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	<title>roman &#8211; Questions et Concepts d’Avenir</title>
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	<title>roman &#8211; Questions et Concepts d’Avenir</title>
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		<title>Avant-propos à la lecture du roman  Guérir d’ici de Marc Gontard : Le bilan d’une vie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Aug 2026 07:47:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[critique]]></category>
		<category><![CDATA[mathématique]]></category>
		<category><![CDATA[oeuvre]]></category>
		<category><![CDATA[poétique]]></category>
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					<description><![CDATA[Avant-propos à la lecture du roman Guérir d’ici de Marc Gontard : Le bilan d’une vie   Prof. ém. Mansour MHENNI Université Tunis El Manar (ISSHT) &#8211; Tunisie Chercheur, écrivain, penseur, traducteur et chroniqueur &#160; &#160; Le roman de Marc Gontard, Guérir d’ici[1], commence pour moi à la dédicace qu’il m’y a faite : « Pour Mansour / [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><strong>Avant-propos à la lecture du roman </strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong><em>Guérir d’ici</em></strong><strong> de Marc Gontard :</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Le bilan d’une vie</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: center;">Prof. ém. Mansour MHENNI</p>
<p style="text-align: center;">Université Tunis El Manar (ISSHT) &#8211; Tunisie</p>
<p style="text-align: center;">Chercheur, écrivain, penseur, traducteur et chroniqueur</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le roman de Marc Gontard, <em>Guérir d’ici<a href="#_edn1" name="_ednref1"><strong>[1]</strong></a></em>, commence pour moi à la dédicace qu’il m’y a faite : « Pour Mansour / Un dernier roman (?) / Très amicalement / Marc) ». On l’a sans doute compris : c’est la question sur la nature du livre qui m’arrête, surtout que mon ami sortait alors d’une épreuve sanitaire qui ne lui a pas été de tout repos, même s’il a su s’en accommoder, en bon marin des rudes mers et de leurs amers.</p>
<p>D’emblée, j’ai songé au livre d’un autre ami, aujourd’hui disparu, feu Salah Stétié, <em>Hermès défenestré<a href="#_edn2" name="_ednref2"><strong>[2]</strong></a></em>, qui finit sur un postscriptum donnant le sentiment d’une valeur testamentaire. Ma lecture du roman de M. Gontard m’a confirmé dans ce premier rapprochement semi-intuitif entre le Breton et le Libanais, tous deux se reconnaissant dans leur francophonie. S. Stétié est essayiste et essentiellement poète ; M. Gontard est critique et essayiste, devenu finalement romancier caractérisé ne manquant cependant pas de se faufiler parfois dans le champ de la poésie. Sont-ils différents de par le genre choisi pour la création littéraire, eux qui, tous deux, baignent plus dans l’intelligence de la langue-parole que sur les traits fugaces de ses littéraux ?</p>
<p>Dans son « Post-scriptum » qui finit sur une citation de Joubert, en l’occurrence « La fin de la vie apporte avec elle sa lampe<a href="#_edn3" name="_ednref3">[3]</a> », S. Stétié écrit :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Il s’agit, à travers l’ensemble des offrandes que nous fait la vie, certaines heureuses, d’autres chagrines ou malheureuses, d’aller là où la parole allume une lampe et, autour de cette lampe qui nous retire à la confusion universelle, de voir s’ordonner pour le peu de temps que nous l’habitons la violente chambre cosmique<a href="#_edn4" name="_ednref4">[4]</a>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Voilà bien l’aventure d’une quête, existentielle dirait-on, celle d’une ultime lumière qui, d’une condensation du temps vécu dans un instant ultime, jaillit pour une durée autre, celle de la création littéraire peut-être, comme pour rappeler le célèbre vers de René Char : « L’éclair me dure ». Marc Gontard n’interdit pas au récit cette profondeur de l’interrogation existentielle qui l’inscrit au même registre de la parole que le poème. L’un et l’autre se réclament alors comme un dire-vrai de l’être à l’heure du bilan. Aussi lit-on dans <em>Guérir d’ici</em> :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Tout est fini. Derrière moi le pays où le soleil se couche… L’amour. La mort. J’abaisse ma tablette pour feuilleter à nouveau ce livre dont je n’ai pu me résoudre à me séparer. C’est un roman intitulé <em>De sable et de sang</em>. Tout s’y trouvait déjà. Mais d’une manière si elliptique que le sens s’y abstrait dans un jeu de miroirs. Comme si ce premier livre portait surtout une écriture en devenir… Pourtant la forme en est parfaite. À partir d’un point originel, le récit se déroule en plusieurs spires concentriques. Puis la dynamique ralentit. Cesse. S’inverse. Et le récit s’enroule sur lui-même, symétriquement, jusqu’au point final qui fait face à l’origine<a href="#_edn5" name="_ednref5">[5]</a>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ainsi, <em>Guérir d’ici</em> m’a paru marqué d’un cachet testamentaire confirmé par la dédicace de l’auteur, mais explicitement écrit à l’incipit du roman : « Donc… Le récit commencerait ainsi. Par un mot testamentaire. Sans autre signification que lui-même. Sans une histoire tracée d’avance. Un sillon dans lequel il suffirait de se laisser porter<a href="#_edn6" name="_ednref6">[6]</a>. » Et ce vide originel ou ce néant événementiel fondateur du récit renvoie droit à l’incipit du premier « roman » de l’auteur, un roman ne portant pas cette mention générique sur sa couverture, en l’occurrence <em>De sable et de sang</em> : « Non. Il n’est rien arrivé / Rien ne peut avoir lieu<a href="#_edn7" name="_ednref7">[7]</a> ». Cela n’est évidemment pas gratuit puisque le lien du neuvième roman au premier est ressenti dans des renvois implicites à ce premier roman, jusqu’à la citation ci-dessus où est explicité le lien fondateur entre les deux romans<a href="#_edn8" name="_ednref8">[8]</a>. Si l’on ajoute d’autres points comme la référence à une conversation avec Alain Robbe-Grillet, ainsi que la prédominance de la mer et finalement l’expérience du Maroc, on ne saurait éviter la dimension autobiographique de ce roman en tant que synthèse narrativisée de l’expérience de l’auteur, attribuée à un auteur qui en est le double, sans en porter le nom.</p>
<p>Comment comprendre alors cette insistance sur le rien, le vide, la disparition, le silence, etc. Peut-on rattacher cela au souvenir persistant de la tentation du Nouveau Roman, comme pour contester la conclusion de Robbe-Grillet : « Et puis le Nouveau Roman c’est terminé<a href="#_edn9" name="_ednref9">[9]</a> ! » En effet, l’enquête sur la disparition de Ronan, le protagoniste, dirait-on, à la fin du roman nous renvoie à cette affirmation de Robbe-Grillet au début du livre. Quand l’enquêteur lui demande si son ami Ronan écrivait des romans, il répond :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Un seul. Quand il était plus jeune. Et dont l’échec continuait de le tourmenter… Il avait bien connu Robbe-Grillet. Il disait que l’expérience du Nouveau Roman était incontournable pour tout romancier digne de ce nom, car elle avait mis au jour les conventions de l’art narratif dans leur visée idéologiques. Mais que c’était une expérience limite. Destructrice. Qu’on ne pouvait pas aller plus loin… L’acte de raconter reste l’une des formes essentielles du langage dont on peut transgresser les codes traditionnels sans pour autant compromettre la lisibilité de la fiction. C’était sa conviction<a href="#_edn10" name="_ednref10">[10]</a>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Cette citation est considérée comme une digression par l’enquêteur : « Revenons à notre propos ». Cependant, tel pourrait ne pas être le cas pour le romancier qui ne cesse d’inverser les rôles et de faire de la focalisation un jeu de tours et de détours, une sorte de cache-cache dont l’enjeu est le duel entre l’intérêt de l’auteur et celui du lecteur. Et ce jeu, n’est-il pas la figuration du <em>duellum</em> incontournable dans toute œuvre littéraire, voire dans tout acte langagier ? On comprend alors pourquoi, dans ce roman comme dans son premier, <em>De Sable et de sang</em>, sans doute dans ses autres écrits de créations aussi mais de manière moins soulignée, M. Gontard met en tension les stratégies du Nouveau Roman et celle du récit classique pour obtenir un écrit original, personnel, adapté à la pensée qu’il conduit et aux interrogations qui l’occupent, celles sociolinguistiques de la diversité et de l’altérité, ainsi que celles ontologiques et philosophiques, sur la voie de l’« être ou ne pas être », en passant par « Ouvrir ou ne pas ouvrir<a href="#_edn11" name="_ednref11">[11]</a> ».</p>
<p>Dans <em>Fractales</em>, publié en 2017, le narrateur-auteur avoue :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Autrefois, je n’appréciais vraiment que les écritures d’avant-garde. Robbe-Grillet, Butor, Simon, Sarraute… Aussi, la petite musique de Duras. Maintenant je lis plutôt les « minimalistes » … J’essaie d’éviter ce terme parce qu’il renvoie trop à une forme d’art conceptuel qui implique la modernité avec ses fausses certitudes. Par contre, j’aime leur manière de raconter<a href="#_edn12" name="_ednref12">[12]</a> […].</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ce qu’il importe sûrement d’ajouter, c’est que le titre de ce dernier roman de la série y apparaît dans une question clausulaire d’un paragraphe central du quatrième morceau, intitulé « 4 – Lena dit », dans le septième et dernier chapitre du roman de 2017 : « Y a-t-il un ailleurs pour guérir d’ici<a href="#_edn13" name="_ednref13">[13]</a> ? » Or, nous savons que cet aphorisme est composé de deux vers d’Eugène Guillevic dans <em>Du domaine<a href="#_edn14" name="_ednref14"><strong>[14]</strong></a></em>, mis en exergue au roman <em>Guérir d’ici</em> (p. 7). Sans doute convient-il également de retenir, en tant qu’indicateurs de lecture de toute la série romanesque de M. Gontard, que l’exergue du premier roman de la série est de Chrétien de Troyes<a href="#_edn15" name="_ednref15">[15]</a> et celle du dernier est de E. Guillevic.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Peut-on vraiment conclure cet avant-propos de lecture du roman <em>Guérir d’ici </em>? Non si conclure dénote une idée de clôture ! Cependant, l’avant-propos étant l’actualisation d’un besoin de conversation autour de ce roman, donc nécessairement d’une ouverture à même de laisser sa profondeur et son intelligente ampleur, à partir de son récit de base, ou récit premier, qui, superficiellement perçu, passerait juste pour un fait divers ou un épisode autobiographique. Encore que là aussi il faille se souvenir de l’appel de Claude Roy à bien considérer « l’effet divers des faits divers » !<br />
Aussi conviendrait-il de ne pas négliger tout ce qui est appelé à converser dans le cycle romanesque proposé par M. Gontard : « Ce récit marque la fin d’un cycle composé d’un ensemble de 9 romans<a href="#_edn16" name="_ednref16">[16]</a> ».</p>
<p>Oui, « un cycle », a-t-il bien écrit ! Or un cycle, c’est la figure de la clôture apparente qui s’avère une continuité.</p>
<p>L’<em>Universalis</em> souligne un emploi recherché du terme et étroitement rattaché à la littérature : « (en langage recherché) série de romans autour du même sujet ou avec les mêmes personnages<a href="#_edn17" name="_ednref17">[17]</a> ». Mais le <em>Dictionnaire de l’Académie française</em> remonte à son origine étymologique du grec <em>kuklos</em> qui veut dire « cercle », un sens qu’il garde dans le bas latin <em>cyclus</em> et qui débouche sur des sens spécifiques dont nous retenons au moins celui de « Série d’opérations, d’actions ou de faits, constituant une succession ordonnée de phases à l’intérieur d’une évolution », et celui de <em>Cycle romanesque</em> qui, par analogie, désigne une « série de romans où peuvent apparaître les mêmes personnages<a href="#_edn18" name="_ednref18">[18]</a> ». Cela nous permet d’articuler cette vision structurante à celle relevée par M. Gontard dans le premier travail d’inspiration structuraliste publié sur <em>Nedjma</em> de Kateb Yacine<a href="#_edn19" name="_ednref19">[19]</a> : un travail qui ouvert la voie à des lectures variées mais complémentaires sur la structure hélicoïdale dans le roman de Kateb qui a donné son nom à un cycle, lui aussi, « Le Cycle de Nedjma<a href="#_edn20" name="_ednref20">[20]</a> ».</p>
<p>Ce qui justifie ce rappel, c’est l’intérêt évident de Marc Gontard, dans son premier roman surtout, pour la mathématique structurante qui a présidé à la forme finale de <em>Nedjma</em> de Kateb Yacine. Ce dernier est construit en six parties dont 3 comprennent douze chapitres chacune et les trois autres comprennent chacune deux fois 12 chapitres (ainsi numérotés). Au-delà de la symbolique et de la signifiance que Kateb à donne à cette structure géométrique et mathématique, on ne saurait négliger la structure du premier roman de Marc Gontard, <em>De sable et de sang</em>, qui se présente ainsi :</p>
<p>Quatre parties avec, pour chacune, des sous-parties et des chapitres respectivement distribués en :</p>
<p><strong><em>Première partie</em></strong> – 4 sous-parties – 3 chapitres dans chaque sous-partie ;</p>
<p><strong><em>Deuxième partie</em></strong> – 3 sous-parties – 4 chapitres dans chaque sous-partie ;</p>
<p><strong><em>Troisième partie</em></strong> – 4 sous-parties – 3 chapitres dans chaque sous-partie.</p>
<p>On ne saurait manquer l’actualisation de cette mathématique à la fois dans l’idée d’une interaction des écrits critiques de M. Gontard et de ses textes de création, mais aussi dans l’interaction interne de son cycle de 9 romans où le dernier est venue dans une structure quasi-classique en : Prologue, 4 parties, épilogue. Pourquoi pas dans une focalisation particulière sur les chiffres 3 et 4, y ramenant le chiffre 12 dans <em>Nedjma</em> ?</p>
<p>Nous sommes convaincus que cette poétique Gontardienne est à creuser et que les jeunes chercheurs surtout gagneraient à y plonger car notre présent article se veut d’abord un texte de suggestions et d’interrogations. J’y crois retrouver toute une pensée structurante sur des bases mathématiques, non sans rapport aux symboliques mythiques qui pourraient s’y apparenter. Cela est peut-être moins explicite dans <em>Graville falls</em>, <em>L’Île des pluies</em>, <em>Naufrages</em> et <em>L&#8217;Héritière de Keroulaz</em> ; mais cela est incontournable dans les autres romans du cycle.</p>
<p>Il nous semble important de ne pas négliger ce détail dans l’approche de toutes les questions et de toutes les problématiques soulevées par l’écriture de Marc Gontard. On commence à s’y intéresser, mais l’essentiel reste encore, et toujours, à chercher car dans cet œuvre, on ne se lassera jamais d’aller « au fond de l’inconnu pour trouver du nouveau ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Notes </strong></p>
<p><a href="#_ednref1" name="_edn1">[1]</a> M. Gontard, <em>Guérir d’ici</em>, Roman, Rennes, Editions Goater, 2025.</p>
<p><a href="#_ednref2" name="_edn2">[2]</a> S. Stétié, <em>Hermès défenestré</em> « en lisant en écrivant », Paris, José Corti, 1997.</p>
<p><a href="#_ednref3" name="_edn3">[3]</a> Ibid. p. 282.</p>
<p><a href="#_ednref4" name="_edn4">[4]</a> Ibid. p. 281.</p>
<p><a href="#_ednref5" name="_edn5">[5]</a> M. Gontard, <em>Guérir d’ici</em>, Op. cit., p. 136.</p>
<p><a href="#_ednref6" name="_edn6">[6]</a> Ibid. p. 11.</p>
<p><a href="#_ednref7" name="_edn7">[7]</a> M. Gontard, <em>De sable et de sang</em>, Paris, L’Harmattan,1982, p. 9. Il est à noter que ce livre prend, dans la liste bibliographique de l’auteur à la fin de <em>Guérir d’ici</em>, sa catégorisation générique : (roman). Il est la première publication en matière de création littéraire, en 1981 (enregistré en 1982), correspondant dans cette liste à la première publication critique de l’auteur, <em>La Violence du texte</em>, en 1981 aussi. Cependant, cette indication est sans doute à nuancer (à corriger même) puisque <em>Nedjma de Kateb Yacine. Essai sur la structure formelle du roman</em> a été publié en 1975, dans une première édition (M. Gontard, <em>Nedjma de Kateb Yacine. Essai sur la structure formelle du roman</em>, Rabat (Maroc), Agdal, 1975), avant celle de 1985 comme l’indique la date inscrite sur la liste de <em>Guérir d’ici</em>. Cela nous paraît important à souligner, particulièrement quand on veut s’attaquer à une étude contrastive des essais criques et de la pensée de Marc Gontard d’une part, et de son œuvre de création d’autre part.</p>
<p><a href="#_ednref8" name="_edn8">[8]</a> Cf. note 5 (citation P. 136 du roman).</p>
<p><a href="#_ednref9" name="_edn9">[9]</a> M. Gontard, <em>Guérir d’ici</em>, Op. cit., p.37.</p>
<p><a href="#_ednref10" name="_edn10">[10]</a> Ibid., p. 180.</p>
<p><a href="#_ednref11" name="_edn11">[11]</a> M. Gontard, <em>De Sable et de sang</em>, Op. cit., p. 51 : « Au fond, tout n’est qu’une question de porte. Ouvrir ou ne pas ouvrir… ».</p>
<p><a href="#_ednref12" name="_edn12">[12]</a> M. Gontard, <em>Fractales</em>, roman, Paris, L’Harmattan, 2017, p. 113.</p>
<p><a href="#_ednref13" name="_edn13">[13]</a> Ibid., p. 150.</p>
<p><a href="#_ednref14" name="_edn14">[14]</a> (Eugène Guillevic, <em>Du domaine</em>, Paris, <em>Poésie</em>/Gallimard, 1977, p.41 : « Il n&#8217;y a pas d&#8217;ailleurs / Où guérir d&#8217;ici. »</p>
<p><a href="#_ednref15" name="_edn15">[15]</a> Citation tirée de <em>Perceval ou Le Conte du Graal</em> :</p>
<p>« <em>… / Cist est aussi com une beste. / Fos est qui delez lui s’areste, / s’a la muse ne vialt muser / et le tans en folie user.</em> » (Celui-ci aussi est comme une bête. / Fou est celui qui s’arrête auprès de lui, / si à la muse il ne veut musarder / et user le temps en folie.)</p>
<p><a href="#_ednref16" name="_edn16">[16]</a> M. Gontard, <em>Guérir d’ici</em>, Op. cit., p.9.</p>
<p><a href="#_ednref17" name="_edn17">[17]</a> <a href="https://www.universalis.fr/dictionnaire/cycle/">https://www.universalis.fr/dictionnaire/cycle/</a></p>
<p><a href="#_ednref18" name="_edn18">[18]</a> <a href="https://www.dictionnaire-academie.fr/article/A9C5399">https://www.dictionnaire-academie.fr/article/A9C5399</a></p>
<p><a href="#_ednref19" name="_edn19">[19]</a> M. Gontard, <em>Nedjma de Kateb Yacine. Essai sur la structure formelle du roman</em>, (Première édition), Op. cit.</p>
<p><a href="#_ednref20" name="_edn20">[20]</a> C’est aussi un travail qui a suscité certaines polémiques interprétatives dont celle entre nous deux autour de l’épisode du Nadhor. Cf. Mansour M’henni, <em>La Quête du récit dans l’œuvre de Kateb Yacine</em>, Tunis, L’Or du Temps, 2002 (Thèse de doctorat soutenue en 1986 à l’Université Paris 13 sous la direction de Jacqueline Arnaud). Ce débat entre nous a pris une ampleur relative à partir d’un colloque à Alger en 1989, et s’est arrêté ou presque à partir d’un colloque à Grenoble en 1993 (colloque international intitulé « Kateb Yacine : Le Théâtre et le Roman », organisé à l&#8217;Université de Grenoble du 26 au 28 octobre 1993).</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>PRIX LITTERAIRE DE LA RENAISSANCE FRANCAISE 2025</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Nov 2025 10:33:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Comores]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Prix]]></category>
		<category><![CDATA[RF]]></category>
		<category><![CDATA[roman]]></category>
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					<description><![CDATA[PRIX LITTERAIRE DE LA RENAISSANCE FRANCAISE 2025 Le jury du prix littéraire de La Renaissance Française accordé à un écrivain ou une écrivaine dont le français n&#8217;est pas la langue native, s&#8217;est réuni à Paris, au café-restaurant Les Editeurs, le 12 novembre et a attribué son prix 2025 à la comorienne  Touhfat Mouhtare pour son [&#8230;]]]></description>
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<p><strong>PRIX LITTERAIRE DE LA RENAISSANCE FRANCAISE 2025</strong></p>
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<div dir="ltr">Le jury du prix littéraire de La Renaissance Française accordé à un écrivain ou une écrivaine dont le français n&#8217;est pas la langue native, s&#8217;est réuni à Paris, au café-restaurant Les Editeurs, le 12 novembre et a attribué son prix 2025 à la comorienne  Touhfat Mouhtare pour son récit <em>Choses qui arrivent,</em> publié aux éditions Bayard dans la collection &#8220;Littérature intérieure&#8221;.</div>
<div dir="ltr">Touhfat Mouhtare est une écrivaine comorienne. Née aux Comores, elle a vécu dans différents pays d&#8217;Afrique et a étudié en France, où elle a obtenu un diplôme en langues étrangères de la Sorbonne. Elle est la deuxième écrivaine comorienne en prose publiée, après Coralie Frei, et a également écrit de la poésie.</div>
<div dir="ltr">Parmi ses publications:<img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-7357" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2025/11/Touhfat-Mouhtare.webp" alt="" width="558" height="550" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2025/11/Touhfat-Mouhtare.webp 558w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2025/11/Touhfat-Mouhtare-75x75.webp 75w" sizes="(max-width: 558px) 100vw, 558px" /><br />
&#8211; Le feu du milieu<br />
&#8211; Vert cru</div>
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		<title>Un 3ème roman de Nizar Ben Saad : Leïla Trabelsi… ou l’empire des illusions</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 30 Aug 2025 00:25:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Pensées]]></category>
		<category><![CDATA[Ben Saad]]></category>
		<category><![CDATA[fiction]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Leïla Trabelsi]]></category>
		<category><![CDATA[roman]]></category>
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					<description><![CDATA[Certains littéraires ou amateurs de littérature ne savent peut-être pas que le Professeur Nizar Ben Saad est un romancier dont les écrits sont marqués par une touche particulière et par un style spécifique. Quand ils reçoivent l’information, ils ont vite à l’esprit le genre du roman historique avec sa facture classique. Cependant, à s’y attarder [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Certains littéraires ou amateurs de littérature ne savent peut-être pas que le Professeur Nizar Ben Saad est un romancier dont les écrits sont marqués par une touche particulière et par un style spécifique. Quand ils reçoivent l’information, ils ont vite à l’esprit le genre du roman historique avec sa facture classique. Cependant, à s’y attarder suffisamment et à les analyser profondément, les textes narratifs de N. Ben Saad semblent appeler à un repositionnement du lecteur dans l’inconfortable entre-deux de l’Histoire et de la fiction, pour repenser leurs divergences et leurs convergences.</p>
<p>Voici donc un nouveau roman qui vient clore la trilogie mise en projet par N. Ben Saad… Après son premier roman <em>Lella Kmar : Le destin tourmenté d’une nymphe du sérail</em>, consacré à la princesse circassienne qui a marqué le palais husseinite, non seulement par sa beauté, sa grâce et son élégance, qui ont ensorcelé le cœur de nombreux princes, mais aussi par son intelligence vive et son émancipation consciente et responsable&#8230; Et après le roman qui a suivi, <em>Un destin, La Mejda</em>. Une femme de charme dans les coulisses de l’histoire, dont l’héroïne est Wassila Ben Ammar, la femme qui a captivé l’opinion publique par sa forte personnalité charismatique, laissant une empreinte claire dans la formation de la politique nationale sous Bourguiba&#8230;</p>
<p>Et parce que le Professeur Nizar Ben Saad est passionné par l’exploration des secrets des palais de la Tunisie, ancienne et contemporaine, et parce qu’il croit fermement au rôle capital que jouent les femmes de ces palais dans le façonnement de la politique tunisienne, il achève sa trilogie avec la publication de son nouveau roman, dont il a longtemps gardé secrète l’identité de l’héroïne, le temps de préparer ses sources et de recueillir suffisamment de témoignages autour de cette femme qui a laissé une trace indélébile dans l’histoire contemporaine de la Tunisie, et qui a fasciné l’opinion publique par ses aventures, évoquant en bien des points une Shéhérazade tenant le cœur de son Shahryar&#8230; L’héroïne de la dernière partie de cette trilogie n’est autre que Leïla Trabelsi, « la Première Dame de Tunisie ». Le roman s’intitule : <em>Leïla Trabelsi… ou l’empire des illusions</em> (ليلى الطرابلسي أو..إمبراطورية الأوهام). Il ne s’agit pas de l’histoire à proprement parler, car écrire l’Histoire obéit à des mécanismes et à des règles précises. Les dialogues mis dans la bouche des personnages de ce roman, comme de tout autre roman, ne sont que des paroles romanesques, qui ne sauraient prétendre au statut de vérité historique, ni être utilisés comme témoignage dans l’écriture de l’Histoire.</p>
<p>L’idée directrice de ce roman, c&#8217;est la continuation d&#8217;une traversée historique des palais et de leurs hôtes circonstanciés. A la sortie de cette traversée, chaque lecteur se fait sa propre idée de cette expérience et de ses effets divers ; mais ce qui est certain, c’est chaque lecture individuelle cherchera à converser avec d’autres pour repenser et essayer de voir plus clairement les tensions qui président à l’initiation d’une nouvelle écriture romanesque.</p>
<p>Lisons d’abord, nous en converserons après…</p>
<p style="text-align: right;"><em>La Rédaction</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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		<title>Essai de lecture de La Morsure de Marc Gontard (Par Mohamed Kertach)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Sep 2024 12:45:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Gontard]]></category>
		<category><![CDATA[Kortach]]></category>
		<category><![CDATA[lecture]]></category>
		<category><![CDATA[morsure]]></category>
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					<description><![CDATA[Essai de lecture de La Morsure de Marc Gontard, Éditions Goater, 247 pages, Rennes, 2021. Lors de la présentation d’un nouveau processus en imagerie médicale au service d’anatomie à la faculté de médecine de Rennes, l’ingénieur en micro-électronique Arnaud De Kersily et l’étudiante Sophie Cort, sur une demande de renseignement de celle-ci sur Transim, sa [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="xdj266r x11i5rnm xat24cr x1mh8g0r x1vvkbs x126k92a">
<div dir="auto" style="text-align: center;"><strong>Essai de lecture de La Morsure de Marc Gontard, Éditions Goater, 247 pages, Rennes, 2021.</strong></div>
</div>
<div class="x11i5rnm xat24cr x1mh8g0r x1vvkbs xtlvy1s x126k92a">
<div dir="auto"></div>
<div dir="auto">Lors de la présentation d’un nouveau processus en imagerie médicale au service d’anatomie à la faculté de médecine de Rennes, l’ingénieur en micro-électronique Arnaud De Kersily et l’étudiante Sophie Cort, sur une demande de renseignement de celle-ci sur Transim, sa jeune entreprise, se retrouvent pour un jus de fruit à la Cafétéria. Ils font connaissance, prennent l’habitude de s’appeler, puis de se revoir, se lient d’amitié, pour courir une inhabituelle aventure en Afrique, puis se retrouver pour ne plus se quitter. 25 ans, elle est en dernière année de médecine, a une chambre à la cité, séparée de ses parents. Il est veuf de Caroline, sans enfants, vient de monter avec son copain et associé Yves Le Bail docteur en informatique une petite entreprise en imagerie cérébrale. Ce sont les personnages principaux du récit, et non les seuls. Nous les accompagnons avec sympathie dans leur périple de deux mois, depuis qu’ils quittent Roissy le premier avril, jusqu’à leur retour qu’on peut situer en juin avec la période des examens écrits et oraux de Sophie. Examens qui n’ont pas empêché celle-ci, malgré quelque réticence, d’accompagner pour deux semaines Arnaud en Afrique. Il avait retenu une semaine de chasse près de la ville de Kédougou. Atterris à Dakar, déposés à l’hôtel La Corniche à Saly par Graci le chauffeur dans sa 4 x 4, avant de les reprendre le lendemain à l’aube pour Kaolack, puis Tambacounda, Dar Salam, Mako, puis enfin Kédougou. Dix heures de route pour arriver au camp. Arnaud accompagné de deux pisteurs Mamadou et M’Bow à l’affut des phacos est enlevé à la frontière malienne dans la région de Saraya par un groupe djihadiste armé qui réclame une lourde rançon. Restée en sécurité au Sénégal au village Mbong près de la Guinée, Sophie est familiarisée avec Fodé, frère d’Ethira, Taani Bonang, le frère de sa belle mère, un féticheur et guérisseur, le seul à parler un peu le français, ses trois femmes, Taki, Niari et Ngoudj. Ils sont dans la case d’Ethira liée également à Arnaud, jouissant de merveilleux moments dans cette Afrique de la brousse, de la savane, de l’amour, de la sagesse, des parfums et des couleurs. Lorsque Sophie sortie un petit matin prendre l’air sous le baobab d’entre les cases est mordue par un serpent au venin mortel, le mamba. Réveillés par les cris, Ethira et les voisins accourent, elle n’a que deux heures à vivre. Ethira la dépêche sur un pick-up à Mbong où elle a un parent Taani qui soigne les morsures. Elle lui applique en route les premiers soins à la poudre noire. Tandis que Taani, prévenu par téléphone, a vite préparé les potions et les concoctions qui finissent lentement par calmer les spasmes, atténuer les délires, rétablir la conscience et la respiration de Sophie. Il s’ensuivit un questionnement sur l’insuffisance de la médecine occidentale et une longue démonstration par le guérisseur dans sa case-médecine des vertus de la médecine africaine qui unit science des plantes et usage des fétiches, corps et esprit, qui recherche l’équilibre. Entretemps est organisée une cérémonie d’initiation sur l’autel familial de Taani pour conjurer le mauvais esprit qui hante à chaque fois le rêve de Sophie, surnommée Awa. Ce quelque chose qui pèse sur elle, qui déchire ses entrailles, ce vautour noir au crâne chauve, au cou fripé, aux serres recroquevillées qui la dépouille de sa peau nue. Mais soudain, c’est l’image d’Arnaud qui revient. Que faire, comment faire pour le libérer ? Envoyer sur zone des patrouilles de l’armée ne servira à rien, les ravisseurs sont déjà au-delà des frontières. C’est Ethira, la rédemptrice, qui prend l’initiative, tout comme elle l’a fait pour la morsure. Elle est partie très tôt la veille à l’arrière d’une moto s’enquérir des nouvelles à Kédougou. A Salémata, le chef du village Bah fait connaissance de la toubab qui l’informe de l’enlèvement. Ils enverront quelqu’un à Kédougou pour avoir des nouvelles. On essaie de savoir le groupe qui l’a enlevé. Entretemps, la Toubab se charge de soigner Mouki, fils de Niari et de Bah. D’autres femmes arrivent pour consultation. Ethira est prête à tout faire pour l’amitié de Sophie et d’Arnaud. Elle va oser l’impensable, téléphoner à son ancien amant qu’elle déteste, qu’elle avait connu à Kédougou avant qu’il devienne la main d’Allah, l’algérien Abdelmalek devenu émir de la katiba passé au Mali faire le jihad après que les groupes islamistes ailleurs sont défaits. Ils fixent un rendez-vous dans trois jours à Kayes, un très long voyage pour Ethira. Venait-elle se joindre au groupe ? Elle venait lui demander de libérer le français. Il avait tenté de s’évader et le tribunal a statué sur son arrêt de mort. Elle aurait dû mettre le hidjab, le niqab, le tchador et entendre la parole d’Allah. Mais son âme est en paix avec les esprits de la brousse et une Bassari ne vit pas en esclave ! Elle accepte de s’échanger contre le français et fixent un rendez-vous dans trois jours dans un village de la brousse : Gondokhou. Quand Ethira arrive à Mboh rapporter la nouvelle et se réveille d’un long sommeil, Sophie est près d’elle, Niari, Taani, Taki. «le temps que tu arrives à Dakar, Arnaud sera libéré, lui dit-elle ». Il est temps de se quitter. L’étreinte est intense. Elles partent avant l’aube. Sophie dans la camionnette qui la conduira Jusqu’à Tambacounda, puis dans un avion jusqu’ à Dakar. Ethira lui glisse dans la main un flacon de Thiouraye, et Taani la comble de sa sagesse paternelle. Ethira appelle une moto, destination Gondokho, en plusieurs étapes, par plusieurs moyens, au rendez-vous d’ Abdemalek. Réveillé de son coma, Arnaud ne savait pas qu’il avait été découvert dans un dépotoir par un garçon qui conduisait des chèvres en brousse. Jusqu’ à ce qu’il ouvre les yeux sur Sophie dans un poste de police à Kédougou, qui les conduit dans une ambulance escortée par une jeep jusqu’à Tambacounda à l’aérodrome d’où ils décolleront pour la France et où ils seront soumis à des interrogatoires sur les circonstances de l’enlèvement et l’énigme de la libération d’Arnaud. Ethira est déjà dans les mains du groupe d’Abdelmalek quand celui-ci fait glisser sur le sol de la pick-up à moitié mort le corps d’Arnaud. Tandis qu’Ethira est sommée de porter le collier d’explosifs qu’elle est amenée à déclencher à Kédougou au milieu de la foule le jour du marché. Les mécréants doivent connaître la colère d’Allah. Le lieu jadis de sa déperdition devient ce jour-là celui de sa rédemption. Ethira paie le prix de son ami échangé. Abdel voudrait faire d’elle une chahida qui honorerait tous les moujahidins. Un clique sur le gousset du collier et juste un éclair lumineux pour qu’elle se retrouve assise sur un trône d’or aux côtés du prophète. Le mécanisme est artisanalement préparé par l’ingénieur chimiste marocain Khafik. Le jour suivant, la ceinture est montée, enlacée au corps d’Ethira et le moteur de la pick-up tourne déjà, dans quelques heures Kedougou. Abdel est aux côtés du chauffeur et Ethira bien calée à la banquette arrière. Impossible qu’elle meure en djihadiste Elle songe aux victimes qu’elle allait faire, aux enfants déchiquetés, aux femmes éventrées et au sang coagulant sur la chaussée. Maintenant la peur de la mort est passée, elle est déterminée. La pick-up double un camion, laisse passer un mini-car, le chauffeur ralentit, la route est libre. C’est le moment. Ethira déclenche l’explosif. Un éclat lumineux soulève le véhicule, trois victimes dont une femme, Ethira.</div>
<div dir="auto" style="text-align: center;"><img decoding="async" class="alignnone  wp-image-6014" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/09/Gontard-ecrivain.jpg" alt="" width="262" height="393" /></div>
<div dir="auto">Le texte s’affiche comme un échiquier. On a l’impression d’une omniprésence, d’une ubiquité des scènes et des personnages, nous sommes ici et partout. Les relais ont de multiples passeurs, mais se tiennent comme des racines à un tronc. Plusieurs personnages prennent et échangent la parole. Une tension nous excède de bout en bout : Le cauchemar de sophie, le rapace nocturne aux serres acérées qui surgit la nuit, la morsure mortelle du Mamba, l’enlèvement et le sort d’Arnaud, son évasion ratée, le martyr d’Ethira, l’idée de l’échange, l&#8217;extrémisme religieux, l’abandon d’Arnaud dans un dépotoir, le déclenchement de l’explosif, la fascinante et mystérieuse Afrique. Les séquences s’appellent, se rappellent, des réseaux se dessinent, se renvoient, se répondent, sans que la fluidité du récit et sa cohérence soient entamées. Ethira est le protagoniste, le personnage clé. Elle surplombe l’édifice, balise les parcours, assure les jonctions, actionne et déploie les axes majeurs, ceux en premier de Sophie et d’Arnaud, depuis leur départ, jusqu’à leur ultime pause, longeant la longue aventure qui les a amenés pour une bonne semaine en Afrique que Sophie visite pour la première fois. Elle est l’héroïne, la rédemptrice, la sacrificielle. Elle épargne en se donnant la mort d’un carnage au marché de Kédougou une foule de victimes innocentes. Elle accepte de s’échanger contre la libération de l’otage et de subir son sort, s&#8217;exposer à le mort. Elle libère le détenu et sauve l’amour et le bonheur du couple Arnaud et Sophie. Quelle martyre ! Un autochtone juré ne saurait mieux sur les lieux, les villes et les hameaux, les rites, les manies, les plats et les mets, les bouillies et les jus, les esprits, la faune et la flore, les routes et les sentes, et surtout la bonté de ces gens de cette Afrique exotique. Quel beau cadeau que ce livre, cette morsure ! C’est peu dire et mal restituer le secret de cette magie de l’écriture de la main de maître, Monsieur Marc Gontard que je remercie vivement pour ce joyau d’écriture, d’émotion, de beauté et de sagesse, prestigieusement disposé au rayon sublimissime de la bonne littérature.</div>
<div dir="auto"></div>
</div>
<div class="x11i5rnm xat24cr x1mh8g0r x1vvkbs xtlvy1s x126k92a">
<div dir="auto">Kertach Mohamed</div>
<div dir="auto"></div>
</div>
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		<title>Le ministère des Affaires culturelles annonce le décès de la poétesse Fatma Ben Fdhila</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Sep 2022 11:27:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoires]]></category>
		<category><![CDATA[Ben Fdhila]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[décès]]></category>
		<category><![CDATA[Enseignement]]></category>
		<category><![CDATA[poésie]]></category>
		<category><![CDATA[Presse]]></category>
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					<description><![CDATA[Le ministère des Affaires culturelles annonce avec « tristesse et regret », le décès de la poétesse, Fatma Ben Fdhila, survenu ce vendredi 23 septembre 2022. « La défunte a lutté contre le cancer, et a fait de ce mal un tremplin pour exceller davantage, dans la mesure où son dernier recueil de poésie, est une expérience humaine [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le ministère des Affaires culturelles annonce avec « tristesse et regret », le décès de la poétesse, Fatma Ben Fdhila, survenu ce vendredi 23 septembre 2022.</p>
<p>« La défunte a lutté contre le cancer, et a fait de ce mal un tremplin pour exceller davantage, dans la mesure où son dernier recueil de poésie, est une expérience humaine et créative unique, où la poétesse a décrit la souffrance des femmes de cette maladie », souligne le ministère.</p>
<p>La regrettée a été récompensée par la ministre des Affaires culturelles, le 05 Mars 2022, en marge de la 5ème édition de la conférence, « ensemble pour un art contemporain », en reconnaissance de la richesse de son expérience entre poésie, roman et traduction.</p>
<p>Feu Fatma Ben Fdhila a fait ses études à l’Institut de Presse et des sciences de l’information (IPSI), a enseigné la langue française dans les lycées secondaires et se prévaut de plusieurs recueils de poésie.</p>
<p>Que Dieu lui accorde son infinie miséricorde.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Parution : « Ontologie de l’être de la conscience » de Habib Falfoul</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Sep 2022 12:36:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoires]]></category>
		<category><![CDATA[conscience]]></category>
		<category><![CDATA[Falfoul]]></category>
		<category><![CDATA[nouveau]]></category>
		<category><![CDATA[Parution]]></category>
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					<description><![CDATA[Habib Falfoul, romancier et essayiste, vient de publier un livre intitulé « « Ontologie de l’être de la conscience », un essai de 198 pages qui porte sur le concept de conscience selon les différents courants des pensées philosophiques à travers les époques. Le livre est composé de trois parties distinctes dont chacune est divisée [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv1569168166ydp95e833abMsoNormal">Habib Falfoul, romancier et essayiste, vient de publier un livre intitulé « « Ontologie de l’être de la conscience », un essai de 198 pages qui porte sur le concept de conscience selon les différents courants des pensées philosophiques à travers les époques.</p>
<p class="yiv1569168166ydp95e833abMsoNormal">Le livre est composé de trois parties distinctes dont chacune est divisée en plusieurs chapitres. La première partie est intitulée « L’homme, être de la nature et être de la conscience » où l’auteur nous parle de l’existence et de l’essence de l’homme, de la liberté et de la responsabilité de l’homme dans sa création des valeurs normatives du « Vrai », du « Beau » et du « Bien ». Dans le dernier chapitre de cette première partie, l’auteur parle de la « finitude de l’homme », cet homme face à la vérité de la mort. La deuxième partie qui comprend trois chapitres, est consacrée à l’analyse de la parole (orale et écrite) de l’homme en tant qu’être humain social et à la communication de la pensée. La troisième partie s’intéresse à la langue, la linguistique la littérature et à la créativité de l’homme en général. Toutes les études et les analyses faites par l’auteur sont appuyées par des citations puisées dans les œuvres des grands philosophes, aussi bien de l’Antiquité que de l’époque moderne. Tous ces chapitres sont précédés par un prologue où l’on peut lire : « le concept de la conscience a connu son éclat avec Socrate (470-399 av, J.C) et Descartes (1596-1650), le premier en initiant le culte de la Raison par sa formule « Connais-toi toi-même » et le second en découvrant son existence en posant son cogito « Cogito ergo sum » (je pense, donc jesuis). L’ontologie de l’homme est bipolaire : l’homme est un être de la nature et un être de la conscience. »</p>
<p class="yiv1569168166ydp95e833abMsoNormal">Le mot « conscience » est très communément employé. En effet, on entend souvent dire des expressions comme « En mon âme et conscience », « Agir en pleine conscience », « Par acquit de conscience », « Avoir la conscience tranquille », « Avoir une conscience professionnelle », « prendre conscience de quelques choses » et d’autres encore qui prêtent à des significations ou des connotations diverses, sociales, religieuses, philosophiques, sociologiques, voire populaires. Pourtant, H. Falfoul nous montre dans son livre que l&#8217;implication du concept « conscience » est beaucoup plus subtile et plus vaste que celle qu&#8217;on lui attribue. Le but de ce livre est de présenter le sens véritable de la conscience selon différents courants philosophiques et idéologiques, y compris dans les livres saints, essentiellement dans le Coran, afin d&#8217;attirer l&#8217;attention des lecteurs sur le raisonnement, le point de vue et la compréhension de « conscience » ainsi que l&#8217;importance de cette notion dans la vie des individus et des communautés. Aussi peut-on remarquer plusieurs recours aux versets coraniques pour expliquer certaines situations ou aspects de conscience. Mais il faut dire que ce recours permanent à l’Islam (le Coran) par l’auteur s’inscrit dans un souci de citer les grandes théories et doctrines connues jusque-là par l’homme. Les citations puisées dans le Coran ou dans l’exégèse de l’Islam ne sont autres que des exemples donnés par l’auteur pour comparer entre certaines théories ou idées concernant la « conscience » .</p>
<p class="yiv1569168166ydp95e833abMsoNormal">Hechmi KHALLADI</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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		<title>Parution de la traduction de La Dernière nuit de la vie de Mahmoud Saïd, chez L&#8217;Harmattan</title>
		<link>https://voixdavenir.com/parution-de-la-traduction-de-la-derniere-nuit-de-la-vie-de-mahmoud-said-chez-lharmattan/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Feb 2022 13:55:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[arabe]]></category>
		<category><![CDATA[dernière]]></category>
		<category><![CDATA[française]]></category>
		<category><![CDATA[Mahmoud Saïd]]></category>
		<category><![CDATA[Mhenni]]></category>
		<category><![CDATA[nuit]]></category>
		<category><![CDATA[peintre Egypte]]></category>
		<category><![CDATA[Shabloul]]></category>
		<category><![CDATA[traduction]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans quelques jours seulement, les éditions de L&#8217;Harmattan à Paris feront paraître la traduction française du roman &#8220;La Dernière nuit de la vie de Mahmoud Saïd&#8220;, écrit en arabe par l&#8217;Egyptien Mohamed Fadhel Shabloul, et traduit en français par le Tunisien, Mansour M&#8217;henni. Said Mahmoud est né à Alexandrie en 1897 dans la maison de [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans quelques jours seulement, les éditions de L&#8217;Harmattan à Paris feront paraître la traduction française du roman &#8220;<strong><em>La Dernière nuit de la vie de Mahmoud Saïd</em></strong>&#8220;, écrit en arabe par l&#8217;Egyptien Mohamed Fadhel Shabloul, et traduit en français par le Tunisien, Mansour M&#8217;henni.</p>
<p><b>Said Mahmoud</b> est né à Alexandrie en 1897 dans la maison de son père, alors Premier ministre. Il est considéré comme l&#8217;un des principaux artistes ayant contribué à la construction de l&#8217;art moderne en Égypte depuis le début du XX siècle. Il est décédé dans la même ville le 8 avril 1964. A. F. Shabloul a brillamment reconstruit la biographie de ce artiste dans style romanesque aussi agréable qu&#8217;instructif, à travers le récit fait le protagoniste le dernier jour de sa vie, pendant que l&#8217;ange de la mort attend de le conduire de vie à trépas.</p>
<p><strong>Ahmed Fadl Shabloul (L’auteur) </strong>est né à Alexandrie. Diplômé de l’Université d&#8217;Alexandrie (1978). Membre de commissions et d’instances supérieures de la culture. Récipiendaire de plusieurs prix dont le Prix d&#8217;État d&#8217;excellence en littérature en 2019. Il a publié treize recueils de poèmes et six romans, ainsi que des poèmes pour enfants et des dictionnaires arabes. Certains de ses ouvrages et de ses articles critiques ont été traduits dans plusieurs langues. Son œuvre fait l’objet d’études et de recherche dans des universités égyptiennes et arabes.</p>
<p><strong>Mansour M’henni (Le traducteur)</strong> est tunisien. Il est professeur émérite des universités (Université Tunis El Manar), spécialiste des littératures française et francophones. Il est aussi chercheur, écrivain (poète, romancier et essayiste), traducteur et homme des médias.</p>
<p><strong>Extrait: (Voici comment commence le roman)</strong></p>
<p><strong>La Dernière nuit de la vie de Mahmoud Saïd<em> (Le roman) </em></strong></p>
<p>Ici commence le monde et ici il finit, là où sont l’eau, le bleu, Alexandrie et les filles de Bahari. Je voudrais me lever, rajeunir et voir ce qui est au dehors de la chambre où je vais bientôt mourir ; ce sera peut-être mon dernier regard sur les lignes et les couleurs. Je suis las de la couleur blanche, la couleur imparfaite qui domine la chambre, les draps, le coton et les blouses des infirmières et des médecins, hommes et femmes. Je voudrais un bleu éternel… Un bleu d’extérieur… dans le ciel, la mer et le tram d’Alexandrie, mais je suis interdit de quitter le blanc. Je ne supporte plus le blanc. […]</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Parution: LA FILLE DE SAINT-GERMAIN d&#8217;Ahmed Mahfoudh</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Feb 2022 13:00:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[fille]]></category>
		<category><![CDATA[Mahfoudh]]></category>
		<category><![CDATA[Parution]]></category>
		<category><![CDATA[roman]]></category>
		<category><![CDATA[Saint-Germain]]></category>
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					<description><![CDATA[Le dernier roman d’Ahmed Mahfoudh est doublement en rupture avec l’univers romanesque auquel il nous a habitué. D’abord, il n’est plus situé dans la médina ou ses faubourgs, ce cocon natal à travers lequel il cherchait une réponse à l’énigme de l’origine et tentait de se recentrer face à une Histoire où la modernisation entrait [&#8230;]]]></description>
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<div dir="auto">Le dernier roman d’Ahmed Mahfoudh est doublement en rupture avec l’univers romanesque auquel il nous a habitué. D’abord, il n’est plus situé dans la médina ou ses faubourgs, ce cocon natal à travers lequel il cherchait une réponse à l’énigme de l’origine et tentait de se recentrer face à une Histoire où la modernisation entrait en coups de vent violents et amers. Le récit se déroule dans une banlieue de villégiature, une villa de bord de mer où l’héroïne se dore au soleil. En attendant d’entrer en scène et d’accomplir son destin, tel Antigone dans la pièce d’Anouilh. L’Auteur lui-même revoit sa jeunesse dans cette magnifique banlieue de mer et de soleil, un vrai paradis méditerranéen où règne le cosmopolitisme et la dolce vita. Raja, dans sa villa de bord de mer vit à l’abri de l’Histoire jusqu’à son mariage qui constitue le baptême de maturité et d’entrée dans le vrai monde. D’un autre côté, c’est la première fois qu’Ahmed Mahfoudh choisit une femme comme héros de son roman. Il faut un grand effort d’altruisme pour un homme de se mettre dans la peau d’une femme pour raconter ses amours, ses rêves, ses désenchantements, son désespoir de femme méjugée et condamnée par la masse du vulgaire sur la place publique. Pour cela, le roman adopte une technique énonciative riche où l’auteur varie les niveaux du monologue intérieur –du monologue narré au monologue direct – et les alterne avec son propre récit à la troisième personne.</div>
<div dir="auto">Cette multiplicité de voix construit le portrait psychologique d’une femme en clivage avec son époque, une femme qui s’ennuie face à tous les stéréotypes du bonheur : le mariage et la félicité conjugale (elhna), les voyages en Turquie pour faire du shopping, les week-ends dans les hôtels de Hammamet, les soirées de médisances (taqtiî et taryich) …Pour échapper à l’ennui elle se réfugie dans la lecture, mais, est-ce suffisant ! L’alternative facebook la séduit, sauf que c’est une arme à double tranchant et tchatche sans conscience n’est que ruine de l’âme !</div>
<div dir="auto">Ce roman raconte l’éternel thème de la femme qui rêve d’amour et tombe sur des prédateurs de chair : une véritable Madame Bovary tunisienne, émouvante à force de fragilité et d’immaturité, qui est tenté de jouer sur Facebook. Mais les jeux aujourd’hui n’ont plus rien de ludique ni d’amusant.</div>
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		<title>Roman  : &#8220;En pays assoiffé, d&#8217;Emna Belhaj Yahia. Par Afifa Chaouachi Marzouki</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Oct 2021 11:36:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Pensées]]></category>
		<category><![CDATA[attentat]]></category>
		<category><![CDATA[doute]]></category>
		<category><![CDATA[interrogation]]></category>
		<category><![CDATA[nostalgier]]></category>
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					<description><![CDATA[Publié à Tunis, en 2021 aux éditions Déméter et parallèlement aux éditions des femmes Antoinette Fouque, en juin 2021, ce dernier roman de Emna Belhaj Yahia se situe dans le prolongement direct de l’essai Questions à mon pays, publié en 2014 et dont il semble être la version et l’illustration romanesque puisque l’auteur y continue [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Publié à Tunis, en 2021 aux éditions Déméter et parallèlement aux éditions des femmes Antoinette Fouque, en juin 2021, ce dernier roman de Emna Belhaj Yahia se situe dans le prolongement direct de l’essai <em>Questions à mon pays, </em>publié en 2014 et dont il semble être la version et l’illustration romanesque puisque l’auteur y continue à interroger son pays mais, cette fois, à travers les mises en scène et les artifices de la narration.</p>
<p>Dans cette fiction, le roman « remonte et redescend l’échelle du temps » pour tenter de « suivre attentivement le tumulte d’une histoire qui s’étale sur un siècle » et dont il hésite à « saisir le sens » (Epilogue). Cette histoire est celle d’un pays et de ses citoyens, projetée entre jadis et naguère, hier et aujourd’hui, redéployée entre la douce nostalgie et la frayeur du doute et exprimée dans la pudeur de l’expression et la délicatesse des émotions. La Tunisie dont il s’agit, est celle des euphories de l’ère postcoloniale<strong>, </strong>du soleil de l’indépendance mais aussi celle des premières peurs et du crépuscule des espoirs suscités par l’évolution de l’Histoire et de la société. Le roman évoque, en effet, le confort d’un temps révolu, les souvenirs festifs du cocon familial autrefois solidement structuré, les jeux de l’enfance, ses odeurs, ses goûts, l’école, ses instituteurs, ses comptines, ses refrains, le certificat d’études et ses exaltations, les camarades de classe et « le lycée où les attendent des professeurs qui sont leurs fenêtres sur le monde »(p.81), le bac et ses larges horizons et toute l’énergie d’un quotidien soudainement transmué par la venue au grand jour de silhouettes et de vitalités libérées du voile par le leader dans l’enthousiasme de l’indépendance et d’un désir fort de renouveau.</p>
<p>« Car ses camarades et [Nojoum] étaient des pionnières. Elles ont levé les tabous qui pesaient sur leur chevelure, leur sourire, leur circulation dans la rue, cassé l’habitude de la préparation au mariage dès les plus jeunes années » (p.158) Tout cela est narré sans idyllisme aucun mais dans la délicatesse et avec le souci de restituer un air du temps et toute la charge d’espoir qu’il avait suscité alors.</p>
<p>Et puis, au fil du temps, le paysage évolue et les images de la ville aussi, laissant voir plutôt « la télé qui ronronne », « les journaux qui déblatèrent » (p.69), la dégradation du quotidien, l’ouvrier qui bâcle son travail, le citoyen qui jette ses ordures sur la chaussée, l’automobiliste qui se gare là où cela est interdit et toute la vie de pacotille dont se gave le crétinisme populaire ou la vanité bourgeoise se profilant derrière un «  état de déréliction d’un pays commandé par un dictateur au cheveu teint et rétréci par une mise au pas intégriste des esprits ». C’est dans ce contexte que se situent  l’arrogante insulte de Kamilia sur le mur du collège, les dérives et le naufrage de Saghroun, son protégé, «  proie de la colle et du cirage » (p.65), les massacres de Sandi habité par le chacal qui aurait dévoré sa petite cousine, terreur de l’enfance régénérée plus tard dans l’extrémisme religieux et la violence exutoire.</p>
<p>Sous le choc de l’attentat du musée, Nojoum « ferme les yeux, maudit ceux qui ont fait de sa douce capitale un labyrinthe où l’on massacre le passé et l’avenir, maudit Sandi’mech, ceux qui l’ont armé et ceux qui ont mis le feu dans son regard. » (p.94) Non le départ du dictateur n’a pas été une renaissance et Nojoum, en proie en questionnements, se livre à une méditation sur le pays, ses ratés et ses faux espoirs :</p>
<p>« Se débarrasser d’un fardeau, c’est se voir pousser des ailes. Elle avait alors estimé que les ailes servaient à quitter la cage, et qu’elle devait apprendre à les utiliser. La même idée  a dû en animer plus d’un, tous ceux que le passage de l’état de pierre à celui d’oiseau ailé avait ébahis. Or, déployer ses ailes et recevoir un grand coup avant même de s’être élevé dans les airs, être blessé alors qu’on a à peine commencé à voler, et avant même qu’on ait bien réglé sa machine volante, c’est sombrer dans le néant. Du malheur de la pierre à celui de l’oiseau qui chute, le chemin n’aura pas été bien long. Le massacre organisé par Sandi le lui aura fait parcourir en un temps record. » (p.122)</p>
<p>Mais « dans ce pays de toutes les soifs, où le chemin est perdu du puits qui peut les étancher » (p.53), l’espoir reste permis. Les trois générations présentes dans la fiction sont là pour le signifier, la petite fille et la grand-mère, le témoignage direct sur un vécu et la relève passée à la jeunesse héritière d’un temps révolu mais actrice de l’avenir et à qui on fait découvrir les lieux et les vies d’une époque évanouie, comme par devoir de mémoire et de culture, comme une dette pour garder la trace et préserver la chaîne vitale de la transmission.</p>
<p>Comment on devient un monstre, pourquoi mourir, ces grandes questions de Yasmine et que tente de poser le roman sans chercher nécessairement à y répondre, pourraient, dans les mailles du récit-même «  trouver des éléments de réponse imprévus » (p.180) car   « Entre les pathologies du cœur et celles du cerveau, les dysfonctionnements économiques, l’incurie, l’effondrement de l’école, l’ignorance galopante et le djihadisme conquérant, la personne de Sand’mech se dissout, se désagrège. » (p.151)</p>
<p>On aura remarqué qu’à la sortie de l’équilibre rassurant et rêveur de l’enfance, le personnage principal du roman est confronté, dans l’amertume, abstraction faite de la parenthèse euphorique des journées révolutionnaires, à la réalité de la violence sociétale : violence contre soi concrétisée dans l’addiction de la jeunesse à la drogue et violence contre l’autre incarnée dans la folie du meurtre. Il ne lui reste plus que les petits bonheurs du cocon familial et les espoirs qu’il apporte dans la vitalité d’une nouvelle génération, promesse d’un avenir plus éclairé et peut-être apaisé.</p>
<p>Si l’écriture « cherche plutôt à suivre le fil qui rattache les choses les unes aux autres » (p.9), privilégie le tâtonnement et la prudence de l’interrogation permanente, c’est qu’elle y puise la rigueur de l’observation, la relativité de la pensée et la sagesse équilibrante de l’appréhension. Adulte, l’enfant qu’était Yasmine  «  ne semble plus se demander comment on devient un monstre, mais comment on sauve les fragilités essentielles » (p .183) et c’est la leçon que la vie et la sérénité auront apprise à l’auteur-narrateur, mais aussi l’humilité du point de vue, une leçon centrée sur l’action et tournée vers l’avenir. Car « sauver les fragilités essentielles », relève de la prévention attentive et de l’amour,  il s’agit d’aller en amont de l’événement avant qu’il ne dégénère en drame, d’aller toujours de l’avant sans négliger les nœuds personnels, nids de tous les dévoiements : la littérature n’est-elle pas vouée aussi à jouer un rôle dans l élaboration des balises et l’ouverture des voies comme celle des yeux de Nojoum dans le roman, et cela à travers un dialogue permanent avec soi autour d’une histoire proposée à l’écoute ou à la lecture ?</p>
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		<title>Parution : La Morsure de Marc Gontard, un portrait croisé de nos doutes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 May 2021 09:12:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[altérité]]></category>
		<category><![CDATA[Amour]]></category>
		<category><![CDATA[doutes]]></category>
		<category><![CDATA[Gontard]]></category>
		<category><![CDATA[jihadisme]]></category>
		<category><![CDATA[morsure]]></category>
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					<description><![CDATA[La Morsure. Tel est le nouveau roman de Marc Gontard publié à Rennes, aux éditions Goater (collection La Société des Gens), en 2021. Il fait suite, chez le même éditeur, à deux autres titres L’Île des pluies (2018), « Fable politique à travers l&#8217;histoire de notre temps », et Naufrages (2019), un roman qui, « au récit historique [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>La Morsure</em>. Tel est le nouveau roman de Marc Gontard publié à Rennes, aux éditions Goater (collection La Société des Gens), en 2021. Il fait suite, chez le même éditeur, à deux autres titres <em>L’Île des pluies</em> (2018), « Fable politique à travers l&#8217;histoire de notre temps », et <em>Naufrages</em> (2019), un roman qui, « au récit historique d’un naufrage [ayant défrayé] la chronique au XIXe, […] ajoute d’autres naufrages au propre comme au figuré. ». En fait, directeur littéraire aux éditions L&#8217;Harmattan de 1981 à 1991, où il a créé la collection « Écritures arabes », M. Gontard avait publié auparavant chez cet éditeur trois autres romans : <em>De Sable et de sang</em> (2000), <em>Fractales</em> (2017) et <em>Grandville Falls</em> (2017).</p>
<p><img decoding="async" class="size-full wp-image-3708 alignleft" src="https://www.voixdavenir.com/ibylensu/2021/05/Marc-Gontard.jpg" alt="" width="193" height="261" /></p>
<p>Marc Gontard n’est pas un inconnu au Maghreb où il a exercé en tant que professeur de lettres modernes et où il exploré de près les littératures francophones, en tant que critique et enseignant-chercheur. C’est l’un des plus brillants spécialiste de Segalen auquel il a consacré sa thèse de Doctorat. Pêcheur et voyageur, Marc Gontard a toujours le cœur en Bretagne, Rennes surtout dont il a présidé l’Université (Rennes II) de 2005 à 2010, mais aussi, peut-être surtout, Quiberon où sa sympathique villa veille aux flux et aux reflux de la baie douce, sur un écho du grondement de la baie sauvage. C’est pourquoi, à la retraite et avec son statut de Professeur émérite, il a décidé un plein retour (résidentiel et éditorial) au pays natal, sa Bretagne chérie, se contentant de répondre, difficilement, à des invitations académiques adressées par ses amis.</p>
<p><em>La Morsure</em>, dont la sortie en librairie est annoncée pour la mi-mai, retient l’intérêt par bon nombre de traits le caractérisant. Voici, en avant-goût de lecture, le témoignage de son éditeur :</p>
<p>« Y&#8217;a des fois où, un éditeur n&#8217;ose pas assez mettre en avant un livre qu&#8217;il vient de publier. Et pourtant, <em>La Morsure</em>, est un roman impressionnant. Délicat, il aborde au fil de ses diverses énonciations des sujets aussi variés que l&#8217;altérité, les cultures, l&#8217;amour, la haine, Dieu ou les Dieux.</p>
<p>Marc Gontard nous propose ici une littérature apaisée, passionnée. <em>La Morsure</em> nous parle du manque, de l&#8217;incompréhension, de l&#8217;animisme, du djihadisme et finalement de l&#8217;amour.</p>
<p>A travers l&#8217;histoire d&#8217;un enlèvement par des djihadistes, et d&#8217;une guérison, au Sahel, d&#8217;un absolutisme, face, finalement, à une forme de raison, c&#8217;est le portrait croisé de nos doutes. Bref, un roman et un auteur qu&#8217;il faut lire. »</p>
<p>Personnellement, je souscris, en attendant d’y revenir après la lecture.</p>
<p style="text-align: right;"><em><strong>Mansour M’henni</strong></em></p>
<p style="text-align: right;"><em><strong>Prof. ém. A l’Université Tunis El Manar, écrivain, traducteur et homme des médias)</strong></em></p>
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