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	<title>réforme &#8211; Questions et Concepts d’Avenir</title>
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		<title>Chronique : L’Université et la réforme de l’éducation.  Par Mansour M’henni</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Sep 2023 07:28:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[Notre chronique précédente sur la réforme du système éducatif a suscité l’intérêt de certains collègues et amis avec lesquels des conversations ont été engagées en rapport à l’université. On peut donc inscrire la présente chronique dans le prolongement de la conclusion de la précédente quant à « d’autres remarques plus ponctuelles [qui suivraient] au fur et [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img decoding="async" class="size-full wp-image-2770 alignleft" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/mansour-mhenni.jpg" alt="" width="136" height="185" />Notre chronique précédente sur la réforme du système éducatif a suscité l’intérêt de certains collègues et amis avec lesquels des conversations ont été engagées en rapport à l’université. On peut donc inscrire la présente chronique dans le prolongement de la conclusion de la précédente quant à « d’autres remarques plus ponctuelles [qui suivraient] au fur et à mesure de l’évolution du processus de réforme ». Un constat de départ a été souligné dans nos conversations évoquées ci-dessus : la carence en ressources d’encadrement à l’université suite au départ à la retraite de plusieurs collègues du collège A.</p>
<p>Au passage, je rappellerais volontiers une remarque précédemment conduite dans mes chroniques pour insister sur la méprise à vouloir imposer – syndicalement – la promotion automatique contre les dossiers scientifique et pédagogique exigés dans la formule en cours dont l’objectif est de maintenir l’enseignant du supérieur en implication et en engagement dans la dynamique pédagogique et de recherche. En effet, c’est par cette logique de transmission et de succession – qui n’est pas simple opération d’imitation, mais surtout un contexte d’interrogation et de réflexion – que se développe et évolue la logique de l’école, au sens large, et se construit une vraie culture citoyenne.</p>
<p>Aujourd’hui, dans des facultés et des instituts censés « faire école » de par leur histoire, certains départements se retrouvent avec à peine deux collègues du collège A dont chacun peut se voir attribuer une quinzaine d&#8217;heures d’enseignement, pour un dû de cinq heures ! Par acquis de conscience, ces enseignants acceptent malgré le sacrifice que cela leur coûte, surtout qu’ils ne peuvent même pas être payés pour toutes les heures supplémentaires qu’ils assurent. Comment s’étonner alors si, deux semaines ou presque après la rentrée, les salles et les amphis sont presque vides ?</p>
<p>Cela nous amène à soulever encore la question de l’encadrement. Le ministère pousse vers le dépassement de la formule des unités de recherche pour les laboratoires de recherche ? Noble initiative à condition de lui assurer les conditions de faisabilité : les conditions budgétaires et infrastructurelles évidemment, mais surtout les conditions en ressources humaines. La question est donc, pour une part du problème : « Comment envisager au moins un laboratoire par discipline dans chaque université (ce qui est vraiment misérable) si le nombre d’enseignants du collègue A ne suffit même pas à en faire la moitié ? » Que dire alors lorsque certaines spécificités imposent des orientations de recherche assez variées, dans la logique de l’interdisciplinarité et de la complémentarité interactive ?</p>
<p>À ce propos, un constat n’a pas manqué de susciter l’étonnement et même le désagrément, celui se rapportant au profit que le secteur peut tirer de la révision du statut des professeurs émérites et que l’administration ne semble pas encore très portée à l’évoquer même, que dire donc à y œuvrer efficacement ! On peut se limiter ici à une seule remarque liée à l’implication de ces compétences confirmées – dossiers scientifiques à l’appui – dans les structures de recherche : il est stipulé que les professeurs émérites ne sont pas à compter dans le nombre requis de collègues du collège A pour la constitution, pour la transformation ou pour la reconduction d’une structure de recherche ! Sauf tout respect dû à nos décideurs, n’y a-t-il pas là une aberration certaine ? Comment s’étonner alors si certains collègues de cette catégorie rompent leurs liens avec leur établissement pour aller s’occuper ailleurs ?</p>
<p>D’expérience, nos collaborations avec d’autres universités d’autres pays nous ont permis de voir s’impliquer et s’activer dans leurs universités respectives des collègues restés efficaces et productifs jusqu’à un âge très avancé et jusqu’à leur décès même. C’est que dans ces pays, le professeur émérite l’est pour la vie et son statut lui permet de s’impliquer profondément dans la dynamique pédagogique et de recherche. C’est d’autant plus favorable à l’établissement qu’on ne lui doit pas un salaire autre que son indemnité de retraite. J’ai encore en mémoire feu Raymond Renard qui a œuvré à l’Université de Mons (Belgique) jusqu’à sa mort, à l’âge de 94 ans. À le voir agir, il y avait de quoi donner des complexes à certains jeunes ! Mais son établissement et ses collègues ont tiré profit jusqu’au bout de son expérience et de son savoir, au niveau national et sur le plan international.</p>
<p>À bon entendeur…</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Chronique : De la consultation pour la réforme de l’éducation. Par Mansour M’henni</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Sep 2023 07:04:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Histoires]]></category>
		<category><![CDATA[Pensées]]></category>
		<category><![CDATA[Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[Consultation]]></category>
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					<description><![CDATA[Par Mansour M’henni La réforme du système éducatif semble être une exigence du temps présent pour plusieurs pays, même parmi ceux dits des pays développés. C’est dire que l’éducation, qui est le nerf moteur de toute société, non seulement fait problème, mais elle est devenue elle-même un problème ! N’étant pas hors de ce contexte, la [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img decoding="async" class="wp-image-4982 alignleft" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-800x600.jpg" alt="" width="252" height="189" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-800x600.jpg 800w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-1160x870.jpg 1160w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-320x240.jpg 320w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-1536x1152.jpg 1536w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-2048x1536.jpg 2048w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-750x563.jpg 750w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-1140x855.jpg 1140w" sizes="(max-width: 252px) 100vw, 252px" />Par Mansour M’henni</p>
<p>La réforme du système éducatif semble être une exigence du temps présent pour plusieurs pays, même parmi ceux dits des pays développés. C’est dire que l’éducation, qui est le nerf moteur de toute société, non seulement fait problème, mais elle est devenue elle-même un problème ! N’étant pas hors de ce contexte, la Tunisie d’aujourd’hui se voit au point de non-retour quant à cette question. A preuve les dernières déclarations et décisions officielles à l’occasion de la rentrée de l’actuelle année scolaire.</p>
<p>En fait, le slogan de base de cette dynamique réformiste du secteur éducatif semble se résumer dans cette phrase du président de la République : « L&#8217;un des crimes les plus odieux commis contre le peuple est le coup porté au système éducatif public ». Reste à se demander, en conséquence, qui lui a porté ce coup et comment s’y est-on pris dans un Etat qui se prétendait et se prétend toujours être un État de droit et de développement économique et social conformément à une rationalité moderniste. N’oublions pas que l’école a été le pilier principal de la construction d’une Tunisie indépendante et personne, ni à l’intérieur ni à l’extérieur, ne devrait dénigrer cette orientation politique essentielle ni remettre en question ses acquis et ses réussites. Il serait trop long de s’y attarder dans ce bref propos, mais nombreux sont ceux qui ont souligné cette réalité, en dehors de toute propagande et de toute démagogie.</p>
<p>Que le président Kaïs Saïed inscrive sa démarche politique dans cet état d’esprit, c’est à son honneur et l’on devrait s’y attendre. Nous l’avions souvent souligné, avec la distance critique nécessaire : l’actuel président de la Tunisie est bel et bien de l’école bourguibienne, profondément engagé pour sa pensée fondatrice, mais prenant quelques distances quant à sa gouvernance et à sa gestion des conditions idoines de la réussite d’une politique à même de garantir le développement, le progrès et la justice sociale. Nous ne saurions donc qu’approuver son engagement inébranlable à sauver l’école tunisienne. Nous osons dire « son engagement inébranlable à sauver l’école de Bourguiba aussi bien d’un certain bourguibisme de propagande que d’un antibourguibisme de spectacle. Encore faut-il réussir cette gageure de l’instant présent qu’il considère, à juste titre, comme fondatrice d’une nouvelle Tunisie fidèle à ses valeurs de l’indépendance et ambitieuse d’une juste et efficace réinscription dans le processus du progrès.</p>
<p>Pour ce faire, quelques remarques de base nous paraissent mériter l’intérêt et l’attention qui lui sont dus, dans un tel mouvement de relance du développement intégral où l’école fait fonction de générateur central de toutes les énergies.</p>
<p>¤ Il est impératif de revaloriser l’école publique comme le principal cadre de la formation et de l’éducation des citoyens, ainsi que de l’édification sociétale. Cela pourrait s’accommoder, avec une proportion raisonnable, de l’ouverture ou de la conservation d’établissements privés, consenties sur la base de conditions de faisabilité n’affectant ni le statut de l’école publique comme premier repère en la matière, ni la prise en compte des conditions socio-économiques de l’inscription des citoyens dans ces établissements, ni l’éthique de base du métier d’enseignant-éducateur.</p>
<p>¤ S’il est intelligent, à notre avis, d’ouvrir la consultation à l’ensemble des citoyens (en évitant de parler du « peuple » pour ne pas retomber dans la démagogie), il est tout aussi intelligent de bien raisonner l’ensemble des idées avancées dans le cadre d’un projet global, cohérent, adapté et efficace.</p>
<p>¤ Prendre garde de certains slogans qui menaceraient le projet d’un dérapage tout aussi préjudiciable que des slogans de même nature ayant accompagné les précédentes intentions réformistes. Rappelons les effets catastrophiques de la précipitation et de la complaisance qui avaient conduit l’opération d’arabisation, alors que l’intention d’arabisation était noble et pouvait s’assurer une bonne voie vers la réalisation rationalisée. Il y a tous lieux de croire que certaines informations fuitées ou spéculations intéressées à propos du remplacement du français par l’anglais s’inscrivent dans le même état d’esprit.</p>
<p>¤ Bien préparer le projet de Conseil supérieur de l’éducation de façon à en faire une vraie structure efficace à tous niveaux plutôt qu’un cadre de figuration pour certains noms.</p>
<p>D’autres remarques plus ponctuelles suivront au fur et à mesure de l’évolution du processus de réforme, l’essentiel est aujourd’hui que tout le monde prenne au sérieux cet important objectif sociétal et y contribue du meilleur qu’il peut.</p>
<p><em>(Publié aussi sur jawharafm.net) </em></p>
<p>&nbsp;</p>
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