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	<title>opposition &#8211; Questions et Concepts d’Avenir</title>
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	<title>opposition &#8211; Questions et Concepts d’Avenir</title>
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		<title>Chronique : La commémoration de l’Indépendance à l’heure des élections. Par Mansour M’henni</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Mar 2024 06:35:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoires]]></category>
		<category><![CDATA[commémoration]]></category>
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					<description><![CDATA[Mansour M’henni Le propre de la commémoration des dates nationales symboliques s’inscrit pleinement dans cette logique, soulignée ou non, de ce qu’on pourrait appeler « une mémoire d’avenir », définie, comme il m’a été souvent donné de le rappeler, en écho à la maxime qui disait qu’il faut « regarder le passé pour éclairer l’avenir ». Cependant, ce qui [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img decoding="async" class="wp-image-3249 alignleft" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/01/jpc1-800x530.jpg" alt="" width="173" height="115" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/01/jpc1-800x530.jpg 800w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/01/jpc1-1160x768.jpg 1160w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/01/jpc1-1536x1017.jpg 1536w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/01/jpc1-750x497.jpg 750w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/01/jpc1-1140x755.jpg 1140w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/01/jpc1.jpg 1848w" sizes="(max-width: 173px) 100vw, 173px" />Mansour M’henni</p>
<p>Le propre de la commémoration des dates nationales symboliques s’inscrit pleinement dans cette logique, soulignée ou non, de ce qu’on pourrait appeler « une mémoire d’avenir », définie, comme il m’a été souvent donné de le rappeler, en écho à la maxime qui disait qu’il faut « regarder le passé pour éclairer l’avenir ». Cependant, ce qui est inévitable dans la stratégie commémorative, c’est l’arrière-fond politique qui ressort de l’ombre de toutes ses frustrations pour revendiquer une sorte de légitimité à mille intentions sous couvert d’un visage commun pour l’intérêt partagé.</p>
<p>On se souvient ainsi de la place et des dimensions que prenait la commémoration de l’Indépendance nationale sous le règne de Bourguiba et sous celui de Ben Ali. Un spectacle dans la juste conformité à l’esprit d’unité nationale, acquise après de longs et pénibles sacrifices, et à la nécessité de la protéger de toute dissidence et de toute tendance complotiste. Puis, à partir de 2011, cette date a été trainée dans toutes les alcôves et a été tantôt maltraitée comme une diabolique trainée, tantôt monnayée comme une belle kidnappée.</p>
<p>Cette année, la commémoration du 20 mars 1956 (68 ans déjà ! 68 ans seulement ?) me semble se parer déjà à l’heure des élections annoncées pour le dernier trimestre de l’année en cours. Oui, élections présidentielles comprises ! Alors là, tous les intéressés se manifestent au nom de la responsabilité dont ils se sentent redevables, mais aussi dans les termes voilés de l’insinuation, pour ne pas paraître exploiter l’événement national pour un intérêt personnel. Entendons-nous bien d’emblée, il n’y a ici aucun reproche signifié à l’égard de nulle attitude car le pays et son Histoire sont la propriété de tous les Tunisiens et chacun a le droit de se positionner à sa façon par rapport à ce qui s’y rapporte. N’empêche qu’il est permis de tirer de ce phénomène des impressions et de les partager pour une quelconque utilité ou pour la simple distraction.</p>
<p>Pour ma part, je veux simplement dire mon étonnement de ne pas voir se manifester, à cette occasion, des organisations, des groupes ou des personnes (Dois-je dire épersonnaliés » ?) politiques généralement pressées de ne rater aucune occasion pour le faire. Même la manifestation de la veille (le 19 mars) devant le Palmarium, en soutien aux Palestiniens de Gaza, n’a pas senti le besoin d’articuler les deux moments historiques des deux pays frères, malgré tous les rapprochements possibles et tous les souvenirs communs !</p>
<p>Du côté des partis politiques, j’ai relevé un pointage de présence de l’un d’entre eux, s’inscrivant dans la reconnaissance respectueuse du passé et dans l’adhésion au processus en cours vers l’avenir. Du côté du gouvernement, il y aurait eu des cérémonies disséminées dans certains gouvernorats et celle plus représentative du ministère de l’Intérieur. Tout cela est lisible, non sans les tiraillements qui président aux heurts et aux bonheurs de notre vie politique actuelle.</p>
<p>Cependant, la vidéo de Nizar Chaari (candidat déclaré aux présidentielles de 2024), diffusée sur sa page dans les réseaux sociaux, et la lettre ouverte de Mondher Znaïdi, adressée au Président de la République par le même biais, sont toutes deux bien ficelées et bien communiquées, dénotant leur élaboration dans le cadre d’un travail d’équipe et d’un conseil d’expérience. Ces deux messages nous paraissent mériter qu’on s’y attarde et qu’on prenne à leur égard l’attitude de Pangloss dans <em>Candide</em> de Voltaire, celle de « prendre le parti d&#8217;aller <em>raisonner</em> ailleurs de leurs <em>effets</em> et de leurs <em>causes »</em>.</p>
<p>Il est bien dit « ailleurs », donc pas ici. En attendant que se décante l’ambiance pour un serein débat sur les prochaines élections.</p>
<p>(<em>Publié aussi sur jawharafm.net)</em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Chronique : Tunisie, les vrais enjeux du temps présent  Par Mansour M’henni</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Feb 2023 08:23:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Etat]]></category>
		<category><![CDATA[Parlement]]></category>
		<category><![CDATA[Président]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans quelques semaines, la Tunisie aura installé son parlement issu de l’avènement du 25 juillet 2021, un événement comme la Tunisie en a connu et connaîtra encore. Quant à son aboutissement, l’Histoire seule le dira. Pour l’heure, la Tunisie est en situation d’urgence clinique et ceux qui prétendent la soigner s’amusent à se disputer ou [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img decoding="async" class="size-full wp-image-2770 alignleft" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/mansour-mhenni.jpg" alt="" width="136" height="185" />Dans quelques semaines, la Tunisie aura installé son parlement issu de l’avènement du 25 juillet 2021, un événement comme la Tunisie en a connu et connaîtra encore. Quant à son aboutissement, l’Histoire seule le dira.</p>
<p>Pour l’heure, la Tunisie est en situation d’urgence clinique et ceux qui prétendent la soigner s’amusent à se disputer ou à se dénigrer les uns les autres sans se soucier de son état, en aggravation continue. A peine a-t-on déclaré les résultats du second tour des élections législatives que chacun des acteurs politiques s’est mis à aiguiser le couteau de sa plume et de sa langue pour essayer d’atteindre son adversaire, aussi irréparablement que possible.</p>
<p>Essayons de voir, autant que faire objectivement se peut, comment se présente le paysage actuel. Et d’abord les partis politiques. Il paraît qu’il y en a près de 250 dans le pays, de quoi donner la preuve que notre conscience de la démocratie est plus ludique qu’efficacement pratique : la politique chez nous, on en joue et on la joue comme un jeu de cartes. N’empêche qu’il y en aurait une douzaine ou une quinzaine au plus de ces partis à essayer de fonctionner de fait comme des partis à peine structurés, au moins en donnant l’apparence. Ne nous étonnons pas alors de voir nos concitoyens se détourner d’une action politique, à tel point banalisée qu’elle ne vaut plus un respectable brouillon de projet. Sans doute le taux d’abstention aux dernières élections est-il dû, pour une part non négligeable, à ce délabrement et ce démantèlement de l’action censée s’épuiser à donner sens à l’intelligence et au labeur pour le bien commun. Le président de la République a trouvé là un argument en sa faveur pour écarter les partis, pour un temps de transition, dit-il, de son projet de remise de l’État en état et en marche. Mais là aussi, est-ce une raison pour rompre les canaux de communication avec tout le monde ? Est-ce surtout une raison pour enflammer les rapports et creuser largement le fossé séparant son équipe et toutes les forces vives du pays, surtout celles de la société civile ? Nous pensons surtout à la recrudescence de la tension entre la Présidence et l’UGTT. Franchement, cette méprise est vraiment mal venue, surtout maintenant ! Osons espérer dans la rationalité des deux parties pour ne leur faire voir, d’un côté comme de l’autre, que la principale priorité de l’action fédératrice : remettre l’État en bon fonctionnement pour une urgente sortie de la crise économique et sociale. De ce point de vue, l’UGTT gagnerait à ne pas rester prisonnière d’une consonance classique avec le corps des avocats et les organisations « droit-de-l&#8217;hommistes » et à s’ouvrir, avec un esprit aussi hospitalier et aussi coopératif, surtout à l’organisation patronale et à celle des agriculteurs, et pourquoi pas d’autres structures à même de faire valoir des perspectives et des idées supplémentaires.</p>
<p>Force est de conclure à la dimension négligeable des politiciens marqués par l’échec caractérisé de la décennie dite « noire » parce que désastreuse en raison d’un intérêt obsessionnel pour la politique politicienne et d’un désintéressement criminel à l’égard des secteurs économique et social. C’est à comprendre, même si ce n’est pas évident, qu’on veuille, dans un premier temps, les laisser à l’écart de la conception des formules de sauvetage étudiées. Ce qui est évident, cependant, c’est une sorte de réaffirmation, par la plupart des Tunisiens, de leur attachement à l’héritage bourguibien malgré tous les dénigrements dont il a fait l’objet de la part de certains opposants par trop prisonniers de l’aliénation idéologique. La place du PDL dans les sondages et l’élection d’un grand nombre d’anciens destouriens dans le nouveau parlement montrent, si besoin est, que la Tunisie est foncièrement bourguibienne, sans être nécessairement bourguibiste.</p>
<p>Il n’est alors peut-être pas exagéré de penser que l’enjeu politique tunisien se joue entre l’équipe de Kaïs Saïed et celle des destouriens, au sens large, beaucoup plus large sans doute que le terrain exclusif du PDL qui ne semble pas réussir à regrouper (il ne le veut peut-être pas) toute la base pro-destourienne. A négliger une bonne part des siens et de ceux qui peuvent s’associer à lui, le PLD est en train de réduire progressivement ses moyens humains et ses arguments politiques. Et à négliger une bonne part de ceux qui ont soutenu le processus du 25 juillet 2021, Kaïs Saïed est en train de mettre en doute son projet et ses intentions, limitant peut-être les chances de leur mise en application dans une société en démocratisation. N’empêche que ces deux blocs politiques, perçus dans leurs portées potentielles, restent dominants dans le rapport des forces en action. Sans doute est-ce pour cela qu’il y a une tendance à faire valoir, du côté des destouriens et leurs partenaires envisageables, une autre figure destourienne « plus sage et plus fédératrice », disent-ils, moins conflictuelle et plus coopérative, maîtrisant autant les principes du fonctionnement interne de l’Etat que les règles de la diplomatie souveraine mais interactive. Plusieurs noms sont évoqués dans cette enceinte des révisions et des prospections politiques, il leur faudra bien finir alors par s’entendre sur un chef de file, répondant aux besoins de l’instant. Nous croyons savoir que Hatem Ben Salem bénéficierait d’un important aval. Attendons voir l’avenir se construire !</p>
<p>Quoi qu’il en soit, il va de soi que toutes les options sont légitimes, mais la Tunisie a besoin de plusieurs volontés fédérées pour sortir de l’impasse. C’est pourquoi ceux qui croient comme fer que Kaïs Saïed va très tôt tomber se font, trop tôt et naïvement, des illusions, parce que ce sont leurs manières de l’attaquer qui le renforcent, d’autant plus que les intervenants internationaux semblent avoir d’autres préoccupations plus urgentes. Ils ont donc bien raison ces Tunisiens qui veulent une figure crédible, riche de plusieurs expériences et d’un tempérament de rationalité ferme, quand il le faut, mais d’une bonhomie respectueuse des personnes et des biens de la communauté. Une telle personnalité conduirait une large et lucide opposition constructive, en attendant de prendre le pouvoir dans les bonnes règles de la démocratie pour laquelle elle aura milité.</p>
<p>Mais de tous les côtés, si rien ne se fait et que des concessions ne soient pas consenties pour sortir le pays du guêpier où il sombre, il n’y aura d’avenir politique ni pour les uns ni pour les autres et c’est toujours la masse citoyenne qui en fera les frais.</p>
<p>(Publié dans jawharafm.net)</p>
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		<title>Chronique : 14 janvier, raison garder ! Par Mansour M’henni</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Jan 2023 13:14:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Pensées]]></category>
		<category><![CDATA[Janvier]]></category>
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					<description><![CDATA[Au-delà de la symbolique que la Tunisie du dernier demi-siècle a collée au mois de janvier pour en faire le mois des contestations et des violences politiques, il y a bien lieu aujourd’hui de s’attarder autant qu’il faut et de réfléchir et agir comme il faudrait pour franchir la situation actuelle aussi rapidement que possible [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img decoding="async" class="size-full wp-image-2770 alignleft" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/mansour-mhenni.jpg" alt="" width="136" height="185" />Au-delà de la symbolique que la Tunisie du dernier demi-siècle a collée au mois de janvier pour en faire le mois des contestations et des violences politiques, il y a bien lieu aujourd’hui de s’attarder autant qu’il faut et de réfléchir et agir comme il faudrait pour franchir la situation actuelle aussi rapidement que possible et avec les moindres dégâts.</p>
<p>On ne peut certes pas reprocher au président de la République sa ferme conviction du préjudice commis à l’égard de la patrie et son peuple, par tous les responsables politiques de la deuxième décennie du siècle, dont la désignation par « Décennie noire » semble s’être définitivement confirmée. Mais on ne peut pas considérer, non plus, que tous ceux qui ont manifesté un certain mécontentement à l’égard du processus politique de l’après 25 juillet 2021, comme tous des insensés et des traîtres. Il faut bien raison garder, d’un côté et de l’autre, et ne pas oublier qu’un pays est un tout et qu’il est la propriété de tous ses citoyens, sans exception, dans le juste cadre qui commande démocratiquement leur socialité.</p>
<p>Force est cependant de souligner l’extrême disparité des différents mouvements de contestation et d’en déduire deux remarques : D’abord cette disparité, voire même cette incompatibilité de mouvements politiques d’opposition, montre que le principal objectif de ces mouvements divers n’est peut-être pas l’intérêt du pays, pour soi, mais l’intérêt personnel ou partisan qui, comme souvent dans la politique politicienne, utilise et transite par le slogan de l’intérêt général, de la cause du peuple, etc. Dès lors, la deuxième remarque en découle : devant cette disparité comprise comme un manque de maturité politique et une preuve d’inefficacité de l’opposition politique en émanant, le pouvoir en place, aujourd’hui entièrement pris en main par le Président, ne la prend pas au sérieux et cherche à poursuivre sans frémir ce qu’il considère la voie du salut pour le pays. C’est en fait ce clivage essentiel que le président Kaïs Saïed a tenu à marquer par l’adoption du 17 décembre comme date symbolique de la Révolution, contre le 14 janvier qui, comme je l’ai précédemment développé, reste la date la plus logique, historiquement, par sa symbolique collective, contrairement à la symbolique individuelle du 17 décembre, étroitement liée à un destin personnel. Faisons un parallèle simple : la « fête de la Victoire », le premier du mois de juin, a disparu avec le départ de Bourguiba ; mais la fête de l’Indépendance, le 20 mars, est indélébile, et les rares tentatives d’y porter atteinte ont connu un échec cuisant.</p>
<p>Que faire donc dans la situation actuelle ? De notre modeste avis, déjà exprimé précédemment, le rôle de l’UGTT reste fondamental, essentiel et incontournable. Heureux déjà que, même dans son extrême mécontentement, annonçant « la grande bataille », le SG Noureddine Taboubi s’est exprimé, au nom de l’organisation syndicale, dans un langage serein, constructif et respectueux. L’initiative qu’il prépare prend soin d’éviter l’implication des partis politiques, au moins pour l’instant, et à se présenter comme un projet de la société civile, conforté par les idées de certains experts. C’est pourquoi, notre espoir est de voir le Président lâcher du lest de ce côté précis et ne pas se cramponner à son imperméabilité. Cela ne passera nullement pour un échec. Ce sera au contraire une preuve de rationalité et de prise en compte de l’intérêt de notre pays, tout notre pays et tous ses citoyens, même ceux qui ont gaffé et dont la justice peut s’occuper.</p>
<p>Ce 14 janvier 2023 nous rappelle encore que dans les moments les plus difficiles, il faut toujours raison garder. A bon entendeur salut !</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Chronique : Tunisie, comment penser le pari ? Par Mansour M’henni</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Oct 2022 21:59:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[Il est évident que la Tunisie d’aujourd’hui hésite à avancer tellement toutes les voix lui paraissent dissonantes et toutes les voies sans issues. C’est la faute aux politiques sans doute et c’est la faute aux citoyens aussi. Qui est le plus à blâmer ? Qui est le plus à plaindre ? Qu’importe ! Surtout qu’il est difficile à [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-2770 alignleft" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/mansour-mhenni.jpg" alt="" width="136" height="185" />Il est évident que la Tunisie d’aujourd’hui hésite à avancer tellement toutes les voix lui paraissent dissonantes et toutes les voies sans issues. C’est la faute aux politiques sans doute et c’est la faute aux citoyens aussi. Qui est le plus à blâmer ? Qui est le plus à plaindre ? Qu’importe ! Surtout qu’il est difficile à trancher tellement chacun de son côté cherche à passer pour le sauveur et le justicier, ou pour une victime en quête d’équité.</p>
<p>Il y a certes un repère dans le paysage actuel, on ne peut plus clair, dirait-on, avec le Président de la République en tête et derrière lui, bien derrière lui, la mouvance du 25 juillet 2021 telle que revue, corrigée et en structuration. D’aucuns disent : « C’est juste ce qui reste de cette mouvance car depuis, elle a perdu en masse et en teneur ». Il faut reconnaître que ce repère, plus il est clair plus il pousse certains aux scepticisme et à l’hésitation. N’empêche qu’il a aussi des fans qui s’en reconnaissent en tout enthousiasme et entière adhésion.</p>
<p>En face, il y a « les partis de la dernière décennie », comme on les appelle. Ils sont trop engloutis dans la rhétorique politicienne, politicarde même, pour oser présenter un plan de sauvetage et de relance, crédible et rationnel, crédible parce que rationnel, à même de laisser entrevoir un quelconque signe lumineux du développement souhaité.</p>
<p>En dehors ou en marge de ce duel, il y a le reste donc, qui serait « la masse citoyenne » considérée par les politiques comme une « masse silencieuse ». Si son silence est visible, et nullement audible ; sa citoyenneté est peu perceptible, ni dans les grandes décisions ni dans les grandes contestations. Il s’agirait, disent certains commentateurs, d’une masse prétexte, évoquée par chaque tribun pour justifier n’importe quoi et elle serait, semble-t-il, efficacement exploitée par les forces étrangères sans paraître le faire, à de rares exceptions près. A la fin, on serait de croire que cette masse est dans l’expectative, prête à tirer au sort son destin et celui des siens, en allant dans l’une des voies des deux grands clans antagonistes !</p>
<p>Pourtant, c’est peut-être cette masse citoyenne qui peut se hisser en paramètre déterminant et actif dans la réorganisation sociétale et dans l’engagement de son destin. Il lui suffirait d’adopter une position active consistant d’abord à raisonner des effets et des causes de toutes choses qui se proposent, pour concevoir un nouvel esprit et construire dessus un grand récit ou un grand écrit pouvant conduire à la tâche et au grand pari ! Ce qui donnerait lieu à un certain optimisme malgré tout ! De ce point de vue, c’est la dynamique de l’action civile qui est la plus à même de changer les choses en profondeur, encore faut-il qu’elle ne se laisse pas prendre dans les pièges, partout aux aguets, de la société politique telle que vécue depuis plus de dix ans ! Il semble aussi y avoir, dans le sillage de la société civile et à ses parages, de nouvelles compositions politiques aux formes incertaines mais aux objectifs raisonnés. Tant mieux si cela peut relancer l’implication politique sans les déformations constatées par le passé.</p>
<p>Peut-être alors, la question première à raisonner d’abord serait-elle : « Entre une Tunisie qui prie et une Tunisie qui crie, comment penser le pari ? »</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Chronique : De certaines voix à saluer ! Par Mansour M’henni</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Aug 2022 07:45:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Briki]]></category>
		<category><![CDATA[crise]]></category>
		<category><![CDATA[en avant]]></category>
		<category><![CDATA[pouvoir]]></category>
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					<description><![CDATA[Il nous a été donné de souligner, comme plusieurs avis citoyens, que la situation actuelle de la Tunisie et la gravité du moment historique qu’elle vit, sur la voie de la conception et de la construction de son avenir, sont d’une telle importance et d’une telle responsabilité qu’il devient du devoir de chacun de raison [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-4829 alignleft" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/08/portrait.jpg" alt="" width="233" height="131" />Il nous a été donné de souligner, comme plusieurs avis citoyens, que la situation actuelle de la Tunisie et la gravité du moment historique qu’elle vit, sur la voie de la conception et de la construction de son avenir, sont d’une telle importance et d’une telle responsabilité qu’il devient du devoir de chacun de raison garder et d’éviter de creuser davantage les fosses des conflits et d’attiser leur feu destructeur. Malheureusement, certaines voix politiques s’obstinent à animer les polémiques et à les conduire dans un langage qui frôle l’incorrection et s’inscrirait dans l’insulte et la diffamation, insensibles aux exigences éthiques, même et surtout dans le discours politique. D’ailleurs, à les examiner de près, ces discours ont un esprit plus apparenté à celui de la dictature qu’à celui de la démocratie dont ils font le refrain inlassable et le pain quotidien.</p>
<p>Est-ce à dire qu’il est impossible de penser et de faire de la politique dans un esprit de sérénité, dans la conversation calme, rationnelle et constructive ? Nous ne le croyons pas, nous pensons plutôt que la voix de la sagesse reste toujours vivace dans le cœur et dans l’intelligence humaine, pour peu que les citoyens – leurs élites surtout – en défendent et en développent l’intérêt et la nécessité. C’est dans cette conviction – et sans nulle appartenance partisane, ni même son intention – que j’ai écouté Abid Briki dernièrement, sur les ondes d’une radio privée, tenir un discours digne d’attention, peut-être en avant-goût de ce que son parti allait déclarer officiellement le lendemain.</p>
<p>Je précise d’emblée que je n’appréciais pas Abid Briki du temps de son implication aussi bien dans la Haute instance de 2011, responsable de plusieurs mauvaises appréciations, que du temps de son engagement dans le gouvernement de Youssef Chahed, dont on sait ce qui a découlé. Mais je pars du principe qu’un citoyen en général, ou même un acteur politique, peut réviser sa pensée et moduler ses engagements en fonction du contexte et de l’intérêt qu’il voit pour son pays et pour ses concitoyens. En effet, tous ceux qui sont restés aveuglement et inconditionnellement liés à des idéologies rigides ont fini avec des yeux qui regardent sans voir et avec une voix qui crie sans quelqu’un pour l’écouter. Des exemples assez éloquents ne manquent pas en Tunisie. C’est pourquoi j’ai trouvé, personnellement, une raison certaine dans les derniers propos du secrétaire général du parti « <em>Tunisie en avant </em>», des propos dont les médias, d’ailleurs, n’ont rapporté que l’appel à l’élaboration de la loi électorale.</p>
<p>Je crois au contraire que ce qui est plus essentiel à retenir dans la conversation radiophonique avec A. Briki, c’est justement cet appel à la conversation autour d’intentions claires de collaboration solidaire invitant toutes les parties, au pouvoir ou dans son soutien, dans l’opposition, dans la société civile ou ladite « indépendance », à dépasser au moins provisoirement les sources des conflits actuels et de remettre l’État en marche normale à partir d’un consensus minimal, à même de constituer une plateforme de base pour l’action et la construction, surtout dans les secteurs économique et social. De ce point de vue, A. Briki a essayé de répondre à toutes les questions « chaudes » du point de vue de sa démarche conciliante. Sans nulle propagande politique, il serait bon d’y jeter un coup d’œil de près et d’y songer sincèrement, surtout que son parti n’entend pas, comme d’autres, se proposer en chef de file, mais en simple collaborateur à un large échange de sauvetage. Peut-être alors l’UGTT, comme précédemment proposé ici et ailleurs, sera-t-elle la plus à même de conduire cette opération d’un haut intérêt national.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Chronique de BBH : Maraboutisme politique et « takfirisme » de gauche</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 Jun 2022 08:59:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[gauche]]></category>
		<category><![CDATA[maraboutisme]]></category>
		<category><![CDATA[takfirisme]]></category>
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					<description><![CDATA[Par Badreddine Ben Henda Hier, en commentant mon article intitulé &#8220;Hamma Hammami, Slaheddine Daoudi et ma citronnade du matin&#8221; (cf. Voix d&#8217;avenir en ligne et mon compte face-book personnel), la collègue et amie Rabâa Abdel-Kéfi m&#8217;a reproché d&#8217;avoir dénigré le passé militant du fondateur du POCT, et d&#8217;avoir en revanche été tendre avec Kaïs Saïed. [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-2942 alignleft" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2020/11/badr-benhenda.jpg" alt="" width="125" height="83" /><em>Par Badreddine Ben Henda</em></p>
<p>Hier, en commentant mon article intitulé &#8220;Hamma Hammami, Slaheddine Daoudi et ma citronnade du matin&#8221; (cf. <em>Voix d&#8217;avenir</em> en ligne et mon compte face-book personnel), la collègue et amie Rabâa Abdel-Kéfi m&#8217;a reproché d&#8217;avoir dénigré le passé militant du fondateur du POCT, et d&#8217;avoir en revanche été tendre avec Kaïs Saïed. Pour répondre, je dirais d&#8217;abord que l&#8217;amie Rabâa ne me lit pas très souvent. Dans les centaines d&#8217;articles de presse que j&#8217;ai publiés depuis le milieu des années 1980 jusqu&#8217;à ce jour, ma plume n&#8217;a ménagé presque aucun homme politique tunisien. Quand cela est nécessaire, indispensable, j&#8217;ai critiqué à ma manière ceux qui sont au pouvoir et ceux des Oppositions successives. Il est vrai que j&#8217;ai été plus acerbe avec certains, notamment ceux de la Gauche dont j&#8217;ai été proche ou à laquelle j&#8217;ai pour un temps appartenu. C&#8217;est le cas avec Hamma Hammami et d&#8217;autres &#8220;leaders&#8221; communistes, socialistes, démocrates, progressistes. Mais je n&#8217;ai été, pendant cette quarantaine d&#8217;années, le courtisan, le flagorneur, le thuriféraire inconditionnel de personne !</p>
<p>D&#8217;autre part, dans l&#8217;émission de Maïssa Badis, c&#8217;est Hamma qui se défigurait lui-même en relatant son martyre carcéral. L&#8217;animatrice – et cela était visible, flagrant – cherchait le sensationnel dans le récit de son invité et ce dernier lui en fournissait une bonne dose, au prix de quelques amplifications à mes yeux inutiles et anachroniques. Après tout, il ne s&#8217;agit guère d&#8217;une émission sérieuse de témoignage historique ; loin s&#8217;en faut ! De plus, le salafiste Khamis Mejri y avait lui aussi (dans le même style et presque avec les mêmes formules) romancé son &#8220;calvaire militant&#8221; dans les &#8220;prisons de Ben Ali&#8221; ! N&#8217;importe quel frère musulman terroriste, n&#8217;importe quel bandit ou trafiquant que les animateurs pernicieux auraient sans gêne invités, auraient détaillé de la même manière les tortures et sévices subis.</p>
<p>Pour en revenir à Hamma, et pour parler plus exactement de sa relation avec Radhia Nasraoui son épouse très malade en ce moment, j&#8217;espère me tromper en ayant le sentiment que, d&#8217;une certaine manière, et de plus en plus souvent, le chef inamovible du POCT instrumentalise politiquement la maladie de sa femme pour s&#8217;attirer la sympathie (et les voix) de quelques éventuels électeurs. Je le redis : ce n&#8217;est qu&#8217;une impression, et il revient à Hamma de la démentir.</p>
<p>A propos de mon attitude plutôt hostile à l&#8217;idolâtrie politique, je considère qu&#8217;un grand nombre de mes compatriotes, dont plusieurs amis personnels, cultivent depuis longtemps déjà une forme dérisoire de maraboutisme en sacralisant certaines figures emblématiques de la Gauche tunisienne. Les saints-leaders à ne jamais profaner, même en cas d&#8217;erreurs fatales, de désastreuses volte-face et de catastrophiques mésalliances de leur part, ont ainsi pour noms respectifs : Ahmed Néjib Chebbi, Mustafa Ben Jâafar, Mohame Moncef Marzouki, Hamma Hammami, Ahmed Mestiri, Maya Jeribi, et j&#8217;en passe.</p>
<p>En fait de formations et de leaders politiques aujourd&#8217;hui, reconnaissons que c&#8217;est la disette, la misère totale, la crise profonde et honteuse : il ne reste qu&#8217;un &#8220;kiosque&#8221; (celui d&#8217;Ennahdha) et alentour quelques étals en pitoyable état. Ni boutiques, ni magasins, ni grandes surfaces, c&#8217;est le marché parallèle qui prévaut partout. Le plus triste dans l&#8217;affaire, c&#8217;est que les modestes étals de ce qu&#8217;on ose encore appeler la Gauche progressiste s&#8217;approvisionnent de plus en plus régulièrement dans le &#8220;kiosque&#8221; de Rached Ghannouchi et consorts, sinon auprès de ténébreux &#8220;hommes d&#8217;affaires&#8221; tunisiens et étrangers ! Chez les uns et les autres, ils puisent des &#8220;voix&#8221;, ça, c&#8217;est connu ! Mais aussi bien d&#8217;autres &#8220;marchandises&#8221; plutôt illicites !</p>
<p>Ah ! Pour finir, un mot sur les nouveaux takfiristes de l&#8217;après-25 juillet : en effet, quel que soit le bord que tu as choisi après cette date, tu es systématiquement lynché, à tout le moins dédaigneusement raillé, par ceux d&#8217;en face. En ce moment, approuver certaines mesures de Kaïs Saïed, c&#8217;est blasphémer, c&#8217;est commettre l&#8217;irréparable, c&#8217;est s&#8217;exposer aux foudres lancinantes et aux cinglants lazzis de ses adversaires. Tu n&#8217;as plus le droit de te tromper comme tant d&#8217;autres l&#8217;ont fait avant toi du temps de Bourguiba, de Ben Ali et de toute la décennie noire du tristement historique &#8220;Printemps arabe&#8221; !</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Chronique: Le 17 décembre. Fête ou défaite ? Par Mansour M’henni</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 Dec 2021 12:17:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[avenir]]></category>
		<category><![CDATA[défaite]]></category>
		<category><![CDATA[fête]]></category>
		<category><![CDATA[pouvoir]]></category>
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					<description><![CDATA[Voilà passé le 17 décembre 2021 qui était précédé de toutes les promesses et les présomptions qui devaient en faire un jour d’exception, peut-être même le moment d’un retournement de l’Histoire. Finalement, ce jour-là fut un jour comme les autres, ou presque, et rien de ce qui était dit n’a eu lieu comme prévu ou [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-2770 alignleft" src="https://www.voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/mansour-mhenni.jpg" alt="" width="136" height="185" />Voilà passé le 17 décembre 2021 qui était précédé de toutes les promesses et les présomptions qui devaient en faire un jour d’exception, peut-être même le moment d’un retournement de l’Histoire. Finalement, ce jour-là fut un jour comme les autres, ou presque, et rien de ce qui était dit n’a eu lieu comme prévu ou promis.</p>
<p>Il y a eu certes quelques dizaines d’un côté, quelques centaines de l’autre, comme on a pris l’habitude d’en voir à tout bout de champ, pour un oui ou pour un non. C’est un signe indicateur du capital populaire de nos structures politiques, tous partis confondus, les pour et les contre : on aurait plus de deux cents partis et, pour ce qui est promis comme un grand jour, ils n’auraient réussi à mobiliser que quelques centaines, dont les chômeurs en contestation spontanée ou autonome. Au bilan, les habitués des plateaux et des studios des médias ont trouvé l’occasion de faire leur parade classique et de cracher dans les micros des slogans et des commentaires qui semblaient n’avoir aucun effet. C’est à se demander s’ils sont encore porteurs de sens !</p>
<p>Le Mouvement En-Nahdha, les « citoyens contre le complot » et autres dénominations avaient annoncé de graves incidents et des violences incontrôlables pour ce jour symbolique ! Aujourd’hui on comprend qu’il s’agissait peut-être d’appels camouflés et d’incitations implicites à de tels actes. Mais la masse citoyenne est devenue sourde à ces appels, moqueuse même, tellement ces voix et ces structures politiques sont devenues pour elle le signe d’une défaite caractérisée. De quelque côté qu’ils regardent, les Tunisiens ne voient que les marques de l’échec de leur pays à se structurer démocratiquement pour affronter les contraintes et les aléas des temps présents et pour se construire ou se reconstruire un modèle de développement où la plupart des citoyens peuvent se reconnaître et retrouver leur droit à une vie digne d’être vécue.</p>
<p>De l’autre côté aussi, celui du Président de la République et de ses partisans, rien de ce qui avait été symboliquement annoncé pour le 17 n’a eu lieu le jour prévu. La feuille de route a été annoncée le 13, sous la contrainte ou par estimation stratégique. Le Chef de l’Etat n’a pas fait le déplacement dans la « ville de la Révolution » où il devait prononcer un discours qui devait révolutionner la révolution : un communiqué sur la page officielle de la Présidence de la République a fait l’affaire. C’est même à se demander s’il n’y avait pas un quelconque regret d’avoir fait un grand tapage pour un jour qui se trouve être, au moins dans les conditions actuelles, un jour comme les autres, un jour d’attente désespérée et d’exaspération à peine contenue. L’indifférence populaire, ressentie ce 17 décembre, semblait dire à tous les politiques, de tous bords, que leurs jours symboliques, qu’ils soient un 17 ou un 14, ne constituent, à présent, qu’une farce de l’échec et qu’il n’y avait plus rien à fêter ni à commémorer. Les quelques dizaines d’individus regroupés devant le Théâtre municipal pour soutenir la démarche présidentielle soulignaient cette banalité devenue évidente de la notion même de sit-in ou de manifestation. D’aucuns soufflaient que ce petit groupe était venu du Sud du pays dans deux bus et avaient occupé les lieux très tôt le matin. On aurait pu dire la même chose des différents groupes finissant par se retrouver dans des ensembles relativement de plus grand nombre. Les uns comme les autres usent des mêmes stratégies et des mêmes pratiques pour un spectacle qui ne passionne plus.</p>
<p>Dans un autre coin de la Capitale, un sit-in se poursuit, mobilisé jour et nuit pour une revendication jugée fondamentale et à la source de tous les maux depuis que l’islam politique a pris le pouvoir et s’est infiltré pernicieusement dans les rouages de l’Etat et dans les nerfs de la société : on demande à fermer la filiale <em>tunisienne</em> de l&#8217;Union Internationale des Savants Musulmans (oulémas), plus connue sous le nom de l&#8217;Union de <em>Qaradawi. Abir Moussi et son parti ne cessent de gagner en sympathie et en soutien populaire, tous les chiffres l’indiquent. Est-ce pour cela que les autres partis tunisiens, y compris ceux qui dans la gauche se prétendaient contre l’islam politique, et même les organisations, les associations et les médias prennent des distances à l’égard de cette structure politique et de sa cheffe ? Les mêmes erreurs se répètent-elles des alliances contre nature ou contre raison ? Il est évident que </em>l&#8217;Union de <em>Qaradawi et ses variantes sont d’un effet fâcheux dans une société qui cherche à s’inscrire dans le sens de l’Histoire et de la démocratie. De ce fait, le mouvement du PDL est légitime et les forces modernistes devraient le soutenir, mais les petits calculs politico-politiques les empêcheraient de le faire, apparemment pour ne pas renforcer la crédibilité et l’aura d’un parti et d’une personnalité qu’on chercherait à éliminer de la place, peut-être même avant Qaradawi et consorts ! Autant parler d’une absurdité, comme plusieurs autres !</em></p>
<p><em>N’empêche que Abir aussi, bien que très bien placée dans les pronostics du pouvoir de demain, devrait repenser son positionnement dans le paysage politique tunisien de façon à ne pas demeurer seule contre tous. Elle devrait également ouvrir davantage ses discours aux grandes questions qui préoccupent les Tunisiens, des points de vue économique, social et culturel, et surtout en présenter un schéma cohérent à même de susciter l’espoir en elle chez la majorité de ses concitoyens.</em></p>
<p><em>En attendant des jours meilleurs pour la Tunisie et les Tunisiens, on serait tenté, à l’image de celui qui, par une nuit de janvier 2011, déambulait en scandant un slogan resté longtemps de référence, de chanter aujourd’hui le célèbre refrain d’une chanson de Jean Ferrat :</em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em>Faut-il pleurer, faut-il en rire</em></p>
<p><em>Fait-elle envie ou bien pitié</em></p>
<p><em>Je n&#8217;ai pas le cœur à le dire</em></p>
<p><em>On ne voit pas le temps passer</em></p>
<p style="text-align: right;"><em><strong>(Publié dans Le Temps du 19-12-2021, sous un autre titre)</strong></em></p>
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		<item>
		<title>Chronique: &#8220;Sauvons la République !&#8221; Par Arselène Ben Farhat</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Aug 2021 08:50:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[constitution]]></category>
		<category><![CDATA[peuple]]></category>
		<category><![CDATA[république]]></category>
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					<description><![CDATA[La République est un régime politique dans lequel le peuple exerce le pouvoir à travers des représentants élus démocratiquement et librement par tous les citoyens. Aujourd’hui, les événements qui ont eu lieu le 25 juillet 2021 ont dévoilé la profondeur et la complexité de la crise institutionnelle que traverse notre pays. Ils ont conduit les [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-3685 alignleft" src="https://www.voixdavenir.com/ibylensu/2021/05/arselene-ben-farhat.jpg" alt="" width="111" height="156" />La République est un régime politique dans lequel le peuple exerce le pouvoir à travers des représentants élus démocratiquement et librement par tous les citoyens. Aujourd’hui, les événements qui ont eu lieu le 25 juillet 2021 ont dévoilé la profondeur et la complexité de la crise institutionnelle que traverse notre pays. Ils ont conduit les Tunisiens à considérer la République non pas comme un simple objet de réflexion philosophique et politique théorique étudié par l’élite des intellectuels et des Professeurs en droit constitutionnel, mais comme un sujet qui intéresse toutes les classes sociales et une expérience vécue intensément par tous les citoyens suscitant chez eux des déceptions, des frustrations, des critiques et de multiples questions. Pourquoi le régime politique républicain né en 2014 a-t-il totalement échoué ? Quelles sont les mesures qui pourront sauver notre République ?</p>
<p>Il est évident qu’il y aura un avant et un après   25 juillet 2021 et qu’il est quasiment impossible de retrouver au niveau politique la situation d’avant le 25 juillet. Les évènements qui ont eu lieu ce jour-là vont marquer l’histoire moderne de notre pays et constituer un vrai tournant dans l’évolution de nos institutions vers la démocratie ou la dictature. Par surprise et contre toute attente, le Président de la république a pris plusieurs décisions: il met à l’écart le chef du gouvernement, gèle les activités du parlement, décide la levée de l’immunité de tous les parlementaires et va présider en personne le parquet afin d’assurer efficacement les poursuites judiciaires de tous les corrompus. Le Président de la République s’est basé sur les dispositions de l’article 80 de la Constitution tunisienne de 2014. Or, les conditions énoncées par cet article sont-elles réunies ? Le Président de la République a-t-il consulté le chef du gouvernement et le président de l’Assemblée des représentants du peuple ? A-t-il le droit de s’immiscer dans la justice en  assurant la supervision du ministère public?</p>
<p>Les opposants à Kais Saïed sont inquiets et leur crainte est renforcée par les moyens mobilisés : le Président de la République, en tant que chef des forces armées a demandé aux militaires d’appliquer ses décisions en interdisant l’accès au Parlement et au siège du gouvernement à al-Kasbah. Il s’octroie ainsi tous les pouvoirs : exécutif, législatif et judiciaire. Les partis au pouvoir, des figures historiques de l’opposition comme Hamma Hammami et Najib Chabbi et certains professeurs en droit constitutionnel comme Iyadh Ben Achour, considèrent qu’il s’agit d’un coup d’état constitutionnel<em>« contre la révolution et contre la Constitution » d’après Nahdha.</em> Ils demandent donc au Président de la République d’annuler ces mesures et de respecter la légalité. Selon eux, l’interruption du processus démocratique mettra en danger la Tunisie qui risque de sombrer dans le chaos.</p>
<p>Or il semble bien difficile de soutenir ce point de vue des opposants à Kais Saïed, car dès l’annonce de ces décisions, une explosion de joie populaire a submergé le pays et cette réaction populaire spontanée a été considérée par des observateurs tunisiens et étrangers comme un soutien indéfectible apporté au Président. En effet, des milliers de Tunisiens sont sortis dans les rues des différentes villes et diverses régions du pays pour exprimer leur joie en klaxonnant, en applaudissant, en tirant des feux d&#8217;artifice, en entonnant l’hymne national et en lançant des slogans de soutien au chef de l&#8217;Etat qui va s’offrir un bain de foule. Il déclare : « Selon la constitution, j&#8217;ai pris des décisions que nécessite la situation afin de sauver la Tunisie, l&#8217;Etat et le peuple tunisien ».</p>
<p>Peut-on parler dans ce cas de coup d’état? Je doute fort. S’agit-il alors d’un coup de tête d’un président qui cherche à déstabiliser ses adversaires ? Rien ne peut confirmer cette thèse. Bien au contraire l’examen des événements du 25 juillet 2021 montre qu’il s’agit plutôt d’un réel coup de génie d’un leader qui a bien compris les aspirations du peuple et qui veut agir efficacement pour préserver la République et bien la protéger. Il recourt donc à des moyens apparemment &#8220;anti-démocratiques&#8221; pour sauver la démocratie et sauver la Tunisie : « La situation actuelle nous a poussé à entreprendre des mesures exceptionnelles pour sauver la République et sa population » affirme le chef de l&#8217;Etat.</p>
<p>En effet, notre pays est réellement menacé d’un effondrement économique, politique et sanitaire. Le régime politique a totalement échoué et a plongé notre pays dans une grave crise institutionnelle et le gouvernement de Hichem Mechichi issu de ce régime a entrainé la Tunisie dans une chute vertigineuse dans les domaines économique, financier, social et sanitaire. Il a été incapable de mener des réforme réelles étant pris en otage par une classe politique caractérisée par l’incompétence, la corruption, l’arrivisme, le manque d&#8217;anticipation et de coordination, etc. Le parlement  a été, lui aussi, paralysé par les oppositions et les conflits entre les partis politique. Du coup, il est devenu, non pas l’espace de dialogue, d’échange, d’invention et  de renouvellement, mais le théâtre de  violence verbale et physique transmise en direct à la télévision.</p>
<p>Dans un tel contexte catastrophique, les Tunisiens ont besoin d’un sauveur et s’il n’existe pas, ils vont l’inventer. Kais Saïed leur apparait comme un héros qui va leur offrir la bouée de sauvetage en prenant en main la destinée de notre pays et en menant :</p>
<ul>
<li>une lutte efficace contre l’effondrement économique qui a engendré un accroissement inquiétant du nombre des chômeurs surtout parmi les jeunes diplômes et une augmentation spectaculaire des prix,</li>
<li>un assainissement de la vie politique en éliminant l’utilisation de la religion et de l’argent « sale » comme moyens de conquête des classes populaires</li>
<li>un combat plus efficace contre le coronavirus qui entraine chaque jour environ 200 mort.</li>
</ul>
<p>En somme, les Tunisiens attendent beaucoup de Kais Saïed. Ils ne supportent ni le retour de la dictature, ni l’effondrement économique, politique et social du pays. Ils veulent l’instauration rapide d’une nouvelle République fondée sur la liberté d’expression, d’association et de réunion, sur l’égalité entre tous les Tunisiens et sur l’indépendance de la justice. Tous ces droits ont été acquis grâce aux sacrifices du peuple tunisien et personne n’accepte de les abandonner. La nouvelle République doit donc s’inscrire dans le même élan de la Révolution de 2011 en permettant aux Tunisiens de réaliser toutes leurs aspirations.</p>
<p>&nbsp;</p>
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