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	<title>pays &#8211; Questions et Concepts d’Avenir</title>
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	<title>pays &#8211; Questions et Concepts d’Avenir</title>
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		<title>Chronique : Nous vous soignons, soignez-nous ! Par Mansour M’henni</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Jan 2023 10:09:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Histoires]]></category>
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		<category><![CDATA[maladie]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img decoding="async" class="wp-image-4982 alignleft" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-800x600.jpg" alt="" width="233" height="175" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-800x600.jpg 800w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-1160x870.jpg 1160w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-320x240.jpg 320w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-1536x1152.jpg 1536w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-2048x1536.jpg 2048w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-750x563.jpg 750w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-1140x855.jpg 1140w" sizes="(max-width: 233px) 100vw, 233px" />Ceux qui me connaissent de près le savent, je passe l’essentiel de mes séjours parisiens entre deux bibliothèques, celle de Georges Pompidou et celle de Sainte-Geneviève. Ainsi, jeudi 5 janvier 2023, en remontant mon chemin du jardin du Luxembourg (Station RER-B) vers le Panthéon (en face de Sainte Geneviève, même si s’en détournant…), j’ai aperçu une foule de blanc vêtue et de nombreuses banderoles et l’idée m’est venue que la fête continue devant l’illustre monument. En arrivant, j’ai compris qu’il s’agissait de la manifestation (d’ailleurs précédemment annoncée) des médecins généralistes, en grève depuis le 26 décembre 2022. Entre autres détails, j’ai été frappé par l’une des banderoles où était écrit le slogan : « Nous vous soignons, soignons-nous » !</p>
<p>Je n’ai pas à commenter le détail de cette action relevant de la citoyenneté franco-française, mais en pensant surtout à mon pays, le slogan m’interpelle de par sa généralisation possible à toutes les catégories professionnelles et à tous les rapports sociaux. Je me suis demandé alors si la Tunisie d’aujourd’hui, présentée par tout le monde comme un pays malade, n’est pas dans l’urgence d’être soignée. Oui évidemment, mais qui se doit de la soigner et comment ?</p>
<p>Pour l’instant, on peut relever, d’un côté, l’engagement du Directeur du Grand Hôpital affirmant et réaffirmant sa détermination à extraire les sources du mal du corps sociétal du pays, en dictant de faire ce qui se doit à une équipe appliquée et disciplinée, avec l’épée de Damoclès au-dessus des têtes pour limoger tout défaillant ou incompétent. Sauf qu’il y a problème puisque la majeure partie de la population malade ne semble pas adhérer au régime des soins. D’où la question : Peut-on soigner un malade contre son gré, ou faut-il négocier cela avec lui pour obtenir son aval, rassurant pour les deux parties, et sa solidarité, incontournable pour la réussite du programme soignant ?</p>
<p>On peut constater, d’un second côté, une colonie de prétendus médecins, dont la majeure partie est jugée faussaire, se prévalant pourtant de détenir la recette miraculeuse de la diète et des soins appropriés pour réhabiliter le patient-pays, trimbalé de certaines mains à d’autres s’étant avérées, toutes ou presque, incompétentes à chaque étape d’évaluation du programme des soins. C’est pourquoi leur entêtement à passer pour les soignants idoines a de quoi révolter parce qu’il laisse croire que, pour ces mains « mitrailleuses », les malades, pays et citoyens, ne sont que les cobayes d’expériences douteuses et les jouets de compétitions ennuyeuses.</p>
<p>Il y a certes un troisième côté à considérer, celui d’un acteur normalement et logiquement premier à l’ordre de la décision, mais à peine troisième dans l’ordre effectif de l’action responsable, c’est le malade qui, très affecté par son sort, n’ose plus se livrer et encore moins s’abandonner aux caprices importuns des piètres apprentis de la médecine politique. Il est profondément convaincu de l’importance et de l’urgence d’une médecine citoyenne, mais il ne fait pas grand-chose pour parvenir à l’instituer et à lui donner le droit de s’exercer. Peut-être parce que, de chacun des autres côtés, on se méfie de cette nouvelle médecine préconisée qui risque de mettre en défaut leurs médecines pseudo-prophétiques ?</p>
<p>Finalement, le mal est là et le bon soin n’y est pas. Sans doute conviendrait-il d’actualiser le slogan « Nous vous soignons, soignons-nous » et de lui donner comme hypothèse de base que tout le monde est malade et que tout le monde est soignant ! A condition aussi de ne pas en faire le pari d’un duel dialectique, à même de se transformer en dispute polémique. A condition de le considérer comme un appel à conversation solidaire pour un objectif convenu et engageant. A condition également de voir tous les acteurs sociétaux y prendre part et s’y appliquer pour en faire tirer le meilleur parti à tout le corps sociétal et à tout le pays.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Poésie : « Enfant, Lune et Poussière » de Salah Trabelsi.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Aug 2021 17:15:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Pensées]]></category>
		<category><![CDATA[Amour]]></category>
		<category><![CDATA[pays]]></category>
		<category><![CDATA[poésie]]></category>
		<category><![CDATA[prose]]></category>
		<category><![CDATA[Trabelsi]]></category>
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					<description><![CDATA[Poésie : « Enfant, Lune et Poussière » de Salah Trabelsi                                             En attendant des jours meilleurs &#8220;Enfant, lune et poussière&#8221;, c&#8217;est le nouveau-né du poète tunisien Salah Trabelsi.  Encore un recueil qui vient galonner la création poétique en Tunisie. Un recueil de poèmes pleins de cris plaintifs et déchirants. C&#8217;est l&#8217;épanchement du cœur et aussi [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv3566606188ydp63c83f76MsoNormal" style="text-align: center;"><em><strong>Poésie : « Enfant, Lune et Poussière » de Salah Trabelsi</strong></em></p>
<p class="yiv3566606188ydp63c83f76MsoNormal" style="text-align: center;"><em><strong>                                            En attendant des jours meilleurs</strong></em></p>
<p class="yiv3566606188ydp63c83f76MsoNormal">&#8220;Enfant, lune et poussière&#8221;, c&#8217;est le nouveau-né du poète tunisien Salah Trabelsi.  Encore un recueil qui vient galonner la création poétique en Tunisie. Un recueil de poèmes pleins de cris plaintifs et déchirants. C&#8217;est l&#8217;épanchement du cœur et aussi la révolte de tous les sens qui se brisent avec impétuosité sur les pages vierges devenues aussitôt noircies de plaintes, de cris et de souffrance, surtout qu’on a vécu une décennie pleine de douleurs, de souffrances, de privations et de déceptions. Dans cette présentation, je vais essayer de traduire quelques passages du recueil, tout en espérant que ma traduction sera plausible !</p>
<p class="yiv3566606188ydp63c83f76MsoNormal">Ce nouveau recueil, paru aux Editions Thakafa, comporte 23 poèmes répartis sur 102 pages. Les textes ont été écrits entre 2011 et 2020, ce qui correspond à la décennie noire sous le pouvoir d’Ennahdha et de ses adeptes.</p>
<p class="yiv3566606188ydp63c83f76MsoNormal">Le livre s’ouvre sur un texte plus proche de la prose que de la poésie où l’auteur revient sur les origines de la poésie depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours. Le début, c’était un mot, une parole, qui fait écho à l’âme d’un poète s’exprimant avec sensibilité et délicatesse pour évoquer des réalités, des états d’âme, des sentiments, des sensations, des rêves, moyennant des images évocatrices, des métaphores, des symboles, des tournures élégantes.</p>
<p class="yiv3566606188ydp63c83f76MsoNormal">C’est ainsi que le poète définit la poésie en page 6 : « C’est l’expression des sentiments et des obsessions de soi à travers la composition d’un langage soutenu doté d’images, de métaphores, de rythmes et de musicalité pour faire découvrir aux gens des mots éloquents et pleins de symboles qui font rayonner des visions et des valeurs élevées. C’est un idéal débordant de beauté ! » Il ajoute en page 8 que « la poésie, en plus d&#8217;être un art sublime, elle doit procurer plaisir et jouissance. Avec son contenu de valeurs et d&#8217;idéaux, elle adopte un langage qui traduit le chagrin de l&#8217;homme, ses douleurs et ses blessures, ses joies et ses peines, ses échecs et ses victoires… »</p>
<p class="yiv3566606188ydp63c83f76MsoNormal">Le titre du recueil annonce déjà les différents thèmes abordés. En effet, « Enfant » donne l&#8217;occasion au poète de réfléchir à la condition de l’enfance et de la jeunesse sous nos cieux, aux rapports de cette tranche d’âge avec son milieu, avec sa situation sociale. Alors que « Lune » le fait penser aux motivations des jeunes, à leurs ambitions. Quant au mot « Poussière », il évoque leurs espoirs anéantis, leurs rêves évaporés et leurs déceptions subies.</p>
<p class="yiv3566606188ydp63c83f76MsoNormal">Toujours est-il que le thème prépondérant reste l’amour de la patrie, ce sentiment très violent exprimé par notre poète face à une patrie épuisée, intimidée, blessée et souffrante, étant victime de la mauvaise gouvernance d’une poignée de dirigeants sans scrupule qui ont usurpé le pays pour en dilapider les richesses et partager le butin. La patrie est donc une chose si grande, si chère, si sacrée qu’il est fier de son passé glorieux : « Tatouée d&#8217;histoire et d’époques depuis la nuit des temps, tes joues sont gravées des traces ​​des civilisations qui ont imprimé notre identité&#8230;Berbères&#8230; Phéniciens&#8230; Romains et Byzantins. Arabes et Turcs&#8230; L&#8217;Islam est notre religion&#8230; Ô Tunisie des civilisations, comme ton souvenir est agréable » P : 30</p>
<p class="yiv3566606188ydp63c83f76MsoNormal">Il va jusqu’à l’assimiler à la bien-aimée, tant il l’adore : « Tes yeux, tels des violons, révèlent de la musique. A travers ses rythmes, la vie se reproduit en nous. Nous prendrons une goutte de son élixir avec laquelle nous guérissons notre douleur, et le mal disparaitra, ô charmant gitan !&#8230; Du bleu de tes yeux, nous ferons une vague que nous chevaucherons sans craindre ni flux ni reflux … » P : 31</p>
<p class="yiv3566606188ydp63c83f76MsoNormal">Presque dans tous les poèmes du recueil, le poète, tout en exprimant son amour pour la patrie, la pleure et la plaint avec beaucoup d’émotions. Rien que dans le premier poème intitulé « Des feuilles qui tremblent sous la fureur de l’hiver », on relève des mots comme « hiver », « tempête », « vent », « blessures », « douleurs », « chaos », « boue », « tristesse », labyrinthe », « mirage », « nuit », « enfer », tout un champ lexical qui renvoie à cette situation lamentable que nous avons vécue durant ces dernières années.</p>
<p class="yiv3566606188ydp63c83f76MsoNormal">C’est dans le poème qui porte le même titre que le recueil « Enfant, Lune et Poussière » que le poète s’exprime avec plus de force pour décrire la situation du pays, des rêves de l’Enfant et de ses espoirs qui se sont effondrés et se sont réduits en « Poussière ». C’est ainsi qu’on peut lire en page 37 ce qui suit : « Le cher enfant a continué à bavarder avec sa lune, jusqu&#8217;au matin. Mais il ne savait pas quel secret avait ce matin ! Une poussière est apparue à l&#8217;horizon&#8230; Entre nous et la lumière, s&#8217;est élevé un mur&#8230; et une obscurité épaisse s&#8217;est étendue au loin sur les buttes et les collines ! C&#8217;est la poussière qui s&#8217;est répandue dans le blanc des yeux et a obscurci les visions, des visions qui se sont évanouies dans la brume&#8230; »</p>
<p class="yiv3566606188ydp63c83f76MsoNormal">Toujours dans le même poème, l’auteur exprime son indignation quant à la situation dans le pays. Il dit avec beaucoup de douleur : « La patrie est un pion dans les mains des joueurs impitoyables. Pas de pain pour les affamés. L’épi du cultivateur nait sans graines. La cité est devenue une jungle… De mauvaises graines germèrent, tels des pseudo-hommes, créés à partir d’un métal rouillé et de roseaux. Avec de l’argent sale, ils se sont imposés. Comme tu es innocent cher enfant ! Ils ont volé tous tes rêves, ils les ont étouffés par leurs illusions… »</p>
<p class="yiv3566606188ydp63c83f76MsoNormal">Il est à rappeler que Salah Trabelsi est un poète tunisien très connu sur la scène littéraire. Il commença à écrire et publier depuis 1994, date de son premier livre. Depuis, il multiplie ses créations littéraires jusqu’ à ce jour, ayant à son actif douze livres.</p>
<p class="yiv3566606188ydp63c83f76MsoNormal" style="text-align: right;"><em>Hechmi KHALLADI</em></p>
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		<title>Chronique: EN ATTENDANT DODO,  OU QUE FAIRE QUAND L&#8217;HISTOIRE RONRONNE ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Aug 2021 10:46:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Pensées]]></category>
		<category><![CDATA[action]]></category>
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					<description><![CDATA[Par Badreddine BEN HENDA L&#8217;autre jour, après avoir longuement écouté les protestations de quelques amis légalistes, je me suis demandé si Kaïs Sâyyed n&#8217;était pas allé trop vite en besogne lorsqu&#8217;il a pris les mesures d&#8217;exception du 25 juillet dernier. Et je me suis dit : pourquoi n&#8217;a-t-il pas encore patienté pour mettre fin aux [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div dir="auto"><img decoding="async" class=" wp-image-2942 alignleft" src="https://www.voixdavenir.com/ibylensu/2020/11/badr-benhenda.jpg" alt="" width="170" height="113" />Par Badreddine BEN HENDA</div>
<div dir="auto">
<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<div dir="auto">L&#8217;autre jour, après avoir longuement écouté les protestations de quelques amis légalistes, je me suis demandé si Kaïs Sâyyed n&#8217;était pas allé trop vite en besogne lorsqu&#8217;il a pris les mesures d&#8217;exception du 25 juillet dernier. Et je me suis dit : pourquoi n&#8217;a-t-il pas encore patienté pour mettre fin aux quotidiennes mascarades parlementaires ? Pourquoi n&#8217;a-t-il pas attendu quelques mois ou quelques années pour limoger Méchichi et son gouvernement, devenus impopulaires et impuissants ? Pourquoi n&#8217;a-t-il pas pris le temps, tout le temps, (une décennie, par exemple) avant de lever l&#8217;immunité des députés ? Pourquoi n&#8217;a-t-il pas pris exemple sur Hamma Hammami, les frères Ahmed Nejib et Issam Chebbi, Zyed Lakhdhar, Mongi Rahoui, Mohamed Kilani, Mohsen Marzouk, Abir Moussi ? Eux, ils attendaient encore; ils criaillaient quelquefois, critiquaillaient je veux dire, puis se remettaient à attendre ! Ils ronronnaient avec l&#8217;Histoire, bercés ou intimidés par les arrogantes liturgies de Rached Ghannouchi et de Saifeddine Makhlouf !</div>
</div>
<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<div dir="auto">Avec ces Messieurs/Dames de l&#8217;Opposition, nous aurions encore attendu, nous aussi ! Nous aurions bêlé un peu, puis, convaincus de ne pas être capables d&#8217;autre chose que du bêlement, nous aurions rallié le troupeau résigné de Panurge ! Nous aurions attendu que la légalité daigne nous appeler à la barre de l&#8217;Histoire ! Nous aurions attendu la Saint Glin-Glin promise par notre chère Gauche, toujours somnolente quand il faut se réveiller !</div>
</div>
<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<div dir="auto">Kaïs Sâayyed et ses &#8220;conseillers&#8221; seraient donc coupables de &#8220;précipitation&#8221;, d&#8217;impatience, de manque d&#8217;indolence, de défaut d&#8217;apathie ! Il n&#8217;y avait pas péril en la demeure, dit l&#8217;article 80 du Destour ! On avait encore de la marge : encore 80 jours, ou 80 mois ou 80 ans ! Après tout, la Planète Terre a encore 5 milliards d&#8217;années à vivre ! Et l&#8217;Apocalypse n&#8217;est pas pour demain ! Pourquoi se presser d&#8217;affaiblir Ennahdha et ses satellites ? Pourquoi geler la caricature de Parlement ? Pourquoi laisser impunie la mafia révolutionnaire ? Dieu s&#8217;en chargera ! Il les mettra en enfer et mettra au Paradis les bons, les gentils, les sages Hamma, Néjib, Mongi, Zyed, Mohamed, Mohsen et Abir ! Ils n&#8217;ont fait de mal à personne, eux ! Et ils attendaient leur heure, comme c&#8217;était dit dans leurs destours et leurs Bibles ! Leurs grands-parents aussi leur avaient toujours dit : ٱللي يستنى خير مٱللي يتمنى!</div>
</div>
<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<div dir="auto">Alors, ils attendent ! Et empêchent les autres de ne pas attendre !</div>
<div dir="auto"></div>
</div>
</div>
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