans la logique du gagnant-gagnant-moi d’abord. En effet, quand on institue un prix littéraire par exemple pour avoir au dixième de dépenses dix fois plus de publicité, on est certain de ne pas être dans la culture et de n’être pas sorti de la « loi du marché » !</p>
<p>Parlons-en donc, cet espace a été créé pour cela, pour vous, pour nous et pour tous ceux qui veulent bien s’associer à ce mouvement.</p>
<p>La rédaction de <a href="https://voixdavenir.com/">https://voixdavenir.com/</a></p>
<p>PS:</p>
<p>L’image d’illustration est empruntée à un article de <a href="https://www.lemonde.fr/afrique">https://www.lemonde.fr/afrique</a> ayant pour titre « La littérature de Tunisie mérite d’être redécouverte » et datant du 29 mars 2020.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Chronique: La poésie à l&#8217;université. Par Badreddine Ben Henda</title>
		<link>https://voixdavenir.com/chronique-la-poesie-a-luniversite-par-badreddine-ben-henda/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 May 2022 08:52:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[encouragement]]></category>
		<category><![CDATA[poésie]]></category>
		<category><![CDATA[production]]></category>
		<category><![CDATA[université]]></category>
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					<description><![CDATA[C&#8217;est triste de le constater; mais nos étudiants qui préparent des thèses de doctorat ou des mémoires de Master en littérature française boudent de plus en plus la poésie. Depuis que je dirige et évalue ces travaux de recherche à l&#8217;Université, je n&#8217;ai eu le plaisir de lire et d&#8217;apprécier aucune thèse ni aucun mémoire [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql o9v6fnle ii04i59q">
<div dir="auto">C&#8217;est triste de le constater; mais nos étudiants qui préparent des thèses de doctorat ou des mémoires de Master en littérature française boudent de plus en plus la poésie. Depuis que je dirige et évalue ces travaux de recherche à l&#8217;Université, je n&#8217;ai eu le plaisir de lire et d&#8217;apprécier aucune thèse ni aucun mémoire sur une œuvre, un mouvement ou un genre poétiques. Dieu sait pourtant que dans les programmes de chaque année, la poésie est bien présente sur les deux semestres, et à travers au moins deux poètes connus d&#8217;époques historiques différentes. Les manuels du secondaire sont par ailleurs relativement bien fournis en textes poétiques tout aussi diversifiés.</div>
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<div dir="auto">Que se passe-t-il, donc ? Pourquoi cette déplorable désaffection au niveau des recherches de haut niveau ? Est-ce la faute des enseignants qui, peut-être, ne font pas assez pour transmettre la passion de la poésie ? Les spécificités de l&#8217;écriture poétique, parfois pénibles à aborder sans maîtrise de certaines connaissances bien particulières, seraient-elles à l&#8217;origine du regrettable désintérêt ? Le relatif déclin que connaît le genre poétique depuis quelque temps chez nous et ailleurs y serait-il pour quelque chose ? En Tunisie, les éditeurs et les libraires contribuent de moins en moins à la promotion de la poésie, surtout celle écrite en langue française. Les journaux et les revues (même culturels ou littéraires) lui consacrent de moins en moins de place sur leurs colonnes. Et les poètes eux-mêmes alors ? Ne peuvent-ils pas être responsables du désamour manifeste dont pâtit, sous nos cieux, leur genre littéraire de prédilection ?</div>
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<div dir="auto">Il y a de tout cela, dans la crise de la poésie sous nos cieux. Une nouvelle image plutôt défavorable s&#8217;installe et se répand à propos du poète, notamment lorsque ce dernier décroche délibérément sa littérature de l&#8217;actualité et de la réalité historique qui lui sont contemporaines. Du temps des grands engagements politiques et idéologiques, en terre arabe et dans le monde, les poètes avaient le charisme et la notoriété des illustres personnalités historiques de leur temps. En Tunisie, on vénérait les poètes français et francophones du XXème siècle; et l&#8217;on citait/récitait régulièrement ceux des siècles précédents. C&#8217;étaient alors les premières années de l&#8217;indépendance vécues encore avec la fascination persistante pour la langue et la culture séculaires du colon français. Dans les années 1970, 1980 et 1990, la génération formée à l&#8217;école bourguibienne écrivait ses poèmes très souvent en français (Qui n&#8217;en avait pas en son nom, parmi les enseignants et les intellectuels d&#8217;une manière générale ?)</div>
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<div dir="auto">De nos jours, et depuis bientôt deux décennies, le nombre des poètes et des productions poétiques s&#8217;est considérablement réduit. Les recueils en français se raréfient tout autant que les occasions et les espaces pour les lire et les discuter. Aucun prix de valeur ne récompense chez nous les œuvres poétiques. Comar, c&#8217;est pour le roman ! Après Comar, c&#8217;est (presque) le désert ! Au Ministère des Affaires culturelles, le soutien aux créateurs s&#8217;affaiblit d&#8217;année en année : en 2021, et à titre d&#8217;aide à la production, la Direction du Livre n&#8217;a acheté à certains écrivains que 40 exemplaires !!!</div>
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<div dir="auto">Dans un tel contexte, il ne faut pas s&#8217;étonner que les jeunes chercheurs se détournent de l&#8217;étude de la poésie. Ce n&#8217;est pas tout à fait le cas chez les &#8220;arabisants&#8221;, m&#8217;apprend le Professeur Abdessalem Aissaoui : &#8220;Les enseignants-encadrants interviennent souvent dans l&#8217;orientation des étudiants vers des recherches sur la poésie arabe. &#8221; ! Mais alors, pourquoi la situation est autre dans les départements de français ? La question reste donc sans réponse !</div>
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