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	<title>professeur &#8211; Questions et Concepts d’Avenir</title>
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	<title>professeur &#8211; Questions et Concepts d’Avenir</title>
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		<title>Chronique : Le débat biaisé autour de la constitution et la démocratie. Par Mansour M’henni</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 Aug 2021 19:26:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Pensées]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans son Zarathoustra, Nietzsche dit des poètes : “Ils ne sont pas non plus assez propres pour moi : ils troublent tous leurs eaux pour les faire paraître profondes ». Certains se sont gavés de cette citation pour descendre les poètes et monter sur leur dos au nom d’autres disciplines, en faisant exprès de laisser tomber [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img decoding="async" class=" wp-image-2738 alignleft" src="https://www.voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/edito-800x450.jpg" alt="" width="137" height="77" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/edito-800x450.jpg 800w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/edito-750x422.jpg 750w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/edito.jpg 1000w" sizes="(max-width: 137px) 100vw, 137px" />Dans son Zarathoustra, Nietzsche dit des poètes : “Ils ne sont pas non plus assez propres pour moi : ils troublent tous leurs eaux pour les faire paraître profondes ». Certains se sont gavés de cette citation pour descendre les poètes et monter sur leur dos au nom d’autres disciplines, en faisant exprès de laisser tomber la première proposition de la citation et de ne garder que la seconde, exclusivement rattachée aux poètes, dans l’ignorance préméditée du « non plus » qui les mets dans le même sac que d’autres !</p>
<p>Aujourd’hui en Tunisie, la citation prend toute son importance et sa véridicité en s’appliquant aux juristes et aux constitutionnalistes, dont l’instrument servant à troubler toutes les eaux est le mot « démocratie » qu’ils semblent prendre abusivement pour synonyme de « dostour », constitution. On s’en rend compte facilement à observer attentivement les plateaux médiatiques, les écrits journalistiques et les discours politiques. J’y reviens ici parce que les dernières mesures du Président de la République, à partir du 25 juillet 2021, ne cessent de susciter des interrogations, des accusations, des contre-accusations, des justifications, des contestations et des développements intellectuels souvent pris pour des semblants de pensée, mal articulés à la réalité du terrain pratique de la politique.</p>
<p>J’ai été particulièrement attentif, le mercredi 11 août 2021, au passage de Yadh Ben Achour sur France 24 et au plateau de <em>Attessia TV</em> où Jawhar Ben Mbarek, au nom de la démocratie, s’est imposé comme l’empereur et le directeur-dictateur du débat pour s’acharner à défendre des idées arrêtées imperméables à toute interaction. Peut-être conviendrait-il de lui rappeler que la démocratie commence par l’égalité entre tous, y compris dans le droit à la parole et dans le volume de la parole, et qu’elle se manifeste donc d’abord dans la compétence d’écoute et non dans cet empressement à couper la parole à l’interlocuteur, différent ou opposé, pour imposer au public sa propre parole, quitte à déboucher sur une cacophonie où plus rien ne se comprend. Et quand on parle à titre de professeur, comme perceptible dans les propos de M. Ben Mbarek, on est en devoir de donner l’exemple, si bien que même quand un « jeune » fait infraction à cette règle, le professeur lui montre le contre-exemple et n’entre pas en compétition avec lui dans la course à qui crie le plus !</p>
<p>Loin de moi toute intention de passer pour un donneur de leçon et de référer à l’amphithéâtre de la faculté pour dénigrer un collègue (ce qu’on n’a pas manqué de voir sur ce plateau), mais mon avis est que la démocratie est d’abord une éthique et un exercice d’humilité permettant de tout interroger, même pour tout remettre en question, en vue d’aboutir à un accord, toujours provisoire et soumis à la révision, pour continuer le chemin sur la base d’un vivre-ensemble le plus proche possible de la volonté populaire (qui reste d’ailleurs à définir).</p>
<p>Pourquoi J. Ben Mbarek n’admet-il pas que tous les textes organisateurs d’une société ne peuvent être éternels et que la vraie autorité, l’autorité suprême en la matière, dans une société aspirant à la démocratie, revient au peuple qui, parfois, se confond avec la rue comme espace privilégié de son expression et de l’exercice de ses droits. Avec des acrobaties de sophistication, « le Prof de droit constitutionnel » a voulu nous imposer l’idée qu’on ne peut pas soutenir le parallélisme entre les événements du 14 janvier 2011 et ceux du 25 juillet 2021. Pourtant une analyse objective laissera voir ce parallèle et l’on y reviendra peut-être dans un autre cadre ; mais j’invite le constitutionnaliste à reprendre sereinement la question du point de vue politique, il y trouvera sans doute d’autres considérations à prendre compte que celles qui font écran devant sa perception des choses.</p>
<p>N’empêche que je lui reconnais tout son droit à la différence et même à la fixation sur certaines thèses, pourvu qu’il respecte les règles de la démocratie, du respect et de la conversation dans son sens premier et philosophique. D’ailleurs, à l’occasion, je dis aussi mon désaccord avec l’approche de Yadh Ben Achour, dans laquelle il a peut-être mis un peu trop de passion au début, de façon à s’entrainer des critiques acerbes et même des commentaires incorrects, donc intolérables. Mais il paraît reprendre les choses autrement et les inscrire dans le cadre d’un débat académique et intellectuel, ce qui changerait un peu la donne. Dans tous les cas de figure, mon respect, et celui de tous en principe, sont dûs à la pensée différente, si nous voulons vraiment aspirer à l’idéal démocratique. Aussi reprendrai-je à mon compte ce statut de mon ami, le philosophe Fathi Triki : « Mon soutien à mon ami Yadh Ben Achour. Je défends aujourd’hui et toujours le droit à la différence et au débat public. La pensée unique conduit nécessairement au totalitarisme et à la dictature ».</p>
<p>Force est cependant de rappeler, comme le nuance si bien mon ami Moncef Ben Mrad (« Le soutien total est toujours un soutien aveugle… Un simple soutien suffit »), que mon soutien est un soutien de principe et non un soutien d’adhésion.</p>
<p style="text-align: right;"><em>(Publié aussi sur jawharafm.net)</em></p>
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		<title>Chronique : Adieu mon prof ! Que votre esprit demeure ! Par Mansour M’henni</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 07 Feb 2021 15:32:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Histoires]]></category>
		<category><![CDATA[décès]]></category>
		<category><![CDATA[éthique]]></category>
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					<description><![CDATA[En ces temps sombres qui nous font douter des valeurs éternelles d’une humanité digne de ce nom, certains souvenirs surviennent de temps en temps, au gré des circonstances, comme des plaques de signalisation venant se dresser devant nous pour inspirer, et orienter même, notre croisière infernale des temps présents. Force est de reconnaître que les [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img decoding="async" class=" wp-image-2770 alignleft" src="https://www.voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/mansour-mhenni.jpg" alt="" width="60" height="82" />En ces temps sombres qui nous font douter des valeurs éternelles d’une humanité digne de ce nom, certains souvenirs surviennent de temps en temps, au gré des circonstances, comme des plaques de signalisation venant se dresser devant nous pour inspirer, et orienter même, notre croisière infernale des temps présents. Force est de reconnaître que les plus beaux et les plus instructifs de ces souvenirs sont ceux liés à l’Ecole, tous cycles confondus, depuis la coranique ou la maternelle, jusqu’à l’université et à la post retraite.</p>
<p>Aujourd’hui, dimanche 7-2-2021, j’apprends par Samir Marzouki, qui a été lui-même mon prof à la faculté des lettres de Tunis et qui est devenu un grand ami avant que je ne devienne son collègue, la triste nouvelle du décès de feu Monsieur Alain Duneau, mon professeur de littérature française en première année français, l’année 1972-73. Cela fait donc près d’un demi-siècle et n’ayant pas eu de ses nouvelles de quiconque, j’avoue l’avoir cru déjà mort. Aujourd’hui je suis encore plus attristé par son décès et, à l’occasion, me revient un souvenir que je raconte souvent pour souligner ce que peut être un vrai enseignant, contrastant malheureusement parfois avec d’autres qui ont le même statut mais qui ne sont pas de la même éthique.</p>
<p>En ce temps-là, débarquant d’une formation scientifique interrompue pour des raisons qu’il serait long de conter, j’étais fier du témoignage de M. Duneau à mon égard, à la remise d’un exercice de rédaction auquel il nous avait soumis le premier jour : « C’est vous l’étudiant qui venez de la faculté des sciences ? – Oui, Monsieur ! – On ne dirait pas. – J’espère que vous ne serez pas déçu. »</p>
<p>Cette année-là, nous avions au programme <em>Alcools</em> d’Apollinaire (Quelle rencontre autour de l’amour de la poésie d’Apollinaire : Duneau, Marzouki, M’henni ! En serait-il la source ?). Un jour, évoquant la notion de « métempsychose », le professeur a écrit le mot au tableau avec la lettre « h » venue de son étymologie et source d’une polémique orthographique dont j’étais informé. J’ai donc vite réagi en contestant l’orthographe au tableau. Mon prof m’a renvoyé à l’étymologie et je lui ai répliqué que malgré cela, depuis le 19°siècle au moins, on s’était aligné sur la décision de l’Académie et qu’on écrivait « métempsycose ».</p>
<p>L’incident devait être clos, mais avec l’état d’esprit et la naïveté de mes vingt ans, la séance d’après, je venais avec mon dictionnaire et le montrais à mon professeur en classe. Il a encaissé sans rien ajouter et à la fin de la séance, il m’a demandé d’attendre un peu. Une fois seuls dans la salle, il m’a dit ceci que je n’ai jamais oublié : « Aujourd’hui M’henni, je vais juste vous donnez un conseil important, parce que j’ai un fils qui a votre âge : ne prenez jamais à partie un de vos enseignants à la faculté, il peut toujours vous attendre au tournant. Je ne le ferai pas, mais un autre le ferait. » Je lui ai exprimé alors mes remerciements avec mes excuses et j’ai gardé pour lui une affection et un respect indélébiles. Surtout que deux années plus tard, l’année même où Samir était devenu mon prof de <em>La Chanson de Roland</em>, j’ai eu à constater de visu, sur un camarade de classe, la confirmation de l’appréhension de M. Duneau.</p>
<p>Lors de la première séance d’un cours sur l’<em>Heptaméron</em>, l’enseignante (que je ne nommerai pas, par respect) nous dit que pour l’étude de ce livre, il nous faudrait avoir la Bible à notre chevet. Le camarade en question, connu pour une religiosité chauvine, lui répond : « Non Madame, je préfère avoir le Coran à mon chevet ». Puis une polémique se prolongea entre eux durant toute la séance. Par malheur, le camarade réussit son écrit en juin et en tirant au sort son oral, il tombe sur la même enseignante comme principal membre d’un jury binaire. Au premier mot, elle lui dit : « Allons Monsieur M., reprenons notre discussion du début de l’année ». A la fin, elle lui flanque un quatre sur vingt qui ajourne son examen à la seconde session.</p>
<p>J’ai beaucoup de respect pour l’enseignante en question et je l’aimais bien ; mais il en a été ainsi, peut-être pour me permettre à moi d’apprécier davantage l’attitude de mon Prof Duneau.</p>
<p>Aujourd’hui, en hommage à Duneau, combien je serais heureux de pouvoir organiser ou participer à une rencontre sur l’éthique enseignante, qui n’est peut-être pas toujours celle qu’on croit et encore moins celle en laquelle on croit. En attendant, que l’âme de M. Duneau repose en paix, je croix bien que, par son humilité, il me paraît aujourd’hui plus grand que la mort.</p>
<p>&nbsp;</p>
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<p><strong><em>NDR :</em></strong><em> Sur la photo d’illustration, Alain DUNEAU (U. de Poitiers)</em> est le d<em>euxième de gauche à droite, au 2ème plan : </em>(lors du Premier Colloque de la Société Internationale des Etudes Giralduciennes organisé par l’Université de Tours du 14 au 16 novembre 1990).</p>
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