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	<title>modestie &#8211; Questions et Concepts d’Avenir</title>
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		<title>Chronique: Question(s) de philosophie. Par Mansour M&#8217;henni</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Nov 2025 10:28:13 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img decoding="async" class="wp-image-6149 alignleft" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/10/Mansour_Mhenni.jpg" alt="" width="190" height="235" />Jeudi 20 novembre 2025 a été célébrée la Journée Mondiale de la Philosophie, comme chaque année depuis son initiation par l’UNESCO, un certain 21 novembre 2001. Ce jeudi-là de 2025, l’Organisation internationale a invité, pour l’occasion, la professeure Ingrid Robeyns, philosophe et économiste belgo-néerlandaise, à conférer du besoin, de la nécessité même, de réfléchir – autrement sans doute – aux « fondements moraux et institutionnels de nos sociétés ». Vaste programme, dure et noble tâche !</p>
<p>En Tunisie aussi cette journée a été célébrée, cette année, de manières différentes laissant voir des constantes et des variables dans la tâche humaine de repenser le vivre-ensemble dans ce monde qui semble nous réunir pour nous départir. Les réseaux sociaux ont multiplié les commentaires jusqu’aux divergences les plus distantes et même aux contradictions les plus inconciliables. La presse écrite et les médias audiovisuels aussi, comme le fait ici <em><strong>Jawharafm</strong></em> et comme elle l’a fait, vendredi 21 novembre 2025, dans son émission « Méditerranée, profondeurs et perspectives » (<em>المتوسط أعماق وآفاق</em>). L’exploration et l’analyse de ces données de circonstance nous permet d’inviter à les converser pour raisonner de leurs causes et de leurs effets et envisager ainsi que l’esprit de conversation puisse animer une pensée nouvelle des rapports d’identité et d’altérité, dans une unité internationale incontournable si l’homme tient à sa noble humanité.</p>
<p>D’emblée, nous relevons l’évocation fréquente du nom de Socrate comme un repère à rappeler et comme un fondement de la nouvelle pensée. A ce propos, qu’il nous soit permis de signaler notre initiation en 2012 du concept de « Nouvelle Brachylogie » à partir d’une relecture de certains repères représentatifs de la pensée naissante de Socrate, un concept finalement validé par la plupart des commentaires dont nous inonde une nouvelle conscience de la socialité future dans le monde de demain. Ne nous y arrêtons pas trop et renvoyons les curieux surtout aux deux livres <em>Le Retour de Socrate</em> (2015 et 2017) et <em>Introduction à la Nouvelle Brachylogie</em> (2021). Précisons juste que le nom choisi pour désigner ce concept de « Nouvelle Brachylogie » est orienté particulièrement dans le sens des recherches académiques et intellectuelles, alors que pour la réception commune et l’échange généralisé, on peut le condenser dans l’expression « La Société de conversation » ; celle-ci censée se fonder sur l’esprit de conversation et la relativisation des vérités comme deux piliers de l’idéal démocratique.</p>
<p>Mais pour continuer avec la Journée mondiale de la philosophie, nous nous invitons, les uns les autres et le plus possible, de converser et de repenser notre être profond aux valeurs que nous évoquons à l’occasion comme un désir pressant et comme un rêve supérieur. Ainsi, si le confort de converser nous tente, dans l’esprit de la tolérance, ne devons-nous pas tester notre compétence à tolérer ce par quoi autrui se distingue de nous et essayer de le comprendre même s’il nous paraît contraire à l’intelligence de notre raison ? Ne devons-nous pas comprendre que quelque logique qu’elle puisse nous paraître, notre argumentation peut s’avérer insuffisante, voire même peu probante (Hannah ARENDT : « Aucune opinion n’est évidente ni ne va de soi. »)? Que de personnes paraissant folles nous réduisent au silence quand elles nous disent des phrases résumant en peu de mots l’implacable sagesse résumant les leçons des nombreuses expériences de vies longues et éprouvantes ! Cette implacable sagesse n’est curieusement pas très différente de celle inspirée par la fraîcheur de l’enfance, qui est considérée par les philosophes même comme un âge et un cadre propices à la philosophie ; à titre d’exemples, pensons à Scott Hershovitz (Les enfants sont de très bons philosophes »), à Philippe Meirieu (Nous avons besoin d’une éducation qui permette aux enfants […] d’apprendre à penser), à Jean-François Lyotard (Le monstre des philosophes, c’est l’enfance. C’est aussi leur complice) et à Montaigne (Accompagner la réflexion dès l’enfance) …</p>
<p>Il faut croire à la fin que la philosophie, au sens large, est peut-être largement partagée entre la plupart des gens, dans le commun du peuple, ce qui justifie pertinemment la célébration d’une journée mondiale de la philosophie. Mais cela ne diminue en rien le mérite des philosophes académiques et des intellectuels de tous bords, surtout ceux qui d’entre eux accèdent au vrai statut de penseur.</p>
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		<title>TROU-BLANC : ECRIVAINS TUNISIENS ET MIROIR AUX ALOUETTES !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Sep 2021 15:49:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Pensées]]></category>
		<category><![CDATA[correction]]></category>
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					<description><![CDATA[Par BADREDDINE BEN HENDA J&#8217;ai, ce matin, fini de lire deux romans tunisiens écrits en français et publiés en 2021. Le premier est l&#8217;œuvre d&#8217;un enseignant qui vit et exerce en France; le second est signé par un fonctionnaire retraité qui vit dans l&#8217;une des banlieues de Tunis. En vérité, je n&#8217;ai lu et savouré [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img decoding="async" class=" wp-image-2942 alignleft" src="https://www.voixdavenir.com/ibylensu/2020/11/badr-benhenda.jpg" alt="" width="125" height="83" />Par <em>BADREDDINE BEN HENDA</em></p>
<p>J&#8217;ai, ce matin, fini de lire deux romans tunisiens écrits en français et publiés en 2021. Le premier est l&#8217;œuvre d&#8217;un enseignant qui vit et exerce en France; le second est signé par un fonctionnaire retraité qui vit dans l&#8217;une des banlieues de Tunis. En vérité, je n&#8217;ai lu et savouré jusqu&#8217;à la fin que le premier livre. Quant à l&#8217;autre, il m&#8217;a été difficile, je veux dire impossible, d&#8217;en achever la lecture.</p>
<p>Le roman de notre écrivain émigré est irréprochable presque sous tous rapports, notamment sur le plan de la langue savoureuse avec laquelle il est rédigé. Par moments, je me demandais si je n&#8217;avais pas entre les mains le chef-d&#8217;œuvre de l&#8217;un des grands auteurs classiques de la littérature française. Il y avait peut-être à redire sur la construction romanesque; mais qu&#8217;est-ce que c&#8217;était bien écrit ! En tout cas, pour au moins l&#8217;excellente qualité de son français, l&#8217;auteur méritait amplement le Prix Comar qui lui a été tout récemment décerné.</p>
<p>L&#8217;autre &#8220;texte&#8221;(c&#8217;est  mieux ainsi de ne pas en préciser le genre; d&#8217;ailleurs en avait-il un ?) était par contre si mal écrit dans la langue de Molière que j&#8217;ai dû le lire exactement avec les réflexes d&#8217;un professeur de collège en face de la copie du pire de ses élèves ! Mais, Bon Dieu ! Qui a autorisé la publication d&#8217;une telle horreur ?! Mais, Bon Dieu, qui a fait croire à monsieur l&#8217;auteur qu&#8217;il pouvait écrire et publier des livres ?! Car l&#8217;autre comble, c&#8217;était que l&#8217;auteur de cette calamité littéraire en avait déjà pondu d&#8217;autres, écrites sans doute dans le même français infirme!</p>
<p>On peut, bien sûr, tolérer certaines petites maladresses et incorrections, même chez les écrivains les plus illustres! Personne n&#8217;est infaillible de ce côté-là ! Mais s&#8217;arrêter à toutes les lignes, s&#8217;arracher les cheveux d&#8217;horripilation à chaque paragraphe et à chaque page ! Non ! C&#8217;est au-dessus de mes forces et au-dessus de mon indulgence de lecteur francophone assidu! Le problème excède ma personne, en fait ! Car, le fréquentant un peu depuis deux ans, j&#8217;imagine que notre auteur banlieusard ne peut admettre d&#8217;être taxé de mauvaise plume ! Lui qui emploie à profusion (mais presque jamais correctement) l&#8217;imparfait du subjonctif !!!</p>
<p>Son cas me rappelle d&#8217;abord celui d&#8217;un jeune écrivaillon qui, dès son premier roman, très mal écrit et très mal conçu du reste-, s&#8217;était permis de s&#8217;attaquer violemment au jury du Prix Comar lequel, selon lui, l&#8217;avait frustré de l&#8217;un des prix du concours littéraire annuel. J&#8217;ai lu ce roman-torchon et plus jamais je n&#8217;ai accepté de rencontrer son médiocre et prétentieux auteur. Je me souviens aussi de cette écrivaine, poétesse, nouvelliste, romancière, essayiste, philosophe, historienne, critique littéraire, critique d&#8217;art, critique-tout, qui un jour m&#8217;a envoyé le manuscrit de son premier roman pour que je le préface ! J&#8217;ai donc commencé par lire le monumental roman de 60 pages ! Inutile de vous dire à laquelle je m&#8217;étais arrêté ! Je sais que vous devinerez tout seuls !</p>
<p>Feu Alain Nadaud avait baptisé l&#8217;un de ses romans &#8220;D&#8217;écrire j&#8217;arrête&#8221;! Ah ! Si mes &#8220;amis&#8221; d&#8217;écrire arrêtaient ! Juste pour au moins se relire moins narcissiquement! Miroir, ô beau miroir, dis-leur ce que je n&#8217;ose pas leur dire ! Miroir, ô beau miroir, rapporte-leur très gentiment ce que je suis, là, en train d&#8217;écrire !</p>
<p>&nbsp;</p>
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