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	<title>médias &#8211; Questions et Concepts d’Avenir</title>
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	<title>médias &#8211; Questions et Concepts d’Avenir</title>
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		<title>Chronique : Et c&#8217;est encore la question des médias&#8230; Par Mansour M’henni</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 May 2024 08:48:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[avocats]]></category>
		<category><![CDATA[citoyenneté]]></category>
		<category><![CDATA[médias]]></category>
		<category><![CDATA[plaidoirie]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
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					<description><![CDATA[Nous voici de nouveau devant la grande question des médias dans les visions variées, souvent conflictuelles, de ceux qui, tous, prétendent penser et agir en vue de garantir à l&#8217;État et à son peuple les droits et les devoirs nécessaires pour une société se disant démocratique ou essayant de s&#8217;inscrire dans le processus de démocratisation. [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img decoding="async" class=" wp-image-4982 alignleft" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-800x600.jpg" alt="" width="164" height="123" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-800x600.jpg 800w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-1160x870.jpg 1160w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-320x240.jpg 320w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-1536x1152.jpg 1536w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-2048x1536.jpg 2048w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-750x563.jpg 750w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-1140x855.jpg 1140w" sizes="(max-width: 164px) 100vw, 164px" />Nous voici de nouveau devant la grande question des médias dans les visions variées, souvent conflictuelles, de ceux qui, tous, prétendent penser et agir en vue de garantir à l&#8217;État et à son peuple les droits et les devoirs nécessaires pour une société se disant démocratique ou essayant de s&#8217;inscrire dans le processus de démocratisation.</p>
<p>Curieusement, dans ce genre de situation, avant même les professionnels du secteur, ce sont souvent &#8220;les gens du droit&#8221; qui occupent l&#8217;avant-scène du paysage, donnant l&#8217;impression qu&#8217;ils sont les plus habilités à diriger les gens et les populations. En bons manipulateurs du discours, ils sortent toute la rhétorique de leur spécialité et y ajoutent ce qu&#8217;ils croient à même de mieux servir &#8220;leur cause&#8221; et surtout l&#8217;image héroïque qu&#8217;ils cherchent toujours à gagner.</p>
<p>Disons-le d&#8217;emblée pour éviter les malentendus : loin de nous l&#8217;idée de leur dénier de telles actions qui leur reviendraient de droit, dans un processus de démocratisation, encore faut-il que de leur côté, eux aussi reconnaissent ce même droit, à tous les autres, même leurs adversaires et qu’ils conçoivent l’interaction à ce propos, non dans la logique de l’idée arrêtée mais dans le rapport d’humilité et de conversation qui relativise toutes les opinions en conversation en vue d’un consensus adapté au contexte. C’est qu’en principe, la reconnaissance de ce même droit pour tous suppose un consensus préalable autour du &#8220;contrat social&#8221; censé commander les droits et les devoirs citoyens, en rapport à ce qui constitue le bien collectif partagé, et que d&#8217;aucuns appellent abusivement &#8220;le bien de l&#8217;État&#8221;. Peut-être conviendrait-il alors d’envisager la mise en forme d’un tel consensus plutôt du côté de la pensée que du côté de la plaidoirie juridique et son artifice rhétorique.</p>
<p>De ce point de vue, le rôle des médias est peut-être à revoir aussi davantage du côté de la pensée sereine et de l’esprit de conversation que du côté du scoop et de la provocation, de ce qu’un ancien responsable de média m’a dit un jour : « quand il n’y a pas un événement, les médias doivent en créer pour travailler » ! La question est alors la suivante : « Et si créer un événement – ex nihilo ou presque – conduisait à mal, voire à catastrophe, serait-ce de l’ordre idoine et responsable des médias ? ». Tout cela nous ramènerait sans doute à l’ancienne idée qui défendait aux avocats d’exercer, parallèlement à leur profession, donc en pigistes, la fonction de chroniqueur dans les médias. Notons que cette idée n’appelait pas à la même mesure concernant les intellectuels du droit, penseurs et enseignants. Est-ce par précaution d’éviter à la cause publique les distances que la fonction de plaidoirie cherche souvent à lui faire prendre vis-à-vis de la pensée, rationalisée autant que possible ?</p>
<p>Il est vrai que le contexte actuel des médias est foncièrement affecté par plusieurs facteurs rendant difficile l’exercice de la fonction. Au centre d’un triangle à trois sommets brûlants, à pouvoirs inégalement répartis mais à complicités suspectes, en l’occurrence la politique, l’argent et l’intégrité éthique et intellectuelle, les entreprises et les actants médiatiques sont sujets à de nombreux tiraillements, parfois déchirants car inconciliables du point de vue de l’intégrité. Que faire alors pour que le secteur médiatique ne soit ni corrupteur ni corrompu, ni impérieux ni soumis ?</p>
<p>D’aucuns diraient de l’éloigner de la logique de la plaidoirie viciée par l’amour d’user et d’abuser du beau langage ! Peut-être pas cela seulement ?</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Chronique : Force est de repenser notre « humanitas ».  Par Mansour M’henni</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Oct 2023 07:51:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoires]]></category>
		<category><![CDATA[Pensées]]></category>
		<category><![CDATA[discours]]></category>
		<category><![CDATA[humanité]]></category>
		<category><![CDATA[influence]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
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					<description><![CDATA[Cela fait des jours que je suis tenté d’écrire de nouveau sur ce qui se passe au Moyen-Orient et à Gaza en particulier où les maîtres du monde semblent chercher à creuser une tombe pour l’humanité en tant que valeur caractéristique du genre d’êtres qui se prétendent supérieurs à tous les autres. Or que dire [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img decoding="async" class="wp-image-4982 alignleft" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-800x600.jpg" alt="" width="154" height="115" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-800x600.jpg 800w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-1160x870.jpg 1160w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-320x240.jpg 320w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-1536x1152.jpg 1536w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-2048x1536.jpg 2048w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-750x563.jpg 750w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-1140x855.jpg 1140w" sizes="(max-width: 154px) 100vw, 154px" />Cela fait des jours que je suis tenté d’écrire de nouveau sur ce qui se passe au Moyen-Orient et à Gaza en particulier où les maîtres du monde semblent chercher à creuser une tombe pour l’humanité en tant que valeur caractéristique du genre d’êtres qui se prétendent supérieurs à tous les autres. Or que dire de plus sur cette question, sinon que des actants-décideurs sont à la commande de tous les actes et de tous les mouvements d’une tragédie pernicieusement conçue et montée, pour leur délectation sadique et pour un calcul d’intérêts ignorant toute justice et toute interaction de droit.</p>
<p>Encore une fois, on se retrouve avec des notions de peuple élu, de peuple banni, de peuple victime et de peuple coupable, dans l’inconscience meurtrière que nous avons à l’égard des malheurs subis par des gens faibles et innocents. Que dire quand des coalitions s’affirment, dans toute la vigueur d’un esprit vengeur, se nouant et se dénouant au gré des circonstances et de l’évolution des choses, qui par un remords tardif et qui par simulation hypocrite ? C’est apparemment à cela que sert le mieux cette nouvelle technologie que nous exhibons comme une preuve de la précellence de l’intelligence humaine ! Oui, une preuve, s’il s’agit de l’intelligence de l’abrutissement… presque généralisé.</p>
<p>J’ai vu des images terriblement ahurissantes et j’en ai eu honte, à me sentir castré de mon humanité, à me vouloir muet contre les marées diluviennes de paroles cherchant à justifier l’injustifiable ! C’est à cela que servent les médias, ni à informer fidèlement, ni à interroger honnêtement, mais à forcer, à orienter, à faire dire ce qu’on voudrait que ce soit dit compte non tenu de ce qui est à dire sincèrement, en bonne âme et conscience, et dans la responsabilité éthique dont on est redevable.</p>
<p>Tel joueur célèbre est harcelé pour se prononcer ; puis on lui compte, en termes de reproche, le retard qu’il a pris à s’exprimer, pour autant que l’on puisse parler de « s’exprimer » ; et à la fin, on lui fait dire ce qu’on veut et non ce qu’il dirait s’il se sentait libre de le faire ! Tel artiste de renommée également ! Et telle personnalité politique supposée non alignée sur le langage du perroquet, comment la laisser en retrait du consensus absolu qu’on voudrait exhiber à la face du monde ? Ce nom célèbre de la politique internationale est donc invité sur le plateau d’un média, qu’on imaginerait facilement en charge d’une mission paramilitaire, avec pour rôle strict de l’animatrice, non pas de l’interroger et de le laisser s’exprimer, mais de lui couper la parole dès qu’elle le sent dévier du sens dont elle voudrait charger ses propos ! Tous les mots, toutes les phrases en décalage de cet objectif arrêté doivent être noyés dans la voix criante et ininterrompue de la directrice du plateau. Et c’est à de tels coups de « l’a-communication » qu’on finit par capitaliser assez de mots pour attribuer à la personnalité politique invitée l’avis qu’on avait décidé de lui attribuer.</p>
<p>Tel est notre monde aujourd’hui ! Force est de le constater à la lumière de deux contextes de violence caractérisée ayant perturbé toutes les cartes et faussé les règles du jeu, culturellement établies comme un gage d’humanité. Force est peut-être surtout de repenser notre « <em>humanitas »</em>.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Avis : Le Temps pour une nouvelle vie! Par Mansour M’henni</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Aug 2021 13:07:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoires]]></category>
		<category><![CDATA[engagement]]></category>
		<category><![CDATA[Le Temps]]></category>
		<category><![CDATA[New Look]]></category>
		<category><![CDATA[Soutien]]></category>
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					<description><![CDATA[On s’étonnerait de l’intitulé donné à cette catégorie d’article, une désignation plus courante dans les annonces ; mais ici le choix est intentionnel, cherchant à conduire simultanément les significations synonymiques d’opinion, de sentiment, d’annonce et de communication. J’avoue d’emblée que parallèlement à ma carrière pédagogique et académique, j’ai toujours été un fan, directement ou indirectement impliqué [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img decoding="async" class="size-full wp-image-2770 alignleft" src="https://www.voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/mansour-mhenni.jpg" alt="" width="136" height="185" />On s’étonnerait de l’intitulé donné à cette catégorie d’article, une désignation plus courante dans les annonces ; mais ici le choix est intentionnel, cherchant à conduire simultanément les significations synonymiques d’opinion, de sentiment, d’annonce et de communication.</p>
<p>J’avoue d’emblée que parallèlement à ma carrière pédagogique et académique, j’ai toujours été un fan, directement ou indirectement impliqué dans le secteur des médias et passionné par sa mission. Cela fera bientôt un demi-siècle, ce qui n’est certes pas pour me rajeunir, et cela continue de plus belle. De fait, je demeure un éternel errant entre les médias écrits, audiovisuels et électronique, responsable discipliné quand je suis fonctionnaire, libre et autrement responsable quand je suis dégagé de toute fonction officielle.</p>
<p>Cette histoire d’amour (c’en est vraiment une !) avec les médias, comme avec d’autres aspects de la science, de la pensée et de la culture, nécessiterait peut-être, rien qu’à elle, un livre au moins de poétique mixte entre le romanesque, l’autobiographique et le commentatif. Mais ce que j’en retiens aujourd’hui, c’est mon accord spontané à toute proposition cherchant à créer un nouveau média ou à venir au secours d’un média en difficulté, par l’énergie et les acquis que je pourrais retrouver en moi à cet effet. C’est pourquoi j’ai tout de suite dit oui à la proposition de mon ami Raouf Khalsi de m’associer à une entreprise de réhabilitation du journal <em>Le Temps</em>, qui a été le deuxième journal francophone de Tunisie après <em>La Presse</em> (une autre famille pour moi), et dont il avait assumé précédemment la direction.</p>
<p><em>Le Temps</em> m’est cher de par mes premiers essais de créateur dans le supplément « Le Temps des jeunes » dirigé par Abdelkrim Kabous, puis mon expérience de rédacteur-chronique, surtout dans la page littéraire coordonnée par feu Nébil Radhouane dans le service culturel dirigé par Ridha Kéfi. Aujourd’hui ce journal, et peut-être toute l’entreprise de Dar Essabah, ont besoin d’un grand soutien pour retrouver leur rayonnement d’antan et leur fonction jamais révolue. J’invite tous ceux qui peuvent le faire à ne pas hésiter et je reprends, à leur intention et à celle de tous les lecteurs intéressés, ce statut que j’ai publié sur ma page facebook du 4 août 2021 :</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-4187 aligncenter" src="https://www.voixdavenir.com/ibylensu/2021/08/letemps-3-8-021-800x1139.jpg" alt="" width="240" height="342" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/08/letemps-3-8-021-800x1139.jpg 800w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/08/letemps-3-8-021-750x1068.jpg 750w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/08/letemps-3-8-021.jpg 938w" sizes="auto, (max-width: 240px) 100vw, 240px" /></p>
<p>«  <strong><em>Le Temps new look</em></strong></p>
<p>Je suis heureux de ce nouvel élan dans <em>Dar Assabah</em> qui cherche à redorer le blason d’une entreprise médiatique fragilisée par les courants incontrôlables et les aléas difficilement surmontables du cours du temps présent, mais trouvant des intentions louables et un potentiel appréciable dans une équipe volontariste et dévouée, malgré son nombre limité : Mohamed Ouahada (Délégataire), Sofien Rejeb (Directeur de la Rédaction), Raouf Khalsi (Rédacteur en chef ), Samia Harrar (Rédacteur en Chef-adjoint ) et Mohamed Mejri (Directeur du Pré-presse ).</p>
<p>Le mardi 3 Août 2021, <em>Le Temps</em> (New look) paraît dans sa nouvelle version, accompagnant un sursaut de conscience de la société tunisienne concrétisé le 25 juillet 2021. C’est dire combien il est important de réhabiliter le second journal francophone du pays (après <em>La Presse</em> de Tunisie). Aussi ai-je accepté avec plaisir, conviction et engagement de contribuer à cette louable action, surtout que l’ambition va en grandissant avec le projet imminent du site <em>letempsnews</em>.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-4188 aligncenter" src="https://www.voixdavenir.com/ibylensu/2021/08/letempsnews-rotated.jpg" alt="" width="481" height="357" /></p>
<p>Je partage donc avec vous mon premier article dans cette nouvelle aventure, non moins agréable que les deux précédentes dans le même journal, dans les années 70 du siècle dernier et dans la période de la fin des années 80 et du début des années 90.</p>
<p>Bonne chance pour toute l’équipe permanente et les collaborateurs externes. C’est d’une importance nationale que de réhabiliter <em>Le Temps</em> et tous les médias tunisiens en difficulté. Notre espoir est que les autorités compétentes s’activent à régulariser la situation des entreprises confisquées, dont <em>Dar Assabah</em> et <em>Shems FM</em>.</p>
<p>La Tunisie de demain a besoin de toutes ses voix, dans leur large différentiation et dans leur plus large liberté, consciente, respectueuse et responsable. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><u>Article paru le 04-08-2021 </u></strong>(Titre de la rédaction)</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-4190 aligncenter" src="https://www.voixdavenir.com/ibylensu/2021/08/Mhenni-Temps4-8-021.jpg-.jpg-web-rotated.jpg" alt="" width="504" height="374" /></p>
<p><strong><em>Le Président fait comme Talleyrand : « Doucement, je suis pressé » </em></strong></p>
<p>Par Mansour M’henni</p>
<p>Le 25 juillet 2021 a bien eu lieu, avec toutes les nouveautés qu’on lui connaît désormais, une dizaine de jours après l’événement. Il est donc temps d’y voir et d’y penser les voies les plus idoines pour un meilleur avenir. Donc de s’interroger sur ce que nous prépare comme programme le président Kaïs Saïed au vu de la situation actuelle du pays, par trop inquiétante, ce qui justifie ses décisions fermes pour la plupart des Tunisiens, et en rapport aux attentes citoyennes désormais plus amples et plus nombreuses.</p>
<p>De ce point de vue, le constitutionnalisme outrecuidant ayant toujours permis à certains de faire du plat et d’user de tous les subterfuges interprétatifs en faveur de leurs intérêts, toute fixation quasi-obsessionnelle sur la constitutionnalité ou non de la démarche présidentielle devient populairement hors de propos et réduite à des divergences d’écoles ou d’humeurs entre constitutionnalistes, de spécialité ou de circonstance, et ne saurait forcer une marche à rebours dont les effets seraient graves et fâcheux. Seul importerait aujourd’hui une marche en avant, avec le Président, pour l’assister, l’éclairer, et le contrôler. De fait, voilà ce qui semble être le fond de l’engagement citoyen, dans l’état actuel des choses, dont l’esprit est la participation constructive pour un meilleur avenir, surtout que tout le monde s’accorde sur la situation lamentable de notre gouvernance lors de la dernière décennie !</p>
<p>D’ailleurs, dans la même perspective, il y aurait lieu de s’étonner de l’impatience de certains compatriotes devant ce qu’ils considèrent comme un retard exagéré à rassurer le peuple et les partenaires par la nomination du nouveau gouvernement (ou au moins son président) et par la présentation de la feuille de route des prochaines étapes du processus. Trop tarder est risqué certes, mais se précipiter l’est encore plus. En effet, ne faut-il pas le temps qu’il faut pour ne pas se tromper dans le choix des nouveaux responsables et n’en faut-il pas aussi pour une concertation approfondie avec les spécialistes pour déterminer les urgences et le classement des priorités ? Une feuille de route pour l’immédiat tunisien ne s’improvise pas en deux ou trois jours. Le Président seul va l’assumer, devant nous et devant le monde ! Donc, précaution se doit !</p>
<p>Ne faut-il pas également un petit coup de balai pour dégager le chemin devant le nouveau gouvernement de certains obstacles majeurs, qui sont peut-être d’ordre humain avant autre chose ? Tenant à ne pas jeter sa nouvelle équipe dans un bourbier qui l’acculerait à trainer sur des vétilles et à répondre à des provocations peu innocentes, soucieux aussi de l’aider à être immédiatement opérationnelle (ce qui nécessitera sans doute certains ministres sans problèmes), il paraît s’activer à user de son potentiel de crédibilité pour améliorer, ne serait-ce que légèrement, les conditions sociales des plus démunis. On le voit chercher également, par les voies légales, à délester l’administration des intrus et des compromis, susceptibles de la crocher et de bloquer son bon fonctionnement, et en même temps à libérer l’initiative de la Justice, longtemps incommodée par diverses pressions et différentes influences. En bref, il donne tout l’air de préparer au nouveau gouvernement les conditions lui permettant d’emblée d’aller droit au but et de faire ce qu’il faut.</p>
<p>D’une certaine façon, cela ferait partie de la feuille de route et s’inscrirait dans une vision politique du président que certains d’entre nous, depuis avant même les élections, trouvaient idéaliste alors que pour lui elle s’inscrirait dans l’être et le faire démocratique. On peut rester méfiant devant une telle démarche, mais on ne peut la contrer avant d’en évaluer la portée, les autres voies empruntées s’étant avérées inefficaces, voire nuisibles. Les Tunisiens sont exaspérés par dix années ayant transformé leurs espoirs en un vrai cauchemar ; ils attendent une vraie main amicale qui essaierait sincèrement de les tirer de leur naufrage. Qu’importe de qui elle viendrait, ils seraient près, selon les mots de Baudelaire, « d’aller au fond de l’inconnu pour trouver du nouveau » ! Mais Kaïs Saïed n’est pas nouveau pour eux et n’est pas un inconnu, encore moins un aventurier de l’inconnu. Après un soutien teinté de scepticisme, il a fini par gagner, chez eux, un capital de confiance que les politiques nationaux semblent avoir perdu, ou n’avoir jamais eu : l’intégrité éthique et intellectuelle, et le souci du bien-être de ses concitoyens.</p>
<p>Nous croyons savoir que des équipes sont au travail pour l’élaboration de la feuille de route du président et que des compétences certaines y travaillent. Kaïs Saïed a lui-même rassuré nos partenaires, frères et amis, quant au caractère inaliénable des acquis de la société tunisienne : les libertés individuelles, le respect des lois et des institutions, bref ce qu’on entend communément par le processus de démocratisation.</p>
<p>Il va sans dire que si cela se confirme, la Tunisie fera encore une fois une sorte d’exception historique. Pour l’instant, elle est dans un état d’exception, celui d’une « suspension de certaines garanties juridiques, prévue par la Constitution et/ou la loi du pays qui l&#8217;applique, pour faire face temporairement et localement à une circonstance exceptionnelle ». Elle n’est pas comme certains juristes veulent nous le faire croire dans un « état de fait », celui-ci désignant une situation qui se produit « indépendamment des règles » et qu’on ne peut que constater. On voit bien la différence entre un état d’exception qui attend de nous une action et un état de fait qui nous met en impuissance.</p>
<p>Or les Tunisiens ont plus que jamais besoin d’être des citoyens de l’action, même et surtout dans un état d’exception, quitte à orienter cette action contre le Président en personne en cas de dérapage ou de détournement de son initiative. La Tunisie leur est trop chère pour accepter de la monnayer contre un quelconque autre intérêt : elle est leur vie, leur avenir et celui de leurs enfants. Elle est le gage de leur liberté et de leur dignité qu’ils ont toujours défendues contre tous les vents et contre toutes les marées.</p>
<p><em>PS: Mon article du 5-8-2021, à lire dans le journal<strong> (Feuille de route ou navigation à vue: l&#8217;UGTT monte au créneau)</strong></em></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-4191" src="https://www.voixdavenir.com/ibylensu/2021/08/Mhenni-Temps5-8-021.jpg" alt="" width="325" height="242" /> <img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-4192" src="https://www.voixdavenir.com/ibylensu/2021/08/Mhenni-Temps5-8-021.jpg.jpg" alt="" width="319" height="237" /></p>
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		<title>Chronique : Retour sur le besoin d’un Mouvement pour la République du Respect</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 13 Jun 2021 20:31:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Pensées]]></category>
		<category><![CDATA[éthique]]></category>
		<category><![CDATA[mouvement]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[république]]></category>
		<category><![CDATA[Respect]]></category>
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					<description><![CDATA[Par Mansour M’henni Aujourd’hui, j’ai croisé un statut de ma collègue et amie Ghada Nechi, comme elle a l’habitude d’en fournir en grand nombre et toujours aussi heureux et aussi instructifs les uns que les autres, un statut sous forme d’image disant : « Pour s’entendre, il ne faut pas les mêmes idées… Il faut [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-2770 alignleft" src="https://www.voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/mansour-mhenni.jpg" alt="" width="136" height="185" /><em>Par Mansour M’henni</em></p>
<p>Aujourd’hui, j’ai croisé un statut de ma collègue et amie Ghada Nechi, comme elle a l’habitude d’en fournir en grand nombre et toujours aussi heureux et aussi instructifs les uns que les autres, un statut sous forme d’image disant : « Pour s’entendre, il ne faut pas les mêmes idées… Il faut le même respect. » Cela m’a renvoyé à quelques souvenirs et certaines initiatives datant de quelques années mais toujours d’actualité, à mon humble avis. Aussi me permettrai-je d’en rappeler au moins l’esprit, qui est ceci : « l’éthique du respect doit être le fondement et le pilier principal de la notion de société ».</p>
<p>La première initiative que je voudrais évoquer date du 4 février 2012, celle du lancement d’un blog personnel, <em>lerespect</em><em>, </em><strong>pour une apologie du respect :</strong></p>
<p><strong><em>&#8220;</em></strong><em><strong>Le respect est au centre de toute conscience individuelle et de toute dynamique sociale qui cherche à s’inscrire dans l’humanité en tant que valeur. C’est pourquoi, chers amis, j’ai choisi de nommer ainsi mon blog que je voudrais un espace d’échange constructif et enrichissant pour chacun de nous avec comme principe de base de tout comportement : le respect.</strong></em></p>
<p><em><strong>Evidemment le respect n’exclut pas la critique ; au contraire, il la revendique comme une condition du vivre-ensemble et du faire-ensemble. Ainsi, être critique dans la logique et dans l’éthique du respect, c’est aider à édifier la démocratie sur des fondements inébranlables. Et tout le reste est littérature !&#8221;</strong></em> (Mansour M’henni)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>J’y ai immédiatement mis un article datant du 15 novembre 2011, mais non moins valable actuellement. J&#8217;avais accroché un aphorisme personnel, comme un talisman : « Je ne manque de respect à personne ; mais personne ne me confisquera ma liberté » et je l’avais intitulé « <a href="http://lerespect.unblog.fr/2012/02/04/plaidoyer-pour-une-republique-du-respect/"><strong><em>Plaidoyer pour une République du Respect</em></strong></a><strong><em> »</em></strong> :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>«<strong><em> Dimanche 13 novembre, la France a fêté la valeur de la gentillesse ; ce qu’elle fait annuellement depuis 2009. Une pensée philosophique même est en train d’accompagner cette vision civilisationnelle d’une société qui se cherche ou qui cherche à retrouver un certain équilibre dans un monde qui l’expose à tous les risques et la met au défi de tous les paris. A y réfléchir de plus près, je me suis dit que nous aussi, nous sommes exposés à autant de risques sinon plus et sommes au défi d’autant de paris sinon davantage. Quelle valeur alors nous servirait-elle le mieux et fonderait-elle le plus solidement et le plus durablement notre projet de société ? J’avoue que la gentillesse a beau être souhaitable, elle me paraît fort insuffisante et parfois à même de fragiliser un fonctionnement de droit qui peut se retourner contre la société qui en ferait le principal mode du vivre-ensemble. Au nom de la gentillesse, on cède sur certaines questions, et à force de céder on tombe dans la soumission, au moins dans le silence complice. Les Tunisiens, qui ont assez expérimenté la gentillesse et qui ont brûlé à son feu, ne sauraient aujourd’hui se fourrer dans la gueule du même loup et franchir une étape importante de leur Histoire sans en tirer l’enseignement qui se devrait. Au vu de cela, je pense qu’aujourd’hui plus que jamais, peut-être même en tout temps de leur histoire moderne, les Tunisiens ont expressément et impérativement besoin d’une « République du Respect ». Si j’avais à fonder un parti politique, je crois que c’est ce parti que je choisirais de lancer. Si quelqu’un lançait un tel parti, je crois qu’il serait le premier à me tenter et à susciter mon intérêt. En effet, le respect est la valeur qui présuppose toutes les autres. Il y a d’abord le respect de soi, qui suppose la dignité et la revendication des droits individuels, dont la liberté de propriété, de culte et d’opinion, et du droit à la citoyenneté en toute justice et en toute équité. Il y a ensuite le respect de l’Autre, qui suppose le dialogue, la tolérance, la démocratie et le refus de tout fanatisme et de toute forme d’exclusion. Il y a enfin le respect de la communauté, qui suppose la solidarité, la responsabilité et l’engagement pour l’intérêt commun et pour la protection et la sauvegarde des biens publics. Qu’importe donc que quelqu’un veille bien ou non fonder le Parti de la République du Respect, si nous choisissons d’être les citoyens volontaires et volontaristes de cette république et de la valeur qui la fonde. Tout le reste ne serait alors que jeux et spectacles du paysage politique qui finissent par donner l’impression que dans ce genre de sport, les terrains, les joueurs et les arbitres </em></strong><strong><em>peuvent changer, mais que les tactiques sont les mêmes, avec des moyens réemployés et des visées inchangées. » (Mansour M’henni) </em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’amère constat, c’est que cette voix n’a fait que prêché dans un désert, celui de ce blog resté sans impact et celui d’un pays livré aux vents de sable. L’appel est donc lancé, de nouveau, pour une République du Respect, au besoin par la voie d’un mouvement baptisé « <strong><em>Mouvement pour la République du Respect</em></strong> » (MRR), <strong><em>(التحرك لأجل جمهورية الاحترام</em></strong>). Idéalisme, diriez-vous ? Pourquoi pas ! Je le répète encore : l’idéal est la seule voie à devoir animer une vie… respectable.</p>
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		<title>Chronique : Du mal des médias aujourd’hui.  Par Mansour M’henni</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Apr 2021 16:29:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[bras de fer]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernement]]></category>
		<category><![CDATA[nominations]]></category>
		<category><![CDATA[règles]]></category>
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					<description><![CDATA[Si la plupart des Tunisiens, de certains observateurs étrangers aussi, sont convaincus que la liberté de presse et d’expression est le principal acquis du séisme social ayant secoué le pays, puis une bonne partie de la planète, depuis 2011, la plupart d’entre eux aussi sont de plus en plus sceptiques quant aux vraies motivations, aux [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-2770 alignleft" src="https://www.voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/mansour-mhenni.jpg" alt="" width="88" height="120" />Si la plupart des Tunisiens, de certains observateurs étrangers aussi, sont convaincus que la liberté de presse et d’expression est le principal acquis du séisme social ayant secoué le pays, puis une bonne partie de la planète, depuis 2011, la plupart d’entre eux aussi sont de plus en plus sceptiques quant aux vraies motivations, aux principales sources de commande et aux visées implicites de la stratégie ayant amené la nouvelle situation médiatique.</p>
<p>Précisons, d’abord, qu’une personne sensée ne saurait contester l’importance, pour toute société, de disposer de médias libres et indépendants, car la vraie démocratie ne saurait se construire sans un tel acquis fondamental. Il resterait cependant à définir clairement les règles de l’indépendance, pour pouvoir répondre à l’incontournable question aujourd’hui : « Dans l’actuelle situation de la liberté de presse et d’expression, nos médias sont-ils vraiment indépendants ? ».</p>
<p>Si nous voulons être objectifs, nous ne pouvons nier le parti pris, d’un côté ou de l’autre, de la plupart de nos médias ; même ceux qui nous paraissent relativement indépendants seraient plutôt ceux qui biaisent le mieux avec le principe pour savoir flirter avec une partie ou une autre sans trop dévoiler leur implication. Dans le meilleur des cas, de rares médias essaient de gérer un équilibre difficile à tenir et à définir entre les différentes forces en présence.</p>
<p>Après dix-ans donc dans ce processus de « transition médiatique », à l’ombre d’une transition démocratique par trop problématique, il y a sans doute le dernier conflit des journalistes de la TAP et ceux de Shemsfm avec le gouvernement, un signe à étudier pour en tirer quelques indicateurs assez probants à même de nous éviter de telles crises – à moins qu’il n’y ait des intentions délibérées de faire perdurer la crise !</p>
<p>Au fond et à la source du problème, il y a plusieurs facteurs dont il faudrait, me semble-t-il, exclure désormais l’idée d’un certain conditionnement par la situation d’avant 2011. Cette époque est révolue et même ceux qui en avaient pâti ou profité sont majoritairement convaincus qu’elle est à présent obsolète et inadaptée. Il y a cependant à prendre en compte l’exploitation abusive et peu rationalisée des données objectives des premières années de cette seconde décennie du siècle. En effet, des journalistes, vrais ou faits sur mesure pour le contexte, n’ont pas cherché à inscrire leur tâche dans les règles éthiques et déontologiques idoines, sans doute par opportunisme incontrôlé. Même les instances établies pour la régularisation du paysage médiatique peinent à se fixer un bon nord, tellement elles sont souvent ballottées dans les vents des tiraillements politiques.</p>
<p>La situation s’est aggravée avec l’intervention de la présidence du gouvernement qui, au lieu de veiller à régulariser le statut juridique d’une entreprise médiatique comme Shemsfm, s’en est allée nommer, à sa guise et sans avis des concernés, deux directeurs généraux à la tête de cette radio, puis à la tête de la TAP sur un fond des contestations du personnel de la radio. Il n’est nullement question, ici, de remettre en question l’intégrité ni les compétences des collègues nommés, comme s’y étaient adonné à cœur joie certaines gens, surtout sur les réseaux sociaux. Le hic réside dans la procédure de la nomination. Nous savons qu’après 2011, des textes ont été élaborés pour démocratiser les nominations à la tête des entreprises médiatiques et veiller à les laisser en dehors des tiraillements politiques, pour autant que cela puisse se faire. Pourquoi donc chercher le bras de fer, et qui y trouve son intérêt ? C’est la question !</p>
<p>Par ailleurs, j’aurais tendance à saluer le retrait des deux DG nommés, au terme du bras de fer, si ce retrait était librement décidé et par conviction. Cependant, tout laisse croire que le retrait lui-même a été consigné après un constat d’échec du forcing. En effet, difficile de croire, par exemple, que Kamel Ben Younès ait fait appel aux agents de l’ordre, de sa propre et seule initiative, pour s’imposer aux contestataires de la boite. Son acte ayant été au moins autorisé, sinon dicté, son retrait aussi serait très probablement de même nature, ainsi que celui de Mme Ftouhi tout de suite après.</p>
<p>Je rappellerais que j’ai précédemment appelé à un retrait des ministres du nouveau gouvernement, contestés par le président de la République. J’ai souligné qu’un retrait volontaire rehausserait leur image. J’aurais dit la même chose des deux collègues nommés à la tête des deux médias en question si j’étais certain que leur décision était volontaire. D’ailleurs si c’était le cas, cette décision aurait dû venir bien plutôt.</p>
<p>Personnellement, je n’aime pas les démissions, comme je l’ai dit précédemment à propos de la réclamation de la démission de Habib Essid, et je le dis aussi aujourd’hui pour Mechichi. En effet, ces présidents du Gouvernement sont nommés « démocratiquement », car conformément à la constitution, aussi contestable soit-elle. Mais pour les nominations médiatiques les règles sont censées être différentes, au moins depuis 2012, et à plus forte raison depuis 2014.</p>
<p>Saura-t-on enfin raison garder pour siéger à la même table, tous acteurs concernés réunis, et s’entendre sur les nouvelles règles du jeu pour la gestion des entreprises médiatiques ?</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Décès de l’artiste Habib Bouhawel&#8230; Par Moncef Ben M&#8217;rad</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 27 Feb 2021 10:18:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Artiste]]></category>
		<category><![CDATA[Bouhaouel]]></category>
		<category><![CDATA[caricature]]></category>
		<category><![CDATA[décès]]></category>
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					<description><![CDATA[Un grand peintre et un caricaturiste d’un courage exceptionnel vient de nous quitter. Habib Bouhawel, ne peut pas être réduit à des mots ou à un rappel d’une longue carrière meublée de courage et souvent de témérité. Quand j&#8217;ai fondé la revue RÉALITÉS en 1979, il avait un talent fou pour dénoncer le manque de liberté par ses caricatures et il [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Un grand peintre et un caricaturiste d’un courage exceptionnel vient de nous quitter.</p>
<p>Habib Bouhawel, ne peut pas être réduit à des mots ou à un rappel d’une longue carrière meublée de courage et souvent de témérité.</p>
<p>Quand j&#8217;ai fondé la revue RÉALITÉS en 1979, il avait un talent fou pour dénoncer le manque de liberté par ses caricatures et il n&#8217;avait peur de rien, absolument rien.</p>
<p>Ni des procès, ni de la police ni des présidents. Son courage était identique à celui du plus grand chroniqueur de tous les temps, MOHAMED GUELBI un journaliste d&#8217;exception&#8230;</p>
<p>HABIB BOUHAOUEL a mis tout son immense talent au service des libertés et ne reculait devant rien. Ses caricatures attiraient des dizaines de milliers de lecteurs quand il a collaboré à l&#8217;hebdomadaire le Phare, dirigé par le géant Abdejlil El Behi, un directeur comme on n’en fait plus.</p>
<p>Rien à voir avec les girouettes qui tournent casaque avec le vent.</p>
<p>HABIB BOUHAOUEL était l’anti-flic par excellente, un héros sans peur et sans reproche qui caricaturait le pouvoir sans tressaillement.</p>
<p>Et puis qu&#8217;elle joie de vivre il avait !</p>
<p>Il y a quelques mois je l&#8217;ai contacté pour illustrer mon conte philosophique OXYGÈNIA préfacé par notre TRÉSOR national NJA MAHDAOUI.</p>
<p>Malgré la méchante maladie qui le rongeait, il s’adonna avec passion au travail et malgré la lassitude du corps et commença à créer des personnages extraordinaires, création parfois interrompue par des séances de chimio fatigantes.</p>
<p>Mais le guerrier continuait à se battre et à profiter des joies de la création jusqu&#8217;au jour où la nuit commença à balayer les lumières du jour.</p>
<p>Que dire ?</p>
<p style="text-align: right;"><em>(Paru d’abord dans jomhouria.com)</em></p>
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