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	<title>voix &#8211; Questions et Concepts d’Avenir</title>
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	<title>voix &#8211; Questions et Concepts d’Avenir</title>
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		<title>Chronique : L’Art e(s)t la voix de l&#8217;indicible. Par Mansour M’henni</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Feb 2024 02:33:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoires]]></category>
		<category><![CDATA[art]]></category>
		<category><![CDATA[indicible]]></category>
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					<description><![CDATA[L’exposition de peinture de Faouzia Dhifallah, dont le vernissage est annoncé pour le jeudi 29 février 2024, est provocateur à plus d’un titre… Et d’abord par son titre, justement ! « La Voix de l’indicible » ! Comment l’indicible peut-il avoir une voix ? N’est-ce pas contraire à la logique ? Au moins à une certaine logique « consacrée » ? Et s’il en [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img decoding="async" class="wp-image-4982 alignleft" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-800x600.jpg" alt="" width="202" height="151" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-800x600.jpg 800w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-1160x870.jpg 1160w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-320x240.jpg 320w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-1536x1152.jpg 1536w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-2048x1536.jpg 2048w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-750x563.jpg 750w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2022/10/Portrait-M.-Mhenni-006-1140x855.jpg 1140w" sizes="(max-width: 202px) 100vw, 202px" />L’exposition de peinture de Faouzia Dhifallah, dont le vernissage est annoncé pour le jeudi 29 février 2024, est provocateur à plus d’un titre… Et d’abord par son titre, justement ! « La Voix de l’indicible » ! Comment l’indicible peut-il avoir une voix ? N’est-ce pas contraire à la logique ? Au moins à une certaine logique « consacrée » ? Et s’il en a une, serait-elle de la même nature que les voix courantes que nous désignons ? On soupçonnerait alors, à juste titre, l’entremêlement de la philosophie, de la poésie et de l’art.</p>
<p style="text-align: left;">Justement, F. Dhifallah est à la fois enseignante-chercheure en philosophie, artiste plasticienne et poète bilingue. Journaliste aussi. Comment ne pas reconnaître alors, dans le choix du titre de son exposition, la traversée du champ de la pensée par la notion d’indicible, surtout en rapport aux noms étroitement liés à cette notion depuis le milieu du XIXe s., en l’occurrence Nietzsche, Heidegger et Wittgenstein, et aussi en relation avec la prévalence de la notion en matière de poésie, à la même époque, jusqu’à la célèbre citation de Paul Reverdy : « Rien ne vaut d&#8217;être dit en poésie que l&#8217;indicible, c&#8217;est pourquoi l&#8217;on compte beaucoup sur ce qui se passe entre les lignes. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-5755 aligncenter" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/02/F-Dhifallah7.jpg" alt="" width="720" height="720" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/02/F-Dhifallah7.jpg 720w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/02/F-Dhifallah7-75x75.jpg 75w" sizes="(max-width: 720px) 100vw, 720px" /><img decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-5756 aligncenter" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/02/F-Dhifallah11.jpg" alt="" width="532" height="665" /></p>
<p>Cette première interpellation devient doublement provocante quand on se situe dans le champ des arts plastiques. En effet, le mot « voix », joint à l’indicible, ouvre la voie à des interprétations multiples, autrement que si on avait « l’expression de l’indicible » comme dans l’article d’Antonio Brasileiro à propos de Guimarães Rosa, de Meyer Clason, et de Wittgenstein, même si cet article nous paraît dépasser, implicitement, le champ de signification de « expression » pour celui de « voix », bien plus large. Cela se fait justement dans la conjonction de la philosophie et de la poésie avec l’expression artistique : « Le poétique, ici englobé dans l’art comme étant un tout, ne veut transmettre qu’à soi-même ». Comment donc F. Dhifallah cherche-t-elle à trouver la voie vers la voix ineffable, pour essayer de lui donner sens et existence ? L’art plastique serait-il pour elle un substitut de la philosophie et de la poésie ou leur mariage consommé jusqu’à la fusion synthétique dans un unique total, qui est aussi un total unique, en l’occurrence l’art ?</p>
<p>J’avoue avoir été souvent interpellé par la peinture de F. Dhifallah, comme je le suis par ses fragments poétiques, en plein dans le bain brachylogique. J’ai été autorisé à en utiliser des tableaux pour des couvertures et des affiches comme pour mieux me fixer sur leurs questions profondes et sur leurs signes déstabilisants tant par les couleurs que par les formes et par le mouvement qui semble toujours sur le point de se déclencher, mais sans orientation précise, comme pour faire écho aux mots de Baudelaire : « Au fond de l’inconnu pour trouver du nouveau ».</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-5573 aligncenter" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/11/Faouzia-Dhifalah.jpg" alt="" width="299" height="300" srcset="https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/11/Faouzia-Dhifalah.jpg 299w, https://voixdavenir.com/ibylensu/2023/11/Faouzia-Dhifalah-75x75.jpg 75w" sizes="auto, (max-width: 299px) 100vw, 299px" /></p>
<p>C’est encore Baudelaire qui écrivait : « Dans une ténébreuse et profonde unité, / […] / Les parfums, les couleurs et les sons se répondent. ». Pour F. Dhifallah, on dirait plutôt : dans le cadre ténébreux du tableau, « les formes, les couleurs et les traits se confondent ». Cependant, il n’y a pas lieu de se contenter ici des explications scolaires donnant au verbe « confondre » une forme pronominale et un sens d’unité issu de l’entremêlement. Ce serait plutôt l’expression d’une réciprocité de l’action de confondre l’Autre, le « remplir d’un grand étonnement », le « réduire au silence », nous précisent les dictionnaires. C’est là que se retrouve « la voix de l’indicible », une voix intérieure de l’interrogation centripète, de l’étonnement et de l’éternelle quête de soi. En vue peut-être d’un idéal insaisissable d’unité. Est-ce dans ce sens que Wittgenstein, contestant l’acte même de lecture et plus encore celui d’explication, écrivait : « L’œuvre d’art ne veut transmettre<em> quoi que ce soit</em> sinon à elle-même » ?</p>
<p>&nbsp;</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Vernissage de l&#8217;exposition &#8220;La Voix de l&#8217;indicible&#8221; de F. Dhifallah</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Feb 2024 06:51:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoires]]></category>
		<category><![CDATA[Dhifallah]]></category>
		<category><![CDATA[expo]]></category>
		<category><![CDATA[indicible]]></category>
		<category><![CDATA[interrogation]]></category>
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					<description><![CDATA[L&#8217;espace culturel Aykart a l&#8217;honneur de vous inviter au vernissage de l&#8217;exposition personnelle intitulée &#8220;La Voix de l&#8217;indicible&#8221;, de l&#8217;artiste peintre Faouzia Dhifallah, et ce le jeudi 29 février 2024 à 16h (1 rue Mikhail Noiama). Il est à préciser que Faouzia Dhifallah est enseignante-chercheuse en philosophie, mais aussi poétesse, journaliste et artiste peintre. Son [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L&#8217;espace culturel Aykart a l&#8217;honneur de vous inviter au vernissage de l&#8217;exposition personnelle intitulée &#8220;La Voix de l&#8217;indicible&#8221;, de l&#8217;artiste peintre Faouzia Dhifallah, et ce le jeudi 29 février 2024 à 16h (1 rue Mikhail Noiama).</p>
<p>Il est à préciser que Faouzia Dhifallah est enseignante-chercheuse en philosophie, mais aussi poétesse, journaliste et artiste peintre. Son expérience nous interroge profondément.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-5749" src="https://voixdavenir.com/ibylensu/2024/02/expo-Dhifallah.jpg" alt="" width="720" height="1018" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<item>
		<title>Parution : Le N°3 de VOIX D’AVENIR avec un dossier « Islam et raison »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Jan 2022 08:33:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Associations]]></category>
		<category><![CDATA[Pensées]]></category>
		<category><![CDATA[avenir]]></category>
		<category><![CDATA[islam raison]]></category>
		<category><![CDATA[Revue]]></category>
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					<description><![CDATA[L’association QCA a le plaisir d’annoncer à ses amis et ses lecteurs la parution du N°3 de sa revue semestrielle bilingue (en arabe et en français) VOIX D’AVENIR, avec un dossier consacré à « Islam et raison ». Ci-dessous le sommaire de ce numéro : (Errata : les premières indications des pages du sommaire français ne sont pas conformes [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L’association QCA a le plaisir d’annoncer à ses amis et ses lecteurs la parution du N°3 de sa revue semestrielle bilingue (en arabe et en français) VOIX D’AVENIR, avec un dossier consacré à « Islam et raison ». Ci-dessous le sommaire de ce numéro :</p>
<p>(Errata : les premières indications des pages du sommaire français ne sont pas conformes ainsi que la légende de l’image de la première de couverture de la partie arabe où il faut lire Hichem Djaït et non Fathi Triki. Nous sommes désolés pour cette erreur éditoriale due à la précipitation et aux contraintes des impressions en fin d’année)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Sommaire</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>¤ Edito &#8211; 5</em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>Articles hors dossier </em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>¤ Langue française et francophonie dans le monde. Le rôle de La Renaissance Française (Denis Fadda) &#8211; 9</p>
<p>¤ Hommage à Raymond Renard : Francophonie et fraternité universelle via la signification conversationnelle (Yoro Emmanuel Gueye) &#8211; 15</p>
<p>¤ Lecture : <em>Dormances…</em>de Badreddine Ben Henda : d’un confinement à l’autre (Raoudha Allouche) &#8211; 27</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>Dossier : « Islam et raison » (en hommage à Hichem Djaït, décédé le 1<sup>er</sup> juin 2021)</em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>¤ ISLAMI (Mansour M’henni) &#8211; 37</p>
<p>¤ L’Islam et la raison : Averroès et vérité fragmentée (Mounir Serhani) &#8211; 43</p>
<p>¤ Afrique subsaharienne : Quand l’islam met à rude épreuve la paix (Moussa Coulibaly) – 59</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>المحتوى العربي</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>¤ <strong><em>افتتاحية</em></strong>: ويستمر صوتك. صوتا للمستقبل (أحمد حيزم)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>مقالات خارج الملف</em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>¤ حديث الحال وصناعة الشعار (أحمد حيزم) – 7</p>
<p>¤ قراءة في رواية قيزاطا لمحمد معمري (جيهان الخوني) – 13</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>ملف &#8220;الإسلام والعقل&#8221;</em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>¤ أنسنة العقل في الإسلام: العقل والتاريخ (فتحي التريكي) – 19</p>
<p>¤ المحمولات الدلاليّة الإيمانيّة من منظار ذهني (توفيق قريرة) – 25</p>
<p>¤ العقل الكوني في الحضارة الإسلامية (الصحبي بن منصور) – 33</p>
<p>¤ نظرية العلم عند الغزالي (نور الدين السافي) – 47</p>
<p>¤ الإسلام والعقل &#8211; الفارابي أنموذجا (زهير المدنيني) – 59</p>
<p>¤ الترجمة العلمية والتجديد الحضاري دور الإعلام في نشر الفكر العلمي العقلاني (الصحراوي قمعون) – 65</p>
<p>¤ إياك والجهل المركَّب (أحمد الشَّهاوي) – 71</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>Poésie: « Jirahi Tasmaou Sawti » (Mes blessures à l’écoute de ma voix) de Jalal El Mokh</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Aug 2021 19:29:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[blessuires]]></category>
		<category><![CDATA[El Mokh]]></category>
		<category><![CDATA[philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[voix]]></category>
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					<description><![CDATA[La souffrance est souvent le support de la création poétique, et se trouve même à son origine. Lorsque la douleur pousse le poète à écrire, il est à même d&#8217;analyser sa propre souffrance qu’il communique au lecteur par le biais de l&#8217;écriture, comme s’il voulait partager son mal avec autrui, se sentant ainsi allégé de [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv5288178187ydp80cd0567MsoNormal">La souffrance est souvent le support de la création poétique, et se trouve même à son origine. Lorsque la douleur pousse le poète à écrire, il est à même d&#8217;analyser sa propre souffrance qu’il communique au lecteur par le biais de l&#8217;écriture, comme s’il voulait partager son mal avec autrui, se sentant ainsi allégé de son fardeau.</p>
<p class="yiv5288178187ydp80cd0567MsoNormal">C’est donc dans ce cadre que notre poète Jalal El Mokh a écrit son recueil de poésie intitulé « « Jirahi Tasmaou Sawti » (Mes blessures à l’écoute de ma voix), l’un des cinq recueils qu’il vient de publier à la fois. Ce recueil de 102 pages comporte 11 longs poèmes en vers libres dont la majorité sont composés en 2019.</p>
<p class="yiv5288178187ydp80cd0567MsoNormal"> Dans ce recueil, on rencontre un poème portant le même titre « Mes blessures à l’écoute de ma voix » où il s’agit bien d’un cri de douleur poussé par le poète, un cri venant sans doute d&#8217;un mal profond et violent ressenti par lui-même suite à des expériences vécues. Cependant, c’est grâce à sa voix (entendez ses vers) qu’il réussit à maîtriser ses maux et soigner ses blessures, à dépasser enfin sa douleur. Mais cela ne se passe pas sans émouvoir le lecteur et l’impliquer dans le malaise du poète, car ce qui touche ce dernier pourrait gagner le lecteur qui, en tant qu’être humain, aurait vécu la même expérience sentimentale.</p>
<p class="yiv5288178187ydp80cd0567MsoNormal">Voici quelques vers extraits de ce poème en page 63 : « Mes blessures écoutent ma voix/ Je clame, elles obéissent/ Je crie, elles fléchissent/ Elles viennent à mon secours/ Et me procurent aide et soutien/ Mes blessures sont innombrables/ Je flirte avec elles en secret et les invoque ouvertement/ Je les interpelle aux pires moments/ Et nous nous saluons à chaque lever de soleil ou à chaque crépuscule/ Mes blessures sont le secret de mon succès… »</p>
<p class="yiv5288178187ydp80cd0567MsoNormal">A la fin du même poème, on peut lire à la page 67 ce qui suit : « Ô mes blessures, soyez profondes et ferventes/ Personne ne peut vous arracher de moi/… Mes blessures sont du sang pur/ Elles inondent l’univers de netteté et de beauté/ Elles appliquent mille baisers sur les lèvres de l’espoir et remplissent de mille parfums les cœurs des désespérés… »</p>
<p class="yiv5288178187ydp80cd0567MsoNormal">Ce recueil s’ouvre sur un poème intitulé « Suicide des démons de la poésie » décrivant un long voyage effectué par le poète, sur les traces de Sindbad, en quête des « Démons de la poésie ».  Au fil de son voyage, il rencontre l’un de ces démons qui lui apprend la mort des poètes et partant, de la poésie, cet art sublime qui semble avoir perdu de son éclat et de sa gloire à travers les époques. On peut lire en page 18 : « Quant aux Modernes, ne m’en parlez pas/ Nous n’avons aucun lien avec eux/ Ni avec leurs absurdités divulguées dans les tribunes/ Nous sommes complètement différents/ Tout ce qu’ils disent, c’est du charabia/… »</p>
<p class="yiv5288178187ydp80cd0567MsoNormal">Cependant, le recueil finit sur un ton optimiste avec le poème intitulé « Hymne du salut » en page 97 où l’on peut lire : « Ainsi la sérénité éclot accompagnée d’espoir/ L’univers est rempli de chants étranges/ dont les sons font danser le temps/ Une chaleur gagne mon corps épuisé/ Et mes battements de cœur sont de retour/… »</p>
<p class="yiv5288178187ydp80cd0567MsoNormal">Et plus loin, en page 100, le poète exprime sa joie et sa fierté pour la poésie immortelle qui restera sa raison d’être et l’origine de son salut : « Béni soit celui qui embrasse la poésie/Et celui qui lui servira de phare et de lumière, le guidant vers le salut. »</p>
<p class="yiv5288178187ydp80cd0567MsoNormal">Le reste des poèmes traite de questions philosophiques, métaphysiques et existentielles, telles que la mort, l’après-mort, le destin de l’homme, le mystère de l’inconnu, l’absurdité de la vie. Des textes qui inciteraient le lecteur à repenser son humanité, à réfléchir sur ses choix dans la vie et à apprendre à se connaître soi-même à travers son existence.</p>
<p class="yiv5288178187ydp80cd0567MsoNormal" style="text-align: right;"><em>Hechmi KHALLADI </em></p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>Trou-blanc: La voix douce et l’oreille docile. Par Radhouane Briki</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Jul 2021 22:58:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[bien-être]]></category>
		<category><![CDATA[douceur]]></category>
		<category><![CDATA[écoute]]></category>
		<category><![CDATA[poésie]]></category>
		<category><![CDATA[saveur]]></category>
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					<description><![CDATA[ Il y a la voix de ceux qui crient, clament et vocifèrent ; il y a aussi la voix de ceux qui râlent, grognent, hurlent et ululent ; il y a encore la voix de ceux qui nasillent et chevrotent. Nous aimerions parler de la voix qui, douce et suave, sauve, berce, enchante et protège, et de [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-2855 alignleft" src="https://www.voixdavenir.com/ibylensu/2020/11/radhouane-briki.jpg" alt="" width="117" height="111" /> Il y a la voix de ceux qui crient, clament et vocifèrent ; il y a aussi la voix de ceux qui râlent, grognent, hurlent et ululent ; il y a encore la voix de ceux qui nasillent et chevrotent. Nous aimerions parler de la voix qui, douce et suave, sauve, berce, enchante et protège, et de celle qui rassure et, par ses subtiles inflexions, impressionne, séduit et fascine. Celle-ci, comme celle-là, appose sa marque, son poinçon et sa griffe. Cette Voix ultime esquisse, depuis l’aube, des rivages si peuplés d’incantation ! Elle laisse à qui sait l’accueillir son grain et sa grâce. Inaugurale, impeccable et immaculée, cette voix ! « Le grain, nous dit Roland Barthes, c’est le corps dans la voix qui éclate, dans la main qui écrit, dans le membre qui exécute (&#8230;), c’est la frange de contact entre la musique et le langage. »<a href="#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a> Or, il n’y a pas de charme qui ne soit entouré de flou et d’incertitude. La voix est empreinte et incarnation, symbole et vecteur d’identité. Elle est tour à tour virulente et opprimée, tenace et ténue, sobre et obstinée, vivante et vulnérable, ardente et blessée…Elle est foncièrement ambivalente ; mais son immuable accent la met au dessus des circonstances et des vicissitudes. Comme un signe, elle est marque et manque, présence et absence ; elle est « imbibée d’ombre et teintée par les ambres. » Volupté.</p>
<p>Le discours rhétorique emporte l’adhésion non qu’il soit bien compris et apprécié, mais parce qu’il flatte les passions. On s’en imprègne comme on s’imprègne d’un parfum. Toutefois, apprendre à bien parler ne suffit pas ; c’est aussi à la tâche de bien écouter que nous devons nous atteler si nous voulons tirer le meilleur parti des propos de ceux qui entendent nous transmettre tel ou tel savoir. C’est justement grâce à cette technique interpersonnelle qu’est l’écoute que la parole peut gagner en ampleur et devenir un fait, un levier d’échange et d’interaction. Selon Plutarque, « le talent d’accepter convenablement les discours est antérieur au talent de les prononcer. »  Contrairement à « entendre », « écouter » est un processus actif et délibéré. Quoi de plus humain que de se mettre dans la peau du locuteur et de ressentir ce qu’il ressent, le temps de l’écouter ! Être capable d’écouter, c’est être capable d’entendre, au sens de comprendre. Parmi les qualités de l’auditeur, celle d’avoir une oreille docile et cultivée occupe le rang suprême. La docilité est, à en croire l’étymologie, l’aptitude à apprendre. A cet effet, l’apprenant est littéralement disposé à se laisser instruire. L’écoute est le sceau de l’entente ; elle consiste à attribuer une valeur dialogique aux sons proférés par celui qui parle.</p>
<p>Par sa suavité, la parole touche les sens et apaise les tensions. La parole suave est l’incarnation de la joie de l’âme favorisée par la Muse.  La docilité de l’écoute, elle, n’est rien d’autre que la capacité de l’âme à se former au discours de la vertu faite vérité. La sympathie se double ainsi d’empathie. La bonne écoute est celle où l’auditeur, restant  maître de sa propre personne, recueille et garde les propos utiles à son apprentissage. Cet auditeur n’est ni agressif, ni présomptueux, ni acariâtre. C’est dans la joie et la bonne humeur qu’il reçoit une parole dite elle aussi dans la joie et la bonne humeur. Comme Rica, le personnage des <em>Lettres persanes</em>, il estime « qu’il n’y a rien de si désolant que de voir une jolie chose qu’on a dite mourir dans l’oreille d’un sot qui l’entend. » (Lettre LIV). Cet auditeur exigeant en matière de vérité n’est ni un fade panégyriste, ni un senseur amer. Aussi déteste-t-il le flatteur « qui vit aux dépens de celui qui l’écoute. »  Il va jusqu’à transgresser l’injonction séculaire : « Sois belle et tais-toi. » Les belles créatures doivent au contraire se faire entendre. Leur voix est une traversée de sensations gracieuses, un réceptacle suprême de tous les mystères, une promesse de charme irrésistible. De chacune de ces agréables voix s’exhale un parfum ineffable.</p>
<p>La voix suave enivre notre auditeur, et de sa voix douce il chante l’une des belles romances de Verlaine :</p>
<p>« Son regard est pareil au regard des statues</p>
<p>Et, par sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a</p>
<p>L’inflexion des voix chères qui se sont tues. »</p>
<p>Et comme pour arracher ces « voix chères » au silence ultime, il se rappelle « La voix » de Baudelaire :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Deux voix me parlaient. L’une, insidieuse et ferme,</p>
<p>Disait : «  La terre est un gâteau plein de douceur ;</p>
<p>Je puis (et ton plaisir serait alors sans terme !)</p>
<p>Te faire un appétit d’une égale grosseur. »</p>
<p>Et l’autre : « Viens ! oh ! viens voyager dans les rêves,</p>
<p>Au delà  du possible, au delà du connu ! »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Et il écoutait…et voyageait dans les rêves…. Tangage… !</p>
<p>Et montant sur les hautes montagnes, « il se rit, comme Nietzsche, de tout le théâtre et de tout le sérieux de la vie. » Alléluia !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> R. Barthes, « Le grain de la voix », <em>L’obvie et l’obtus, Essais critiques</em> <em>III</em>, Paris, Seuil, 1982, p.238 et 243</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>TROU-BLANC: LE FIEL DE MON TEXTE DANS LE MIEL DE SA VOIX</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mansour Mhenni]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Feb 2021 09:07:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Pensées]]></category>
		<category><![CDATA[Amour]]></category>
		<category><![CDATA[Henda]]></category>
		<category><![CDATA[roman]]></category>
		<category><![CDATA[texte]]></category>
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					<description><![CDATA[Par BADREDDINE BEN HENDA L&#8217;autre jour, l&#8217;un de mes amis m&#8217;a fait écouter des extraits de mon dernier roman, lus par une femme, et ce grâce à une réalisation technologique destinée, prioritairement je pense, aux non ou mal-voyants et à certains handicapés moteurs incapables d&#8217;accéder à la lecture autrement. Je n&#8217;en croyais pas mes oreilles [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="kvgmc6g5 cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<div dir="auto"><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-2942 alignleft" src="https://www.voixdavenir.com/ibylensu/2020/11/badr-benhenda.jpg" alt="" width="177" height="118" />Par BADREDDINE BEN HENDA</div>
</div>
<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<div dir="auto">L&#8217;autre jour, l&#8217;un de mes amis m&#8217;a fait écouter des extraits de mon dernier roman, lus par une femme, et ce grâce à une réalisation technologique destinée, prioritairement je pense, aux non ou mal-voyants et à certains handicapés moteurs incapables d&#8217;accéder à la lecture autrement. Je n&#8217;en croyais pas mes oreilles et ne reconnaissais pas mon propre texte tellement la voix qui le lisait était expressive, féminine, suave et sensuelle. Sur l&#8217;instant, elle m&#8217;a rappelé celle de Sophie Marceau accompagnant les documentaires sur la nature sauvage et le monde des animaux.</div>
</div>
<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<div dir="auto">Mon texte était cruel et décrivait l&#8217;incurie et la désolation ambiante dans une ville de l&#8217;arrière-pays tunisien. Cependant tel que lu par la femme inconnue, il se transformait en une succession de mots mélodieux, harmonieux, comme tirés de la plus belle déclaration amoureuse du monde. La voix transmuait le fiel suggéré par mes descriptions en un miel savoureux qu&#8217;on passerait la vie entière à lécher sans jamais s&#8217;en lasser.</div>
</div>
<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<div dir="auto">J&#8217;ai personnellement des amies dont les voix envoûtent n&#8217;importe lequel de leurs auditeurs. Il m&#8217;arrive de les appeler au téléphone, pas vraiment pour avoir de leurs nouvelles, mais surtout (quel vicieux je fais dans ces moments-là !) pour ouïr et jouir en les écoutant parler en musique, rire en musique, soupirer en musique, pleurer même en musique. Ah ! Si toutes ces voix lisaient ma prose et ma poésie à la manière de la femme inconnue du livre-audio !</div>
</div>
<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<div dir="auto">La lecture à haute voix est un art, je le sais. Ma voix n&#8217;est hélas pas radiophonique; je me suis plusieurs fois écouté, et c&#8217;était toujours aussi catastrophique. Dieu sait pourtant que je chante bien. Ce n&#8217;est pas la même chose, apparemment, quand on lit un texte littéraire à la radio, à la télévision, au cinéma, devant un public d&#8217;initiés. Comme dans le rapport entre un parolier et le chanteur qui interprète ses textes, l&#8217;écrivain et le poète doivent confier la lecture de leur littérature à des artistes confirmés qui savent moduler leurs voix respectives selon les inflexions du texte et sa musique interne.</div>
</div>
<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<div dir="auto">Lorsqu&#8217;elle est réussie, la lecture à haute voix embellit le texte romanesque, poétique ou même journalistique. La voix du lecteur ou de la lectrice professionnels sait procurer à l&#8217;auditeur passionné (mélomane lui-même d&#8217;une certaine façon) un orgasme tout particulier que le livre seul, que les pages et les lignes seules ne permettraient pas d&#8217;atteindre. C&#8217;est finalement un acte d&#8217;amour mutuel que la lecture à haute voix ! Un coït délicieux entre celui (ou celle) qui lit et celui (ou celle) qui écoute!</div>
</div>
<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<div dir="auto">L&#8217;autre jour, en écoutant l&#8217;enregistrement des extraits de mon roman, j&#8217;ai fait l&#8217;amour avec la voix qui les lisait et avec mon propre texte qui, sur les lèvres de la lectrice inconnue, s&#8217;offrait à moi, à mes oreilles je veux dire, comme dans une autre virginité, comme dans une affriolante nudité ! Merci à l&#8217;ami et merci mille fois à la voix que ce dernier m&#8217;a permis de percevoir et d&#8217;étreindre le temps de quelques extraits littéraires choisis !</div>
</div>
<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<div dir="auto"></div>
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