<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>
<channel>
	<title>Saïed &#8211; Questions et Concepts d’Avenir</title>
	<atom:link href="https://voixdavenir.com/tag/saied/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://voixdavenir.com</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Wed, 01 Jan 2025 09:55:28 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	
<image>
	<url>https://voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/cropped-voixdavenir-favicon-32x32.png</url>
	<title>Saïed &#8211; Questions et Concepts d’Avenir</title>
	<link>https://voixdavenir.com</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Chronique : De la consultation pour la réforme de l’éducation. Par Mansour M’henni</title>
		<link>https://voixdavenir.com/chronique-de-la-consultation-pour-la-reforme-de-leducation-par-mansour-mhenni/</link>
					<comments>https://voixdavenir.com/chronique-de-la-consultation-pour-la-reforme-de-leducation-par-mansour-mhenni/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Sep 2023 07:04:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoires]]></category>
		<category><![CDATA[Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[Consultation]]></category>
		<category><![CDATA[éducation]]></category>
		<category><![CDATA[réforme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://voixdavenir.com/?p=5412</guid>
					<description><![CDATA[Par Mansour M’henni La réforme du système éducatif semble être une exigence du temps présent pour plusieurs pays, même parmi ceux dits des pays développés. C’est dire que l’éducation, qui est le nerf moteur de toute société, non seulement fait problème, mais elle est devenue elle-même un problème ! N’étant pas hors de ce contexte, la [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img decoding="async" class="wp-image-4982 alignleft" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-800x600.jpg" alt="" width="252" height="189" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-800x600.jpg 800w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-1160x870.jpg 1160w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-320x240.jpg 320w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-1536x1152.jpg 1536w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-2048x1536.jpg 2048w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-750x563.jpg 750w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-1140x855.jpg 1140w" sizes="(max-width: 252px) 100vw, 252px" />Par Mansour M’henni</p>
<p>La réforme du système éducatif semble être une exigence du temps présent pour plusieurs pays, même parmi ceux dits des pays développés. C’est dire que l’éducation, qui est le nerf moteur de toute société, non seulement fait problème, mais elle est devenue elle-même un problème ! N’étant pas hors de ce contexte, la Tunisie d’aujourd’hui se voit au point de non-retour quant à cette question. A preuve les dernières déclarations et décisions officielles à l’occasion de la rentrée de l’actuelle année scolaire.</p>
<p>En fait, le slogan de base de cette dynamique réformiste du secteur éducatif semble se résumer dans cette phrase du président de la République : « L&#8217;un des crimes les plus odieux commis contre le peuple est le coup porté au système éducatif public ». Reste à se demander, en conséquence, qui lui a porté ce coup et comment s’y est-on pris dans un Etat qui se prétendait et se prétend toujours être un État de droit et de développement économique et social conformément à une rationalité moderniste. N’oublions pas que l’école a été le pilier principal de la construction d’une Tunisie indépendante et personne, ni à l’intérieur ni à l’extérieur, ne devrait dénigrer cette orientation politique essentielle ni remettre en question ses acquis et ses réussites. Il serait trop long de s’y attarder dans ce bref propos, mais nombreux sont ceux qui ont souligné cette réalité, en dehors de toute propagande et de toute démagogie.</p>
<p>Que le président Kaïs Saïed inscrive sa démarche politique dans cet état d’esprit, c’est à son honneur et l’on devrait s’y attendre. Nous l’avions souvent souligné, avec la distance critique nécessaire : l’actuel président de la Tunisie est bel et bien de l’école bourguibienne, profondément engagé pour sa pensée fondatrice, mais prenant quelques distances quant à sa gouvernance et à sa gestion des conditions idoines de la réussite d’une politique à même de garantir le développement, le progrès et la justice sociale. Nous ne saurions donc qu’approuver son engagement inébranlable à sauver l’école tunisienne. Nous osons dire « son engagement inébranlable à sauver l’école de Bourguiba aussi bien d’un certain bourguibisme de propagande que d’un antibourguibisme de spectacle. Encore faut-il réussir cette gageure de l’instant présent qu’il considère, à juste titre, comme fondatrice d’une nouvelle Tunisie fidèle à ses valeurs de l’indépendance et ambitieuse d’une juste et efficace réinscription dans le processus du progrès.</p>
<p>Pour ce faire, quelques remarques de base nous paraissent mériter l’intérêt et l’attention qui lui sont dus, dans un tel mouvement de relance du développement intégral où l’école fait fonction de générateur central de toutes les énergies.</p>
<p>¤ Il est impératif de revaloriser l’école publique comme le principal cadre de la formation et de l’éducation des citoyens, ainsi que de l’édification sociétale. Cela pourrait s’accommoder, avec une proportion raisonnable, de l’ouverture ou de la conservation d’établissements privés, consenties sur la base de conditions de faisabilité n’affectant ni le statut de l’école publique comme premier repère en la matière, ni la prise en compte des conditions socio-économiques de l’inscription des citoyens dans ces établissements, ni l’éthique de base du métier d’enseignant-éducateur.</p>
<p>¤ S’il est intelligent, à notre avis, d’ouvrir la consultation à l’ensemble des citoyens (en évitant de parler du « peuple » pour ne pas retomber dans la démagogie), il est tout aussi intelligent de bien raisonner l’ensemble des idées avancées dans le cadre d’un projet global, cohérent, adapté et efficace.</p>
<p>¤ Prendre garde de certains slogans qui menaceraient le projet d’un dérapage tout aussi préjudiciable que des slogans de même nature ayant accompagné les précédentes intentions réformistes. Rappelons les effets catastrophiques de la précipitation et de la complaisance qui avaient conduit l’opération d’arabisation, alors que l’intention d’arabisation était noble et pouvait s’assurer une bonne voie vers la réalisation rationalisée. Il y a tous lieux de croire que certaines informations fuitées ou spéculations intéressées à propos du remplacement du français par l’anglais s’inscrivent dans le même état d’esprit.</p>
<p>¤ Bien préparer le projet de Conseil supérieur de l’éducation de façon à en faire une vraie structure efficace à tous niveaux plutôt qu’un cadre de figuration pour certains noms.</p>
<p>D’autres remarques plus ponctuelles suivront au fur et à mesure de l’évolution du processus de réforme, l’essentiel est aujourd’hui que tout le monde prenne au sérieux cet important objectif sociétal et y contribue du meilleur qu’il peut.</p>
<p><em>(Publié aussi sur jawharafm.net) </em></p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://voixdavenir.com/chronique-de-la-consultation-pour-la-reforme-de-leducation-par-mansour-mhenni/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Chronique : Kaïs Saïed un bourguibien dribleur!  Par Mansour M’henni</title>
		<link>https://voixdavenir.com/chronique-kais-saied-un-bourguibien-dribleur-par-mansour-mhenni/</link>
					<comments>https://voixdavenir.com/chronique-kais-saied-un-bourguibien-dribleur-par-mansour-mhenni/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Apr 2023 20:14:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoires]]></category>
		<category><![CDATA[Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[commémoration]]></category>
		<category><![CDATA[école]]></category>
		<category><![CDATA[mort]]></category>
		<category><![CDATA[république]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://voixdavenir.com/?p=5242</guid>
					<description><![CDATA[J’avoue m’être réjoui à l’écoute, ce 6 avril 2023, du discours du Président de la République prononcé en commémoration du 23ème anniversaire de la mort du Leader Habib Bourguiba, Allah yarhmou ! Heureuse coïncidence, la veille, nous étions en réunion à distance du comité d’organisation d’un colloque international, intitulé « Habib Bourguiba, une mémoire d’avenir », dont la [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img decoding="async" class="size-full wp-image-2770 alignleft" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/mansour-mhenni.jpg" alt="" width="136" height="185" />J’avoue m’être réjoui à l’écoute, ce 6 avril 2023, du discours du Président de la République prononcé en commémoration du 23<sup>ème</sup> anniversaire de la mort du Leader Habib Bourguiba, <em>Allah yarhmou</em> ! Heureuse coïncidence, la veille, nous étions en réunion à distance du comité d’organisation d’un colloque international, intitulé « Habib Bourguiba, une mémoire d’avenir », dont la médiatisation élargie démarrera bientôt.</p>
<p>Le discours présidentiel de jeudi m’a rappelé ma chronique du 02 août 2021, ici même, où j’avais situé la démarche de Kaïs Saïed dans l’analogie symbolique de celle de Bourguiba, même si cela n’a jamais été explicité clairement. Voilà déjà bientôt deux ans pendant lesquels certaines déclarations de l’auteur du coup du 25 juillet 2021 (à chacun de lui donner le qualificatif qui lui convient) ont donné l’impression d’un déni du rôle et de la stature du Zaïm, provoquant des critiques plus ou moins chargées de termes de dénigrement, non seulement chez les opposants, mais parfois chez de simples citoyens. En effet, personne ou presque n’acceptait de prendre ces omissions pour des oublis ou pour des maladresses ; on y voyait une écriture fonctionnelle qu’on interprétait chacun à sa façon. Or voilà que, au-delà de la justice rendue et de la reconnaissance soulignée à Bourguiba, le dernier discours du Président dévoile les principes de base et les choix fondateurs qui ont marqué le génie politique à la fondation de la Tunisie moderne. L’axe central de ce génie réside évidemment dans « l’éducation et l’enseignement », dont tout le reste découle : politique sociale surtout, au profit de la population aux conditions précaires (Emancipation de la femme, santé, hygiène, compensation, gratuité des services vitaux publics, etc..).</p>
<p>Kaïs Saïed semble avoir compris qu’on ne peut pas, comme Bourguiba, fonder une république en ignorant le président-fondateur ou en essayant de nier son mérite comme l’avaient fait Ghannouchi et Marzouki qui finissent en marge de l’Histoire tunisienne édifiante. Mais on ne peut pas le faire non plus en imitant Bourguiba, aveuglément, comme des moutons de Panurge, dans l’ignorance absolue des nouvelles conditions imposées par les temps présents et par la pensée futuriste. « Regarder le passé pour éclairer l’avenir », voilà un dicton à jamais valable et voilà pourquoi Bourguiba est à prendre aujourd’hui pour « une mémoire d’avenir dont il importe de s’inspirer, tout en sachant assez s’en détacher pour pouvoir innover ». Peut-être n’est-il ni des perspectives d’avenir ni de l’intérêt de la mémoire de Bourguiba de songer à l’enfermer dans une idéologie (le « Bourguibisme ») ou un parti qui en dresseraient des limites préjudiciables à son esprit et à son projet civilisationnel. Sans doute gagnerait-on à le maintenir dans son statut de référence de base, au service d’une intelligence dynamique qui pourrait faire de la majorité des Tunisiens des Bourguibiens libres et indépendants.</p>
<p>Quant au président Kaïs Saïed, je me demande s’il est vraiment aussi autiste que le prétendent ses adversaires. Il me paraît même s’inspirer de ces joueurs de football dont la technique se fonde sur l’art du drible : son mouvement premier oriente ses adversaires dans un sens et les induit dans l’illusion de le contrer, pour qu’ils se retrouvent hors du jeu parce que le dribleur est parti ailleurs, dans un autre sens, la balle au pied ! La situation la plus éloquente à ce propos est celle du dernier tapage sur la maladie du président et sur la vacance du pouvoir. D’un coup, le Président a dévoilé chez ses adversaires politiques des réflexes de précipitation qui dénotent leurs limites et dévoilent ce qui passe facilement pour une convoitise du pouvoir au détriment de tout, parfois même aux dépens de l’intérêt du peuple et de son pays.</p>
<p>Il y a encore beaucoup à faire en Tunisie pour qu’elle soit au centre du dévouement et de l’intelligence de ses enfants, tous ses enfants, qui doivent d’abord se débarrasser de plusieurs complexes et de nombreuses manies afin de pouvoir voyager ensemble, dans la même barque, pour le meilleur et pour le pire.</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://voixdavenir.com/chronique-kais-saied-un-bourguibien-dribleur-par-mansour-mhenni/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Chronique : Des « explicateurs volontaires » du projet politique de K. Saïed ?! Par Mansour M’henni</title>
		<link>https://voixdavenir.com/chronique-des-explicateurs-volontaires-du-projet-politique-de-k-saied-par-mansour-mhenni/</link>
					<comments>https://voixdavenir.com/chronique-des-explicateurs-volontaires-du-projet-politique-de-k-saied-par-mansour-mhenni/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Oct 2021 20:38:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Pensées]]></category>
		<category><![CDATA[clarté]]></category>
		<category><![CDATA[explicateurs]]></category>
		<category><![CDATA[l'exemple]]></category>
		<category><![CDATA[projet]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.voixdavenir.com/?p=4412</guid>
					<description><![CDATA[Depuis les décisions présidentielles du 25 juillet 2021 et surtout depuis son intention différemment exprimée de procéder à des modifications du régime et à des changements dans le code électoral, des voix ont percé à des fréquences variées et s’expriment dans les médias, se désignant comme « les explicateurs volontaires du projet du Président » et en [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img decoding="async" class="size-full wp-image-2770 alignleft" src="https://www.voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/mansour-mhenni.jpg" alt="" width="136" height="185" />Depuis les décisions présidentielles du 25 juillet 2021 et surtout depuis son intention différemment exprimée de procéder à des modifications du régime et à des changements dans le code électoral, des voix ont percé à des fréquences variées et s’expriment dans les médias, se désignant comme « les explicateurs volontaires du projet du Président » et en parlant plus comme des initiateurs que comme des explicateurs. « Notre projet consiste… », disent-ils avec assurance et conviction !</p>
<p>Je ne parle pas ici de certains spécialistes consultés par le Président, à l’image de Sadok Belaid, Mohamed Salah Ben Aissa et Amine Mahfoudh, qui restent dans leur cadre et qui s’y déploient avec une argumentation raisonnable, souvent avec une humilité certaine et une appréciable relativisation des choses. Ils expliquent bien et ils rassurent en même temps, surtout sur les valeurs et les droits fondamentaux. Je fais plutôt référence à certains jeunes adultes « qui auraient conduit la campagne électorale de Kaïs Saïed », dans les élections présidentielles et qui se définissent aujourd’hui comme les idéologues sans parti de la politique du Président. C’est sans doute leur droit si un contrat, moral ou autre, est conclu entre eux et le candidat d’hier ; mais le chef actuel de notre exécutif a à charge, maintenant dans l’état d’exception par lui décrété, le sort et les conditions de toute la population nationale, celle-ci étant alors la première des ayants droit et n’étant nullement réductible à ces voix disparates et improvisatrices de système politique qu’elles comptent peut-être sur le Président pour l’imposer au « peuple » et trouver le moyen de le faire adopter.</p>
<p>J’ai eu à lire et à écouter les propos consonants de deux citoyens s’octroyant le titre d’explicateurs volontaires du projet présidentiel. Le développement du premier, M. Ahmed Chafter, un certain 28 septembre 2021, peut constituer un élément de base d’une discussion à même d’enrichir la réflexion sur le projet, tant par ce qui y suscite l’adhésion que par ce qui y suggère la critique.  On sera donc appelé à y revenir, plus tard, d’une manière ou d’une autre. Mais aujourd’hui, je m’attarderais plutôt au cas de M. Kaïs Karoui qui, sur le fond, rejoint bien les propos de M. Chafter, mais qui, à certains détails, secoue l’attention par des contradictions qui mériteraient d’être relevées. Par ailleurs, M. K. Karoui se prévaut d’une proximité, particulière avec Kaïs Saïed, voire d’un pouvoir d’influence effectif. Le 16 octobre 2019, il n’a pas manqué de le souligner : « <em>En 2014, la candidature de Kais Saïed était envisageable, mais je lui ai déconseillé de le faire puisqu’il y avait cette bipolarisation de la scène politique entre le courant islamiste et celui progressiste. En 2019, je lui ai demandé de se présenter aux élections tenant compte de la conjoncture favorable à sa réussite</em> ».</p>
<p>J’aimerais préciser d’emblée que je suis totalement d’accord avec lui sur la faillite, partout ou presque, de la démocratie représentative telle que conduite sur les différents terrains politiques. Je l’ai même écrit, dans le cadre d’un projet de recherche appuyé médiatiquement, avant que Béji Kaïd Essebsi ne le reconnaisse publiquement. Mais pour trouver un système de rechange à cette forme de démocratie, ce n’est ni un individu, quel que soit son génie, ni un groupe fermé quelles que soient ses compétences, qui en offriraient à l’humanité le mystérieux Sésame. Ce système est censé être pour tout le monde et tout le monde devrait donc y participer ; un large et indéfectible réseau conversationnel devrait être monté à cet usage. N’empêche que la démocratie participative est effectivement la solution de rechange ; cependant celle-ci a différentes variantes et, mal édifiée, elle risque de constituer le détour à même de ramener autrement la mauvaise démocratie représentative. D’ailleurs cette dernière a souvent brandi le slogan de la participation comme moyen et objet de sa propagande.</p>
<p>A ce propos, dans sa déclaration du 16-10-2019, M. Kaïs Karoui informe que son / leur projet de démocratie participative date de 2011 et précise : « <em>En 2011, on est parti dans une démocratie représentative déformée faite sur mesure pour certains partis comme Ennahdha. Ce système sert les partis ayant de grands moyens pour financer des campagnes électorales dans 33 circonscriptions</em> ». Or, en 2011, il était lui-même dans le CPR du fameux Moncef Marzouki, aujourd’hui ennemi acharné de Kaïs Saïed, cible de ses injures et de ses diffamations indignes d’un ex-président, fût-il provisoire et largement choyé par En-Nahdha malgré son petit quota électoral limité à 7000 voix ? Devons-nous croire que Kaïs Saïed était alors dans le CPR avec lui, ou qu’il ait muté comme lui (ou avec lui ?) dans le Mouvement Wafa d’Abderraouf Ayadi, une personnalité autrement problématique ?</p>
<p>Par ailleurs, en termes de cohérence éthique et intellectuelle, loin de la surenchère politique, Kaïs Karoui qui a déclenché un tollé contre son collègue de Wafa, Ziad Badi, pour ancienne appartenance au RCD, en 2009, ne doit-il pas au moins reconnaître sa <em>mea culpa</em> et s’excuser, au moins pour son alignement derrière Marzouki, auprès de ceux qui devraient soutenir aujourd’hui le projet de Kaïs Saïed dont il se voudrait l’initiateur, le défenseur et l’explicateur ?</p>
<p>Nous sommes compréhensifs à l’égard de ceux qui changent politiquement au nom du progrès et de l’adaptation de l’intelligence humaine, mais cela devrait se faire dans l’humilité, dans la cohérence politique et morale et dans l’éthique de l’auto-évaluation déclarée.</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://voixdavenir.com/chronique-des-explicateurs-volontaires-du-projet-politique-de-k-saied-par-mansour-mhenni/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Chronique : Mon histoire avec Kaïs Saïed. La vôtre aussi peut-être ? Par Mansour M’HENNI</title>
		<link>https://voixdavenir.com/chronique-mon-histoire-avec-kais-saied-la-votre-aussi-peut-etre-par-mansour-mhenni/</link>
					<comments>https://voixdavenir.com/chronique-mon-histoire-avec-kais-saied-la-votre-aussi-peut-etre-par-mansour-mhenni/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Sep 2021 09:21:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[25 juillet]]></category>
		<category><![CDATA[attentes]]></category>
		<category><![CDATA[decret 117]]></category>
		<category><![CDATA[partis]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.voixdavenir.com/?p=4368</guid>
					<description><![CDATA[Ceux qui ont connaissance des chroniques précédemment publiées sur ce site, de façon régulière depuis plus de huit années, se souviennent qu’à l’approche des élections présidentielles de 2019 je m’étais demandé si Kaïs Saïed était sérieusement un candidat présidentiable. Je connaissais l’homme de loin, en tant que collègue et en tant que parent d’un élève [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Ceux qui ont connaissance des chroniques précédemment publiées sur ce site, de façon régulière depuis plus de huit années, se souviennent qu’à l’approche des élections présidentielles de 2019 je m’étais demandé si Kaïs Saïed était sérieusement un candidat présidentiable. Je connaissais l’homme de loin, en tant que collègue et en tant que parent d’un élève dans le même lycée pilote que ma benjamine. Nous nous retrouvions devant le lycée quatre à cinq jours par semaines. Il était toujours le premier à me saluer avec un sourire de sympathie apparente et d’amitié non exprimée. C’est dire qu’il avait tous les préjugés éthiques favorables, mais l’idée que je me faisais des leaders politiques et de la politique en général ne me paraissait pas assez coller à son profil académique et éthique. J’avoue aujourd’hui que ce n’était ni la seule ni la première fois que je me trompais de jugement sur les personnalités politiques. Une preuve que je ne peux pas en être un et que je ne peux qu’en parler en tant que commentateur, citoyen d’abord, intellectuel et médiateur ensuite.</p>
<p>Lors des élections, après le premier tour, connaissant assez Nabil Karoui, de par mes anciennes responsabilités dans les médias, pour m’en faire une idée engageante, j’étais d’avis que ce dernier était de loin moins habilité à la présidence, de plusieurs points de vue. Il me semblait donc clair que Kaïs Saïed allait l’emporter avec un large score et je redoutais déjà le vote plébiscite qui amplifierait le culte de la personnalité et pouvait conduire à des dérapages malheureux. Je trouvais cependant dans la constitution de 2014 une sorte de frein à ce risque de dérapage, dans la limitation des prérogatives présidentielles ; mais je n’en redoutais pas moins les débordements et les dérapages de certains partis politiques à même de profiter du rôle limité du président pour s’accaparer tout le pouvoir et pour en abuser. J’espérais que le pays trouverait dans le président, « pourquoi pas ? », le rôle modérateur et conciliant d’un arbitre neutre comme il y en a dans les régimes parlementaires de certains pays européens. J’espérais aussi que les partis politiques et les députés lui reconnaîtraient cette autorité morale qui protègerait le pays contre les folies et les aberrations de l’opportunisme politiques et parfois même antipolitiques. Malheureusement, l’Assemblée est devenue ce que l’on sait et le Président ne pouvait dans cette ambiance jouer l’arbitre parce que le match s’y jouait à vie ou à mort entre des adversaires de guerres et non comme une émulation entre des pairs.</p>
<p>De ce fait, au-delà des aléas et des coups bas de la coexistence peu pacifique des trois présidences, le coup du 25 juillet 2021 m’a paru, à l’instar de la plupart des Tunisiens, comme l’amorce d’un acte salutaire qu’il fallait soutenir et accompagner dans une attitude critique de conseil, de suggestion et de mise en garde. L’attente dura le temps qu’il lui fallut, indépendamment des limites précisées à la durée initiale de l’état d’exception, et l’événement déclencheur de la seconde étape vint de Sidi Bouzid, un certain lundi 20 septembre, dans un discours semblant porter une valeur symbolique et suscitant plusieurs interrogations dans l’agora politique. Deux jours plus tard, mercredi 22 septembre, il a fait publier un décret présidentiel faisant office de véritable petite Constitution, sans en porter le nom, lui permettant de concentrer tous les pouvoirs entre ses mains. En conséquence, la suspension du Parlement est évidemment prolongée.</p>
<p>C’est là que j’aurais des impressions à exprimer que je conduirais volontiers sous forme de critiques et/ou de propositions, croisant sans doute d’autres du même genre différemment présentées :</p>
<p>¤ Il me semble anachronique et peut-être mal à propos de revenir encore à la dichotomie du 17 décembre et 14 janvier, pour départager la datation de la « révolution ». Si l’on part de la définition du mot (« Une révolution est un changement brusque et violent dans la structure politique et sociale d&#8217;un État, qui se produit quand un groupe se révolte contre les autorités en place et prend le pouvoir »), il est évident qu’on ne peut dater notre révolution qu’au 14 janvier et que le 17 décembre n’est que le signe déclencheur d’une révolte.</p>
<p>¤ Ce qui me gênerait encore, concernant le 17 décembre, malgré tout le mérite à reconnaître au profit de la région de Sidi-Bouzid et de feu Bouazizi, c’est que l’événement est porteur d’un message de mort pour les jeunes, de suicide et d’immolation, plutôt qu’un message d’espoir. J’en donnerais pour preuve le nombre de suicides par immolation depuis cette date.</p>
<p>¤ Mais là n’est vraiment pas l’essentiel pour le Président de la République qui, me semble-t-il, a assez souligné le fossé entre lui, avec les intentions propres et constructives qu’il a, et « certains corrompus, profiteurs ou cyniques » qui ont démantelé la structure de l’État et qui ont nui aux intérêts citoyens. Maintenant donc, le Président gagnerait à adopter un nouveau langage, lui permettant de retrouver son rôle fédérateur de la nation tunisienne, tout en prenant les mesures idoines avec ces catégories qui lui paraissent nuisibles (personnes, partis ou autres structures), et de le faire dans le cadre de la loi par des mesures justes émanant d’un pouvoir judiciaire honnête, transparent et purifié de la corruption.</p>
<p>¤ Le retard pris par le Président à nommer un chef de gouvernement et à composer un gouvernement a été justifié par une stratégie cherchant à mettre à l’épreuve la sincérité de l’engagement des élites et des partis, pour savoir sur qui compter pour l’avenir. A la bonne heure et le dimanche 26 septembre a permis de mettre à nu, encore plus, de nombreuses hypocrisies, notamment de ceux-là qui ont été les premiers à bafouer la constitution et l’esprit démocratique et qui se sont mobilisés pour prétendre les défendre. Cependant, maintenant, l’attente ne doit pas durer outre mesure car le peuple et tous les concernés ont besoin de voir clair dans le plan d’action du Président et surtout dans la configuration du gouvernement. Si le temps sans gouvernement se fait plus long, les problèmes ne feront que s’aggraver et la situation ne fera qu’empirer, surtout sur les plans économique et social.</p>
<p>¤ Reste un point capital, la communication, à tous les niveaux : elle a besoin d’être explicitée dans la pratique pour montrer que le Président ne compte pas rester dans l’opinion unique, dans le refus de l’écoute et dans l’illusion d’une éventuelle dictature. A supposer qu’il ait eu besoin d’un certain isolement de méditation et de conception, il est temps, il est urgent même de mettre en place un processus progressif et clairement daté de conciliation entre le maintien de l’état d’exception et le cheminement vers un retour à l’état naturel du fonctionnement de l’État.</p>
<p>Le président a été largement appuyé dans sa démarche engagée le 25 juillet 2021. Espérons qu’il saura capitaliser ce soutien pour un juste redressement des choses et pour une meilleure Tunisie de l’avenir. Ainsi seulement il pourra espérer entrer dans l’Histoire par la grande porte et gagner l’admiration et la reconnaissance de la communauté citoyenne et plus largement encore.</p>
<p style="text-align: right;"><em>(Publié aussi sur jawharafm.net)</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://voixdavenir.com/chronique-mon-histoire-avec-kais-saied-la-votre-aussi-peut-etre-par-mansour-mhenni/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Des Contradictions de Moncef Marzouki dans son rapport actuel à Kaïs Saïed</title>
		<link>https://voixdavenir.com/des-contradictions-de-moncef-marzouki-dans-son-rapport-actuel-a-kais-saied/</link>
					<comments>https://voixdavenir.com/des-contradictions-de-moncef-marzouki-dans-son-rapport-actuel-a-kais-saied/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 18 Sep 2021 18:44:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[contradictions]]></category>
		<category><![CDATA[En Nahdha]]></category>
		<category><![CDATA[hargne]]></category>
		<category><![CDATA[Marzouki]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.voixdavenir.com/?p=4353</guid>
					<description><![CDATA[Par Mansour M’HENNI La Tunisie est aujourd’hui à la croisée de toutes les convoitises et d’un réveil de conscience de personnes et de groupes qui semblent, en tout cas se disent, motivés par l’intention de la servir mais dont les desseins profonds sont mus par différents calculs et par de nombreuses combines. Il y aurait [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-2738 alignleft" src="https://www.voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/edito-800x450.jpg" alt="" width="195" height="110" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/edito-800x450.jpg 800w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/edito-750x422.jpg 750w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/edito.jpg 1000w" sizes="auto, (max-width: 195px) 100vw, 195px" />Par Mansour M’HENNI</p>
<p>La Tunisie est aujourd’hui à la croisée de toutes les convoitises et d’un réveil de conscience de personnes et de groupes qui semblent, en tout cas se disent, motivés par l’intention de la servir mais dont les desseins profonds sont mus par différents calculs et par de nombreuses combines. Il y aurait aussi bien de l’intérêt personnel dans ces manœuvres que des services à rendre à des bailleurs de fonds ou à des pourvoyeurs de pouvoir d’influence. C’est dans l’ordre des choses, dirait-on, car c’est cela la politique ! À la bonne heure, mais parlons-en dans les termes idoines qui donneraient une idée des aspects variés du problème, car c’est cela le journalisme d’opinion, et même le journalisme tout court.</p>
<p>Ce samedi 18 septembre 2021, une mobilisation est prévue, à l’appel de certaines figures et formations politiques, pour contrer Kaïs Saïed sous le label de la défense de la constitution de 2014. L’un des chantres de cet appel, rattrapant un train qu’il n’avait su prendre au départ, est Moncef Marzouki, ex-président provisoire.</p>
<p>Indépendamment de la dimension et du degré de succès de cette mobilisation, et sans nul parti-pris pour le Président de la République dont il y a lieu de critiquer diversement la démarche de l’après 25 juillet, il nous paraît légitime d’attirer l’attention sur les incohérences, les contradictions, voire les intentions malveillantes de Moncef Marzouki non seulement à l’égard de Kaïs Saïed, mais à l’égard de l’éthique de base d’un vivre-ensemble auquel aspirerait son pays dans la logique et la dynamique qui lui épargneraient les affres et les balafres d’une décennie, à notre avis déjà mal partie avec l’intronisation nahdhaouie de Marzouki comme président provisoire.</p>
<p>Autant le dire d’emblée, M. Marzouki a le complexe hystérique de la présidence de la Tunisie, un complexe dont il ne nous revient pas d’en parler dans ce cadre; c’est la raison pour laquelle il a porté continuellement une haine maladive pour tous les présidents tunisiens, avant et après le 14 janvier 2011. Il aurait juste été complaisant avec Bourguiba au début des années 80 du siècle dernier et avec Ben Ali les premières années du changement du 7 novembre, jusqu’à son coup de gueule avec la Ligue des droits de l’homme dont les raisons ne sont pas toujours exposées dans leur juste réalité.</p>
<p>Cela est ici rappelé pour relever l’une des contradictions de Marzouki qui a dit avoir fondé en 2001 son parti le « Congrès pour la République » parce que selon lui, il n’y avait jamais eu de république en Tunisie et que c’était lui qui allait la fonder (Le Complexe marzoukien de Bourguiba en tant que fondateur s’est nourri d’une telle illusion). La question donc, si la Tunisie n’était pas une république, pourquoi avoir choisi de présenter sa candidature à la présidence de la « République » en 1994, contre les conditions constitutionnelles requises?</p>
<p>Il y aurait à démonter, de façon objectivement analytique, au moins pour l’Histoire, toute la biographie complaisante de Marzouki publiée surtout par <em>Wikipédia</em>. Cela permettrait de comprendre les dernières déclarations de l’ex-président provisoire, dans la foulée des événements et des décisions faisant suite au 25 juillet 2021 et, redisons-le clairement, sont à plusieurs points de vue critiquables malgré l’heureux acte initiatique de cette date. Ainsi, abstraction faite de l’avant janvier 2011, certains détails peuvent être rappelés pour une meilleure intelligence de ces déclarations et du comportement de leur auteur. Voyons donc ce qui ressort des déclarations marzoukiennes, objet de notre propos :</p>
<p>¤ Il n’est peut-être plus étonnant que l’écrasante majorité de ces déclarations sont initialement diffusées soit sur la page « officielle » facebook de leur auteur, soit par la voie d’Al Jazeera avec laquelle Marzouki serait lié par un contrat de longue date (ce qui n’est pas interdit, mais qui informe des appartenances du concerné) ou de l’agence <em>Anadolu</em>, agence de presse du gouvernement turc. Il ne serait donc pas aberrant d’en conclure une étroite complicité entre le mouvement En-Nahdha, son président de service dans la troïka et ses partenaires géostratégiques autour de la coalition de l’islam politique. A titre indicatif, voici l’information portant sa déclaration du 26 juillet 2021 : « L’ancien président Moncef Marzouki a choisi la chaîne qatarie Al Jazeera pour s’exprimer sur le discours du président Kais Saïed. Il a ainsi qualifié son acte de coup d’Etat et accuse clairement et sans ambiguïté les Émirats d’être derrière lui ».</p>
<p>¤ Appelant à une mobilisation de masse contre K. SaÏed, le 18 septembre 2021, M. Marzouki inscrit ce mouvement dans la défense de la constitution de 2014 dont il voudrait faire un acte de déshistoricisation de la constitution de 1959 : « La Constitution de 1959 a abouti à 50 ans de dictature ». N’empêche que c’est cette première constitution de la Tunisie indépendante qui a fait la Tunisie moderne et qui a permis l’épanouissement de ses intelligences de façon à permettre au plus banal d’entre eux d’atteindre les hauteurs de l’échelle scientifique et même d’aspirer à la présidence du pays. Quant à la dictature, elle n’est pas toujours le résultat d’une constitution mais souvent celle d’une façon d’être à et dans la citoyenneté, car au cours de la dernière décennie, on a vécu des dictatures biaisées sous couvert de démocratie.</p>
<p>¤ Le 03-09-2021, l’ancien président provisoire Moncef Marzouki, dans un moment de relative sagesse ou de pernicieux calcul, publie un post sur sa page officielle facebook suggérant au président en exercice d’entamer « trois principales missions: la première est de fédérer un peuple qui est forcément traversé par des conflits interminables ; la deuxième est de veiller sur l’unité de l’Etat, et la cohérence de ses institutions et son action dans le cadre de la constitution, et de la suprématie de la loi ; et la troisième est de veiller sur l’indépendance de la patrie et la dignité du citoyen ».</p>
<p>N’y a-t-il pas là une contradiction avec sa condamnation du complot, dans la déclaration du 26 juillet ci-dessus citée ? Sa position a-t-elle changé, avec l’adoucissement du ton d’En Nahdha, comme le laisserait croire sa déclaration à l’agence de presse turque Anadolu, où il a reconnu, il y a seulement 4 jours, que « jusqu’à présent, le président Kais Saied confirme qu’il agit conformément à la constitution et qu’il y est encore attaché ». Pourtant, auparavant, dénigrant la visite de SON président en Egypte et rendant hommage à Morsi et aux « martyrs de Rabiaâ », il avait déclaré en avril 2021 : « Cet homme auquel la révolution a permis d’arriver à la plus haute marche du pouvoir ne la représente plus, insiste-t-il. Il ne représente plus non plus l’indépendance du pays, ni son unité, ses intérêts ou ses valeurs, et à plus forte raison l’honneur de la Tunisie. Que Dieu bénisse les martyrs bafoués par les intrus de l’histoire ».</p>
<p>¤ Au final, la grande hargne de Marzouki s’inscrirait dans le prolongement de l’appel des partis de gauche, malgré la modestie de leur poids tous réunis, à la mobilisation du 18 septembre. Elle aurait pour principal objectif le regroupement du maximum des forces politiques, fût-ce à titre symbolique, dans la mouvance d’opposition conduite, sans trop paraître en prendre la direction, contre non seulement Kaïs Saïed, mais aussi tout l’événement du 25 juillet 2021. « Je vous appelle tous à manifester demain pour défendre le pays indépendamment de toutes les appartenances partisanes et idéologiques », Marzouki dixit.</p>
<p>C’est à bon escient que nous employons le mot « hargne », à la lumière de la répétition sans vergogne, d’un prétendu président à l’égard d’un autre, de l’expression : « Kais Saied devrait être limogé étant donné qu’il est un <strong>menteur</strong> » ; « il ne jouit plus de la légitimité » ; « [Il] a <strong>menti </strong>au peuple tunisien » ; « Il doit soit démissionner soit <strong>être écarté du pouvoir</strong> » ; « Il est <strong>menteur et illégitime</strong> ».</p>
<p>Par ailleurs, de quel limogeage d’un président élu à près de trois millions de Tunisiens se permettrait de parler un président provisoire élu à 7000 voix ? Nous faudra-t-il un « coup d’Etat médical » comme on a pu le dire du 7 novembre 1987 ? Ou alors une vraie révolution populaire à laquelle le peuple semble rester sourd tellement le mot ne veut plus rien dire pour lui, au-delà de sa fonction de slogan dans les propos occasionnels de propagande dans l’espoir pour certains d’un repositionnement politique ?</p>
<p>Pour finir, nous insisterions de nouveau sur l’indépendance de l’opinion ici conduite vis-à-vis de toutes les formations politiques en place ainsi que de la présidence de la République et de ses soutiens. Cette chronique se veut aussi hors de toute évaluation de la journée de mobilisation du 18 septembre 2021. Il s’agissait seulement d’analyser un comportement politique de quelqu’un qui est sans doute pris, par certains, pour un membre de l’élite en la matière, afin d’inviter à en étudier les causes profondes et les effets divers. La conscience citoyenne en tirerait peut-être quelques enseignements.</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://voixdavenir.com/des-contradictions-de-moncef-marzouki-dans-son-rapport-actuel-a-kais-saied/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Point chaud: En attendant Saïed et l&#8217;Afghanistan! Par Kamel Chérif</title>
		<link>https://voixdavenir.com/point-chaud-en-attendant-saied-et-lafghanistan-par-kamel-cherif/</link>
					<comments>https://voixdavenir.com/point-chaud-en-attendant-saied-et-lafghanistan-par-kamel-cherif/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Aug 2021 13:13:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afghanistan]]></category>
		<category><![CDATA[discours]]></category>
		<category><![CDATA[ONU]]></category>
		<category><![CDATA[Puissances]]></category>
		<category><![CDATA[Talibans]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.voixdavenir.com/?p=4286</guid>
					<description><![CDATA[Que nous réserve cette 6eme semaine d&#8217;attente après le coup de force opéré par Kais Saïd ? Que compte-t-il faire ? On est dans l&#8217;attente de ce fameux discours où il doit présenter sa feuille de route pour savoir où l&#8217;on va. On reste dans le flou et l&#8217;expectative! Ce qui est sûr c&#8217;est qu&#8217;avec [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div dir="auto"><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-2850 alignleft" src="https://www.voixdavenir.com/ibylensu/2020/11/Kamel-Cherif-2.jpg" alt="" width="99" height="97" />Que nous réserve cette 6eme semaine d&#8217;attente après le coup de force opéré par Kais Saïd ? Que compte-t-il faire ? On est dans l&#8217;attente de ce fameux discours où il doit présenter sa feuille de route pour savoir où l&#8217;on va. On reste dans le flou et l&#8217;expectative! Ce qui est sûr c&#8217;est qu&#8217;avec lui l&#8217;opération &#8220;mains propres&#8221; va se poursuivre. Les Tunisiens sont divisés sur la méthode suivie. Certains lui reprochent de ne pas aller vite et d&#8217;autres lui laissent le temps nécessaire à la réflexion, à la préparation et à l&#8217;action&#8230; à pas sûrs. Seulement le temps qui s&#8217;étend est compté et les défis s&#8217;amoncellent. Quelle que soit la méthode, l&#8217;important est de sortir de cette crise</div>
<div dir="auto">Dans le monde une semaine sous haute tension commence en Afghanistan où tout peut arriver. Dans moins de 48 heures les soldats américains quitteront le pays avant que les portes ne se referment définitivement sur les candidats à l&#8217;exil. A mesure que les heures s&#8217;égrènent les espoirs de fuir s&#8217;amenuisent. Le conseil de sécurité va se réunir aujourd&#8217;hui pour examiner la résolution présentée par la France et la Grande Bretagne pour créer une zone protégée par l&#8217;ONU et qui permettrait de contrôler le reste de l&#8217;évacuation après la date butoir. On verra si ce projet, qui a été rejeté par les talibans, sera adopté sans le véto de l&#8217;un ou de 2 membres permanents du conseil de sécurité. Les observateurs pensent essentiellement à la Russie et à la Chine, 2 acteurs essentiels qui ont des visions différentes.</div>
<div dir="auto">A quoi va ressembler l&#8217;Afghanistan après le 31 août ? Quel sera son avenir ? Les talibans seront ils les seuls maîtres à bord ?</div>
<div dir="auto">Même l&#8217;Irak retient son souffle car d&#8217;ici la fin de l&#8217;année les Américains vont se retirer mais les français vont rester, une façon, pour le président Macron qui était dans la région, de montrer que la France n&#8217;est pas à la traine des États-Unis et qu&#8217;il ne faut pas baisser la garde, le terrorisme reste une menace sérieuse.</div>
<div dir="auto">Une nouvelle semaine débute où l&#8217;actualité ne va pas chômer et qu&#8217;on suivra avec un un grand intérêt.</div>
<div dir="auto"></div>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://voixdavenir.com/point-chaud-en-attendant-saied-et-lafghanistan-par-kamel-cherif/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Chronique : Le 25 juillet dans la perspective de la rigueur et de la fermeté. Par Mansour M’henni</title>
		<link>https://voixdavenir.com/chronique-le-25-juillet-dans-la-perspective-de-la-rigueur-et-de-la-fermete-par-mansour-mhenni/</link>
					<comments>https://voixdavenir.com/chronique-le-25-juillet-dans-la-perspective-de-la-rigueur-et-de-la-fermete-par-mansour-mhenni/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Aug 2021 17:32:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[25juillet]]></category>
		<category><![CDATA[fermeté]]></category>
		<category><![CDATA[moyens]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[rigueur]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.voixdavenir.com/?p=4253</guid>
					<description><![CDATA[Avant même de devenir président de la République, Kaïs Saïed était bien circonscrit dans son modèle typique caractérisé par une certaine rigueur et par beaucoup de fermeté, allant même jusqu’à lui amené des comparaisons avec le robot. Une fois président, en 2019, à la surprise des classiques des élections, tout le monde se demandait comment [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-2770 alignleft" src="https://www.voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/mansour-mhenni.jpg" alt="" width="136" height="185" />Avant même de devenir président de la République, Kaïs Saïed était bien circonscrit dans son modèle typique caractérisé par une certaine rigueur et par beaucoup de fermeté, allant même jusqu’à lui amené des comparaisons avec le robot. Une fois président, en 2019, à la surprise des classiques des élections, tout le monde se demandait comment ce modèle rigide et droit allait s’adapter avec un univers politique, généralement et surtout depuis 2011, largement commandé par la rhétorique de séduction, les manières de manipulation et surtout un machiavélisme dans le sang allant jusqu’à nourrir les pires corruptions. Mais on n’en craignait pas grand-chose, la constitution de 2014, fabriquée sur mesure, passait pour un garde-fou infranchissable.</p>
<p>Le 25 juillet 2021, c’est toujours le même Kaïs Saïed qui s’imposa à l’intelligence générale comme un expert du franchissement des garde-fous les plus durs et supposés les plus sûrs, pour forcer la main à une classe politique défaillante et inconsciente, jusqu’au crime contre la communauté, et pour ouvrir devant le désespoir généralisé dans les couches populaires les grandes portes de l’espoir. Tout a eu l’ai parfaitement préparé dans une extraordinaire harmonie avec la force populaire, la force militaire et sécuritaire et la condescendance étrangère même si parfois teintée d’un minimum de complaisance ou de compassion à l’égard d’anciens alliés devenus fous à lier.</p>
<p>Ce jeudi 19 août 2021, 25 jours depuis l’état d’exception décidé en vertu (d’une interprétation) de l’article 80 de la même constitution de 2014, et à moins d’une semaine de l’arrivée à échéance de la première période de l’état d’exception, Kaïs Saïed reçoit le ministre des Affaires sociales, Mohamed Trabelsi, et la chargée de la gestion du ministère de l&#8217;Économie, des Finances et de l&#8217;Appui à l’Investissement, Sihem Boughdiri Nemsia, dans un geste symbolique associant les questions économiques à leurs retombées sociales, et réitère de la façon la plus tranchée, sa décision ferme de poursuivre, en toute rigueur et dans la légalité, le tissu social tunisien de toutes les tumeurs l’ayant affecté et risquant de tuer en lui les cellules de l’immunité à la corruption et celles de l’adhésion au bonheur de vivre. Il était catégorique : point de retour au modèles ayant fait la preuve de leur inefficacité et de leur propension à favoriser le lobbying et la corruption au détriment d’une population paupérisée jusqu’à la lie et avilie jusqu’au dégoût.</p>
<p>Cette politique, peut-être en construction à la navigation à vue, ce qui est très peu probable, en tout cas en application progressive, dans une rationalité spécifique, s’est donné un modèle médiatique approprié, rompant avec les interviews, les plateaux et les conférences de presse, pour donner à voir le président en train de parler aux citoyens via son entretien avec les responsables, comme pour prendre à témoins et impliquer en même temps les uns et les autres dans sa perception des choses du présent et de l’avenir, à partir d’un constat attesté concernant le passé proche et ses déboires.</p>
<p>Pour tout dire, la Tunisie est à virage essentiel de son histoire et à une commande déterminante de sn destin. Ce moment, s’avérant inéluctable et capital, n’a pas encore fourni toutes les preuves de son génie, mais n’a pas encore fait preuve d’indigence. C’est aux Tunisiens qui ont applaudi le 25 juillet de fédérer leurs efforts pour le réussir. Les mécontents feront peut-être alors contre mauvaise fortune bon cœur et adhèreront au projet d’une nouvelle Tunisie renaissant du plus profond de ses racines et de ses ambitions les plus sublimes, une Tunisie saine et propre. Capable aussi de faire valoir son modèle approprié de la démocratie ! Manqueront quand même à l’appel, sans doute, ceux atteints irrémédiablement par le cancer de la corruption et de l’antipatriotisme.</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://voixdavenir.com/chronique-le-25-juillet-dans-la-perspective-de-la-rigueur-et-de-la-fermete-par-mansour-mhenni/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>TROU-BLANC: ENTRE DEUX FETES, ENTRE  DEUX TETES ! Par Badreddine Ben Henda</title>
		<link>https://voixdavenir.com/trou-blanc-entre-deux-fetes-entre-deux-tetes-par-badreddine-ben-henda/</link>
					<comments>https://voixdavenir.com/trou-blanc-entre-deux-fetes-entre-deux-tetes-par-badreddine-ben-henda/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Aug 2021 18:09:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[femmer]]></category>
		<category><![CDATA[fête]]></category>
		<category><![CDATA[Moussi]]></category>
		<category><![CDATA[république]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.voixdavenir.com/?p=4218</guid>
					<description><![CDATA[Une vingtaine de jours les sépare; la fête de la République et la fête de la Femme! Le 25 juillet 2021 a été la journée du Président  Kaïs Sâayyed; le 13 août aurait pu être celle de Abir Moussi et de son Parti Destourien Libre! La fête de la Femme aurait pu rassembler beaucoup de [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Une vingtaine de jours les sépare; la fête de la République et la fête de la Femme! Le 25 juillet 2021 a été la journée du Président  Kaïs Sâayyed; le 13 août aurait pu être celle de Abir Moussi et de son Parti Destourien Libre!</p>
<p>La fête de la Femme aurait pu rassembler beaucoup de Tunisiennes autour de Abir ! Parmi nos femmes, on compte un nombre relativement considérable de partisanes et de sympathisantes qui font confiance plus à la Présidente du PDL qu&#8217;au Président  de la République ! Cependant, et depuis le 25 juillet dernier, force  est de reconnaître que ce dernier a gagné, presque sans  le vouloir, un énorme soutien féminin, notamment parmi la gent de 18 à 30 ans !</p>
<p>Cette tranche nombreuse de la population ne peut pas, pour le moment du moins, supporter Abir contre Kaïs ! A la rigueur, elle peut les soutenir ensemble; mais guère les dresser l&#8217;un contre l&#8217;autre ! D&#8217;habitude, les femmes s&#8217;appuient mutuellement, et souvent de manière inconditionnelle !</p>
<p>Cette fois, il paraît difficile qu&#8217;elles rallient toutes les rangs du PDL ! A tout le moins, il est encore très tôt pour qu&#8217;elles partagent toutes les mêmes causes que Abir Moussi ! Une confortable majorité reconnaît à celle-ci d&#8217;avoir assidûment, et bien plus que tous les autres opposants, harcelé Ennahdha et son cheikh Rached Ghannouchi !</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, dans l&#8217;esprit de beaucoup de Tunisiennes, Abir et Kaïs mènent le même combat ! Ce qui est loin d&#8217;être la réalité de leurs rapports ! Abir est déjà dans la certitude qu&#8217;avec Kaïs, la Tunisie doit se préparer à un régime des moins démocratiques ! Kaïs et ses collaborateurs du moment sont dans une logique de monopolisation (légitime, disent-ils) du pouvoir, fondée sur (et étayée par) l&#8217;inefficacité effective du pluralisme démocratique de l&#8217;après 2011.</p>
<p>Jusqu&#8217;à nouvel ordre, Kaïs Sâayyed jouit d&#8217;une confiance aveugle, sinon un rien prudente, de la part des femmes tunisiennes (jeunes et moins jeunes). Le coup du 25 juillet dernier séduit encore, même si l&#8217;ensemble de la population attend davantage du Président !</p>
<p>C&#8217;est pourquoi les formations politiques, syndicales, professionnelles, ou citoyennes qui brandissent des slogans féministes afin d&#8217;attirer plus de Tunisiennes dans leurs rangs, se doivent maintenant de patienter encore un peu ! Sinon, elles peuvent toujours pousser le Président et son équipe dans le sens des bonnes valeurs républicaines, et les empêcher d&#8217;avancer dangereusement vers d&#8217;effrayants précipices !</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://voixdavenir.com/trou-blanc-entre-deux-fetes-entre-deux-tetes-par-badreddine-ben-henda/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Chronique : Kaïs Saïed et la mémoire de Bourguiba. Par Mansour M’henni</title>
		<link>https://voixdavenir.com/chronique-kais-saied-et-la-memoire-de-bourguiba-par-mansour-mhenni/</link>
					<comments>https://voixdavenir.com/chronique-kais-saied-et-la-memoire-de-bourguiba-par-mansour-mhenni/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Aug 2021 16:05:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[mémoire]]></category>
		<category><![CDATA[nouveau]]></category>
		<category><![CDATA[Président]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.voixdavenir.com/?p=4165</guid>
					<description><![CDATA[Tout porte à croire que le nom du premier ministre de Kaïs Saïed sera dévoilé ce lundi 2 ou ce mardi 3 août 2021, l’un ou l’autre jour sonnant comme une commémoration de l’anniversaire de Bourguiba (un jour de fête ou de mémoire est célébré à sa veille ou à sa date). Pur hasard de [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-2770 alignleft" src="https://www.voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/mansour-mhenni.jpg" alt="" width="109" height="149" />Tout porte à croire que le nom du premier ministre de Kaïs Saïed sera dévoilé ce lundi 2 ou ce mardi 3 août 2021, l’un ou l’autre jour sonnant comme une commémoration de l’anniversaire de Bourguiba (un jour de fête ou de mémoire est célébré à sa veille ou à sa date). Pur hasard de la fin des travaux préparatoires ou choix délibéré de dilatation de ces travaux jusqu’à la coïncidence de leur clôture avec ce souvenir pour souligner une symbolique dont il importerait de fouiller le sens et les effets.</p>
<p>Kaïs Saïed a réalisé son coup d’éclat, que d’aucuns s’obstinent désespérément à considérer comme un coup d’Etat, le 25 juillet 2021, date du 64<sup>ème</sup> anniversaire de la République tunisienne dont le premier président, portant le signe de sa fondation, est Habib Bourguiba, officiellement né le 3 août 1903. Or les décisions du 25 juillet dernier et la désignation en découlant d’un premier ministre ayant à charge d’assister le Président dans ses pouvoirs exécutifs sont les deux repères essentiels de cette nouvelle étape de l’histoire nationale qui semble esquisser les grands traits d’une Troisième République.</p>
<p>Ainsi perçues, les deux coïncidences ne seraient pas à prendre comme un culte posthume rendu au « Combattant suprême », mais comme deux symboles analogiques de deux naissances étroitement liées, celle d’un président et d’une république. En effet, ces deux dates ont tout pour consacrer dans les faits les pouvoirs du Président de la République Kaïs Saïed et de la gestation d’une nouvelle vision de la république, davantage en parenté avec celle due à Bourguiba comme une icône, hors son handicap se rapportant à certaines libertés, qu’avec celle conduite de mains de bleus par le système ayant prévalu de 2011 à 2021, où la liberté brandie à tout bout de champ a fini comme un synonyme du réflexe des moutons de Panurge ou des maîtres serviteurs.</p>
<p>Le message serait on ne peut plus clair. À ceux qui, comme Moncef Marzouki et consorts, sans doute les islamistes aussi à leur manière, se sont érigés en vrais et seuls fondateurs de la République, idéologiquement ou cultuellement sectaire, K. Saïed semble leur dire qu’ils sont loin de leur prétention et peut-être également du cours de l’Histoire. Mais aussi à ceux qui se prétendent les seuls porteurs du projet de Bourguiba et de ses valeurs civilisationnelles, K. Saïed semble répliquer qu’ils se leurrent sur l’historicité du bourguibisme tellement ils restent prisonniers de son passéisme, le ramenant ainsi malgré lui sur le terrain de tous les intégrismes et de l’idéologie réactionnaire.</p>
<p>Kaïs Saïed semble vouloir faire d’un segment temporel de la Tunisie contemporaine, celui du 25 juillet au 3 août 2021, une démonstration éloquente du dicton « Regarder le passé pour éclairer l’avenir », avec pour une première et essentielle déduction : s’en inspirer, mais savoir assez s’en détacher pour pouvoir innover. C’est qu’un enfant n’est jamais le sosie de l’un de ses deux géniteurs ; il les a en lui, de par ce qu’il en hérite, mais il est lui-même, autre et différent, libre d’être et responsable de son étant.</p>
<p>Cela est vrai pour l’individu autant que pour une société ; cela est vrai pour Kaïs Saïed autant que pour la Tunisie… en rapport à la mémoire de Bourguiba et de ce qu’elle représente pour l’individu et pour la société.</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://voixdavenir.com/chronique-kais-saied-et-la-memoire-de-bourguiba-par-mansour-mhenni/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Hommage à Bourguiba. Par Monia Kallel</title>
		<link>https://voixdavenir.com/hommage-a-bourguiba-par-monia-kallel/</link>
					<comments>https://voixdavenir.com/hommage-a-bourguiba-par-monia-kallel/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Apr 2021 10:13:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Pensées]]></category>
		<category><![CDATA[aujourd'hui]]></category>
		<category><![CDATA[hier]]></category>
		<category><![CDATA[hommage]]></category>
		<category><![CDATA[Saïed]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.voixdavenir.com/?p=3545</guid>
					<description><![CDATA[Il était encore étudiant à Paris, lorsqu&#8217;il a commencé à s&#8217;intéresser de près à la presse tunisienne qui était alors en pleine expansion. Alerté par les actualités de son pays que l&#8217;administration coloniale, en bonne entente avec l&#8217;Église, essaie d&#8217;absorber et d&#8217;évangéliser, Habib Bourguiba met sa plume au service de la lutte contre l&#8217;occupant. A [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="kvgmc6g5 cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<div dir="auto"><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-3546 alignleft" src="https://www.voixdavenir.com/ibylensu/2021/04/Monia-Kallel.jpg" alt="" width="80" height="96" />Il était encore étudiant à Paris, lorsqu&#8217;il a commencé à s&#8217;intéresser de près à la presse tunisienne qui était alors en pleine expansion. Alerté par les actualités de son pays que l&#8217;administration coloniale, en bonne entente avec l&#8217;Église, essaie d&#8217;absorber et d&#8217;évangéliser, Habib Bourguiba met sa plume au service de la lutte contre l&#8217;occupant. A 23 ans, il se distingue par la puissance de son Verbe, l&#8217;audace et la profondeur de ses analyses.</div>
</div>
<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<div dir="auto">Après avoir publié dans &#8220;l&#8217;étendard tunisien&#8221; (fondé par Chedly Khairallah) et &#8220;La voix du Tunisien&#8221;, il crée (1er novembre 1932) &#8220;l&#8217;Action tunisienne&#8221; avec M. Materi et B. Guigua. A la &#8220;voix&#8221; succède &#8220;l&#8217;Action&#8221; : le message est clair.</div>
</div>
<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<div dir="auto">Officiellement inscrit au barreau (depuis le 17 nov. 1930), et installé à la rue Bab- Souika, le jeune avocat met en veille son cabinet et se consacre corps et âme au journalisme. Sur les colonnes de &#8220;l&#8217;Action&#8221; dont il était le principal (et parfois le seul) rédacteur et concepteur, il travaille à l&#8217;éveil du sentiment nationaliste et à la dénonciation des inégalités socio-politiques.</div>
</div>
<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<div dir="auto">Très vite, il devient &#8220;la bête noire des autorités françaises&#8221; (Le Gendre). Deux qualités les font trembler : la capacité du jeune journaliste à porter/écrire la cause du peuple et à rassembler autour de lui un éventail très large de sympathisants et d&#8217;alliés : des Tunisiens, progressistes et conservateurs (hostiles à France et à la langue française dont il use) et des Occidentaux, les indignés par les abus de l&#8217;administration française et les réfractaires au principe même de la colonisation</div>
</div>
<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<div dir="auto">Les écrivains-journalistes (F. Challaye, l. P. Margueritte, A. Viollis&#8230;.) venus (a l&#8217;aube des années 30) enquêter sur la situation en Tunisie et le devenir du Protectorat, ont souligné la détermination, le charisme et la grande culture politique de l&#8217;avocat-journaliste. Mi-admiratifs, mi- inquiets, ils ont averti le pouvoir central que le personnage est redoutable et qu&#8217;il constitue la principale menace pour la France.</div>
</div>
<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<div dir="auto">Dans un article consacré à sa rencontre avec Bourguiba (à Tunis), A. Viollis exprime son &#8220;élan vif&#8221; envers cet homme qui &#8220;lutte et souffre pour ses idées, les miennes à peu de choses près&#8221;.</div>
</div>
<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<div dir="auto">En quelques années, le jeune journaliste fait de &#8220;l&#8217;Action&#8221;&#8216; un lieu de combats- débats autour de la politique du parti, ses méthodes, et ses moyens. Bourguiba, tout comme Ben Youssef, ne déroge pas a la règle des grands chefs historiques (Lenine, Nasser, Ataturk&#8230;), ils se chargent de haranguer les foules, éclairer, informer l&#8217;opinion par la rédaction d&#8217;articles, tracts, communiqués&#8230; L&#8217;organisation des activités, les manifestations de rue, le brandissement des slogans, affiches&#8230; sont accomplis par les militants du partis et leurs alliés.</div>
</div>
<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<div dir="auto">Bourguiba n&#8217;a, semble-t-il, participé qu&#8217;a une seule manif. en 1934 (pour demander au Résident général l&#8217;annulation du tiers colonial). Ce retrait (physique, et symbolique) lui permettait de garder le &#8220;prestige&#8221; du leader présent-absent ( هيبة, un mot que retiendra BCE) ; le retrait lui permettait surtout de continuer, (même dans les crises les plus aigues), à faire de la politique : composer, fédérer, négocier, convaincre ( adversaires et ennemis) sans perdre de vue l&#8217;objectif fixé.</div>
</div>
<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<div dir="auto">C&#8217;est donc dans et par le journal que naît l&#8217;homme politique. A force d&#8217;écrire, et d&#8217;ordonner ses idées, à force d&#8217;intreragir avec l&#8217;actualité et les lecteurs, le futur &#8220;combattant suprême&#8221; a eu la possibilité de mûrir son projet et d&#8217;affiner ses stratégies ; lui dont l&#8217;intelligence, mais aussi le despotisme et l&#8217;égocentrisme n&#8217;ont pas échappé à ses collaborateurs.</div>
</div>
<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<div dir="auto">Malgré (ou grâce à) aux sévères critiques dont il était la cible, il a pu s&#8217;imposer comme la figure centrale du Neo-Destour et se frayer un chemin entre deux citadelles super-puissantes : l&#8217;administration coloniale d&#8217;un côté et l&#8217;institution religieuse de l&#8217;autre, cette même institution qui a tué T. Haddad.</div>
</div>
<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<div dir="auto">L&#8217;avocat-journaliste a retenu la leçon et donné congé à sa plume. Aux modernistes (Med Noomane notamment) qui condamnent son silence lâche, comme ils ont condamné son parti pris en faveur du voile, il répond qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un repli &#8221; stratégique&#8221;. En promulguant le CSP, 6 mois après l&#8217;indépendance (alors qu&#8217;il n&#8217;était encore que chef de gouvernement), le Zaim, a accompli un &#8220;geste&#8221;, ( dans la pleine polysémie du mot) å la fois politique et éthique puisqu&#8217;il a :</div>
</div>
<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<div dir="auto">&#8211; reconnu et remboursé sa dette à l&#8217;égard de Tahar Haddad dont les idées deviennent &#8220;acte d&#8217;émancipation&#8221; (Latifa Lakhdar) ce qui a offert aux Tunisiennes et à la Tunisie une chance sans précédent dans le monde arabo-musulman.</div>
<div dir="auto">-concrétisé le projet sociétal que le journaliste a posé et en a défini les grands axes (lutte contre la misère sous toutes ses formes, démolition des croyances et systèmes archaïques, instruction du peuple, reconsidération de la place des femmes..).</div>
<div dir="auto">&#8211; donné une leçon en acte sur les concepts qui lui sont chers, le réalisme-pragmatisme, et la &#8220;vision &#8221; politiques :</div>
<div dir="auto">( الواقع و لاستشراف السياسي)</div>
<div dir="auto">Lorsqu&#8217;il atteint le sommet de l&#8217;État, au bout d&#8217;une longue et riche expérience journalistique, Bourguiba semble avoir tous les atouts politiques en main (la posture du héros sauveur de la nation et libérateur de la femme, le sens de la communication, des compagnons de route fidèles, une méthode d&#8217;action, un modèle sociétal avec un socle juridique bien établi..). Pourtant, l&#8217;exercice du pouvoir allait s&#8217;avérer difficile et le chemin rude du début à la fin</div>
</div>
<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<div dir="auto">A M. Le président KS.</div>
</div>
<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<div dir="auto">Après la négligence du 20 mars, il est réjouissant de vous voir commémorer le 21e anniversaire du décès du Zaim, ; il serait encore plus réjouissant de savoir que votre déplacement à Monastir n&#8217;est pas un simple geste protocolaire à visée électoraliste ; et que vous vous engagez, réellement, à continuer l&#8217;oeuvre bourguibienne, une œuvre lourde à porter et qui semble, aujourd&#8217;hui, plus menacée que jamais&#8230;</div>
<div dir="auto"></div>
</div>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://voixdavenir.com/hommage-a-bourguiba-par-monia-kallel/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
