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	<title>poésie &#8211; Questions et Concepts d’Avenir</title>
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	<title>poésie &#8211; Questions et Concepts d’Avenir</title>
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		<title>Lecture: Pour Mansour Éloge de l’incomplétude. Par Marc Gontard</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Jul 2025 17:22:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[éloge]]></category>
		<category><![CDATA[être]]></category>
		<category><![CDATA[incomplétude]]></category>
		<category><![CDATA[Mhenni]]></category>
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					<description><![CDATA[En recevant mon recueil de poésie en langue française publié en 2023, Aimer les cinq sens de la main des étoiles, l’ami Marc Gontard, Professeur émérite de l’Université de Rennes II, Grand spécialiste de critique et pensée littéraires, mais aussi poète et romancier de grande qualité, a promis un article sur ce recueil dans lequel [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>En recevant mon recueil de poésie en langue française publié en 2023, <em>Aimer les cinq sens de la</em> <em>main des étoiles</em>, l’ami Marc Gontard, Professeur émérite de l’Université de Rennes II, Grand spécialiste de critique et pensée littéraires, mais aussi poète et romancier de grande qualité, a promis un article sur ce recueil dans lequel il soupçonnait un centre d’intérêt méritant une exploration interrogative et conversationnelle.</strong></p>
<p><strong>En juin 2025, partant pour un séjour estival à l’hôpital, il a pris ce recueil dans ses bagages et à peine a-t-il commencé son traitement que le voici m’envoyer, le 2 juillet 2025, cet article, « Pour Mansour » qui porte l’aimance au sommet de l’intelligence du sens, celle de son incomplétude.</strong></p>
<p><strong>Prompt rétablissement mon cher Marc, nous t’attendons pour un autre bout de voyage ! (Fidèlement tien, Mansour) </strong></p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-3708" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/05/Marc-Gontard.jpg" alt="" width="193" height="261" /></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Pour Mansour</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Éloge de l’incomplétude</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>On connaît, Mansour M’Henni, brillant chercheur et infatigable pourvoyeur d’idées, dont les études sur Kateb Yacine ou sur <em>Le texte mixte</em> dans la littérature tunisienne ont fait un acteur important de la critique maghrébine. On connaît mieux encore, aujourd’hui, Mansour M’Henni, réinventeur de Socrate et promoteur de la <em>Nouvelle Brachylogie</em> avec ses multiples applications en poétique, dans les arts, les sciences, les études comportementales, jusqu’au discours politique avec son intrusion dans le domaine de l’éthique conversationnelle. On connaît moins, peut-être, le poète, c’est-à-dire l’homme dans son humanité profonde dont j’avais préfacé l’un des tout premiers recueils dans les années 90. Une dizaine d’autres ont suivi depuis, jusqu’à ce dernier, au sens énigmatique :  <em>Aimer les cinq sens de la</em> <em>main des étoiles</em> (2023) qui nous transporte, du cadre logique et argumentatif propre au discours universitaire vers les espaces libres de l’imaginaire et de la création.</p>
<p>Car, si l’on retrouve, dans ce recueil, certains thèmes qui apparaissent déjà dans <em>Rosée </em> (1992), <em>Mots d’amour</em> (1999), <em>Là-bas </em>(2006), <em>La deuxième déjà… ou c’est toujours la première </em>(2009), <em>Résonances </em>(2021), <em> </em>les choix formels qu’il adopte approchent au plus près l’expérience poétique, conçue comme écriture de l’émotion, pour poser la question de l’être-au- monde, entre le moi et le soi, l’autre et les autres, l’espace et le temps, avec une question essentielle, celle de l’incomplétude, dont la réponse reste au-delà de notre sphère cognitive.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Une écriture de l’émotion :</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>En effet, s’agissant du dispositif textuel utilisé pour ce recueil, Mansour a choisi d’investir son imaginaire dans une forme qui peut sembler académique &#8211; le vers syllabique &#8211; mais qui convient particulièrement à l’état émotionnel, qu’il veut nous faire partager.</p>
<p>Tout d’abord, étendu à l’ensemble des poèmes, le principe de la forme brève, dans son double effet de concision et de condensation, permet de retranscrire l’immédiateté et l’intensité du moment émotionnel générateur d’images.</p>
<p>A l’intérieur de ce cadre formel, l’utilisation d’une mesure métrique régie par la rime, dont la séquence de base reprend les modèles classiques de 6, 8 ou 12 syllabes, inscrit dans le texte une pulsion répétitive en lien avec un rythme plus fondamental qui renoue avec les racines physiologiques de l’état poétique.</p>
<p>Tout est là. Etre poète, c’est savoir exprimer dans la langue, ce moment fugace où l’affectivité prend les rênes du discours, sans que l’émotionnel puisse avoir un effet désastreux sur le rationnel comme on le croit trop souvent, alors que l’émotion, comme état affectif, peut acquérir, au même titre que la raison, une valeur cognitive. C’est ce que nous confirme l’expérience poétique de Mansour dont le paysage mental porte l’empreinte du sentiment d’incomplétude, chaque émotion particulière où s’engendre le poème, renforçant la tonalité d’ensemble du recueil.</p>
<p>C’est pourquoi, par bien des aspects, ce recueil tient de l’élégie, comme le suggère l’image récurrente de la fleur à la beauté éphémère dont Mansour ne craint pas de réinvestir la métaphore usée pour exprimer le sentiment d’incomplétude comme forme de mélancolie, c’est-à-dire de souffrance, face à l’impermanence, au sentiment d’usure, de détérioration, qui caractérise l’existence, mais qui en fonde aussi la valeur, en nous offrant la possibilité d’éprouver la plénitude de l’instant, tout comme l’éclosion d’une fleur reste un puissant appel à l’amour et à l’aimance. D’où le titre : « Aimer » qui pose d’emblée la question des rapports entre moi, les autres et le monde, au cœur de la tonalité mentale du recueil.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Qui suis-je ?</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>     </strong>La poésie élégiaque étant par nature même l’expression de l’intime sans le truchement d’une quelconque instance énonciative, l’une des questions fondamentales qui obsède le poète est celle de la figure de soi, comme être souffrant, frappé par cette douleur secrète qui change l’écriture de « Ma lettre » en « mal être » (P.27) … Même sentiment qui transforme en mot-valise une insatisfaction existentielle (déçu) et la forme humaine du non-être (décès) en « Décèçu » (P.67). Il y a donc dans ce recueil l’expression d’une insatisfaction qui peut se commuer en « rage furibonde » et dont l’origine est le doute sur soi. Qui suis-je ?</p>
<p>Certes cette douleur peut naître de tout l’inaccompli que révèle une existence lorsqu’elle revient sur elle-même et qu’il ne lui reste que le « sevrage des soifs inassouvies » (P.44). Elle peut venir, d’une manière plus profonde, du doute sur le savoir qui pose la question du vrai :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>Mais à la fin suis-je certain</em></p>
<p><em>     De savoir vrai ce que je sais </em>(P.56)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>0r cette question porte en elle l’incertitude actuelle sur le problème de la réalité lorsque le savoir scientifique et universitaire est traversé non seulement par la croyance et le prosélytisme religieux, mais par toutes les formes de propagande des sociétés contemporaines qui mettent en cause la rationalité, la liberté et la démocratie : qu’il s’agisse des vérités alternatives des états orwelliens dont la seule parole autorisée est celle qui fonde leur dictature, ou de l’endoctrinement et la désinformation auxquels se livrent volontiers les partis politiques, jusqu’aux théories fumeuses des conspirationnistes, sans parler du bourrage de crâne quotidien de la publicité et autres boniments des influenceurs sur les réseaux sociaux… Le mal-être du poète, au-delà même des limitations du savoir humain, toujours, <em>in progress</em>, porte donc en lui, de manière implicite, ce débat autour de la post-vérité qui met en doute le réel, la science et les progrès de la connaissance. Et contre ce monde de <em>bullshit </em>dans lequel risquent de s’enliser les démocraties affaiblies, avant de devenir de simples « Dictacraties » (P.43), la parole du poète retrouve, par d’autres voies, le chemin du vrai, aux côtés de la science comme « conscience rebelle » (P.39)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Moi et les autres :</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>    </strong>Ce doute sur soi explique le sentiment de solitude qui s’exprime dans certains poèmes lorsque l’autre s’efface comme présence nécessaire au moi : « Ma solitude est ma moitié » (P.46). En effet, si le « soi », c’est « moi » dans son rapport à l’« autre » (psychologie sociale), toute défaillance de l’autre, est vécue comme une atteinte à soi dans son désir d’ «aimance » qui fonde l’être humain dans son besoin de socialité. Car le « un » est « pluriel » (P.47) et l’affaissement de la pluralité dans la conscience de soi entraîne le sujet sur la pente d’une certaine déréliction :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>La solitude</em></p>
<p><em>C’est le désir de soi</em></p>
<p><em>Où retrouver les autres </em>(P. 18)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Deux grandes figures de l’altérité apparaissent dans la poésie de Mansour. D’abord, celle de l’ami auquel sont consacrés les deux premiers poèmes du recueil.</p>
<p>« Amitié » exprime un regret, celui de la présence dans l’entourage de soi de nombreux faux-amis, des « similis » … car l’amitié est un sentiment exigeant qui lie les partenaires dans une complicité à la fois totale et dialectique. Mais la fin du poème écarte cette réserve en proclamant la foi du poète dans ce sentiment rare qui enrichit le moi :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>Cependant je le dis</em></p>
<p><em>     Oui l’amitié sourit</em></p>
<p><em>     Dans les cœurs de prestance</em></p>
<p><em>     Dans l’esprit de l’aimance </em>(P. 9)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le second poème revient sur les mauvaises surprises que peut réserver un tel sentiment lorsqu’on se lie trop facilement à la recherche de l’alter-ego qui ne peut être un double, renvoyant, dans un effet miroir, le moi narcissique à lui-même. Il doit y avoir, au sein de l’amitié, à la fois le même et l’autre, d’où la complexité du sentiment et la confiance mutuelle sur laquelle il repose qui ne tolère aucune défaillance. C’est ce que recherche le poète en quête d’une authentique altérité fondée sur le partage et c’est ce par quoi il avoue être souvent déçu. L’amitié est plus qu’un sentiment, c’est une vertu…</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’autre grande figure de l’altérité est la figure féminine et l’on retrouve, chez Mansour, d’un recueil à l’autre, l’expression du désir et la quête de l’amante, élément fondamental de l’élégie. D’où la métaphore florale qui apparaît dès le 3<sup>ème</sup> poème du recueil « Ose » où, pastichant les vers célèbres de Ronsard, le poète supprime le R initial de la fleur pour mieux exprimer ce moment de défi et d’oubli absolu où nous plonge la tensivité même du désir.</p>
<p>Mais comme l’amitié, l’amour, dans la relation complexe qu’il ouvre avec l’autre, est un sentiment triplement exigeant qui mêle le cérébral, le sensuel et l’affectif…  C’est pourquoi, la couleur même de la « Fleur d’anniversaire » (P.17) reste un leurre dans la mesure où le charme de l’amante est à la fois essentiel et indéfinissable. En ce sens, l’amante n’a pas de figure ou, plutôt, elle a toutes les figures qui coagulent en désir le sentiment d’être dans le partage des corps et l’illumination du plaisir commun (« Mon amie la fleur », P. 61).</p>
<p>Si la quête amoureuse est celle d’une fusion extatique avec l’autre, c’est aussi une quête sans fin, vouée à l’échec par son caractère absolu qui ne supporte ni l’habitude, ni le quotidien. D’où l’ambivalence du sentiment :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>Toujours une histoire de seuils L’amour</em></p>
<p><em>     Seuils à franchir et seuils infranchissables</em> (P.12)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le jeu de mots entre « franchir » et « affranchir » à la fin du poème, réinstalle la notion de défi, au cœur de l’expérience amoureuse. La rencontre de l’amante, qui conduit à l’exultation du moi, suppose une levée de bien des barrières et autres interdits, qu’ils soient d’ordre social ou internes au sujet qui vit l’amour comme une libération, un moment fort d’exaltation de l’être dans le déport de soi vers l’autre. Mais un moment fragile car l’état passionnel ne peut qu’être transitoire, ne laissant plus tard que le souvenir fané de « L’ivresse qui délivre » (P.23).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ainsi, à partir de deux sentiments privilégiés, l’amitié et l’amour, le poète, dans sa rencontre avec l’autre, éprouve-t-il une forme d’insatisfaction qui peut mettre le moi en péril et le rejeter dans la solitude, car l’exigence d’amitié suppose un effort vertueux peu commun. Quant à la rencontre amoureuse, au-delà du défi qui mène à l’effusion des corps, il y a dans l’amour un absolu qui le met souvent hors de portée ou qui en fait l’une des grandes figures du tragique (<em>Tristan et Yseult ; Majnoun Leila</em>) …</p>
<p><em> </em></p>
<p><strong>L’élégie du temps qui passe :</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>     </strong>Si l’acmé, dans la passion amoureuse, tire son intensité de sa propre éphémérité, le sentiment du temps qui passe constitue l’essence même de l’élégie. C’est en effet le temps qui est l’acteur principal de la dégradation inéluctable de l’être. Comme il flétrit la rose ou le coquelicot, il emporte le moment de nos joies les plus vives dans son flux destructeur, ne laissant subsister en nous que le souvenir, pâle reflet d’une réalité dissoute :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>Le moment de sentir</em></p>
<p><em>     L’effet d’un temps pesant</em></p>
<p><em>     Comme un fumeux présent</em></p>
<p><em>     Toujours prêt à partir </em>(P.70)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dès lors, la seule réalité offerte à l’homme est celle de l’instant, face au rêve d’éternité qui l’étreint. D’où ce dialogue avec la mer, vieille allégorie de l’infini dans son impensable, face au désir d’immortalité :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>J’interroge l’instant</em></p>
<p><em>     Sur l’essence durable</em></p>
<p><em>     Et la mer me répond</em></p>
<p><em>     Le silence ineffable </em>(P.32)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>En fait, le temps qui détermine la durée humaine n’est que l’agent de la seule certitude qui nous soit offerte, celle de la mort, qui concentre toutes les questions sur l’être et le non-être. C’est pourquoi ce recueil qui s’ouvre comme une méditation sur l’être-au-monde, s’achève sur la perspective de la mort qui occupe les derniers poèmes. Voyant tous ses amis qui « partent en série » et saluant le retour du printemps, saison de sa venue au monde, comme l’annonce de son prochain départ, le poète s’interroge face à « L’abîme », avec des accents baudelairiens, sur le « néant », comme terme ultime de notre passage ici-bas (P. 72). Mais face à cette interrogation qui pose le vrai problème de la mort comme dissipation de l’être, Mansour ne tranche pas, optant pour la vieille allégorie du voyage dont on ne connaît pas le terme. Laissons plutôt la rivière nous emporter sur une planche, « vers quelque part » (P.74) … Si l’ombre de la mort qui borne notre horizon, comme ces « nuages noirs » qui se lèvent parfois sur la mer, reste la cause la plus profonde de l’incomplétude de notre condition, le trépas, chez Mansour, loin d’être considéré comme un terme tragique, garde son mystère ouvert à tous les possibles :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>La mort reste la mort</em></p>
<p><em>     Juste une entrée au port</em></p>
<p><em>     Après un court voyage </em>(P.77)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Toujours la mer :</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>    </strong>On pourrait croire que dans une poésie de l’intime comme celle de Mansour, le paysage, au sens géographique du terme, a disparu. Il n’en est rien. Sauf que le monde extérieur, en dehors de la fleur et de quelques reliefs urbains, n’est représenté que par un seul élément, la mer, qui baigne le petit port natal de Sayada.  Et il ne s’agit pas seulement d’une simple allégorie, mais bien plus, d’une présence forte et quotidienne qui relie le sujet au paysage d’enfance, profondément inscrit dans son onirisme. Car nous portons tous en nous un paysage intérieur qui nous relie à nos lieux de prédilection. Mansour est habité par la mer qu’il contemple toujours du littoral où s’achève le monde des terriens et où s’ouvre l’immensité marine qui donne aux habitants de la côte ce sentiment océanique qui est comme un parfum d’éternité. Et lorsque le poète envisage la ville, entre le « fort » et l’« aéroport » qui désignent à la fois le passé et le futur, face au doute qui s’élève en lui, c’est la mer qui lui offre son apaisement :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>Immobile et perdu au milieu de la route</em></p>
<p><em>     Un humain semble pris dans les rets de cent doutes</em></p>
<p><em>     Et se dit qu’à la fin tout est beau dans la mer </em>(P.28)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>D’une manière plus générale, la mer chez Mansour, oppose sa lumière aux noirceurs du soir et de la ville (P.41). Le plus souvent, elle est rêvée comme calme et accueillante, ultime recours aux doutes et aux tracas de l’existence. Dans le paysage mental, la mer par sa seule présence est porteuse d’équilibre et de sérénité, image de la plénitude qui vient guérir l’incomplétude. Contre l’espace urbain aux images généralement dysphoriques, car entachées par la précarité du lien social, elle devient médiatrice de son adhésion au monde :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>Pourquoi chercher ailleurs</em></p>
<p><em>     Quand la mer généreuse</em></p>
<p><em>     Te berce de douceur </em>(P.60)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pour conclure : être</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>En effet, si la poésie de Mansour porte en elle le sentiment mélancolique d’une forme d’incomplétude qui affecte le moi, s’étend à ses rapports à l’autre et se renforce de l’énigme du temps destructeur, de sorte que la « Déception » reste indissociable de toute expérience humaine (P.48), cette fragilité du sujet n’empêche pas son consentement à l’être que la mer vient magnifier, y compris dans son acceptation de la mort à laquelle l’inconnu donne son prix. D’où cette ultime interrogation : la mort comme « pas vers l’abîme » ou fin d’un « chant sublime » ? (P.71)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Au-delà d’une écriture de l’émotion, la poésie de Mansour, tout en marquant les points d’incomplétude de notre être-au-monde, reste une leçon d’humanisme qui n’entend pas apporter une quelconque solution aux béances du réel, mais simplement montrer comment nous avons un devoir, non pas de résilience, mais d’adhésion à ce qui fait notre humanité dans ses joies comme dans ses imperfections :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>Je n’ai jamais assez</em></p>
<p><em>     Des délices du monde</em></p>
<p><em>     Et c’est sans grand regret</em></p>
<p><em>     Qu’un jour j’en partirai</em></p>
<p><em>     Heureux d’avoir été </em>(P.20)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Être, dans la conscience de soi, en développer toutes les virtualités, jusqu’à l’acceptation du non-être, voilà ce qui fait la grandeur de l’homme dans le sujet à construire soi-même, entre sa propre ipséité et l’ouverture à l’autre et au monde. C’est la grande leçon d’un recueil comme <em>Aimer les cinq sens de la main des</em> étoile<em>s</em>, qui en éclaire peut-être le titre :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>Etre du monde entier</em></p>
<p><em>     Tout en étant soi-même</em></p>
<p><em>     Et de l’éternité</em></p>
<p><em>     Un bref instant</em></p>
<p><em>     Suprême </em>(P. 19)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: right;"><strong><em>Marc Gontard</em></strong></p>
<p style="text-align: right;"><strong><em>Juin-juillet 2025 </em></strong></p>
]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>Parution : FAScinations, un recueil de la méditation essentielle sur ce que nous sommes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Dec 2024 16:55:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fès]]></category>
		<category><![CDATA[Gontard]]></category>
		<category><![CDATA[méditation]]></category>
		<category><![CDATA[poésie]]></category>
		<category><![CDATA[rythmique]]></category>
		<category><![CDATA[Tazi]]></category>
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					<description><![CDATA[Après avoir publié plusieurs écrits et de nombreux poèmes sur les réseaux sociaux, Chakib Tazi Massanou donne à lire son premier recueil en langue française, FAScinations, publié aux éditions Marsam, en attendant la sortie du suivant, en langue arabe cette fois. Chakib Tazi Massanou est né à Fès en 1964. Titulaire d’un doctorat en sémiotique [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Après avoir publié plusieurs écrits et de nombreux poèmes sur les réseaux sociaux, Chakib Tazi Massanou donne à lire son premier recueil en langue française, <em>FAScinations</em>, publié aux éditions Marsam, en attendant la sortie du suivant, en langue arabe cette fois.</p>
<p>Chakib Tazi Massanou est né à Fès en 1964. Titulaire d’un doctorat en sémiotique des passions de l’Université de Toulouse-le-Mirail en 1990, il est actuellement professeur de Lettres à l’Université Mohammed Ben Abdellah de Fès.</p>
<p>Interviewé par la MAP, M. Tazi Massanou précise que son recueil est le résultat de deux années de méditation et de réflexion sur son ancrage, à savoir la ville de Fès, qu’il a qualifiée de &#8220;musée à ciel ouvert&#8221; et de &#8220;patrimoine millénaire&#8221;. Il ajoute que ses poèmes sont des &#8220;morceaux choisis&#8221; de sa vie, dans lesquels il essaie d’exprimer ses fascinations et son ressenti par rapport à un certain nombre de questions comme la vie, la mort, l’amitié et la quête d’une vie moins écrasante et moins pesante.</p>
<p>Marc Gontard, le Professeur émérite et grand chercheur en littératures françaises et francophones, surtout maghrébines, mais aussi poète et romancier prolifique, a commenté la sortie de ce recueil en ces termes : « Chakib Tazi, une personnalité originale dans le monde universitaire, mais aussi un bon poète qui saura vous surprendre au-delà de son attachement à Fes, sa ville natale, par une rythmique dont la scansion tout en brièveté révèle, dans les jeux avec la langue et ses sonorités, une méditation essentielle sur ce que nous sommes, nos attachements, notre présence au monde dans ses recès les plus indéchiffrables. »</p>
<p>QCA-com</p>
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		<item>
		<title>Chronique : Polémique autour du prix littéraire Abou el Kacem Chebbi. Par Mansour M’henni</title>
		<link>https://voixdavenir.com/chronique-polemique-autour-du-prix-litteraire-abou-el-kacem-chebbi-par-mansour-mhenni/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 Nov 2024 08:52:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chebbi]]></category>
		<category><![CDATA[polémique]]></category>
		<category><![CDATA[Prix]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[La scène culturelle en Tunisie, et littéraire surtout, est en effervescence depuis plusieurs jours suite à l’attribution, à un poète libanais, du prix Abou el Kacem Chebbi pour la poésie, initié et organisé par la Banque de Tunisie. S’il est permis de schématiser la polémique, on mettrait à la tête de chaque clan, une des [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img decoding="async" class="wp-image-3249 alignleft" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/01/jpc1-800x530.jpg" alt="" width="232" height="154" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/01/jpc1-800x530.jpg 800w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/01/jpc1-1160x768.jpg 1160w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/01/jpc1-1536x1017.jpg 1536w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/01/jpc1-750x497.jpg 750w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/01/jpc1-1140x755.jpg 1140w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/01/jpc1.jpg 1848w" sizes="(max-width: 232px) 100vw, 232px" />La scène culturelle en Tunisie, et littéraire surtout, est en effervescence depuis plusieurs jours suite à l’attribution, à un poète libanais, du prix <em>Abou el Kacem Chebbi</em> pour la poésie, initié et organisé par la Banque de Tunisie.</p>
<p>S’il est permis de schématiser la polémique, on mettrait à la tête de chaque clan, une des figures de proue de la poésie tunisienne de langue arabe : d’un côté le poète Moncef Louhaïbi en tant que président du jury, de l’autre Moncef Mezghanni en tant que défenseur énergique de ce qu’il considère comme l’esprit de fond de ce prix, particulièrement en rapport à la personnalité de Chebbi et à sa valeur symbolique pour la poésie tunisienne d’abord, mais aussi pour la tunisianité tout court. Entre les deux « Moncef », peut-on trancher en faveur de l’un contre l’autre, en le jugeant plus « équitable », comme son prénom le suppose ?</p>
<p>Un premier grief a été avancé pour souligner ce qui est relevé comme un dysfonctionnement de cette édition du prix, en l’occurrence la modestie de la poésie du lauréat et le caractère peu influent de son expérience que d’aucuns ne classeraient pas dans l’écriture poétique, ni en vers ni en prose. En effet, pour eux, Charbel Dagher, car c’est de lui qu’il s’agit, « n’a jamais été confirmé comme un poète d’un certain poids dans le domaine. Il est certes connu en Tunisie depuis près de trois décennies, mais il l’est en tant que colloquant dans des manifestations scientifiques autour de différentes questions relevant du culturel le plus large ; mais connu aussi par un opportunisme relationnel le poussant à s’inscrire et à se mouvoir dans la proximité des personnes jugées influentes, donc de proximité rentable, dût-il pour cela tourner subitement le dos à des amitiés qu’il disait inaliénables » (NDR : A-t-il fait l’excetion ? en 2011, nombreux étaient ceux ayant fait de même).</p>
<p>Voilà une sorte de synthèse de différents commentaires, oraux et écrits, recueillis au fil du suivi des attitudes opposées à cette consécration jugée non conforme à l’éthique supposée présider au fonctionnement du prix Chebbi ! Il ne nous revient pas de valider, ni de réfuter cet argument ; mais on peut croire qu’il n’y a pas de fumée sans feu, compte tenu de la renommée des personnes impliquées dans un sens comme dans l’autre.</p>
<p>Il y a aussi une deuxième question soulevée à ce propos, celle de l’attribution du prix à un Libanais et non à un Tunisien. A ce propos, la question nous semble mal posée car elle dépend des textes régulateurs de ce prix qui, à notre connaissance, a commencé dans le cadre tunisien puis s’est ouvert au cadre maghrébin et enfin au cadre arabe. Cependant, tout n’est pas clair dans cette évolution. En effet, après quatre ans d’interruption en raison du covid, le prix revient avec un nouvel esprit qui permet plusieurs confusions. Il semble même, selon certains, que la participation du lauréat final n’ait pas été annoncée à la date de clôture de la réception des participations, en juin 2024 (ce qui reste à vérifier). Il y aurait aussi un flou concernant les genres concernés par le prix, à croire, selon certains, que l’objet de chaque édition est choisi sur mesure en vue d’une attribution déjà en vue.</p>
<p>Disons pour conclure qu’il n’y a aucun prix objectivement attribué, depuis le Nobel jusqu’au plus modeste des prix initiés par nos entreprises économiques dans une démarche qui sent plus le gain financier (contrairement à ce qu’on peut croire) et, le mot est souvent lancé, le lobbyisme. Faisons quand même contre fortune bon cœur et disons que c’est toujours heureux de trouver des initiateurs de prix littéraires ou artistiques, encore conviendrait-il de les doter des termes les plus clairs, les plus transparents et les plus justifiés de l’honnêteté intellectuelle censée présider à de telles initiatives.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Chronique : Poésie et société aujourd’hui. Par Mansour M’henni</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 25 May 2024 16:05:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Associations]]></category>
		<category><![CDATA[arts]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>
		<category><![CDATA[université]]></category>
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					<description><![CDATA[Un périple académique et culturel m’a conduit à Paris et au Maroc (Fès et Mohammedia), à partir de ma Tunisie et vers elle, et m’a permis de plonger profondément dans des interrogations liées à cette articulation persistante entre le scientifique, le culturel et l’associatif. En effet, j’ai la ferme conviction que ces derniers constituent les [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Un périple académique et culturel m’a conduit à Paris et au Maroc (Fès et Mohammedia), à partir de ma Tunisie et vers elle, et m’a permis de plonger profondément dans des interrogations liées à cette articulation persistante entre le scientifique, le culturel et l’associatif. En effet, j’ai la ferme conviction que ces derniers constituent les trois sommets cuisants du triangle de l’action citoyenne et je ne cesserai d’œuvrer à servir au mieux cette forme d’engagement désormais la mienne plus que toute autre.</p>
<p>Aujourd’hui je m’attarde un peu au problème de la poésie en société, à partir de deux rencontres qui m’ont semblé valoir la peine qu’on y pense et qu’on en converse. La première est une rencontre régulière autour de la poésie dans une petite salle aménagée dans un café nommé « Café de Paris », au 11° arrondissement. Réunissant des poètes et des poétesses volontaires, de tous âges et de tous genres, dans une convivialité et une sympathie naturelles, cette activité pilotée par la poétesse Geneviève Guevara, a donné l’occasion de discuter de son œuvre avec le public et de lire des extraits de sa poésie, à la Tunisienne Faouzia Dhifallah ; elle a ajouté aussi un argument, s’il en faut, à la célèbre assertion d’Isidore Ducasse, alias comte de Lautréamont : « La poésie doit être faite par tous ». Ainsi, cette association d’un café public à une activité régulière de poésie est de nature à nous interpeller sur le besoin de revoir notre action culturelle pour lui ouvrir de nouvelles voies vers l’appréciation et de nouvelles voix de l’expression.</p>
<p style="text-align: center;"><img decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-5917" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/05/faouzia-paris-800x360.jpg" alt="" width="800" height="360" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/05/faouzia-paris-800x360.jpg 800w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/05/faouzia-paris-750x338.jpg 750w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/05/faouzia-paris.jpg 1000w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></p>
<p>La seconde consiste en une dynamique culturelle de la société civile et l’espace universitaire, concrétisée par la coopération et le partenariat au profit d’interrogations variées autour de la poésie, à la fois dans son rapport à l’écriture et à la création artistique en général, ainsi qu’à son interaction à la société et à son mouvement d’évolution. C’est ainsi que la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l’EUROMED-Fès (Maroc) s’est penchée sur la question des interculturalités méditerranéennes dans un colloque du 24 mai 2024 auquel elle choisi un Tunisien comme invité d’honneur et auteur de la conférence d’ouverture. Mais au-delà de la profondeur des analyses menées en trois langues (français, espagnol et anglais), on n’est pas insensible à la quantité d’expositions d’œuvres plastiques couvrant presque tous les murs intérieurs de l’établissement, tous produits par les étudiants, en activités parallèles à leurs formations dans les différentes filières de l’Université. C’est ainsi aussi que la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de Saïs-Fès a rendu hommage à un de ses importants poètes, Mohamed Al-Ach’ari, et a invité des chercheurs spécialistes à interroger la dialectique de poétique et du narratif dans son œuvre de création, le temps d’une demi-journée. Trois autres demi-journées ont été conscrée à l’examen du rapport entre la poésie et le récit. Là aussi une exposition de deux peintres a meublé l’espace, ainsi qu’une conférence, deux jours plus tard, donnée par le même invité tunisien de l’UROMED, sur le rapport entre « Méditerranéité et Nouvelle Brachylogie », deux concepts dont il est le principal promoteur, sinon l’initiateur.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-5919 alignleft" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/05/poesie-pour-tous-Paris-800x1063.jpg" alt="" width="288" height="382" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/05/poesie-pour-tous-Paris-800x1063.jpg 800w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/05/poesie-pour-tous-Paris-1160x1541.jpg 1160w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/05/poesie-pour-tous-Paris-1157x1536.jpg 1157w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/05/poesie-pour-tous-Paris-750x996.jpg 750w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/05/poesie-pour-tous-Paris-1140x1514.jpg 1140w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/05/poesie-pour-tous-Paris.jpg 1536w" sizes="auto, (max-width: 288px) 100vw, 288px" /></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone  wp-image-5921" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/05/med-euromed-800x1063.jpg" alt="" width="287" height="382" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/05/med-euromed-800x1063.jpg 800w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/05/med-euromed-1160x1541.jpg 1160w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/05/med-euromed-1157x1536.jpg 1157w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/05/med-euromed-750x996.jpg 750w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/05/med-euromed-1140x1514.jpg 1140w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/05/med-euromed.jpg 1536w" sizes="auto, (max-width: 287px) 100vw, 287px" /></p>
<p>Le besoin d’évoquer ces activités académiques et culturelles est mû par le sentiment qu’une lourde responsabilité incombe aux intellectuels et à tous les citoyens, la main dans la main, pour aider à sauver l’avenir des dérapages possibles en cours de la course pour le progrès. En Tunisie aussi, comme en France ou au Maroc, ici cités, mais aussi d’autres pays, ces types d’activités académiques et culturelles continuent au prix de plusieurs sacrifices consentis par des personnes et par des composantes de la société civile, surtout les associations académiques et culturelles. Pais, rappelons-le pour insister, les associations peinent à réussir leurs programmes et à réaliser leurs objectifs en raison de contraintes dont les intentions sont peut-être bonnes, mais dont l’impact peut être néfaste si on ne rationalise pas leur mise en application.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone  wp-image-5920" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/05/poesie-FLSHFes-800x1063.jpg" alt="" width="459" height="610" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/05/poesie-FLSHFes-800x1063.jpg 800w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/05/poesie-FLSHFes-1160x1541.jpg 1160w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/05/poesie-FLSHFes-1157x1536.jpg 1157w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/05/poesie-FLSHFes-750x996.jpg 750w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/05/poesie-FLSHFes-1140x1514.jpg 1140w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/05/poesie-FLSHFes.jpg 1536w" sizes="auto, (max-width: 459px) 100vw, 459px" /></p>
<p>Continuons au moins d’en parler, jusqu’à nous entendre sur la stratégie idoine pour sauver l’éthique et la pratique de l’action culturelle et scientifique des associations.</p>
<p>(<em>Publié aussi sur jawharafm.net</em>)</p>
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		<item>
		<title>En attendant le vernissage de l’exposition de Faouzia Dhifallah « L’art est un médiateur de l’indicible »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Feb 2024 13:28:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dhifallazh]]></category>
		<category><![CDATA[Peinture]]></category>
		<category><![CDATA[Ricinski]]></category>
		<category><![CDATA[vernissage]]></category>
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					<description><![CDATA[Si l’indicible c’est -pour Goethe aussi -ce qui ne peut être dit ou qui excède toute expression à cause de son intensité ou de son caractère surprenant, d’où vient alors sa voix ? Eh bien, il ne s’agit pas de la « voix » des motifs ou des formes visibles sur ces toiles exposées, mais de [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-5761 alignleft" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/02/86-Foto-Francisca-Ricinski-800x1004.jpg" alt="" width="165" height="207" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/02/86-Foto-Francisca-Ricinski-800x1004.jpg 800w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/02/86-Foto-Francisca-Ricinski-1160x1456.jpg 1160w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/02/86-Foto-Francisca-Ricinski-1224x1536.jpg 1224w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/02/86-Foto-Francisca-Ricinski-1632x2048.jpg 1632w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/02/86-Foto-Francisca-Ricinski-750x941.jpg 750w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/02/86-Foto-Francisca-Ricinski-1140x1430.jpg 1140w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/02/86-Foto-Francisca-Ricinski-scaled.jpg 2040w" sizes="auto, (max-width: 165px) 100vw, 165px" />Si l’indicible c’est -pour Goethe aussi -ce qui ne peut être dit ou qui excède toute expression à cause de son intensité ou de son caractère surprenant, d’où vient alors sa voix ?</p>
<p>Eh bien, il ne s’agit pas de la « voix » des motifs ou des formes visibles sur ces toiles exposées, mais de ce qui se passait, avant leur concrète configuration, à l’intérieur de l’artiste, sur les multiples orbites de l’esprit, du subconscient et de la mémoire des expériences marquées par les marées et les effluves de l’âme. La perception de la sonorité, de sa propre vibration intérieure a précédé l’acte de création. Et même si certaines idées, visions, quelque concept ou symbole ne se laissent pas éplucher comme un oignon, (pour nous protéger peut-être d’un sens apparent ou fugitif de l’image), ils se dévoilent et nous « parlent » quand même, sans nous dépourvoir de notre liberté d’interprétation. On remarque la prédilection de Faouzia Dhifallah pour les représentations dans un espace psychologique, peuplé par des morceaux flottants de vie, animé par un souffle vital ou évadé des abîmes du destin. Mes regards s’attardent sur un Tout effrité, divisé, dont les images, suggérant des bouts de terre, corps physiques et des îles immatérielles, ne se soumettent plus à l’effet de la force primaire, unifiante. En un autre endroit je crois les découvrir dans l’attente d’une intervention magique qui va les remodeler et rejoindre. Une suite de huit tableaux, si contrastante par leur contenu symbolique ou abstrait et la fébrilité des couleurs offre un témoignage de son option morale et de vision engagée et implicitement encore un itinéraire à suivre pour la compréhension de son art : Son pays, passé par tant de vicissitudes, tel qui renaît sur la toile de Faouzia, « danse sur ses courbatures ». Ces « danseurs » de Tunisie ne se plient pas à la volonté froide d’une classe politique et gardent à tout prix leur joie de vivre. Un autre remarquable tableau de l’exposition met en lumière la volonté de la puissance, dont l’ambiguïté du titre et de l’atmosphère, de l’attitude des figures me permet de l’associer avec le désir de dépasser toute faiblesse ou hésitation, de quitter un trajet existentiel chaotique ou insignifiant, mais aussi avec la soif du pouvoir, qui créerait l’illusion d’atteindre le sommet d’une pyramide sociale et de dominer sur les autres. Au fur et à mesure que le reste des tableaux tournent et retournent, défilent comme un carrousel fascinant devant mes yeux, je me rends compte que l’espace psychologique dont je parlais au début s’inclue dans un espace beaucoup plus large, quasi sans confins, nécessaire au développement de ses émotions, sentiments, idées et attitudes etc. et à la métamorphose du rien en cris muets et du noir en ondes lumineuses. Ce bouleversement qui transcende le réel précède l’osmose de la corporalité, de l’esprit et de l’âme et l’installation d’une paix ineffable, sans violer ou blesser leurs secrets et mystères.</p>
<p>Cette deuxième exposition personnelle de Dhifallah confirme sa complexe capacité de communiquer avec l’extérieur et de le filtrer, avant de s’entremêler et d’agir dans les aréoles les plus intimes de son être. La valeur de sa peinture s’explique aussi par l’excellente technique et une fine intuition, mais la singularité de son style résulte de la subtile confluence de ses trois hypostases et des effets de langage de l’artiste</p>
<p>plastique, soutenue par l’enseignante de philosophie étal poète. Même si elle possède un rang académique, elle n’agrée pas les allures rigides ou trop intellectualisées. Si elle emprunte des titres comme « Métamorphoses de l’âme » et « Voix du silence » appartenant au psychanalyste C.G. Jung et à l’écrivain André Malraux, il ne s’agit pas d’une illustration ou de transposition de leurs thèses en images, mais d’une affinité d’esprit et d’une impulsion vers sa propre exploration et structure. Son art pictural ne se voit pas dans le rôle d’un miroir fidèle de la vie, de la nature, mais dans sa chance de se concentrer sur soi-même, comme autrefois Manet avec son Olympia et ceux qui l’ont suivi. Dans son besoin de se chercher et de se retrouver, au moins de se reconnaître. En effet, on reconnaît dans les contours féminins et les détails extrêmement stylisés ou abstraits « le Souffle », c’est-à-dire l’éloge de la vie et de l’exubérance. Le caractère concret du verre de vin renforce l’effet bénéfique de ce tableau sur ceux qui le regardent.</p>
<p>Elle explore, observe, met en relation le grand dehors, les « rayons cosmiques » avec l’univers fragile de l’être humain oscillant entre l’innocence et le fardeau de ses erreurs et ses échecs, la disjonction ou la fusion du corps avec l’âme (au sens d’éther, de souffle vital, de psyché, d’essence ou de noyau, de grâce).</p>
<p>Et enfin, comment pourraient manquer le motif de l’amour, même si l’image paraît être un peu bizarre pour un couple avide de s’unir pour ne faire qu’un ! Les corps sont étroitement collés, tandis que leurs têtes, bras et jambes ne se touchent pas et les lèvres n’esquissent aucune intention d’un baiser. Je tends à croire qu’ils vivent le prélude de leur fusion. (Leur position pourrait suggérer aussi la passion exprimée par deux partenaires de danse). Seule la scène du rut qui pousse à l’accouplement ne connait aucun équivoque ou déroute…</p>
<p>Le travail créateur de Faouzia Dhifallah ainsi que le jeu fluide et parfois énigmatique de sa fantaisie ne connaissent pas de rupture ou de stagnation. D’une étape à l’autre son art gagne de plus en plus en intensité et distinction et mérite des arrêts longs devant chaque exposa. Le vernissage qui aura lieu dans quelques jours va aider ses visiteurs à figurer l’infigurable et à entendre les voix de leur propre silence.</p>
<p>Francis Ponge avait ses raisons de croire que le monde muet soit notre seule patrie.</p>
<p>Il faut vraiment se taire, afin de comprendre ce que l’indicible nous dit.</p>
<p><strong><em>Francisca Ricinski</em></strong></p>
<p><strong>NDR:</strong> <em>Francisca Ricinski est écrivain et journaliste, membre de l&#8217;Union des écrivains allemands et des P.E.N. Elle est chef rédactrice de la revue littéraire Matrix et coéditrice de la revue Dichtungsring. Elle a reçu plusieurs prix littéraires.  </em></p>
<p>&nbsp;</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Chronique : L’Art e(s)t la voix de l&#8217;indicible. Par Mansour M’henni</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Feb 2024 02:33:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoires]]></category>
		<category><![CDATA[Pensées]]></category>
		<category><![CDATA[art]]></category>
		<category><![CDATA[indicible]]></category>
		<category><![CDATA[philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[voix]]></category>
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					<description><![CDATA[L’exposition de peinture de Faouzia Dhifallah, dont le vernissage est annoncé pour le jeudi 29 février 2024, est provocateur à plus d’un titre… Et d’abord par son titre, justement ! « La Voix de l’indicible » ! Comment l’indicible peut-il avoir une voix ? N’est-ce pas contraire à la logique ? Au moins à une certaine logique « consacrée » ? Et s’il en [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-4982 alignleft" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-800x600.jpg" alt="" width="202" height="151" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-800x600.jpg 800w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-1160x870.jpg 1160w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-320x240.jpg 320w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-1536x1152.jpg 1536w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-2048x1536.jpg 2048w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-750x563.jpg 750w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-1140x855.jpg 1140w" sizes="auto, (max-width: 202px) 100vw, 202px" />L’exposition de peinture de Faouzia Dhifallah, dont le vernissage est annoncé pour le jeudi 29 février 2024, est provocateur à plus d’un titre… Et d’abord par son titre, justement ! « La Voix de l’indicible » ! Comment l’indicible peut-il avoir une voix ? N’est-ce pas contraire à la logique ? Au moins à une certaine logique « consacrée » ? Et s’il en a une, serait-elle de la même nature que les voix courantes que nous désignons ? On soupçonnerait alors, à juste titre, l’entremêlement de la philosophie, de la poésie et de l’art.</p>
<p style="text-align: left;">Justement, F. Dhifallah est à la fois enseignante-chercheure en philosophie, artiste plasticienne et poète bilingue. Journaliste aussi. Comment ne pas reconnaître alors, dans le choix du titre de son exposition, la traversée du champ de la pensée par la notion d’indicible, surtout en rapport aux noms étroitement liés à cette notion depuis le milieu du XIXe s., en l’occurrence Nietzsche, Heidegger et Wittgenstein, et aussi en relation avec la prévalence de la notion en matière de poésie, à la même époque, jusqu’à la célèbre citation de Paul Reverdy : « Rien ne vaut d&#8217;être dit en poésie que l&#8217;indicible, c&#8217;est pourquoi l&#8217;on compte beaucoup sur ce qui se passe entre les lignes. »</p>
<p>&nbsp;</p>
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<p>Cette première interpellation devient doublement provocante quand on se situe dans le champ des arts plastiques. En effet, le mot « voix », joint à l’indicible, ouvre la voie à des interprétations multiples, autrement que si on avait « l’expression de l’indicible » comme dans l’article d’Antonio Brasileiro à propos de Guimarães Rosa, de Meyer Clason, et de Wittgenstein, même si cet article nous paraît dépasser, implicitement, le champ de signification de « expression » pour celui de « voix », bien plus large. Cela se fait justement dans la conjonction de la philosophie et de la poésie avec l’expression artistique : « Le poétique, ici englobé dans l’art comme étant un tout, ne veut transmettre qu’à soi-même ». Comment donc F. Dhifallah cherche-t-elle à trouver la voie vers la voix ineffable, pour essayer de lui donner sens et existence ? L’art plastique serait-il pour elle un substitut de la philosophie et de la poésie ou leur mariage consommé jusqu’à la fusion synthétique dans un unique total, qui est aussi un total unique, en l’occurrence l’art ?</p>
<p>J’avoue avoir été souvent interpellé par la peinture de F. Dhifallah, comme je le suis par ses fragments poétiques, en plein dans le bain brachylogique. J’ai été autorisé à en utiliser des tableaux pour des couvertures et des affiches comme pour mieux me fixer sur leurs questions profondes et sur leurs signes déstabilisants tant par les couleurs que par les formes et par le mouvement qui semble toujours sur le point de se déclencher, mais sans orientation précise, comme pour faire écho aux mots de Baudelaire : « Au fond de l’inconnu pour trouver du nouveau ».</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-5573 aligncenter" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/11/Faouzia-Dhifalah.jpg" alt="" width="299" height="300" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/11/Faouzia-Dhifalah.jpg 299w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/11/Faouzia-Dhifalah-75x75.jpg 75w" sizes="auto, (max-width: 299px) 100vw, 299px" /></p>
<p>C’est encore Baudelaire qui écrivait : « Dans une ténébreuse et profonde unité, / […] / Les parfums, les couleurs et les sons se répondent. ». Pour F. Dhifallah, on dirait plutôt : dans le cadre ténébreux du tableau, « les formes, les couleurs et les traits se confondent ». Cependant, il n’y a pas lieu de se contenter ici des explications scolaires donnant au verbe « confondre » une forme pronominale et un sens d’unité issu de l’entremêlement. Ce serait plutôt l’expression d’une réciprocité de l’action de confondre l’Autre, le « remplir d’un grand étonnement », le « réduire au silence », nous précisent les dictionnaires. C’est là que se retrouve « la voix de l’indicible », une voix intérieure de l’interrogation centripète, de l’étonnement et de l’éternelle quête de soi. En vue peut-être d’un idéal insaisissable d’unité. Est-ce dans ce sens que Wittgenstein, contestant l’acte même de lecture et plus encore celui d’explication, écrivait : « L’œuvre d’art ne veut transmettre<em> quoi que ce soit</em> sinon à elle-même » ?</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>L&#8217;Institut des Langues de Moknine rend hommage à Pasolini</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 10 Feb 2024 18:15:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[études]]></category>
		<category><![CDATA[hommage]]></category>
		<category><![CDATA[Moknine]]></category>
		<category><![CDATA[Pasolini]]></category>
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					<description><![CDATA[Plus de 45 ans après son assassinat, Pier Paolo Pasolini n&#8217;a rien perdu de son pouvoir de fascination. L&#8217;Institut supérieur des langues-Moknine rend hommage à l&#8217;œuvre éminemment poétique et politique du cinéaste italien – également acteur, dramaturge et écrivain – à travers une journée d&#8217;étude, le 13 février, en présence de M. Le premier conseiller [&#8230;]]]></description>
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<div class="x1gslohp x11i5rnm x12nagc x1mh8g0r x1yc453h x126k92a x18lvrbx" dir="auto">Plus de 45 ans après son assassinat, Pier Paolo Pasolini n&#8217;a rien perdu de son pouvoir de fascination. L&#8217;Institut supérieur des langues-Moknine rend hommage à l&#8217;œuvre éminemment poétique et politique du cinéaste italien – également acteur, dramaturge et écrivain – à travers une journée d&#8217;étude, le 13 février, en présence de M. Le premier conseiller de l&#8217;ambassade d&#8217;Italie à Tunis, de M. René de Ceccaty un écrivain, traducteur, journaliste et éditeur français né à Tunis en 1952, et de 2 professeurs de l&#8217;université de Naples et Pérouse.</div>
<div dir="auto" style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-5732" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/02/pasolini-moknine.jpg" alt="" width="720" height="931" /></div>
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		<title>Publication: Deux nouveaux recueils de poésie (en français et en arabe)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Oct 2023 08:01:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 recueils]]></category>
		<category><![CDATA[arabe]]></category>
		<category><![CDATA[français]]></category>
		<category><![CDATA[Mhenni]]></category>
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					<description><![CDATA[Mansour M’henni est certes l’un des poètes les plus présents et son expérience est des plus intéressantes, dans la littérature tunisienne de langue française, tel que souligné de nouveau dans un nouveau précieux livre en la matière, Écrivains francophones de Tunisie, signé Afifa Chaouachi Marzouki, une enseignante universitaire suivant de près l’évolution de cette littérature [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Mansour M’henni est certes l’un des poètes les plus présents et son expérience est des plus intéressantes, dans la littérature tunisienne de langue française, tel que souligné de nouveau dans un nouveau précieux livre en la matière, <em>Écrivains francophones de Tunisie</em>, signé Afifa Chaouachi Marzouki, une enseignante universitaire suivant de près l’évolution de cette littérature et l’approchant avec un regard critique des plus compétents.</p>
<p>Cette semaine, Mansour M’henni sort deux recueils édités par Dar Al-Mokaddema, son huitième recueil en français, <em>Aimer. Les Cinq sens de la main de l’étoile</em>, et son premier en arabe, <em>Shadharaaton chaâirah </em>(Fragments poètes). Les deux recueils sont aussitôt exposés dans la Foire internationale du Livre d’Alger et une signature de vente-dédicace est prévue lors du Forum International Kateb Yacine à Guelma (Algérie), du 27 au 30 octobre 2023.</p>
<p>Il est à rappeler que Mansour M’henni a été couronné dans ce forum international, en janvier 2014, du <em>Prix littéraire International du Roman francophone </em>pour son roman <em>La Nuit des mille nuits ou Le Roi des pendus</em>. Depuis cette date il a été élu président du conseil scientifique du Forum et réélu en 2022 pour un nouveau mandat de cinq ans.</p>
<p><strong>VA</strong></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-5480" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/10/Couverture-Receuil-arabe_page-0001-800x612.jpg" alt="" width="800" height="612" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/10/Couverture-Receuil-arabe_page-0001-800x612.jpg 800w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/10/Couverture-Receuil-arabe_page-0001-1160x888.jpg 1160w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/10/Couverture-Receuil-arabe_page-0001-1536x1175.jpg 1536w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/10/Couverture-Receuil-arabe_page-0001-750x574.jpg 750w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/10/Couverture-Receuil-arabe_page-0001-1140x872.jpg 1140w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/10/Couverture-Receuil-arabe_page-0001.jpg 1734w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /></p>
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		<title>Chronilexique: D&#8217;une traitre proximité&#8230; Par Jalel El-Gharbi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Oct 2023 09:30:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Associations]]></category>
		<category><![CDATA[giroflier]]></category>
		<category><![CDATA[oeillet]]></category>
		<category><![CDATA[sens]]></category>
		<category><![CDATA[traduction]]></category>
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					<description><![CDATA[D&#8217;une traitre proximité entre œillet et giroflier Par Jalel El-Gharbi Maintes traductions du poème de Imrou al Qais VIeme siècle, rendent القَرَنْفُل par œillet. إذا قامَتَا تَضَوَّعَ المِسْكُ مِنْهُما. نَسيمَ الصَّبا جاءَتْ بِرَيَّا القَرَنْفُلِ Quand elles se levaient, des effluves de musc partout Se répandaient, parfum d’œillet porté par le zéphyr. C’est un léger contre-sens [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;">D&#8217;une traitre proximité entre œillet et giroflier</p>
<p style="text-align: center;">Par Jalel El-Gharbi</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone  wp-image-5435" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/10/Jalel-El-Gharbi.jpg" alt="" width="113" height="151" /></p>
<div dir="auto">Maintes traductions du poème de Imrou al Qais VIeme siècle, rendent القَرَنْفُل par œillet.</div>
<div dir="auto">إذا قامَتَا تَضَوَّعَ المِسْكُ مِنْهُما. نَسيمَ الصَّبا جاءَتْ بِرَيَّا القَرَنْفُلِ</div>
<div dir="auto">Quand elles se levaient, des effluves de musc partout</div>
<div dir="auto">Se répandaient, parfum d’œillet porté par le zéphyr.</div>
<div dir="auto">C’est un léger contre-sens القَرَنْفُل désigne les œillets, certes, mais il désigne aussi le giroflier et les clous de girofle عود قرنفل dont il est question ici. Les clous de girofle s’associent mieux au musc. En plus l’étymologie de ce mot القَرَنْفُل , qui n’a pas de consonance arabe, le prouve. القَرَنْفُل vient du grec καρυόφυλλον, quasiment le même mot qu’en arabe, et désigne le giroflier.</div>
<div dir="auto"></div>
<div dir="auto"><em><strong>NDR: Jalel El-Gharbi est un fin fouineur dans l&#8217;histoire des mots et leurs significations, c&#8217;est un éminent connaisseur en la matière. Nous lançons ce nouveau billet baptisé &#8220;Chronilexique&#8221; pour ce genre de questions, convaincus que nous sommes de son engagement à le meubler aussi régulièrement que possible. </strong></em></div>
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		<title>Chronique: Coquetterie de la poésie faisant son propre éloge. Par Jalel El-Gharbi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Jul 2023 07:40:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Histoires]]></category>
		<category><![CDATA[Pensées]]></category>
		<category><![CDATA[coquetterie]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Kasserine]]></category>
		<category><![CDATA[Syrie]]></category>
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					<description><![CDATA[Un monument qui devrait figurer sur la liste du patrimoine universel de l&#8217;Unesco. Nul ne s&#8217;occupe de poésie s&#8217;il n&#8217;a été à Kasserine. (permettez-moi de vous proposer encore une fois ce texte) L’ancêtre de cet ouvrage qu&#8217;on peut admirer à Kasserine se trouve en Syrie. C’est le mausolée d’Halicarnasse. Il se retrouve aussi en Libye [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div dir="auto"><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-5368 alignleft" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/07/J-El-Gharbi.jpg" alt="" width="165" height="220" />Un monument qui devrait figurer sur la liste du patrimoine universel de l&#8217;Unesco. Nul ne s&#8217;occupe de poésie s&#8217;il n&#8217;a été à Kasserine. (permettez-moi de vous proposer encore une fois ce texte)</div>
<div dir="auto">L’ancêtre de cet ouvrage qu&#8217;on peut admirer à Kasserine se trouve en Syrie. C’est le mausolée d’Halicarnasse. Il se retrouve aussi en Libye d’où il est venu en Tunisie pour proliférer. Mais les deux chefs-d’œuvre du genre sont ceux de Dougga et de Kasserine. Ce type de monument a traversé la Méditerranée et on le rencontre en Italie, à Agrigente (tombeau de Théron), en France (bâtisse de l’île du Comte à Beaucaire). Il atteint la vallée du Rhin à Cologne (mausolée de Poblicius), à Bonn (Krufter Saüle) et près de Trèves (le monument Igel). Il se retrouve également en Algérie, en Espagne.</div>
<div dir="auto">Le monument de Kasserine (l’ancienne Cillium dont les vestiges sont encore visibles) est connu sous le nom de mausolée Flavii. Avec le mausolée Pétronnii, il a donné son nom à la ville (Kasserine signifie en arabe : les deux châteaux). Si le monument Flavii n’a pas la grâce de celui de Dougga, il s’en distingue par son importance épigraphique. Désireux de perpétuer leur souvenir, les propriétaires de cette sépulture ont fait appel à un poète. Sur la façade du premier étage (il en compte trois) deux poèmes de pas moins de 110 vers célèbrent le défunt. Les deux poèmes ne sont pas d’une lecture aisée, d’où la difficulté de les traduire mais surtout de les interpréter. J’avoue en toute humilité ne pas être convaincu des lectures qui ont été faites de ces textes. Je lis le début du poème : “La vie est bien courte et ses moments s’enfuient, nos jours arrachés passent comme une heure brève, nos corps mortels sont attirés au fond des terres élyséennes par Lachésis la malveillante acharnée à couper l&#8217;écheveau de nos vies, voici pourtant qu’a été inventée l’image, procédé séduisant ; grâce à elle, les êtres sont prolongés pour la suite du temps, car la mémoire, rendue moins éphémère, les recueille et garde en elle bien des souvenirs : les inscriptions sont faites pour que perdurent les années […]. Qui pourrait désormais s’arrêter là sans ressentir de vertueux élans, qui n’admirerait ce chef-d’œuvre, qui, en voyant cette profusion de richesses, ne resterait confondu devant les immenses ressources qui permettent de lancer ce monument dans les souffles de l’éther ?… ”. Le poète à qui on a demandé de célébrer le défunt, le fait si bien mais le célébrant, le poème ne fait rien d’autre que glorifier la poésie même ; tant et si bien que le mot “monument ” est à lire comme synonyme de poème. Je relis ce poème comme coquetterie de la poésie ne faisant que son propre éloge.</div>
<div dir="auto"></div>
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