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	<title>polémique &#8211; Questions et Concepts d’Avenir</title>
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	<title>polémique &#8211; Questions et Concepts d’Avenir</title>
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		<title>Chronique : Polémique autour du prix littéraire Abou el Kacem Chebbi. Par Mansour M’henni</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 Nov 2024 08:52:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoires]]></category>
		<category><![CDATA[Chebbi]]></category>
		<category><![CDATA[poésie]]></category>
		<category><![CDATA[Prix]]></category>
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					<description><![CDATA[La scène culturelle en Tunisie, et littéraire surtout, est en effervescence depuis plusieurs jours suite à l’attribution, à un poète libanais, du prix Abou el Kacem Chebbi pour la poésie, initié et organisé par la Banque de Tunisie. S’il est permis de schématiser la polémique, on mettrait à la tête de chaque clan, une des [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img decoding="async" class="wp-image-3249 alignleft" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/01/jpc1-800x530.jpg" alt="" width="232" height="154" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/01/jpc1-800x530.jpg 800w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/01/jpc1-1160x768.jpg 1160w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/01/jpc1-1536x1017.jpg 1536w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/01/jpc1-750x497.jpg 750w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/01/jpc1-1140x755.jpg 1140w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/01/jpc1.jpg 1848w" sizes="(max-width: 232px) 100vw, 232px" />La scène culturelle en Tunisie, et littéraire surtout, est en effervescence depuis plusieurs jours suite à l’attribution, à un poète libanais, du prix <em>Abou el Kacem Chebbi</em> pour la poésie, initié et organisé par la Banque de Tunisie.</p>
<p>S’il est permis de schématiser la polémique, on mettrait à la tête de chaque clan, une des figures de proue de la poésie tunisienne de langue arabe : d’un côté le poète Moncef Louhaïbi en tant que président du jury, de l’autre Moncef Mezghanni en tant que défenseur énergique de ce qu’il considère comme l’esprit de fond de ce prix, particulièrement en rapport à la personnalité de Chebbi et à sa valeur symbolique pour la poésie tunisienne d’abord, mais aussi pour la tunisianité tout court. Entre les deux « Moncef », peut-on trancher en faveur de l’un contre l’autre, en le jugeant plus « équitable », comme son prénom le suppose ?</p>
<p>Un premier grief a été avancé pour souligner ce qui est relevé comme un dysfonctionnement de cette édition du prix, en l’occurrence la modestie de la poésie du lauréat et le caractère peu influent de son expérience que d’aucuns ne classeraient pas dans l’écriture poétique, ni en vers ni en prose. En effet, pour eux, Charbel Dagher, car c’est de lui qu’il s’agit, « n’a jamais été confirmé comme un poète d’un certain poids dans le domaine. Il est certes connu en Tunisie depuis près de trois décennies, mais il l’est en tant que colloquant dans des manifestations scientifiques autour de différentes questions relevant du culturel le plus large ; mais connu aussi par un opportunisme relationnel le poussant à s’inscrire et à se mouvoir dans la proximité des personnes jugées influentes, donc de proximité rentable, dût-il pour cela tourner subitement le dos à des amitiés qu’il disait inaliénables » (NDR : A-t-il fait l’excetion ? en 2011, nombreux étaient ceux ayant fait de même).</p>
<p>Voilà une sorte de synthèse de différents commentaires, oraux et écrits, recueillis au fil du suivi des attitudes opposées à cette consécration jugée non conforme à l’éthique supposée présider au fonctionnement du prix Chebbi ! Il ne nous revient pas de valider, ni de réfuter cet argument ; mais on peut croire qu’il n’y a pas de fumée sans feu, compte tenu de la renommée des personnes impliquées dans un sens comme dans l’autre.</p>
<p>Il y a aussi une deuxième question soulevée à ce propos, celle de l’attribution du prix à un Libanais et non à un Tunisien. A ce propos, la question nous semble mal posée car elle dépend des textes régulateurs de ce prix qui, à notre connaissance, a commencé dans le cadre tunisien puis s’est ouvert au cadre maghrébin et enfin au cadre arabe. Cependant, tout n’est pas clair dans cette évolution. En effet, après quatre ans d’interruption en raison du covid, le prix revient avec un nouvel esprit qui permet plusieurs confusions. Il semble même, selon certains, que la participation du lauréat final n’ait pas été annoncée à la date de clôture de la réception des participations, en juin 2024 (ce qui reste à vérifier). Il y aurait aussi un flou concernant les genres concernés par le prix, à croire, selon certains, que l’objet de chaque édition est choisi sur mesure en vue d’une attribution déjà en vue.</p>
<p>Disons pour conclure qu’il n’y a aucun prix objectivement attribué, depuis le Nobel jusqu’au plus modeste des prix initiés par nos entreprises économiques dans une démarche qui sent plus le gain financier (contrairement à ce qu’on peut croire) et, le mot est souvent lancé, le lobbyisme. Faisons quand même contre fortune bon cœur et disons que c’est toujours heureux de trouver des initiateurs de prix littéraires ou artistiques, encore conviendrait-il de les doter des termes les plus clairs, les plus transparents et les plus justifiés de l’honnêteté intellectuelle censée présider à de telles initiatives.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Chronique : De l’inévitable polémique autour de la foire du livre  Par Mansour M’henni</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 May 2024 10:04:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Histoires]]></category>
		<category><![CDATA[Pensées]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img decoding="async" class="wp-image-4982 alignleft" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-800x600.jpg" alt="" width="214" height="161" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-800x600.jpg 800w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-1160x870.jpg 1160w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-320x240.jpg 320w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-1536x1152.jpg 1536w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-2048x1536.jpg 2048w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-750x563.jpg 750w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-1140x855.jpg 1140w" sizes="(max-width: 214px) 100vw, 214px" />A la fin de chaque rendez-vous de la Foire Internationale du Livre en Tunisie (FILT), on se retrouve, sans surprise, devant une série d’articles exprimant plus d’opinions critiques que d’avis satisfaits du rendement de l’édition concernée. Tous parlent évidemment au nom de la défense de cette occasion propice à la promotion du livre, à l’accroissement du rendement des éditeurs, rarement au bénéfice des auteurs et sporadiquement à l’image du promoteur de l’événement – entendez « l’État ».</p>
<p>Cette année, c’est l’Union des éditeurs tunisiens qui, la première, a annoncé ses couleurs belliqueuses, de façon franchement mobilisatrice, dans l’esprit d’un militantisme de droit et de devoir. En effet, les auteurs du communiqué en question (signé du président de l’Union) appellent à une mobilisation pour sauver la FILT et sa renommée qui, disent-ils, ternit d’année en année. Ils ont sans doute les raisons de leur position et déjà certains médias s’emparent de l’opportunité pour un débat radiophoniquement ouvert sur la question. L’intension serait même d’établir une sorte de feuille de route, ou plutôt d’ordonnance médicale censée conduire la FILT vers la bonne santé espérée. Reste à savoir quelle crédibilité aurait cette prescription pseudo-médicale pour un corps entrepreneurial sujet à de multiples tiraillements et à des intérêts souvent contradictoires bien que semblant faire corps commun dans un fonctionnement partagé.</p>
<p>Disons les choses comme elles nous semblent être dans le fond : l’Union des éditeurs se voit comme le principal habilité à diriger la Foire du livre. La question s’est clairement posée lors de l’édition inaugurale de la Foire Nationale du livre tunisien en 2018 et on a pu éviter le problème moyennant une stratégie alternant l’amer et le doux. Mais les intérêts sont plus nombreux et plus coûteux (de tous points de vue) dans la FILT où s’avère difficilement maîtrisable, l’équilibre des responsabilités et des enjeux entre l’Etat et sa machine administrative, les entreprises, les individus (écrivains, lecteurs, etc.), les médias, la société civile (surtout les associations).</p>
<p>C’est pourquoi un terrain de base et un état d’esprit adapté doivent commander les comportements respectifs. Cela ne peut certes se concevoir sans une conversation sereine où les concernés ne viennent pas défendre des intérêts particuliers mais un intérêt collectif. A ce propos, je me dois de dire franchement que les plus lésés dans l’opération sont vraiment les auteurs et le fait de donner la responsabilité du programme culturel au président de l’Union des écrivains ne change pas grand-chose à l’intérêt général des écrivains. Là aussi, la responsabilité des éditeurs est grande parce qu’ils n’exposent que les titres qui leur paraissent rapporter de l’argent, alors que leur mission est de donner présence effective et visibilité étudiée à tous leurs produits, en vue d’une vraie promotion du livre, quitte à user pour cela des techniques informatiques et de leur impact de large portée.</p>
<p>En conclusion et en attente de toutes les évaluations, officielles et non, disons que ce qu’il faudrait soigner avant la foire, c’est peut-être d’abord notre état d’esprit et notre sens de la responsabilité à l’égard de la foire et de ce que celle-ci devrait représenter pour le secteur certes, mais surtout pour la société en général.</p>
<p><em>Publié aussi sur jawharafm.net (avec 4 coquilles) et repris sur Opera News</em></p>
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		<title>Chronique : Un pays malade de ses politiques.  Par Mansour M’henni</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Jul 2022 16:20:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[Les dernières altercations françaises à propos d’une motion de censure contre le gouvernement, et leur comparaison à aux disputes légendaires de nos parlements de la dernière décennie, m’ont redonné à réfléchir sur les débats politiques, dans des instances ou des institutions officielles dont le cadre le plus symbolique serait le parlement, et sur la façon [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img decoding="async" class=" wp-image-2770 alignleft" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/mansour-mhenni.jpg" alt="" width="91" height="124" />Les dernières altercations françaises à propos d’une motion de censure contre le gouvernement, et leur comparaison à aux disputes légendaires de nos parlements de la dernière décennie, m’ont redonné à réfléchir sur les débats politiques, dans des instances ou des institutions officielles dont le cadre le plus symbolique serait le parlement, et sur la façon dont ils se font et dont ils sont conclus.</p>
<p>J’avoue qu’une première impression me vient d’une sorte de conviction intérieure que ces façons de faire n’ont vraiment pas grand-chose à voir avec la Démocratie comme aspiration idéaliste à un état supérieur de vie en société, quelques dimensions que puisse avoir une société. C’est qu’il y a des principes de base à toute démocratie et le premier de ces principes est l’esprit de conversation. Franchement, dans tous ces cadres de discussion, je ne sens presque jamais un vrai sens de la conversation. Pour échapper à cette dernière, nos politiciens ont trouvé le mot dialogue qui, vidé de son sens premier (« parole transversale », de par le préfixe dia-), devient le prétexte à toute cacophonie, débouchant généralement sur le manque de respect, sur la diffamation, sur l’insulte même, et symbolisant on ne peut mieux l’esprit de guerre qui préside à nos rapports politiques.</p>
<p>On l’a compris, j’espère, il n’y a pas, dans mon présent propos, la référence à un acteur politique précis, dans le pouvoir ou dans l’opposition ; il n’y a pas non plus une spécification géographique, car tel semble le cas dans la plupart des pays dits démocratiques. Dans les autres, c’est évidemment l’approbation soumise de ceux qu’on appelle les « béni-oui-oui » (sans d’ailleurs un souvenir précis de l’origine de l’expression, en contexte de colonisation française de l’Algérie). Ce qui est souligné ici, c’est donc ce pouvoir impérial de l’esprit polémique, dans l’ambiance qui lui est appropriée, celle d’un « dialogue de sourds », là où on ne s’écoute pas, là où on ne partage rien, là où on ne cherche qu’à s’imposer au détriment d’autrui. Est-ce vraiment cela la démocratie ? Permettez-moi d’en douter.</p>
<p>Précisons que l’esprit polémique ne saurait se confondre avec l’esprit dialectique. Si le premier tend de plus en plus à s’affirmer comme une persuasion passionnée et égocentriste, donc violente, le second relèverait plutôt de l’argumentation logique et raisonnable, donc à obédience consensuelle, malgré qu’il est ait ! Ainsi, les politiques centrant leurs discours sur l’esprit polémique, de quelque parti ou clan qu’ils se reconnaissent, ne sauraient constituer une force du bien partagé, mais celle d’un bien imposé, convaincus qu’ils détiennent la vérité, qu’ils sont plus intelligents que les autres et qu’ils ont donc un droit de tutelle sur les autres. Bref qu’ils sont les nouveaux prophètes des temps modernes, les temps de la démocratie. Or celle-ci ne saurait s’accommoder de l’idée de prophétie, au moins telle qu’elle est entendue par certains esprits.</p>
<p>Pour conclure, dans le même esprit de généralité qui préside à la conduite du présent écrit, j’en appellerais, pour autant qu’il y ait un petit potentiel d’écoute, à l’humilité et à la modestie, au respect réciproque, à l’ouverture intellectuelle et au sens de la solidarité, surtout dans ce pays qui nous fait être et que nous faisons, mais qui semble malade surtout de ce que nous sommes en lui.</p>
<p>&nbsp;</p>
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