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	<title>vérité &#8211; Questions et Concepts d’Avenir</title>
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	<title>vérité &#8211; Questions et Concepts d’Avenir</title>
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		<title>Chronique: Question(s) de philosophie. Par Mansour M&#8217;henni</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Nov 2025 10:28:13 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img decoding="async" class="wp-image-6149 alignleft" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/10/Mansour_Mhenni.jpg" alt="" width="190" height="235" />Jeudi 20 novembre 2025 a été célébrée la Journée Mondiale de la Philosophie, comme chaque année depuis son initiation par l’UNESCO, un certain 21 novembre 2001. Ce jeudi-là de 2025, l’Organisation internationale a invité, pour l’occasion, la professeure Ingrid Robeyns, philosophe et économiste belgo-néerlandaise, à conférer du besoin, de la nécessité même, de réfléchir – autrement sans doute – aux « fondements moraux et institutionnels de nos sociétés ». Vaste programme, dure et noble tâche !</p>
<p>En Tunisie aussi cette journée a été célébrée, cette année, de manières différentes laissant voir des constantes et des variables dans la tâche humaine de repenser le vivre-ensemble dans ce monde qui semble nous réunir pour nous départir. Les réseaux sociaux ont multiplié les commentaires jusqu’aux divergences les plus distantes et même aux contradictions les plus inconciliables. La presse écrite et les médias audiovisuels aussi, comme le fait ici <em><strong>Jawharafm</strong></em> et comme elle l’a fait, vendredi 21 novembre 2025, dans son émission « Méditerranée, profondeurs et perspectives » (<em>المتوسط أعماق وآفاق</em>). L’exploration et l’analyse de ces données de circonstance nous permet d’inviter à les converser pour raisonner de leurs causes et de leurs effets et envisager ainsi que l’esprit de conversation puisse animer une pensée nouvelle des rapports d’identité et d’altérité, dans une unité internationale incontournable si l’homme tient à sa noble humanité.</p>
<p>D’emblée, nous relevons l’évocation fréquente du nom de Socrate comme un repère à rappeler et comme un fondement de la nouvelle pensée. A ce propos, qu’il nous soit permis de signaler notre initiation en 2012 du concept de « Nouvelle Brachylogie » à partir d’une relecture de certains repères représentatifs de la pensée naissante de Socrate, un concept finalement validé par la plupart des commentaires dont nous inonde une nouvelle conscience de la socialité future dans le monde de demain. Ne nous y arrêtons pas trop et renvoyons les curieux surtout aux deux livres <em>Le Retour de Socrate</em> (2015 et 2017) et <em>Introduction à la Nouvelle Brachylogie</em> (2021). Précisons juste que le nom choisi pour désigner ce concept de « Nouvelle Brachylogie » est orienté particulièrement dans le sens des recherches académiques et intellectuelles, alors que pour la réception commune et l’échange généralisé, on peut le condenser dans l’expression « La Société de conversation » ; celle-ci censée se fonder sur l’esprit de conversation et la relativisation des vérités comme deux piliers de l’idéal démocratique.</p>
<p>Mais pour continuer avec la Journée mondiale de la philosophie, nous nous invitons, les uns les autres et le plus possible, de converser et de repenser notre être profond aux valeurs que nous évoquons à l’occasion comme un désir pressant et comme un rêve supérieur. Ainsi, si le confort de converser nous tente, dans l’esprit de la tolérance, ne devons-nous pas tester notre compétence à tolérer ce par quoi autrui se distingue de nous et essayer de le comprendre même s’il nous paraît contraire à l’intelligence de notre raison ? Ne devons-nous pas comprendre que quelque logique qu’elle puisse nous paraître, notre argumentation peut s’avérer insuffisante, voire même peu probante (Hannah ARENDT : « Aucune opinion n’est évidente ni ne va de soi. »)? Que de personnes paraissant folles nous réduisent au silence quand elles nous disent des phrases résumant en peu de mots l’implacable sagesse résumant les leçons des nombreuses expériences de vies longues et éprouvantes ! Cette implacable sagesse n’est curieusement pas très différente de celle inspirée par la fraîcheur de l’enfance, qui est considérée par les philosophes même comme un âge et un cadre propices à la philosophie ; à titre d’exemples, pensons à Scott Hershovitz (Les enfants sont de très bons philosophes »), à Philippe Meirieu (Nous avons besoin d’une éducation qui permette aux enfants […] d’apprendre à penser), à Jean-François Lyotard (Le monstre des philosophes, c’est l’enfance. C’est aussi leur complice) et à Montaigne (Accompagner la réflexion dès l’enfance) …</p>
<p>Il faut croire à la fin que la philosophie, au sens large, est peut-être largement partagée entre la plupart des gens, dans le commun du peuple, ce qui justifie pertinemment la célébration d’une journée mondiale de la philosophie. Mais cela ne diminue en rien le mérite des philosophes académiques et des intellectuels de tous bords, surtout ceux qui d’entre eux accèdent au vrai statut de penseur.</p>
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		<title>Essai: Pour une brachy-pédagogie et son application en littérature. Par Mansour M&#8217;henni</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Jan 2024 21:42:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Associations]]></category>
		<category><![CDATA[Pensées]]></category>
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		<category><![CDATA[conversation]]></category>
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					<description><![CDATA[Pour une brachy-pédagogie et son application en littérature Par Mansour M&#8217;henni &#160; J’ai tendance à croire que l’expression « pédagogie brachylogique » est un pléonasme car, me semble-t-il, une pédagogie est foncièrement brachylogique. C’est ce sur quoi je voudrais engager la réflexion dans ce bref propos en attendant de voir cette idée s’enrichir des réflexions et des [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><img decoding="async" class="size-full wp-image-2770 alignleft" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2020/10/mansour-mhenni.jpg" alt="" width="136" height="185" />Pour une brachy-pédagogie et son application en littérature</strong></p>
<p>Par Mansour M&#8217;henni</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>J’ai tendance à croire que l’expression « pédagogie brachylogique » est un pléonasme car, me semble-t-il, une pédagogie est foncièrement brachylogique. C’est ce sur quoi je voudrais engager la réflexion dans ce bref propos en attendant de voir cette idée s’enrichir des réflexions et des débats qu’elle provoquerait et de la curiosité intellectuelle et pratique qu’elle susciterait. Sans doute est-ce pour cela que je lui préfère le néologisme « Brachypédagogie », en analogie avec un volet fondamental du concept de Nouvelle Brachylogie et de son champ de recherche, en l’occurrence la « Brachypoétique » dont il conviendrait d’examiner les lieux de croisement et de distinction, de convergence et de divergence, dans la cohérence globale du concept.   Mais d’abord, essayons d’asseoir la plateforme de base des concepts utilisés et leurs fondements théoriques.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>De la Nouvelle Brachylogie</em></strong></p>
<p>Le concept de Nouvelle Brachylogie a capitalisé, depuis son initiation en 2012, d’assez nombreux travaux s’y rattachant d’un point de vue ou d’un autre, dont des ouvrages de références<a href="#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a>, de quoi permettre une définition aussi fidèle que possible au sens et à l’essence du concept, non sans l’inéluctable ouverture à toute réflexion, analytique, explicative ou critique, pouvant l’approfondir et en démonter les heurts et les bonheurs.</p>
<p>Le concept s’est construit sur les traces, à moitié perceptibles, de certains sentiers de la pensée socratique se reflétant comme des palimpsestes de parchemins très peu distinctifs de ce qui est de l’ordre de l’hypotexte et de celui de l’hypertexte, selon une terminologie moderne essentiellement cristallisée dans les travaux de G. Genette.</p>
<p>La pensée néo-brachylogique n’a pu éviter de partir de la notion de brièveté, au sens large et dans ses pratiques diverses, d’abord en examinant ses interrogations tournant autour des genres littéraires ; ensuite en étudiant son fonctionnement rhétorique où elle n’a pas tardé à souligner la confusion fâcheuse de la brachylogie, en tant que pensée, et de la brièveté en tant que figure du discours ; enfin en concluant à l’importance d’une réanimation du premier souffle philosophique de la brachylogie et de sa promotion au statut conceptuel, contre la marginalisation et la minorisation dont l’idée socratique fondatrice a été l’objet, par une certaine rhétorique ayant du mal à se remettre de la tentative de dérèglement de son système et de fragilisation de son pouvoir, et à se réconcilier avec l’esprit et la pensée de celui qu’il a fallu condamner à mort pour son audace intellectuelle. « A mon avis, la rhétorique est comme le fantôme d’une partie de la politique<a href="#_ftn2" name="_ftnref2">[2]</a> », ainsi parlait Socrate.</p>
<p>Pour M. M’henni, l’initiateur du concept, « la Nouvelle Brachylogie est une pensée du monde dont le pilier central est l’esprit de conversation et dont l’idéal éthique est la démocratie de tous et non celle d’une simple majorité, une démocratie de la conversation et non de la démagogie, de l’éloquence et de la manipulation des foules par le pouvoir de la parole<a href="#_ftn3" name="_ftnref3">[3]</a> ». Il en ressort que le fondement de la conversation réside dans « l’équivalence de statut pour tous les interlocuteurs et l’égalité de droit pour tous à la conception et à la participation. De là la nécessité de revoir les connotations péjoratives de minorité, de petitesse et autres termes du même paradigme<a href="#_ftn4" name="_ftnref4">[4]</a> ». Ainsi perçus, chacun des interlocuteurs en communication conversationnelle ne cherche plus à voir dans l’autre « celui qu’il faut convaincre à tout prix d’une idée arrêtée, mais un miroir à même de renvoyer à soi le sens de la (remise en) question de cette idée de départ et la conviction de la relativité des vérités<a href="#_ftn5" name="_ftnref5">[5]</a> ». Et c’est dans cette vision d’ensemble du concept et dans cette intelligence de la conversation que la brièveté devient une « condition du bon déroulement de la conversation, de par le respect qu’elle impose dans l’interaction entre les interlocuteurs » et que la Nouvelle Brachylogie, en tant que concept, s’entoure d’un « champ de réflexion, d’études et de recherche à deux faces, la brachypoétique et la brachylogie générale toutes deux perçues comme les deux pages d’une même feuille, donc inséparables et complémentaires<a href="#_ftn6" name="_ftnref6">[6]</a>. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>De la pédagogie </em></strong></p>
<p>Pour faire vite et simple et sans trop s’attarder sur l’étymologie du mot et ses connotations, on définit souvent la pédagogie comme « l’art, la science ou la profession d’enseigner<a href="#_ftn7" name="_ftnref7">[7]</a> ». Pour préciser davantage, on ajoute : « La pédagogie est l’étude des méthodes d’enseignement, des objectifs éducatifs ainsi que des moyens pour les atteindre<a href="#_ftn8" name="_ftnref8">[8]</a> ». Or, dans cette large définition, la didactique est venue se démarquer de la pédagogie, obligeant à repenser de façon différentielle les deux volets de l’opération éducative. En conséquence, on a précisé, sans pour autant résoudre le problème, que « la didactique porte sur les méthodes ou les pratiques d&#8217;enseignement tandis que la pédagogie porte sur l&#8217;éducation ou l&#8217;action éducative<a href="#_ftn9" name="_ftnref9">[9]</a> ». En effet, comment distinguer les limites entre, d’une part « méthodes ou pratiques », d’autre part « éducation ou action éducative » ? Autant convenir alors que la didactique s’intéresse à la théorisation des schémas d’enseignement pour les présenter comme des modèles, des méthodes à suivre. Quant à la pédagogie, elle serait cette pratique pragmatique évoluant au rythme des évaluations suivies, au fur et à mesure de l’action éducative. C’est ce qu’exprime cette citation : « la didactique est une <strong>réflexion sur la transmission des savoirs</strong>, alors que la pédagogie est orientée vers <strong>les pratiques en classe</strong><a href="#_ftn10" name="_ftnref10">[10]</a><strong> »</strong>.</p>
<p>C’est en cela que la pédagogie est plus proche de l’esprit de conversation et du concept de Nouvelle Brachylogie et qu’elle permet de parler ainsi d’une brachypédagogie.</p>
<p>En outre, il importe de rappeler que la réflexion pédagogique s’est beaucoup développée à travers l’histoire, peut-être, dirions-nous, à la lisière de la psychologie (surtout enfantine) et de la sociologie. De ce fait, on a vu apparaître, pour le propos qui nous intéresse ici, la « pédagogie ouverte et hybride », confortée par les acquis des nouvelles technologies de la communication. Celles-ci ont d’ailleurs inventé des « programmes conversationnels » capables de transposer la pratique conversationnelle au rapport de l’homme à son interlocuteur informatique. On a parlé aussi d’une pédagogie de proximité, de la même manière qu’on a parlé d’une gestion ou d’une gouvernance de proximité. C’est dire combien la question est intéressante à l’étude et importante à la gestion des rapports sociaux, tous secteurs confondus, et d’abord l’école.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>Pour une brachypédagogie</em></strong></p>
<p>A la lumière de ces précisions de base, il apparaît que le principe premier du croisement de la pédagogie et de la brachylogie, dans ce que nous convenons d’appeler une « brachypédagogie », c’est l’esprit de conversation<a href="#_ftn11" name="_ftnref11">[11]</a> qui est aussi le nerf moteur de la pensée et de la pratique brachylogiques. N’oublions pas que chez Socrate, l’idée de brachylogie, comme une philosophie, est née et investie dans sa façon d’enseigner, qui invite à repenser l’idée même d’enseigner<a href="#_ftn12" name="_ftnref12">[12]</a>.</p>
<p>Ainsi, si l’on part du triangle pédagogique classique, tel que défini par Jean Houssaye<a href="#_ftn13" name="_ftnref13">[13]</a> ou tel que repris par Philippe Meirieu<a href="#_ftn14" name="_ftnref14">[14]</a>, et construit sur les trois angles « enseignant + élève + savoir ou disciple », force est, du point de vue conversationnel, de reconsidérer ces trois dénominations à la lumière du rôle de chacun et de l’objectif de chaque opération. En conséquence, la relation « enseignant/élève » n’accorde pas au premier un rôle de formateur du second, mais un rôle de stimulateur de son auto-exploration pour s’auto-former à la lumière et à l’éveil de sa conscience intelligente l’amenant à découvrir en lui-même l’essence de tout savoir. C’est pour cela que Socrate dit n’avoir rien enseigné. Dès lors, la relation « élève/savoir » est plus une entreprise de découverte que celle d’un apprentissage classique, pareil à celui dont Montaigne accusera l’école classique : « On ne cesse de criailler à nos oreilles, comme qui verserait dans un entonnoir ; et notre charge ce n’est que redire ce qu’on nous a dit<a href="#_ftn15" name="_ftnref15">[15]</a> ». Quant à la relation « enseignant/savoir », elle ne consiste plus à « enseigner » un savoir déjà établi et reconnu comme tel par l’enseignant-maître, mais à stimuler, en soi chez l’interlocuteur, l’auto-compétence de la découverte du savoir, par l’interminable interrogation et l’incessant va-et-vient entre ce qu’on perçoit et ce qu’on pense<a href="#_ftn16" name="_ftnref16">[16]</a>. Au final, une conversation entre ledit « enseignant » et le « disciple » aboutit à l’apprentissage de chacun au contact de l’autre. Nul ne peut prétendre au rôle d’enseignant s’il n’a pas d’abord la prédisposition à apprendre de ceux à qui il enseigne !</p>
<p>On imagine ainsi la révolution qu’amènerait une brachypédagogie généralisée, aussi bien dans la pratique éducative que dans une conception de la vie en société en tant que laboratoire et champ d’action de l’esprit de conversation. S’il faut alors lui donner encore le nom d’école, elle serait une école de l’esprit de conversation. En effet, il s’agit bien d’une révolution commandant de nouvelles façons d’être et de penser, de nouvelles relations à soi et à autrui et de nouveaux rapports de l’humain aux êtres et aux objets qui l’entourent. C’est dans cette logique conversationnelle que s’esquisseraient les solutions et les réponses à des questions vitales, appelant des réactions urgentes, comme l’environnement, la démocratie et d’autres valeurs essentielles à l’économie, à la diplomatie, bref à la socialité absolue.</p>
<p>Peut-être Socrate rêvait-il d’une nouvelle vie, une vie inouïe pour laquelle il avait consenti à renoncer à la vie, espérant pérenniser, par cet acte, son idéal réfléchi et attendant d’être accompli.</p>
<p style="text-align: right;"><em>Pr. Mansour M’henni (Université Tunis El Manar – Tunisie)</em></p>
<p style="text-align: right;"><em>Président de la CIREB (Paris)</em></p>
<p style="text-align: right;"><em>Prof. ém. Université Tunis El Manar</em></p>
<p style="text-align: right;"><em>Chercheur-écrivain-traducteur-chroniqueur</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> On cite certes plus fréquemment l’ouvrage premier, <em>Le Retour de Socrate</em>, de Mansour M’henni (Paris, L’Harmattan, 2017 en seconde édition/ Tunis, Brachylogia&amp;UTM, 2015 en première édition), ou encore l’ensemble des articles du même auteur, réunis dans un recueil intitulé <em>Essais de Nouvelle Brachylogie</em> (Tunis, Alyssa, 2021). Mais les autres publications (majoritairement en français, mais aussi en arabe et en anglais) ne sont pas moins importantes : soit des articles dans des revues internationales dont la revue spécialisée <em>Conversations </em>ou des Actes de colloques ou de congrès dus aux équipes de plusieurs pays (en volumes à part ou intégrés dans <em>Conversations</em> : Algérie, Belgique, Côte d’Ivoire, Emirats Arabes Unis, Egypte, Espagne, France, Italie, Liban, Maroc, Sénégal, Tunisie). On attendra avec intérêt aussi la publication de la première thèse en brachypoétique réalisée par Mounir Serhani et surtout ses prolongements pédagogiques et de brachylogie générale.</p>
<p><a href="#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a> Dans l’édition des <em>Œuvres complètes de Platon</em>, élaborée par A. Croiset en 1999 (Platon, Œuvres complètes, par Alfred Croiset avec la collaboration de Louis Bodin, Dix-septième tirage, la première édition datant de 1923. Paris, Les Belles Lettres, 1999).</p>
<p><a href="#_ftnref3" name="_ftn3">[3]</a> M’henni, Mansour, « La brachylogie n’est pas (seulement) la brièveté : proximité n’est pas identité », conférence inaugurale du 1er colloque international de Brachylogia-Côte d’Ivoire sur les poétiques brachylogiques : « <em>Esthétique et éthique de la brièveté dans les créations contemporaines</em>. Approches brachypoétiques », Abidjan, 30-31 août 2018. Actes publiés sous la direction de Coulibaly, Moussa, Anyama, Editions Didiga, 2019. Texte repris dans M’henni, M., <em>Essais de Nouvelle Brachylogie</em>, Tunis, Alyssa édition, 2021, p. 27-36.</p>
<p><a href="#_ftnref4" name="_ftn4">[4]</a> Ibid.</p>
<p><a href="#_ftnref5" name="_ftn5">[5]</a> Ibid.</p>
<p><a href="#_ftnref6" name="_ftn6">[6]</a> Ibid.</p>
<p><a href="#_ftnref7" name="_ftn7">[7]</a> <a href="https://www.bienenseigner.com/pedagogie-definition/">https://www.bienenseigner.com/pedagogie-definition/</a></p>
<p><a href="#_ftnref8" name="_ftn8">[8]</a> Ibid.</p>
<p><a href="#_ftnref9" name="_ftn9">[9]</a> <a href="https://pedagogie.ac-rennes.fr/spip.php?article4722">https://pedagogie.ac-rennes.fr/spip.php?article4722</a></p>
<p><a href="#_ftnref10" name="_ftn10">[10]</a> <a href="https://pedagogie.ac-rennes.fr/spip.php?article4722">https://pedagogie.ac-rennes.fr/spip.php?article4722</a></p>
<p><a href="#_ftnref11" name="_ftn11">[11]</a> Encore faut-il ne pas perdre de vue que l’esprit de conversation n’est pas toujours celui qui commande l’échange langagier, car on peut biaiser avec la conversation, la simuler : on entre alors dans la rhétorique. Peut-être convient-il de ne pas trop rapidement associer l’esprit de conversation de Socrate avec celui ayant prévalu sous ce titre dans la France des XVII° et XVIII° siècles.</p>
<p><a href="#_ftnref12" name="_ftn12">[12]</a> La Nouvelle Brachylogie inviterait à repenser et à redéfinir la signification de certains mots. De là l’idée lancée de réaliser un <em>Dictionnaire de la Nouvelle Brachylogie</em>…</p>
<p><a href="#_ftnref13" name="_ftn13">[13]</a> « Dans son modèle de compréhension pédagogique, Jean Houssaye définit tout acte pédagogique comme l’espace entre trois sommets d’un triangle pédagogique : L’enseignant, l’étudiant et le savoir. Les termes savoir (S), professeur (P) et élèves (E) sont ici à prendre dans un sens générique. Le savoir désigne les contenus, les disciplines, les programmes, les acquisitions, etc. Les élèves renvoient aux éduqués, aux formés, aux enseignés, aux apprenants, aux s’éduquants, etc. Le professeur est aussi bien l’instituteur, le formateur, l’éducateur, l’initiateur, l’accompagnateur, etc. ». URL : <a href="https://www.profinnovant.com/quest-ce-que-le-triangle-pedagogique-de-jean-houssaye/">https://www.profinnovant.com/quest-ce-que-le-triangle-pedagogique-de-jean-houssaye/</a></p>
<p><a href="#_ftnref14" name="_ftn14">[14]</a> Meirieu, Philippe, <em>Apprendre… oui, mais comment</em>, Montrouge, ESF éditeur, 1987, 193 p.</p>
<p><a href="#_ftnref15" name="_ftn15">[15]</a> Montaigne, <em>Les Essais</em>. Livre I, chapitre XXV, « De l’institution des enfants… », Paris, Le Livre de Poche, La Pochothèque, 2001, p. 230. A ce propos, voir aussi la communication de Mansour M’henni dans le colloque <em>Questions de la Nouvelle Brachylogie à la Renaissance et à l’Humanisme renaissant</em>, Paris 6-7 mai 2002. Actes dans Conversations 14, 2<sup>ème</sup> semestre 2022.</p>
<p><a href="#_ftnref16" name="_ftn16">[16]</a> Est-ce pour cela que Montaigne préfère parler du « conducteur » plutôt que de l’enseignant et qu’il lui attribue ce rôle : « Je ne veux pas qu’il invente, et parle seul : je veux qu’il écoute son disciple parler à son tour » ? Question soumise à conversation !</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Chronique : Se repenser d’abord…   Par Mansour M’henni</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Dec 2023 10:44:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Histoires]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans ma précédente chronique « Repenser la Cité », j’écrivais que nous sommes aujourd’hui tentés, secoués même, par l’interrogation du concept de la Cité et des implications de cette interrogation dans notre façon de repenser notre avenir. Or un ami et fidèle lecteur m’a fait la remarque que cette question en entraîne une autre, celle posée une fois [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img decoding="async" class="wp-image-4982 alignleft" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-800x600.jpg" alt="" width="123" height="92" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-800x600.jpg 800w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-1160x870.jpg 1160w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-320x240.jpg 320w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-1536x1152.jpg 1536w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-2048x1536.jpg 2048w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-750x563.jpg 750w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-1140x855.jpg 1140w" sizes="(max-width: 123px) 100vw, 123px" />Dans ma précédente chronique « Repenser la Cité », j’écrivais que nous sommes aujourd’hui tentés, secoués même, par l’interrogation du concept de la Cité et des implications de cette interrogation dans notre façon de repenser notre avenir.</p>
<p>Or un ami et fidèle lecteur m’a fait la remarque que cette question en entraîne une autre, celle posée une fois par Roland Barthes pour un autre sujet : « Par où commencer ? » Je prendrais volontiers cette question dans le sens de « Par qui commencer ? » En effet, j’écrivais aussi que « la responsabilité est essentiellement humaine », et à mon sens, l’humanité commence par l’individu.</p>
<p>C’est donc l’individu d’abord qui doit prendre conscience de sa responsabilité ponctuelle dans la conduite de la destinée collective, aussi minime que paraisse cette responsabilité parce qu’en tant que telle, elle n’en est pas moins déterminante. Un individu conscient et responsable est celui-là qui s’implique dans un rapport d’interaction avec d’autres individus pour évoluer avec eux dans un mode conversationnel, en sachant faire la part des choses et des priorités et en acceptant de relativiser ses propres vérités pour tenir compte des autres considérations auxquelles il peut ne pas être sensible par un quelconque obstacle naturel, psychique ou culturel. C’est pourquoi je disais voir, dans l’idée de « repenser la Cité », d’abord « une révision de soi ».</p>
<p>En effet, le fait d’accepter de se remettre en question n’est pas une preuve de faiblesse ou de manque d’esprit d’entreprise, comme on a tendance à le croire ! C’est au contraire, dans la conviction même de faire ce qu’il faut à l’instant où cela doit se faire, garder une marge de doute, celui-ci étant conçu comme « le point de départ d’une recherche incessante et non l’aboutissement d’une affirmation absolue, perçue comme la Vérité ». Un doute d’humilité ! Un peu comme de parler d’une humilité scientifique. Ce capital méthodique est aussi une valeur éthique puisqu’il suppose le respect d’autrui et la relativisation des choses.</p>
<p>Fort de cet acquis, l’individu peut être constructif dans la société où qu’il ait à agir : dans la famille, à l’école, dans la vie professionnelle, ou dans la vie de tous les jours en milieu social. Son comportement devient petit à petit une invitation implicite à ses semblables pour qu’ils se dotent de cette qualité qui, redisons-le, ne saurait constituer un obstacle à l’action, mais plutôt une hospitalité à l’interrogation constructive et à la révision réformiste et méliorative. Car, nous savons certes que nos sens peuvent nous tromper ; mais il ne faudrait pas exclure le fait que notre raison aussi peut nous tromper. À preuve les théories scientifiques les plus tonnantes à un moment de l’histoire de l’humanité ont pu être remises en question et dépassées par d’autres vérités, nouvelles et toujours provisoires. Oui, « la raison ne permet pas d’établir des vérités absolues », mais elle n’arrête ni l’action ni le progrès.</p>
<p>Tel nous paraît être le point de départ d’une nouvelle pensée de la Cité, à partir d’une nouvelle pensée de l’individu. Nouvelle ! Que dis-je ? J’entends déjà comme une voix socratique ! Pourquoi pas ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: right;"><em>(Publié aussi sur jawharafm.net) </em></p>
<p style="text-align: right;">L’image d’illustration est empruntée à l’article « Se repenser » d’Ann Porcheret-Amara sur Linkedin</p>
<p><em>  </em></p>
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		<title>TROU-BLANC: Monothéisme et rationalisme. Par Habib Jerbi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Jun 2021 08:52:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoires]]></category>
		<category><![CDATA[Pensées]]></category>
		<category><![CDATA[philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[rationalité]]></category>
		<category><![CDATA[religion]]></category>
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					<description><![CDATA[Monothéisme et rationalisme: La validité des valeurs humaines s&#8217;appuyait, et ce depuis la nuit des temps, au moins en théorie, sur la référence à un au-delà qui serait une évidence rationnelle suprême ou la volonté de Dieu, seuls repères critiques absolus, transhistoriques et non relatifs. La philosophie, de son côté, et ce depuis sa naissance [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Monothéisme et rationalisme: La validité des valeurs humaines s&#8217;appuyait, et ce depuis la nuit des temps, au moins en théorie, sur la référence à un au-delà qui serait une évidence rationnelle suprême ou la volonté de Dieu, seuls repères critiques absolus, transhistoriques et non relatifs. La philosophie, de son côté, et ce depuis sa naissance grecque du moins, a été un formidable effort de la Raison pour donner des bases rationnelles et donc universelles à ces mêmes valeurs sans passer par l&#8217;hypothèse difficilement rationalisable d&#8217;un au delà sous la forme d&#8217;un Être suprême, Un et Même pour tous. Il reste donc que le fondement religieux et le fondement philosophique (rationaliste) des valeurs ne se situent point au même niveau d&#8217;énonciation: le premier, qui est une métaphysique simplifiée et épurée jusqu&#8217;à englober toutes les exaltations mythiques, est populaire; le second est l&#8217;apanage d&#8217;une minorité d&#8217;intellectuels, souvent schizophrènes en surplus, qui se déchirent et s&#8217;étripent allègrement, n&#8217;ayant rien d&#8217;autre à faire que de substituer à la fureur des dogmatismes religieux, leur hystérie paranoïaque. Au jour d&#8217;aujourd&#8217;hui, la crise (des valeurs) est partout et de chaque instant. Or que la philosophie soit en crise ne concerne que peu de monde, sinon personne; mais la crise religieuse elle, affecte tout le monde entraînant des effets incalculables et inattendus. &#8220;Que faire?&#8221; : la question fut posée jadis (Lénine), mais la réponse qu&#8217;elle a eu, n&#8217;a point été de toute élégance, loin s&#8217;en faut.</p>
<p>&nbsp;</p>
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