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	<title>partis &#8211; Questions et Concepts d’Avenir</title>
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	<title>partis &#8211; Questions et Concepts d’Avenir</title>
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		<title>Chronique : Tunisie, le sens de l’impasse ! Par Mansour M’henni</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 25 Dec 2022 16:55:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoires]]></category>
		<category><![CDATA[citoyens]]></category>
		<category><![CDATA[impasse]]></category>
		<category><![CDATA[responsabilité]]></category>
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					<description><![CDATA[Je prie ceux qui voudront bien me lire d&#8217;être indulgents pour ces lettres, si mal coordonnées. Elles ont été écrites fiévreusement, dans l’indignation et la souffrance, et publiées en hâte, pour démasquer, si possible, tant d&#8217;hypocrites ignominies, pour essayer de faire entendre un peu de vérité et pour demander un peu de justice. (P. Loti, [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: right;"><em>Je prie ceux qui voudront bien me lire d&#8217;être indulgents pour ces lettres, si mal coordonnées. Elles ont été écrites fiévreusement, dans l’indignation et la souffrance, et publiées en hâte, pour démasquer, si possible, tant d&#8217;hypocrites ignominies, pour essayer de faire entendre un peu de vérité et pour demander un peu de justice.</em></p>
<p style="text-align: right;"><em>(P. Loti, Turquie agonisante)</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img decoding="async" class="size-full wp-image-2770 alignleft" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/mansour-mhenni.jpg" alt="" width="136" height="185" />Dans la langue française, le mot « sens » a plusieurs sens et c’est pour cela qu’il est retenu dans le titre de la présente chronique portant sur la situation actuelle de la Tunisie.</p>
<p>En effet, « Sens » peut signifier « la sensation », ainsi définie par le dictionnaire <em>Larousse</em> : « Chacune des fonctions psychophysiologiques par lesquelles un organisme reçoit des informations sur certains éléments du milieu extérieur, de nature physique (vue, audition, sensibilité à la pesanteur, toucher) ou chimique (goût, odorat) ».</p>
<p>Il signifie également « le sentiment », défini comme une « aptitude à connaître, à apprécier quelque chose de façon immédiate et intuitive ».</p>
<p>Il peut signifier aussi « la signification » ou « l’acception », autrement dit « ce que quelque chose signifie, ensemble d&#8217;idées que représente un signe, un symbole ».</p>
<p>Il signifie enfin quelque chose de l’ordre de l’argument, qui se définirait comme la « raison d&#8217;être, [la] valeur, [la] finalité de quelque chose, ce qui le justifie et l&#8217;explique ». Tel est le cas dans l’expression à portée existentielle : « Donner un sens à son existence ».</p>
<p>Aujourd’hui que tout le monde, à l’intérieur comme à l’extérieur, qualifie d’impasse la situation de la Tunisie, tous ces sens sont actualisés pour la signifiance de l’impasse dans ce cas de figure. De fait, il est difficile de nier, sauf par entêtement, que les Tunisiens ont la sensation actuelle d’une certaine asphyxie, leur ôtant le vrai goût de vivre paisiblement dans un pays où il fait bon vivre. Toutefois, pour chercher un responsable de cet état des choses, il ne faudrait pas tomber sur le premier bouc émissaire trouvé en concordance avec le présupposé idéologique présidant à cette recherche. Tout le monde est responsable, et personne n’est prêt à interagir avec autrui pour envisager une issue possible, une issue convenablement partageable. C’est qu’à ce niveau de la considération des choses, le premier sens de « sens » et le second se croisent jusqu’à se confondre et la sensation physique devient l’autre face d’un sentiment affectif traduisant l’état psychique déplorable du citoyen, « lassé de tout même de lassitude ». Ces deux « sens » conjoints ont pour principal une léthargie caractérisée, généralisée aussi, pouvant amener, ou amenant déjà, un blocage de la machine du développement, voire même du rythme d’une vie aussi « normale » que possible.</p>
<p>Ce volet ainsi présenté, on se tournerait vers les deux autres « sens » qui s’associeraient autour de la part intellectuelle du citoyen et de sa responsabilité déterminante dans la conception idoine de la façon d’être et de faire pour le bien-être de tous et le bienfondé du vivre-ensemble. Là, on pointe plus particulièrement les responsables politiques, toutes tendances confondues, et ceux qu’on désigne comme « l’élite cultivée », toutes disciplines associées.</p>
<p>Le constat on ne peut plus objectif est de rejet absolu, concernant « les politiques », souvent trop politiciens pour l’essence même « du politique », jusqu’à la politicaille et « la plus naïve politicaillerie » (Pierre Loti), qui ne peuvent conduire qu’à l’agonie. Quant aux intellectuels, ils sont jugés bien en-deçà de toute attente quant à leur responsabilité dans la démocratisation d’une conscience culturelle de la démocratie, délestée des considérations égotistes, calculatrices ou opportunistes.</p>
<p>Que faire alors devant l’impasse ?</p>
<p>Il est évident que si la responsabilité est partagée, la solution doit être communément conçue et élaborée. Le cadre a toujours été difficile à déterminer, n’empêche que, comme nous l’avions précédemment suggéré et depuis un certain temps déjà, doivent encore être mis à l’épreuve la responsabilité et l’engagement de l’UGTT, pour tout le monde et non pour les syndiqués uniquement. Celle-ci aurait pour rôle essentiel d’initier le cadre idoine d’une vraie conversation plurielle, sereine et détachée de présupposés politicards, y compris pour la centrale syndicale elle-même. Diverses sensibilités sont à associer à cette réflexion et cette discussion en vue d’une issue vraiment démocratique – démocratique et non populiste.</p>
<p>Aucune autre issue n’est à même d’épargner les risques majeurs d’un avenir compromis et d’une instabilité néfaste d’un pays qui a tout pour être bien portant et pour garantir à ses citoyens un bien-être enviable.</p>
<p>Espérons donc dans l’éveil des consciences et dans l’humilité citoyenne pour la convergence des intentions et la conjugaison des efforts !</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Chronique : Un bras de fer pour l’enfer ! Par Mansour M’henni</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 18 Jun 2022 08:25:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[bras de fer]]></category>
		<category><![CDATA[enfer]]></category>
		<category><![CDATA[Présidence]]></category>
		<category><![CDATA[UGTT]]></category>
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					<description><![CDATA[La caractéristique principale de la vie politique, depuis 2011, semble être la logique du bras de fer. Ce jeu, politiquement dangereux malgré l’idée de démocratie qu’il donne l’illusion de défendre, n’est sans doute pas étranger à la situation gravement détériorée de la Tunisie, apparemment en chute libre vers la faillite dans l’absolue inconscience de ceux [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La caractéristique principale de la vie politique, depuis 2011, semble être la logique du bras de fer. Ce jeu, politiquement dangereux malgré l’idée de démocratie qu’il donne l’illusion de défendre, n’est sans doute pas étranger à la situation gravement détériorée de la Tunisie, apparemment en chute libre vers la faillite dans l’absolue inconscience de ceux qui ont en main son destin.</p>
<p>Mais de tous les bras de fer en compétition, celui entre l’UGGT et le Président de la République est sans doute le plus spectaculaire, mais aussi le plus chargé de lourdes et désastreuses conséquences. Il ne s’agit nullement, ici, de donner raison ou tort à l’un ou l’autre des adversaires, ainsi entendus même à demi-mot, à un moment où ils auraient dû se situer et agir en tant que partenaires, malgré, grâce même, à leurs différences, voire leurs divergences, attestées. Devant le danger imminent, un compromis est non seulement possible, mais nécessaire. C’est une question de vie ou de mort.</p>
<p>Aucune des parties engagées dans ce jeu de bras de fer ne cherche à s’interroger sur le bienfondé ou non de son action et de sa vision des choses. Chacune cherche à accuser la partie en face et à l’accuser de tous les torts, alors que tout le monde est responsable, chacun ayant peu ou prou une part incontestable dans l’aggravation de la crise où nous sommes. Il suffirait d’un sérieux et sincère examen de conscience pour s’arrêter sur tous les devoirs manqués et sur toutes les contributions non consenties, pour découvrir également ce que l’entêtement politique peut engendrer en termes d’aveuglement et d’insensibilité à la douleur et au désarroi d’une société qui va droit sur la perte de ses repères et de son énergie solidaire.</p>
<p>A ce propos, je préfère ne pas m’attarder sur les partis politiques qui, en une décennie, ont donné la preuve de leur incompétence à penser un bel avenir pour notre pays et à œuvrer pour y parvenir, aussi relativement et aussi progressivement que cela se devrait et que cela serait possible. Je parle d’un côté d’une présidence jouissant d’une plateforme élective très réconfortante, mais ne songeant pas à la consolider par le recours régulier au fondement essentiel de la démocratie, la conversation, la vraie, ni biaisée ni simulée. D’un autre côté, il y a l’UGTT au capital historique honorable et au rôle incontestable dans la voie à tracer pour l’avenir. L’organisation agit-elle, ces derniers temps, dans le sens d’une facilitation du chemin vers l’avenir requis ainsi que de la mise en lumière des repères qui l’éclairent ? Il y a bien lieu d’en douter en voyant avec quelle facilité et avec quelle précipitation elle use de moyens, pourtant légitimes, dont les conséquences sur l’économie du pays sont catastrophiques et dont l’impact sur les conditions et les interactions sociales nécessitera plusieurs sacrifices et retardera encore plus, et encore plus gravement, toute éventualité d’une juste et heureuse issue de la crise.</p>
<p>La présidence semble trop obsédée par sa seule façon de voir les choses qui commence à paraître davantage comme un montage théâtral que comme une opération chirurgicale. L’UGTT semble trop entêtée à s’affirmer en tant que partenaire incontournable et décideur dans ce qui est à entreprendre et que de ce fait, elle a les moyens qu’il faut pour exercer son pouvoir. Pourtant, des occasions se sont créées pour un échange constructif entre les deux principales parties de la gestion de la situation présente, si l’on accepte de marginaliser, au moins pour un temps de la transition, la politique partisane tellement elle fomente les conflits au lieu d’en réduire les flambées.</p>
<p>Saura-t-on donc prendre vraiment conscience, et à temps, du danger qui menace notre pays et ses citoyens ? Osons y croire, malgré l’absence d’indices prometteurs ! Sinon, ce sera l’éternel bras de fer pour l’enfer.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Chronique: Hôtels, tourisme et islamisme politique. Par Badreddine Ben Henda </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Jun 2022 08:04:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[hôtels]]></category>
		<category><![CDATA[islamisme]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
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					<description><![CDATA[Pendant la décennie noire qui a vu l&#8217;islamisme politique triompher &#8211; modérément en Tunisie mais bien plus dramatiquement dans d&#8217;autres pays arabes-, les hôtels touristiques des villes côtières ont dû s&#8217;adapter au nouveau type de clientèle imposé par le contexte d&#8217;alors. On ne servait plus d&#8217;alcool, sinon, on le faisait très discrètement et au profit [&#8230;]]]></description>
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<div dir="auto"></div>
</div>
<div class="cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql o9v6fnle ii04i59q">
<div dir="auto"><img decoding="async" class=" wp-image-2942 alignleft" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2020/11/badr-benhenda.jpg" alt="" width="149" height="99" />Pendant la décennie noire qui a vu l&#8217;islamisme politique triompher &#8211; modérément en Tunisie mais bien plus dramatiquement dans d&#8217;autres pays arabes-, les hôtels touristiques des villes côtières ont dû s&#8217;adapter au nouveau type de clientèle imposé par le contexte d&#8217;alors. On ne servait plus d&#8217;alcool, sinon, on le faisait très discrètement et au profit de résidents privilégiés au nombre extrêmement réduit.</div>
</div>
<div class="cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql o9v6fnle ii04i59q">
<div dir="auto">Dans les piscines, le burkini éclipsait toute autre mode de maillot de bain. On se sentait mal à l&#8217;aise même en short et torse nu. Les chambres indiquaient toutes la qibla pour les prieurs et les prieuses. C&#8217;est à peine si les plages et les pistes de danse ne se transformaient pas en aires de rassemblements religieux intégristes.</div>
</div>
<div class="cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql o9v6fnle ii04i59q">
<div dir="auto">Je suis content aujourd&#8217;hui de voir nos unités hôtelières se libérer des diktats daëchiens. Les touristes locaux et étrangers n&#8217;ont plus peur d&#8217;être traités comme de sataniques impies. On sent les hôteliers délivrés du poids des hypocrites mesures auxquelles ils étaient directement ou indirectement forcés.</div>
</div>
<div class="cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql o9v6fnle ii04i59q">
<div dir="auto">Mais il faut reconnaître que la menace est toujours persistante d&#8217;un retour, voire d&#8217;un raffermissement de l&#8217;islamisme hégémonique intolérant.</div>
<div dir="auto">Récemment, le chef inamovible d&#8217;Ennahdha Rached Ghannouchi déclarait à un journal koweitien que cet intégrisme est une hydre à plusieurs têtes impossible à anéantir totalement.</div>
</div>
<div class="cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql o9v6fnle ii04i59q">
<div dir="auto">Ce qui n&#8217;est pas faux. Obligation donc de persévérer dans le combat contre ce monstre hideux qui mine les esprits et détruit toute velléité progressiste. En s&#8217;opposant à l&#8217;avènement d&#8217;un nouveau régime autoritaire, les anti-Saïed doivent clairement se distinguer des mouvements soi-disant similaires que dirige ou soutient le parti de Ghannouchi et celui de Makhlouf.</div>
</div>
<div class="cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql o9v6fnle ii04i59q">
<div dir="auto">Autrement, l&#8217;amalgame est facile et instantané. Une certaine Gauche tunisienne peu populaire est actuellement en train de rendre de précieux services à Ennahdha et à ses alliés (anciens et nouveaux). L&#8217;islamisme politique regagnera de la sorte plus de terrain. Et le plus triste dans cela, c&#8217;est que notre Gauche souvent gauche n&#8217;a manifestement rien retenu des leçons de ses cuisants revers du passé tout récent.</div>
</div>
<div class="cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql o9v6fnle ii04i59q">
<div dir="auto">Elle s&#8217;entête dans le même jeu et dans les mêmes positionnements qui l&#8217;ont pratiquement ruinée.</div>
<div dir="auto">En définitive, elle n&#8217;a jamais trouvé la solution ni contre Bourguiba ni contre Ben Ali ni contre Ghannouchi et ses sbires multicolores, ni bien sûr contre le projet de Kaïs Saïed.</div>
<div dir="auto"></div>
</div>
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		<title>Chronique: Une démocratie avec les partis et non une démocratie des partis. Par Mansour M’HENNI</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Nov 2021 16:46:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Non classifié(e)]]></category>
		<category><![CDATA[avenir]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[faillite]]></category>
		<category><![CDATA[Président]]></category>
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					<description><![CDATA[Le 25 juillet 2021 a conclu à l’échec d’une gouvernance qui se disait de démocratisation et qui n’en avait montré ni l’esprit, ni les moyens, ni les produits. L’après 25 juillet est conduit au nom du redressement de la situation et de la rectification du tir, désignés de différentes façons, allant de la « révolution » jusqu’à [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img decoding="async" class="size-full wp-image-2770 alignleft" src="https://www.voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/mansour-mhenni.jpg" alt="" width="136" height="185" />Le 25 juillet 2021 a conclu à l’échec d’une gouvernance qui se disait de démocratisation et qui n’en avait montré ni l’esprit, ni les moyens, ni les produits. L’après 25 juillet est conduit au nom du redressement de la situation et de la rectification du tir, désignés de différentes façons, allant de la « révolution » jusqu’à « l’épuration », en passant par « la vraie démocratie, celle du peuple ».</p>
<p>A bien y penser, objectivement et sereinement, autant le 25 juillet peut avoir une valeur de salut, autant le temps d’aujourd’hui peut être porteur d’appréhension et de scepticisme. Le fait est que, depuis 2011, on ne communique plus en Tunisie, malgré tous les plateaux médiatiques, devenus par trop caricaturaux et superficiels, donnant l’impression de jouer une parodie de la démocratie apparaissant alors comme illusoire, fallacieuse et farcesque même. Toujours est-il que ces spectacles de discussion étaient présentés comme l’argument majeur de notre démocratie postrévolutionnaire, s’opposant à la dictature du « régime déchu ».</p>
<p>D’une certaine façon, les Tunisiens assument une bonne part de la responsabilité dans la défaillance démocratique tout au long de la deuxième décennie du XXIème siècle. Une machinerie politicarde, téléguidée par les maîtres de la géostratégie, a réussi à se jouer de leur bonne foi par trop naïve et de leur enthousiasme peu contenu, pour les fasciner par des mots pompeux et des slogans creux, pendant qu’elle réalisait ses projets mercantiles et donnait satisfaction à ses parrains occultes. De fait, ce qu’on appelle « le peuple tunisien » n’a jamais été unanimement, ni même majoritairement, le décideur et l’acteur de ses révolutions, sauf peut-être pour sa lutte contre le colonialisme. En effet, la responsabilité démocratique suppose une conscience généralisée et une intelligence libre, décidant de façon quasi consensuelle de la voie à suivre et de la façon d’atteindre les objectifs entendus. « La démocratie recèle cette vertu paradoxale que le jugement de la masse des citoyens ordinaires est supérieur à celui d’ &#8220;une petite élite&#8221; », écrit François de Bernard, en référence à Aristote. Mais pour contourner cette exigence essentielle de la logique démocratique, les politiciens manipulateurs se servent de plusieurs notions donnant l’illusion de la démocratisation et conduisant presque toujours à une nouvelle oligarchie, « la minorité qui gouverne pour son bénéfice commun ». Des mots comme « peuple », « révolution », « liberté », etc. perdent alors leur sens profond et ne font plus fonction que de clés ouvrant les portes de la manipulation pour une exploitation et une domination plus réussies entre les mains des décideurs. « La démocratie n’est qu’un nom : le nom de ceux qui l’invoquent et l’utilisent à leurs propres fins », lit-on encore dans <em>L’emblème démocratique</em>.</p>
<p>Tel est effectivement le constat flagrant au terme du gouvernement de la Tunisie de 2011 à 2021, si bien qu’à la comparaison plusieurs observateurs et commentateurs ont conclu à la similitude criante et étonnante entre le régime de cette période et celui contre lequel elle s’était érigée en acte de sauvetage. Mais l’important, aujourd’hui, c’est de se demander si ce que nous vivons depuis le 25 juillet 2021 rompt vraiment avec cette manière de faire, celle prétextant la démocratie en vue d’une nouvelle oligarchie. D’aucuns le criaient déjà le 26 juillet, mais d’autres, qui avaient soutenu l’acte de rupture accompli par le Président de la République et peut-être le soutiennent encore à leur façon, ceux-ci donc commencent à exprimer un certain malaise et quelques appréhensions.</p>
<p>Nul n’ignore, puisque le Président lui-même en fait état, que certains groupements, tous politiques même s’ils se dotent de désignations variées, se constituent comme une nouvelle « ceinture » du pouvoir présidentiel qui aurait besoin d’assises politiques structurées (partis, associations, clubs, etc.) et font donc déjà figure d’une nouvelle oligarchie en épanouissement. Certes, la présidence peut marquer sa distance à l’égard de ces mouvements présentés comme de libre action « démocratique », n’empêche que certains lapsus présidentiels donnent lieu à des interprétations séparatistes nullement profitables à l’image d’un pays uni et solidaire tel que désiré par ses citoyens. Le lapsus le plus récent est celui dû à une permutation entre les mots « citoyens » et « patriotes » à propos de la justice, et ayant provoqué toute une polémique autour de l’obsession présidentielle par la notion « d’épuration », jugée à tendances discriminatoire, séparatiste et même « autrement terroriste ».</p>
<p>Nous pensons que l’état d’exception peut justifier les mesures prises jusqu’à présent, mais qu’il n’a pas besoin de s’inscrire dans la logique d’un conflit interne à la société, attisant les sentiments d’hostilité et donnant l’impression d’une politique de revanche ou de vengeance. Une démarche sereine et rationalisée est requise dans les délais les plus brefs afin d’éviter tout dérapage du processus correctif initié le 25 juillet de cette année. Une justice assainie, structurellement convenue à cet effet, procèdera aux préalables requis et aboutira aux verdicts conclus dans le respect de l’égalité entre tous les citoyens, indépendamment de toute autre caractéristique les distinguant. C’est au Président de la République, secondé par son gouvernement, d’engager cette démarche juste et constructive. Reste que les dialogues dont il est question partout, nous pensons que la présidence peut en annoncer le déclenchement en demandant à ceux qui les organisent d’en faire la synthèse écrite pour le Président qui chargera un comité de compétences neutres d’en dégager la démarche à suivre, institutionnellement, à l’avenir.</p>
<p>Les partis politiques ont certes donné la preuve de leur faillite politique, mais on ne saurait les empêcher de dialoguer et de présenter des propositions et des suggestions. Il en est de même de toutes les autres structures citoyennes. La démocratie n’est pas forcément celle des partis politiques, mais elle peut s’en accommoder sans s’y soumettre.</p>
<p>Une démocratie avec les partis et non une démocratie des partis.</p>
<p style="text-align: right;"><em>(Publié dans le journal Le Temps du 31-10-2021)</em></p>
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		<title>Chronique : Mon histoire avec Kaïs Saïed. La vôtre aussi peut-être ? Par Mansour M’HENNI</title>
		<link>https://voixdavenir.com/chronique-mon-histoire-avec-kais-saied-la-votre-aussi-peut-etre-par-mansour-mhenni/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Sep 2021 09:21:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Pensées]]></category>
		<category><![CDATA[25 juillet]]></category>
		<category><![CDATA[attentes]]></category>
		<category><![CDATA[decret 117]]></category>
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		<category><![CDATA[Saïed]]></category>
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					<description><![CDATA[Ceux qui ont connaissance des chroniques précédemment publiées sur ce site, de façon régulière depuis plus de huit années, se souviennent qu’à l’approche des élections présidentielles de 2019 je m’étais demandé si Kaïs Saïed était sérieusement un candidat présidentiable. Je connaissais l’homme de loin, en tant que collègue et en tant que parent d’un élève [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Ceux qui ont connaissance des chroniques précédemment publiées sur ce site, de façon régulière depuis plus de huit années, se souviennent qu’à l’approche des élections présidentielles de 2019 je m’étais demandé si Kaïs Saïed était sérieusement un candidat présidentiable. Je connaissais l’homme de loin, en tant que collègue et en tant que parent d’un élève dans le même lycée pilote que ma benjamine. Nous nous retrouvions devant le lycée quatre à cinq jours par semaines. Il était toujours le premier à me saluer avec un sourire de sympathie apparente et d’amitié non exprimée. C’est dire qu’il avait tous les préjugés éthiques favorables, mais l’idée que je me faisais des leaders politiques et de la politique en général ne me paraissait pas assez coller à son profil académique et éthique. J’avoue aujourd’hui que ce n’était ni la seule ni la première fois que je me trompais de jugement sur les personnalités politiques. Une preuve que je ne peux pas en être un et que je ne peux qu’en parler en tant que commentateur, citoyen d’abord, intellectuel et médiateur ensuite.</p>
<p>Lors des élections, après le premier tour, connaissant assez Nabil Karoui, de par mes anciennes responsabilités dans les médias, pour m’en faire une idée engageante, j’étais d’avis que ce dernier était de loin moins habilité à la présidence, de plusieurs points de vue. Il me semblait donc clair que Kaïs Saïed allait l’emporter avec un large score et je redoutais déjà le vote plébiscite qui amplifierait le culte de la personnalité et pouvait conduire à des dérapages malheureux. Je trouvais cependant dans la constitution de 2014 une sorte de frein à ce risque de dérapage, dans la limitation des prérogatives présidentielles ; mais je n’en redoutais pas moins les débordements et les dérapages de certains partis politiques à même de profiter du rôle limité du président pour s’accaparer tout le pouvoir et pour en abuser. J’espérais que le pays trouverait dans le président, « pourquoi pas ? », le rôle modérateur et conciliant d’un arbitre neutre comme il y en a dans les régimes parlementaires de certains pays européens. J’espérais aussi que les partis politiques et les députés lui reconnaîtraient cette autorité morale qui protègerait le pays contre les folies et les aberrations de l’opportunisme politiques et parfois même antipolitiques. Malheureusement, l’Assemblée est devenue ce que l’on sait et le Président ne pouvait dans cette ambiance jouer l’arbitre parce que le match s’y jouait à vie ou à mort entre des adversaires de guerres et non comme une émulation entre des pairs.</p>
<p>De ce fait, au-delà des aléas et des coups bas de la coexistence peu pacifique des trois présidences, le coup du 25 juillet 2021 m’a paru, à l’instar de la plupart des Tunisiens, comme l’amorce d’un acte salutaire qu’il fallait soutenir et accompagner dans une attitude critique de conseil, de suggestion et de mise en garde. L’attente dura le temps qu’il lui fallut, indépendamment des limites précisées à la durée initiale de l’état d’exception, et l’événement déclencheur de la seconde étape vint de Sidi Bouzid, un certain lundi 20 septembre, dans un discours semblant porter une valeur symbolique et suscitant plusieurs interrogations dans l’agora politique. Deux jours plus tard, mercredi 22 septembre, il a fait publier un décret présidentiel faisant office de véritable petite Constitution, sans en porter le nom, lui permettant de concentrer tous les pouvoirs entre ses mains. En conséquence, la suspension du Parlement est évidemment prolongée.</p>
<p>C’est là que j’aurais des impressions à exprimer que je conduirais volontiers sous forme de critiques et/ou de propositions, croisant sans doute d’autres du même genre différemment présentées :</p>
<p>¤ Il me semble anachronique et peut-être mal à propos de revenir encore à la dichotomie du 17 décembre et 14 janvier, pour départager la datation de la « révolution ». Si l’on part de la définition du mot (« Une révolution est un changement brusque et violent dans la structure politique et sociale d&#8217;un État, qui se produit quand un groupe se révolte contre les autorités en place et prend le pouvoir »), il est évident qu’on ne peut dater notre révolution qu’au 14 janvier et que le 17 décembre n’est que le signe déclencheur d’une révolte.</p>
<p>¤ Ce qui me gênerait encore, concernant le 17 décembre, malgré tout le mérite à reconnaître au profit de la région de Sidi-Bouzid et de feu Bouazizi, c’est que l’événement est porteur d’un message de mort pour les jeunes, de suicide et d’immolation, plutôt qu’un message d’espoir. J’en donnerais pour preuve le nombre de suicides par immolation depuis cette date.</p>
<p>¤ Mais là n’est vraiment pas l’essentiel pour le Président de la République qui, me semble-t-il, a assez souligné le fossé entre lui, avec les intentions propres et constructives qu’il a, et « certains corrompus, profiteurs ou cyniques » qui ont démantelé la structure de l’État et qui ont nui aux intérêts citoyens. Maintenant donc, le Président gagnerait à adopter un nouveau langage, lui permettant de retrouver son rôle fédérateur de la nation tunisienne, tout en prenant les mesures idoines avec ces catégories qui lui paraissent nuisibles (personnes, partis ou autres structures), et de le faire dans le cadre de la loi par des mesures justes émanant d’un pouvoir judiciaire honnête, transparent et purifié de la corruption.</p>
<p>¤ Le retard pris par le Président à nommer un chef de gouvernement et à composer un gouvernement a été justifié par une stratégie cherchant à mettre à l’épreuve la sincérité de l’engagement des élites et des partis, pour savoir sur qui compter pour l’avenir. A la bonne heure et le dimanche 26 septembre a permis de mettre à nu, encore plus, de nombreuses hypocrisies, notamment de ceux-là qui ont été les premiers à bafouer la constitution et l’esprit démocratique et qui se sont mobilisés pour prétendre les défendre. Cependant, maintenant, l’attente ne doit pas durer outre mesure car le peuple et tous les concernés ont besoin de voir clair dans le plan d’action du Président et surtout dans la configuration du gouvernement. Si le temps sans gouvernement se fait plus long, les problèmes ne feront que s’aggraver et la situation ne fera qu’empirer, surtout sur les plans économique et social.</p>
<p>¤ Reste un point capital, la communication, à tous les niveaux : elle a besoin d’être explicitée dans la pratique pour montrer que le Président ne compte pas rester dans l’opinion unique, dans le refus de l’écoute et dans l’illusion d’une éventuelle dictature. A supposer qu’il ait eu besoin d’un certain isolement de méditation et de conception, il est temps, il est urgent même de mettre en place un processus progressif et clairement daté de conciliation entre le maintien de l’état d’exception et le cheminement vers un retour à l’état naturel du fonctionnement de l’État.</p>
<p>Le président a été largement appuyé dans sa démarche engagée le 25 juillet 2021. Espérons qu’il saura capitaliser ce soutien pour un juste redressement des choses et pour une meilleure Tunisie de l’avenir. Ainsi seulement il pourra espérer entrer dans l’Histoire par la grande porte et gagner l’admiration et la reconnaissance de la communauté citoyenne et plus largement encore.</p>
<p style="text-align: right;"><em>(Publié aussi sur jawharafm.net)</em></p>
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		<title>TROU-BLANC : PARTIS EN PLASTIQUE ET DEBARRAS DEMOCRATIQUE. Par B. BEN HENDA</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Aug 2021 07:55:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[débarras]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[Le &#8220;débarras&#8221;, nous dit Larousse, est ce lieu où l&#8217;on met les objets encombrants ou peu utilisés. En ce moment, dans la maison Tunisie, il nous faut un vaste, un immense, débarras pour y jeter les  partis politiques &#8220;encombrants ou peu utilisés&#8221;. Nous en avons plus de 210 dont l&#8217;écrasante majorité ne sert plus à [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-2942 alignleft" src="https://www.voixdavenir.com/ibylensu/2020/11/badr-benhenda.jpg" alt="" width="177" height="118" />Le &#8220;débarras&#8221;, nous dit Larousse, est ce lieu où l&#8217;on met les objets encombrants ou peu utilisés. En ce moment, dans la maison Tunisie, il nous faut un vaste, un immense, débarras pour y jeter les  partis politiques &#8220;encombrants ou peu utilisés&#8221;. Nous en avons plus de 210 dont l&#8217;écrasante majorité ne sert plus à rien, n&#8217;a jamais servi, ou n&#8217;a fait que nuire à la démocratie, à notre pays et à ses habitants. Les voilà, presque tous en ce moment, logés à la même enseigne : c&#8217;est-à-dire dans le débarras, prêts à être remis aux mains de ces pauvres hommes et femmes qui ramassent quotidiennement nos déchets en plastique.</p>
<p>Oui ! Durant toutes ces années d&#8217;inflation démocratique, nous n&#8217;avons eu globalement que des partis en plastique, que des partis &#8220;jetables&#8221;, à usage unique, dont la durée de vie est circonscrite sur l&#8217;emballage entre un mois, un trimestre, un semestre ou une année ! Que c&#8217;est triste d&#8217;en arriver à ce constat au sujet non seulement des formations politiques, mais aussi à propos de leurs &#8220;chefs&#8221; et prétendus leaders !</p>
<p>Oui ! L&#8217;écrasante majorité d&#8217;entre eux s&#8217;est avérée bonne pour le débarras et pour les gros sacs des ramasseurs de bouteilles en plastique. Leaders en plastique, leaders polluants, leaders toxiques, leaders vénéneux ! Certains font peur uniquement parce qu&#8217;ils sont là pour le décor, pour donner l&#8217;illusion d&#8217;être en démocratie. Ceux-là sont tout aussi nocifs, voire plus dangereux, que les autres à cause justement de leur apparente bénignité, parce que malléables et récupérables à souhait, parce que faciles à emporter pour n&#8217;importe quel &#8220;courant d&#8217;air&#8221; nouveau !</p>
<p>Depuis le 25 juillet dernier, après les mesures exceptionnelles prises par le président de la République (sans appartenance politique déclarée), ils se bousculent tous, en pleurnichant ou en se ratatinant, derrière la petite porte du débarras, avec à leur tête le mouvement d&#8217;Ennahdha que d&#8217;aucuns croyaient difficilement dégradable ! Eh bien, non ! Ennahdha n&#8217;est finalement qu&#8217;un parti en plastique, plus biodégradable en fait que n&#8217;importe quelle formation de pacotille.</p>
<p>C&#8217;est dur, ce que je dis là ! C&#8217;est injuste et grave même d&#8217;un point de vue démocratique ! Cela peut justifier toutes les déviances totalitaires. A commencer par celle que les observateurs avertis pressentent déjà aujourd&#8217;hui ! Mais, pour dire la vérité, à qui la faute dans la tragi-comédie du moment ? N&#8217;est-ce pas aux partis en plastique ? Alors autant les ramasser et les recycler tous ! Qui sait ? Peut-être qu&#8217;alors il en sortira quelque chose d&#8217;utile et de bon pour la Tunisie et les Tunisiens !</p>
<p>Enfin, si ma métaphore offensante, voire injurieuse, du débarras et des emballages en plastique déplaît à certains de nos fantômes de &#8220;leaders politiques&#8221;, je leur répondrai que cela fait trop longtemps maintenant qu&#8217;ils jettent dans leurs débarras respectifs les citoyens &#8220;encombrants ou peu utilisés&#8221; ! Leur mépris d&#8217;antan se retourne actuellement contre eux et, visiblement, personne ou presque parmi la population ne s&#8217;apitoie sur leur nouveau et triste sort ! Bon débarras, semble-t-on dire un peu partout autour de moi !</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Chronique: EN ATTENDANT DODO,  OU QUE FAIRE QUAND L&#8217;HISTOIRE RONRONNE ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Aug 2021 10:46:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Pensées]]></category>
		<category><![CDATA[action]]></category>
		<category><![CDATA[discours]]></category>
		<category><![CDATA[pays]]></category>
		<category><![CDATA[temps]]></category>
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					<description><![CDATA[Par Badreddine BEN HENDA L&#8217;autre jour, après avoir longuement écouté les protestations de quelques amis légalistes, je me suis demandé si Kaïs Sâyyed n&#8217;était pas allé trop vite en besogne lorsqu&#8217;il a pris les mesures d&#8217;exception du 25 juillet dernier. Et je me suis dit : pourquoi n&#8217;a-t-il pas encore patienté pour mettre fin aux [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div dir="auto"><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-2942 alignleft" src="https://www.voixdavenir.com/ibylensu/2020/11/badr-benhenda.jpg" alt="" width="170" height="113" />Par Badreddine BEN HENDA</div>
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<div dir="auto">L&#8217;autre jour, après avoir longuement écouté les protestations de quelques amis légalistes, je me suis demandé si Kaïs Sâyyed n&#8217;était pas allé trop vite en besogne lorsqu&#8217;il a pris les mesures d&#8217;exception du 25 juillet dernier. Et je me suis dit : pourquoi n&#8217;a-t-il pas encore patienté pour mettre fin aux quotidiennes mascarades parlementaires ? Pourquoi n&#8217;a-t-il pas attendu quelques mois ou quelques années pour limoger Méchichi et son gouvernement, devenus impopulaires et impuissants ? Pourquoi n&#8217;a-t-il pas pris le temps, tout le temps, (une décennie, par exemple) avant de lever l&#8217;immunité des députés ? Pourquoi n&#8217;a-t-il pas pris exemple sur Hamma Hammami, les frères Ahmed Nejib et Issam Chebbi, Zyed Lakhdhar, Mongi Rahoui, Mohamed Kilani, Mohsen Marzouk, Abir Moussi ? Eux, ils attendaient encore; ils criaillaient quelquefois, critiquaillaient je veux dire, puis se remettaient à attendre ! Ils ronronnaient avec l&#8217;Histoire, bercés ou intimidés par les arrogantes liturgies de Rached Ghannouchi et de Saifeddine Makhlouf !</div>
</div>
<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<div dir="auto">Avec ces Messieurs/Dames de l&#8217;Opposition, nous aurions encore attendu, nous aussi ! Nous aurions bêlé un peu, puis, convaincus de ne pas être capables d&#8217;autre chose que du bêlement, nous aurions rallié le troupeau résigné de Panurge ! Nous aurions attendu que la légalité daigne nous appeler à la barre de l&#8217;Histoire ! Nous aurions attendu la Saint Glin-Glin promise par notre chère Gauche, toujours somnolente quand il faut se réveiller !</div>
</div>
<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<div dir="auto">Kaïs Sâayyed et ses &#8220;conseillers&#8221; seraient donc coupables de &#8220;précipitation&#8221;, d&#8217;impatience, de manque d&#8217;indolence, de défaut d&#8217;apathie ! Il n&#8217;y avait pas péril en la demeure, dit l&#8217;article 80 du Destour ! On avait encore de la marge : encore 80 jours, ou 80 mois ou 80 ans ! Après tout, la Planète Terre a encore 5 milliards d&#8217;années à vivre ! Et l&#8217;Apocalypse n&#8217;est pas pour demain ! Pourquoi se presser d&#8217;affaiblir Ennahdha et ses satellites ? Pourquoi geler la caricature de Parlement ? Pourquoi laisser impunie la mafia révolutionnaire ? Dieu s&#8217;en chargera ! Il les mettra en enfer et mettra au Paradis les bons, les gentils, les sages Hamma, Néjib, Mongi, Zyed, Mohamed, Mohsen et Abir ! Ils n&#8217;ont fait de mal à personne, eux ! Et ils attendaient leur heure, comme c&#8217;était dit dans leurs destours et leurs Bibles ! Leurs grands-parents aussi leur avaient toujours dit : ٱللي يستنى خير مٱللي يتمنى!</div>
</div>
<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<div dir="auto">Alors, ils attendent ! Et empêchent les autres de ne pas attendre !</div>
<div dir="auto"></div>
</div>
</div>
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		<title>Chronique : Hommes d’État ou hommes politiques. Par Mansour M’henni</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Dec 2020 14:12:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[développement]]></category>
		<category><![CDATA[Elections]]></category>
		<category><![CDATA[Etat]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
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					<description><![CDATA[A la Une d’hier, le Nouvelobs.com (https://www.nouvelobs.com/) publie, mis à jour ce 3 décembre 2020, « un long entretien accordé » au site par « Eric Roussel, auteur d’une biographie sur VGE » (entendez Valéry Giscard d’Estaing), à l’occasion du décès, par la covid 19, de l’ancien président de la République Française à l’âge de 94 ans. J’en retiens, [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-2770 alignleft" src="https://www.voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/mansour-mhenni.jpg" alt="" width="118" height="161" />A la Une d’hier, le <em>Nouvelobs.com</em> (<a href="https://www.nouvelobs.com/">https://www.nouvelobs.com/</a>) publie, mis à jour ce 3 décembre 2020, « un long entretien accordé » au site par « Eric Roussel, auteur d’une biographie sur VGE » (entendez Valéry Giscard d’Estaing), à l’occasion du décès, par la covid 19, de l’ancien président de la République Française à l’âge de 94 ans. J’en retiens, pour mon présent propos, cette phrase pleine de sens et d’enseignements pour notre actualité nationale, la citation que voici : « Valéry Giscard d’Estaing était davantage un homme d’État qu’un homme politique ».</p>
<p>Voilà bien une phrase qui me pousse à me poser la question on ne peut plus brulante : « Est-ce que nos responsables d’aujourd’hui, à tous niveaux et en tous lieux de leurs charges respectives, sont davantage des responsables d’État ou des hommes et femmes politiques ? ». J’avoue avoir tendance à les mettre majoritairement dans la seconde catégorie. Cela paraît d’abord dans l’entêtement que l’on constate dans leur acharnement à défendre l’idée d’un gouvernement politique pour faire assumer la responsabilité du pouvoir et davantage ses insuffisances que ses réalisations à celui qui l’a conduit et pour réussir alors à marquer des points dans les duels politiques, voire les batailles électorales permanentes et généralisées, à ceux qui l’avaient conduit. L’objectif est donc pour tous de gagner des points sur l’adversaire plutôt que d’en faire gagner au pays. De ce point de vue, certains n’hésitent pas à fomenter des mouvements contestataires bloquant toute la machine du développement et de la production. Non qu’il faille, à notre avis, arrêter la contestation ni limiter la liberté d’expression, pour rien au monde on ne renoncerait à cet acquis, mais cela peut se faire de la manière civilisationnelle et par les moyens légaux qui dénoteraient d’une conscience citoyenne éveillée et responsable et d’une marche rationalisée dans la conduite de la « transition démocratique ».</p>
<p>Il est vrai, objectivement, que l’actuel gouvernement, pendant ces trois mois de vie, a aligné autant de réussites que de maladresses ; mais avons-nous vu des responsables politiques, notamment dans les partis et plus particulièrement ceux d’entre eux siégeant à l’ARP, s’activer à apporter des idées de sortie de crise et des propositions adaptées dans une stratégie de redressement intégré de la marche vers le progrès, la prospérité, le bien-être et le développement ? De temps en temps, on entend parler, sur un plateau ou un autre des médias, un spécialiste d’économie analyser pertinemment la situation et suggérer certaines pistes de bonne gouvernance, mais qui l’écoute et qui lui reconnaît ce mérite ? Personne, tant qu’il ne s’aligne pas sur une voie ou sur une autre de la conduite politico-politicienne des partis, parce que son discours tient de celui d’un citoyen ou d’un « responsable d’État » et non d’un partisan, donc d’un « homme politique ».</p>
<p>C’est d’ailleurs de ce point de vue encore que tout, sur la scène politique, semble se faire pour faire de l’actuel gouvernement « de compétences d’État » un gouvernement politique et de le récupérer, d’un côté ou de l’autre du duel politique, faute de quoi, on n’hésiterait pas à le faire échouer et à l’évacuer comme cela s’est passé avant.</p>
<p>Il est vrai que pour certains citoyens, franchement en déroute, une lueur d’espoir pourrait venir du Président de la République, le seul élu au suffrage universel, et pourquoi pas de la Centrale syndicale, l’UGTT, qui reste encore centrale malgré le pluralisme syndical ; cependant, la question demeure la même : Jusqu’à quel point aussi bien le Président que l’UGTT peuvent-ils s’émanciper de la Jebba politique et de ses pressions pour agir en vrais responsables d’État ? L’avenir proche nous le dira.</p>
<p>&nbsp;</p>
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