<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>
<channel>
	<title>passé &#8211; Questions et Concepts d’Avenir</title>
	<atom:link href="https://voixdavenir.com/tag/passe/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://voixdavenir.com</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Tue, 04 Mar 2025 14:47:35 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	
<image>
	<url>https://voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/cropped-voixdavenir-favicon-32x32.png</url>
	<title>passé &#8211; Questions et Concepts d’Avenir</title>
	<link>https://voixdavenir.com</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Chronique : Tel est le temps qui te dit : Bon Jour de l’An ! Par Mansour M’henni</title>
		<link>https://voixdavenir.com/chronique-tel-est-le-temps-qui-te-dit-bon-jour-de-lan-par-mansour-mhenni/</link>
					<comments>https://voixdavenir.com/chronique-tel-est-le-temps-qui-te-dit-bon-jour-de-lan-par-mansour-mhenni/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Dec 2024 16:15:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoires]]></category>
		<category><![CDATA[Pensées]]></category>
		<category><![CDATA[Cours du temps]]></category>
		<category><![CDATA[Janus]]></category>
		<category><![CDATA[Jour de l'an]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://voixdavenir.com/?p=6528</guid>
					<description><![CDATA[On vit son temps chacun comme il l&#8217;entend On vit son temps comme il en va Depuis la nuit des temps &#160; Deux façons de voir ou deux façons de dire la même façon de voir ? Sans doute le jour de l&#8217;an est-il le moment le plus propice à se poser une telle question et [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-full wp-image-5835 alignnone" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/03/mhenni-mansour-poete.jpg" alt="" width="300" height="215" /></p>
<p style="text-align: left;">On vit son temps chacun comme il l&#8217;entend</p>
<p>On vit son temps comme il en va</p>
<p>Depuis la nuit des temps</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Deux façons de voir ou deux façons de dire la même façon de voir ?</p>
<p>Sans doute le jour de l&#8217;an est-il le moment le plus propice à se poser une telle question et à repenser les aphorismes en question. Puis chacun reprend le cours du temps, qui avec un semblant de réponse et qui avec l&#8217;incontournable question, pour celui qui se croit en devoir ou en droit d’intelligence à son propos.</p>
<p>En effet, si dans la plupart des fêtes périodiques, on a plus le sens de commémoration d’un événement qui vient s’inscrire dans le rythme des jours et des ans, avec le Jour de l’An c’est ce rythme même qui se réaffirme et s’impose à notre imaginaire et à notre interrogation comme un composant fondateur de l’être et de la pensée de l’être. A rappeler sans doute que le Jour de l’An, le 1<sup>er</sup> janvier, n’est pas la commémoration de la naissance du Christ, autrement il se confondrait avec la notion d’anniversaire. D’ailleurs son institution est de près d’un demi-siècle antérieure à cette naissance (en 46 avant J.C.). On la doit au fameux Jules César qui prit cette décision deux ans avant sa mort : elle serait alors le fruit d’une longue expérience de la vie et peut-être de la philosophie qui en serait issue, celle-là qui aurait fait dire à Mircea Eliade que « la célébration du jour de l&#8217;an correspond au renouvellement annuel de la cosmogonie des origines, que l&#8217;on retrouve dans toutes les civilisations primitives, et qui permet de retrouver la plénitude du monde initial ».</p>
<p>Cependant, cette tradition de la commémoration cyclique du cours du temps est souvent rattachée à des croyances mythiques ou religieuses, comme par exemple en lien avec la germination du printemps dont l’écho littéraire nous revient par l’œuvre de Zola, <em>Germinal</em>, comme aussi en lien avec les crues du Nil dans l’Égypte antique, comme en lien avec l’exode des Musulmans à l’Est de l’Afrique, la Hijra (Hégire), etc. Pour les Romains, elle était rattachée au dieu Janus, celui à deux visages l’un tourné vers le passé, l’autre vers l’avenir. Finalement, on peut différer dans la relation pratique au jour de l’an, mais tout le monde, semble-t-il, est uni dans la symbolique de cette journée.</p>
<p>Pour ma part, j&#8217;avoue vivre profondément mes questions intérieures au jour de l’an, au-delà ou en deçà de toute foi. Quand le soleil du 31 décembre prend son chemin vers la chute, de façon visible ou imaginée, le souvenir de tous les morts me revient dans celui des miens et de ceux que j’aime et qui m’ont quitté souvent sans que j’aie eu le temps de suffisamment le leur signifier en toutes lettres. Quand le soleil du 1<sup>er</sup> janvier se lève, c’est l’idée aimante et l’image plaisante de tous les enfants du monde, et d’abord les miens, toutes générations confondues, venus ou à venir, qui réaniment mon cœur de l’odeur du bonheur et de la couleur de l’espoir.</p>
<p>Je m’imagine alors dans un grand stade de football où un coureur franchit indifféremment et sans jamais s’arrêter, ni même ralentir ou accélérer, la ligne devant les chronométreurs marquant le passage d’un tour de piste à un autre. Une voix intérieure me chuchote alors à l’oreille, intérieure elle aussi : « Tel est le temps qui te dit à sa manière : Bon Jour de l’An ! »</p>
<p><em><strong>¤ Image d&#8217;illustration mise en avant : Adélaïde Leferme, Yanus, Technique mixte (100&#215;100 cm)</strong></em></p>
<p><img decoding="async" class="size-full wp-image-6529 aligncenter" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/12/Janus.jpg" alt="" width="605" height="605" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/12/Janus.jpg 605w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/12/Janus-75x75.jpg 75w" sizes="(max-width: 605px) 100vw, 605px" /></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://voixdavenir.com/chronique-tel-est-le-temps-qui-te-dit-bon-jour-de-lan-par-mansour-mhenni/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Chronique : Le patrimoine et nous. Par Mansour M’henni</title>
		<link>https://voixdavenir.com/chronique-le-patrimoine-et-nous-par-mansour-mhenni/</link>
					<comments>https://voixdavenir.com/chronique-le-patrimoine-et-nous-par-mansour-mhenni/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 27 May 2023 08:10:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Associations]]></category>
		<category><![CDATA[Pensées]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[nature]]></category>
		<category><![CDATA[Patrimoine]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://voixdavenir.com/?p=5301</guid>
					<description><![CDATA[Il n’est pas question ici de faire le reportage du déroulement d’un important colloque qui a été jugé riche d’idées, de questions et de pistes de réflexions, et qui a pour titre « Patrimoine naturel et patrimoine culturel : sauvegarde et valorisation ». Tout au plus, précise-t-on que la publication de ses Actes est promise par les [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Il n’est pas question ici de faire le reportage du déroulement d’un important colloque qui a été jugé riche d’idées, de questions et de pistes de réflexions, et qui a pour titre « Patrimoine naturel et patrimoine culturel : sauvegarde et valorisation ». Tout au plus, précise-t-on que la publication de ses Actes est promise par les organisateurs, pour le second semestre de 2024, avant la troisième édition de ce <em>Colloque International de la Cireb à Paris</em>, en mai 2024 (les Actes de la première édition de ce colloque annuel étant sous presse au moment du déroulement de la seconde édition).</p>
<p>Ce qui m’importe ici c’est d’inviter à toujours se poser la question de notre relation au patrimoine, dans la conscience d’une considération d’ensemble qui se résumerait à l’aphorisme suivant, qui paraîtrait antiphrastique pour certains : « Le patrimoine, c’est la vie » !</p>
<p>En effet, alors que la tentation est souvent d’associer le patrimoine au passé, à la mort, à un simple décor, voire à un déchet inutile et encombrant, il serait bon de le repenser plutôt en termes d’engrais et de terre arable capable de nourrir et de faire s’épanouir les plus belles fleurs de l’avenir. Cela me paraît vrai tout autant du patrimoine culturel que du patrimoine naturel.</p>
<p>Concernant le premier, on y verrait toujours se vérifier le célèbre dicton : « Regarder le passé pour éclairer l’avenir », en constatant, à l’étude et à l’analyse, que tout produit artistique ou littéraire, tout produit culturel au sens large se conçoit et se réalise à partir d’un modèle ou d’un contremodèle antérieur. Pensons à ce que la poétique moderne entend par l’hypotexte et l’hypertexte, pensons plus simplement à tous ces romans qui naissent de petites histoires mythiques ou légendaires ! « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme », nous dit la célèbre loi de conservation de la matière énoncée, à la fin du XVIII<sup>e</sup> siècle, par le mathématicien et chimiste français Antoine de Lavoisier, considéré comme le Père de la chimie moderne. Mais en évoquant cette loi, rappelons-nous que son auteur s’est sans doute inspiré de celui qui est considéré comme « le plus grand penseur des présocratiques du milieu du Ve siècle avant J.C, celui qui soutenait que « rien ne saurait naître du néant, ni non plus y retourner », car pour lui, « à l’intérieur de ce monde, tout se combine et se transforme ».</p>
<p>Or voilà que cet exemple qui justifie notre approche de la sauvegarde et de la valorisation du patrimoine culturel, à la frontière des sciences et de la philosophie, nous place devant une contradiction troublante, déroutante même ! Si rien ne se crée et que tout se transforme, comment craindre alors la perte ou la mort du patrimoine naturel, puisque tout en lui finit par se transformer et perdurer autrement. Le piège y est certes, mais il conviendrait de le prévenir et de savoir l’éluder. Autrement dit, la loi de conservation de la matière ne remet en cause ni la vie ni la mort et toute transformation est une mort pour une nouvelle vie. Mais ce qui est bon pour l’humanité, comme l’air pur et oxygéné qui se respire et la fleur qui embellit et parfume, quand il est pollué ou écrasé, la transformation n’en fait pas forcément une autre beauté bonne pour la santé, mais un déchet polluant et parfois néfaste. Tel est le corps physique quand il perd la vie…</p>
<p>Dans la logique scientifique, on dit que l’univers est infini et illimité dans son mouvement d’expansion ; mais on dit aussi que la terre est éphémère et que sa vie est limitée dans le temps, par la façon dont la vie s’y vit et dont la matière est gérée. C’est une apparente contradiction qu’on ne cessera pas de penser et de repenser, en rapport ou en déliaison avec toute croyance spirituelle. Cela est l’objet de la philosophie au sens large, mais cela n’est séparé ni de la culture ni de l’environnement comme patrimoines culturel et naturel.</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://voixdavenir.com/chronique-le-patrimoine-et-nous-par-mansour-mhenni/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Point chaud : Quand parlera-t-on du covid au passé  ! Par Kamel Chérif</title>
		<link>https://voixdavenir.com/point-chaud-quand-parlera-t-on-du-covid-au-passe-par-kamel-cherif/</link>
					<comments>https://voixdavenir.com/point-chaud-quand-parlera-t-on-du-covid-au-passe-par-kamel-cherif/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 07 Mar 2021 18:39:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[avenir]]></category>
		<category><![CDATA[Covid]]></category>
		<category><![CDATA[espoir]]></category>
		<category><![CDATA[prudence]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.voixdavenir.com/?p=3425</guid>
					<description><![CDATA[A partir de demain la vie va reprendre timidement et, espérons-le, sûrement son cours presque normal sans pour autant que l’on puisse crier définitivement victoire. Il était temps car nos nerfs et notre patience allaient céder surtout avec un climat étrangement clément en ce mois de mars où la pluie semble elle aussi avoir subi [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img decoding="async" class=" wp-image-2850 alignleft" src="https://www.voixdavenir.com/ibylensu/2020/11/Kamel-Cherif-2.jpg" alt="" width="152" height="148" />A partir de demain la vie va reprendre timidement et, espérons-le, sûrement son cours presque normal sans pour autant que l’on puisse crier définitivement victoire. Il était temps car nos nerfs et notre patience allaient céder surtout avec un climat étrangement clément en ce mois de mars où la pluie semble elle aussi avoir subi l&#8217;hibernation. Le gouvernement se donne 3 semaines pour évaluer la situation qui commence à peser. Il nous arrive souvent d&#8217;oublier qu&#8217;on vit masqué, loin l&#8217;un de l&#8217;autre, obligé de modifier nos habitudes, et de voir notre liberté de mouvement réduite. Le plus pesant c&#8217;est le manque de visibilité avec une certitude « on ne sait pas ».</p>
<p>A partir de demain on peut profiter de ce sursis que seule la discipline de la majorité a rendu possible pour revenir au monde d&#8217;avant covid et de retrouver notre mode de vie qui nous a brutalement manqué mais tout en restant prudent et vigilant car un retour en arrière n&#8217;est pas en l&#8217;état actuel des choses impossible, d&#8217;où la nécessité de réussir la campagne de vaccination.</p>
<p>Le virus prend un malin plaisir à varier et nous, nous devons mieux nous organiser pour le contrer et lui asséner le coup fatal. On veut que cette triste et désolante histoire avec ce virus se termine au plus vite. On veut une ambitieuse stratégie vaccinale permettant de garantir cohésion, équité, égalité, et solidarité au moindre coût car le but final n&#8217;est pas de s&#8217;enrichir mais de sauver des vies.</p>
<p>Aujourd&#8217;hui il vaut mieux recommander la prudence qu&#8217;imposer des contraintes qui passent mal.</p>
<p>On espère un retour à une vie presque normale à la faveur d&#8217;une météo qui est miraculeusement moins favorable à la circulation du virus. Peut-on commencer à parler de ce mal au passé ? Peut-on d&#8217;ores et déjà penser dresser un bilan de cette tragédie ? Peut-on réfléchir sérieusement à écrire un scénario relatant toutes les étapes et les péripéties de cette épreuve ? Beaucoup de romanciers et de scénaristes se sont déjà emparés de ce sujet qui est loin d&#8217;être anodin.</p>
<p>Bon dimanche, ne baissez pas la garde, continuez à prendre soin de vous et n&#8217;oubliez pas que demain on fête les droits des femmes.</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://voixdavenir.com/point-chaud-quand-parlera-t-on-du-covid-au-passe-par-kamel-cherif/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Chronique : Tahar Chériaa malgré tout ! Par Mansour M’henni</title>
		<link>https://voixdavenir.com/chronique-tahar-cheriaa-malgre-tout-par-mansour-mhenni/</link>
					<comments>https://voixdavenir.com/chronique-tahar-cheriaa-malgre-tout-par-mansour-mhenni/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Dec 2020 10:37:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Histoires]]></category>
		<category><![CDATA[avenir]]></category>
		<category><![CDATA[colloque]]></category>
		<category><![CDATA[hommage]]></category>
		<category><![CDATA[oubli]]></category>
		<category><![CDATA[passé]]></category>
		<category><![CDATA[T-Chériaa]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.voixdavenir.com/?p=3089</guid>
					<description><![CDATA[Comme promis et malgré les conditions difficiles et des défaillances de certains appuis financiers promis (et normalement dus, quand il s’agit de subventions publiques aux actions associatives), le colloque « Littérature tunisienne et francophonie : l’être soi et l’être avec », organisé en hommage à Tahar Chériaa pour la dixième année de son décès, a bien eu lieu [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Comme promis et malgré les conditions difficiles et des défaillances de certains appuis financiers promis (et normalement dus, quand il s’agit de subventions publiques aux actions associatives), le colloque « Littérature tunisienne et francophonie : l’être soi et l’être avec », organisé en hommage à Tahar Chériaa pour la dixième année de son décès, a bien eu lieu avec une réussite certaine, à tous points de vue.</p>
<p>La manifestation, clôturée par le président de l’Université de Monastir, Pr. Hédi Bel Haj Salah, a été organisée par un établissement universitaire, l’Institut Supérieur des Langues Appliquées (ISLA) à Moknine, en partenariat avec l’association « Questions et Concepts d’Avenir » (QCA) et en collaboration avec l’Union des Ecrivains Tunisiens (UET), l’Association pour la Culture et les Arts Méditerranéens (ACAM) et l’Association d’Action Culturelle à l’ISLA de Moknine. Un temps spécial a été consacré à l’hommage, à partir d’une brillante communication en langue arabe, présentée par le journaliste, critique et historien culturel, Mohamed El May, et c’est ce moment fort du colloque que nous commentons ici, en attendant la publication des actes du colloque, promise pour le premier semestre 2021.</p>
<p>Mohamed El May a voulu attirer l’attention sur un autre aspect de la personnalité de Tahar Chériaa, un aspect qui n’est pas moins important que celui le plus souvent évoqué, celui de son apport au secteur du cinéma sur les plans national, africain, arabe et international. M. May, en historien de la culture comme son action et ses publications dans le domaine le montrent bien, s’est penché sur une traduction arabe, par Tahar Chériaa, d’une sélection poétique de la poétesse franco-algérienne Anna Gréki, tirée de son recueil <em>Algérie capitale Alger</em>. Tahar Chériaa a intitulé sa traduction <em>Jazaïr… Ya Holwati !</em> (Jazaïr… Ma Belle !). Il n’a pas cherché à évaluer la littéralité de la traduction, mais à étudier la valeur intellectuelle de ce choix en tant qu’acte d’engagement en faveur de la cause algérienne et de ses militants, même ceux que d’aucuns ont cherché à ignorer ou à exclure de cette cause, pour une appartenance ou pour une autre. C’est comme s’il parlait de son propre statut aujourd’hui. M. May a montré que tout le cheminement de T. Chériaa, en tant que militant par la culture pour la liberté, l’autonomie et le droit, pour soi et pour les autres, peut se retrouver et se résumer dans ce travail. Le débat ayant succédé à cette communication a été enthousiaste et intéressant, surtout pour les jeunes étudiants présents, assoiffés d’en savoir plus sur une personnalité aussi importante que d’aucuns semblent chercher à écarter du paysage actuel.</p>
<p>Il a d’abord été souligné, au passage, que rien, à une telle occasion de commémoration, n’est fait ou dit dans les JCC à propos de leur fondateur et même le rappel des personnalités nationales ayant eu un rapport aux Journées oublie parfois de nommer Tahar Chériaa. Ne parlons pas de sa ville natale, Sayada, à laquelle il a offert sa bibliothèque dans l’esprit d’en faire un projet culturel spécifique ouvert à la créativité de la jeunesse, dans laquelle il a tenu à être enterré, et qui n’a pas daigné accorder un quelconque intérêt à un tel hommage qui aurait pu constituer une occasion heureuse à même de fédérer les différentes générations autour de l’amour de la ville natale et de la patrie, tel qu’exprimé par l’action culturelle. A ce propos, M. May a parlé de Tahar Chériaa comme d’un « pionnier lésé », une expression qui, en arabe semble avoir froissé quelques-uns ! Heureusement, il y a encore des gens et des organisations ou associations qui n’oublient ni n’oublieront T. Chériaa et ses semblables malgré la négligence et l’omission dont ils sont l’objet, à bon ou mauvais escient, par diverses parties concernées.</p>
<p>Puis, pour le propos du jour, la discussion a permis d’actualiser les aspects divers de la personnalité culturelle de Tahar Chériaa, en plus de son apport dans la critique, l’écriture, la conceptualisation et l’action cinématographiques. Il a été précisé que Tahar Chériaa a été le premier à traduire <em>Périple dans les bars de la Méditerranée</em> d’Ali Douagi, même si une présentation récente d’une autre traduction du même livre semblait faire de celle-ci la première en la matière. Tahar Chériaa est aussi un écrivain et le récit dont il a tiré son scénario du film <em>Fatma, l’aurésienne de Dakar</em>, est encore en attente de publication.</p>
<p>Un autre patrimoine de T. Chériaa est à interroger aujourd’hui au nom d’un objectif que le site <em>voixdavenir.com</em> (de QCA) inscrit dans l’esprit du dicton « regarder le passé pour éclairer l’avenir ». Il s’agit des rapports et des notes de Journal qu’il a rédigés, soit pour l’UNESCO ou l’ACCT (aujourd’hui l’OIF), soit pour lui-même ou pour certains journaux. Notamment les dossiers sur l’audiovisuel.</p>
<p>Là, on ne peut qu’adhérer à la proposition de M. May appelant le ministère des Affaires Culturelles à veiller, en association avec toutes les bonnes volontés, à publier les Œuvres Complètes de Tahar Chériaa, au moins pour rattraper le temps perdu et les occasions ratées…</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://voixdavenir.com/chronique-tahar-cheriaa-malgre-tout-par-mansour-mhenni/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
