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	<title>mémoire &#8211; Questions et Concepts d’Avenir</title>
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	<title>mémoire &#8211; Questions et Concepts d’Avenir</title>
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	<item>
		<title>Chronique : Demain à Sousse la 3ème édition du Colloque Bourguiba Mémoire d’Avenir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Nov 2025 07:18:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Associations]]></category>
		<category><![CDATA[Histoires]]></category>
		<category><![CDATA[Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[colloque]]></category>
		<category><![CDATA[Sousse]]></category>
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					<description><![CDATA[&#160; Chronique : Demain à Sousse la 3ème édition du Colloque Bourguiba Mémoire d’Avenir &#160; Par Mansour M’henni &#160; Demain 14 novembre 2025 commence la 3ème édition du colloque « Habib Bourguiba, mémoire d’avenir », parrainé par l’Université de Sousse et organisé par le Laboratoire de Recherche Ecole et Littératures de la même université, en partenariat avec [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Chronique : Demain à Sousse la 3<sup>ème</sup> édition du Colloque Bourguiba Mémoire d’Avenir </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Par Mansour M’henni</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Demain 14 novembre 2025 commence la 3<sup>ème</sup> édition du colloque « Habib Bourguiba, mémoire d’avenir », parrainé par l’Université de Sousse et organisé par le <em>Laboratoire de Recherche Ecole et Littératures</em> de la même université, en partenariat avec l’Association des Tunisiens Amis de la Francophonie (ATAF) qui organise en même temps, avec ses partenaires en la matière, la 8<sup>ème</sup> édition du Festival Les Francophonies de Sousse, du 13 au 16 novembre 2025.</p>
<p>Pour rester dans le propos de la présente chronique, dont l’objet est le « colloque Bourguiba », il nous paraît important de saluer et de souligner l’importance de la vision académique et culturellement ouverte de l’Université de Sousse qui parraine ce colloque. Il est tout aussi important de reconnaître le mérite de deux universitaires intensément actifs dans la vie associalive liée au rayonnement académique et culturel du secteur, en l’occurrence Pr. Nizar Ben Saad, le directeur du Labo Ecoles et Littératures et M. Sami Hochlef, directeur et co-initiateur du colloque en même temps que président de l’ATAF.</p>
<p>Nous insistons sur cet état d’esprit présidant à une vision constructive de l’engagement civil, intellectuel et culturel, pour l’importance qu’il revêt dans la sauvegarde du souffle vivifiant d’un des principaux nerfs moteurs de la dynamique et du développement des sociétés. Mais nous rappelons, à l’occasion, que l’esprit fondateur de ce colloque ne s’inscrit ni dans la logique du culte de la personnalité, fût-elle celle d’une personne aussi importante, historiquement, que celle de Bourguiba, ni dans le soutien d’une quelconque formation politique, constituée ou à constituer, dans le paysage politique tunisien. On ne perd rien à le rappeler : il s’agit bien d’un cadre de réflexion qui réactualise le passé pour repenser l’avenir et qui reprend l’image de Bourguiba comme un emblème de cette tâche. De là la variété des intervenants des différentes éditions du colloque et la dimension internationale recherchée, comme gages d’une ouverture intellectuelle fondatrice de la relativité des appartenances par rapport à une plateforme éthique de base favorisant le vivre-ensemble dans le respect des différences. La publication des Actes du colloque par le Laboratoire Ecole et Littératures est un adjuvant essentiel de cette démarche convaincue que « science sans conscience n’est que ruine de l’âme ».</p>
<p>Cela dit, l’espoir est, à ce propos, que l’on sache « séparer le bon grain de l&#8217;ivraie » et considérer les différences comme une donnée de base de l’éducation conversationnelle à l’esprit démocratique fondé sur le respect de l’altérité, celle-ci étant le constituant de base de toute socialité.</p>
<p>De ce point de vue, il peut être fort instructif de rappeler que l’expérience de Bourguiba dans son ensemble résume un cas typique d’une renaissance sociétale née d’un réveil de conscience et réussie, malgré des ratages à étudier, grâce à cette foi dans la socialisation de l’histoire et dans son interaction avec l’expérience individuelle à deux volets, l’un personnel s’étendant jusqu’à l’interrogation ontologique (Sartre dirait « existentielle », mais cela est une autre histoire), l’autre communautaire s’étendant jusqu’à certains débordements autoritaires.</p>
<p>Voilà pourquoi il convient de revenir sur des expériences du genre du cas Bourguiba, et pourquoi ce dernier peut y valoir et servir d’emblème représentatif !</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Colloque international – 3<sup>e</sup> édition        </strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong><em>Habib Bourguiba : Mémoire d’avenir</em></strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>14 et 15 novembre 2025</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong> Hôtel Sousse-Palace</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>PROGRAMME</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Vendredi 14 novembre </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<table width="933">
<tbody>
<tr>
<td colspan="4" width="933"><strong>Salle Le FORUM (Hôtel Sousse Palace)</strong></td>
</tr>
<tr>
<td rowspan="3" width="113"><strong> </strong></p>
<p><strong>9h00-10h00</strong></td>
<td colspan="2" width="217"><strong> </strong></td>
<td width="602"><strong>Mots protocolaires</strong></td>
</tr>
<tr>
<td colspan="2" width="217"><strong> </strong></td>
<td width="602"><strong>Ouverture officielle</strong></td>
</tr>
<tr>
<td colspan="2" width="217"><strong>9h30 – 10h00</strong></td>
<td width="602"><strong>Conférence inaugurale par Abdelaziz KACEM</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="113"><strong>10h00- 11h00 </strong></td>
<td colspan="3" width="820"><strong>Discussion suivie d’une pause-café </strong></td>
</tr>
<tr>
<td colspan="4" width="933"><strong> </strong></p>
<p><strong>11H-12H30     SEANCE 1         MODERATEUR : LOTFI BELKACEM</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="113"><strong>11h00-11h15</strong></td>
<td width="19"><strong> </strong></td>
<td colspan="2" width="801"><strong>Samir Marzouki</strong>, &#8220;Habib Bourguiba : une philosophie de la coopération internationale&#8221;</p>
<p><strong> </strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="113"><strong>11h15-11h30 </strong></td>
<td width="19"><strong> </strong></td>
<td colspan="2" width="801"><strong>Aymen Hacen</strong>, « La Tunisie et la cause palestinienne »</p>
<p>&nbsp;</td>
</tr>
<tr>
<td width="113"><strong>11h30-12h30</strong></td>
<td colspan="3" width="820"><strong>Discussion </strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="113"><strong>12h30-14h30</strong></td>
<td colspan="3" width="820"><strong>Pause – Déjeuner</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="113"><strong> </strong></td>
<td width="19"><strong> </strong></td>
<td colspan="2" width="801"><strong> </strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="113"><strong> </strong></td>
<td width="19"><strong> </strong></td>
<td colspan="2" width="801">&nbsp;</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="113"><strong> </strong></td>
<td width="19"><strong> </strong></td>
<td colspan="2" width="801"><strong>SEANCE 2    MODERATEUR : MANSOUR MHENNI</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="113"><strong>14h30-14h45</strong></td>
<td width="19"><strong> </strong></td>
<td colspan="2" width="801"><strong>Hayet Ben Charrada</strong>, « Le Bourguibisme comme levier de développement national au lendemain de l&#8217;indépendance »</td>
</tr>
<tr>
<td width="113"><strong>14h45-15h00</strong></td>
<td width="19"><strong> </strong></td>
<td colspan="2" width="801"><strong>Mohamed Fekih, </strong>« Bourguiba et De Gaulle : l’affrontement de deux ethos politiques et repositionnement géopolitique »</td>
</tr>
<tr>
<td width="113"><strong>15h00-15h15</strong></td>
<td colspan="3" width="820"><strong>    Mourad Mhenni, </strong><strong><br />
بورقيبة والتحديث الفلاحي: قراءة سوسيولوجية لمشروع الإصلاح الزّراعي للحوض السّفلي لوادي مجردة </strong></p>
<p>&nbsp;</td>
</tr>
<tr>
<td width="113"><strong>15h15-15h30</strong></td>
<td colspan="3" width="820"><strong>    Sami Hochlaf</strong>, « La création de l’ACCT en 1970, une opportunité géopolitique d’avenir pour l’Afrique »</td>
</tr>
<tr>
<td width="113"><strong>15h30-16h15</strong></td>
<td colspan="3" width="820"><strong>Discussion suivie de pause-café</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="113"></td>
<td width="19"></td>
<td width="198"></td>
<td width="602"></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<table>
<tbody>
<tr>
<td colspan="3" width="933"><strong>SEANCE 3    MODERATRICE : AFIFA MARZOUKI</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="123"><strong>16h15-16h30</strong></td>
<td width="66">&nbsp;</td>
<td width="744"><strong>Abderrazek Zouari</strong>, « Bourguiba et les défis de l’économie »</td>
</tr>
<tr>
<td width="123"><strong>16h30-16h45</strong></td>
<td width="66">&nbsp;</td>
<td width="744"><strong>Taieb Baccouche</strong>, « Témoignage de l’ancien ministre des Affaires étrangères »</td>
</tr>
<tr>
<td width="123"><strong>16h45-17h00</strong></td>
<td width="66">&nbsp;</td>
<td width="744"><strong>Ferid Memmich</strong>, « Témoignage de l’ancien Représentant du président de la République tunisienne à l’OIF »</td>
</tr>
<tr>
<td width="123"><strong> </strong></td>
<td width="66">&nbsp;</td>
<td width="744">&nbsp;</td>
</tr>
<tr>
<td width="123"><strong>17h00-17h30</strong></td>
<td colspan="2" width="810"><strong>Discussion et Fin de la 1<sup>e</sup> Journée</strong></td>
</tr>
<tr>
<td colspan="3" width="933"><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></td>
</tr>
<tr>
<td colspan="3" width="933"><strong>2<sup>e</sup> Journée, Samedi 15 novembre (Salle Le Forum)</strong></p>
<p><strong> </strong></td>
</tr>
<tr>
<td colspan="3" width="933"><strong> </strong><strong>SÉANCE 4  MODERATRICE : OLFA BOUALLEGUE </strong></p>
<p><strong> </strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="123"><strong>9h00-9h15</strong></td>
<td width="66">&nbsp;</td>
<td width="744"><strong>Ali Mtiraoui,</strong> «<strong> </strong>Bourguiba : le Bâtisseur de l&#8217;État-Providence et de la Santé comme Pilier de la Nation »</td>
</tr>
<tr>
<td width="123"><strong>9h15-9h30</strong></td>
<td width="66">&nbsp;</td>
<td width="744"><strong>Anna Richardson</strong>, « Alexandre Yersin, pionnier de la santé globale (One health) pendant un demi-siècle au Vietnam »</td>
</tr>
<tr>
<td width="123"><strong>9h30-9h45</strong></td>
<td width="66">&nbsp;</td>
<td width="744"><strong>Ammar Azouzi</strong>, « La coopération internationale comme levier de développement : l’héritage de Habib Bourguiba et les défis contemporains pour la Tunisie et l’Afrique »</td>
</tr>
<tr>
<td width="123"><strong>9h45-10h00</strong></td>
<td width="66">&nbsp;</td>
<td width="744"><strong>Boutheina Ben Hassine</strong>, « Bourguiba et la question du Genre »</td>
</tr>
<tr>
<td width="123"><strong>10h-11h00</strong></td>
<td colspan="2" width="810"><strong>Discussion suivie d’une Pause-café </strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="123"><strong>                    </strong></td>
<td colspan="2" width="810"><strong> </strong></td>
</tr>
<tr>
<td colspan="3" width="933"><strong>SEANCE 5    MODERATRICE : BOUTHEINA BEN HASSINE</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="123"><strong>11h00-11h15</strong></td>
<td colspan="2" width="810">               <strong>Habib Kazdaghli</strong>, « Quelle voie tunisienne pour le développement ? Débats autour du « socialisme en Tunisie » (1963-1969) »</td>
</tr>
<tr>
<td width="123"><strong>11h15-11h30</strong></td>
<td colspan="2" width="810"><strong>              Faten Bouchrara Chebil</strong>, « Elargir les horizons de la coopération : l’exemple de la coopération tuniso-allemande dans le domaine agricole »</td>
</tr>
<tr>
<td colspan="3" width="933"><strong> </strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="123"><strong>11h30-11h45</strong></td>
<td colspan="2" width="810"><strong>                         Olfa Bouallègue, « </strong>Bourguiba et le développement durable »</p>
<p><strong> </strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="123"><strong>11h45-12h30</strong></td>
<td colspan="2" width="810"><strong>Discussion</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="123"><strong>12h30-14h30</strong></td>
<td colspan="2" width="810"><strong>Pause-Déjeuner </strong></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong> </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<table>
<tbody>
<tr>
<td width="108"><strong> </strong></td>
<td width="33">&nbsp;</td>
<td width="791"><strong>SEANCE 6   MODERATEUR : NIZAR BEN SALAH</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="108"><strong>14h30-14h45</strong></td>
<td width="33">&nbsp;</td>
<td width="791"><strong>Baccar Gherib</strong>, « Bourguiba et l&#8217;économie : une vision pragmatique »</td>
</tr>
<tr>
<td width="108"><strong>14h45-15h00</strong></td>
<td width="33">&nbsp;</td>
<td width="791"><strong>            Lotfi Tarchouna, </strong>« La conception bourguibienne de la Nation »</td>
</tr>
<tr>
<td width="108"><strong>15h00-15h15</strong></td>
<td width="33"><strong> </strong></td>
<td width="791"><strong>            Mansour Mhenni</strong>, « Habib Bourguiba, un Président diplomate ou un diplomate Président »</td>
</tr>
<tr>
<td width="108"><strong>15h15-16h15</strong></td>
<td colspan="2" width="825"><strong>Discussion suivie d’une pause-café</strong></td>
</tr>
<tr>
<td colspan="3" width="933"><strong> </strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="108"><strong>16h15-17h00</strong></td>
<td colspan="2" width="825"><strong>Fin des Travaux et Recommandations      MODERATEUR : NIZAR BEN SAAD</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="108"><strong> </strong></td>
<td width="33"><strong> </strong></td>
<td width="791">&nbsp;</td>
</tr>
<tr>
<td width="108"><strong> </strong></td>
<td width="33"><strong> </strong></td>
<td width="791">&nbsp;</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>Appel à contribution pour la 3° édition du colloque international: Bourguiba Mémoire d&#8217;avenir</title>
		<link>https://voixdavenir.com/appel-a-contribution-pour-la-3-edition-du-colloque-international-bourguiba-memoire-davenir/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 23 Feb 2025 18:14:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[avenir]]></category>
		<category><![CDATA[mémoire]]></category>
		<category><![CDATA[Sousse]]></category>
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					<description><![CDATA[&#160; Bourguiba : Mémoire d&#8217;avenir Repenser l&#8217;avenir du développement et des relations géopolitiques Les 7 et 8 novembre 2025   Appel à contribution &#160; Le comité d’organisation de la 3e édition du colloque international Habib Bourguiba, Mémoire d’avenir s’attelle à une thématique d’actualité : le développement, la coopération et les relations géopolitiques. Si l’ancien président de la Tunisie [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Bourguiba : Mémoire d&#8217;avenir</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Repenser l&#8217;avenir du développement et des relations géopolitiques</strong></p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;"><strong>Les 7 et 8 novembre 2025 </strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Appel à contribution </strong></p>
<p style="text-align: center;">
<p>&nbsp;</p>
<p>Le comité d’organisation de la 3<sup>e</sup> édition du colloque international <em>Habib Bourguiba, Mémoire d’avenir</em> s’attelle à une thématique d’actualité : le développement, la coopération et les relations géopolitiques. Si l’ancien président de la Tunisie sert de référence, non unique, à nos réflexions et à nos recherches, c’est parce qu’il a incarné une vision innovante pour son époque. Bourguiba a pensé, depuis le début de sa carrière politique en 1931, au projet de développement idoine pour la Tunisie et pour les pays amis disposés à l’amitié avec les Tunisiens et à devenir de futurs partenaires.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le grand levier du président Bourguiba au début de son parcours politique, ce sont ses relations internationales. H. Bourguiba a gardé des relations amicales avec l’équipe de Mendes France et avec la gauche française en général. C’est, cependant, avec les Etats-Unis d’Amérique qu’ont été nouées les relations les plus fructueuses. En effet, la visite, que Bourguiba a effectuée en 1948 à New-York<a href="#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a>, a laissé de bonnes impressions. Les contacts, pris alors, ont été fort utiles après l’indépendance. La Tunisie, suite à son indépendance, a reçu à l’ONU un très bon accueil. Les diplomates tunisiens ont été rapidement intégrés et chargés de responsabilités dans cette haute Institution. Rappelons que la Tunisie a conquis son indépendance essentiellement par des négociations. Elle est un bon exemple pour l’ONU qui va la médiatiser auprès des autres pays vivant la même situation. Bourguiba a perçu immédiatement le capital que représentait cette sympathie internationale et il a essayé de la consolider tout au long de son magistère.</p>
<p>Chedli Klibi aborde les chantiers que le nouveau président doit ouvrir :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« Une fois arrivé au pouvoir, il consacra le plus clair de son temps, d’une part, à réorganiser le Parti pour l’adapter aux nouveaux défis posés par l’édification de l’Etat et la rénovation sociale, et, d’autre part, à affirmer, dans le monde, l’image d’une Tunisie ouverte au dialogue. »<a href="#_ftn2" name="_ftnref2">[2]</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Il note aussi : « Habib Bourguiba sera donc l’ami constant de la France, dont il aime la culture et dont il attend beaucoup, pour la reconstruction du pays »<a href="#_ftn3" name="_ftnref3">[3]</a>. Bourguiba écrit plus tard, dans ses livres, comment les relations avec la France évolueront vers une vraie coopération.</p>
<p>La démarche de Bourguiba n’est pas « unique ». Plusieurs dirigeants du continent africain, à l’aube de l’indépendance de leurs pays, ont actionné le levier de la coopération. En effet, cet outil prend la forme d’une conversation « diplomatique » au départ pour déboucher, ensuite, sur des perspectives économiques, culturelles, scientifiques, etc.</p>
<p>La question principale que nous nous posons dans la 3<sup>e</sup> édition de notre colloque : <u>comment la coopération entre pays et institutions sert-elle le développement local et international ?</u></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Les axes du colloque sont :</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&#8211; Le développement économique en Tunisie et en Afrique après la décolonisation.</p>
<p>&#8211; Le développement et l’urbanisme des villes après les indépendances en Afrique et ailleurs.</p>
<p>&#8211; La vision tunisienne des relations diplomatiques après 1956.</p>
<p>&#8211; La mise en place d&#8217;organisations régionales et internationales favorisant le développement en Afrique et dans le monde : l&#8217;OUA (l’UA), l&#8217;ACCT (l’OIF), etc.</p>
<p>&#8211; L&#8217;avenir de l&#8217;Afrique et du monde dans un contexte international fragile et changeant.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Dates à retenir </strong></p>
<ul>
<li><u>Envoi des propositions avant le 30 mai 2025</u></li>
<li><u>Réponse aux participants avant le 30 juin 2025</u></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Contacts du colloque</strong> : <a href="mailto:mansourmhenni50@gmail.com">mansourmhenni50@gmail.com</a> ; <a href="mailto:bensaadnizou@yahoo.fr">bensaadnizou@yahoo.fr</a> ; <a href="mailto:ammarazouzi.flshs@gmail.com">ammarazouzi.flshs@gmail.com</a> et <a href="mailto:samihochlaf@gmail.com">samihochlaf@gmail.com</a> ou <a href="mailto:sami.hochlaf@flsh.u-sousse.tn">sami.hochlaf@flsh.u-sousse.tn</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><strong> <img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone  wp-image-6290" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/11/livre-bourguiba-800x800.jpg" alt="" width="430" height="430" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/11/livre-bourguiba-800x800.jpg 800w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/11/livre-bourguiba-1160x1160.jpg 1160w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/11/livre-bourguiba-1536x1536.jpg 1536w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/11/livre-bourguiba-75x75.jpg 75w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/11/livre-bourguiba-750x750.jpg 750w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/11/livre-bourguiba-1140x1140.jpg 1140w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/11/livre-bourguiba.jpg 2048w" sizes="(max-width: 430px) 100vw, 430px" /></strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Comité d’organisation</strong></p>
<ul>
<li>Lotfi Belkacem</li>
<li>Ferid Memmich</li>
<li>Olfa Bouallègue</li>
<li>Ouajdi Korbaa</li>
<li>Mansour Mhenni</li>
<li>Nizar Ben Saad</li>
<li>Ammar Azouzi</li>
<li>Sami Hochlaf</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Comité scientifique </strong></p>
<ul>
<li>Lotfi Belkacem</li>
<li>Ferid Memmich</li>
<li>Olfa Bouallègue</li>
<li>Ouajdi Korbaa</li>
<li>Mansour Mhenni</li>
<li>Samir Marzouki</li>
<li>Afifa Chaouachi Marzouki</li>
<li>Nizar Ben Saad</li>
<li>Ibtissem Bouslama</li>
<li>Faten Chouba Skhiri</li>
<li>Ammar Azouzi</li>
<li>Salwa Bel Haj Salah</li>
<li>Ouajdi Korbaa</li>
<li>Mustapha Trabelsi</li>
<li>Hédia Abdelkefi</li>
<li>Noureddine Sabri</li>
<li>Boutheina Ben Hassine</li>
<li>Sami Hochlaf</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> Voyage établi par Bourguiba en vue de sensibiliser l’ONU et la classe politique américaine aux revendications du peuple tunisien : l’indépendance.</p>
<p><a href="#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a> C. Klibi, <em>Radioscopie d’un règne</em>, Editions Demeter, Tunis, 2018, p. 148.</p>
<p><a href="#_ftnref3" name="_ftn3">[3]</a> Ibid.</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>Chronique : Hommage posthume à un haut responsable citoyen. Par Mansour M’henni</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Jan 2025 12:12:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[citoyenneté]]></category>
		<category><![CDATA[mérite reconnaissance]]></category>
		<category><![CDATA[socialité]]></category>
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					<description><![CDATA[A l’initiative de sa famille et en collaboration avec l’Amicale des Anciens du Cycle Supérieur de l’ENA ainsi qu’avec des amis du défunt, un hommage a été rendu, dans le siège de l’Amicale, au Dr Hédi M’henni, décédé le 9 juillet 2024. Nombreux étaient les présents venus spontanément ou répondant à l’annonce de la rencontre [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img decoding="async" class="size-full wp-image-2770 alignleft" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/mansour-mhenni.jpg" alt="" width="136" height="185" />A l’initiative de sa famille et en collaboration avec l’Amicale des Anciens du Cycle Supérieur de l’ENA ainsi qu’avec des amis du défunt, un hommage a été rendu, dans le siège de l’Amicale, au Dr Hédi M’henni, décédé le 9 juillet 2024. Nombreux étaient les présents venus spontanément ou répondant à l’annonce de la rencontre faisant l’effet d’une invitation ouverte et diffusée sur les réseaux sociaux. Nombreux aussi étaient les anciens responsables, hauts cadres de l’Etat et du gouvernement. Une dizaine d’intervenants ont présenté des témoignages émouvants après la projection d’une vidéo de dix minutes résumant la carrière fort honorable du défunt, conduite dans un sérieux et un engagement rigoureux composant avec une bonhomie infaillible et un mental à toute épreuve. Ont été soulignées aussi les qualités morales, les valeurs humaines et la sensibilité culturelle d’un éminent professionnel et responsable dans les domaines sanitaire et social.</p>
<p>Mais l’objet d’une chronique n’ést pas de l’ordre du simple reportage, on se contentera donc de ces informations globales pour essayer de penser les leçons à tirer de cette rencontre-hommage qui aurait peut-être dû s’organiser plus tôt. Disons alors « Mieux vaut tard que jamais » et passons à l’essentiel.</p>
<p style="text-align: center;"><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-6740" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2025/01/Hedi-mhenni-450x270-1.jpg" alt="" width="450" height="270" /></p>
<p>Force est de reconnaître que souvent les changements politiques sont accompagnés, malheureusement, d’un déni à l’égard de ceux qui se sont dévoués corps et âmes pour la cause publique et pour le bien commun, indépendamment du résultat ou de l’évaluation sur lesquels débouche l’expérience dont ils avaient fait partie. Certes, s’il y a infraction flagrante et attestée de la part d’un ancien responsable, personne ne s’opposerait à l’imputabilité ou à la sanction conséquente. Mais faute de la validation juridique d’un tel état de fait, il est inhumain de tourner le dos à l’engagement citoyen responsable et dévoué, ou de renoncer à reconnaître le mérite et l’action d’un concitoyen par une sorte de peur intérieure dont la cause est mise sur le dos de nouveaux responsables, hypothétiquement parfois.</p>
<p>Pourquoi donc cultiver dans les esprits la conviction que les hommes et les politiciens de systèmes politiques différents ne peuvent être qu’intransigeants les uns avec les autres, dès que le vent du pouvoir tourne et passe d’un côté à l’autre ? A quoi sert le langage et à quoi servent les médias sinon à favoriser le sens critique et l’esprit de conversation qui permettent à une société de tirer profit autant de ses erreurs que de ses réussites ? Si le changement est de l’ordre même de la vie, ainsi faite en principe pour toujours progresser ver le meilleur, il faut convenir aussi que tout changement est le prolongement d’un passé et d’un acquis même s’il s’avère qu’il faille rompre avec ces acquis et certaines façons d’être et de faire dans ce passé.</p>
<p>Par ailleurs, passé les moments de vote ou de force qui installent un pouvoir ert en attendant le moment suivant, l’intérêt d’une société et de tout système politique qui la gouverne est, nous semble-t-il, de réussir une alliance citoyenne tournée vers le développement solidaire dans l’acceptation des différences et le respect réciproque.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-6738" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2025/01/A-la-memoire-de-H-Mhenni-800x1063.jpg" alt="" width="800" height="1063" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2025/01/A-la-memoire-de-H-Mhenni-800x1063.jpg 800w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2025/01/A-la-memoire-de-H-Mhenni-1160x1542.jpg 1160w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2025/01/A-la-memoire-de-H-Mhenni-1156x1536.jpg 1156w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2025/01/A-la-memoire-de-H-Mhenni-750x997.jpg 750w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2025/01/A-la-memoire-de-H-Mhenni-1140x1515.jpg 1140w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2025/01/A-la-memoire-de-H-Mhenni.jpg 1541w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>7ème Festival International Les Francophonies de Sousse et 2ème Colloque Bourguiba mémoire d&#8217;avenir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Oct 2024 20:05:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Associations]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[éducation]]></category>
		<category><![CDATA[Festival]]></category>
		<category><![CDATA[francophonie]]></category>
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					<description><![CDATA[La 7ème édition du Festival International Les Francophonies de Sousse sera organisé du 8 au 10 novembre 2024 à l&#8217;Institut Supérieur de Musique de l&#8217;Université de Sousse, avec un programme varié de manifestations culturelles francophones. Mais en 2023, ce festival s&#8217;est doublé d&#8217;une manifestation académique et culturelle importante autour d&#8217;une personnalité incontournable, Habib Bourguiba, certes [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La 7ème édition du Festival International Les Francophonies de Sousse sera organisé du 8 au 10 novembre 2024 à l&#8217;Institut Supérieur de Musique de l&#8217;Université de Sousse, avec un programme varié de manifestations culturelles francophones.</p>
<p>Mais en 2023, ce festival s&#8217;est doublé d&#8217;une manifestation académique et culturelle importante autour d&#8217;une personnalité incontournable, Habib Bourguiba, certes dans une approche de la francophonie puisqu&#8217;il est co-fondateur de l&#8217;ACCT devenue l&#8217;AOF, mais aussi parce qu&#8217;il est le premier président de la Tunisie indépendante et l&#8217;initiateur de sa modernité, sur la voie des grands penseurs réformistes de ce pays. Il est également une grande figure de la diplomatie et un défenseur de la légalité internationale dans le respect réciproque entre les peuples et les Etats.</p>
<p>Donc cette année, le colloque &#8220;Habib Bourguiba: mémoire d&#8217;avenir&#8221; (titre générique suivi par un sous-titre à chaque édition) se tiendra les 9 et 10 novembre 2024, dans la salle Le Forum de Sousse-Palace. Le sous-titre choisi pour cette deuxième édition est &#8220;Culture et éducation&#8221;. A l&#8217;occasion, le livre des Actes de la première édition du colloque &#8220;Habib Bourguiba: mémoire d&#8217;avenir&#8221; seront exposés à la vente et offerts aux personnalités invitées. cette édition sera honorée par la participation du Recteur de l’AUF (Agence Universitaire de la Francophonie).</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-5554" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/11/Bourguiba2-800x400.jpg" alt="" width="800" height="400" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/11/Bourguiba2-800x400.jpg 800w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/11/Bourguiba2-1160x580.jpg 1160w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/11/Bourguiba2-360x180.jpg 360w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/11/Bourguiba2-750x375.jpg 750w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/11/Bourguiba2-1140x570.jpg 1140w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/11/Bourguiba2.jpg 1250w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /></p>
<p><strong>Programme du Colloque international       </strong></p>
<p><strong>Habib Bourguiba : une mémoire d’avenir</strong></p>
<p><strong>2<sup>e</sup> édition du 9 au 10 novembre 2024 &#8211; Hôtel Sousse-Palace </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em><strong>Samedi 9 novembre 2024</strong></em></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Salle LE FORUM </strong></p>
<table width="933">
<tbody>
<tr>
<td colspan="4" width="933"><strong>Accueil des Invités et des Participants par un café à 9h30</strong></td>
</tr>
<tr>
<td colspan="4" width="933"><strong> </strong></td>
</tr>
<tr>
<td rowspan="5" width="113"><strong> </strong></p>
<p><strong>9h50-10h40</strong></td>
<td width="217"><strong>9h50-10h00</strong></td>
<td colspan="2" width="602"><strong>Mot du comité d’organisation </strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="217"><strong>10h00-10h10</strong></td>
<td colspan="2" width="602"><strong>Allocution de Monsieur le Doyen de la FLSH (ou de son représentant) </strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="217"><strong>10h10-10h20</strong></td>
<td colspan="2" width="602"><strong>Allocution de Monsieur le Président de l’Université de Sousse</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="217"><strong>10h20-10h40</strong></td>
<td colspan="2" width="602"><strong>Allocution d’ouverture de Monsieur le Recteur de l’AUF SE M. Slim Khalbous</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="217"><strong> </strong></td>
<td colspan="2" width="602"><strong> </strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="113"><strong> </strong></td>
<td colspan="3" width="820">&nbsp;</td>
</tr>
<tr>
<td colspan="4" width="933"><strong>                     Modérateur : Mansour Mhenni  (Panel 1)</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="113"><strong>10h40-11h00 </strong></td>
<td colspan="2" width="246"><strong>Samir Marzouki</strong></td>
<td width="574">De quelques non-dits de la réforme de 1958</td>
</tr>
<tr>
<td width="113"><strong>11h00-11h20</strong></td>
<td colspan="2" width="246"><strong>Habib Kazdaghli</strong></td>
<td width="574">Les communistes tunisiens dans le débat sur les réformes de l&#8217;enseignement dans la Tunisie indépendante (1956-1962)</td>
</tr>
<tr>
<td width="113"><strong>11h20-11h40 </strong></td>
<td colspan="2" width="246"><strong>Abdelaziz Kacem </strong></td>
<td width="574">Bourguiba et le référent poétique</td>
</tr>
<tr>
<td width="113"><strong>11h40-12h00</strong></td>
<td colspan="3" width="820"><strong>      Taieb Baccouche                                            Témoignage d’un ancien ministre de l’éducation nationale </strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="113"><strong>12h00-12h30</strong></td>
<td colspan="3" width="820"><strong>                                                              Discussion</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="113"><strong>12h30-14h30</strong></td>
<td colspan="2" width="246"><strong> </strong></td>
<td width="574"><strong>Déjeuner</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="113"><strong> </strong></td>
<td colspan="2" width="246"><strong> </strong></td>
<td width="574"><strong>Reprise à 14h30</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="113"><strong> </strong></td>
<td colspan="2" width="246"><strong> </strong></td>
<td width="574"><strong>Modératrice                     Kmar Bendana  (Panel 2)</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="113"><strong>14h30-14h50</strong></td>
<td colspan="2" width="246"><strong>Mansour Mhenni</strong></td>
<td width="574">Bourguiba : la conversation éducative</td>
</tr>
<tr>
<td width="113"><strong>14h50-15h10</strong></td>
<td colspan="2" width="246"><strong>Ammar Azouzi </strong></td>
<td width="574">Éducation et culture : Enjeux et défis de la République naissante</td>
</tr>
<tr>
<td width="113"><strong>15H10-15H30</strong></td>
<td colspan="3" width="820"><strong>     Adam Laroussi                                            </strong>Entre dirigisme et conversation, la politique éducative de Bourguiba<strong>               </strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="113"><strong>15h30-15h50</strong></td>
<td colspan="3" width="820"><strong>     Lassad Jamoussi                                                             </strong>Pour sortir le théâtre tunisien des ornières <strong> </strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="113"><strong>15h50-16h20</strong></td>
<td colspan="3" width="820"><strong>                                                                                           Discussion </strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="113"><strong>16h20-16h50</strong></td>
<td colspan="3" width="820"><strong>Pause-café</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="113"></td>
<td width="217"></td>
<td width="28"></td>
<td width="574"></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><em><strong>Dimanche 10 novembre 2024, 2<sup>e</sup> Journée     </strong></em></p>
<p><strong>Salle LE FORUM   </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<table>
<tbody>
<tr>
<td colspan="3" width="933"><strong>               </strong><strong>Modérateur    Ammar Azouzi  (Panel 3)</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="113"><strong>9h30-9h50</strong></td>
<td width="302"><strong>Faten Bouchrara Chebil </strong></td>
<td width="517">Gisèle Halimi et Bourguiba : Filiations et ruptures ?</td>
</tr>
<tr>
<td width="113"><strong>9h50-10h10</strong></td>
<td width="302"><strong>Riadh Bouzaouache </strong></td>
<td width="517">La logique effectuale chez le leader Habib Bourguiba, l’entrepreneur d’une Nation</td>
</tr>
<tr>
<td width="113"><strong>10h10-10h30</strong></td>
<td width="302"><strong>Ali Mtiraoui    </strong></td>
<td width="517"> Education et santé dans la politique de Bourguiba</td>
</tr>
<tr>
<td width="113"><strong>10h30-10h50</strong></td>
<td width="302"><strong>Aymen Hassen</strong></td>
<td width="517">La Tunisité d’après Habib Bourguiba : le patriotisme entre éducation et culture</td>
</tr>
<tr>
<td width="113"><strong>10h50-11h10</strong></td>
<td width="302">&nbsp;</td>
<td width="517"><strong>Discussion</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="113"><strong>11h10-11h30</strong></td>
<td colspan="2" width="820"><strong>Pause-Café</strong></td>
</tr>
<tr>
<td colspan="3" width="933"><strong>                   Modératrice</strong><strong>    Afifa Marzouki    (Panel 4)</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="113"><strong>11h30-11h50</strong></td>
<td width="302"><strong>Moncef Soltani </strong></td>
<td width="517">Les réformes éducatives en Tunisie au temps d’Habib Bourguiba : l’annulation de l’enseignement religieux traditionnel comme un Modèle</td>
</tr>
<tr>
<td width="113"><strong>11h50-12h10</strong></td>
<td width="302"><strong>Faouzia Dhifallah</strong></td>
<td width="517">Le Boulevard Habib Bourguiba, une lecture sémiotique et esthétique</td>
</tr>
<tr>
<td width="113"><strong>12h10-12h30</strong></td>
<td width="302"><strong>Sami Hochlaf </strong></td>
<td width="517">La politique éducative de Bourguiba : des Lumières aux Lisières</td>
</tr>
<tr>
<td width="113"><strong>12h30-12h50</strong></td>
<td width="302"><strong>Halima Ouanada</strong></td>
<td width="517">            Bourguiba au regard des Lumières</td>
</tr>
<tr>
<td width="113"><strong>12h50-13h30</strong></td>
<td colspan="2" width="820"><strong>Discussion et recommandations </strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="113"><strong>                   </strong></td>
<td colspan="2" width="820"><strong>Déjeuner</strong></p>
<p>&nbsp;</td>
</tr>
</tbody>
</table>
]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>Chronique : Bourguiba et la modernité de la Tunisie Nouvelle  Par Mansour M’henni</title>
		<link>https://voixdavenir.com/chronique-bourguiba-et-la-modernite-de-la-tunisie-nouvelle-par-mansour-mhenni/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Nov 2023 11:39:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Pensées]]></category>
		<category><![CDATA[avenir]]></category>
		<category><![CDATA[Etat]]></category>
		<category><![CDATA[moderne]]></category>
		<category><![CDATA[nouveau]]></category>
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					<description><![CDATA[Le coup d’envoi a été donné au colloque international &#8220;Habib Bourguiba, mémoire d&#8217;avenir&#8221;, par le Gouverneur de Sousse lors d’une cérémonie d’ouverture introduite par l’allocution du Président de l’Université de Sousse, Pr. Lotfi BelKacem et celle du comité d’organisation prononcée par Pr. Foued Laroussi de l’Université de Rouen et M. Ammar Azouzi de la Faculté [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-2770 alignleft" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/mansour-mhenni.jpg" alt="" width="136" height="185" />Le coup d’envoi a été donné au colloque international &#8220;Habib Bourguiba, mémoire d&#8217;avenir&#8221;, par le Gouverneur de Sousse lors d’une cérémonie d’ouverture introduite par l’allocution du Président de l’Université de Sousse, Pr. Lotfi BelKacem et celle du comité d’organisation prononcée par Pr. Foued Laroussi de l’Université de Rouen et M. Ammar Azouzi de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de Sousse. Le colloque s&#8217;étend sur deux jours, les 8 et 9 novembre, alliant les communications académiques aux tables rondes conversationnelles. Les initiateurs de ce colloque veulent en faire un rendez-vous annuel pour l&#8217;interrogation et l&#8217;analyse de la pensée bourguibienne afin d’examiner la façon dont on pourrait tirer profit des études de ce patrimoine dans la prospection de l&#8217;avenir. Tirer profit, cela s&#8217;entend, c&#8217;est savoir apprécier les mérites et souligner les défauts et les insuffisances. Tel est l&#8217;état d&#8217;esprit qui préside dans une approche scientifique de l&#8217;Histoire : &#8220;Regarder le passé pour éclairer l&#8217;avenir&#8221;. Telle est aussi, nous dit-on, la démarche des organisateurs, en l’occurrence les trois noms ci-dessus cités et avec eux Sami Hochlaf, Ferid Memmich, Mansour M’henni et Jamil Chaker.</p>
<p>Après la conférence inaugurale de M. Taïeb Baccouche, les communications de la première journée se sont succédé en deux séances scientifiques, une le matin et l’autre l’après-midi, et ont provoqué des réactions diverses remettant en évidence la richesse de la problématique étudiée. Mon propos ici n&#8217;étant pas un reportage, j&#8217;ai choisi de me concentrer sur la table ronde qui a clos les travaux de la dernière journée et qui a été modérée par Ferid Memmich autour de la question : « Bourguiba et l&#8217;Etat moderne ». Au vu de la teneur des débats, on ne peut que conclure à ce qui était constaté déjà lors des séances scientifiques et qui prend plus d&#8217;ampleur et de vivacité à la table ronde, en l&#8217;occurrence l&#8217;importance de la pensée bourguibienne dans la réflexion et la conversation autour de l&#8217;avenir de la société tunisienne et de son État. Cette opportunité intellectuelle a été confortée par les échanges entre des présents de tous bords et de tous âges dont on citerait, à titre indicatif, Tahar Belkhoja, Abdelaziz Kacem, Taïeb Baccouche, Kmar Ben Dana, Abdelhamid Larguech, Foued Laroussi, Ferid Memmich, Habib Kazdaghli et bien d’autres parmi lesquels il y avait des intellectuels d’autres pays comme l’Algérie, la France et le Canada.</p>
<p>On imagine alors les divergences d’opinions qui toutes soulignent la gravité (au sens positif) et la pertinence de la question de l’Etat moderne en rapport à Bourguiba. Pour ce qui me concerne, l’intérêt réside dans la pensée bourguibienne (et non nécessairement bourguibiste) en tant que synthèse intelligemment et rationnellement réalisée de la pensée réformiste tunisienne à la croisée de la pensée des Lumières. Il réside après dans l’opportunité de sortir cette pensée de son cadre intellectuel pur pour la concrétiser en un modèle sociétal spécifique, la société tunisienne de la « Tunisie Nouvelle ».</p>
<p>En effet, la citation de Bourguiba, rappelée par Foued Laroussi, vaut pour moi de réponse à analyser profondément du point de vue du rapport de Bourguiba à la modernité. Le « Fondateur de la Tunisie moderne », dit-on souvent ! Lui a dit : « J’ai fondé une Nouvelle Tunisie ». Ce n’est pas la même chose ! En effet, la fondation d’une Tunisie nouvelle peut être daté et prendre la valeur d’un repère historique sur l’axe du temps. Mais la modernité est une mobilité car chaque temps invente ou construit sa modernité. En grand homme de culture et de savoir, Bourguiba le savait assez pour mettre les mots qu’il fallait là où il fallait. Ainsi la Tunisie Nouvelle de Bourguiba est encore la Tunisie d’aujourd’hui. A sa création elle avait donné vie à une modernité de l’époque et depuis, elle ne cesse de repenser sa modernité, toujours mobile, évolutive en fonction du contexte de chaque étape. C’est ce qu’on appelait « l’étapisme bourguibien » qui fonctionnerait toujours comme un canevas méthodologique attendant que chaque génération y inscrive son contenu.</p>
<p>La Tunisie Nouvelle est bien née, concrètement née et édifiée avec Bourguiba et ses compagnons ; la Tunisie moderne, c’est à chaque génération de la faire et de la refaire à la mesure de son instant présent.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Colloque international: &#8220;Habib Bourguiba, mémoire d&#8217;avenir&#8221; (programme)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Nov 2023 16:23:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[colloque]]></category>
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					<description><![CDATA[Tout est en place pour le démarrage, à Sousse, du colloque international &#8220;Habib Bourguiba, mémoire d&#8217;avenir&#8221;. Il s&#8217;étendra sur deux jours, les 8 et 9 novembre et alliera les communications académiques aux tables rondes conversationnelles. Les initiateurs de ce colloque veulent en faire un rendez-vous annuel pour l&#8217;interrogation et l&#8217;analyse de la pensée bourguibienne en [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Tout est en place pour le démarrage, à Sousse, du colloque international &#8220;Habib Bourguiba, mémoire d&#8217;avenir&#8221;. Il s&#8217;étendra sur deux jours, les 8 et 9 novembre et alliera les communications académiques aux tables rondes conversationnelles. Les initiateurs de ce colloque veulent en faire un rendez-vous annuel pour l&#8217;interrogation et l&#8217;analyse de la pensée bourguibienne en vue d&#8217;examiner la façon dont on pourrait tirer profit des études de ce patrimoine dans la prospection de l&#8217;avenir. Tirer profit, cela s&#8217;entend, c&#8217;est savoir apprécier les mérites et souligner les défauts et les insuffisances. Tel est l&#8217;état d&#8217;esprit qui préside dans une approche scientifique de l&#8217;Histoire: &#8220;Regarder le passé pour éclairer l&#8217;avenir&#8221;.</p>
<p>Ci-dessous le visuel et le programme du colloque:</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-5514" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/11/bonderolle2_2m_80cm-800x320.jpg" alt="" width="800" height="320" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/11/bonderolle2_2m_80cm-800x320.jpg 800w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/11/bonderolle2_2m_80cm-1160x464.jpg 1160w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/11/bonderolle2_2m_80cm-1536x614.jpg 1536w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/11/bonderolle2_2m_80cm-2048x819.jpg 2048w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/11/bonderolle2_2m_80cm-750x300.jpg 750w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/11/bonderolle2_2m_80cm-1140x456.jpg 1140w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /></p>
<p><a href="https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/11/programme_colloque_lettre.pdf">programme_colloque_lettre</a></p>
<p><strong>Mercredi 8 novembre 2023</strong><br />
<em><strong>OUVERTURE OFFICIELLE DU COLLOQUE</strong></em><br />
09h00 -10h00 Salle Le Forum<br />
9h00-9h10<br />
Mots du Comité d’Organisation : Foued LAROUSSSI &amp;<br />
Ammar AZOUZI<br />
9h10-9h20 Allocution de Monsieur le Président de l’Université de Sousse<br />
9h20-9h30<br />
Allocution de Monsieur le Gouverneur de Sousse<br />
et Ouverture du Colloque<br />
9h30 – 10h00<br />
<em><strong>Conférence Inaugurale : Taieb BACCOUCHE : Bourguiba :</strong></em><br />
<em><strong>Stratégie pour une Nation Tunisienne Moderne</strong></em><br />
10h00 -10h30 Pause-café<br />
<em><strong>SEANCE 1 10h30 -13h00 MODERATEUR : Foued LAROUSSI</strong></em><br />
10h30-10h50 Kmar BENDANA: Au-delà du re-père<br />
10h50-11h10<br />
Hatem BEN SALEM: Les Points Forts de la Diplomatie<br />
Bourguibienne<br />
11h15-11h35 Slim KHALBOUS: Bourguiba et l’Education<br />
11h40-12h00 Noureddine DOUGUI : Habib Bourguiba, un Animal Politique<br />
12h00 -13h00 Débat<br />
13h00 -14h30 Pause déjeuner<br />
<em><strong>SEANCE 2 14h30 -16h30 MODERATEUR : Kmar BENDENA</strong></em><br />
SALLE EL KAHENA<br />
14h30-14h50<br />
Feten Bouchrara CHEBIL : Bourguiba et Habiba Messika :<br />
De l&#8217;Histoire à la Mémoire.<br />
14h50-15h10<br />
Adam Laroussi BEN ABDALLAH : Bourguiba, son Héritage<br />
Institutionnel et les Limites du Décisionnisme Politique<br />
15h15-15h35<br />
Faten SOMAI BAYA : De l’humour dans la Politique : Habib<br />
Bourguiba, un Président Sympathique ?<br />
15h40-16h00<br />
SANZA LOMANDE EDGARD (UNILIC) Congo: Bourguiba<br />
Et Sa Vision De La Democratie Pour La Tunisie<br />
16h00-16h20<br />
Sami HOCHLAF : Le Projet Francophonie dans la<br />
Perspective Bourguibienne entre le Passé et l’Actualité<br />
16h20 -17h00 Pause-café<br />
<em><strong>17h00-18h30 Table Ronde : BOURGUIBA ET L’ETAT MODERNE</strong></em><br />
<em><strong>MODERATEUR: Ferid MEMMICH</strong></em></p>
<p><strong>Jeudi 9 novembre 2023</strong><br />
<em><strong>SEANCE 3 9h00 -11h00 MODERATEUR : Lotfi BELKACEM</strong></em><br />
Salle EL KAHENA<br />
9h00-9h30<br />
Ali MTIRAOUI : Bourguiba : la Santé dans Toutes<br />
les politiques<br />
9h30-9h50<br />
Habib KAZDAGHLI : Les Ministres Tunisiens Juifs avant<br />
et après Bourguiba : Albert BESSIS, André BAROUCH<br />
et Réné TRABELSI<br />
9h50-10h10<br />
Abdelhamid LARGUECHE : Lecture dans le Testament<br />
Intellectuel de Bourguiba<br />
10h15-10h35<br />
Mustapha TRABELSI : Bourguiba vu par les Français.<br />
Bertrand Le Gendre comme exemple<br />
10h40 –11h00 Pause-café<br />
<em><strong>SEANCE 4 11H00- 13H00 MODÉRATEUR : Mustapha TRABELSI</strong></em><br />
SALLE KAHENA<br />
11h-11h20<br />
Radhouen BRIKI : Bourguiba En Toge Et Epitoge : La Belle<br />
Prestance Et Le Prestige Imposant<br />
11h25-11h45<br />
Sarra DALENDA BOUZGARROU : Langues et État-Nation<br />
chez Habib Bourguiba<br />
Programme<br />
Jeudi 9 novembre 2023<br />
11h50-12h10<br />
Hafedh BEN HASSINE : La Diplomatie Bourguibienne :<br />
le Cas de « Hammam Chott »<br />
12h15-12h35<br />
Anissa ZRIGUE &amp; Mohamed FEKIH : Le Discours Politique<br />
de Habib Bourguiba : Le Pouvoir du Non-Dit<br />
12h35 -13h00 Débat<br />
13h00 -14h30 Pause déjeuner<br />
<em><strong>SEANCE 5 14h30 -15h30 MODERATEUR : Radhouen BRIKI</strong></em><br />
14h30-14h50<br />
Ali JOUANI : Contours Et Paradoxes D&#8217;une Personnalité<br />
Hors Normes<br />
15h00-15h20<br />
Taha BOUAZIZI : Bourguiba : Un Intellectuel Révolutionnaire,<br />
Un Homme d’État Réformiste<br />
14h25-14h45 Amor BEN ALI: Portrait de Bourguiba Par Senghor Poète<br />
14h50-15h20<br />
Mohamed BEN AZIZA : Théories et Pratiques de la Gouvernance Chez Bourguiba et Senghor: Convergences<br />
et Spécificités.<br />
15h30 -16h00 Débat<br />
16h00 -16h30 Pause-café<br />
<em><strong>16h30-17h30</strong></em><br />
<em><strong>Table Ronde: BOURGUIBA ET LA FRANCOPHONIE</strong></em><br />
<em><strong>MODÉRATEUR : SAMIR MARZOUKI</strong></em></p>
<p><strong>CLÔTURE DU COLLOQUE </strong></p>
]]></content:encoded>
					
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		<title>« JeDeYa » une plongée dans la mémoire du corps   (Entretien avec le chorégraphe Sofian Jouini)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Jun 2023 21:29:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoires]]></category>
		<category><![CDATA[corps]]></category>
		<category><![CDATA[Danse]]></category>
		<category><![CDATA[entretien]]></category>
		<category><![CDATA[Jouini]]></category>
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					<description><![CDATA[« JeDeYa » une plongée dans la mémoire du corps   Entretien avec le chorégraphe Sofian Jouini   &#160; « JeDeYa » est une chorégraphie créée et interprétée par Sofian Jouini. Sofian Jouini, grandi entre la Tunisie et la France, découvre le Breaakdance à l’âge de 15 ans et crée sa première pièce chorégraphique à 21 ans. Depuis sa [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>« <em>JeDeYa</em> » une plongée dans la mémoire du corps </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Entretien avec le chorégraphe Sofian Jouini</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>« JeDeYa » est une chorégraphie créée et interprétée par Sofian Jouini. </em></p>
<p><em>Sofian Jouini, grandi entre la Tunisie et la France, découvre le Breaakdance à l’âge de 15 ans et crée sa première pièce chorégraphique à 21 ans. Depuis sa pratique s’est enrichie de texte, de théâtre, de mémoire corporelle et d’arts martiaux. Ses thèmes de prédilections sont la transmission, la transformation et l’hybridation du corps. </em></p>
<p><em>« JeDeYa » est une plongée dans la mémoire du corps, dans cette mémoire tans-générationnelle et transgenre qui nous constitue. </em></p>
<p><em>« JeDeYa » se joue en quadri-frontal, l’espace scénique est l’endroit où nous nous retrouvons toutes et tous. Un seul espace occupé et structuré autour de cet objet plurimillénaire d’origine sumérienne qu’est le Taboun. Nous avons rencontré le chorégraphe Soufiane Jouini, lors de la cinquième édition des Journées Chorégraphiques de Carthage, et nous avons eu cette conversation avec lui.</em></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-5318 alignleft" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/06/Danse7.jpg" alt="" width="296" height="197" /> <img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-5317 alignleft" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/06/Danse6.jpg" alt="" width="294" height="196" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>FD : « Jedeya » est un retour vers une mémoire corporelle, qui incite la mémoire générationnelle à revisiter sensuellement et conceptuellement notre passé ?</em></strong></p>
<p>SJ : « <em>Jedeya</em> » est effectivement un voyage dans la mémoire du corps. Je pars de l’idée que la multiplication cellulaire permet une transmission de la mémoire des corps à travers la généalogie, nous pouvons ainsi remonter loin dans notre histoire, avant même que celle-ci ne s&#8217;appelle histoire. Ainsi nos corps contiennent la mémoire des corps de nos aïeux, non sous la forme de récit mais plutôt de sensations, de profils métaboliques et sensoriels et bien sûr de caractéristiques physiques. Je n’opère plus de dichotomie entre la Nature et la Culture, je suis désormais convaincu que l’une et l’autre se contiennent mutuellement, comme des poupées russes infinies.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>FD : Le retour c’est la nostalgie, et la nostalgie est un retour vers la douleur, n’est-ce pas ?</em></strong></p>
<p>SJ : Je ne suis pas nostalgique, pour moi le retour dans le passé à travers le souvenir et la mémoire est un phénomène joyeux. La joie de célébrer et de rendre hommage à des modes de vie qui nous ont permis d’advenir et ainsi de rendre ces mêmes modes de vie obsolètes. Il n’y a ni regret ni image d’Épinal d’un monde qui aurait été mieux avant, j’ai assez côtoyé ma grand-mère et d’autres personnes âgées dans d’autres parties du globe pour être persuadé que la vie est plus agréable aujourd&#8217;hui.</p>
<p>Justement à cause de la douleur physique que provoquaient toutes les pathologies induites par le labeur aux champs, à l’absence de machines, par la charge physique. Aujourd’hui les corps sont plus émancipés des contraintes dues à la survie et la place et les droits des femmes a heureusement évolué. La douleur tient donc une place dans mon travail mais elle est plutôt l’antidote de la nostalgie, nous ne vivons plus aujourd’hui comme hier, c’est magnifique.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>FD : Le corps a une mémoire forte et la danse l’amène vers le processus de mémorisation ?</em></strong></p>
<p>SJ : Oui, je pense que chaque corps contient la mémoire des corps dont il émane et celle de toutes les formes de vie qui l’ont précédé dans l’évolution de la vie sur terre. Il n’y a qu’à voir les réflexes des nouveaux nés qui nous rappellent que nous émanons des primates et avant ça de formes de vie aquatiques. Tout ceci est présent, tout le temps avec nous, un patrimoine qui dépasse notre entendement, un patrimoine qui fait qu’aujourd’hui nous sommes cette forme de vie que l’on nomme homo sapiens.</p>
<p>La danse, dans sa dimension rituelle, méditative, par le biais des changements d’états de conscience notamment avec la transe, permet d’accéder à ces mémoires. En fait, dans l’absolu, nous ne créons rien, nous ne faisons qu&#8217;essayer de réinterpréter des mémoires corporelles indéchiffrables.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone  wp-image-5315" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/06/Danse4.jpg" alt="" width="296" height="197" /> <img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone  wp-image-5314" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/06/Danse3.jpg" alt="" width="297" height="198" /></p>
<p><strong><em>FD : Le spectacle combinait l&#8217;expressionnisme corporel contemporain avec l’originalité et l’authenticité de l’idée.</em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>SJ : J’essaie de rester dans une zone floue entre la réalité et l’imaginaire. Je n’aime pas l’idée que les choses devraient être claires, limpides et assignées à résidence. Je pense que c’est manquer de respect à la réalité que de prétendre que celle-ci est évidente. Partant de là, j’essaie de placer l’imaginaire ailleurs que là où on l’attend. Dans « Jedeya » je fais donc du vrai pain dans un vrai four, ma fatigue est réelle, les moments de faiblesse et de mise à nue sont réels. On a trop joué au spectacle, tellement que nous avons perdu cette chose essentielle qui est que l’imaginaire est LA force motrice de la vie sur terre telle que nous la connaissons. Le monde est flou dit mon ami Guillaume Bariou et je suis d’accord avec lui, Hushpuppy dans « les bêtes du sud sauvage » dit aussi la même chose avec d’autres mots.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>FD : La sémiotique du four révèle le passé, mais le pain indique la vie. Comment le dialogue a-t-il été entré dans les temps et les lieux ? Est-ce une recherche de compréhension, de statut ou de sens ?</em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>SJ : L’écriture de cette pièce est multiple, l’une d’elle est ésotérique. Dans cet aspect de l’écriture, le four est le centre d’un vortex mémoriel, une porte inter-dimensionnelle qui amène celui ou celle qui fait le parcours physique à accéder à des mémoires qui ne lui appartiennent pas. S’opère donc un voyage dans le temps à travers la mémoire de son propre corps. Nous aurions tendance à croire, du fait que nous soyons en vie, que tout ce que nous contenons est vivant, mais il existe des choses mortes en nous, des choses d’un autre temps, des choses sur lesquelles nous nous appuyons physiologiquement ou psychologiquement qui auraient plus à voir avec des ruines archéologiques. Notre coccyx par exemple est le vestige d’une queue.</p>
<p>Nous pouvons à tout moment conscientiser, convoquer ainsi ces choses mortes et les ramener à la vie en nous ou nous pouvons les laisser se sédimenter.</p>
<p>Le pain est bien évidemment symbole de vie, il est lui-même vivant, il inspire et expire, il lève. Il est aussi le symbole de la sédentarisation de l’humain, il marque ce tournant éminent dans l’histoire de l’humain. Le blé, par le biais du pain, est cette forme de vie qui a domestiqué l’homme, le forçant à évoluer.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone  wp-image-5313" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/06/Danse2.jpg" alt="" width="321" height="214" /> <img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone  wp-image-5312" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/06/danse1.jpg" alt="" width="313" height="208" /></p>
<p><strong><em>FD : La danse contemporaine poussée dans un espace traditionnel, et la scénographie était traditionnelle, tandis que le corps était libre, en rupture avec les systèmes traditionnels ? Cela fait-il partie de votre travail sur le concept de corps hybride ?</em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>SJ : « La science-fiction est la tradition de l’étranger » Je crois que c’est de Lovecraft. Il suffit de faire bouger sa perspective d’un angle infime pour que ce qui paraissait jusque-là usuel et traditionnel se révèle sous un jour insoupçonné. J’ai la chance d’être l’enfant d’un couple mixte, d’avoir construit mon monde sur deux réalités se définissant comme différentes. Ma vie est construite sur ce bi-phasage psychologique, linguistique, sémantique. C’est une source de parallaxe intarissable. Je m’égare, mais pour répondre à votre question, je dirais que le corps est intrinsèquement hybride, que je ne fais que l’accepter ainsi et le mettre en mouvement.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>FD : Nous avons remarqué un travail conceptuel sur l’espace, la couleur, le corps et le mouvement de la danse. Mais était-ce possible par une intuition intime du temps ?</em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>SJ : Le travail sur l’espace découle d’une volonté de provoquer chez le spectateur une empathie kinesthésique, qu’il en arrive au point où il expérimente neurologiquement ce que je vis au plateau. Une volonté de casser la frontière esthétique qui peut mettre à distance en privilégiant un aspect plus intellectuel. Je m’adresse au sensoriel et au symbolique. Dans ce sens l’espace nous rapproche et neutralise toute velléité de contrôle du point de vue, dès lors, l’aventure ne peut être que sensorielle. Le sensoriel peut à son tour déboucher sur le symbolisme et la magie.</p>
<p>Je crois que l’intuition intime du temps m’évoque son caractère organique et physiologique. L’expérience vécue en termes de fatigue et d’épuisement étant réelle, la source de la gestuelle étant quasi documentaire et la proximité de l’audience étant telle que le temps de la pièce en devient cohérent.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>FD : La danse est l’aventure du corps, un langage silencieux qui pousse à penser et à aimer la vie. Le danseur ne semble-t-il pas souffrir autant qu’il crée ?</em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>SJ : La souffrance créatrice est un dogme d’héritage christique d’un monde révolu, bientôt mort, je préfère ne pas le cultiver. Le conditionnement de la jouissance du fruit du travail à la douleur est à mon avis aujourd’hui un leurre qui fut un temps vrai, qui a fait long feu depuis et beaucoup de dégâts humains et écologiques. Comme le dit le philosophe <em>Achille Mbembe</em></p>
<p>« Nonobstant les nationalismes et les ethno-nationalismes, la terre appartient à tous les vivants et nous en sommes tous des ayants-droit ». L’artiste ne souffre pas spécialement plus qu’un autre, d’ailleurs l’artiste n’est pas qu’un artiste, cette définition ne le contient pas, ainsi toute personne expérimente au cours de sa vie des moments d’ordre symbolique, onirique, mystique. Je me considère plus comme un vers de terre, ou un asticot. Un transformateur de matière existante. Dans « <em>Jedeya</em> », la gestuelle vient de ma grand-mère Fatma Jouini, mais aussi de vieilles femmes rencontrées dans le Finistère breton, Mme Leverge, Mme Bodilis, Mme Lebreton entre autres.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone  wp-image-5319" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/06/Danse8.jpg" alt="" width="319" height="217" />  <img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone  wp-image-5320" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/06/Danse9.jpg" alt="" width="323" height="215" /></p>
<p><strong><em>FD : Beaucoup de gens ne font pas la différence entre la danse moderne, la danse contemporaine, la danse chorégraphique et l’expression corporelle. Comment définissez-vous ces concepts ?</em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>SJ : Je dois vous avouer que je fais partie de ces beaucoup de gens. Tant par ignorance que par volonté de me défaire des nomenclatures. Pour le coup là c’est du manque de culture, je ne sais pas ce que veulent dire ces termes. Je ne sais même pas ce que le terme danse signifie, enfin je me refuse à assigner à ce mot une définition claire. Le monde est flou, je préfère le monde flou, les mots flottants, les incertitudes. A une époque j’ai su ce que voulait dire ce mot, maintenant les gens dans la rue dansent lorsqu’ils vont faire leurs courses, les insectes dansent dans l’herbe, les oiseaux dans les airs ou sur les fils électriques, le rythme est partout, l’imaginaire aussi, la réalité n’existe pas, le monde est flou.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>FD : Comment évaluez-vous la réalité de la danse en Tunisie par rapport à son homologue en France et dans le monde ?</em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>SJ : Mes connaissances ne sont pas assez vastes pour pouvoir répondre à cette question, j’en suis désolé.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>FD : Bien que tu habites en France, tu crées sur l’impact de la mémoire et de l’histoire. A quel point ce passé ressemble-t-il à un trésor que beaucoup ont oublié ?</em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>SJ : De trésor, je pense que ce passé n’a la valeur que d’une mise en garde d’un endroit de nous-mêmes ou de notre histoire où il faut essayer à tout prix de ne jamais retourner. La pénibilité de la subsistance, l’asservissement des femmes, l’illettrisme, la superstition, le manque de connaissances scientifiques. C’est un trésor dans le sens où si nous connaissons cette époque, nous savons alors pourquoi il ne faut pas retourner dans ce monde. Par contre si nous l’ignorons, alors il peut advenir à nouveau, là on aurait perdu. Par ailleurs, c&#8217;est un trésor intime de partager avec nos proches les récits de vie de celles et ceux dont nous émanons. Ici la valeur est moins socio-politique que sentimentale mais sert d’autant plus une évolution commune vers un avenir meilleur en permettant aux individus de s’approprier leurs histoires.</p>
<p><em>Interview réalisée par Faouzia Dhifallah</em></p>
<p><em> </em></p>
<p>&nbsp;</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Chronique : Les Mémoires d’avenir pour éclairer le développement humain. Par Mansour M’henni</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 30 Apr 2023 13:58:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[commémoration]]></category>
		<category><![CDATA[enseignements]]></category>
		<category><![CDATA[personnalité]]></category>
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					<description><![CDATA[Il m’a été donné, ces derniers mois, de participer à des manifestations, ou d’y travailler, sur des personnalités du passé ayant des valeurs symboliques à même d’enrichir la réflexion collective sur l’importance d’une articulation de la pensée prospective à la richesse patrimoniale et à la façon d’en tirer des enseignements inspirateurs. Les dernières en date [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-4982 alignleft" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-800x600.jpg" alt="" width="240" height="180" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-800x600.jpg 800w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-1160x870.jpg 1160w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-320x240.jpg 320w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-1536x1152.jpg 1536w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-2048x1536.jpg 2048w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-750x563.jpg 750w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-1140x855.jpg 1140w" sizes="auto, (max-width: 240px) 100vw, 240px" />Il m’a été donné, ces derniers mois, de participer à des manifestations, ou d’y travailler, sur des personnalités du passé ayant des valeurs symboliques à même d’enrichir la réflexion collective sur l’importance d’une articulation de la pensée prospective à la richesse patrimoniale et à la façon d’en tirer des enseignements inspirateurs. Les dernières en date sont celles se rapportant à deux personnalités fondatrices, à des degrés divers et à des niveaux variés, de l’édifice de l’État tunisien, libre et indépendant, moderne et définitivement inscrit dans la logique du progrès. Je parle ici, en raison de ma proximité ou de mon implication dans les événements y afférents, du Président Habib Bourguiba et de l’homme de culture Tahar Chériaa, dont l’œuvre et le souvenir demeureront indélébiles, contre vents et marées, à côté d’autres patriotes d’importance équivalente, partout dans notre pays et à différentes étapes de notre histoire, surtout que l’évocation ou la commémoration de chaque personnalité du genre réactive inéluctablement le souvenir des nombreuses autres personnalités ayant un rapport ou un autre à celle prise comme objet de réflexion.</p>
<p>J’ai évoqué le Leader Habib Bourguiba en raison de tentatives rétrogrades et rancunières d’en réduire la dimension, voire même d’en effacer l’image et de se retourner contre ses réalisations historiques, pendant une brève et folle étape de ces années dites « noires », survenues en 2011. Redisons-le, encore : il n’y a nulle intention, dans ce qui se fait pour réactiver la mémoire à ce propos, de cultiver le culte personnel d’une figure ou d’une autre ; il s’agit plutôt de toujours oeuvrer dans la logique du développement de notre pensée citoyenne en rapport à l’intérêt de notre pays et de notre société, sans rupture ni rejet du reste de l’humanité.</p>
<p>Nous aurons à revenir au sujet du « Père de la Tunisie moderne » à l’occasion du colloque international, qui se prépare à son propos sous le titre « Habib Bourguiba, mémoire d’avenir », pour les 8, 9 et 10 novembre 2023 entre Sousse et Monastir, à l’initiative de l’Université de Sousse et de l’Université de Rouen. Je commenterais donc, ici, la dernière manifestation, initiée par l’Association pour la Culture et les Arts Méditerranéens (ACAM), sous le titre générique « Journées Tahar Chériaa pour l’Image et le Livre » (JIL-T@C) et ayant pour sous-titre de sa seconde édition « Les JCC, un projet plus grand que le Cinéma », du 26 au 30 avril 2023 entre trois villes : Sayada, Moknine et Monastir (ordre chronologique des activités programmées). Je ne le fais pas dans l’esprit d’un reportage ou d’une quelconque propagande, mais pour souligner ce qui m’a paru intéressant à relever en ce moment précis de notre histoire où plusieurs questions semblent être davantage des sources de conflit et de divergence que des arguments pour le couvrement de notre cohésion nationale et de notre inscription dans la juste et raisonnable logique de l’Histoire. Sans nous priver évidemment de notre liberté de pensée dans l’esprit des différences constructives.</p>
<p>Importante me paraît l’intention sincère de revaloriser les acquis du passé dans le projet d’une réforme de la gestion de notre pays, tous secteurs confondus. Cette intention est de plus en plus soulignée au plus haut niveau de la hiérarchie de l’État, mais aussi à d’autres niveaux partiels. C’est ce qui a été concrétisé, concernant Tahar Chériaa, par la décision de numériser, de sauvegarder, d’enrichir et d’exploiter une bonne partie de son patrimoine, restée plus de douze ans dans un état déplorable mettant en danger une entreprise sincère de sa conservation et de sa mise en valeur. Cela est d’autant plus réconfortant que cette décision s’est accompagnée d’une promesse ferme d’exécuter une décision municipale symbolique, restée en latence pendant plus d’une décennie, celle de donner le nom de Tahar Chériaa à la bibliothèque publique de sa ville natale, celle où il repose aussi, la ville de Sayada.</p>
<p>L’autre volet, tout aussi important, concerne le projet même de travail sur ce patrimoine pour en étudier les tenants, les aboutissants et les horizons d’attente dans une Tunisie qui retrouverait, de façon engagée, la dynamique de son auto-construction sur la base de ses fondements inaliénables, mais aussi en rapport d’indépendance et d’intelligence conversationnelle avec son environnement régional ou international. De ce point de vue, de l’avis de tous les intervenants dans le colloque de la manifestation en question, l’expérience de Tahar Chériaa est édifiante et riche de repères lumineux à même d’éclairer ce qu’il a été convenu d’appeler une « mémoire d’avenir ».</p>
<p>Le mot de la fin consisterait donc en ceci qu’il est toujours bénéfique de se pencher sur notre patrimoine, sur ses figures et sur ses richesses représentatives, car cela consolide notre ancrage national avec une intelligente inscription de notre parcours dans une meilleure éthique du vivre-ensemble international.</p>
<p style="text-align: right;"><em>Publié aussi par jawharafm.net </em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Parution : « Figures dans le miroir » de Jalal El Mokh. L’art de la préface</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 29 Apr 2023 07:58:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Pensées]]></category>
		<category><![CDATA[figure]]></category>
		<category><![CDATA[Livre]]></category>
		<category><![CDATA[Mokh]]></category>
		<category><![CDATA[préface]]></category>
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					<description><![CDATA[Les ouvrages ici préfacés ont certainement mérité l’admiration de Jalal El Mokh, si bien qu’il a accepté de les présenter, non sans les critiquer, de recommander au lecteur tout en précisant les intentions de leurs auteurs ou en analysant et développant leurs idées. Outre les éclaircissements donnés relatifs à l’œuvre préfacée, on nous explique pourquoi [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv1624427604ydp1a75f294MsoNormal">Les ouvrages ici préfacés ont certainement mérité l’admiration de Jalal El Mokh, si bien qu’il a accepté de les présenter, non sans les critiquer, de recommander au lecteur tout en précisant les intentions de leurs auteurs ou en analysant et développant leurs idées. Outre les éclaircissements donnés relatifs à l’œuvre préfacée, on nous explique pourquoi et comment cette œuvre a été écrite. Bref, dans ce livre, Jalal El Mokh, en tant qu’un critique littéraire, ne se contente pas de présenter l’ouvrage en question ou d’en donner le résumé, loin s’en faut, mais il l’analyse avec une grande profondeur.  En lisant ces différentes préfaces reprises ici par Jalal El Mokh, on comprend qu’une préface n&#8217;est pas un texte ordinaire où il est question d’un hommage d&#8217;admiration rendu à l&#8217;auteur, d’une explication de texte ou d’une recherche attentive du détail. C&#8217;est tout cela à la fois et beaucoup plus encore. En fin d’analyse on peut dire que Jalal El Mokh a l’art de préfacer.</p>
<p class="yiv1624427604ydp1a75f294MsoNormal">Et quand on voit que les jeunes d’aujourd’hui boudent la lecture en accordant de moins en moins un intérêt pour le livre en papier, préférant parcourir des pages numériques sur leur ordinateurs, histoire de gagner du temps, ce bouquet de préfaces de livres déjà publiés pourrait les intéresser dans la mesure où il leur permettra de se documenter sur les auteurs concernés, sur les contenus de leurs ouvrages respectifs et sur leur style d’écriture. Et qui sait, peut-être que ces mêmes préfaces les réconcilieraient avec la lecture ? Aussi faut-il louer l’idée qu’a eue Jalal El Mokh en réunissant les textes qui ont servi auparavant à des œuvres qu’il avait préfacées : des textes courts, clairs et profonds, agréablement rédigés et stylistiquement prodigieux.</p>
<p class="yiv1624427604ydp1a75f294MsoNormal">Le livre « Figures dans le miroir » s’ouvre sur une petite introduction intitulée « Préface des préfaces » dans laquelle l’auteur explique les raisons pour lesquelles il acceptait de rédiger une préface, en ces termes : « Lorsque l&#8217;un des écrivains ou chercheurs vous contacte et vous propose d&#8217;écrire une introduction à son nouvel ouvrage, vous ressentez un certain sentiment partagé entre fierté et appréhension, conviction et gêne, car par la confiance qu&#8217;il place en votre personne, il vous confie une grande responsabilité qui vous fait réfléchir avant d&#8217;assumer cette responsabilité… » Et plus loin, on peut lire : « Accepter de préfacer une œuvre constitue un engagement envers le genre du livre, son contenu et ce qu’il englobe comme opinions, attitudes et intentions émanant de son auteur qui tend à les communiquer, étant convaincu des moyens techniques et des particularités stylistiques propres à l‘auteur… »</p>
<p class="yiv1624427604ydp1a75f294MsoNormal">Dans ce livre, Jalal El Mokh s’intéresse à douze œuvres, tous genres confondus (poésie, roman, nouvelles, traduction…) qui ont été écrites par leurs auteurs respectifs entre 2009 et 2022. En rédigeant ces différentes préfaces, Jalal El Mokh rend un vibrant hommage à ces écrivains ou poètes qui ont enrichi de leurs créations la bibliothèque nationale. La lecture de chacune de ces préfaces incitent bien des lecteurs à (re)lire ces ouvrages et à en tirer profit.</p>
<p class="yiv1624427604ydp1a75f294MsoNormal">Hechmi KHALLADI</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Colloque international : HABIB BOURGUIBA. Une mémoire d’avenir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Mar 2023 07:03:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[science]]></category>
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					<description><![CDATA[Heureuse et intelligente initiative que celle lancée par l’Université de Rouen Normandie (Institut de Recherche Interdisciplinaire Homme-Société) et l’Université de Sousse (Faculté des Lettres et des Sciences Humaines-Laboratoire Ecole et Littérature) d&#8217;organiser périodiquement un colloque scientifique et culturel autour de &#8220;Habib Bourguiba, une mémoire d&#8217;avenir&#8221;, cette figure de proue de la Tunisie indépendante, de sa [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Heureuse et intelligente initiative que celle lancée par l’Université de Rouen Normandie (Institut de Recherche Interdisciplinaire Homme-Société) et l’Université de Sousse (Faculté des Lettres et des Sciences Humaines-Laboratoire Ecole et Littérature) d&#8217;organiser périodiquement un colloque scientifique et culturel autour de &#8220;Habib Bourguiba, une mémoire d&#8217;avenir&#8221;, cette figure de proue de la Tunisie indépendante, de sa lutte anticoloniale, de la construction de son Etat moderne et de son rayonnement international exemplaire. Il ne s&#8217;agit pas, pour les initiateurs du projet de cultiver un culte de la personnalité, mais de saisir l&#8217;opportunité d&#8217;une action cherchant à regarder le passé pour éclairer l&#8217;avenir.</p>
<p>La manifestation inaugurale est fixée aux 8-9-10 novembre 2023; une journée inaugurale le 8 novembre à Monastir, avec une première séance scientifique du colloque et une soirée culturelle &#8220;Musique et poésie&#8221;; ensuite deux journées à Sousse consacrées aux quatre autres séances scientifiques et autres activités culturelles.</p>
<p>Voici l&#8217;argument du colloque, pièce maîtresse de cette rencontre, pour information et appel à participation:</p>
<p style="text-align: center;"><strong>HABIB BOURGUIBA (1903-2000)</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Une mémoire d’avenir</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Colloque international pluridisciplinaire</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Sousse et Monastir : 8, 9, 10 novembre 2023</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Organisé par l’Université de Rouen Normandie (Institut de Recherche Interdisciplinaire Homme-Société) et l’Université de Sousse (Faculté des Lettres et des Sciences Humaines-Laboratoire Ecole et Littérature)</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong><em>Appel à contribution</em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Intellectuel, visionnaire, bâtisseur, Chef d’État charismatique, moderniste, réformateur, tribun… Habib Bourguiba était l’un des hommes politiques qui ont marqué le XXe siècle. Son œuvre est considérable : la fondation d’un État moderne et respecté dans le monde malgré sa taille modeste, l’éducation de la jeunesse, le développement économique, l’émancipation de la femme avec la mise en place du Code du statut personnel, l’équilibre d’une politique étrangère fondée sur une diplomatie originale et non inféodée.</p>
<p>Habib Bourguiba était soucieux d’inscrire son action dans la continuité des œuvres accomplies par les figures historiques prestigieuses qui ont marqué la Tunisie. Celui à qui on a attribué le titre de « Combattant suprême » est considéré comme le continuateur de Jugurtha, le vainqueur dont le nom signifie « celui qui les a dépassés », d’Hannibal, le héros charismatique, d’Ibn Khaldoun, le penseur et le savant qui, ne se contentant pas d’être chroniqueur, a produit une œuvre en avance de son temps ou encore de Kheireddine Pacha, le réformateur ; Bourguiba a marqué l’histoire de son pays par son empreinte.</p>
<p>Pour ce qui est de la langue, domaine qui occupe non seulement les linguistes, mais tous les praticiens du discours, autrement dit tout le monde, Bourguiba s’y était distingué également : pragmatique et conscient des enjeux géopolitiques, il était partisan d’un bilinguisme équilibré entre l’arabe et le français. Il ne manifestait pas une adhésion aveugle au français mais réfléchie et consciemment assumée. Il concevait le français comme un atout sur lequel il s’est appuyé pour fonder une nation moderne, tournée vers le progrès et ouverte sur l’international tout en insistant sans fanatisme sur l’appartenance de son pays à la culture arabo-musulmane. Il concevait cette filiation avec discernement et distance critique. Langue première des Tunisiens, le tounsi était, pour lui, la langue qui lui permettait de s’adresser à la Tunisie profonde. Mais, il était convaincu que la langue arabe, sous ses deux formes, ne pouvait pas assurer, seule, le développement socioéconomique et la modernisation du pays. Puisque l’élite nationale sur laquelle il pouvait s’appuyer pour mettre en place sa politique de modernisation du pays était francophone, il ne pouvait pas se priver de cet atout majeur. Et c’est ce même pragmatisme qui va l’inciter à maintenir le français dans le système éducatif tunisien avec un statut privilégié, une fois l’indépendance du pays acquise.</p>
<p>Œuvrant non seulement pour un bilinguisme mais aussi pour un biculturalisme assumé, il concevait le français comme l’un des moyens importants de la lutte contre l&#8217;hégémonie coloniale sans la confondre avec la culture et la civilisation que véhicule le français. À l’instar de l’écrivain algérien Kateb Yacine, il a retourné contre le colonisateur, oppresseur de son peuple, sa propre arme avec laquelle il a revendiqué la liberté, la dignité et l’identité nationale.</p>
<p>Nourri des valeurs universelles de la philosophie des Lumières, il s’acharna à mettre à nu les flagrantes contradictions entre le projet civilisateur de la France et la politique coloniale du Protectorat bafouant quotidiennement ses valeurs en Tunisie.</p>
<p>Pour ce qui est de la Francophonie institutionnelle, il a joué un rôle majeur avec Léopold Sédar Senghor dans l’élaboration du concept de francophonie à une époque où Charles de Gaulle luimême n’y était pas très favorable.</p>
<p>Depuis les événements de décembre-janvier 2011 et leurs lots de déceptions et de désillusions, l’un des messages bourguibiens, qui a été le plus intériorisé par les Tunisiens, est l’attachement à leur tunisianité, ancrée dans les traditions et les acquis modernistes. Construite dans la lutte pour l’indépendance, cette tunisianité, qui semble faire consensus jusque-là à la fois chez les destouriens et la gauche tunisienne, a été mise en cause par les partis majoritaires lors de l’intermède de la Troïka (2011-2014).</p>
<p>Nous ne versons pas, cependant, dans l’idolâtrie, en ce sens que nous ne présentons pas Habib Bourguiba comme un personnage exempt d’erreurs ou d’égarements. Qui d’ailleurs ne se trompe pas ou ne commet pas d’erreurs ? Personne, à l’exception sans doute des inertes, ceux qui n’entreprennent rien. Habib Bourguiba était avant tout un être humain avec ses qualités et ses défauts. Cependant, il convient de ne pas adopter à l’égard de son œuvre une démarche anachronique qui consiste à juger les actions du passé avec les outils d’analyse du présent. Quel que soit le domaine, les erreurs de Bourguiba – nous ne cherchons pas à les occulter – ne doivent jamais être décontextualisées. Si nous voulons être justes et équitables avec lui, nous devons analyser ses prises de positions, ses décisions ainsi que ses actes dans leur contexte. Mais si nous voulons nous inscrire dans la pensée analytique et constructive, étudiant le passé pour en tirer des enseignements ou pour nous en inspirer en vue d’une meilleure intelligence des voies vers l’avenir, Bourguiba, en tant que patrimoine intellectuel et civilisationnel vivant, constitue une matière riche et féconde à même d’aider à toujours repenser l’humanité dans le sens du vivre-ensemble adapté aux arguments du progrès.</p>
<p>« Aux historiens, aujourd&#8217;hui, [écrivait Sophie Bessis] de démêler le vrai du faux, la manipulation de la véracité des faits, et l&#8217;histoire de la légende. C&#8217;est à ce prix que Bourguiba trouvera sa place essentielle, centrale, incontournable mais non exclusive dans l&#8217;histoire tunisienne du XXe siècle. » Nous ajouterions : « C’est pour ce pari, que Bourguiba gagnerait à être pris pour &#8220;une mémoire d’avenir&#8221;, comme tant d’autres noms dans l’Histoire ».</p>
<p>À l’occasion de la 120e année de sa naissance, le colloque rendra hommage à Bourguiba, à la fin des travaux scientifiques, par la lecture d’extraits de lettres ou d’articles écrits par l’ancien Président de la Tunisie.</p>
<p>Pluridisciplinaire, notre colloque sera l’occasion, pour les chercheurs de disciplines différentes, d’apporter leurs contributions à cette thématique.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Axes de recherche du colloque :</strong></p>
<p>1 – La politique linguistique de Bourguiba : le bilinguisme français-arabe</p>
<p>2 – La pensée réformiste de Bourguiba à l’épreuve de son contexte historique</p>
<p>3 – Bourguiba et son autoportrait</p>
<p>4 – Bourguiba aujourd’hui</p>
<p>5 – Bourguiba vu d’Ailleurs Les langues du colloque sont : l’arabe, le français et l’anglais.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Comité scientifique </strong></p>
<p>Taieb Baccouche, Université de Tunis</p>
<p>Ferid Memmich, Président du Festival des Francophonies de Sousse</p>
<p>Foued Laroussi, Université de Rouen Normandie</p>
<p>Samir Marzouki, Université de la Manouba</p>
<p>Jamil Chaker, Université de Tunis Mustapha Trabelsi, Université de Sfax</p>
<p>Mansour Mhenni, Université de Tunis El Manar</p>
<p>Abdelaziz Chebil, Université de Sousse</p>
<p>Abdelhamid Largueche, Université de la Manouba</p>
<p>Nizar Ben Saad, Université de Sousse</p>
<p>Moncef Taieb, Université de la Manouba</p>
<p>Ammar Azouzi, Université de Sousse</p>
<p>Hind Soudani, Université de la Manouba</p>
<p>Sami Hochlaf, Université de Sousse</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Comité d’organisation</strong></p>
<p>Foued Laroussi, Université de Rouen Normandie</p>
<p>Mansour Mhenni, Université de Tunis</p>
<p>Ammar Azouzi, Université de Sousse</p>
<p>Wafa Ghorbel, Université de Tunis</p>
<p>Sarra Bouzgarrou, Université de Rouen Normandie</p>
<p>Fethia Daouess, Université de Sousse</p>
<p>Hind Soudani, Université de la Manouba</p>
<p>Sami Hochlaf, Université de Sousse</p>
<p><strong>Calendrier</strong></p>
<p>20 mars 2023 : lancement de l’appel à contribution</p>
<p>30 juin 2023 : réception des propositions de contribution</p>
<p>30 août 2023 : notification des réponses aux auteurs</p>
<p>Contacts</p>
<p><a href="mailto:foued.laroussi@univ-rouen.fr">foued.laroussi@univ-rouen.fr</a></p>
<p><a href="mailto:colloque.hbourguiba@gmail.com">colloque.hbourguiba@gmail.com</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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