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	<title>solidarité &#8211; Questions et Concepts d’Avenir</title>
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	<title>solidarité &#8211; Questions et Concepts d’Avenir</title>
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		<title>Chronique : Demain la Cité contre la bosse du chameau. Par Mansour M’henni</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Jun 2024 13:53:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Associations]]></category>
		<category><![CDATA[cité]]></category>
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					<description><![CDATA[En ces jours où la plupart des gens avec qui il m’arrive de discuter de certaines questions s’avèrent déçus, déprimés, révoltés même, je sens plus le besoin de me retrouver dans l’optimisme qui ne m’a jamais quitté quant à l’évolution de mon pays vers un avenir toujours en amélioration malgré les obstacles et les crises [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;"><img decoding="async" class=" wp-image-4982 alignleft" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-800x600.jpg" alt="" width="184" height="138" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-800x600.jpg 800w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-1160x870.jpg 1160w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-320x240.jpg 320w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-1536x1152.jpg 1536w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-2048x1536.jpg 2048w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-750x563.jpg 750w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-1140x855.jpg 1140w" sizes="(max-width: 184px) 100vw, 184px" />En ces jours où la plupart des gens avec qui il m’arrive de discuter de certaines questions s’avèrent déçus, déprimés, révoltés même, je sens plus le besoin de me retrouver dans l’optimisme qui ne m’a jamais quitté quant à l’évolution de mon pays vers un avenir toujours en amélioration malgré les obstacles et les crises implantés sur son parcours.</p>
<p>J’avoue d’ailleurs que la plupart des avis critiques ne me semblent pas renvoyer à leurs auteurs leur part de responsabilité dans l’état d’esprit de défaillance qu’ils continuent consciemment ou inconsciemment à susciter et à propager. Mais, nos prédécesseurs ont bien scellé une sorte de vérité générale, « un proverbe », qu’on devrait plutôt chercher à démentir et à mettre en défaut, en l’occurrence : « Le chameau ne voit pas sa bosse » ! Pourtant, à s’attarder sur les propos, qu’on lit ou qu’on entend ces derniers temps, de locuteurs qui sont en guerre de dénigrement de leurs semblables, on serait tenté de penser qu’en disant ce qu’ils disent, ils seraient en train de décrire, sans conscience ou avec mauvaise conscience, ce qu’ils voient dans la glace qui leur renvoie leur propre image ! Est-ce leur manière de justifier leurs antinomies pour les présenter comme des vérités générales, contre tout le bon sens de la relativisation des vérités et de l’humilité humaine en matière de savoir et d’intelligence ? Est-ce plutôt l’expression d’un fanatisme profond tenant à certaines formes d’endoctrinement dont on ne sent pas toujours la force d’infiltration tellement leurs voies d’accès à l’inconscient sont sournoises et difficilement maîtrisables ? Force est d’essayer de creuser le diagnostic et de chercher à réparer ce qui serait réparable.</p>
<p>Pour éviter les malentendus, précisons que l’intérêt de cette chronique n’est pas de viser des individus ni des groupes d’individus, de telles manies ne tentent guère son auteur. Le souci de ce dernier est d’inviter à converser, à penser ensemble et à raisonner les tendances profondes, peut-être « humaines, trop humaines », poussant l’individu à en vouloir à autrui pour divers motifs qui le dépassent (il y aurait à y reconnaître objectivement l’envie, la jalousie, la cupidité, voire même la haine gratuite !). Peut-être se retrouverait-on alors dans une certaine solidarité à œuvrer ensemble à améliorer les façons de penser, d’être et de faire !</p>
<p>Aussi ajouterait-on que cette chronique est inspirée par une action civile informelle que des universitaires, des intellectuels et des créateurs, mus par le sens du devoir citoyen, organisent à Sousse les 20 et 21 juin 2024. Deux points y seront successivement discutés dans la perspective d’un document conducteur des actions futures : celui d’un collectif civil d’associations et de structures de recherche, baptisé le « Collectif CURA » (entendez : « Culture-Université-Recherche-Citoyenneté »), et celui d’un Think Tank désigné par une expression porteuse d’interrogations importantes, le Think Tank « Demain la Cité », coordonné par M. Abdelaziz Kacem.</p>
<p>Plusieurs noms contribueront à cette réflexion ouverte pour le partage des idées en vue d’un meilleur destin partagé dans la Cité commune, que celle-ci soit de l’ordre minimal d’une famille, ou qu’elle soit du cadre le plus large, celui du Cosmos, en passant par les stades et les niveaux intermédiaires.</p>
<p><em>(Publié aussi sur jawharafm.net) </em></p>
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		<title>Vœux 2024: LA PAIX, un combat permanent. Par Denis Fadda (Président de La RF) </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Dec 2023 19:21:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Associations]]></category>
		<category><![CDATA[Histoires]]></category>
		<category><![CDATA[Pensées]]></category>
		<category><![CDATA[combat]]></category>
		<category><![CDATA[Pais]]></category>
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					<description><![CDATA[ux &#160; Malgré les tensions et les guerres que connaît le monde, La Renaissance Française garde indéfectiblement sa foi en la construction de la paix. Elle ne cesse de se développer, de se renforcer et de rapprocher les êtres humains ; elle agit partout où elle est représentée pour l’essor du savoir et de la [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<table width="100%">
<tbody>
<tr>
<td><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-5646" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/12/LRF.png" alt="" width="419" height="180" />ux</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Malgré les tensions et les guerres que connaît le monde, La Renaissance Française garde indéfectiblement sa foi en la construction de la paix.</p>
<p>Elle ne cesse de se développer, de se renforcer et de rapprocher les êtres humains ; elle agit partout où elle est représentée pour l’essor du savoir et de la culture, sources d’élévation de l’esprit et vecteurs d’échanges entre des populations diverses.</p>
<p>Sans doute 2024 sera une nouvelle année difficile, mais nous allons l’aborder ensemble dans la solidarité et le plaisir de nous retrouver lors des multiples manifestations qui seront offertes par notre institution sur tous les continents.</p>
<p>Humblement mais fermement, La Renaissance Française apportera sa part à l’édification de la paix en cultivant les valeurs qui sont les siennes, comme l’ont voulu ses fondateurs dans une période où le monde se déchirait.</p>
<p>La paix est un combat permanent.</p>
<p>A l’approche de cette période de fêtes de Noël et de fin d’année, je souhaite à tous de la joie, et forme des vœux très chaleureux de santé, de bonheur, de prospérité et de réussite pour l’an qui vient.</p>
<p><strong><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-5645" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/12/Denis-Fadda.jpg" alt="" width="160" height="200" /></strong></p>
<p><strong>Denis Fadda</strong><br />
<strong>Président international de La Renaissance Française</strong></p>
<p>&nbsp;</td>
</tr>
</tbody>
</table>
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		<item>
		<title>Chronique : Les règles du jeu…  Par Mansour M’henni</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Jul 2021 14:41:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[citoyenneté]]></category>
		<category><![CDATA[conditions]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[Respect]]></category>
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					<description><![CDATA[Sociologiquement parlant, on peut définir une société comme un ensemble de personnes identifiables par leur appartenance à un pays déterminé ou à une civilisation donnée. Cet ensemble est régi, selon le penseur autrichien, Rudolf Steiner (1861-1925), par « l&#8217;interaction des trois grands domaines d&#8217;activité de la société » : l’économie, le droit (où s’intègre la politique) et [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-2770 alignleft" src="https://www.voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/mansour-mhenni.jpg" alt="" width="136" height="185" />Sociologiquement parlant, on peut définir une société comme un ensemble de personnes identifiables par leur appartenance à un pays déterminé ou à une civilisation donnée. Cet ensemble est régi, selon le penseur autrichien, Rudolf Steiner (1861-1925), par « l&#8217;interaction des trois grands domaines d&#8217;activité de la société » : l’économie, le droit (où s’intègre la politique) et la culture (où s’intègre le spirituel).</p>
<p>Dans le cadre de cette « triarticulation sociétale » de Steiner, le Philippin Nicanor Perlas ajoute que « le fonctionnement de la société (ou &#8220;organisme social) est considéré comme sain lorsque ces trois pouvoirs opèrent à la fois de manière autonome et coordonnée pour le bien de tous en collaborant de manière respectueuse. Ce qui nécessite d&#8217;instaurer : l&#8217;égalité dans le domaine juridique, la liberté dans le domaine culturel et la fraternité dans le domaine économique ». Personnellement, je préfèrerais la solidarité économique à la fraternité économique, mais là n’est pas l’essentiel de mon propos.</p>
<p>Néanmoins, l’avant-propos ci-dessus m’a paru nécessaire pour préciser les règles du jeu (ayant pour enjeu la vie même de l’individu et du groupe) d’une vie sociétale et pour poser la question du jour : « sommes-nous vraiment, sommes-nous encore, une société dans notre pays, la Tunisie ? ». En principe, on ne peut répondre que par l’affirmative puisque nous nous reconnaissons tous de ce pays, auquel nous tenons tous, même ceux-là qui par dépit répètent vouloir le déserter et élire un autre lieu de résidence… un autre lieu d’appartenance !</p>
<p>C’est plutôt la seconde question qui demande à être discutée : « sommes-nous dans une société à fonctionnement sain » ? Autant dire d’emblée que la tendance est de répondre par la négative. En effet, que loin nous sommes de « la coordination et la collaboration, dans le respect, pour le bien de tous », parce que nous avons, en dix ans, détruit, à tous les niveaux, l’organe moteur garant de cette cohérence et de son bon fonctionnement, en l’occurrence l’État.</p>
<p>Au sommet de ce dernier, nous avons trois institutions qui se disputent la première place en comportement farcesque et sans vergogne, en incohérence éthique et politique, en incompétence de gestion et de communication, etc. N’en déplaise aux personnalités qui représentent ces institutions, nombreux ont été les Tunisiens à leur faire confiance, en un certain temps, même si par accommodation au fait accompli, élections obligent. Mais depuis, chaque jour de plus ne fait qu’apporter de nouvelles raisons de douter et de nouveaux sentiments de déception parce que nos responsables ne font pas grand cas des règles du jeu. Nul besoin d’énumérer les exemples pour ne pas remuer le couteau dans la plaie au cœur du citoyen tunisien qui en a par-dessus la tête.</p>
<p>Faut-il pour autant désespérer du pays et de l’avenir de notre société ? Oh que non ! Car il reste justement le citoyen ! Il lui revient à présent de sauver le pays et de sauvegarder l’esprit sain de sa société. Le danger serait de se laisser prendre au désintéressement et à la nonchalance, dont on constate la manifestation en rapport aux règles décrétées pour lutter contre la propagation de la covid. Cela est le signe d’un état d’esprit qui est en train de s’ancrer de manière dramatique et dont les effets seraient catastrophiques.</p>
<p>Que les citoyens sachent que, dans une société nourrie de l’espoir de démocratie comme nous voulons notre Tunisie, ce sont eux qui imposent les règles du jeu et qui se les imposent pour le bien de tous. Aujourd’hui, l’urgence y est et la société civile a le devoir, plus que jamais, d’engager une intelligence citoyenne pour une action civile et civilisée à même de redresser la voie de la démocratisation et de ranimer la machine du développement intégral, sur la plateforme éthique requise et le fonctionnement sociétal idoine.</p>
<p>La recette ? La coordination et la collaboration, dans le respect, pour le bien de tous afin d&#8217;instaurer l&#8217;égalité juridique, la liberté culturelle et la solidarité économique !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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		<item>
		<title>Chronique : De la solidarité pour l’humanisme de citoyenneté</title>
		<link>https://voixdavenir.com/chronique-de-la-solidarite-pour-lhumanisme-de-citoyennete/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Apr 2021 11:13:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Histoires]]></category>
		<category><![CDATA[Pensées]]></category>
		<category><![CDATA[charité]]></category>
		<category><![CDATA[ciyoenneté]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[repenser]]></category>
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					<description><![CDATA[Par Mansour M’henni Il y a quelques jours, devant toutes les urgences auxquelles il doit faire face et face aux nombreuses difficultés qu’il rencontre, le gouvernement a appelé, encore une fois, à la création d’un « Fonds de Solidarité Nationale » à même de servir d’un adjuvant à une démarche politique conciliant la relance économique et la [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-2770 alignleft" src="https://www.voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/mansour-mhenni.jpg" alt="" width="136" height="185" /><em>Par Mansour M’henni</em></p>
<p>Il y a quelques jours, devant toutes les urgences auxquelles il doit faire face et face aux nombreuses difficultés qu’il rencontre, le gouvernement a appelé, encore une fois, à la création d’un « Fonds de Solidarité Nationale » à même de servir d’un adjuvant à une démarche politique conciliant la relance économique et la prise en compte des problèmes sociaux. Cet appel n’a pas fait grand effet auprès des citoyens en général et des fournisseurs de subventions en particulier. Par trop de scepticisme sans doute parce que nous n’avons pas arrêté clairement une pensée pratique de la notion de solidarité, nous permettant même de la dénigrer chaque fois que nous avons besoin de le faire pour une quelconque manipulation politique.</p>
<p>Qu’on se souvienne encore de ces campagnes acharnées, les premières années de l’après janvier 2011, contre le Fonds de Solidarité Nationale, alias 26-26, pour le charger de toutes les corruptions qu’aucune instance juridique n’a validées de façon juste et justifiée. Au contraire, certains enquêteurs et contrôleurs chargés de dépouiller le dossier ont avoué, en catimini, qu’il n’y avait pas de défaillance décelable ni de corruption attestée dans la gestion de ce fonds. Au final, cette campagne n’a réussi qu’à décrédibiliser toute initiative du genre, pour se contenter, au besoin de la foi religieuse, de quelques gestes de charité difficiles à intégrer dans une vision cohérente et coordonnée de la gestion politique nationale.</p>
<p>Il y aurait même comme une tendance à vouloir gommer les racines historiques de la solidarité sociale civile, déjà dans les années 20 du siècle dernier avec Tahar Haddad, puis dans la jeune Tunisie indépendante. Rappelons surtout que le principe de solidarité a certes toujours relevé du langage humanitariste, mais qu’il serait à situer d’abord dans la pensée humaniste, à condition de se demander sérieusement de quel humanisme il conviendrait de parler et quelles fonctions reconnaître, dans cette pensée, à la pratique solidaire. Autrement dit, il nous revient surtout, aujourd’hui, de repenser la solidarité et l’humanisme même ?</p>
<p>« Humanisme » est un mot bien curieux parce que le concept qu’il désigne traverse l’histoire et couvre l’espace de la pensée. D’aucuns le font remonter au V° siècle avant notre ère alors que d’autres tiennent à l’enraciner dans cette fameuse période de transition qui correspond au Moyen-Âge de l’Occident et à sa Renaissance. Par ailleurs, l’humanisme apparaît d’abord comme un courant de pensée, né peut-être d’une vision éthique des rapports entre les hommes ; mais il s’impose ensuite comme une philosophie implantée dans la pratique littéraire, avant que le mariage consommé entre philosophie et politique n’en fasse une idéologie, malheureusement monnayable aux frais des espoirs des peuples et des ambitions des nations.</p>
<p>Pour ce qui nous concerne, ici et maintenant, l’humanisme est d’abord une pratique de gestion des affaires de la Cité sur la base d’un fondement éthique faisant de l’homme le but et l’outil du développement et faisant du respect de la dignité humaine un principe inaliénable et une valeur incontournable. Pour ce faire, l’humanisme et son adjuvant, la solidarité, sont à repenser exclusivement en mode de responsabilité citoyenne et non en mode de charité. Celle-ci peut garder sa dimension religieuse, au niveau individuel, mais la solidarité ne saurait jouer son rôle et réussir son effet qu’en mode civil de la responsabilité citoyenne, faisant abstraction de « la main de dessus » et de « la main de dessous », donc de tout statut valorisant l’une au détriment de l’autre comme dans le célèbre dicton de chez nous (اليد العليا خير من اليد السفلى). Faire donc de la solidarité une culture citoyenne et un engagement civil, contribuant à l’ancrage de l’égalité citoyenne, et ne pas la confondre avec la charité qui est du registre religieux et de la stricte liberté cultuelle.</p>
<p>Or une politique de citoyenneté solidaire, dans une société néo-humaniste, serait fondée sur la réconciliation du citoyen avec sa citoyenneté et sur l’assainissement politique par l’instauration d’une ambiance de dialogue et de concertation, dans la franchise et la tolérance qu’il faudrait, et par le refus de l’épreuve de la violence et du sang comme voie privilégiée pour le dépassement de toute crise aussi insurmontable qu’elle paraisse. Cette politique de citoyenneté reposerait également sur l’édification d’une stratégie de développement durable assurant l’équilibre nécessaire entre la dimension économique et la dimension sociale et sauvegardant un environnement favorable à la protection écologique et à l’épanouissement physique et moral du citoyen ! Sur un autre plan, elle orienterait les programmes en matière de communication, d’éducation, d’enseignement et de recherches technologiques, vers la promotion du citoyen comme une somme de valeurs intellectuelles, morales et professionnelles !</p>
<p>En conclusion, ce qu’il nous faudrait aujourd’hui, c’est faire de la politique de solidarité une vraie philosophie politique capable d’inspirer des réadaptations appropriées à toutes les sociétés, dans notre pays et dans toutes les régions du monde.</p>
<p><em>(Publié aussi dans jawharafm.net)</em></p>
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