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	<title>politique &#8211; Questions et Concepts d’Avenir</title>
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	<title>politique &#8211; Questions et Concepts d’Avenir</title>
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		<title>Chronique : L’administration entre la pratique et les textes. Par Mansour M’henni</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Feb 2025 16:12:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[administration]]></category>
		<category><![CDATA[pratiques]]></category>
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					<description><![CDATA[On n’arrêtera pas de sitôt de commenter étonnamment ni de critiquer violemment certaines pratiques administratives qui paraissent contrer l’évolution de la société et les textes de lois qui la gèrent. Si le phénomène est toujours perceptible en tous temps, il a pris sa plus grande ampleur depuis 2011. Il a commencé par vanter le mérite [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class=" wp-image-6149 alignleft" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/10/Mansour_Mhenni.jpg" alt="" width="281" height="348" />On n’arrêtera pas de sitôt de commenter étonnamment ni de critiquer violemment certaines pratiques administratives qui paraissent contrer l’évolution de la société et les textes de lois qui la gèrent. Si le phénomène est toujours perceptible en tous temps, il a pris sa plus grande ampleur depuis 2011. Il a commencé par vanter le mérite de l’administration tunisienne qui a résisté à tous les dérapages générés par une sorte d’anarchie présidant aux premiers moments de ladite « révolution tunisienne », puis il s’est fixé très vite, et pour dix ans au moins (baptisés « la décennie noire », en juste échos à un ridicule « livre noir »), sur l’infiltration de l’administration par des parvenus qui semblaient chargés d’une mission peu louable concoctée dans « les pages sombres de l’idéologie nahdhaouie ».</p>
<p>Si pour certains cela relève naturellement de tous les changements brusques dans l’histoire des sociétés, pour d’autres cela se lit comme un indicateur de fragilité et de dysfonctionnement à même de mettre en danger la cohésion sociale et son idéal du vivre-ensemble. De là d’ailleurs la divergence des points de vue quant à la légitimité ou non d’une action politique d’opposition par déstabilisation administrative interposée. Ces questions se croisent et parfois croisent les armes sur les réseaux sociaux surtout et dans les discussions à bâtons rompus dans des lieux publics comme les cafés.</p>
<p>À l’écoute de quelques-unes de ces discussions, j’ai relevé certains détails qu’il me semble important de souligner tant leur aspect anecdotique touche à l’essentiel du rôle de l’administration comme un garant de bonne santé sociétale.</p>
<p>Le premier, j’en avais parlé précédemment et ça perdure, c’est le fonctionnement établi dans les administrations où on avait installé des écrans électroniques pour annoncer le tour de chaque client (comme la poste, la municipalité, la steg, la sonede, etc.) et où la logistique chèrement payée à cet effet, doublée aussi d’un agent de contrôle sur place, devient elle-même un moyen de trafic, de favoritisme et d’abus ou d’insuffisance de pouvoir dans le bon déroulement des choses.</p>
<p>Le deuxième détail concerne quelqu’un qui avait besoin d’un acte de notoriété de décès d’un parent et qu’on a obligé à fournir de nouveaux actes de décès datant de moins de trois mois, comme pour l’acte de naissance. Il était déconcerté et disait qu’il ne comprenait rien à cette logique, pourtant compréhensible pour les actes de naissance d’un vivant car ce dernier peut changer de situation en trois mois. Mais un décédé, et de plusieurs années !!! Pourquoi faut-il un extrait de décès de moins de trois mois ? Est-ce parce qu’il pouvait ressusciter à tout moment et reprendre une nouvelle vie ? J’avoue que ses arguments ne me laissent pas indifférent.</p>
<p>Cependant, le troisième et dernier détail que j’évoque me paraît encore plus étonnant ; il vint d’ailleurs de la même personne. Une fois que ce Monsieur a fini par répondre à la demande de toutes les pièces exigées, comme précisées par l’agent de service du tribunal habilité, la dame du bureau lui demande de revenir une semaine plus tard avec deux témoins, en insistant, à trois reprises : « Deux témoins masculins, deux témoins masculins… Deux témoins masculins ». Au café, le Monsieur précise qu’il n’a pas voulu commenter l’injonction de la dame, toute contenue dans sa tenue voilée, de peur qu’elle ne fasse obstruction à son acquisition rapide du document pressé ; mais il trouve, en compagnie de ses amis, une latitude d’expression qui lui permet de se défouler suite à sa frustration contenue :</p>
<p>« Je croyais que la Tunisie était le premier et peut-être encore le seul pays musulman ayant institué le Code du Statut Personnel, sur la voix de l’égalité des deux sexes ?! Juridiquement, cela date de la Loi No. 1957-3 de 1957, réglementant l&#8217;état civil, dans son article 4 qui stipule que &#8220;les témoins produits aux actes de l&#8217;Etat Civil devront être âgés de vingt ans au moins, parents ou autres, <strong><em>sans distinction de sexe</em></strong> ; ils seront choisis par les personnes intéressées&#8221;. Puis, ultérieurement, tous les textes officiels de cet ordre n’ont fait que s’inscrire dans le progrès de la même pensée. Les rumeurs des intégristes pendant le gouvernement d’Ennahdha et ses complices (malheureusement de certains prétendus progressistes) ont été vouées à l’échec parce que la société tunisienne est majoritairement immunisée contre le poison de la régression. Voilà comment on nuit au bon fonctionnement de l’État en infiltrant l’administration d’agents inadéquats ! »</p>
<p>À ce propos, je garde mon avis pour moi et laisse mes lecteurs y réfléchir et en converser…</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Chronique : Et c&#8217;est encore la question des médias&#8230; Par Mansour M’henni</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 May 2024 08:48:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[avocats]]></category>
		<category><![CDATA[citoyenneté]]></category>
		<category><![CDATA[médias]]></category>
		<category><![CDATA[plaidoirie]]></category>
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					<description><![CDATA[Nous voici de nouveau devant la grande question des médias dans les visions variées, souvent conflictuelles, de ceux qui, tous, prétendent penser et agir en vue de garantir à l&#8217;État et à son peuple les droits et les devoirs nécessaires pour une société se disant démocratique ou essayant de s&#8217;inscrire dans le processus de démocratisation. [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img decoding="async" class=" wp-image-4982 alignleft" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-800x600.jpg" alt="" width="164" height="123" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-800x600.jpg 800w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-1160x870.jpg 1160w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-320x240.jpg 320w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-1536x1152.jpg 1536w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-2048x1536.jpg 2048w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-750x563.jpg 750w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-1140x855.jpg 1140w" sizes="(max-width: 164px) 100vw, 164px" />Nous voici de nouveau devant la grande question des médias dans les visions variées, souvent conflictuelles, de ceux qui, tous, prétendent penser et agir en vue de garantir à l&#8217;État et à son peuple les droits et les devoirs nécessaires pour une société se disant démocratique ou essayant de s&#8217;inscrire dans le processus de démocratisation.</p>
<p>Curieusement, dans ce genre de situation, avant même les professionnels du secteur, ce sont souvent &#8220;les gens du droit&#8221; qui occupent l&#8217;avant-scène du paysage, donnant l&#8217;impression qu&#8217;ils sont les plus habilités à diriger les gens et les populations. En bons manipulateurs du discours, ils sortent toute la rhétorique de leur spécialité et y ajoutent ce qu&#8217;ils croient à même de mieux servir &#8220;leur cause&#8221; et surtout l&#8217;image héroïque qu&#8217;ils cherchent toujours à gagner.</p>
<p>Disons-le d&#8217;emblée pour éviter les malentendus : loin de nous l&#8217;idée de leur dénier de telles actions qui leur reviendraient de droit, dans un processus de démocratisation, encore faut-il que de leur côté, eux aussi reconnaissent ce même droit, à tous les autres, même leurs adversaires et qu’ils conçoivent l’interaction à ce propos, non dans la logique de l’idée arrêtée mais dans le rapport d’humilité et de conversation qui relativise toutes les opinions en conversation en vue d’un consensus adapté au contexte. C’est qu’en principe, la reconnaissance de ce même droit pour tous suppose un consensus préalable autour du &#8220;contrat social&#8221; censé commander les droits et les devoirs citoyens, en rapport à ce qui constitue le bien collectif partagé, et que d&#8217;aucuns appellent abusivement &#8220;le bien de l&#8217;État&#8221;. Peut-être conviendrait-il alors d’envisager la mise en forme d’un tel consensus plutôt du côté de la pensée que du côté de la plaidoirie juridique et son artifice rhétorique.</p>
<p>De ce point de vue, le rôle des médias est peut-être à revoir aussi davantage du côté de la pensée sereine et de l’esprit de conversation que du côté du scoop et de la provocation, de ce qu’un ancien responsable de média m’a dit un jour : « quand il n’y a pas un événement, les médias doivent en créer pour travailler » ! La question est alors la suivante : « Et si créer un événement – ex nihilo ou presque – conduisait à mal, voire à catastrophe, serait-ce de l’ordre idoine et responsable des médias ? ». Tout cela nous ramènerait sans doute à l’ancienne idée qui défendait aux avocats d’exercer, parallèlement à leur profession, donc en pigistes, la fonction de chroniqueur dans les médias. Notons que cette idée n’appelait pas à la même mesure concernant les intellectuels du droit, penseurs et enseignants. Est-ce par précaution d’éviter à la cause publique les distances que la fonction de plaidoirie cherche souvent à lui faire prendre vis-à-vis de la pensée, rationalisée autant que possible ?</p>
<p>Il est vrai que le contexte actuel des médias est foncièrement affecté par plusieurs facteurs rendant difficile l’exercice de la fonction. Au centre d’un triangle à trois sommets brûlants, à pouvoirs inégalement répartis mais à complicités suspectes, en l’occurrence la politique, l’argent et l’intégrité éthique et intellectuelle, les entreprises et les actants médiatiques sont sujets à de nombreux tiraillements, parfois déchirants car inconciliables du point de vue de l’intégrité. Que faire alors pour que le secteur médiatique ne soit ni corrupteur ni corrompu, ni impérieux ni soumis ?</p>
<p>D’aucuns diraient de l’éloigner de la logique de la plaidoirie viciée par l’amour d’user et d’abuser du beau langage ! Peut-être pas cela seulement ?</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Chronique : La commémoration de l’Indépendance à l’heure des élections. Par Mansour M’henni</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Mar 2024 06:35:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[commémoration]]></category>
		<category><![CDATA[Elections]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernement]]></category>
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					<description><![CDATA[Mansour M’henni Le propre de la commémoration des dates nationales symboliques s’inscrit pleinement dans cette logique, soulignée ou non, de ce qu’on pourrait appeler « une mémoire d’avenir », définie, comme il m’a été souvent donné de le rappeler, en écho à la maxime qui disait qu’il faut « regarder le passé pour éclairer l’avenir ». Cependant, ce qui [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img decoding="async" class="wp-image-3249 alignleft" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/01/jpc1-800x530.jpg" alt="" width="173" height="115" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/01/jpc1-800x530.jpg 800w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/01/jpc1-1160x768.jpg 1160w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/01/jpc1-1536x1017.jpg 1536w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/01/jpc1-750x497.jpg 750w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/01/jpc1-1140x755.jpg 1140w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/01/jpc1.jpg 1848w" sizes="(max-width: 173px) 100vw, 173px" />Mansour M’henni</p>
<p>Le propre de la commémoration des dates nationales symboliques s’inscrit pleinement dans cette logique, soulignée ou non, de ce qu’on pourrait appeler « une mémoire d’avenir », définie, comme il m’a été souvent donné de le rappeler, en écho à la maxime qui disait qu’il faut « regarder le passé pour éclairer l’avenir ». Cependant, ce qui est inévitable dans la stratégie commémorative, c’est l’arrière-fond politique qui ressort de l’ombre de toutes ses frustrations pour revendiquer une sorte de légitimité à mille intentions sous couvert d’un visage commun pour l’intérêt partagé.</p>
<p>On se souvient ainsi de la place et des dimensions que prenait la commémoration de l’Indépendance nationale sous le règne de Bourguiba et sous celui de Ben Ali. Un spectacle dans la juste conformité à l’esprit d’unité nationale, acquise après de longs et pénibles sacrifices, et à la nécessité de la protéger de toute dissidence et de toute tendance complotiste. Puis, à partir de 2011, cette date a été trainée dans toutes les alcôves et a été tantôt maltraitée comme une diabolique trainée, tantôt monnayée comme une belle kidnappée.</p>
<p>Cette année, la commémoration du 20 mars 1956 (68 ans déjà ! 68 ans seulement ?) me semble se parer déjà à l’heure des élections annoncées pour le dernier trimestre de l’année en cours. Oui, élections présidentielles comprises ! Alors là, tous les intéressés se manifestent au nom de la responsabilité dont ils se sentent redevables, mais aussi dans les termes voilés de l’insinuation, pour ne pas paraître exploiter l’événement national pour un intérêt personnel. Entendons-nous bien d’emblée, il n’y a ici aucun reproche signifié à l’égard de nulle attitude car le pays et son Histoire sont la propriété de tous les Tunisiens et chacun a le droit de se positionner à sa façon par rapport à ce qui s’y rapporte. N’empêche qu’il est permis de tirer de ce phénomène des impressions et de les partager pour une quelconque utilité ou pour la simple distraction.</p>
<p>Pour ma part, je veux simplement dire mon étonnement de ne pas voir se manifester, à cette occasion, des organisations, des groupes ou des personnes (Dois-je dire épersonnaliés » ?) politiques généralement pressées de ne rater aucune occasion pour le faire. Même la manifestation de la veille (le 19 mars) devant le Palmarium, en soutien aux Palestiniens de Gaza, n’a pas senti le besoin d’articuler les deux moments historiques des deux pays frères, malgré tous les rapprochements possibles et tous les souvenirs communs !</p>
<p>Du côté des partis politiques, j’ai relevé un pointage de présence de l’un d’entre eux, s’inscrivant dans la reconnaissance respectueuse du passé et dans l’adhésion au processus en cours vers l’avenir. Du côté du gouvernement, il y aurait eu des cérémonies disséminées dans certains gouvernorats et celle plus représentative du ministère de l’Intérieur. Tout cela est lisible, non sans les tiraillements qui président aux heurts et aux bonheurs de notre vie politique actuelle.</p>
<p>Cependant, la vidéo de Nizar Chaari (candidat déclaré aux présidentielles de 2024), diffusée sur sa page dans les réseaux sociaux, et la lettre ouverte de Mondher Znaïdi, adressée au Président de la République par le même biais, sont toutes deux bien ficelées et bien communiquées, dénotant leur élaboration dans le cadre d’un travail d’équipe et d’un conseil d’expérience. Ces deux messages nous paraissent mériter qu’on s’y attarde et qu’on prenne à leur égard l’attitude de Pangloss dans <em>Candide</em> de Voltaire, celle de « prendre le parti d&#8217;aller <em>raisonner</em> ailleurs de leurs <em>effets</em> et de leurs <em>causes »</em>.</p>
<p>Il est bien dit « ailleurs », donc pas ici. En attendant que se décante l’ambiance pour un serein débat sur les prochaines élections.</p>
<p>(<em>Publié aussi sur jawharafm.net)</em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Chronique : De la gestion politique du dossier culturel. Par Mansour M’henni</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Mar 2024 07:21:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Pensées]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[gestion]]></category>
		<category><![CDATA[ministre]]></category>
		<category><![CDATA[Président]]></category>
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					<description><![CDATA[De nombreux commentaires se sont fixés ces derniers temps sur les limogeages successifs par le Président de la République de membres de son gouvernement. C’est sans doute dans l’ordre des choses pour les médias, chacun selon sa ligne éditoriale, avec tout de même une remarque de circonstance pouvant signifier à certains qu’il n’est pas de [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>De nombreux commentaires se sont fixés ces derniers temps sur les limogeages successifs par le Président de la République de membres de son gouvernement. C’est sans doute dans l’ordre des choses pour les médias, chacun selon sa ligne éditoriale, avec tout de même une remarque de circonstance pouvant signifier à certains qu’il n’est pas de coutume de demander à un chef d’État de justifier le limogeage d’un de ses collaborateurs. C’est tout ce qu’il y a de plus naturel dans un régime présidentiel (présidentialiste, nous diraient-on ? À la bonne heure !). Il en est ainsi, dans un tel régime, aussi bien pour la nomination que pour la destitution ; à moins que le limogeage ne donne suite à des poursuites judicières, et là, la justification s’impose, juridiquement.</p>
<p>On a donc relevé de nombreux limogeages qui valent en fait comme des actes d’insatisfaction du responsable en tête quant au rendement du responsable en dépendant. Il s’agit donc d’un acte d’évaluation propre à une politique centralisée entre les mains du Président. Celui-ci, une fois assuré de son pouvoir, se sent et se considère comme doté d’une mission salvatrice en réaction à ce qu’il perçoit comme un manquement grave à la responsabilité patriotique et au devoir de citoyenneté, et comme une menace à l’équilibre et au bien-être de sa société. On peut alors adhérer à un tel régime, par conviction, par opportunisme ou par obligation, ou s’y opposer, par conviction, par opportunisme ou par obligation ; c’est de l’ordre d’une certaine démocratie active. On peut aussi tout simplement se contenter d’une observation passive dans laquelle la majorité trouve souvent son accomodation au fonctionnement des choses.</p>
<p>N’allons pas très loin dans l’analyse détaillée de ces données, ni le lieu ni le contexte ne s’y prêtent. Pour ma part, j’aimerais bien évoquer quelques remarques concernant la question de la politique culturelle, puisque la culture m’interpelle et m’occupe tout le temps. C’est ainsi qu’en recevant les informations concernant la visite inopinée du Président de la République Kais Saied, mardi 20 février 2024, « à un certain nombre d’institutions culturelles et de bibliothèques à la médina de Tunis », et en prenant connaissance de ses déclarations à l’occasion, je me suis souvenu que plusieurs voix, dont la mienne, avaient souvent souligné la nécessité de mettre ce secteur au premier plan de nos préoccupations et d’en faire un vrai pivot autour duquel tournent tous les autres. Ainsi, quand le président Kaïs Saïed a souligné « qu’il n’y a pas d’avenir pour un peuple sans une culture nationale et que la culture, l’un des secteurs de souveraineté, doit trouver la place qui lui sied notamment au niveau des fonds qui doivent lui être octroyés », je ne pouvais que saluer cette déclaration et formuler le vœu que tout soit fait pour qu’il en soit ainsi. Peut-être, moi et mes semblables, ajouterions-nous : « Pourvu qu’il ne soit pas trop tard ! Dans tous les cas, mieux vaut tard que jamais ».</p>
<p>Ce n’est donc pas contre un ministre ou pour un autre qu’il faut voir les nominations et les limogeages, mais pour une vision des choses et ses objectifs, et contre un manque d’efficacité à faire ce qu’il faut. Que l’intérim de la gouvernance culturelle soit assuré par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, c’est heureux aussi parce que ce secteur, comme celui de l’éducation, est inséparable du secteur de la culture : les trois sont des vases communicants versant dans une seule réserve, celle du dévéloppement intégral et du bien-être collectif. D’ailleurs, au lieu de plaider pour un conseil supérieur pour chacun de ces trois secteurs, sans doute est-ce plus utile et plus efficace d’en faire un seul pour les trois secteurs afin de ne jamais perdre de vue les liens inalinables entre eux et la complémentarité convergente qu’on en attend. Cela ne plaira pas à ceux qui appellent à une scission entre les intellectuels, les académiciens et les acteurs culturels, mais cela nous paraît ouvrir la voie idoine à un juste et bénéfique profit à tirer par la société, de l’interaction intelligence entre la culture, les sciences et la conscience de citoyenneté.</p>
<p>Parallèlement, un grand labeur reste à accomplir pour assurer une continuité certaine et productive entre les différentes étapes de la gouvernance, indépendamment des personnes qui se succèdent aux niveaux variés des responsabilités. Une certaine rigueur est certes attendue, pourvu qu’elle soit juste et non annihilante en ne s’exerçant que sur les plus fragiles et généralement les plus sincères (je pense surtout aux associations culturelles et académiques étrangères à tout calcul sournois), pour cacher la souplesse complice accordée à des acteurs et des actants musclés, exempts de toute imputabilité.</p>
<p>Oui donc, notre pays a besoin d’une vraie secousse pour reprendre le chemin du développement et du progrès. Mais pour ce faire, c’est notre conscience qui est mise à l’épreuve, dans le besoin d’une socialité laborieuse et solidaire. A chacun de se demander, en son âme et conscience, jusqu’à quel point il peut aller dans cet engagement, car l’avenir collectif en dépendra.</p>
<p>(<em>Publié aussi sur jawharafm.net</em>)</p>
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		<title>Chronique : Ce monde est ce que nous en faisons.  Par Mansour M’henni</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Feb 2024 13:19:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Associations]]></category>
		<category><![CDATA[monde]]></category>
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		<category><![CDATA[responsabilité]]></category>
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					<description><![CDATA[Ces derniers jours, à l’occasion de la Coupe d’Afrique des Nations en Côte d’Ivoire, et en marge du conflit entre Israël et la Palestine occupée, plusieurs attitudes et de nombreux commentaires, partagés sur les réseaux sociaux et ailleurs, nous semblent devoir être commentés dans la perspective d’un monde que nous revendiquons et que nous desservons [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-3249 alignleft" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/01/jpc1-800x530.jpg" alt="" width="183" height="121" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/01/jpc1-800x530.jpg 800w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/01/jpc1-1160x768.jpg 1160w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/01/jpc1-1536x1017.jpg 1536w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/01/jpc1-750x497.jpg 750w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/01/jpc1-1140x755.jpg 1140w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/01/jpc1.jpg 1848w" sizes="auto, (max-width: 183px) 100vw, 183px" />Ces derniers jours, à l’occasion de la Coupe d’Afrique des Nations en Côte d’Ivoire, et en marge du conflit entre Israël et la Palestine occupée, plusieurs attitudes et de nombreux commentaires, partagés sur les réseaux sociaux et ailleurs, nous semblent devoir être commentés dans la perspective d’un monde que nous revendiquons et que nous desservons peut-être par nos réactions spontanées qui ne font qu’attiser l’esprit de conflit, de haine et d’effritement même de la notion d’humanité.</p>
<p>Avant le match du Maroc contre l’Afrique du Sud, les divergences quant à l’équipe à soutenir se sont multipliées et c’est dans l’ordre des choses du point de vue strictement sportif : on apprécierait mieux le jeu d’une équipe plutôt que celui de l’autre, soit sur le plan tactique soit sur le plan de la technique individuelle. On penche aussi pour une équipe ou pour une autre par simple subjectivité, de par une affection liée au mythe personnel de chacun. Cependant, il me paraît peu raisonnable de s’inscrire dans un dépit haineux (il l’est forcément, à un niveau ou à un autre) contre un pays ou un peuple, et d’en faire la propagande, rien que parce que le pouvoir en place dans ce pays a pris des positions géostratégiques sur lesquelles nous ne sommes pas d’accord. Cette situation a été perçue au début de la compétition en rapport aux équipes d’Algérie et du Maroc ; elle est réapparue le 30 janvier en rapport aux équipes du Maroc et de l’Afrique du Sud.</p>
<p>Une vraie confusion me semble régner sur l’état d’esprit, non seulement populaire mais élitiste aussi, qui entremêlent le sport en tant qu’école du vivre-ensemble et la guerre en tant qu’ennemie de cette valeur. Il y a dans tous les pays que nous prenons pour ennemis, des gens plus proches de nous, dans une éthique qui rehausse l’humanité, jusqu’à s’opposer fermement aux dirigeants de leurs pays. Qu’on se rappelle certaines positions de soutien à Farhat Hached venant de responsables français dans la période coloniale ! Mais on peut multiplier les exemples pour montrer qu’il y a de l’humanité et de l’humanisme surtout, partout dans le monde, au-delà, contre parfois, les corps de gouvernance.</p>
<p>Comment choisir d’aimer l’Afrique du Sud contre le Maroc, celui-ci étant un frère éternel dans la maghrébinité ? Pourquoi ne pas aimer l’Afrique du Sud ET le Maroc, en assumant des choix footballistiques délestés de toute haine et de toute animosité ?</p>
<p>Certes, la guerre à Gaza est cruelle et quelle que soit notre position à l’égard des formations politiques impliquées dans le conflit, on ne peut qu’être solidaire du peuple palestinien dans sa lutte pour son indépendance et pour l’intégrité de son territoire sur lequel il peut exercer son droit à la dignité, à la liberté et au bien-être. On ne peut que condamner la quasi dissémination de ce peuple et la violence sauvagement meurtrière exercée sur ses femmes, ses enfants et ses personnes âgées. Mais est-ce une raison pour s’inscrire dans une sorte d’éducation à la haine entre les peuples, un peu partout dans le monde ? Savons-nous qu’en le faisant, nous ne pouvant que susciter un surplus de haine, en réponse. Ainsi au lieu de militer pour un monde plus humain, on ne fait que contribuer à la pérennisation du modèle d’un monde inhumain.</p>
<p>A ce propos, en guise de conclusion, une citation de Gandhi m’interpelle ; je la partage à toutes fins utiles : « Ce monde est ce que nous en avons fait. S&#8217;il est sans pitié aujourd&#8217;hui, c&#8217;est parce que nous l&#8217;avons rendu impitoyable par nos comportements. Nous ne pouvons changer le monde que si nous changeons nous-même, et cela commence par notre langage et notre façon de communiquer. »</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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		<title>Chronique : Repenser la Cité, aujourd’hui. Par Mansour M’henni</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 Dec 2023 11:11:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Associations]]></category>
		<category><![CDATA[cité]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[pensée]]></category>
		<category><![CDATA[pouvoir]]></category>
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					<description><![CDATA[Il nous paraît évident que la plupart des citoyens et des sociétés sont en état de doute quant à toutes les structures et à tous les modèles de gestion de la vie sociétale, que celle-ci soit sous le label républicain ou sous celui des monarchies ou des oligarchies. Cela nous ramènerait à la situation originale [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-3249 alignleft" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/01/jpc1-800x530.jpg" alt="" width="131" height="87" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/01/jpc1-800x530.jpg 800w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/01/jpc1-1160x768.jpg 1160w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/01/jpc1-1536x1017.jpg 1536w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/01/jpc1-750x497.jpg 750w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/01/jpc1-1140x755.jpg 1140w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2021/01/jpc1.jpg 1848w" sizes="auto, (max-width: 131px) 100vw, 131px" />Il nous paraît évident que la plupart des citoyens et des sociétés sont en état de doute quant à toutes les structures et à tous les modèles de gestion de la vie sociétale, que celle-ci soit sous le label républicain ou sous celui des monarchies ou des oligarchies. Cela nous ramènerait à la situation originale d’il y a près de deux millénaires et demi, quand le besoin s’est fait sentir de concevoir la démocratie et à la situation qui lui a succédé, quelques siècles plus tard, avec la création de la République à Rome, les deux finissant dans une synonymie forcée à certains moments de l’Histoire.</p>
<p>Or nous voici aujourd’hui tentés, secoués même, par une question fondamentale : « Qu’avons-nous fait de notre Cité ? », au-delà même des différentes formes et des dimensions variées de sa considération ! Qu’il s’agisse de la petite cité agglomérée quelque part ou faisant part d’une macro-cité, ou qu’il s’agisse d’un Etat en quête de rapprochements intéressés avec le concept antique de la Cité, ou qu’il s’agisse aussi d’une nouvelle vision du Monde-Cité, il y a ce même souci de s’interroger sur la méthode idoine pour gérer la/les société/s humaines dans la perspective du dépassement du simple être-ensemble au meilleur vivre-ensemble.</p>
<p>Est-ce la faute aux humains ou celle des mots qui les emballent dans un sens ou dans un autre ? Peut-être les deux, dirait-on ! N’empêche que ce sont toujours les êtres humains qui donnent aux mots leurs sens et que parfois, souvent même, ces sens se développent au gré des intérêts et de l’usage qui les commande. Par conséquent, la responsabilité est essentiellement humaine. Pourtant nombreux ont été les intellectuels qui se sont creusé l’esprit pour penser mieux et plus profondément ces notions déterminantes de l’avenir des humains ! Qu’est-ce qui fait donc que cela n’ait pas abouti à une sorte de consensus, même relatif, sur une gestion concordante des intérêts humains, tous les humains, dans la plus-value d’intelligence que leur prodiguent leurs différences ?</p>
<p>Il y aurait d’abord à examiner les modes d’articulation et d’interaction entre les pensées des élites et le commun des gens qui constituent le nerf moteur de la communauté citoyenne malgré l’impression de population silencieuse que ces derniers donnent d’eux-mêmes. Il y aurait à chercher comment ne pas encastrer la pensée, supposée d’intelligence supérieure, dans un cercle restreint de spécialistes, et lui trouver ainsi les voies (et voix) idoines pour un partage conversationnel qui l’implique dans la vie des êtres et qui implique ces derniers dans la concrétisation de son impact ? Il est sans doute temps de repenser les choses au-delà de concepts comme les philosophes-rois ou les rois-philosophes pour instituer un peuple philosophe ! Donc de repenser la démocratie autrement et pourquoi pas de réédifier la Cité différemment.</p>
<p>Il y aurait ensuite à s’entendre sur la signification des concepts utilisés dans la conduite et la gestion des sociétés, comme démocratie, liberté, indépendance, humanisme, identité, altérité, convergence, conversation, responsabilité, etc. Ce lexique ne saurait former un vrai paradigme humain (d’autres diraient « humanistes ») sans lui trouver la cohérence qui pourrait le constituer comme tel. Cela amènerait une révision de soi et une rééducation de l’ensemble au dépassement de la logique « à deux poids deux mesures » qui s’avère être le principal virus mortel de la santé des sociétés.</p>
<p>Pour ce faire, les cercles de discussion et de pensée, qui se constituent entre penseurs et chercheurs, n’ont pas de valeur effective s’ils ne construisent pas en même temps des ponts sûrs et solides avec la citoyenneté civile. D’où le rôle à jouer par les associations dans ce cadre. Encore faut-il leur faciliter la tâche, saine et non manipulée, au lieu de chercher à les mettre en difficultés de moyens et de respiration !</p>
<p>Repenser la Cité, aujourd’hui ! Voilà une urgence et voici un pari !</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Chronique : Ce train-train des choses ne peut pas continuer.  Par Mansour M’henni</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 31 Aug 2023 08:58:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Histoires]]></category>
		<category><![CDATA[Août]]></category>
		<category><![CDATA[été]]></category>
		<category><![CDATA[plaisance]]></category>
		<category><![CDATA[printemps]]></category>
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					<description><![CDATA[Le mois d’août 2023 se clôt sur un signe d’adieu ou d’au-revoir à peine perceptible tant la vie continue toujours dans un certain sens de l’accommodation avec ce qui se vit dans le sens du loisir, des vacances, de l’errance, comme autant de manifestations du farniente. Le mois d’août s’en va donc avec la plupart [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-4982 alignleft" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-800x600.jpg" alt="" width="196" height="147" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-800x600.jpg 800w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-1160x870.jpg 1160w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-320x240.jpg 320w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-1536x1152.jpg 1536w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-2048x1536.jpg 2048w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-750x563.jpg 750w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-1140x855.jpg 1140w" sizes="auto, (max-width: 196px) 100vw, 196px" />Le mois d’août 2023 se clôt sur un signe d’adieu ou d’au-revoir à peine perceptible tant la vie continue toujours dans un certain sens de l’accommodation avec ce qui se vit dans le sens du loisir, des vacances, de l’errance, comme autant de manifestations du farniente.</p>
<p>Le mois d’août s’en va donc avec la plupart de nos concitoyens rentrés chez nous pour leur pèlerinage estival ; il s’en va avec tous les touristes venus de plusieurs pays gardant encore de l’amitié ou de la nostalgie pour notre Tunisie difficile à dénaturer ou à travestir, quoi que fassent certaines âmes en peine de la voir dans un heureux et séduisant profil. Ce dernier est évidemment ainsi considéré en dehors de tous les tiraillements, les différends et les conflits qui puent souvent des politiques mal semées, mal cultivées et mal exploitées.</p>
<p>Le mois d’août s’en va également avec les incendies qui semblent adorer s’exhiber annuellement dans nos forêts comme pour fêter l’été à leur manière ou à celle de leurs auteurs. Il s’en va avec les morts, apparemment plus nombreux que de coutume, soit d’accidents de la circulation ou de l’inattention aux risques mal calculés en pleine mer, soit à des maladies de saison, particulièrement aggravées par les différents variants du <em>coronavirus</em> SRAS-CoV-2 depuis trois ans, voire même de réveil d’un instinct criminel secoué par une illusion de liberté.</p>
<p>Autant dire à la fin que le mois d’août s’en va avec ce qu’il a de bon et de mauvais et que son départ annonce l’automne et ce qu’on en attend. Mais les faits marquants qui s’annoncent sont d’un certain goût de déjà vu, surtout en matière politique. En effet, si celle-ci a fonctionné en veilleuse pendant l’été, elle semble se préparer à reprendre son souffle en aiguisant ses lames et en attisant ses flammes. Chacun à sa manière, pour ses propres intérêts et ses calculs spécifiques, tout en bradant l’intérêt général. Avec en perspective les prochaines échéances électorales…</p>
<p>On y est déjà avec toutes les prophéties : les uns pensent que la présidentielle 2024 n’aura pas lieu, mais en même temps, ils appellent tous les opposants à s’unir pour les élections ! D’autres cherchent déjà à boycotter des élections au profit d’autres élections ! Il y a un effet de balance pour certains entre des élections en référence à la constitution de 2014 et des élections en mode 2021. On discute aussi de priorités : les municipales ou la seconde chambre ? Bref, il y a de tout et beaucoup de flou. Finalement, « Rien de plus légitime, dirait-on, du point de vue de la fonction des mouvements politiques » ! A la bonne heure, pourvu que le citoyen sache distinguer le bon grain de l’ivraie ! Pourvu que les activistes politiques aussi, y compris les syndicats, sachent distinguer d’un côté ce qui est l’objet de leur lutte, de l’autre ce qui relève de l’intérêt du droit des citoyens tunisiens.</p>
<p>Il y a évidemment une dynamique de repositionnement de l’UGTT, surtout après tout ce qui a été dit à son propos et à propos de son Secrétaire général. Mais la question se pose alors de nouveau quant à la technique de prise en otage pour renforcer l’impact d’une action syndicale. Nous avons vécu la retenue des notes dans l’enseignement, jusqu’à l’aboutissement que l’on sait. Maintenant, le syndicat des distributeurs de carburant réapparaît avec une menace de grève ayant relancé la discussion entre les concernés ; mais la menace persiste pour une date fort symbolique : les 14 et 15 septembre ! Est-il question de bloquer la rentrée scolaire ? L’école en otage ?</p>
<p>Tout cela est à repenser ! Tout cela est à discuter ! En toute conscience et en toute responsabilité. Car ce train-train des choses ne peut pas continuer.</p>
<p style="text-align: right;"><em>(Publié aussi par jawharafm.net)</em></p>
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		<title>Colloque international : Citoyenneté et flux migratoire via la méditerranée (Appel à communication)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 31 Aug 2023 08:32:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoires]]></category>
		<category><![CDATA[citoyenneté]]></category>
		<category><![CDATA[idées]]></category>
		<category><![CDATA[Méditerranée]]></category>
		<category><![CDATA[Migrations]]></category>
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					<description><![CDATA[Sous l’égide de l’Université Tunis El Manar et en partenariat scientifique et organisationnel avec le Centre d&#8217;études et de recherches économiques et sociales (CERES), l’association « Questions et Concepts d’Avenir » organise, dans le cadre du programme du « Collectif civil : Culture-Université-Recherche-Association » (CURA), le troisième colloque « Science-Culture-Citoyenneté » (SCC 3) autour du thème : &#160; Citoyenneté et flux migratoire via la [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Sous l’égide de l’Université Tunis El Manar et en partenariat scientifique et organisationnel avec le <em>Centre d&#8217;études</em> et de recherches économiques et sociales (CERES), l’association « Questions et Concepts d’Avenir » organise, dans le cadre du programme du « Collectif civil : Culture-Université-Recherche-Association » (CURA), le troisième colloque « <em>Science-Culture-Citoyenneté » (SCC 3</em>) autour du thème :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><strong><em>Citoyenneté et flux migratoire via la méditerranée hier et aujourd’hui :</em></strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong><em>Pour une réflexion dépolitisée</em></strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>المواطنة وتدفقات الهجرة عبر البحر الأبيض المتوسط أمس واليوم: لأجل مقاربة فكرية غير مسيّسة</strong></p>
<p><strong><em> </em></strong></p>
<p>Le colloque aura lieu à Tunis les 28 et 29 novembre 2023, à l’occasion de la Journée de la Méditerranée, avec une journée à l’ISSHT et une journée au CERES.</p>
<p>Les propositions de communication (titre, abstract, 5 mots-clés, aperçu biobibliographique de l’auteur de la communication) sont à adresser, avant le 30 septembre 2023, à l’adresse électronique suivante : <a href="mailto:fqca.association@gmail.com">fqca.association@gmail.com</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><strong><u>Argument</u></strong></p>
<p>Historiquement, la Méditerranée a toujours constitué un espace géographique particulier informant même de la naissance du concept « monde » et de son évolution civilisationnelle. Sans doute est-ce pour cela surtout qu’au centre des problèmes et des crises à portée mondiale, concomitants des heurts et malheurs d’une mondialisation peu humaine, pour ne pas dire franchement sauvage, les problèmes du bassin méditerranéen et de son environnement immédiat paraissent représentatifs de cette « géopolitique du chaos » dont Ignacio Ramonet esquissait déjà la configuration alarmante. En effet, il y voyait sombrer les secteurs censés constituer le baromètre le plus crédible des dérapages civilisationnels : le savoir, la culture, les médias et la conscience citoyenne. Sous le sous-titre « Vers une civilisation du chaos », au terme de son introduction du livre <em>Géopolitique du chaos</em>, il note avec cette triste inconstance entre l’espoir et le désespoir :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Les sociétés occidentales ne se voient plus clairement dans le miroir du futur ; elles semblent hantées par le chômage, gagnées par l’incertitude, intimidées par le choc des nouvelles technologies, troublées par la mondialisation de l’économie, préoccupées par la dégradation de l’environnement, et fortement démoralisées par une corruption galopante. De surcroît, la prolifération des « guerres ethniques » répand sur ces sociétés les relents d’un remords et comme un sentiment de nausée<a href="#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Il avait certes raison de s’interroger alors sur la responsabilité de la culture et des créateurs, sur celle du savoir et des penseurs ; mais n’y aurait-il pas lieu de s’interroger sur la responsabilité de la marginalisation de la culture et de l’intelligence constructive, et tout autant sur la responsabilité d’en déconnecter le commun des citoyens, tant au plan national qu’international ?</p>
<p>De ce fait, une grande question s’impose aujourd’hui par rapport à ce déclenchement déstabilisant par le mythe fantomatique de la mondialisation : Où en sommes-nous de ces indications préventives d’il y a un quart de siècle ? Qu’avons-nous fait pour adapter notre logique du progrès au besoin d’un bien-être démocratiquement partagé ?</p>
<p>Il paraît évident que des troubles graves annoncent comme une violente tempête en Méditerranée, née de vents divers et en son sein convergents, venus d’Afrique surtout, mais aussi d’Asie et d’Europe, voire d’ailleurs aussi peut-être. A croire que le monde, se souvenant d’être né dans l’esprit de la Méditerranée, défierait la mondialisation et ses effets divers pour se réfugier dans le sein méditerranéen où il est désagréablement surpris de se voir sujet à toutes les calomnies et aux dysfonctionnements de l’absurdité humaine. C’est ce qui nous paraît assez bien résumé dans un extrait du compte rendu, fait par <strong>Rim</strong><strong> </strong>Otmani<a href="#_ftn2" name="_ftnref2">[2]</a>, à propos d’un collectif<a href="#_ftn3" name="_ftnref3">[3]</a> de grande importance pour notre réflexion :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Bien que les hommes aient toujours été mobiles, la Méditerranée est devenue aujourd’hui un espace ouvert aux contrastes multiples qui rendent compte de l’intensité et de la diversité des mouvements migratoires dans un contexte de crises. Force est de constater que les désordres politiques et les instabilités sociales au Maghreb, au Moyen et Proche-Orient ont largement contribué à l’ampleur et à l’accélération des migrations de cette dernière décennie. Face à cette crise migratoire sans précédent, l’Europe et la rive sud de la Méditerranée se retrouvent réunies dans un espace commun où chaque Etat est devenu zone de départ, de transit ou d’accueil et, parfois, les trois en même temps. Aujourd’hui, la Méditerranée est considérée comme zone de rencontres et de fractures, caractérisée surtout par la fermeture des frontières, les expulsions ou la mort de migrants et de réfugiés aux portes de l’Europe.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ainsi, à l’interférence des calculs économiques et géostratégiques, le bon sens humaniste se doit de prendre en compte les exigences d’un projet de société à même de garantir aussi démocratiquement que possible les droits des individus et des groupes d’individus, quelles que soient les formes et les facteurs historiques de leurs regroupements. Cependant, le constat persistant est que l’humanité n’y parvient pas encore, peut-être à cause des compartiments contradictoires ou conflictuels dans lesquels elle a choisi de se répartir, et des valeurs fondamentales dont elle semble vouloir se départir au profit de l’opportunisme individualiste ou oligarchique toujours croissant.</p>
<p>Force est cependant de reconnaître certains efforts ayant générés des initiatives qu’il importe d’évaluer pour en tirer les conclusions à même d’envisager d’autres initiatives plus heureuses et plus efficaces. Pensons, par exemple, au « projet de migration ville à ville en Méditerranée (MC2CM) » qui a été lancé en 2015<a href="#_ftn4" name="_ftnref4">[4]</a>. Des rencontres ont été organisées à cet effet, comme le colloque organisé à Rome les 26 et 27 mai 2014, intitulé « Le modèle migratoire méditerranéen dans la tourmente<a href="#_ftn5" name="_ftnref5">[5]</a> ».</p>
<p>De fait donc, aujourd’hui encore, les intellectuels, hommes et femmes du savoir et de la culture, se doivent de réfléchir encore et de communiquer, de converser surtout aussi largement que possible pour concevoir en commun des voies du bien-être partagé.</p>
<p>Une réflexion non politique, a-t-on dit ? Pensons-y ! Nous suggérons quatre grands axes pour les interventions attendues, celles-ci étant programmées pour quatre séances, en plus d’une conférence inaugurale déjà fixée, à caractère historique.</p>
<p>Axe 1 (4 communications) : Historique de la migration et mémoire d’avenir ;</p>
<p>Axe 2 (3 communications) : Migration, culture et géopolitique ;</p>
<p>Axe 3 (3 communications) : Migration, économie et société ;</p>
<p>Axe 4 (3 communications) : Migration et citoyenneté.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Les propositions de communication (titre, abstract, 5 mots-clés, aperçu biobibliographique de l’auteur de la communication) sont à adresser, avant le 30 septembre 2023, à l’adresse électronique suivante : <a href="mailto:fqca.association@gmail.com">fqca.association@gmail.com</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Dates à retenir :</strong></p>
<p><strong><em>Réception des propositions</em></strong> : au plus tard le 30 septembre 2023.</p>
<p><strong><em>Notifications de l’acceptation des propositions</em></strong> : au plus tard le 15 octobre 2023.</p>
<p><strong><em>Déroulement du Congrès</em></strong> : Tunis, les 28 et 29 novembre 2023, respectivement à l’Institut Supérieur des Sciences Humaines de Tunis (ISSHT – Université Tunis El Manar) pour l’ouverture officielle et les travaux de la première journée, puis au <em>Centre d&#8217;études</em> et de recherches économiques et sociales (CERES) pour les travaux de la deuxième journée et la clôture officielle.</p>
<p><strong><em>Publication des actes du Congrès</em></strong> : Les textes des communications sont à envoyer à la même adresse électronique au plus tard le 25 novembre 2023, en vue d’une publication au cours du premier semestre 2024. Les normes de rédaction des articles seront indiquées avec l’envoi du programme définitif du colloque.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Directeur du colloque</strong> : Pr. Moez Chafra, Président de l’Université Tunis El Manar</p>
<p><strong><em>Adjoints </em></strong>: Pr. Youssef Ben Othman, Directeur général du CERES &amp; Pr. ém. Mansour M’henni, Président de QCA.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Notes:</strong></p>
<p><a href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> Ignacio RAMONET, <em>Géopolitique du chaos</em>, Paris, Gallimard, Coll°. Folio, 1999, p. 15.</p>
<p><a href="#_ftnref2" name="_ftn2"><strong>[2]</strong></a> Référence papier</p>
<p>Rim Otmani, « Camille SCHMOLL, Migrations en Méditerranée. Permanences et mutations à l’heure des révolutions et des crises », <em>Insaniyat / </em><em>إنسانيات</em>, 70-69 | 2015, 167-169.</p>
<p>Référence électronique</p>
<p>Rim Otmani, « Camille SCHMOLL, Migrations en Méditerranée. Permanences et mutations à l’heure des révolutions et des crises », <em>Insaniyat / </em><em>إنسانيات</em> [En ligne], 70-69 | 2015, mis en ligne le 30 septembre 2017, consulté le 28 juillet 2023. URL : http://journals.openedition.org/insaniyat/15320 ; DOI : https://doi.org/10.4000/insaniyat.15320</p>
<p><a href="#_ftnref3" name="_ftn3">[3]</a> Camille SCHMOLL,<em> Migrations en Méditerranée. Permanences et mutations à l’heure des révolutions et des crises.</em>, Hélène THIOLLET, Catherine WIHTOL DE WENDEN (dir.), Paris, CNRS EDITIONS, 2015, 382 p.</p>
<p><a href="#_ftnref4" name="_ftn4">[4]</a> <a href="https://learning.uclg.org/wp-content/uploads/2021/07/28_citoyennete_locale_et_migrations.pdf">https://learning.uclg.org/wp-content/uploads/2021/07/28_citoyennete_locale_et_migrations.pdf</a></p>
<p><a href="#_ftnref5" name="_ftn5">[5]</a> Camille Schmoll. Introduction. Migrations en Méditerranée. Hélène Thiollet; Camille Schmoll; Catherine Wihtol De Wenden. Migrations en Méditerranée, CNRS Éditions, pp.9 &#8211; 29, 2015. ffhal01675533f</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Chronique : Falloujah notre miroir aux effets divers !   Par Mansour M’henni</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 25 Mar 2023 20:27:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[création]]></category>
		<category><![CDATA[école]]></category>
		<category><![CDATA[Falloujah]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[Tv]]></category>
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					<description><![CDATA[Quitte à mécontenter plus d’un, j’avoue avoir eu de l’intérêt pour le premier épisode du feuilleton « Falloujah » à sa diffusion sur El Hiwar Ettounsi, un intérêt tout juste curieux de par mon lien à l’enseignement et à l’éducation et de par l’importance que je reconnais à ce secteur dans l’édification d’une société. J’allais souligner cela [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-4982 alignleft" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-800x600.jpg" alt="" width="240" height="180" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-800x600.jpg 800w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-1160x870.jpg 1160w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-320x240.jpg 320w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-1536x1152.jpg 1536w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-2048x1536.jpg 2048w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-750x563.jpg 750w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-1140x855.jpg 1140w" sizes="auto, (max-width: 240px) 100vw, 240px" />Quitte à mécontenter plus d’un, j’avoue avoir eu de l’intérêt pour le premier épisode du feuilleton « Falloujah » à sa diffusion sur El Hiwar Ettounsi, un intérêt tout juste curieux de par mon lien à l’enseignement et à l’éducation et de par l’importance que je reconnais à ce secteur dans l’édification d’une société. J’allais souligner cela dans ma chronique, le plus naturellement du monde, quand très vite se sont multipliées les attitudes les plus contradictoires. J’ai donc pris un peu de temps pour approfondir peut-être mon raisonnement des effets et des causes.</p>
<p>Je ne suis pas très étonné de l’attitude précipitée de certains avocats, pour des raisons qu’il importe sans doute de discuter dans la foulée d’une certaine mainmise de la profession sur la scène politique ces dernières années. Je m’interrogerais cependant sur la déclaration non moins précipitée, me semble-t-il, du ministre de tutelle ; mais j’attendrai la position officielle puisque, dit-il, une concertation à ce propos devrait se tenir au niveau gouvernemental, voire au niveau présidentiel.</p>
<p>Plus rationnelle me paraît l’attitude de Hichem Snoussi, membre de la Haute autorité indépendante de la communication audiovisuelle (Haica), qui, contrairement à d’autres collègues du secteur et dans le juste esprit de l’instance qu’il représente, a déclaré que « <em>Fallujah</em> […] n’est pas le premier à avoir suscité la controverse et que l’Instance a déjà pris des mesures dans de tels cas en différant notamment la diffusion de certains épisodes loin des heures de grande écoute », avant d’ajouter qu’il « n’est pas possible de juger une œuvre de fiction à son premier épisode », soulignant par ailleurs que « la censure n’est pas à prendre à la légère et qu’il est important de laisser les artistes s’exprimer avant de critiquer leur travail ».</p>
<p>Des intellectuels, et non des moindres, se sont prononcés également à ce propos. Le premier qui m’a interpellé est Samir Marzouki qui a écrit sur sa page un statut commenté par plusieurs de ses collègues : « Voici mon avis définitif : je suis opposé à toute censure. Si un feuilleton ne vous plaît pas, vous avez une télécommande qui vous permet de changer de chaîne. Quand deviendrons-nous adultes et accepterons-nous le fait que nous sommes différents et que le fait que nous soyons différents n&#8217;a strictement rien d&#8217;anormal ? » C’est un propos qui nous rappelle la fameuse réponse de feu Abdelaziz El Aroui à un des auditeurs dénigrant son style sur la Radio tunisienne : « Quel mal ? Il n’y a entre nous qu’un bouton que vous pouvez tourner pour changer de chaîne ou pour fermer la radio ». Que dire donc à propos de Falloujah, dans le pluralisme médiatique actuel et dans une Tunisie où tout le monde use et abuse de la liberté d’expression, vantée fort justement comme l’unique acquis du 14 janvier 2011. L’universitaire et écrivain Ahmed Mahfoudh a appuyé cet avis en l’annotant ainsi : « La levée des boucliers contre Fallouja est injustifiable. Après tout, c’est une fiction, un point de vue qui, en plus, n’est pas loin de la réalité. Plus scandaleux que le feuilleton, c’est la réaction des facebookers qui relève de la chasse aux sorcières. Le Tunisien est devenu un virulent extrémiste ».</p>
<p>Pour ma part, je rappellerais que lors d’une récente journée d’étude à la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de Sousse sur « Aujourd’hui l’école », les professionnels du métier ont mis en exergue plusieurs défaillances graves du système et ont étendu la responsabilité au-delà de la fonction pour impliquer la famille et la société. D’aucuns ont crié à la catastrophe imminente. Pourtant, l’intérêt pour le secteur reste largement marginalisé et ce n’est pas l’emportement contre le feuilleton Falloujah qui le remettrait sur les rails.</p>
<p>Au contraire, dirais-je, une telle audace pour s’attaquer de front aux vrais problèmes responsabiliserait tout le monde, tous ceux qui crient contre le feuilleton et n’en ratent aucun épisode ! Imaginez une famille en train de discuter, sereinement, franchement, d’un tel produit artistique pour y distinguer la part créative et la part éducative. Pourquoi préférer l’incommunicabilité avec le discours de dévoilement de nos torts et de nos tares ? Parlons-en, avec nos enfants surtout, une lumière en sortirait. Mais laissons les artistes s’exprimer et développer leur créativité. Pour ce faire, les politiques purs et durs, comme d’ailleurs certains moralisateurs à la Tartuffe, rendraient service à leur société en relativisant leurs pensées et leurs sentiments à l’égard de leurs semblables, pour regarder en face la réalité de leur pays et chercher à participer positivement à son développement tous secteurs confondus.</p>
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		<title>Chronique : La Société civile, maintenant ou jamais Par Mansour M’henni</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 Feb 2023 17:27:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Pensées]]></category>
		<category><![CDATA[avenir]]></category>
		<category><![CDATA[conversation]]></category>
		<category><![CDATA[société civile]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisdie]]></category>
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					<description><![CDATA[Chaque fois que la question de la politique actuelle en Tunisie est évoquée avec des amis intellectuels ou chroniqueurs, la réponse est automatique : « On a marre de la politique ! Parlons d’autre chose… ». Puis, petit à petit, en parlant de tout et de n’importe quoi, on se retrouve à parler politique. J’avoue que, moi aussi, il [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-2770 alignleft" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/mansour-mhenni.jpg" alt="" width="136" height="185" />Chaque fois que la question de la politique actuelle en Tunisie est évoquée avec des amis intellectuels ou chroniqueurs, la réponse est automatique : « On a marre de la politique ! Parlons d’autre chose… ». Puis, petit à petit, en parlant de tout et de n’importe quoi, on se retrouve à parler politique.</p>
<p>J’avoue que, moi aussi, il m’arrive souvent de me demander pourquoi je n’arrêterais pas d’en parler, tellement la parole tend à devenir inutilement répétitive, et tellement le cours, parfois absurde, des événements pousse à dire la chose et son contraire presque, du fait des renversements des situations. Mais, moi aussi, je me retrouve à parler politique, un peu malgré moi, ne sachant si c’est par un besoin personnel ou par le sentiment d’une nécessité collective. De fait donc, on peut fuir la politique, mais on ne saurait échapper au politique.</p>
<p>Pourquoi donc fuir son destin politique et renoncer à son droit et à son devoir non seulement de s’y intéresser, mais également d’en parler à chaque fois que c’est possible, voire même de s’y impliquer de la façon jugée convenable ? Il resterait cependant à trouver le meilleur moyen d’en parler, pour mieux communiquer, ou d’y agir rationnellement et constructivement. Disons-le d’emblée : communiquer ne consiste pas à embellir son discours de tous les processus oratoires et rhétoriques afin de convaincre l’autre de son opinion, ce qui serait une autre forme de dictature ; communiquer, c’est échanger des avis et des idées pour se corriger l’un l’autre et pour avancer ensemble. C’est pourquoi tous les dialogues qu’on nous expose ou qu’on nous propose, depuis un certain temps déjà, ne sont que de la poudre aux yeux ; et c’est pourquoi j’ai toujours appelé, depuis une décennie au moins, à revenir au concept de conversation, dans son sens premier, cette intercommunication horizontale où le droit de participation de chacun est garanti dans tout le respect dû à sa personne et à son propos.</p>
<p>Malheureusement, le paysage politique et le paysage médiatique tunisiens tendent à devenir, ou ils sont déjà, une scène pernicieusement montée pour la cacophonie, pour l’insulte et la diffamation de n’importe qui, par n’importe qui, parfois sans intérêt évident, de façon presque gratuite (à moins de soupçonner des dessous de table), juste pour ce plaisir maniaque de s’imposer en spectacle. Les réseaux sociaux sont alors, dans cette logique, des espaces et des moyens faciles pour faire régner cette façon d’être et de prétendre « comme-uniquer », car chacun se croyant « unique » dans son intelligence et dans son éloquence.</p>
<p>Tunisiens de tous les bords, il est temps de converser pour ne pas voir sombrer le navire qui nous contient tous sans discrimination. Comme les partis politiques, en tout cas ceux qui sont les plus visibles sans pour autant être crédibles, il est sans doute temps d’appeler à une mobilisation de la société civile, surtout son tissu associatif, afin qu’un débat serein, presque désidéologisé, s’instaure en tant culture pour convenir des grandes questions de l’instant présent, ainsi que des objectifs les plus urgent, pour fixer aussi des règles éthiques à même de conduire ces questions vers les issues les plus favorables pour la communauté citoyenne.</p>
<p>&nbsp;</p>
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