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	<title>Loi &#8211; Questions et Concepts d’Avenir</title>
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	<title>Loi &#8211; Questions et Concepts d’Avenir</title>
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		<title>Chronique : A propos du conflit sur l’affaire du local de l’Union des écrivains</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 23 Nov 2024 08:55:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Associations]]></category>
		<category><![CDATA[Histoires]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
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					<description><![CDATA[Par Mansour M’henni Le 22 novembre 2024, suite à une réunion d’urgence du comité directeur de l’Union des écrivains tunisiens (UET), ce dernier a publié un communiqué mi-figue, mi-raisin concernant un différend récemment déclaré avec le ministère de tutelle qui vient de sommer l’UET d’évacuer le local exploité, dans un délai d’un mois, pour sa [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;"><img decoding="async" class="wp-image-4982 alignleft" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-800x600.jpg" alt="" width="252" height="189" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-800x600.jpg 800w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-1160x870.jpg 1160w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-320x240.jpg 320w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-1536x1152.jpg 1536w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-2048x1536.jpg 2048w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-750x563.jpg 750w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-1140x855.jpg 1140w" sizes="(max-width: 252px) 100vw, 252px" />Par Mansour M’henni</p>
<p>Le 22 novembre 2024, suite à une réunion d’urgence du comité directeur de l’Union des écrivains tunisiens (UET), ce dernier a publié un communiqué mi-figue, mi-raisin concernant un différend récemment déclaré avec le ministère de tutelle qui vient de sommer l’UET d’évacuer le local exploité, dans un délai d’un mois, pour sa restitution en tant que domaine de l’État. En effet, d’un côté, l’association manifeste un discours fermement revendicatif, de l’autre, elle tient un langage ouvert à la conciliation et à la bonne entente. Il est dit aussi que l’Union s’apprêtait à l’acquisition du local en question de la part du ministère des Domaines de l’Etat, suite à une demande soumise par l’ancien comité de l’UET.</p>
<p>Il est évident que plusieurs dessous du problème ne sont pas assez développés et qu’il y aurait, dans les détails omis, des choses à expliquer et à débattre, de différents points de vue pour parvenir à une situation viable et surtout régulière.</p>
<p>D’abord, le plus plausible, c’est que le ministère de tutelle (alias ministère de la Culture) ne peut pas avoir décidé de cette mesure d’évacuation du local, sur un simple coup de tête. Par ailleurs, ce même ministère a normalement la tutelle des écrivains et non de leur local si ce dernier n’est pas officiellement à la charge du ministère de la Culture. Il y a donc lieu de justifier la procédure entreprise par ce qui semble relever d’une « nouvelle politique de rationalisation et de régularisation de la gestion des propriétés de l’État », ce qui, en soi, constitue une noble initiative. Et de ce point de vue, l’Union des écrivains ayant un statut juridique associatif, l’objectif visé serait alors de faire la différence entre la propriété légale et la mise à la disposition bénévole à titre de soutien et d’encouragement d’une composante de la société civile.</p>
<p>D’ailleurs, la démarche engagée par l’ancien comité de l’UET pour l’acquisition officielle du local semble émaner d’une prévision de l’imminence d’une démarche de sa délocalisation. Là aussi, il faut vérifier si, du point de vue strictement juridique, l’appropriation de fait du local, après un certain nombre d’années, peut revenir de droit à l’occupant du local. Sinon, la solution est à trouver ailleurs qu’en termes de droit acquis. Dès lors, c’est une question socio-politique qui se pose, en rapport surtout à la vie associative.</p>
<p>Il faut bien avouer que, ces derniers temps, une vraie campagne est menée contre certaines associations, en raison de certaines suspicions les concernant. Cependant, ce qui est regrettable, c’est de voir cette suspicion localisée et localisable se transformer en pare-chocs permettant à l’État de foncer droit sur le tissu associatif dans son ensemble et de compromettre son apport vital pour la société, surtout en matière de culture. On a pu le constater à la complexité exténuante imposée aux associations culturelles, en matière de documents à fournir régulièrement et en quantité déraisonnable, pour des demandes de subventions négligeables. Oui pour l’assainissement de nos procédures, mais sans les bâtons dans les roues des structures qui ne cherchent à agir que pour le bien commun et pour le rayonnement de notre image de marque.</p>
<p>C’est pourquoi nous apprécions le côté souple et conciliant du communiqué de l’Union des écrivains et sa proposition d’une réunion de conversation constructive autour de cette situation à résoudre non en tant que conflit, mais en tant que malentendu à même de trouver une bonne issue dans le langage de la raison, sans pour autant enfreindre la loi. Cette démarche est celle qui nous paraît la plus indiquée pour une politique d’assainissement des procédures sans annihiler l’engagement civil ni la conscience citoyenne.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Chronique: La vertigineuse dégringolade sociétale de la Tunisie. Par Mansour M’henni</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Jul 2021 09:17:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Pensées]]></category>
		<category><![CDATA[danger]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[Loi]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[violence]]></category>
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					<description><![CDATA[Il est des fléaux humains qui sont pires que les fléaux naturels. En effet, si ceux-ci surviennent en dehors et contre la volonté humaine, ceux-là sont une œuvre des êtres humains motivés par des sentiments vénéneux et par des idées obscurantistes qui poussent parfois à se demander si l’homme vit pour faire valoir son humanité [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img decoding="async" class="size-full wp-image-2770 alignleft" src="https://www.voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/mansour-mhenni.jpg" alt="" width="136" height="185" />Il est des fléaux humains qui sont pires que les fléaux naturels. En effet, si ceux-ci surviennent en dehors et contre la volonté humaine, ceux-là sont une œuvre des êtres humains motivés par des sentiments vénéneux et par des idées obscurantistes qui poussent parfois à se demander si l’homme vit pour faire valoir son humanité ou pour la bafouer et en faire une ordure de la Création.</p>
<p>Aujourd’hui, dans notre pays surtout, nous sommes confrontés aux deux natures des fléaux. Il y a certes l’insaisissable covid 19, ses ravages et ses mauvaises surprises qui nous sortent d’un moment à l’autre des formes mutées, des formes régulièrement mutantes, exaspérant notre lutte et affaiblissant nos moyens. Mais ce(tte) covid ne fait que raviver, chez les esprits saints, l’acharnement à lutter contre l’absurde pour donner sens à la vie. Plusieurs valeurs trouvent alors leurs lumières dans le labeur ininterrompu pour revaloriser la vie, au sommet même de la conscience du non-sens. Une proximité affective se développe avec plus de douceur et de générosité ; une solidarité respectueuse s’étend contre les catégorisations hasardeuses des personnes et des groupes de personnes ; la conscience du vivre-ensemble reprend ainsi tout son sens, tout son bon sens.</p>
<p>Cependant, en face de la pandémie, tous les jours ou presque, notre paysage politique nous jette à la figure la face horrible de notre humanité présumée et cela nous vient de ceux qui sont censés présider à notre destin, ceux qui ont été élus pour commander notre sort ! Il y a dix ans, un séisme social fort explicable a été récupéré, comme toujours dans l’Histoire, par des groupuscules ayant fait le choix du professionnalisme pernicieusement politicard, différemment inspiré ou manipulé. N’empêche que le peuple en déroute s’est laissé séduire par leurs promesses caressantes, oubliant dans l’enthousiasme de l’instant son esprit critique et sa vigilance citoyenne.</p>
<p>Aujourd’hui, après dix ans d’agitation farcesque habillée de sentences rhétoriques esquissant des châteaux en Espagne, voici que la réalité politique du pays est devenue beaucoup trop vulgaire, beaucoup trop sauvage, pour laisser croire à une quelconque promesse de réparation de la société politique et d’amélioration des conditions sociales et civilisationnelles de la société nationale. Où que regarde le citoyen, il ne voit que des inconscients livrés à des batailles de la rue comme des enfants ayant trop tôt perdu leur innocence naturelle ; il ne voit que des bandits de toutes sortes de mafia livrés à des batailles à mort pour des intérêts égoïstes et égocentriques : du plus haut du tableau, jusqu’au plus bas de l’échelle !</p>
<p>Devant tout cela, le peuple semblait ne pas perdre espoir et continuer de croire en quelques résidus des valeurs humaines ; mais le rideau s’est levé et les masques sont à terre depuis que dans la Chambre des Lois, apparemment sans esprit des lois, ont été diffusées des images de la sauvagerie de nos députés et de leur extrême bassesse éthique, en plus de leur inculture politique.</p>
<p>Ce qui s’est passé dernièrement à l’ARP, l’agression d’une députée par un innommable « collègue », est exaspérant, est révoltant, est intolérable.  Il ne s’agit plus de défendre une présidente de parti politique et de groupe parlementaire, car sur ce plan, on peut ne pas être de son côté, mais la prétendue démocratie qui nous tente nous impose de la contrer – politiquement et non physiquement, toujours dans le respect – par des arguments rationnels et des actions concluantes. Sinon, on est en plein dans le terrorisme dont tout le monde se plaint mais dont on fait le plein par un machiavélisme politique sans vergogne. Ce serait le cas pour elle comme pour tout autre groupement ou structure politique observant les règles d’une société en démocratisation. Il s’agit donc, dans l’acte du 30 juin 2021, d’un acte de trahison de notre histoire, de notre culture civile, de notre éthique humaniste et, disons-le clairement, de l’esprit rationnel de notre culte islamique tel que perçu par les intelligences éclairées.</p>
<p>Le reste du détail n’est que littérature. La conclusion est seulement qu’aujourd’hui plus que jamais, en Tunisie, il y a bel et bien péril en la demeure. A bon entendeur, salut !</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Chronique : Assainissez nos institutions de la voyoucratie !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Mar 2021 14:41:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Pensées]]></category>
		<category><![CDATA[conflits]]></category>
		<category><![CDATA[Corne]]></category>
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					<description><![CDATA[Par Mansour M’henni Plus les jours passent plus le marasme nous envahit et cherche à nous réduire au désenchantement, à l’impuissance et à l’isolement. Ainsi nous veulent, semble-t-il, ceux qui nous gouvernent ! Ou peut-être alors, ainsi nous sommes-nous voulus, livrés aux manipulations, la conscience dans le vent, au gré des circonstances ! Je comprends, chaque jour [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Par Mansour M’henni</em></p>
<p><img decoding="async" class="wp-image-2770 alignleft" src="https://www.voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/mansour-mhenni.jpg" alt="" width="99" height="135" /></p>
<p>Plus les jours passent plus le marasme nous envahit et cherche à nous réduire au désenchantement, à l’impuissance et à l’isolement. Ainsi nous veulent, semble-t-il, ceux qui nous gouvernent ! Ou peut-être alors, ainsi nous sommes-nous voulus, livrés aux manipulations, la conscience dans le vent, au gré des circonstances !</p>
<p>Je comprends, chaque jour un peu plus, mes concitoyens qui commentent ironiquement la situation où nous sommes par des expressions telles : « Ce n’est pas le covid qui nous tuera le plus ! » ; « Si la tête est pourrie, quelle santé peut avoir le corps ? » ; « Tout est abîmé et celui qui l’a fait est un vrai connaisseur. », etc.</p>
<p>En effet, la covid (et je m’en tiens, ici surtout, à la règle de l’Académie, par réaction) nous fait voir de toutes les couleurs, mais à y penser profondément, elle n’est en fait qu’un nouvel agent de la mort inéluctable, venant s’ajouter à tous les autres dont les victimes sont parfois aussi nombreuses sinon plus. Ce qui est déplorable, ce n’est même pas l’improvisation qui accompagne la lutte contre la covid, c’est plutôt de se permettre, en pareille circonstance, des animosités, des conflits et des complots par égoïsme, arrivisme et égotisme, et de gaspiller ainsi une énergie, un temps et des moyens on ne peut plus utiles et bénéfiques pour la communauté citoyenne. Quand ce mal atteint le sommet de l’Etat, apparemment de façon incurable, il faut bien craindre le pire et se préparer à toutes les éventualités malencontreuses, tragiques même. Jusqu’à quand va-t-on trainer ce bras de fer entre les têtes (cornes <em>?</em>) du pouvoir ?</p>
<p>Oui, j’ai bien dit « cornes », car ce vocable me paraît mieux couvrir toutes les caractéristiques de notre situation actuelle, par toutes les variantes de son paradigme. Au lieu de s’atteler tous, de façon solidaire, à « prendre le taureau par les cornes » pour venir à bout de notre crise généralisée, ne voyons-nous pas nos « chefs » en train de se prendre mutuellement « sur leurs cornes » ? Même leurs discours officiels, normalement commandés par une éthique stricte sauvegardant la respectabilité de l’Etat, sont devenus l’occasion de « se faire les cornes », comme pour nous faire « porter des cornes ». « Corne de diable » ! Qu’est-ce donc que ce terrible désastre ? N’y a-t-il plus une lueur de raison dans les ténèbres des tueries politiques, réelles et symboliques, qui nous ont envahis ? De grâce ! Ne nous parlez plus de liberté, de démocratie, de voix du peuple, et de tous ces slogans en manchettes qui ne cherchent qu’à rabougrir les citoyens pour mieux abuser du pouvoir ! Les spectacles ahurissants que nous voyons à tout bout de champ, y compris dans les sièges de la souveraineté de l’Etat et de ses institutions, nous écœurent à nous faire vomir notre dépit et notre révolte.</p>
<p>En un mot, assainissez nos institutions de la voyoucratie, par la force de la Loi et du droit ! Aidez-nous à rétablir l’éthique de la citoyenneté solidaire ! Sinon rendez à César ce qui est à César !</p>
<p><em>(Publié aussi par jawharafm.net)</em></p>
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